Archives pour la catégorie rivière

Meaux-Thorigny , 24 km de rando sans mAUX

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Voici une bien jolie balade de 24 km depuis la gare de Meaux jusqu’à celle de Thorigny en suivant principalement les berges du canal de Meaux et la Marne. Cette randonnée reste vraiment une immersion nature agréable et oxygénante dans cette vaste Seine-et-Marne si riche en itinéraires.

Passage au départ par le centre ville, l’occasion d’admirer trop vite la sublime cathédrale.
Entre Marne et canal , ne pas se tromper ni de cours d’eau ni de direction au premier méandre !!

Le sentier emprunté n’offre pas de difficultés majeures, si ce n’est par endroits la présence d’herbes folles ou de ronces rendant la progression ..tropicale ! D’ailleurs Patrick notre guide AmigoRando du jour ayant repéré le parcours, nous proposa une petite déviation sur une portion devenue impraticable . Les amateurs de dénivelés seront pour leurs frais vu la topologie fluviale plutôt plate. Qu’importe, marcher le long de ces canaux et la rivière vous fera découvrir le calme de petits ports insoupçonnés et des bases nautiques parmi les plus très actives de la région parisienne où la passion de l’aviron se perpétue depuis des décennies.

De nombreuses passerelles enjambent canal et rivière sur fond des ouvrages d’art des autoroutes ou des lignes SNCF
Les berges parfois laissées à l’état sauvage rendent la progression un rien ..tropicale !

Quais refaits, animations, parcours pédagogiques ou sportifs, on remarque ici les efforts de la Région Ile-de-France depuis des années des centaines de kilomètres de rives, autant de nouveaux parcours d’évasion pour les randonneurs et les cyclistes. Notre balade en Seine-et-Marne se termina par un lieu un peu insolite lorsque le sentier déboucha soudain au milieu d’une clairière : le jardin des sculptures de Dhuys situé sur la commune de Chessy. Cet espace prend son nom de la rivière, anciennement acheminée en cet emplacement par un aqueduc, jusqu’au réservoir de Ménilmontant à Paris. Et l’histoire est plutôt belle.

Ces amoureux ne restent de pierre au charme de ces statues romantiques et sensuelles !
L’univers fantasmagorique du sculpteur Jacques Servières, inspiration puisée lors d’un voyage sur le site d’Angkor au Cambodge.

En 1939, l’aqueduc est détruit lors d’un bombardement. Jacques Servières s’approprie les pierres en 1987 et sculpte une quarantaine de statues. Devenu sculpteur, cet artiste inspiré et inconnu a puisé son inspiration sur le site cambodgien d’Angkor qu’il vient de visiter quelques mois auparavant. Monumentale, délirante, cette exposition fantasmagorique à ciel ouvert et libre d’accès révèle des personnages humains, essentiellement féminins, ou des animaux, mythiques ou réels.

un parcours de 24 km sans difficulté sur les berges du canal de Meaux et de la Marne
Des kilomètres de sentiers sur ces berges pour trouver un peu de fraîcheur les chauds mois d’été

Le 77, plus grand département d’IDF, réserve toujours des surprises au long des randonnées et son patrimoine culturel vous séduira. Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer ce très bon guide édité par la FFRP et choisir parmi les 40 sentiers proposés, de 14 à 25 km . Partez d’une gare, suivez le balisage simple, admirez le décors, pique-niquez dans un sous-bois et reprenez le train de retour, la tête encore pleine de verdure.

Près de 40 itinéraires de randonnées, de 14 à 25 km pour découvrir le plus grand département d’IDF entre plaines et forêts.

Rando des bords de Marne au Bois de Vincennes

Dès les premiers beaux jours du printemps et plus encore en été, les randonneurs se rapprochent des cours d’eau pour y trouver fraîcheur et dépaysement. L’Ile-de-France n’échappe pas au phénomène. Son bassin fluvial principalement composé de la Seine, l’Yerre, L’Oise, l’Essonne et la Marne, leurs affluents et ses canaux offrent une infinité de balades.

Une belle balade de 19 km sans difficulté pour découvrir une partie de l’Est Parisien

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Cette randonnée proposée par dame Geneviève, notre guide du jour, partait de la gare RER A de Neuilly-Plaisance. Ce premier franchissement de la Marne emprunta un passage sous le pont monstrueux de béton du train. La rive gauche se présente désormais comme une belle allée verdoyante dominée par une piste cyclable que se partagent deux roues et joggers . Le parcours suit ainsi le cours de l’affluent en passant par Le Perreux, Bry, Joinville-le-Pont et Nogent-sur-Marne. Tout au long de cet itinéraire de nombreux panneaux d’informations joliment illustrés retracent l’histoire de ces ports qui ravitaillaient alors la capitale.

Dans l’anse de Joinville

Marne côté rive gauche et découverte du bras de Polongis

Le temps s’est écoulé mais la Marne reste encore fidèle à sa grande tradition sportive : l’aviron . Plusieurs clubs perpétuent les courses de jadis et dans ses méandres se croisent désormais rameurs et adeptes du stand up paddle (SUP) . En attendant la levée des mesures sanitaires, les guinguettes et restaurants se refont une beauté à coup de peinture. Le fameux bal Gégène, porte close, attend lui aussi son heure pour accueillir à nouveau ses danseurs du dimanche . En passant dans l’anse qui contourne Joinville beaucoup d’entre nous découvrent le bras de Polangis, un petit canal plongé dans la verdure et le silence bordé de terrasses et jardins. Un vrai paradis !

Des ouvrages de passage de la Marne d ‘une rive à l’autre, de toutes époques

Avant de rejoindre le Bois de Vincennes, notre guide ramène la petite troupe vers le Parc du Tremblay , une boucle « rallonge » qu’elle affectionne afin de faire bonne mesure en kilomètres. Je ne pus que lui pardonner ce parcours tordu quand elle sortit de son sac un incroyable dessert de sa composition « les pot de muguet gourmands », ganache dans son pot en cookie et cloches de muguet en pâtes d’amande !! Pour en revenir à la petite histoire du Tremblay, c’est en 1960 qu’émerge cet ensemble sportif de 70ha sur la commune de Champigny-sur-Marne après l’abandon de l’idée de construire un stade olympique au Bois de Vincennes et un hippodrome àTremblay.

Le golf du Parc du Tremblay
Les pots de muguet gourmands !

La fibre écolo d’André Malraux, ministre à l’époque, avait eu heureusement raison de projets qui auraient condamnés plus de 10.000 arbres. Nous quittons les bords de Marne pour revenir vers le bois par Nogent , en empruntant la belle promenade Yvette Horner longue de 1,5 km sur ce qui fut l’île de Beauté locale. Le GR remonte en ville, juste devant le Pavillon Baltard. Il fut démonté des Halles de Paris et réinstallé ici en 1967 lorsque les halles déménagèrent de Paris à Rungis.

Marie-Françoise et Nassim devant la maison de la Réunion dans le Jardin d’Agronomie tropicale

Souvenir de la maison du Laos, le temps des colonies en Indochine.

L’entrée dans le Bois de Vincennes débuta par la visite du Jardin d’Agronomie Tropicale de 4,5 ha ouvert au public créé à la fin du XIXe siècle pour accroître la production de l’agriculture dans les colonies françaises. Séquence émotion pour nos randonneuses, comme Maryvonne d’origine laotienne ou nos deux perles de l’océan indien : Marie-Françoise de la Réunion et Nassim la mauricienne ! Les derniers kilomètres dans l’espace boisé passèrent par le lac des Minimes très populeux pour s’achever au Métro Château de Vincennes. Belle balade printanière de « proximité » .

Bois-CO ,Bois de Boulogne..et retour. 21 km de rando d’un ex-covidé

Il fallait bien recommencer par quelque chose de simple, voire de légal ! Après plus de deux semaines fiévreuses, cassé comme jamais par la Covid-19, un ou deux tours poussifs de quartier, une bonne fenêtre météo m’encourage à pousser un peu plus le curseur . Il s’agit de me rassurer et me préparer physiquement pour finir mon pathétique Chemin de Stevenson avorté en septembre dernier, re-re-programmé le 25 mai. Cette randonnée de reprise dite de « proximité » a en théorie au moins le mérite de réunir quelques ingrédients nécessaires à ma quête d’évasion de banlieusard confiné , à savoir l’exotisme urbain de la Défense, le caractère bucolique des bords de Seine et la nature d’un Bois de Boulogne en pleine renaissance.

Une jolie balade parisienne dans un rayon de 10 km… autorisé !!.

Cette boucle de 21 km en pleine semaine et en solo, eut un goût savoureux , celui de partir de chez soi sans contraintes horaires de transport. Je quitte donc Bois-Co direction le centre d’affaires parisiens. Sur le parcours, les jardiniers font une coupe de printemps à la végétation du T2 à coups de tondeuse et sécateur. Le parvis de la Défense désert, glacé de solitude, semble avoir tiré un trait sur son effervescence de naguère, l’occasion rêvée de réaliser sur la dalle des dizaines de petits chantiers de maintenance et relookage. Marteau-piqueur à tous les étages, le quartier, désamiente, remodèle ses tours en permanence, des géants rendus inutiles depuis un an par le télétravail . Je traverse la longue coulée bordée de verre et d’acier le nez en l’air, contourne les travaux pour atteindre enfin les bords de Seine et Neuilly. La ville chic semble encore endormie , peu de voitures fréquentent les quais vers Boulogne .

Les quais de Boulogne et l’écluse de Puteaux

En contre-bas, les ponts des péniches refleurissent discrètement.Une ou deux ont coulé durant l’hiver, je dresse un état des lieux de ce parcours familier puis je suis la rive boisée pour passer derrière l’unique camping parisien. Les touristes manquent à l’appel, l’immense structure est belle et bien fermée , figée dans l’attente d’une réouverture dont personne ne connait la date. Roulottes rangées, petits chalets impeccables , tentes collectives dressées, espaces balayés, haies taillées, tout semble prêt pour accueillir ces étrangers de toute l’Europe. Je m’accorde une pause sur le banc d’un des petits lacs bordants Longchamp. Un couple d’oies Bernache tente une approche timide pour m’extorquer un palet breton. Même pas en rêve les filles ! Les cyclistes habituels passent et repassent à l’entrainement autour du nouvel hippodrome ultramoderne aux couleurs champagne, lui aussi plongé dans un immobilisme sidérant.

Le nouvel hippodrome de Longchamp attend lui aussi le retour des courses

Aux abords de ce complexe, un camp de gens du voyage a été installé. Le village de caravanes rutilantes dispose même de sanitaires et points d’eau. Main- d’oeuvre du chantier terminé ? Accueil exceptionnel en période creuse de la ville de Paris alors que son propre camping affiche portes closes? On n’en est plus à un paradoxe sanitaire près ! Il est plus de midi, j’ ai parcouru environ 11 km, je plante le pique-nique près de la buvette de la porte de Boulogne, histoire d’améliorer l’ordinaire. Très vite deux corneilles viennent en repérage et explorer quelques emballages. Ce n’est pas Hitchcock mais les volatiles m’épient d’un oeil noir et m’encerclent mètre par mètre. Je finis par virer les brunettes avec un restant de sandwich puis reviens à la buvette dont les tables ont été supprimées.

Accoudée au bar, une habituée du quartier explique au serveur distrait pourquoi elle n’ira pas se faire vacciner malgré son rendez-vous etc..Il écoute , moi aussi amusé par ces brèves de Covid, avant de reprendre mon chemin en remontant vers les lacs. Au fil des années, les paysagistes ont fini pas aseptiser l’ensemble des berges, Ripolinés de gravier blanc, sentiers aplanis, fermés de la prostitution nocturne pour cause de pollution Kleenex-latex , les lacs du bois sentent bon la clientèle proprette Neuilly-XVIe et pour le moment restent hélas privés de leurs barques. Les romantiques devront attendre, les galériens de la love story jubilent .

Le Pavillon des Indes Anglaises, vestige de l’expo coloniale de 1878 à Courbevoie.
Après l’effervescence des WE, les pigeons guettent les miettes du randonneur !

Quelques fourgonnettes garées notamment près du centre sportif Largadère ultra privé rappellent que le business de ces dames continue malgré la pandémie ! Je décide de remonter par Neuilly avant de reprendre les quais vers Courbevoie. Il est plus de 14h , la plupart des commerces autorisés sont désormais ouverts, le soleil ne se cache plus, j ‘évite les boulangeries locales et finis ce parcours les jambes en plomb. L’ App Mapy.cz affiche 21.5 km , une moyenne de 5,1 km heure. La Covid semble ne pas avoir laissé trop de traces.. je m’en sors plutôt bien. Paris, vidé, covidé attend d’être à nouveau un Paris libéré.

Rando du canal de l’Ourcq : take it Lizy !

J’avoue que les balades le long des canaux ne figurent pas trop dans mon top Ten de la rando. Je garde encore en mémoire mon arrivée sur Toulouse sur la voie d’Arles par le Canal du Midi, 3 jours, 60 km de marche nargué par les cyclistes lancés à fond et une overdose de platanes, le tout sur une platitude topographique lassante !

La Seine-et-Marne, un patwork de rivières, étangs et canaux. Parcours de 20 km sans difficulté.

Téléchargez ICI la trace de cette randonnée au format .gpx et suivez la sur votre smartphone .

Toutefois, une fenêtre météo engageante m’a convaincu de me joindre ce dimanche-là aux marcheurs d’Amigo Rando, notre nouvelle asso en création, sur le canal de l’Ourcq (77). Comme toute balade en Ile-de-France de gare à gare, celle-ci se mérite, c est à dire obligation de prendre un ou plusieurs trains pour rejoindre le point de départ au confins de la Seine-et-Marne, à Lizy-sur-Ourcq. Afin d’agrémenter l’itinéraire Christian B. , guide estampillé Pro Navigo , a toutefois pris soin de suivre le GR11 par des passages en forêt variés afin de rejoindre Trilport. Il suffit parfois de peu de chose pour faire d’un itinéraire banal, une jolie randonnée .

Départ de Lizy-Sur-Ourcq par le GR11

Ce jour-là c’est au soleil rasant d’hiver que l’on doit sa réussite, une véritable débauche de couleurs. Rien n’y manque. Les rives du canal serpentent entre des murs recouverts d’une mousse d’un vert éclatant, les sentiers s’enfoncent au milieu de bosquets de jeunes chênes dépouillés filtrant la douce lumière. Sur des kilomètres les peupliers le long de la voie d’eau se dressent comme des pinceaux vers un ciel plombé de nuages menaçant.

Un canal de 130 km, ancienne voie navigable creusée entre 1805 et 1825 .

Tout au long de la journée les giboulées de mars guettent le randonneur . Parfois un nuage noir saturé lâche son rideau de pluie . Les randonneurs avisés assurent à la hâte l’étanchéité en sortant capes et sur-sacs bariolés. Mais les rafales de printemps s’estompent aussi vite qu’elles sont venues et l’ondée ne laisse sur les berges du canal que quelques flaques. Les heures défilent vite depuis Lizy-sur-Ourcq , déjà dix kilomètres s’affichent au podomètre.

L’émergence du printemps au milieu de l’hiver
Quand la nature reprend ses droits, nul obstacle ne peut l’arrêter !

12h30, les métabolismes s’affolent , le temps de la pause-repas sonne dans tous les estomacs. Le canal de l’Ourcq n’est pas le plus propice aux pique-niques d’hiver, rares sont les espaces aménagés. Alors il a fallut se contenter d’une minuscule clairière abritée du vent dont les ronces et les orties n’ont en rien affecter les appétits. Il en faut beaucoup pour bousculer le caractère fondamental, que dis-je l ‘ADN d’Amigo Rando : le déj ! Vu le décor et les obligations horaires, personne ne souhaita s’éterniser davantage.

Les bords de Marne.

Nous avons donc quitté le canal historique sans regret pour parcourir les derniers kilomètres en forêt vers Trilport. Le parcours de cette randonnée plutôt  » take it Lizy » offre aussi quelques flirts ici et là avec la Marne, une sortie plus décontraction contemplative qu’effort sportif !

Transport : Départ Gare de l’Est vers Château-Thierry – Changement à Meaux pour Lizy-sur-Ourcq – Retour Trilport – Gare de l’Est . Pass Navigo ou Mobilis journée 5 zones

Contact : amigorando.idf@gmail.com

Rando gourmande : Galettes avec L’Yvette

La Haute-Vallée de Chevreuse fascine toujours le randonneur parisien, surtout à demi-confiné et en quête d’oxygène ! Il se damnerait pour un RER dans la limite du pass Navigo et celle du nouveau couvre-feu de 18h afin de s’immerger dans la nature

Très belle balade de 19 km mais rendue très glissante par la fonte de la neige tombée la veille.

Juste la veille, l’île-de-France s’était recouverte d’une bonne couche de poudreuse en prenant des allures de décor de sports d’hiver. Hélas , le redoux de la nuit allait vite transformer les pistes noires de nos rêves en des sentiers détrempés. Le voyage aux boues de l’enfer commença à la gare de Courcelle-sur-Yvette par un large contournement sud de Saint-Rémy-lès-Chevreuses, de quoi se mettre en jambes tout en dérapage plus ou moins contrôlés sur les pentes des vallons boisés. Le dit couvre-feu impose désormais soit d’augmenter la cadence soit de raccourcir la randonnée.

Décor hivernal sur les plaines de la Haute Vallée de Chevreuse
Le Château de la Madeleine se dresse au loin sur les hauteurs de Chevreuse

On opta pour gravir la colline (155 m sans oxygène ! ) menant au château de la Madeleine avant le déjeuner. (La digestion mobilisant près de 30% de notre métabolisme délicat !) Le belvédère offre ici un magnifique panorama sur la vallée de cette belle Yvette, le petit affluent de l’Orge coule en contre-bas et dont l’enfilade de ses anciens lavoirs ravit les promeneurs du dimanche. L’édifice fortifié fut bâti au XIe siècle et régulièrement relooké au fil de l’histoire. On doit à Jean Racine les importants travaux sur le donjon dont il assura la supervision. Un sentier de balade porte aujourd’hui son nom.

La randonnée, parfois c ‘est pas du gâteau.. Vive janvier et ses galettes maison !

Calé à l’abri du dans une douve, le groupe planta un pique-nique, court copieux et bien arrosé comme il se doit. Les fées Geneviève et Marion avait remis les mains à la pâte pour nous ravir de deux galettes maisons , une gourmandise dont la dégustation devrait se poursuivre jusqu’à la fin janvier. Chic ! La seconde partie de la randonnée aurait du nous conduire par le nord jusqu’à Courcelle, la gare de départ.

Marie-Françoise et Christine , nos deux perles des tropiques du Cancer et du Capricorne
.… dont le sourire et la bonne humeur réchauffent les randos les plus glaciales !

Trop long, trop tard. Le terrain glissant et le nouveau carcan horaire du Covid nous contraignirent de couper de 3 km dans le tracé initial et de piquer plein sud vers St Rémy. Le soleil nous avait gâté toute la journée, une pluie finit signa la fin de l’embellie hivernale. On se promit de revenir sur ce bel itinéraire de 19 km au printemps.. et par temps sec !

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En marche vers le Musée de la batellerie de Conflans-St-Honorine

Les journées du Patrimoine offrent parfois aux randonneurs l’occasion de conjuguer balade et découverte culturelle. Voici une randonnée tranquille de Maisons-Lafitte au Musée de la Batellerie de Conflans-St-Honorine par la forêt de St Germain-en-Laye.

Il suffit de vingt minutes de train au départ de Paris St Lazare pour rejoindre Maisons-Lafitte . La traversée de cette jolie ville se fait dans un décors très verdoyant en passant par le château. Belles demeures , joggeurs et cavaliers matinaux , je goute ce dimanche de fin d’été comme surtout comme un moment de tranquillité, une randonnée d’une quinzaine de kilomètres sans effort pour rejoindre Conflans-St Honorine en vue de visiter le Musée de la Batellerie . La forêt de St Germain désespérément monotone n’a que peu d’intérêt. Des allées interminables partent en étoile par les quatre horizons sans jamais présenter la moindre bosse !

Une belle balade entre les gares de Maisons-Lafitte et celle de Conflans St Honorine
L’église ST Maclou et le Musée de la Batellerie sur les hauteurs de la rive droite de la Seine.
Le Musée siège dans l’ancien prieuré, racheté et rénové par l’industriel Gelevot.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je retrouve les bords de la Seine que je traverse par la passerelle dorée réservée aux piétons et vélos. A droite, Conflans-St- Honorine se dresse sur la rive droite du fleuve. A gauche, la Seine rejoint l’Oise. Nous sommes ici au coeur de la batellerie française. Au XIXe siècle, les péniches chargées de charbon descendaient l’Oise du nord du pays et d’autres convois tractés les acheminaient vers la capitale . On canalisa peu à peu les rivières qui devinrent les Voies Navigables de France avec ses centaines barrages, ses écluses et autres ouvrages dont la technologie fut reconnue partout en Europe .

la passerelle qui enjambe la Seine entre la forêt de St Germain en Laye et Conflans St Honorine

Près de 12.0000 bateaux sillonnaient alors l’Hexagone avant de se heurter à la concurrence inéluctable du ferroviaire. Touage sur de lourdes chaînes, halage des barges par les hommes courageux, les chevaux et les machines , toute cette effervescence est magnifiquement décrite, expliquée et exposée au Musée de la Batellerie de Conflans. Celui-ci se trouve dans une maison bourgeoise , un ancien prieuré racheté et transformé par la famille Gevelot , industriel qui domine encore le marché des cartouches de chasse. L’ancien cellier abrite une belle collection d’embarcations de plaisance en bois. La bâtisse rénovée et d’un style incertain domine majestueusement la Seine. A quelques encablures dirait on ici, l’Eglise St Maclou lui fait face et en arrière plan on aperçoit la Tour Monjoie qui montait jadis la garde contre les attaques navales. Aujourd’hui les chantiers ont disparus, les mariniers à la retraite ont vendu leurs péniches converties en résidences flottantes.

Le Musée de la Batellerie reconstitue toute l’histoire du transport fluvial et des embarcations de l’époque.

L’ambiance portuaire un peu rugueuse n’est plus qu’un souvenir, Conflans -St-Honorine est devenue touristique même si la croisette aménagée de bancs et chaises longues accueille encore quelques mariniers de passage qui viennent accoster le week end pour visiter leurs gamins scolarisés ici . Après la visite du musée, il fait pourtant bon prendre un verre sur les terrasses de la place principale avant de s’embarquer pour une des croisières d’une heure, une demi-journée, une journée proposées par la municipalité.

Bateau de croisière sur la Seine et l’Oise
« je sers, le bateau des associations caritatives et de culte.

La mienne me conduira jusqu’à l’Oise où se loge la partie industrielle du port, avec son trafic et ses entrepôts de matériaux de construction. Au confluant , une statue immaculée est dédiée à la mémoires des bateliers. Touristique ou commercial, le transport fluvial connaît un nouvel essor sous l’influence de la recherches de solutions alternatives au transport routier. Partout en ile-de France les quais de halage se transforment en promenades et offrent aux randonneurs de nouveaux itinéraires providentiels.

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chemin de Stevenson partie 1 – 100% COVID.. 50% bide !

Faute d’avoir sous évaluer l’effet Covid sur l’hébergement, sous évaluer le nombre de randonneurs encore sur Stevenson en septembre , faute d’avoir emporter ne serait-ce qu’une tente et un tapis de sol, je renonçais ainsi à finir ce chemin à la Bastide PuyLaurent. Quel âne  aurait dit Robert Louis !

Cela devait bien arriver un jour. Combien de fois me suis-je demandé lors de mes longues randonnées quand sonnerait la fin de l’aventure sur une blessure ou en tombant malade ? En parfait hypocondriaque, réponse : presque tous les jours ! En me lançant sur le Chemin de Stevenson début septembre, j’étais loin d’imaginer ce scénario. Tout avait parfaitement commencé au départ TGV du Paris Gare de Lyon en direction du Puy-en Velay .. ou presque . Car à la correspondance de Saint-Etienne, le TER a pris d’emblée une  première heure de retard à cause d’un passage à niveau brisé, puis encore une demi-heure. Heureusement les hôtes du Grand Séminaire du Puy en Velay  avaient mis la soupe au chaud en attendant les naufragés. Le bâtiment a été totalement rénové et la propreté compense la relative austérité  du lieu. 

Le grand Séminaire au Puy en Velay

Ex-chambre de moine

Après une nuit sereine en ex-chambre de moine, je me lançais gonflé à bloc vers le Monastier et me voyais déjà arrivant triomphant aux arènes de Nîmes, tel César en ayant vaincu les 260 km. Malgré les dires des forums, ces premières étapes de ce chemin de Stevenson sont plutôt dures pour les muscles encore froids et martyrisés par la dizaine de kilos habituels du randonneur itinérant. Le Velay n’est en effet qu’une succession de bosses et des sentiers du GR70 se dressent comme des murs de pierres qui viennent briser net votre bel élan. Tels sont les débuts de chemin, entre bonheur et douleur.  Aux premiers diners changement de sujet, les échos de surpeuplement se font déjà entendre.

Par prudence, je forçais les réservations sur une période de cinq jours, ce qui fut tout à fait inhabituel pour ma part, notamment durant mes cinq chemins de Compostelle. Dès les premiers coups de fil à tous les gites mentionnés dans le Guide Miam Miam Dodo, je sentais l’affaire se corser et je montais d’ores et déjà en gamme pour trouver un hébergement. Mais à ce moment j’ignorais encore les causes de cette pénurie. J’étais même résolu à exploser le budget . Le tarif d’une nuitée en demi-pension avec le petit dej dépassa largement  les 60 € notamment en hôtel. Et puis , voyager en solo revient sans aucun doute le plus cher.

D’autre part, je commençais à comprendre ainsi pourquoi le camping occupait une place importante sur les forums. En fait la raison de cette pénurie relevait du simple bon sens et d’un minimum d’information.  Enfantin, le Covid et la distanciation physique imposaient aux hébergeurs de réduire de plus de 50% leur capacité d’accueil . Environ 90% des établissements était ouverts mais un dortoir de 5 places n’accueillait plus qu’un seul ou deux randonneurs. La plupart d’entre eux avaient réservé un ou deux mois à l’avance !

Game over !!

Je cheminais malgré tout  quelques jours avec l’espoir d’un désistement ici et là et faisais chauffer l’IPhone en rappelant les hébergeurs. Velay, Gévaudan, la région est un pur régal sur ce parcours entre 900 et 1300 m d’altitude. J’étais presque bien en jambes lorsque l’étape vers Pont-Monvert doucha mon optimisme. Afin d’optimiser mes recherches durant ma marche, j’avais même mis mon amie au standard. Son bilan des appels durant toute une matinée fut catégorique : plus aucune place en gite, en hôtel et ce jusqu’à Alès.

En désespoir de cause, je me retournais vers la mairie, les offices de tourisme sans plus de résultats. J’étudiais la possibilité de sauter une ou deux étapes en comptant sur un miraculeux désistement en étudiant les transports publics et les services de La Malle Postale. Je regardais aussi les possibilités de bifurquer que le Chemin voisin de la Régordane.

Lors de l’étape qui sera la dernière, je passais à la Bastide Saint Laurent, l’une des rares gares qui dessert Alès et Nîmes. Dépité , je jetais l’éponge et pris un billet pour Nîmes et Toulouse.

Mon lit à l’Auberge de la Mère Cadenette
Ma cabane de nain de jardin !

Mais je reviendrais car les Cévennes et ce GR70 recèlent de vrais trésors . Passer une nuit à l’Auberge de la Mère Cadenette , partir tôt le matin avec ces volées d’oiseaux au milieu des collines reste de grands moment. Attention, selon la saison, et dans les conditions sanitaires actuelles, veillez à bien préparer votre Chemin de Stevenson. De nombreux cafés ont fermé, il manque de points d’eau, partez à deux pour réduire les frais. Allez, foncez et déguster sans modération le décor que vous offrent les gorges de l’Allier et de la Loire . A très bientôt pour partager la fin de périple !

la Grande traversée de Paris …co-vidé

Août 2020, La transhumance estivale habituelle plonge Paris dans un calme olympien, l’occasion pour moi de prendre possession de la ville désertée et vidée par le COVID.

Il est presque 11h, lune nouvelle vague d’orages vient de rincer le décor,  je m’équipe léger pour une randonnée 100% urbaine. Choisissant l’improvisation sans toutefois tomber dans l’errance, je décide de relier le Bois de Boulogne au Bois de Vincennes par la grande diagonale Ouest-Est soit une vingtaine de kilomètres.

une grande diagonale de ma banlieue à la Porte Dorée , entre deux bois mon coeur balance…

Je rejoins les quais de la Seine à Neuilly puis m’enfonce dans la banlieue chic par le quartier St James. Pas âme qui vive, j’imagine que ses habitants doivent buller entre Ramatuelle, le Cap Ferret ou l’île de Ré. Le Jardin d’Acclimatation n’est pas plus animé et les employés de l’accueil désœuvrés discutent sur le trottoir en attendant quelques visiteurs miraculeux.. Car cette année le covid 19 a hélas fini de vider la capitale de ses touristes en la plongeant dans l’ennui. Je longe le Bois de Boulogne jusqu’à la Porte Maillot.

Longer les quais à Neuilly et jeter l’ancre au monument Vent et Batailles à la Porte Maillot.

Le petit train menant au Parc s’attraction a été remisé en attendant des jours meilleurs. Je fais une pose casse-croute dans le square Alexandre et René Parodi, compagnons de la Libération. Le Monument 100% inox Vent des Batailles dédié au Général Koenig y siège majestueusement et domine la place en travaux gigantesque depuis des mois. La future gare du RER E entrera en service vers 2022. Au bout de l’avenue de la Grande Armée, l’Arc de Triomphe disperse ses avenues sur les quatre horizons, elles aussi désertées. La circulation habituellement chaotique de la place de l’Etoile n’est plus qu’un souvenir. Je prends l’avenue Marceau jusqu’au Pont de l’Alma. Surprise hallucinatoire, le restaurant  libanais le Nourot connait une belle affluence. Les Parisiens privés de voyage s’offrent sans doute ici une touche raffinée d’exotisme moyen-orientale, celle d’un pays récemment meurtri par l’explosion du port de Beyrouth.

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La rando se mord la Queue-lez-Yvelines

La forêt de Rambouillet reste la grande rivale de celle de Fontainebleau, en terme d’itinéraires (77) de randonnée. Laissons un moment les jolies balades autour du château pour explorer la partie du Nord du domaine et plus précisément la forêt des 4 piliers avant de plonger plus au sud.

La forêt des 4 piliers, point de passage de cette belle randonnée de 24 km dans les Yvelines

L’itinéraire en boucle proposé part de la gare de Garancière-La Queue (ligne N SNCF -direction de Dreux en gare Montparnasse pour les parisiens). Il s’agit d’un très beau parcours de 24 km environ avec deux trois bosses offrant un dénivelé de plus de 300m+ au final. Les passages en sous-bois restent majoritaires et je vous conseillerais de réaliser cette randonnée en période sèche sachant que de nombreux petits cours d’eau rendent la zone très humide les jours de pluie.

la nature dans toute sa splendeur au mois de juillet .

Un patchwork flamboyant de bruyères et de fougères

En ce mois de juillet et par une journée très lumineuse, la nature nous gratifie d’un festival de couleurs. Les chênes se mêlent aux bouleaux et aux châtaigniers alors que les fougères d’un vert éclatant dominent les bruyères et autres fleurs de printemps. Sublime ! Les sentiers sablonneux typiques des forêts de pins rendent la rando confortable. Le chemin se devine parfois entre ces fougères qui frôlent par endroit les épaules ou se perd dans de longues allées. Rien d’étonnant à ce que l’on partage cet espace avec les cavaliers et les VTT , chacun y trouve son compte d’évasion. Vous y rencontrerez d’ailleurs de nombreux haras et clubs équestres dans les environs. Cette randonnée vous fera passer par le fameux GR22 , un magnifique sentier qui mène au Mont St Michel . Courage !

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Idée rando : Samoreau d’une rive à l’ autre de la Seine

La Seine et Marne, le plus vaste des départements d’Ile-de-France, offre une infinité d’itinéraires de randonnée pour celui qui sait en composer le tracé. Les mois d’été le randonneur rêve de sous-bois lui procurant l’ombre aux heures de canicule, il cherche à cheminer le long de l’eau pour y trouver la fraîcheur, pour s’y reposer .

Une très belle randonnée de part et d’autre de la Seine avec au final une petite incursion en forêt de Fontainebleau toute proche.

Il lui suffit de prendre une carte au 1:25.000e , d’identifier quelques GR et PR, décrypter les reliefs et la nature de l’environnement, choisir les gares pour y accéder et puis laisser parler ses envies en évaluant le nombre de kilomètres sur cette carte papier de l’ IGN ou sur un logiciel comme Openrunner. En amont de Paris la Seine déroule ainsi sont cour dans des univers très variés que découvrent les marcheurs le long de ses rives, soit près des flots , soit sur les hauteurs de ses coteaux. Nous sommes descendus cette fois à la gare de Samoreau pour commencer une boucle sur la rive droite du fleuve afin d’atteindre le petit port de Champagne-sur-Seine. Le sentier serpente dans une étroite bande boisée puis après une dizaine de kilomètres, débouche sur le pont de Champagne-en-Seine, l’occasion de passer rive gauche pour remonter

Une randonnée en boucle depuis Samoreau conjuguant les passages en forêt et la traversée de Champagne sur Seine et Thomery

vers Thomery. Le chemin se veut plus roulant, nous partageons dorénavant l’espace avec les cyclistes et les poussettes. Nous pénétrons discrètement dans les propriétés privées en ouvrant et refermant les portes du passage laissé libre aux mariniers. La chaleur de juillet invite les plus audacieux des riverains à la baignade ou à hisser les voiles des dériveurs légers et se mettre au stand up paddle. Il est plus de 13h, les BBQ émoussent notre appétit, le pique-nique ne peut plus attendre !

La chaleur de juillet entre baignades sauvages et bronzette. Une belle passerelle aide à franchir le Loing.

Quoi de plus agréable que de poser son sac sur l’herbe et regarder passer péniches et bateaux de plaisance en balade avant de s’offrir une sieste réparatrice pour repartir vers le nord. Depuis quelques années, les communes et la région Ile-de-France poursuivent l’aménagement des bords de Seine aussi bien en amont qu’en aval de la capitale. Les chantiers navals de jadis ont fait place aux aires de repos et de jeux, les usines désaffectées s’égrainent au fils des anses , des ponts de béton propulsent des autoroutes et les lignes RER d’une rive à l’autre. Changement d’époque, autre ambiance.

Le sentier de randonnée s’y glisse dessous et se colore de fresques et de tags sur les piles des géants. Nous traversons Thomery, une jolie petite ville dont les vignes et le bon vin ravissaient naguère les meilleures tables parisiennes.

La maison de Stéphane Mallarmé à Vulaibes-sur-Seine

Un circuit spécial fait le tour de ce vignoble vertical accroché aux murs d’un dédale de ruelles. Avant de rejoindre la gare de Samoreau et revenir vers Paris, selon l’heure, ne manquez pas d’aller visiter la maison où vécut le poète Stéphane Mallarmé à Vulaines-sur-Seine.

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