Archives pour la catégorie Randonnées IDF

la convergence randos, c’est pas du gâteau.. mais de la galette.

Vu de l’extérieur avec un regard neuf, l’idée de faire converger quatre groupes de randonneurs vers un lieu précis à une heure donnée, évoluant à des vitesses différentes, ce problème de synchronisation ne semblait pas évident, voire réaliste . C’est sans compter sur l’expérience des animateurs (trices) de Randif qui depuis des années sont rodés à cet exercice délicat et qui fait partie désormais de son ADN. La seconde question qui vient à tout esprit cartésien : pourquoi ?

A table .. de ping pong !
belles balades dans la forêt de Carnelle

Multi récidiviste sur les chemins de pèlerinage, je comprends que la convergence de marcheurs vers un lieu précis s’explique facilement par la foi, l’esprit d’aventure ou la quête commune d’introspection ou tout autre raison mystique . La réponse était pourtant ailleurs. En l’occurrence, la convergence de randonnées en milieu associatif, tel Randif ou au CAF, au RIF et autres structures, a ici pour but de réunir de perpétuer la tradition de la galette mais en pleine nature ! Rappelons qu’en janvier, la galette constitue une tradition française perpétuée par une large majorité de la population et un pourcentage important du chiffre d’affaires des pâtissiers et de la grande distribution. Ainsi Randif avec sa convergence de quatre randonnées, participe au maintien à niveau de l’économie nationale.

passage délicat, les derniers coups de vent ont fait de la casse sur les chemins
Rando silencieuse dans un paysage gelé

Je n’irai pas à demander qu’elle soit déductible des impôts, mais pas loin ! Afin de justifier cette requête, j’invoquerais plutôt l’esprit de sacrifice des randonneurs de l’asso. Car marcher une bonne dizaine de kilomètres, se rejoindre sur une aire de jeu déserte , découper des galettes congelées sur des tables de tennis de table en béton, moi je dis bravo ! J’entends ici les protestations des puristes : la galette se mange tiède. Ils ignorent sans aucun doute que le transport d’un four à micro-ondes sur piles n’est pas d’une facilité évidente et que le réchauffage d’une galette sur un camping-gaz relève du sacrilège gastronomique. Alors que la température avoisinait les 3°C ce dimanche là, les randonneurs de Randif n’ont pas cédé aux sarcasmes et assumé : ils ont englouti tout ce qui se présentait sur les tables : galettes de supermarché, galette maison, ainsi que de nombreux gâteaux encore non identifiés à ce jour. Seule certitude, la concentration de produits classés G et dont le bilan calorique aurait poussé au suicide ce jour là n’importe quel nutritionniste .

l’hiver, propice au temps des cabanes enfantines
Mini chapelle.

Le taux de glycémie de certains a dû entrer dans la zone rouge. Il fallait bien çà pour affronter le reste des parcours l’après-midi même si la température corporelle des marcheurs sous perfusion de cidre fut relevée de quelques degrés . Certains d’entre eux affectés par le climat polaire ambiant ou une étrange lassitude post-digestive changèrent même de groupe. Alors que je guidais dix huit randonneurs au départ de Belloy, j’en ramenais ainsi seulement douze à Seugy ! Les effets de la convergence en basse température ont des effets insoupçonnés mais sont toujours l’occasion de partager un bon moment de convivialité. J’attends avec impatience le mois de juillet pour une convergence choucroute par 35°c de préférence !

Richard Kirsch

Merci à Gérard Gallet pour ses photos.

Voyage aux boues de l’enfer à Montmorency – Le retour

Il y a des dimanches où le randonneur parigot se demande s’il a fait le bon choix . La pluie n’avait pas cessé depuis quelques jours et il me fallut une sacrée dose de motivation pour quitter ma couette surtout lorsque une averse costaude vers 7h du matin sema le doute dans mon esprit. Bref Il fallut ainsi me faire une sacrée violence pour affronter un premier train de banlieue jusqu’à une première gare (St Lazare) , descendre dans les abysses glauques du RER E jusqu’à la gare du Nord , pour me perdre dans ses dédales de couloirs et de niveaux pour ensuite attendre le train de la ligne H en direction de Perçant Beaumont, autrement au bout de nulle part . Taverny, tout le monde descend !

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Le groupe d’un vingtaine de marcheurs emboîta le pas de Thérèse, guide expérimentée de chez Randif, toujours d’une humeur joviale qu’elles que soient les circonstances climatiques, qui nous avaient concocté un parcours de 22 km , et ce à une allure dite « moyenne » . (j’en rigole encore) La forêt de Montmorency se dessinait sur les hauteurs de la ville et nous la rejoignîmes par un sentier en pente douce qui zigzaguait entre les habitations puis s’éleva dans le bois. Dès les premiers mètres glissant je sus que le terrain allait tenir ses promesses : vous êtes venus et vous n’allez pas le regretter ! Arrivé sur le plateau après cette courte ascension, le groupe un peu asphyxié par l’effort soudain se dispersa dans la nature pour satisfaire quelques besoins physiologiques contenus durant le trajet .

Soyons franc, la forêt de Montmorency n’ a vraiment rien d’engageant sous le ciel gris. Près de 70% des châtaigniers n’ont pas survécu à la déshydratation due à la l’attaque de leurs racines par un champignon . ‘LONF a dû en abattre par milliers, des parcelles entières ont ainsi été rasées et replantées d’espèces plus endurantes. Il faudra quelques décennies pour que cette forêt déplumée retrouve une allure présentable. C’est à ce moment précis que Thérèse tomba en panne de réseau 4G qui la priva du chargement de son fond de carte numérique..et par la même d’un positionnement précis. Retour à la méthode papier traditionnelle et direction l’étang Godard, point d’orgue de la journée.

Désolé les cinéphiles, rien à voir avec le fameux Jean-Luc Godard , puisqu’il s’agit d’ Auguste Godard qui fut maire de Taverny (1855-1859) propriétaire du château du Haut-Tertre et propriétaire de la partie de la forêt où s’étendait « La mare aux sangsues » dénommée depuis….  « Etang Godard » dont le niveau de l’eau est ici fonction uniquement de la pluviométrie. Afin de nous le rappeler, la pluie avait justement détrempé les chemins, ralentissant la progression du groupe dont la misérable moyenne s’établit à 3,8 km ce jour là . Nous devions malgré tout rejoindre la gare d’Ecouen et c’est peu dire que la fin fut particulièrement pénible, humide, crotteuse, bref épuisante dans un exercice d’équilibriste permanent. Néanmoins Randif a su forger au fil des ans chez ses membres un moral traité 100% inox, de quoi passer malgré l’adversité une excellente journée. Joies et douleurs des randos hivernales !

Texte et photos Richard Kirsch
Publications de l’auteur en un clic : Le guide Numérique de la Randonnée 2023 (recommandé à ceux qui persiste à randonner avec Google Map ! )

Petit guide pour réussir sa première grande itinérance (pour ceux qui se posent les questions existentielles hors w.e ! )

Rando périurbaine et chocolatée autour de Noisiel (77)

L’Ile-de-France se densifie d’année en année. Le Grand Paris en fera dans moins d’une décennie l’une des métropoles européennes les plus importantes . Les urbanistes, les promoteurs, les écologistes, les municipalités s’affrontent souvent dans des intérêts divergents mais tentent de relever un défi, celui de donner aux franciliens un cadre de vie supportable et faciliter leurs déplacements.

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Le Grand Paris Express va construire 63 gares supplémentaires autour desquelles vont naître des zones de résidences et de commerces dans un rayon de 800 m. Dans ce nouveau maillage de voies rapides, de métro automatique, la sauvegarde des espaces verts reste un enjeu majeur tout comme celle d’un patrimoine architectural et culturel certes protégé sans cesse menacé. Il suffit de quitter les sentiers de nos chères forêts un dimanche pour avoir un panorama de ce que sera demain la région. A cette occasion une vingtaine de marcheurs de Randif ont suivi l’itinéraire proposé par Joséphine au départ de la gare de Noisiel (RER A) dans le Val de Marne.

Châteaux d’eau de Noisiel et temple boudhiste vietnamien

Cette belle balade péri urbaine de 22 km illustre parfaitement les travaux entrepris dans la région pour conserver ce cadre verdoyant . Les bords de Marne (et ceux de la Seine) font l’objet d’une réhabilitation constante pour être rendus aux piétons et aux vélos. Désormais on peut remonter la Marne sur des kilomètres et découvrir ses nombreuses îles , le barrage de Noisiel, le fameux moulin de Douvres, et sa multitude d’étangs où fleurissent clubs et bases nautiques . Après avoir longé la rivière et contourné l’Ile aux loisirs de Vaires-Torcy, le groupe a posé son pique-nique sur une pelouse de la station de pompage. Un beau soleil d’automne illuminait des étangs improbables perdus entre les lotissements, donnant à cette banlieue des airs de campagne. Ce fut aussi l’occasion de replonger dans l’histoire du tissu industriel important qui entourait jadis la capitale avec notamment un passage par la Cité ouvrière de Noisiel.

La dynastie des Menier construisit ici à partir de 1816 une usine de chocolat, une entreprise qui fut l’un de fleurons de l’industrie française. On lui doit l’invention de la tablette de chocolat . L’arrivée des barres chocolatées américaines mit fin à ce règne.

et à sa prospérité.

La famille Menier, chocolatiers de père en fils y avait construit une véritable ville pour y accueillir et loger à la fin du XVIIIe siècle les centaines d’ouvriers de la célèbre chocolaterie, aujourd’hui classée aux Monuments historiques mais dont certains bâtiments sont eux aussi menacés par le bétonnage. L’inventeur de la tablette de chocolat mit tout en œuvre pour donner de nombreuses facilités aux ouvrières en y créant crèche , école, réfectoires. Tout en tenant à l’écart l’église du village, en bon entrepreneur laïc et républicain ! Aujourd’hui les maisons de la Cité ouvrière sagement alignées ont été pour la plupart ravalées mais conservent encore beaucoup de charme et de calme.

Une statue d’Emile Menier a été dressée sur la grand place face à la mairie et aux anciens réfectoires dont les briques symbolisent toute cette époque laborieuse. Le trajet du retour vers la gare de Noisiel passe par le joli château de Champs-sur-Marne. Son jardin à la française et son parc descendent jusqu’au bassin de Champs Fleuri . La Seine et Marne regorge de ces petits joyaux. Il suffit juste de s’aventurer dans ces territoires avec curiosité, s’y perdre parfois et laisser cours à son imagination pour revivre un instant cette fabuleuse histoire de Paris.

Texte et photos : Richard Kirsch (trekkingzone.fr)

Idée rando : de Chevreuse au Perray en Yvelines- 24 km

un parcours de 24 km très boisé , dénivelé 350m +

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Ce bel itinéraire de 24 km se déroule en majorité en sous-bois entre la vallée de Chevreuse et le nord-ouest de forêt de Rambouillet, avec très peu de route goudronnée et quelques passages en lisière de bois. Malgré les apparences ce long parcours s’avéra un peu éprouvant pour ceux qui l’abordèrent à un rythme soutenu, comme l’avait programmé Laurence notre guide de l’association parisienne Randif! Cette randonnée qui passe par le GR1 C cumule en effet au final plus de 300m de dénivelé positif sur un relief très bosselé. Un de nos camarades ayant sous-estimé cette difficulté y laissa une cheville endolorie et une retour chez lui en taxi une fois arrivé à Paris. On retrouve ici le même caractère du bassin sédimentaire de Fontainebleau, avec ses pins, ses chênes , charmes et autres bouleaux dans des étendues de fougères et les fameux rochers de gré sur un fond sablonneux. Rappelez vous , Il y a 300 millions d’années la mer recouvrait toute l’Ile-de France ! Il n’est pas rare de retrouver ici et là quelques fossiles.

quelques passages à découvert en lisière de forêt
De nombreux clubs équestres ont élus domicile dans la forêt de Rambouillet et ses environs

Les Vaux de Cernay sont magnifiques en ce début d’automne et il fait bon pique-niquer sur le promontoire qui domine les cascades. N’espérez pas contempler, même de loin, la fameuse abbaye, elle est totalement en cours de rénovation. Le secteur est plutôt fréquenté lors des week-ends et les randonneurs partagent souvent l’espace avec les VTT. Deux villages seulement permettent de recharger en eau le cas échéant .

les cascades des Vaux de Cernay en contre-bas du GR1 C

Côté accès, les franciliens venant de la capitale prendront le RER B à Denfert-Rochereau pour rejoindre le départ à la gare de Chevreuse. Le retour se fit ici à la gare du Perray-en-Yvelines pour rejoindre la gare Montparnasse. Il faut compter une bonne heure de trajet et les trains n’y passe que toute les heures. Ce parcours peut se faire en toutes saisons car il est bien abrité et ses sentiers souvent sablonneux restent toujours praticables par temps de pluie.

texte et photos Richard Kirsch

Idée randonnée 91 de gare à gare : Boutigny – Etrechy . 22 km

Pas facile de trouver de nouveaux itinéraires de randonnée dans l’espace du pass Navigo parigot qui au fil des années se réduit comme une peau de chagrin . Il faut souvent aller aux confins de la zone 5 dans l’Essonne , prendre son mal en patience et jongler entre deux RER ! Ce parcours sans grandes difficultés débute ainsi à la gare de Boutigny, station du RER D , que tout randonneur parisien prend généralement à la gare de Lyon .

Une longue diagonale de 22 km

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Le traceur de cet itinéraire jongle lui aussi dans un patchwork de plaines agricoles et de bosquets boisés , une espèce d’effilochage du bassin sédimentaire de la forêt, avec son même décor de sentiers serpentant aux milieux des pins et les blocs de granites.

Passage par le GR11 et ses attaques de buses !
Un décor rocheux entre les pins, type forêt de Fontainebleau

Le randonneur connaît toutefois de longs passages à découvert et il vaut mieux prévoir suffisamment d’eau les chaudes journée d’été, sachant que les cimetières de Boissis-le-cutté et Villeneuve-sur-Auvers peuvent toujours dépanner les moins prévoyant. A ce sujet, il faut cependant souligner que les municipalités ne garantissent pas toujours la qualité de l’eau… d’arrosage .

Arrivée à Etrechy par les rives de la Juine

Quelques rares panneaux mettent ainsi en garde les visiteurs de ces cimetières. Cette diagonale Sud/Est – Nord/ouest de 22 km environ conduit à la gare d’Etrechy, qui elle se trouve sur le RER C ! Bonne balade à la campagne avec une arrivée bucolique sur les bords de la Juine, bel affluent de l’Essonne.

Idée rando d’été : de Verneuil/S. à Herblay, 22 km, de gare à gare

Une belle balade estivale de 22 km en bord de Seine

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Les beaux jours et la chaleur arrivent, c’est le moment d’aller chercher un peu de fraîcheur aux bords des rivières . Voici une belle balade par les boucles de la Seine entre les gares de Verneuil/Seine et Herblay. Cet itinéraire qui passe par le fameux GR2 vous fera découvrir les bourgs accueillant de Triel , Chanteloup-les-vignes avant de rejoindre Conflans-St Honorine.

Vue surprenante au loin sur le quartier de la Défense et la Tour Eiffel.
Le joli village de Triel

La capitale de la batellerie francilienne sera l’occasion d’une visite à part . Durant cette randonnée vous pouvez également aller pique-niquer sur l’île Nancy ou vous restaurer à la guinguette de l’île . Le bac est gratuit pour cette mini traversée proposée uniquement l’été. De nombreuses expositions y sont régulièrement organisées.

L’église de Chanteloup-aux-Vignes
Tracé du GR2
Le petit bac sur la Seine pour rejoindre l’ïle Nancy

Le parcours de termine par une longue remontée de la berge vers Herblay, un espace verdoyant désormais totalement réhabilité pour les promeneurs à pied ou à vélo. Il existe de nombreux bistrots et glaciers pour vous rafraîchir . Ce parcours de 23 km ne présente pas de difficultés, juste une belle grimpette sur le coteau dominant la Seine au départ.

Verneuil/Seine et Herblay sont accessibles depuis la Gare St Lazare. (ligneJ – Pass Navigo ou Mobilis 4€ pour la journée)

Les falaises de la Seine sur le GR2, de Vernon à Mantes-la-Jolie.

Il y a des millénaires la Seine a creusé son lit dans l’empilement sédimentaire du bassin parisien. Aujourd’hui une vallée verdoyante borde son cours le long de ses méandres, ses bras et sa multitudes d’îles. Elle y a gravé des falaises de craie étincelantes d’où émerge une forêt généreuse. C’est ci, à la limite du Parc Naturel Régional du Vexin français que passe le GR2. Long de 260 km, ce chemin débute à Montereau Fault-Yonne,(Seine-et-Marne) traverse la capitale et se termine à Vernon (Eure) .

Un beau parcours de 37 km très sinueux, aux nombreuses bosses. A réaliser en un ou deux jours avec une nuit à La Roche-Guyon.

Afin d’en découvrir la beauté, je vous propose de parcourir ce GR depuis cette gare jusqu’à celle de Mantes-la-Jolie. Cet itinéraire d’environ 38 km peut se faire en un ou deux jours suivant vos envies et votre forme. Pour ma part, je l’ai réalisé en deux étapes avec mes camarades Amigo Rando en passant une nuit dans le gîte de groupes à La Roche-Guyon (capacité 12 personnes – 22€/personnes). Cette première étape de 15 km passe par la très célèbre (voire trop) ville de Giverny fréquentée par des centaines de touristes venant visiter l’univers du peintre impressionniste Claude Monnet qui vécu là jusqu’en 1926 .

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Des pentes parfois très raides sur ce parcours bosselé à souhait.
Une première étape de 15 km au départ de Vernon.

Une fois passé cette sympathique foule, vous retrouvez le calme du GR2 pour marcher à flanc de coteau vers St Geneviève-les-Gasny avant de descendre à Gommecourt. Après une longue montée sur la route, le village de La Roche-Guyon émerge en contre-bas dans son écrin boisé. Le donjon médiéval domine domine le fameux château propriété des La Rochefoucauld, un édifice magnifique, classé, adossé à la falaise crayeuse creusée ici et là de cavités troglodytes . La Roche-Guyon mérite bien son classement aux « Plus beaux villages de France » et il fait bon y prendre un verre le soir en terrasse après cette première partie très agréable. Dès le lendemain belle grimpette matinale ! Le GR2 comporte en effet une rampe assez raide, un escalier qui vous fera prendre 100 m de dénivelé d’un coup !

La Roche-Guyon, une perle de ces boucles de la Seine à la limite du Vexin français.
Des cafés troglodytes creusés dans la falaise crayeuse.

Puis la pente devient plus douce et de bosse en bosse le chemin mène ensuite à Vétheuil presque sur la ligne de crête. De ce panorama, vous avez une jolie vue sur la base de loisirs de Moisson-Lavacourt (j’y ai tiré mes premiers bords en planche à voile il y a .. ouh la ! ). Nouvelle descente, après une halte au café du club hippique de St Martin-La Garenne, vous poursuivrez ainsi le GR2 surplombant l’anse de la Seine avant de plonger vers Follainville-Dennemont .

La très belle église de Vétheuil .
le château de la Roche-Guyon, demeure des La Rochefoucauld .

Arrivé presque à la berge et au petit port de plaisance de Mantes, le chemin suit une succession d’escaliers sur le sentier du Renard. Mais vous n’êtes pas encore rendu à la gare ! Il vous faut d’abord traverser le pont ou emprunter la nouvelle passerelle piétonne qui vous conduira devant la splendide Collégiale Notre-Dame dont l’architecture reprend de nombreux aspects de celle de Paris, puis marcher encore dans le centre ville jusqu’à la gare de Mantes-La-Jolie, plus éloignée mais mieux desservie que celle de Mantes-Station . Vous savez tout , il ne vous reste plus qu’à organiser ce périple sur un w.e en prenant soin de réserver votre hébergement dans cette région très touristique entre Ile-de France et Normandie.

La cartographie très abondante de la région

la coupe géologique du bassin parisien
Une rando longue au bon dénivelé .

Idée rando Gâtinais – 17 km entre Lardy et Etrechy, de gare à gare.

Les PNR d’Ile-de-France
En pleine campagne à une heure de Paris !

Voici une randonnée facile qui vous fera découvrir un visage verdoyant de l’Essonne, notamment le PNR du Gâtinais français (Parc Naturel Régional) . Situées sur la ligne RER C de Saint -Martin d’Etampes, les gares de Lardy et d’Etrechy constituent deux étapes idéales pour tracer cette randonnée de 17 km environ autour d’Auvers-Saint-Georges . Le parcours proposé ne présente pas de difficultés en terme de dénivelé et offre aux marcheurs de tous niveaux l’occasion de découvrir les différentes facettes de ce département, entre petits bois et grandes plaines agricoles. Ce parcours passe par de charmants villages, comme Jonville-sur-Juine, souvent bien restaurés, avec leur belle église et souvent un lavoir. Ces bourgs relativement préservés dans le PNR sont devenus les lieux de villégiature privilégiés ou de résidences secondaires, d’une population francilienne en quête d’espace et ce à une heure de la capitale par le train !

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Un département au patrimoine naturel et culturel très riche.

Idée rando 77 : la boucle des villages de la Brie au sud de Provins. (20 km)

Parmi les nombreux itinéraires de la Seine-et-Marne, je vous propose cette semaine une boucle de 20 km au départ de la gare de Longueville ( Ligne de Provins depuis la gare de l’Est) . Malgré les apparences cet itinéraires comporte quelques bons dénivelés mais reste très facile sur son ensemble . Il alterne les passages en sous-bois et en plaine . Tout son charme réside dans la traversée des villages de la Brie, de petits bourgs où siège des églises de styles roman . Je vous conseillerais cependant d’effectuer cette randonnée de préférence par temps sec et au printemps car le chemin est parfois boueux et à découvert. Le balisage n’est pas toujours évident à suivre car les tronçons s’alternent aussi en PR (jaune) PR local (bleu ou vert et jaune) et le GR11 habituel en blanc et jaune. Bonne balade !

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Création d’artistes locaux mode récup !
le viaduc SNCF de Longueville
Prudence encore dans les zones de chasse. Un accident mortel a eu lieu à Aurillac sur un chemin balisé ce we là
Le bistrot-épicerie du village , un vrai patrimoine à conserver .

Idée rando : Les Vaux de Cernay, 24 km sur un concentré de nature

Il existe en Ile-de-France des coulées boisées qui échappent encore à l’urbanisation galopante et rassemblent sur quelques hectares une richesse naturelle préservée . Les Vaux de Cernay en sont le symbole même.

Pour y accéder, il suffit de vous rendre à la gare du Perray-en-Yvelines, sur la ligne L qui mène à Rambouillet. L’itinéraire proposé, une large boucle de 24 km, vous fera randonner de chaque côté du Ru de Cernay, ou alternent les petits sentiers tortueux et les grandes allées qu’empruntaient jadis les carrosses de la noblesse. La fameuse abbaye n’est qu’à deux pas mais son parc est hélas en accès privé.

L’hiver révèle toute la majesté des chênes dépouillés.

Ces hauteurs mêmes modestes sont un formidable terrain de jeux pour ceux qui souhaitent en découdre avec les dénivelés qu’ils auront tracés sur le papier . Si vous êtes plus contemplatif, laissez-vous guider et admirez la beauté des chênes parfois centenaires qui étendent leur ramure dépouillée et majestueuse vers les quatre horizons en hiver. Près de 10.000 nouveaux arbres seront d’ailleurs replantés ici .

Quelques jolies buttes pour vous mettre en jambes !

Des bosquets de bouleaux se mêlent parfois au décor alors que des troncs , vestiges des tempêtes passées, tapissent le sol de leur mousse verte éclatante. En contre-bas, la mince rivière se fraie un destin vers l’étang de Cernay et laisse ici et là des marécages aux rives couvertes de jongs. A mi-parcours, ne manquez pas de rejoindre les rochers pour un pique-nique panoramique . La forêt de Rambouillet s’étend devant vous , plein sud , à l’infini .

Pique-nique raclette avec Amigo Rando