Tous les articles par parigot92270

Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle . Bonne lecture et bonne route . Contact : richard.kirsch92@gmail.com

Guide Numérique de la Randonnée 2023 . Téléchargement PDF gratuit. (don de soutien)

Bonjour à tous les randonneurs en route …vers le futur ! Voici une compilation des principaux outils numériques mis à notre disposition en termes de positionnement, d’orientation, de tracé et partage de parcours. Ce petit guide concerne les randonneurs et les cyclistes. Les futurs marcheurs sur les chemins de Compostelle y découvriront les meilleurs applications pour smartphone pour préparer leur aventure et la vivre en toute sécurité . Un shopping numérique résume quelques uns des assistants connectés, des GPS et des balises de secours destinées aux trekkers. Si ce guide vous a plu , encouragez l’auteur à récidiver l’an prochain en publiant toute l’actualité de ces pratiques . Bonne balade !

la convergence randos, c’est pas du gâteau.. mais de la galette.

Vu de l’extérieur avec un regard neuf, l’idée de faire converger quatre groupes de randonneurs vers un lieu précis à une heure donnée, évoluant à des vitesses différentes, ce problème de synchronisation ne semblait pas évident, voire réaliste . C’est sans compter sur l’expérience des animateurs (trices) de Randif qui depuis des années sont rodés à cet exercice délicat et qui fait partie désormais de son ADN. La seconde question qui vient à tout esprit cartésien : pourquoi ?

A table .. de ping pong !
belles balades dans la forêt de Carnelle

Multi récidiviste sur les chemins de pèlerinage, je comprends que la convergence de marcheurs vers un lieu précis s’explique facilement par la foi, l’esprit d’aventure ou la quête commune d’introspection ou tout autre raison mystique . La réponse était pourtant ailleurs. En l’occurrence, la convergence de randonnées en milieu associatif, tel Randif ou au CAF, au RIF et autres structures, a ici pour but de réunir de perpétuer la tradition de la galette mais en pleine nature ! Rappelons qu’en janvier, la galette constitue une tradition française perpétuée par une large majorité de la population et un pourcentage important du chiffre d’affaires des pâtissiers et de la grande distribution. Ainsi Randif avec sa convergence de quatre randonnées, participe au maintien à niveau de l’économie nationale.

passage délicat, les derniers coups de vent ont fait de la casse sur les chemins
Rando silencieuse dans un paysage gelé

Je n’irai pas à demander qu’elle soit déductible des impôts, mais pas loin ! Afin de justifier cette requête, j’invoquerais plutôt l’esprit de sacrifice des randonneurs de l’asso. Car marcher une bonne dizaine de kilomètres, se rejoindre sur une aire de jeu déserte , découper des galettes congelées sur des tables de tennis de table en béton, moi je dis bravo ! J’entends ici les protestations des puristes : la galette se mange tiède. Ils ignorent sans aucun doute que le transport d’un four à micro-ondes sur piles n’est pas d’une facilité évidente et que le réchauffage d’une galette sur un camping-gaz relève du sacrilège gastronomique. Alors que la température avoisinait les 3°C ce dimanche là, les randonneurs de Randif n’ont pas cédé aux sarcasmes et assumé : ils ont englouti tout ce qui se présentait sur les tables : galettes de supermarché, galette maison, ainsi que de nombreux gâteaux encore non identifiés à ce jour. Seule certitude, la concentration de produits classés G et dont le bilan calorique aurait poussé au suicide ce jour là n’importe quel nutritionniste .

l’hiver, propice au temps des cabanes enfantines
Mini chapelle.

Le taux de glycémie de certains a dû entrer dans la zone rouge. Il fallait bien çà pour affronter le reste des parcours l’après-midi même si la température corporelle des marcheurs sous perfusion de cidre fut relevée de quelques degrés . Certains d’entre eux affectés par le climat polaire ambiant ou une étrange lassitude post-digestive changèrent même de groupe. Alors que je guidais dix huit randonneurs au départ de Belloy, j’en ramenais ainsi seulement douze à Seugy ! Les effets de la convergence en basse température ont des effets insoupçonnés mais sont toujours l’occasion de partager un bon moment de convivialité. J’attends avec impatience le mois de juillet pour une convergence choucroute par 35°c de préférence !

Richard Kirsch

Merci à Gérard Gallet pour ses photos.

Voyage aux boues de l’enfer à Montmorency – Le retour

Il y a des dimanches où le randonneur parigot se demande s’il a fait le bon choix . La pluie n’avait pas cessé depuis quelques jours et il me fallut une sacrée dose de motivation pour quitter ma couette surtout lorsque une averse costaude vers 7h du matin sema le doute dans mon esprit. Bref Il fallut ainsi me faire une sacrée violence pour affronter un premier train de banlieue jusqu’à une première gare (St Lazare) , descendre dans les abysses glauques du RER E jusqu’à la gare du Nord , pour me perdre dans ses dédales de couloirs et de niveaux pour ensuite attendre le train de la ligne H en direction de Perçant Beaumont, autrement au bout de nulle part . Taverny, tout le monde descend !

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Le groupe d’un vingtaine de marcheurs emboîta le pas de Thérèse, guide expérimentée de chez Randif, toujours d’une humeur joviale qu’elles que soient les circonstances climatiques, qui nous avaient concocté un parcours de 22 km , et ce à une allure dite « moyenne » . (j’en rigole encore) La forêt de Montmorency se dessinait sur les hauteurs de la ville et nous la rejoignîmes par un sentier en pente douce qui zigzaguait entre les habitations puis s’éleva dans le bois. Dès les premiers mètres glissant je sus que le terrain allait tenir ses promesses : vous êtes venus et vous n’allez pas le regretter ! Arrivé sur le plateau après cette courte ascension, le groupe un peu asphyxié par l’effort soudain se dispersa dans la nature pour satisfaire quelques besoins physiologiques contenus durant le trajet .

Soyons franc, la forêt de Montmorency n’ a vraiment rien d’engageant sous le ciel gris. Près de 70% des châtaigniers n’ont pas survécu à la déshydratation due à la l’attaque de leurs racines par un champignon . ‘LONF a dû en abattre par milliers, des parcelles entières ont ainsi été rasées et replantées d’espèces plus endurantes. Il faudra quelques décennies pour que cette forêt déplumée retrouve une allure présentable. C’est à ce moment précis que Thérèse tomba en panne de réseau 4G qui la priva du chargement de son fond de carte numérique..et par la même d’un positionnement précis. Retour à la méthode papier traditionnelle et direction l’étang Godard, point d’orgue de la journée.

Désolé les cinéphiles, rien à voir avec le fameux Jean-Luc Godard , puisqu’il s’agit d’ Auguste Godard qui fut maire de Taverny (1855-1859) propriétaire du château du Haut-Tertre et propriétaire de la partie de la forêt où s’étendait « La mare aux sangsues » dénommée depuis….  « Etang Godard » dont le niveau de l’eau est ici fonction uniquement de la pluviométrie. Afin de nous le rappeler, la pluie avait justement détrempé les chemins, ralentissant la progression du groupe dont la misérable moyenne s’établit à 3,8 km ce jour là . Nous devions malgré tout rejoindre la gare d’Ecouen et c’est peu dire que la fin fut particulièrement pénible, humide, crotteuse, bref épuisante dans un exercice d’équilibriste permanent. Néanmoins Randif a su forger au fil des ans chez ses membres un moral traité 100% inox, de quoi passer malgré l’adversité une excellente journée. Joies et douleurs des randos hivernales !

Texte et photos Richard Kirsch
Publications de l’auteur en un clic : Le guide Numérique de la Randonnée 2023 (recommandé à ceux qui persiste à randonner avec Google Map ! )

Petit guide pour réussir sa première grande itinérance (pour ceux qui se posent les questions existentielles hors w.e ! )

Rando périurbaine et chocolatée autour de Noisiel (77)

L’Ile-de-France se densifie d’année en année. Le Grand Paris en fera dans moins d’une décennie l’une des métropoles européennes les plus importantes . Les urbanistes, les promoteurs, les écologistes, les municipalités s’affrontent souvent dans des intérêts divergents mais tentent de relever un défi, celui de donner aux franciliens un cadre de vie supportable et faciliter leurs déplacements.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Le Grand Paris Express va construire 63 gares supplémentaires autour desquelles vont naître des zones de résidences et de commerces dans un rayon de 800 m. Dans ce nouveau maillage de voies rapides, de métro automatique, la sauvegarde des espaces verts reste un enjeu majeur tout comme celle d’un patrimoine architectural et culturel certes protégé sans cesse menacé. Il suffit de quitter les sentiers de nos chères forêts un dimanche pour avoir un panorama de ce que sera demain la région. A cette occasion une vingtaine de marcheurs de Randif ont suivi l’itinéraire proposé par Joséphine au départ de la gare de Noisiel (RER A) dans le Val de Marne.

Châteaux d’eau de Noisiel et temple boudhiste vietnamien

Cette belle balade péri urbaine de 22 km illustre parfaitement les travaux entrepris dans la région pour conserver ce cadre verdoyant . Les bords de Marne (et ceux de la Seine) font l’objet d’une réhabilitation constante pour être rendus aux piétons et aux vélos. Désormais on peut remonter la Marne sur des kilomètres et découvrir ses nombreuses îles , le barrage de Noisiel, le fameux moulin de Douvres, et sa multitude d’étangs où fleurissent clubs et bases nautiques . Après avoir longé la rivière et contourné l’Ile aux loisirs de Vaires-Torcy, le groupe a posé son pique-nique sur une pelouse de la station de pompage. Un beau soleil d’automne illuminait des étangs improbables perdus entre les lotissements, donnant à cette banlieue des airs de campagne. Ce fut aussi l’occasion de replonger dans l’histoire du tissu industriel important qui entourait jadis la capitale avec notamment un passage par la Cité ouvrière de Noisiel.

La dynastie des Menier construisit ici à partir de 1816 une usine de chocolat, une entreprise qui fut l’un de fleurons de l’industrie française. On lui doit l’invention de la tablette de chocolat . L’arrivée des barres chocolatées américaines mit fin à ce règne.

et à sa prospérité.

La famille Menier, chocolatiers de père en fils y avait construit une véritable ville pour y accueillir et loger à la fin du XVIIIe siècle les centaines d’ouvriers de la célèbre chocolaterie, aujourd’hui classée aux Monuments historiques mais dont certains bâtiments sont eux aussi menacés par le bétonnage. L’inventeur de la tablette de chocolat mit tout en œuvre pour donner de nombreuses facilités aux ouvrières en y créant crèche , école, réfectoires. Tout en tenant à l’écart l’église du village, en bon entrepreneur laïc et républicain ! Aujourd’hui les maisons de la Cité ouvrière sagement alignées ont été pour la plupart ravalées mais conservent encore beaucoup de charme et de calme.

Une statue d’Emile Menier a été dressée sur la grand place face à la mairie et aux anciens réfectoires dont les briques symbolisent toute cette époque laborieuse. Le trajet du retour vers la gare de Noisiel passe par le joli château de Champs-sur-Marne. Son jardin à la française et son parc descendent jusqu’au bassin de Champs Fleuri . La Seine et Marne regorge de ces petits joyaux. Il suffit juste de s’aventurer dans ces territoires avec curiosité, s’y perdre parfois et laisser cours à son imagination pour revivre un instant cette fabuleuse histoire de Paris.

Texte et photos : Richard Kirsch (trekkingzone.fr)

Le Guide Numérique de la Randonnée 2023 est paru ! ( PDF 22 pages)

Devant le foisonnement des outils numériques en randonnée, une synthèse s’imposait . C’est fait ! Voici le GUIDE NUMERIQUE DE LA RANDONNEE 2023 . Randonneurs, cyclistes souriez ..vous êtes tracés !

Qu’est-ce qu’une trace au format .gpx ? Quel fond de carte topographique choisir en randonnée ? Quelles sont les meilleures Applis pour cheminer vers Compostelle.. ou pour mon entraînement VTT ? Voici les réponses aux principales questions du randonneur et du cycliste connectés. Téléchargeable en PDF pour seulement 2,49€

Au sommaire de ce numéro —–Retour sur l’histoire de l’IGN
-Les cartes «intelligentes »
-Des constellations de satellites
-Les divers fonds de carte
-Utilisation des traces numériques
-Sélection des meilleurs trackers
-Les meilleurs applis Compostelle
-Shopping randonneur high tech
-Les balises de détresse
-Le top des applis spéciales vélo

22 pages 100% numériques

Comment acquérir ce guide en téléchargement ? Ultra simple :

1 –Procédez au paiement sur STRIPE, via ce lien Commande (pas de fichier mails constitué , 100% sécurisé)

2 -A réception de votre paiement STRIPE ( ou d’un sms au +33 6 85 83 36 03 pour m’en avertir) , je vous faire parvenir le PDF par e-mail sous 24h00 .

Merci et à très bientôt .

Richard Kirsch (richard.kirsch92@gmail.com)

Erratum texte .Rectificatif App Compostelle : Via de la Plata : https://viadelaplataapp.com/

Rando du Vexin, 22 km dans les pas de Jules César, de Boissy à Chars.

Une randonnée de 22 km entre bosquets et plaines agricoles

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Bienvenue dans un formidable espace de randonnée de 65.000 ha, le Parc Régional Naturel du Vexin ! Le nombre des itinéraires varie ici à l’infini dans cet univers très agricole dont l ‘alternance de bosquets et de plaines lui donne sur la carte des airs d’une véritable dentelle . Pour s’en convaincre il suffit de suivre le tracé de ce parcours depuis la gare de Boissy-l’Aillerie et de remonter vers le nord-ouest . Privé d’obstacles, un vent doux balaie de toute sa puissance ce jour-là ce décors épuré.

La chaussée de César traverse le Val d’Oise sur une ligne rectiligne se perdant à l’horizon.

De petits ruisseaux serpentent en secret dans les petits bosquets
Les premières couleurs d’automne

En ce début d’automne les champs de céréales ont été moissonnés et reçu leur premier labour. Il subsiste cependant les stigmates de la récente canicule . Des hectares de maïs meurent de soif sous nos yeux et les champs de betteraves ne semblent pas en meilleure forme. La sécheresse bouscule l’agriculture locale et crée même des conflits. Les plantations de Sorgho, une céréale sans gluten et nécessitant moins d’eau, ont fait leur apparition. Un projet de méthaniseur agricole a provoqué une levée de boucliers des riverains craignant ses probables nuisances.

Le Vexin regorge de nombreux lavoirs, vestiges d’une époque rurale d’un autre temps
Les plantations de Sorgho ont fait leur apparition dans le paysage.

Dans cette partie du Vexin le randonneur évolue parfois dans l’ombre en lisière de ces bois, puis revient dans l’immensité. Cagnard en été et brise glaciale en hiver , au choix ! Coté topo, il y a des millénaires , les romains ont tracé ici une voie rectiligne pour le commerce et la circulation des troupes . Celle-ci s’étendait entre Rouen et Lutèce. Dans le Val d’Oise, la Chaussée de César traverse ainsi le Vexin d’un seul jet.

Seules quelques bornes gravées rappellent au bord du chemin cette période ou la Gaulle faisait partir de cet empire gigantesque. Car l’histoire ne cesse d’émerger ici et là dans le Vexin, avec des sépultures du néolithique et ses villages médiévaux.

Au fil des kilomètres nous traversons ainsi plusieurs bourgs plongés dans une tranquillité dominicale bienfaisante pour nous autres, marcheurs de la ville . Le Vexin se montre clément avec un relief bosselé et dont le sommet culminant à 291 m en fait le point le plus élevé d’Ile-de-France ! Quelques étangs aménagés et bien entretenus complètent ce panorama accueillant du parc naturel. Il nous faudra plus de cinq heures pour rejoindre la gare de Chars en passant pas le joli village de Moussy . Les trains pour Paris ne passent que toutes les heures , le temps de se détendre sous les derniers rayons du soleil avant de revenir dans la fébrilité de la capitale.

Merci à Thérèse de randif pour la balade.

Idée rando : de Chevreuse au Perray en Yvelines- 24 km

un parcours de 24 km très boisé , dénivelé 350m +

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Ce bel itinéraire de 24 km se déroule en majorité en sous-bois entre la vallée de Chevreuse et le nord-ouest de forêt de Rambouillet, avec très peu de route goudronnée et quelques passages en lisière de bois. Malgré les apparences ce long parcours s’avéra un peu éprouvant pour ceux qui l’abordèrent à un rythme soutenu, comme l’avait programmé Laurence notre guide de l’association parisienne Randif! Cette randonnée qui passe par le GR1 C cumule en effet au final plus de 300m de dénivelé positif sur un relief très bosselé. Un de nos camarades ayant sous-estimé cette difficulté y laissa une cheville endolorie et une retour chez lui en taxi une fois arrivé à Paris. On retrouve ici le même caractère du bassin sédimentaire de Fontainebleau, avec ses pins, ses chênes , charmes et autres bouleaux dans des étendues de fougères et les fameux rochers de gré sur un fond sablonneux. Rappelez vous , Il y a 300 millions d’années la mer recouvrait toute l’Ile-de France ! Il n’est pas rare de retrouver ici et là quelques fossiles.

quelques passages à découvert en lisière de forêt
De nombreux clubs équestres ont élus domicile dans la forêt de Rambouillet et ses environs

Les Vaux de Cernay sont magnifiques en ce début d’automne et il fait bon pique-niquer sur le promontoire qui domine les cascades. N’espérez pas contempler, même de loin, la fameuse abbaye, elle est totalement en cours de rénovation. Le secteur est plutôt fréquenté lors des week-ends et les randonneurs partagent souvent l’espace avec les VTT. Deux villages seulement permettent de recharger en eau le cas échéant .

les cascades des Vaux de Cernay en contre-bas du GR1 C

Côté accès, les franciliens venant de la capitale prendront le RER B à Denfert-Rochereau pour rejoindre le départ à la gare de Chevreuse. Le retour se fit ici à la gare du Perray-en-Yvelines pour rejoindre la gare Montparnasse. Il faut compter une bonne heure de trajet et les trains n’y passe que toute les heures. Ce parcours peut se faire en toutes saisons car il est bien abrité et ses sentiers souvent sablonneux restent toujours praticables par temps de pluie.

texte et photos Richard Kirsch

Cahier Sciences & Vie : Le Mystère Compostelle.

La presse publie régulièrement des magazines sur Compostelle, un sujet devenu ces dernières années très médiatique voire très vendeur. L’excellente revue Sciences & Vie propose des cahiers thématiques, son numéro de septembre 2022 traite aussi de ce sujet . Cette publication extrêmement bien documentée, basée sur des études historiques solides, notamment le « Codex Calixtinus« , apporte un nouvel éclairage sur ce pèlerinage millénaire encore plein de mystères.

Cette immersion passionnante dans l’histoire plonge le randonneur moderne que je suis, pèlerin multi récidiviste, dans une légende à la fois religieuse et très politique surprenante. Au fil des siècles, l’histoire de Compostelle se révèle. On y apprend notamment comment l’Espagne catholique va promouvoir ce chemin pour contrer la concurrence de ceux de Rome ou Jérusalem, dans une démarche aussi très économique ! Car les miracles de reliques et notamment celle de Saint-Jacques font recette dans toute l’Europe. Compostelle va donc mettre le monde en marche durant des siècles. Ces chemins perdent parfois de leur importance puis renaissent au gré dès évènements.

Le Codex Calixtinus, l’ouvrage de base sur le parcours d’un compagnon du Christ devenu martyr et dont les religues ont mis l’Europe en marche vers la Galice
Jacques le Majeur, un apôtre un peu hors normes sur la voie de l’évangélisation en Espagne.

Ce cahier de Sciences & Vie rentre en détails dans l’histoire des quatre voies principales en France : Tour, Vézelay, Le Puy en Velay et Arles, les complète de témoignages anciens parfois d’anecdotes savoureux et d’encadrés tout aussi passionnant. Il traite aussi d’un sujet moins connu, le pèlerinage par la mer des croyants venant des iles britanniques. Ce numéro est aussi l’occasion de découvrir le riche patrimoine culturel de ces chemins de légende. Alors au moment d’organiser votre voyage, je ne saurais trop vous inciter à parcourir cette publication pour mieux cerner la dimension historique de cette incroyable légende qui nous pousse encore aujourd’hui sur ces sentiers .

Les Cahiers Sciences & Vie . Le Mystère de Compostelle, la belle histoire qui a mis le monde en marche. N° L15516 -6,90€ en kiosque

Idée randonnée 91 de gare à gare : Boutigny – Etrechy . 22 km

Pas facile de trouver de nouveaux itinéraires de randonnée dans l’espace du pass Navigo parigot qui au fil des années se réduit comme une peau de chagrin . Il faut souvent aller aux confins de la zone 5 dans l’Essonne , prendre son mal en patience et jongler entre deux RER ! Ce parcours sans grandes difficultés débute ainsi à la gare de Boutigny, station du RER D , que tout randonneur parisien prend généralement à la gare de Lyon .

Une longue diagonale de 22 km

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Le traceur de cet itinéraire jongle lui aussi dans un patchwork de plaines agricoles et de bosquets boisés , une espèce d’effilochage du bassin sédimentaire de la forêt, avec son même décor de sentiers serpentant aux milieux des pins et les blocs de granites.

Passage par le GR11 et ses attaques de buses !
Un décor rocheux entre les pins, type forêt de Fontainebleau

Le randonneur connaît toutefois de longs passages à découvert et il vaut mieux prévoir suffisamment d’eau les chaudes journée d’été, sachant que les cimetières de Boissis-le-cutté et Villeneuve-sur-Auvers peuvent toujours dépanner les moins prévoyant. A ce sujet, il faut cependant souligner que les municipalités ne garantissent pas toujours la qualité de l’eau… d’arrosage .

Arrivée à Etrechy par les rives de la Juine

Quelques rares panneaux mettent ainsi en garde les visiteurs de ces cimetières. Cette diagonale Sud/Est – Nord/ouest de 22 km environ conduit à la gare d’Etrechy, qui elle se trouve sur le RER C ! Bonne balade à la campagne avec une arrivée bucolique sur les bords de la Juine, bel affluent de l’Essonne.

Test chaussures de trail : 1000 km vers Compostelle sur la Via de la Plata

A l’occasion de mon périple sur la Voie de la Plata et le Camino Sanabrès (1007 km) en mars 2022, de Séville à St Jacques de Compostelle, j’ai pensé adopter des chaussures de trail. Le premier travail consista à trouver le bon modèle dans une multitude de marques auxquelles je ne connais ..rien ! Drop, méta, talon, amorti , j’ai découvert un jargon très spécialisé. Après des comparaisons techniques, la lecture des forums spécialisés , j’ai finalement acheté les Hoka Speedgoat 4 GTX . Avant de vous livrer le verdict, voici quelques généralités. Retrouvez le récit complet de La Via de la Plata 2022 (complet story of this camino : ICI/HERE Pourquoi la chaussure de trail séduit -elle alors le randonneur ? Trail, rando , la rencontre improbable de deux univers . D’un côté la foulée rapide et légère du runner hyper léger , de l’autre le pas lent du marcheur souvent lourdement chargé. D’un côté une technologie sophistiquée 3D répondant au cahier des charges de la course, De l’autre, la recherche de la solidité allégée et le confort . Et pourtant le randonneur peut tirer de la chaussure de trail de vrais avantages. Qu’apporte la géométrie trail ?? Elle n’ a qu’un impact limité sur l’équilibre du randonneur, excepté peut être la largeur du talon qui lui octroie un bonne stabilité latérale, notamment si celui-ci porte un sac d’une dizaine de kilos sur un terrain difficile. La marche à un rythme de 4 à 5 km ne nécessite pas le même enroulement du pied et l’incurvation de la semelle (drop et talon) du chaussure de running n’apporte rien de déterminant . Côté largeurs de pied, les fabricants trail proposent plus de choix que leurs homologues, ainsi que des modèles répondant aux types de déformation du pied ! (pronation ou supination) . Du (presque) sur-mesure. En revanche les fabricants spécialisés en rando déclinent sur des tiges basse, mid et haute.
Les fabricants spécialisés dans les chaussures de running proposent aujourd’hui une large déclinaison de modèles prenant en compte les divers aspects anatomiques du coureur .
Le poids- plume des trails. Incontestablement, la fabrication à base de mousses très légères, de densité variables et aux multiples épaisseurs, l’utilisation des tissus mesh permettent d’obtenir un gain de poids considérable par rapport aux chaussures de rando traditionnelle . Rappelons qu’à chaque pas le randonneur doit fournir plus d’efforts avec un chaussure lourde . Ce qui n’est pas négligeable sur de longues distances en terme de fatigue, avec toutes ses conséquences. Toutefois Il convient évidemment comparer ce qui est comparable, c ‘est à dire les poids entre une chaussure de trail un modèle de rando tige basse.
La respirabilité. l’utilisation de tissu mesh très léger sur la tige sur une chaussure de trail permet une meilleure évacuation de la transpiration . De plus, le séchage sera beaucoup plus rapide. Nous verrons que certains fabricant utilisent cependant la technologie Gore-Tex en trail qui nécessite plus d’entretien, alourdit la chaussure et bloque parfois l’eau quand elle y pénètre. Personnellement je l’ai adoptée depuis des années. Question : si cette membrane apportait cependant un peu plus de solidité ? A voir . L’amorti. Tous ceux (dont moi) qui encaissent mal les chocs vertébraux répétés vont être comblés en adoptant des chaussures de trail . Leur conception offre en effet un amorti bien supérieur à celui des chaussures de randonnée classiques, même équipées de semelles intérieures absorbantes de choc ou talonnettes de silicone (qui se baladent d’ailleurs allègrement ! )
La solidité. Nous y voilà ! Une chaussure de running a une vie de 1000 à 1200 km, sachant que la dégradation s’accélère rapidement après 400 km. Après une longue course, elle ne retrouve ses qualités qu’après 100 heures au repos ! Une bonne chaussure de rando possède une durée de vie 1500 à 2000 km en gardant des qualités acceptables. Beaucoup de randonneur, par soucis d’économie, prolonge l’usage de leurs chaussures en perdant drastiquement du confort, de l’adhérence et de la fiabilité. Tout dépend en fait de la conception, des terrains parcourus. Et dans les deux cas, l ‘asphalte tue l’une comme l’autre ! En montagne, avec 10 kg sur le dos, sur des caillasses, la chaussure de trail risque de souffrir d’avantage. Une bonne chaussure de rando, puzzle d’une centaine de pièces mais aux multiples coutures extérieures, risque à la longue également de mal vieillir. Côté sol, les semelles Vibram équipent désormais tout le spectre des chaussures outdoor et reste pour moi la référence absolue. Il en existe cependant d’excellentes développées par les fabricants. Mais.. ! A condition que la qualité fabrication suive. On ne compte plus le nombre décollages prématurés de semelle . Bilan : en utilisation tout-terrain pur et sur le long terme, une chaussure de rando devrait mieux vieillir. Le prix. La conception sophistiquée des chaussures de trail justifie leur prix . Il faut débourser de 120 à 200 € pour un modèle de bonne qualité . C’est exactement la même fourchette pour une chaussure de rando. Les frileux devront toutefois investir dans un modèle d’hiver plus chaud, généralement plus montant. TEST HOKA SPEEDGOAT 4 GTX . Conditions du test : 1000 km sur la Via de la Plata , 44 jours, sentiers majoritairement sableux , secs et sur asphalte. Quatre jours de pluie fine., une température matinale de mars à mai 2022 entre 3°c et 10°c en Andalousie et Extrémadura , jusqu’à 26°C en Galice. Chaussettes Monnet mixte Mérinos+synthétique. Pré- usage en France : environ 250 km. Utilisation de semelles orthopédiques un peu « fatiguées ») . (Mon podologue n’a toutefois pas souhaité les changer avant mon départ) Achat octobre 2021 : 150€ sur le site Snowleader. Taille 11 US
La Hoka Speedgoat 4 GTX , un modèle « made in USA » qui s’est révélé bien adapté à la rando longue distance
Premier essai, premières sensations . La Hoka Speedgoat GTX est dotée d’une semelle monobloc qui enserre la tige, donc aucune couture apparente. La semelle MegagGrip Vibram comporte des crampons de 5 mm. La tige adopte donc la technologie Gore-Tex, ce qui lui donne un aspect un peu raide. J’ai glissé mes semelles orthopédiques sans problème. La taille choisie (+1 pointure 11 US – 45 ) était la bonne et j’ai senti un confort immédiat, pas de point génant, largeur du pied idéale. Les premiers kilomètres sans charge . Le super amorti de la Hoka Speedgoat GTX donne d’abord l’impression de marcher sur des ressors, celle de s’enfoncer un peu à chaque pas. Puis j’ai apprécié rapidement le confort ce véritable système anti-choc. La chaussure étant large , il m’a fallut resserrer le laçage , un système classique très efficace. La qualité des lacets permet même se passer du double noeuds. Marche sur de très longues distances, (680 km Via de la Plata) terrains vallonnés, sentiers gravillons et secs : la chaussure est vraiment très confortable. Vu la température glaciale le matin, pas de problème d’échauffement ! La tige basse laisse régulièrement entrer des gravillons. La doublure Gore-Tex a été très efficace lors de passage de zones humides et les rares passages en herbes hauts. En revanche, parfois lors des nombreux kilomètres sur l’asphalte , la chaussure a manqué un peu de respiration.
Des sols très variés sur la Via de la Plata qui ont mis à rude épreuve physique et .. chaussures !
Influence de la marche chargée à 10 kg : le poids du sac influa évidemment sur ma stabilité latérale sur des passages avec dévers. La chaussure encaisse bien la pression supplémentaire. L’usage des bâtons de marche compensa bien ici les légères pertes d’équilibre. Les marcheurs aux chevilles fragiles devront également prendre en compte ce comportement , sachant que le chaussant est un peu plus haut à cause de la semelle plus épaisse. La charge supplémentaire de 10 kg a probablement à moins d’effets en terme de tassement des mousses que la pratique de la course avec ses foulées . Toutefois, l’enchaînement des étapes comme sur la Plata, ne laisse aucun répit à la chaussure de trail pour reprendre ses qualités initiales. Comportement sur terrain plus exigeant ( Camino Sanabrès – 320 km) Les Hoka Speedgoat GTX commençait alors perdre un peu d’accroche après un millier de kilomètres à cause de l’usure des crampons. (je reviendrais sur l’usure globale) – Changement de topologie sur le Camino Sanabrès qui toutefois présente peu de passages très caillouteux. La chaussure s’est montré d’un comportement très rassurant à ces occasions, avec encore une fois la nécessité d’un serrage renforcé Comportement par temps de pluie . j’ai été gâté sur ce chemin avec seulement 3 à 4 jours de pluie, genre crachin . Cela dit , j’ai dû toutefois les faire sécher le soir avec du papier journal une nuit lors d’une étape particulièrement arrosée et très froide. L’opération a très bien fonctionné, elles étaient sèches le lendemain matin. L’utilisation de semelles orthopédiques. Il n’y a aucune contre-indication à remplacer les semelles intérieures des trails par ses orthopédiques. On y perd certes un peu d’amorti mais qui se compense largement par la conception du modèle très absorbante des chocs.
Usure naturelle après 1300 km . La semelle monocoque a bien résisté à l’abrasion des chemins de gravillons et asphalte.
la partie tige est intacte. La pliure du pied n’a pas causé de déchirement sur la partie supérieure.
L’usure générale après 1300 km
  1. la semelle Vibram a bien tenu la distance même si elle présente des signes d’usure prononcés. (C’était à vrai dire ma réelle crainte au départ de Séville) . Les crampons de 5 mm ont évidemment dégagé sur les zones de contacts les plus sollicités. La semelle monobloc a été entamée au niveau des talons . J’ai été vraiment rassuré qu’elle ne se soit pas du tout désolidarisée de la tige , pas le moindre décollement . La pliure au niveau des orteils n’a pas provoqué non plus de déchirure après tant de kilomètres. Les lacets n’ont subit aucune usure. Côté intérieure, je note juste quelques points d’usure du tissu au niveau du talon.
BILAN GENERAL Je suis vraiment satisfait de mon choix . La Hoka Speedgoat GTX m’a donné entière satisfaction et a tenu le choc lors de ce programme ambitieux, avec de nombreux kilomètres sur asphalte, des passages humides. Je n’ai pas eu besoin de longues sorties pour les roder, le confort fut immédiat. La technologie GTX a été efficace dans les limites habituelles . La conception trail apporte un gain de poids très appréciable sur ce type de parcours aux étapes souvent très longues mais peu exigeant en matière de protection du pied et d’accroche. Avec l’enchaînement des étapes sur 44 jours , la Hoka a du perdre en qualité, même si je ne l’ai que très peu ressenti . Enfin le rapport qualité/prix est très bon . Profitez des périodes de soldes pour les acheter jusqu’à 40% moins cher sur le Net. Conquis et rassuré, j’ai racheté le même modèle pour mes prochains périples. Cela dit rien ne remplace l’essayage d’une chaussure de rando ou de trail . La Hoka Speedgoat GTX convient à mon anatomie, à ma robustesse de cheville . Un vrai coup de chance. N’hésitez pas à comparer les marques et les modèles. Quel qu’il soit, le confort doit être immédiat. La plupart des chaussures outdoor italiennes sont notamment plus étroites (Scarpa, La Sportiva, Lange en ski.. etc..) . Les chaussures de trails sont promis à un bel avenir en rando. Décathlon se penche d’ailleurs très très sérieusement sur le sujet ! .