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Rando périurbaine dans l’histoire architecturale du 94 entre Créteil et Alfortville

La construction du Grand Paris a incité depuis quelques années l’Association Le Voyage Métropolitain a tracé un parcours reliant les gares de ce projet et de proposer 39 journées de randonnée . Ce maillage trilobe articulé sur les villes de Saint-Denis, Créteil et Versailles mesure 615km de quoi en découvrir toutes les facettes architecturales et sociales ainsi que nous replonger dans l’histoire même de la région Ile-de-France.

Les 39 étapes du Sentier du Grand Paris
Briefing des participants par Philippe-Hervé sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Créteil

Après un coup d’arrêt dû aux mesures sanitaires, les organisateurs ont repris cartes et GPS pour emmener cette fois une trentaine de marcheurs dans le Val de Marne. Si le tracé du Sentier du Grand Paris est désormais validé mais peut encore des modifications. Cette rando périurbaine fut donc l’occasion de parcourir un itinéraire de liaison de 11 km entre Créteil et Alfortville. Le rendez-vous est fixé à l’hôtel de Ville ce samedi là et c’est un vrai labyrinthe pour le rejoindre depuis le métro Créteil Préfecture. Près de quarante ans se sont écoulées depuis sa construction. A cette époque beaucoup déplorait déjà la complexité de circulation sur ce site de 600ha divisé en plusieurs quartiers abritant habitions et bureaux.

Le Nouveau Créteil, 571 ha , 6 quartiers, des architectes prestigieux jouent la carte de l’innovation et de la modernité .
Créteil quarante ans plus tard. La préfecture du Val de Marne reste toujours un labyrinthe !!

Ce retour sur la genèse du Nouveau Créteil », nous ramène en 1964. Le département se lance dans une vaste opération immobilière avec un délai d’achèvement de dix ans seulement. Ce projet sur -médiatisé et remarquablement marketté à l’époque, financé par la Compagnie Bancaire, des capitaux privés, alors que l’Etat s’est lancé depuis 1955 dans la construction de 5 villes nouvelles (Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Evry, Sénart) et des barres pur béton et sans âme. En traversant Créteil depuis le lac, chacun se rend compte de l’innovation voire l’audace des nombreux architectes (souvent des Prix de Rome) qui ont œuvré sous la coordination de Pierre Dufau. Et pourtant la partie s’annonçait compliquée. Les réalisations devaient notamment s’élever sur un ancien marécage.

Tracé de notre rando périurbaine depuis le lac de Créteil.

Le défi fut relevé et la Préfecture du Val de Marne allait devenir l’image même de la modernité qui fit la fierté de Pierre Billotte, un général élu maire en 1965, félicité par un autre Général, De Gaulle lui-même ! Le Créteil « Soleil  » accueillit en ses murs le plus grand centre commercial d’Europe et le premier Mc Donald de France s’y installa . C’est vous dire ! Durant cette balade, on voit très bien la diversité des 6 ilots du Nouveau Créteil . Le plus emblématique reste sans doute les « Choux » , des immeubles-fleurs dessinés par l’architecte Gérard Grandval, ex-soixante huitard et Prix de Rome, en réaction aux cubes de l’époque .

Des balcons pétales pour plus d’intimité des locataires

Les 11 immeubles-fleurs du quartier du Palais nés de la réaction de Gérard Grandval face aux cubes de l’époque

Afin de finaliser l’ identité de ces quartiers , Dufau fit appelle au célèbre peintre Vasarely dont la mission fut de créer des effets colorés, un peu dans la même philosophie que Le Corbusier. Maurizio Vital , paysagiste de renom fut aussi appelé afin d’apporter la touche nature dans ce vaste univers sorti de terre en un temps record. La nappe phréatique affleurant à moins de deux mètres de la surface, le lac fut crée facilement .Toutefois la dynamique du projet fut stoppée dans les années 70 par les deux chocs pétroliers. Des 100.000 habitants espérés, ils ne furent que 58.000 à s’y installer. Après un passage devant l’immeuble très stalinien de la préfecture, le groupe rejoint Maisons-Alfort.

La pyramide inversée qui abrita jadis la société Pernod, fleuron de la production anisée tricolore dessinée en 1974 par Jean Willerval
Pique-nique sur les quais d’Alfortville au Port Anglais. Après la crue historique de 1910 la ville ne cesse d’investir pour contenir les crues.

Cette commune de 573 ha est blottie entre le Pont de Charenton, les fameux « Bords de Marne » , la voie ferrée PLM et les N5 et 19. Nous sommes dans les années 30 et la culture maraîchère nourrit la population de l’agglomération parisienne qui grossit au rythme de 5% par an ! Entre 1911 et 1931, elle gagne près de 1.300.000 habitants. La pénurie de logements atteindra son paroxysme fin des années 50. Mais déjà Maison-Alfort connait cette crise et de grands architectes dont André Dubreuil et Roger Hummel à qui l’on doit le square Dufourmontelle, classé aux Monuments Nationaux, ainsi que les Guyon, vont remodeler la ville en apportant des projets très novateurs entre immeubles collectifs à taille humaine et maisons-jardin.

Aujourd’hui le percement de la ligne 15 (Vers de Maison) a obligé de mettre ce square sous-haute surveillance et consolider les fondations. La commune voisine, Alfortville, va bien sûr aussi subir ces mutations démographiques au fil du temps. Son originalité repose toutefois sur sa forte immigration arménienne, l’un des plus importantes en France avec Lyon et Marseille. Après deux ou trois générations, la plupart des membres de la communauté sont nés en France. Mais la « Petite Arménie » a su garder toute sa cohésion en s’appuyant notamment sur ces églises et des écoles comme le collège franco-arménien Kévork- Arabian. Il suffit de pousser la porte de l’Eglise Apostolique et rencontrer le père Keledjian Dirayr.

L’église Apostolique de la « Petite Arménie »

Cet homme chaleureux et intarissable vous plonge dans l’histoire complexe de l’Arménie. Ces banlieues n’ont pas fini de surprendre le visiteur curieux. Ici et là les architectes ont laissé les marques de leur imagination. La MAPAD (Maison d’Accueil des Personnes Agées Dépendantes) et sa structure en hérisson, ses couleurs rouge et blanche tranchent dans ce paysage de pavillons et de petits immeubles sans surprise.

Avant de rejoindre les quais pour une mini-croisière jusqu’à Bercy, nous passons devant le Pont du Port Anglais. Cet ouvrage suspendu est la réplique réduite de celui de Brooklyn à New York !! Les randonnées périurbaines régulières organisées par le Voyage Métropolitain restent une incroyable source d’étonnement et un moyen de comprendre comment s’est développé la région, d’admirer ses délires et ses chef-d’œuvres architecturaux . Le futur est aujourd’hui à portée de ..pas du marcheur. Les soixante-trois nouvelles gares interconnectées créent de nouveaux pôles d’activités et bouleversent l’espace de la métropole, le Sentier du Grand Paris nous ouvrent désormais de nouveaux horizons.

Sources : Le Parisien, CAUE94, Journals.openedition.org

comment tracer votre randonnée de gare à gare en IDF ?

Il existe désormais de nombreux Topoguides et sites internet qui répertorient une foule d’itinéraires dans cette région. Néanmoins, il peut être intéressant et instructif de tracer son propre parcours avec comme hypothèse de base : se déplacer de gare à gare dans l’espace Navigo.

Avant de commencer dotez-vous de quelques outils : la carte Topo100 IGN Paris-chantilly-Fontainebleau au 1:100.000e , la carte Navigo Ile-de-france Mobilite ». Si vous choisissez l’option carte papier, prenez celle au Topo 1:25.000 e de la zone géographique choisie. (

Apprenez à bien lire ce document , notamment le tracé des lignes SNCF et RATP (en noir) et celui des GR (en ligne rouge). Notre confrère EnlargeYourParis a édité une carte très pratique : le Randopolitain où sont mentionnés les principaux GR d’IDF et les moyens d’accès en train et métro. (les gares principales) . Le site Idf Mobilités vous permettra de connaître les horaires des transports publics de la région plusieurs jours à l’avance. Si vous optez pour la solution numérique, la maîtrise d’un logiciel de tracé et visualisation comme Openrunner (que j’utilise principalement) ou encore Visorando est aussi recommandée. Il vous servira à tracer précisément votre parcours sur écran, de sauver la trace au format .gpx afin soit de l’imprimer, soit de la télécharger sur votre smartphone pour un suivi sur une App de rando comme Iphigénie .

Notre exemple : conception d’ une rando dans le Parc Régional du Gâtinais entre les gares de Boutigny-sur-Essonne à Etrechy. J’ai choisi cet exemple en recherchant un parcours de préférence boisé pour plus de fraîcheur. Libre à vous de trouver une zone plus vallonnée en privilégiant les dénivelés.

Tracé manuel du parcours entre les gares de Boutigny/Essonnes et Etrechy dans le Parc Régional Naturel du Gâtinais

A- UTILISATION DES CARTES PAPIERS IGN Région 1:100.000e et locale au 1:25.000e

  1. CHOISISSEZ VOTRE POINT DE DEPART . Repérez sur la carte IGN topo100 au 1:100.000e (1 cm=1 km) le Parc Naturel Régional du Gâtinais . A la lecture de cette zone géographique , il est facile de repérer les fameux GR11 et GR1. La gare de Boutigny-sur-Essonne est présente à la fois sur le GR1 et sur la ligne (noire) du RER D . Ce sera votre point de départ .
Carte 1:25K Arrivée ETRECHY

<<Carte 1:25K Départ Boutigny

  1. TROUVER UN POINT d’ARRIVEE . Si vous êtes débutant, le plus facile sera de suivre les GR balisés en blanc et rouge . Dans mon exemple, j’ai choisi de remonter au nord ouest en suivant le GR 1 et le GR11 pour rejoindre la gare d’Etrechy . Si vous êtes plus expérimenté et si vous disposez d’une carte IGN de la zone au 1:25.000e (1 cm=250 m) vous pourrez composé votre itinéraire par des sentiers hors GR .

Comment mesurer la distance de votre randonnée ?

Servez vous de la réglette 1:25k de votre boussole ou tracez un gabarit 1 cm : 250m sur une sur une languette de papier. Autre méthode « à la louche » , trois phalanges jointes font à peu près 1 km . Déplacez votre boussole, vos trois doigts joints ou gabarit le sur la carte IGN au 1:25K et comptabilisez le nombre de kilomètres. La distance entre nos deux gares est ici de 21 km . Si la distance est trop courte, faites quelques détours . Trop long ? Choisissez un autre itinéraire car des raccourcis risquent de vous obliger à emprunter des routes bitumées peu agréables.

Utilisez la petite réglette graduée au 1:25k de votre boussole .
3 phalanges = 1 km .. à la louche !!

B- UTILISATION DES OUTILS NUMERIQUES

  1. Choisissez votre zone géographique à parcourir sur la carte Topo au 1:100.000e ou sur le fond de carte numérique de votre App Openrunner par exemple – D’abord créez un compte , puis cliquez sur le lien créer un parcours.
  2. Après avoir chercher la gare de Boutigny-sur-Essonne à l’aide de l’outil loupe de la barre verticale latérale gauche , choisissez le fond de carte IGN topo 25 dans l’outil pile . Puis cliquez sur l’outil + de la barre d’outils du haut. Commencez à tracer ainsi point par point votre parcours. Le kilométrage s’affiche au fur et à mesure dans le cartouche vert en haut à droite. Une fois arrivé à la gare d’Etrechy (soit environ 20km ) enregistrez votre par tracé en cliquant sur l’icone diskette. Remplissez tous les champs demandés. Lorsque le parcours est enregistré , le lien  » télécharger pour un GPS apparait au dessus de la carte. Cliquez sur GPS track, la trace de ce parcours est présente sur le bureau de votre ordinateur sous la forme d’un fichier au format .gpx .
Ecran de tracé d’Openrunner – Export ou impression papier possible

Vous pouvez alors imprimer cet itinéraire ou le télécharger sur votre smartphone. Il suffit de l’importer sur l’App de rando utilisée (Visorando, Iphigénie, Sity Trail) . Cette fonction nécessite de s’abonner à l’APP (environ 15€/an).

. DETERMINEZ LES HORAIRES ET TRAJETS EN TRANSPORTS PUBLICS

Une fois que vous avez déterminé les gares de Boutigny et d’Etrechy, recherchez sur Ile-de-France Mobilités ou sur la carte papier du réseau IDF , les lignes RER ou SNCF correspondantes. La gare de Boutigny se trouve sur la ligne RER D , celle d’Etrechy sur celle du RER C . A raison de 4 km/h de moyenne, une pause déjeuner d’une heure, cette rando de gare à gare pour prendra 5 heures de marche effective et environ 2 heures de transport aller-retour depuis Paris . Cherchez sur l’App IDF Mobilités les horaires et la fréquence des trains en vérifiant qu’il n’y a des travaux le jour de votre randonnée ou des grèves ou des incidents ponctuels.

Trace importée sur l’App Iphigénie de l’Iphone XR
Horaire pris sur IDF Mobilités

AUTRE TECHNIQUE : A PARTIR DU RESEAU RER -SNCF

Vous pouvez bien sûr faire l’inverse : rechercher sur les lignes de transport les gares qui vous intéressent, repérez -les sur les cartes papier IGN Topo100 ou Topo 25 ou sur Openrunner puis tracez votre randonnée . Si la distance est trop longue ou trop courte, changez votre gare d’arrivée ou de départ sur les lignes de transport .

Les réseaux SNCF et RATP offrent ainsi de très nombreux possibilités d’itinéraires de gare à gare dans l’espace des 5 zones Navigo en Ile-de-France. Le déploiement du Grand Paris Express devrait encore faciliter l’accès à notre terrain de jeux avec la création de 63 gares en Ile-de-France.

Carte Topo 1:25K

Rando de Beynes à St Nom-La-Bretèche par les villages.

Le département des Yvelines s’effiloche à l’ouest de la capitale jusqu’aux portes sud du Vexin en un patchwork de plaines agricoles et de bois disparates. Fidèle à son principe l’association AmigoRando ne randonne que de gare à gare et cette balade n’y fit pas exception. Le petit groupe de six marcheurs mené une fois encore par Geneviève se donne rendez-vous à la Gare Montparnasse en direction d’Epone-Mézières.

Une grande diagonale de 22 km en Yvelines de gare à gare.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx. ICI

Après une litanie de stations, tout monde descend à Beynes pour débuter ce parcours , soulagé de cet interminable trajet de banlieue , le prix souvent à payer par le parigot en quête de verdure. Une fois passée la cuvette de la Maladrerie, place aux grands espaces ! Nous traversons des kilomètres de champs rasés après les récoltes de céréales, un brise fraîche du Nord balaie cette steppe terreuse et déserte qui se perd à l’infini . Heureusement le soleil réchauffe les corps et les coeurs, le village de Crespières sonne cette première délivrance.

Un dimanche d’août sans surprise, de rares autochtones partent faire leur jogging et nous saluent, la boulangerie ouverte la plus proche semble située sur une autre planète. Il nous reste plus qu’à traverser le bourg en silence en admirant les belles rénovations de ces corps de ferme dont la seconde vie s’appelle résidence secondaire . Ca sent encore la chaux et la menuiserie neuve, les Yvelines balance désormais entre un urbanisme anarchique de lotissements bon marché et des bâtisses bourgeoises. La région s’est refaite une beauté comme chaque été et nous contournons émerveillés le parc de Wideville et son château privé. Le village de Davron n’ a rien à lui envier. Les artisans locaux ont fait un travail d’art sur chaque façade de quoi réveiller ou susciter chez les parisiens à l’univers étriqué que nous sommes des envies d’évasion.

Le lavoir, symbole du patrimoine culturel !
L’église, au coeur de chaque village.

La route est encore longue mais les appétits attisés par l’effort réclament une pause. En ile-de-France , il y a toujours un ancien lavoir qui se cache au creux d’un sentier. C ‘est à croire que le peuple rural des siècles précédents passait son temps à faire des lessives entre deux labours ! La pelouse est accueillante, le pique-nique va durer près d’une heure trente malgré la menace des averses. Rien ne presse vraiment et chacun savoure l’endroit et la chaleur d’un soleil encore capricieux. Cet ilot de verdure ne s’étend pas bien loin. Très vite le groupe retrouve les plaines où persistent çà et là des zones de céréales non fauchées , ultimes tapis végétaux des récoltes tardives . Il fait bon s’immerger dans la forêt de Villiers et ses sentiers en étoile qui partent vers les quatre horizons. Le soleil ne nous quitte plus et joue dans les cimes des chênes centenaires agitées par des bourrasques sporadiques. Des taches d’un vert presque fluo viennent enflammer les sous-bois, se reflètent dans les flaques comme autant de miroirs. C’est le grand show et je marche la tête en l’air au risque de chuter dans les racines de ces géants qui m’envoutent.

Puis la ville de Feucherolles se devine à l’orée du bois . Plus importantes que ces voisines, tirée aussi à quatre épingles, elle oscille entre un passé agricole et un modernisme affiché ..et financé par les fonds européens ou privés! Je consulte par curiosité les vitrines des agences immobilières locales. Les prix flambent aussi et surtout dans les Yvelines tant la vague des parisiens en télétravail fuyant la capitale fut énorme. Comment les blâmer de vivre dans un endroit aussi paisible ?! Le groupe suit plein Est le PR balisé en orange sur une ligne de crête. Soudain le silence fait place au ronronnement de l’Autoroute A13 . Une fois passé sous l’artère, nous repiquons l’historique GR1 qui encercle l’Ile-de-France . Un kilomètre plus loin la petite gare de St Nom-La-Bretèche se blottie dans un vallon calée entre ses deux lignes. Vue de loin, on dirait presque une maquette posée là par un passionné de modèles réduits ! Le train pour St Lazare est à quai et attend que le collectionneur appuie sur On et nous rapatrie vers la grande ville au terme d’une belle balade de 22km.

Meaux-Thorigny , 24 km de rando sans mAUX

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Voici une bien jolie balade de 24 km depuis la gare de Meaux jusqu’à celle de Thorigny en suivant principalement les berges du canal de Meaux et la Marne. Cette randonnée reste vraiment une immersion nature agréable et oxygénante dans cette vaste Seine-et-Marne si riche en itinéraires.

Passage au départ par le centre ville, l’occasion d’admirer trop vite la sublime cathédrale.
Entre Marne et canal , ne pas se tromper ni de cours d’eau ni de direction au premier méandre !!

Le sentier emprunté n’offre pas de difficultés majeures, si ce n’est par endroits la présence d’herbes folles ou de ronces rendant la progression ..tropicale ! D’ailleurs Patrick notre guide AmigoRando du jour ayant repéré le parcours, nous proposa une petite déviation sur une portion devenue impraticable . Les amateurs de dénivelés seront pour leurs frais vu la topologie fluviale plutôt plate. Qu’importe, marcher le long de ces canaux et la rivière vous fera découvrir le calme de petits ports insoupçonnés et des bases nautiques parmi les plus très actives de la région parisienne où la passion de l’aviron se perpétue depuis des décennies.

De nombreuses passerelles enjambent canal et rivière sur fond des ouvrages d’art des autoroutes ou des lignes SNCF
Les berges parfois laissées à l’état sauvage rendent la progression un rien ..tropicale !

Quais refaits, animations, parcours pédagogiques ou sportifs, on remarque ici les efforts de la Région Ile-de-France depuis des années des centaines de kilomètres de rives, autant de nouveaux parcours d’évasion pour les randonneurs et les cyclistes. Notre balade en Seine-et-Marne se termina par un lieu un peu insolite lorsque le sentier déboucha soudain au milieu d’une clairière : le jardin des sculptures de Dhuys situé sur la commune de Chessy. Cet espace prend son nom de la rivière, anciennement acheminée en cet emplacement par un aqueduc, jusqu’au réservoir de Ménilmontant à Paris. Et l’histoire est plutôt belle.

Ces amoureux ne restent de pierre au charme de ces statues romantiques et sensuelles !
L’univers fantasmagorique du sculpteur Jacques Servières, inspiration puisée lors d’un voyage sur le site d’Angkor au Cambodge.

En 1939, l’aqueduc est détruit lors d’un bombardement. Jacques Servières s’approprie les pierres en 1987 et sculpte une quarantaine de statues. Devenu sculpteur, cet artiste inspiré et inconnu a puisé son inspiration sur le site cambodgien d’Angkor qu’il vient de visiter quelques mois auparavant. Monumentale, délirante, cette exposition fantasmagorique à ciel ouvert et libre d’accès révèle des personnages humains, essentiellement féminins, ou des animaux, mythiques ou réels.

un parcours de 24 km sans difficulté sur les berges du canal de Meaux et de la Marne
Des kilomètres de sentiers sur ces berges pour trouver un peu de fraîcheur les chauds mois d’été

Le 77, plus grand département d’IDF, réserve toujours des surprises au long des randonnées et son patrimoine culturel vous séduira. Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer ce très bon guide édité par la FFRP et choisir parmi les 40 sentiers proposés, de 14 à 25 km . Partez d’une gare, suivez le balisage simple, admirez le décors, pique-niquez dans un sous-bois et reprenez le train de retour, la tête encore pleine de verdure.

Près de 40 itinéraires de randonnées, de 14 à 25 km pour découvrir le plus grand département d’IDF entre plaines et forêts.

Boucle de 20 km autour du chateau St JeAN de Beauregard (91)

Parmi les parcours de découverte de l’Essonne, je vous propose cette boucle de 20 km qui résume à elle seule les différentes facette du département . Elle débute par un beau tronçon au départ de la gare RER B de la Hacquinière qui vous mènera dans un premier temps par les hauteurs au très joli village de Gometz-le-Chatel.

Ne manquez pas de visiter l’Eglise Saint-Clair afin d’admirer notamment les nouveaux vitraux, suite à la rénovation du monument. Quelques sculptures d’un artiste local agrémentent également le décor ici et là .

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Un parcours de 20 km environ pour découvrir les autres facettes de l’Essonne et finir par la visite du Château St Jean de Beauregard l

Une fois sorti des lieux par le sud-est, vous arrivez dans de vastes plaines agricoles. Les sentiers rectilignes s’y perdent à l’horizon parfois entre les lignes à haute tension et l’ombre se fait rare. Il vous faudra marcher plusieurs kilomètres pour atteindre le village de La Brosse et sans doute y pique-niquer près de son étang calme à l’abri du soleil .

Le chemin suit ici l’orée du bois sur deux kilomètres et remonte vers le nord pour rejoindre le GR du Hurepoix au bord duquel se cache le Château St Jean de Beauregard. Ce domaine est rarement ouvert au public, alors profiter comme nous des événements programmés pour le visiter. Ce jour-là près de 80 créateurs s’y étaient donné rendez-vous pour y présenter leur production dans le parc et les anciennes écuries attenantes. Pour le retour, le trajet le plus court emprunte le « GR d’accès » qui passe par une traversée plein nord des Ulis, contourne le centre commercial et se poursuit par une incursion dans le joli Parc verdoyant des Ulis . Vous pourrez alors reprendre le RER B vers Paris à la gare de Bures ou de Gif sur Yvette.

Amigo Rando , un nouveau club en Ile-de-France

L’association Amigo Rando a été créée en 2021 par des passionnés dotés de plus de dix ans d’expérience. Son but est de vous faire découvrir et partager les plaisirs de la randonnée en Ile de France dont la surface boisée dépasse les 21% ! Forêt de Fontainebleau, Parc Naturel du Vexin, Vallée de Chevreuse, Vallée de l’Essonne et de l’Orge, Montmorency .. les itinéraires varient ici à l’infini dans les paysages les plus variés. N’hésitez pas à les contacter ICI pour une rando d’essai ou à vous abonner à la mailing list.

Venez participer à toutes les randonnées hebdomadaires guidées. Chaque trimestre l’asso sélectionne les plus beaux itinéraires de la région sur des distances de 20 à 30 km. Ces sorties ont lieu de gare à gare principalement de la zone du Pass Navigo, le dimanche et ce dans un soucis de protection de l’environnement, en évitant le stress des bouchons. Rejoindre Amigo Rando, c’est aussi le plaisir de se retrouver dans une ambiance conviviale en partageant pique-niques et découvertes des richesses naturelles et culturelles d’une région passionnante.

REJOIGNEZ Amigo Rando en adhérant ICI

Rando Armainvilliers et La Ferrières ..Rectitude et 27 m de dénivelé !

Ce petit domaine situé au sud de Marne-la-vallée dans le 77 aux alentours de Tournan-en-Brie et Ozoir-la-Ferrière pourrait bien être le paradis de tous les marcheurs allergiques au circuit des 25 bosses de sa soeur du massif Fontainebleau dont les virages des sentiers Denecourt donnent le tournis !

Une randonnée facile de 20 km couvrant les deux forêts régionales d’Armainvilliers et de Ferrières

Téléchargez ICI la trace de cette randonnée au format .gpx et suivez-la en la transférant sur votre smarphone.

En effet les forêts régionales mitoyennes d’Armainvilliers et de Ferrière cumulent l’incroyable dénivelé de 27 m sur cette randonnée de 20 km. ! Et en matière de sinuosité vous aurez peut être la chance de trouver un chemin faisant exception aux longues, longues allées rectilignes partant des nombreux carrefours en étoile. Ces boulevards et cette topologie font évidemment le bonheur des cyclistes de tous âges qui sillonnent cet espace où l’ orientation reste peu compliquée avec une carte . L’originalité de ces deux forêts réside plutôt dans la présence d’innombrables ruisseaux et marres.

Les longues allées se perdent ici à l’infini . Lorsque le passage d’un ru vous donne une rare sensation d’aventure !

Ce décor humide prend même des allures de mangroves tropicales lorsque des pluies abondantes inondent certains endroits. Apportez donc un bon anti-moustiques dès les premières chaleurs. En temps d’hiver maussade, le sol détrempé et ces grands axes assez monotones risquent même de vous faire regretter un bon dimanche devant la télé !

L’un des 13.000 chênes retenus pour la reconstruction de Notre-Dame
Des artistes de passages ont réalisé de surprenantes sculptures sur des troncs providentiels

Cette randonnée peut s’avérer plus agréable en marche nordique, histoire de couvrir rapidement la distance ou en reprise d’entraînement. (A partir de 5 km/h les moustiques ont aussi du mal à vous suivre !) . Le parcours débute à la gare de Gretz-Armainvilliers et s’achève à celle de Roissy-en Brie. Un bon plan B en cas de panne d’imagination et pour éviter les « sommets » de l’Ile-de-France !

Rando des bords de Marne au Bois de Vincennes

Dès les premiers beaux jours du printemps et plus encore en été, les randonneurs se rapprochent des cours d’eau pour y trouver fraîcheur et dépaysement. L’Ile-de-France n’échappe pas au phénomène. Son bassin fluvial principalement composé de la Seine, l’Yerre, L’Oise, l’Essonne et la Marne, leurs affluents et ses canaux offrent une infinité de balades.

Une belle balade de 19 km sans difficulté pour découvrir une partie de l’Est Parisien

téléchargez cette trace ICI au format .gpx et suivez la sur votre smarphone

Cette randonnée proposée par dame Geneviève, notre guide du jour, partait de la gare RER A de Neuilly-Plaisance. Ce premier franchissement de la Marne emprunta un passage sous le pont monstrueux de béton du train. La rive gauche se présente désormais comme une belle allée verdoyante dominée par une piste cyclable que se partagent deux roues et joggers . Le parcours suit ainsi le cours de l’affluent en passant par Le Perreux, Bry, Joinville-le-Pont et Nogent-sur-Marne. Tout au long de cet itinéraire de nombreux panneaux d’informations joliment illustrés retracent l’histoire de ces ports qui ravitaillaient alors la capitale.

Dans l’anse de Joinville

Marne côté rive gauche et découverte du bras de Polongis

Le temps s’est écoulé mais la Marne reste encore fidèle à sa grande tradition sportive : l’aviron . Plusieurs clubs perpétuent les courses de jadis et dans ses méandres se croisent désormais rameurs et adeptes du stand up paddle (SUP) . En attendant la levée des mesures sanitaires, les guinguettes et restaurants se refont une beauté à coup de peinture. Le fameux bal Gégène, porte close, attend lui aussi son heure pour accueillir à nouveau ses danseurs du dimanche . En passant dans l’anse qui contourne Joinville beaucoup d’entre nous découvrent le bras de Polangis, un petit canal plongé dans la verdure et le silence bordé de terrasses et jardins. Un vrai paradis !

Des ouvrages de passage de la Marne d ‘une rive à l’autre, de toutes époques

Avant de rejoindre le Bois de Vincennes, notre guide ramène la petite troupe vers le Parc du Tremblay , une boucle « rallonge » qu’elle affectionne afin de faire bonne mesure en kilomètres. Je ne pus que lui pardonner ce parcours tordu quand elle sortit de son sac un incroyable dessert de sa composition « les pot de muguet gourmands », ganache dans son pot en cookie et cloches de muguet en pâtes d’amande !! Pour en revenir à la petite histoire du Tremblay, c’est en 1960 qu’émerge cet ensemble sportif de 70ha sur la commune de Champigny-sur-Marne après l’abandon de l’idée de construire un stade olympique au Bois de Vincennes et un hippodrome àTremblay.

Le golf du Parc du Tremblay
Les pots de muguet gourmands !

La fibre écolo d’André Malraux, ministre à l’époque, avait eu heureusement raison de projets qui auraient condamnés plus de 10.000 arbres. Nous quittons les bords de Marne pour revenir vers le bois par Nogent , en empruntant la belle promenade Yvette Horner longue de 1,5 km sur ce qui fut l’île de Beauté locale. Le GR remonte en ville, juste devant le Pavillon Baltard. Il fut démonté des Halles de Paris et réinstallé ici en 1967 lorsque les halles déménagèrent de Paris à Rungis.

Marie-Françoise et Nassim devant la maison de la Réunion dans le Jardin d’Agronomie tropicale

Souvenir de la maison du Laos, le temps des colonies en Indochine.

L’entrée dans le Bois de Vincennes débuta par la visite du Jardin d’Agronomie Tropicale de 4,5 ha ouvert au public créé à la fin du XIXe siècle pour accroître la production de l’agriculture dans les colonies françaises. Séquence émotion pour nos randonneuses, comme Maryvonne d’origine laotienne ou nos deux perles de l’océan indien : Marie-Françoise de la Réunion et Nassim la mauricienne ! Les derniers kilomètres dans l’espace boisé passèrent par le lac des Minimes très populeux pour s’achever au Métro Château de Vincennes. Belle balade printanière de « proximité » .

Fausses-Reposes et Parc de St Cloud, la rando de proximité du confiné

A défaut d’aller gambader aux confins de l’Ile-de-France, voici une jolie randonnée de 20 km à proximité de Paris . Elle débute au Parc de Saint-Cloud dont l’accès en transport en commun se fait par le tram T2 ou le métro Pont de Sèvres (ligne 9) à 700 m. Le mieux est de partir explorer le domaine royal de 460 ha en traçant soit même son itinéraire parmi les multiples sentiers et les grandes allées partant en étoile .

Panarama sur la Seine, la Seine Musicale (Ile Seguin Boulogne) et Quai Legallo .

Une très belle balade de 20 km environ sur un itinéraire entièrement boisé.

Profitez en tout de même pour prendre de l’altitude afin de profiter du magnifique panorama sur la Seine et la capitale. Par temps clair il est possible d’apercevoir le pré-St-Gervais. Ce tour du Parc de St Cloud se termine en empruntant le GR1 jusqu’à la Porte Blanche. Suivez le balisage blanc et rouge pour traverser Marne-La-Coquette et rejoindre l’orée du bois de Fausses-Reposes.

La belle Cascade du Parc de St Cloud
Quelques jardins agrémentés de nombreuses espèces sont intégrés dans le parc

Cette forêt très vallonnée à proximité de Versailles offre elle aussi une infinité de parcours. Afin de réaliser une vingtaine de kilomètres et quelques bons dénivelés lors de cette sortie, j ‘ai choisi de marcher à la lisière de la forêt. La trace proposée présente aussi l’avantage d’être moins fréquentée les dimanches par très beau temps. Vous passerez par les très beaux Haras de Jardy ou il est agréable de pique-niquer en profitant parfois du spectacle des concours d’obstacles.

Le plaisir de randonner au printemps dans la forêt de Fausses-Reposes non loin de Paris
Pique-nique improvisé sur les pelouses des Haras de Jardy

La sortie des Haras se fait par une porte pas vraiment repérée près du parking. Ce parcours périphérique passe par les étangs de Ville d’Avray (attention encore beaucoup de travaux autour des étangs lors de notre rando) . Un très joli voie piétonnière passe entre les immeubles en contre-bas de la rue de Versailles et vous mène jusqu’à l’église et la place du marché. Vous reviendrez alors à votre point de départ via le parc royal en empruntant la route qui monte vers St Cloud sur environ 500 m . Suivant votre programme (et votre forme) vous pourrez composer un itinéraire de retour tout aussi varié pour rejoindre la sortie au Musée Nationale de Sèvres. Fermeture du domaine l’été à 19h30 !

Photos : Maryvonne et Richard Kirsch

Du parc de Sceaux à la Vallée-aux-loups et l’Arboretum

Direction la banlieue sud de Paris pour une randonnée dite de « proximité du confiné » ! Départ de la gare « Parc de Sceaux » ,RER B (à ne pas confondre avec la gare de Sceaux). Le dimanche matin le parc est déjà pris d’assaut par les joggers qui s’entraînent autour des bassins de l »Octogone et le Grand Canal .

Nous sommes au printemps, les cerisiers japonais offrent un spectacle grandiose et provoquent très tôt une affluence massive de réservations pour un déjeuner abrité sur l’herbe. La traversée du domaine est agréable et débouche sur l’entrée à Chatenay. Les curieux peuvent visiter au passage la belle église Geneviève en s’incrustant discrètement parmi les paroissiens de la messe dominicale.

Les cerisiers japonais, stars du printemps au parc de Sceaux. Selfies et pique-niques en masse au programme.

Afin d’éviter de trop randonner en zone urbaine, plongez vers le bois de Verrière. Et contrairement au parcours mentionné sur la carte qui longe la bruyante A86, et quitte à parcourir un petit kilomètre de plus, partez plus au sud emprunter la route forestière de la Chataigneraie jusqu’au pont du Carrefour des Quatre Arpents afin de franchir l’A86. Il suffit alors de suivre le PR qui serpente entre les cités de Chatenay pour rejoindre la Vallée aux loups. Ce PR anodin passe par une succession de charmants petits jardins ouvriers qui seraient parait-il en sursit face à la poussée des promoteurs immobiliers. Autant en profiter..vite !

Une balade printanière de 17 km sans difficulté dans un espace très fréquenté.

Vous arrivez dans le bel espace verdoyant des Houssières, des tables de pique-nique vous attendent sur les hauteurs . En contre-bas se situe le fameux Parc de la Vallée aux loups. Ce grand classique attire toute l’année de nombreux visiteurs en balade pour visiter la maison de Chateaubriand et dès le printemps à la découverte du splendide Arboretum de 13 ha (voir encadré) . Le retour en RER vers Paris peut se faire par le Parc de Sceaux, en acceptant la surpopulation de fin de journée, ou par la gare de Robinson, d’accès peu romantique mais plus proche.

L’Arboretum : une réserve botanique exceptionnelle

Le parc fut créé à la fin du XVIIIe siècle par le chevalier de Bignon. Par la suite, Charles-Louis Cadet de Gassicourt, pharmacien de Napoléon, agrémente son jardin de végétaux rares. En 1890, le pépiniériste Gustave Croux achète le site et l’enrichit de nouvelles espèces botaniques afin d’en faire la vitrine de sa pépinière.

D’une hauteur de 14 mètres, le tronc du Cèdre Bleu pleureur de l’Atlas, âgé de 150 ans seulement, offre une circonférence de presque 5 mètres !
Ses branches se répandent majestueusement sur près de 700m² !

A partir de 1986, le conseil général des Hauts-de-Seine reprend l’arboretum et crée des jardins à thèmes liés à l’histoire ou à la topographie du site.
L’arboretum est classé à l’inventaire des sites pittoresques. Il présente une collection de plus de 500 espèces d’arbres et d’arbustes. Le Cèdre Bleu pleureur de l’Atlas reste le clou de votre visite.
Autour de l’arboretum, le promeneur peut également découvrir le parc boisé et le parc de la maison de Chateaubriand.

Téléchargez ICI la trace de cette randonnée au format .gpx