Balade d’Yerres et d’aujourd’hui au fil de l’eau

Moins connue et plus sage que l’Essonne, l’Yerres prend sa source à Guérard au nord  du hameau de Courbon. Elle coule  ainsi des jours paisibles sur près de 100 km avant de rejoindre la Seine à Villeneuve-St-Georges (91). Ce bassin fluvial de 1 000 km2 soumis longtemps aux fortes crues s’assèche et fait désormais place à la poussée urbaine. La réserve de biodiversité issue des zones humides se réduit hélas d’année en année. Afin de préserver ce patrimoine et sauvegarder les traces de son histoire, la SYAGE (Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l’Yerres) a participé à l’aménagement des berges et de plusieurs ouvrages : la Liaison Verte. Aujourd’hui le public profite d’une jolie balade d’un douzaine de kilomètres de Boussy-St-Antoine jusqu’à Montgeron (ou inversement !) à parcourir à pied ou à vélo. L’itinéraire balisé en jaune et rouge suit au plus près cette rivière paisible d’une profondeur de 1 à 6 m. A certains passages, elle se réduit à un ru, puis soudain reprend de l’ampleur au gré de ses méandres. Ici et là quelques pécheurs tentent leur chance entre les nénuphars. Les barques de jadis semblent endormies elles aussi sous les abris de bois. Il faut qu’une base de canoë apparaisse subitement pour nous  ramener au début du XIXe siècle, période où la Yerres fut un lieu de détente et d’inspiration pour les peintres impressionnistes comme Corot et plus encore Gustave Caillebotte. Son tableau des pagayeurs sur leur Périssoire est l’un de ses chef-d’œuvres. De 1860 à 1879, l’artiste et architecte naval mondialement connu séjourna sur les rives de l’Yerres dans une villa néo-classique  aujourd’hui restaurée à l’identique par une association de soutien et par le Mobilier national jusque dans ses moindres détails. Le parc ouvert au public et le potager à vocation pédagogique, animé par une vingtaine de jardiniers bénévoles,  attirent toute l’année de nombreux visiteurs en quête de verdure et les scolaires. Une petite orangerie et une ancienne ferme modernisée accueillent  régulièrement des expositions temporaires de peintres et sculpteurs. Cette longue promenade, plutôt boisée, reste comme une  étroite brèche de nature en pleine banlieue où il fait bon pique-niquer ou déjeuner à la terrasse du restaurant du Pavillon de l’île, à Brunoy. Parfois l’Yerres s’éparpille sous forme de petites îles reliées entre elles par une série de passerelles. Des vestiges de moulins, quelques barrages témoignent de son débit d’antan.

Enfin, nul besoin de voiture pour se rendre sur les bords de l’Yerres. La ligne D du RER et la ligne R SNCF desservent toutes les gares de ce parcours dont chacun modulera la distance… au gré de ses envies.

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https://www.visugpx.com/9TRojb7RjL

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