Archives pour la catégorie Randonnées IDF

Rando gourmande : Galettes avec L’Yvette

La Haute-Vallée de Chevreuse fascine toujours le randonneur parisien, surtout à demi-confiné et en quête d’oxygène ! Il se damnerait pour un RER dans la limite du pass Navigo et celle du nouveau couvre-feu de 18h afin de s’immerger dans la nature

Très belle balade de 19 km mais rendue très glissante par la fonte de la neige tombée la veille.

Juste la veille, l’île-de-France s’était recouverte d’une bonne couche de poudreuse en prenant des allures de décor de sports d’hiver. Hélas , le redoux de la nuit allait vite transformer les pistes noires de nos rêves en des sentiers détrempés. Le voyage aux boues de l’enfer commença à la gare de Courcelle-sur-Yvette par un large contournement sud de Saint-Rémy-lès-Chevreuses, de quoi se mettre en jambes tout en dérapage plus ou moins contrôlés sur les pentes des vallons boisés. Le dit couvre-feu impose désormais soit d’augmenter la cadence soit de raccourcir la randonnée.

Décor hivernal sur les plaines de la Haute Vallée de Chevreuse
Le Château de la Madeleine se dresse au loin sur les hauteurs de Chevreuse

On opta pour gravir la colline (155 m sans oxygène ! ) menant au château de la Madeleine avant le déjeuner. (La digestion mobilisant près de 30% de notre métabolisme délicat !) Le belvédère offre ici un magnifique panorama sur la vallée de cette belle Yvette, le petit affluent de l’Orge coule en contre-bas et dont l’enfilade de ses anciens lavoirs ravit les promeneurs du dimanche. L’édifice fortifié fut bâti au XIe siècle et régulièrement relooké au fil de l’histoire. On doit à Jean Racine les importants travaux sur le donjon dont il assura la supervision. Un sentier de balade porte aujourd’hui son nom.

La randonnée, parfois c ‘est pas du gâteau.. Vive janvier et ses galettes maison !

Calé à l’abri du dans une douve, le groupe planta un pique-nique, court copieux et bien arrosé comme il se doit. Les fées Geneviève et Marion avait remis les mains à la pâte pour nous ravir de deux galettes maisons , une gourmandise dont la dégustation devrait se poursuivre jusqu’à la fin janvier. Chic ! La seconde partie de la randonnée aurait du nous conduire par le nord jusqu’à Courcelle, la gare de départ.

Marie-Françoise et Christine , nos deux perles des tropiques du Cancer et du Capricorne
.… dont le sourire et la bonne humeur réchauffent les randos les plus glaciales !

Trop long, trop tard. Le terrain glissant et le nouveau carcan horaire du Covid nous contraignirent de couper de 3 km dans le tracé initial et de piquer plein sud vers St Rémy. Le soleil nous avait gâté toute la journée, une pluie finit signa la fin de l’embellie hivernale. On se promit de revenir sur ce bel itinéraire de 19 km au printemps.. et par temps sec !

Téléchargez la trace .gpx de cette randonnée ICI

Festoye, gouaille et rougail à Rambouille !!

Oyez randonneurs des forêts, elfes bossés de sac à dos, gnomes claudiquant des plaines aux guêtres boueuses et autres erres des obscures sous-bois et des combes profondes , la fête de la révolte a résonné ce dimanche 10 janvier de l’an 2021 dans le domaine royal de Rambouillet !!

Un parcours de randonnée de quatre lieux taillé à la serpe dans la forêt de Rambouille

C’est par un froid de gueux qu’une troupe de quinze de manants menée par la blonde Genevrière de Paris se lançait sur les sentiers givrés pour un découdre avec un cheminement d’au moins de quatre lieues . Chassée de leur confrérie Sport et Nature par Didier Panzer -le-fripon qui règne désormais d’une main de fer et sans partage sur ses ouailles dociles et résignées, la horde rebelle erra pas moins de quatre de longues heures par les allées gelées avant de poser ses ballots chargés de victuailles dans une clairière accueillante non loin des étangs de Hollande créés par Sir Louis le XIVe en vue d’alimenter ses bassins en son château de Versailles .

Marcheurs des longs chemins en route en la forêt de Rambouillet
Victuailles en nombre et gouailles joviales au menu des bannis de Sport et Nature par Panzer-le-fripon

Ribaudes et vilains, ces marcheurs renégats eurent la chance d’y trouver un longue et solide table de bois de hêtre pour y disposer leur festin du jour. Pour cette première sortie de l’an 21, la Marie-Franchoise , perle de de l’ile Bourbon de taille modeste mais d’une grande beauté , avait en ses fourneaux préparé pour tous les convives, un met fort apprécié sous les tropiques, son fameux rougail, délice carné relevé des dix épices des Indes lointaines et agrémenté d’un riz savoureux apporté pour l’occasion par dame Genevrière. Alors que le rougail se réchauffait sur une machine infernale au gaz et au raz le sol , ce bougre de Patrick, prince des tripots et autres bouges de la capitale arrosait les convives de son Porto Blanc dont les réserves en sa cave dépasserait les lois en vigueur.

Virginie d’Oroy du Fond du Parc et Marie-Franchoise réchauffent le plat de rougail sur le sol gelé

La blonde Genevrière apporta ce jour-là deux galette dans sa besace ainsi qu’un once de riz chaud.

A peine éclusé, ce breuvage portugais fit place aux vins transportés en leur besace par Christian B. amateur et connoisseur des meilleurs chais et Virginie d’Oroy du Fond du Parc, baroudeuse agile des sommets dont les exploits se content le soir à la veillée. Une fois les plats de résistance engloutis, l’on sortit bon nombre de galettes des rois à base de frangipane, le tout arrosé de cidre et autres breuvages à vocation dite digestive. Le dissident et hors-la-loi, désormais appelé Christian-des-Bois fit don à l’assemblée d’un échantillon fermenté à base de houblon et d’orge du nom de « Jack Daniel », l’eau de feu rapportée des Amériques alors que la Christine, autre princesse des chemins venue droit des Caraïbes, offrit un puissant sirop de cannes également fort relevé en arômes d’Orient.

La horde des bannis puisent l’énergie d’un géant pour vaincre un froid de gueux.

Puis lors de cette cérémonie champêtre chacun leva sa chope en l’honneur du bandit de grande randonnée afin de fêter ses récentes épousailles avec dame Corinne hélas retenue en sa demeure. Faute de sacristain, Genevrière tint un maigre cierge alors que Marie-Franchoise remit au jeune marié en cadeau bouteille de bon vin et drap en laine de Yak. L’épisode de peste Covid allant bon train sur le pays, personne ne put se laisser aller aux traditionnelles étreintes et embrassades.

La perle de l’Ile Bourbon offre les présents au jeune marié alors que Genevièvre tient la cierge de la cérémonie post-épousailles
Les reines et rois éphémères sacrés en pleine nature lors d’un banquet fort arrosé .

Après avoir fait table rase des traces de ces ripailles festives, la horde des bannis mit le cap sur le bourg du Perray pour y reprendre quelques moyens de transport rapides afin de rentrer avant le couvre-feu contrôlé de près par les gardes du seigneur Gerald D’ Armanin en son ministère.

Oyez randonneurs ouvrez grands vos écoutilles car demain vous entendrez encore dans la profondeur des forêt les chants et les rires d’une troupe en marche sous la bannière de Rando Amigo, aux couleurs de l’évasion et de la bonne humeur.

Richard , Moine-Copiste

Evasion végétale à Fontainebleau en hiver

L’année 2020 s’est terminée sur fond d’apocalypse planétaire. Certains ont survécu à la Covid-19, d’autres à l’enchaînement des gueuletons festifs. Le confinement du citadin en télétravail le pousse à dépasser le seuil des fameuses 35h et réveillent en lui des envies d’évasion au delà du béton de la ville plombée par un couvre-feu sidérant. Premier dimanche de 2021 la gare de Lyon retrouve son influence de randonneurs. Même si le thermomètre amorce une chute sévère et qu’un épais brouillard enveloppe le domaine de Fontainebleau, rien ne pourrait entraver leur pas vers cet univers végétal propre à guérir leur morosité, au moins durant quelques heures.

Très bel itinéraire de 18 km , depuis la gare de Fontainebleau-Avon – Retour à la gare de Bois-le-Roi

J’aime aussi à retrouver cette forêt cent fois parcourue dès les premiers frimas. Tout y est changé, des combes cachées hier par les feuillages se révèlent , un tapis de feuilles en décomposition brouille la trace des sentiers. Les forestiers ont toiletté les sous-bois en laissant çà et là des souches comme autant de sculptures spontanées, vestiges de tempêtes passées. La nature en sommeil accomplie en silence son oeuvre et j’imagine déjà la renaissance des fougères assoupies, l’éclosion du feuillage des chênes , des ormes, des marronniers si nombreux sur ce domaine. Au bout d’une longue allée la blancheur des bouleaux tranche soudain dans le décor. Des troncs brisés gisent sur le sol gelé en formant des lignes brisées, comme de longs pointillés. Les pins omniprésents me rappellent souvent un paysage de Provence ou des Landes. Eux seuls savent repeindre le ciel de ces taches de couleurs au milieu de bosquets dépouillés.

Sculpture végétale née du caprice des tempêtes
La table du Grand Maître, pour pique-niques confort !

Le randonneur connait bien les pièges de leurs racines . Glissantes, luisantes, elles s’échappent du sol et ruissellent sur les pentes sablonneuses entre les feuilles mortes. Veillant à ne pas m’accrocher dans leurs anses cachées, je m’arrête pour admirer leurs ramures émergeant de la terre. Quel talent ! Depuis quelques temps, les fameux rochers de Fontainebleau se recouvrent davantage d’une mousse tendre verdoyante. Peut on y voir l’influence du réchauffement climatique ? Le végétal rejoint alors le minéral des blocs. Dans les passages étroits des sentiers Denecourt-Colinet balisés de bleu, ma main caresse parfois cette peau humide du calcaire.

Les sentiers Denecourt-Colinet sont balisés de bleu. Bien balisés, ils vous feront découvrir les plus beaux décors du domaine de Fontainebleau.

De courageux grimpeurs s’installent au coin d’un méandre et posent leur tapis de mousse …synthétique. Les adeptes du bloc , varapeurs aux mains blanches relèvent les défis de la pesanteur sur une échelle de 1 à 9. Le domaine se partage et le randonneur en plein effort sur le dur circuit des 25 bosses côtoie le promeneur au ralenti ou le vttiste casqué avalant les kilomètres à toute allure. Cette immense forêt de Seine-et-Marne ne cesse depuis des générations d’émerveiller aussi les enfants. Ils viennent y vivre une journée l’aventure , le frisson de se perdre un instant entre les rochers, la joie d’atteindre un sommet et contempler en contre-bas l’ampleur de leur exploit.

Denecourt, ce pionnier de la rando au XIXe siècle, ignorait alors que ses chemins seraient le terrain de jeu d’une jeunesse turbulente alors qu’il imaginait des balades pour bourgeois ponctuées de fontaines rafraîchissantes ! Il nous a légué des itinéraires magnifiques, parfois sinueux à souhait , parfois d’une linéarité infinie ennuyeuse. jJe ne le remercierais jamais assez de m’offrir été comme hiver cette immersion végétale magique, providentielle dans cette forêt apprivoisée.. très très fréquentée !!

Départ Gare de Fontainebleau-Avon. Retour gare de Bois-le-Roi . – Téléchargez la trace de cette randonnée au format .GPX ICI

Sport et Nature : dérive totalitaire du nouveau président Didier P.

Comment une association parisienne de randonnée peut-elle tomber sous le joug d’un président autoritaire ? Chronique sur l’émergence d’une petite dictature imprévisible qui a conduit à la purge des piliers de Sport & Nature.

Le desserrement du second confinement du à la Covid-19 a libéré les randonneurs. Décembre 2020, nous sommes une quinzaine de l’Association Sport et Nature à emboiter le pas de Geneviève H., notre guide de ce dimanche. Un doux soleil automnal est de la partie et l’itinéraire de 20 km concocté entre la gare de Chaville Rive droite et celle St-Nom-La Bretèche est un vrai bonheur .

Une très belle randonnée de 20 km proche de Paris

Ce matin, la guide transporte sur le haut de son sac un drôle de colis : une bûche de Noël dans sa boite de polystyrène bricolée à la hâte . Entrées, desserts, bibine et pousse-café, chacun apporte une part du repas au gré de son imagination car le pique-nique est celui du réveillon, un réveillon peu ordinaire à bien des égards. En effet la petite troupe en marche digère mal la pilule amère avalée lors des dernières élections du bureau marquées par des irrégularités et un flou des statuts d’une association confinée en plein déclin.

Geneviève , chargé mais virée …
.. après plus de dix ans de générosité , de dizaines de randonnées au service de Sport et Nature .

Alors ce dimanche , la quinzaine de marcheurs s’est surtout dissociée de la randonnée organisée par son nouveau président Didier P. dont l’arrivée « au pouvoir » se place sous le signe de l’exclusion de tous ceux qui peuvent nuire à son action, qu’ils soient guides et probablement simples adhérents dans un futur proche, dont je fais partie . Christian Bodiger démissionnaire de son poste de secrétaire a été exclu dans un premier du mailing puis réintégré. Eric S., le web master avait auparavant verrouillé l’accès au site sous un prétexte soudain de sécurité assez surprenant . Mais surtout Geneviève a été totalement rayée de l’organisation par Didier P. pour une campagne déterminée et sa contestation d’une l’élection triangulaire durant laquelle il imposa son propre bureau et qu’il promut prématurément par un lobbying forcené . En un clic, le président D. P a exclu ainsi celle qui se consacre depuis dix ans à Sport & Nature par l’organisation de plus de vingt randonnées annuelles et de WE en province. Exclusion probable également Michel B , un autre guide jugé trop fantasque et dont l’attitude lui a fortement déplu. A moins qu’il ait souhaité se désolidariser de cette équipe.

Composition du bureau Sport & Nature 2021 (site officiel) : https://sportetnature.org/lequipe/

Au delà des résultats aujourd’hui entérinés, et cette élection marque l’explosion d’une association. On peut s’interroger comment le président Didier P, au coup sifflet autoritaire en rando, a pu entraîner dans son délire totalitaire Laurence L. , une trésorière sympa, compétente et souriante ou encore Stéphane D. , un sportif dynamique et décontracté, Eric S. un webmaster plutôt ouvert et plus grave encore une cinquantaine d’adhérents probablement sous-informés sur la véritable personnalité du futur président qui vient hélas de se révéler.

Christian Bodiger souhaite à sa manière un long règne au nouveau président DP.
Pin perdu .. au milieu des chênes .

Consternés, nul ne le sait et en tous cas personne n’a rien vu venir alors que certains ne le voient pas encore . Deux nouveaux guides auraient été recrutés sans véritablement connaître les futures règles du jeu que le nouveau président préparent actuellement. D’une source proche du bureau, celui-ci serait prêt à modifier les statuts lui permettant de rester en poste durant quatre ans, d’imposer aux guides un nombre de randonnées minimum (à confirmer) , et de jouir d’une censure totale sur toutes les publications sur le site de Sport & Nature , voire sur les blogs extérieurs (dont celui-ci ! ) . Toute déviance pourrait alors aboutir à une exclusion sans appel . Nous attendons avec une certaine angoisse l’annonce de ces statuts. Cette attitude si autoritaire ne serait pas supportable dans une association dont le seul but est d’ouvrir la randonnée et l’expression à tous quels que soient leurs points de vue dans la limite du respect. De mon côté je souhaite vivement que les membres du bureau ramènent à la raison le président Didier P. au risque de le voir régner sur une association réduite à une peau de chagrin. Une ré-intégration de Geneviève marquerait déjà un signe de bonne volonté . A suivre….

Richard Kirsch – Journaliste – Adhérent de Sport et Nature

Le pique-nique de la contestation . Au menu, bonne humeur , humour et rhums arrangés !!

En marche vers le Musée de la batellerie de Conflans-St-Honorine

Les journées du Patrimoine offrent parfois aux randonneurs l’occasion de conjuguer balade et découverte culturelle. Voici une randonnée tranquille de Maisons-Lafitte au Musée de la Batellerie de Conflans-St-Honorine par la forêt de St Germain-en-Laye.

Il suffit de vingt minutes de train au départ de Paris St Lazare pour rejoindre Maisons-Lafitte . La traversée de cette jolie ville se fait dans un décors très verdoyant en passant par le château. Belles demeures , joggeurs et cavaliers matinaux , je goute ce dimanche de fin d’été comme surtout comme un moment de tranquillité, une randonnée d’une quinzaine de kilomètres sans effort pour rejoindre Conflans-St Honorine en vue de visiter le Musée de la Batellerie . La forêt de St Germain désespérément monotone n’a que peu d’intérêt. Des allées interminables partent en étoile par les quatre horizons sans jamais présenter la moindre bosse !

Une belle balade entre les gares de Maisons-Lafitte et celle de Conflans St Honorine
L’église ST Maclou et le Musée de la Batellerie sur les hauteurs de la rive droite de la Seine.
Le Musée siège dans l’ancien prieuré, racheté et rénové par l’industriel Gelevot.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je retrouve les bords de la Seine que je traverse par la passerelle dorée réservée aux piétons et vélos. A droite, Conflans-St- Honorine se dresse sur la rive droite du fleuve. A gauche, la Seine rejoint l’Oise. Nous sommes ici au coeur de la batellerie française. Au XIXe siècle, les péniches chargées de charbon descendaient l’Oise du nord du pays et d’autres convois tractés les acheminaient vers la capitale . On canalisa peu à peu les rivières qui devinrent les Voies Navigables de France avec ses centaines barrages, ses écluses et autres ouvrages dont la technologie fut reconnue partout en Europe .

la passerelle qui enjambe la Seine entre la forêt de St Germain en Laye et Conflans St Honorine

Près de 12.0000 bateaux sillonnaient alors l’Hexagone avant de se heurter à la concurrence inéluctable du ferroviaire. Touage sur de lourdes chaînes, halage des barges par les hommes courageux, les chevaux et les machines , toute cette effervescence est magnifiquement décrite, expliquée et exposée au Musée de la Batellerie de Conflans. Celui-ci se trouve dans une maison bourgeoise , un ancien prieuré racheté et transformé par la famille Gevelot , industriel qui domine encore le marché des cartouches de chasse. L’ancien cellier abrite une belle collection d’embarcations de plaisance en bois. La bâtisse rénovée et d’un style incertain domine majestueusement la Seine. A quelques encablures dirait on ici, l’Eglise St Maclou lui fait face et en arrière plan on aperçoit la Tour Monjoie qui montait jadis la garde contre les attaques navales. Aujourd’hui les chantiers ont disparus, les mariniers à la retraite ont vendu leurs péniches converties en résidences flottantes.

Le Musée de la Batellerie reconstitue toute l’histoire du transport fluvial et des embarcations de l’époque.

L’ambiance portuaire un peu rugueuse n’est plus qu’un souvenir, Conflans -St-Honorine est devenue touristique même si la croisette aménagée de bancs et chaises longues accueille encore quelques mariniers de passage qui viennent accoster le week end pour visiter leurs gamins scolarisés ici . Après la visite du musée, il fait pourtant bon prendre un verre sur les terrasses de la place principale avant de s’embarquer pour une des croisières d’une heure, une demi-journée, une journée proposées par la municipalité.

Bateau de croisière sur la Seine et l’Oise
« je sers, le bateau des associations caritatives et de culte.

La mienne me conduira jusqu’à l’Oise où se loge la partie industrielle du port, avec son trafic et ses entrepôts de matériaux de construction. Au confluant , une statue immaculée est dédiée à la mémoires des bateliers. Touristique ou commercial, le transport fluvial connaît un nouvel essor sous l’influence de la recherches de solutions alternatives au transport routier. Partout en ile-de France les quais de halage se transforment en promenades et offrent aux randonneurs de nouveaux itinéraires providentiels.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx https://www.visugpx.com/qxEATbBUN7

Idée rando Vexin : Gare de Meulan-Hardricourt à Mantes-la-Jolie – 22 km

Un itinéraire de 22 km avec un long passage en plaine

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https://www.visugpx.com/rtdpils8Lf.

Cette randonnée dans le Vexin sud vous fera découvrir une partie très agricole de ce parc naturel de 65.000 ha . Les champs s’étendent ici à perte de vue à l’horizon, un décors parfois un peu monotone strié des lignes à haute tension qui partent de la centrale de Porcheville. L’itinéraire relativement plat ne comporte pas de difficulté . Très à découvert, je vous conseillerais de l’effectuer par température clémente. L’hiver cette étendue peut être balayée par un vent d’ouest glacial en offrant très peu d’abri. En été , au besoin il est possible de trouver de l’eau au cimetière de Fontenay Saint-Père à 200 m de l’église . L’arrivée à Mantes-La-Jolie se fait en traversant la Seine. Une nouvelle passerelle double le pont et offre un joli point de vue sur l’ancien ouvrage . Si ce n’est déjà fait , ne manquez pas de visiter la splendide collégiale du XII et XIIIe siècle qui ressemble comme une soeur à celle de Notre-Dame.

la Grande traversée de Paris …co-vidé

Août 2020, La transhumance estivale habituelle plonge Paris dans un calme olympien, l’occasion pour moi de prendre possession de la ville désertée et vidée par le COVID.

Il est presque 11h, lune nouvelle vague d’orages vient de rincer le décor,  je m’équipe léger pour une randonnée 100% urbaine. Choisissant l’improvisation sans toutefois tomber dans l’errance, je décide de relier le Bois de Boulogne au Bois de Vincennes par la grande diagonale Ouest-Est soit une vingtaine de kilomètres.

une grande diagonale de ma banlieue à la Porte Dorée , entre deux bois mon coeur balance…

Je rejoins les quais de la Seine à Neuilly puis m’enfonce dans la banlieue chic par le quartier St James. Pas âme qui vive, j’imagine que ses habitants doivent buller entre Ramatuelle, le Cap Ferret ou l’île de Ré. Le Jardin d’Acclimatation n’est pas plus animé et les employés de l’accueil désœuvrés discutent sur le trottoir en attendant quelques visiteurs miraculeux.. Car cette année le covid 19 a hélas fini de vider la capitale de ses touristes en la plongeant dans l’ennui. Je longe le Bois de Boulogne jusqu’à la Porte Maillot.

Longer les quais à Neuilly et jeter l’ancre au monument Vent et Batailles à la Porte Maillot.

Le petit train menant au Parc s’attraction a été remisé en attendant des jours meilleurs. Je fais une pose casse-croute dans le square Alexandre et René Parodi, compagnons de la Libération. Le Monument 100% inox Vent des Batailles dédié au Général Koenig y siège majestueusement et domine la place en travaux gigantesque depuis des mois. La future gare du RER E entrera en service vers 2022. Au bout de l’avenue de la Grande Armée, l’Arc de Triomphe disperse ses avenues sur les quatre horizons, elles aussi désertées. La circulation habituellement chaotique de la place de l’Etoile n’est plus qu’un souvenir. Je prends l’avenue Marceau jusqu’au Pont de l’Alma. Surprise hallucinatoire, le restaurant  libanais le Nourot connait une belle affluence. Les Parisiens privés de voyage s’offrent sans doute ici une touche raffinée d’exotisme moyen-orientale, celle d’un pays récemment meurtri par l’explosion du port de Beyrouth.

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La rando se mord la Queue-lez-Yvelines

La forêt de Rambouillet reste la grande rivale de celle de Fontainebleau, en terme d’itinéraires (77) de randonnée. Laissons un moment les jolies balades autour du château pour explorer la partie du Nord du domaine et plus précisément la forêt des 4 piliers avant de plonger plus au sud.

La forêt des 4 piliers, point de passage de cette belle randonnée de 24 km dans les Yvelines

L’itinéraire en boucle proposé part de la gare de Garancière-La Queue (ligne N SNCF -direction de Dreux en gare Montparnasse pour les parisiens). Il s’agit d’un très beau parcours de 24 km environ avec deux trois bosses offrant un dénivelé de plus de 300m+ au final. Les passages en sous-bois restent majoritaires et je vous conseillerais de réaliser cette randonnée en période sèche sachant que de nombreux petits cours d’eau rendent la zone très humide les jours de pluie.

la nature dans toute sa splendeur au mois de juillet .

Un patchwork flamboyant de bruyères et de fougères

En ce mois de juillet et par une journée très lumineuse, la nature nous gratifie d’un festival de couleurs. Les chênes se mêlent aux bouleaux et aux châtaigniers alors que les fougères d’un vert éclatant dominent les bruyères et autres fleurs de printemps. Sublime ! Les sentiers sablonneux typiques des forêts de pins rendent la rando confortable. Le chemin se devine parfois entre ces fougères qui frôlent par endroit les épaules ou se perd dans de longues allées. Rien d’étonnant à ce que l’on partage cet espace avec les cavaliers et les VTT , chacun y trouve son compte d’évasion. Vous y rencontrerez d’ailleurs de nombreux haras et clubs équestres dans les environs. Cette randonnée vous fera passer par le fameux GR22 , un magnifique sentier qui mène au Mont St Michel . Courage !

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Idée rando : Samoreau d’une rive à l’ autre de la Seine

La Seine et Marne, le plus vaste des départements d’Ile-de-France, offre une infinité d’itinéraires de randonnée pour celui qui sait en composer le tracé. Les mois d’été le randonneur rêve de sous-bois lui procurant l’ombre aux heures de canicule, il cherche à cheminer le long de l’eau pour y trouver la fraîcheur, pour s’y reposer .

Une très belle randonnée de part et d’autre de la Seine avec au final une petite incursion en forêt de Fontainebleau toute proche.

Il lui suffit de prendre une carte au 1:25.000e , d’identifier quelques GR et PR, décrypter les reliefs et la nature de l’environnement, choisir les gares pour y accéder et puis laisser parler ses envies en évaluant le nombre de kilomètres sur cette carte papier de l’ IGN ou sur un logiciel comme Openrunner. En amont de Paris la Seine déroule ainsi sont cour dans des univers très variés que découvrent les marcheurs le long de ses rives, soit près des flots , soit sur les hauteurs de ses coteaux. Nous sommes descendus cette fois à la gare de Samoreau pour commencer une boucle sur la rive droite du fleuve afin d’atteindre le petit port de Champagne-sur-Seine. Le sentier serpente dans une étroite bande boisée puis après une dizaine de kilomètres, débouche sur le pont de Champagne-en-Seine, l’occasion de passer rive gauche pour remonter

Une randonnée en boucle depuis Samoreau conjuguant les passages en forêt et la traversée de Champagne sur Seine et Thomery

vers Thomery. Le chemin se veut plus roulant, nous partageons dorénavant l’espace avec les cyclistes et les poussettes. Nous pénétrons discrètement dans les propriétés privées en ouvrant et refermant les portes du passage laissé libre aux mariniers. La chaleur de juillet invite les plus audacieux des riverains à la baignade ou à hisser les voiles des dériveurs légers et se mettre au stand up paddle. Il est plus de 13h, les BBQ émoussent notre appétit, le pique-nique ne peut plus attendre !

La chaleur de juillet entre baignades sauvages et bronzette. Une belle passerelle aide à franchir le Loing.

Quoi de plus agréable que de poser son sac sur l’herbe et regarder passer péniches et bateaux de plaisance en balade avant de s’offrir une sieste réparatrice pour repartir vers le nord. Depuis quelques années, les communes et la région Ile-de-France poursuivent l’aménagement des bords de Seine aussi bien en amont qu’en aval de la capitale. Les chantiers navals de jadis ont fait place aux aires de repos et de jeux, les usines désaffectées s’égrainent au fils des anses , des ponts de béton propulsent des autoroutes et les lignes RER d’une rive à l’autre. Changement d’époque, autre ambiance.

Le sentier de randonnée s’y glisse dessous et se colore de fresques et de tags sur les piles des géants. Nous traversons Thomery, une jolie petite ville dont les vignes et le bon vin ravissaient naguère les meilleures tables parisiennes.

La maison de Stéphane Mallarmé à Vulaibes-sur-Seine

Un circuit spécial fait le tour de ce vignoble vertical accroché aux murs d’un dédale de ruelles. Avant de rejoindre la gare de Samoreau et revenir vers Paris, selon l’heure, ne manquez pas d’aller visiter la maison où vécut le poète Stéphane Mallarmé à Vulaines-sur-Seine.

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Idée rando : chemin Jean Racine St rémy-les-Chevreuses

La Haute Vallée de Chevreuse reste un formidable cocktail de découvertes à la fois nature et culturelles . Le randonneur y trouvera un terrain de jeu varié en alternant les passages dans une forêt parfois très vallonnée , des plaines et enfin sur les berges de l’Yvette dont le réseau hydrographique de ses affluents offre une foule d’itinéraires. Celui que j’ai sélectionné passe au nord de sa vallée et débute par une bonne montée vers le château de la Madeleine . Une fois au sommet vous avez un joli panorama sur St Rémy et Chévreuse .

Une boucle Nord de 24 km à partir de la gare de St Rémy Les Chevreuses

Ce parcours vous mène ensuite à découvert jusqu’à Millon-la-Chapelle puis Romainville. Vous passez devant les Granges de Port-Royal qui abrite le Musée National, un site traversé par le fameux Chemin Jean Racine. Ce circuit linéaire est long de 5,6 km et constitue une belle balade pour découvrir rapidement cette région des Yvelines. A votre retour vers st Rémy (notre gare de départ et d’arrivée), vous aurez l’occasion d’ admirer l’Ancienne Abbaye de Port Royal des Champs qui trône dans un écrin de verdure. Le PNR descend ensuite plein sud vers la gare . Cette boucle de 24 km ne présente pas de forts dénivelés, les bons marcheurs mettront de 5 à 6 heures.

Le dramaturge Jean Racine était tombé amoureux de cette région et aimait s’y perdre de longues heures.
L’explosion du printemps dans les Yvelines entre plaines et forêts.

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