Archives du mot-clé rando 77

Rando du canal de l’Ourcq : take it Lizy !

J’avoue que les balades le long des canaux ne figurent pas trop dans mon top Ten de la rando. Je garde encore en mémoire mon arrivée sur Toulouse sur la voie d’Arles par le Canal du Midi, 3 jours, 60 km de marche nargué par les cyclistes lancés à fond et une overdose de platanes, le tout sur une platitude topographique lassante !

La Seine-et-Marne, un patwork de rivières, étangs et canaux. Parcours de 20 km sans difficulté.

Téléchargez ICI la trace de cette randonnée au format .gpx et suivez la sur votre smartphone .

Toutefois, une fenêtre météo engageante m’a convaincu de me joindre ce dimanche-là aux marcheurs d’Amigo Rando, notre nouvelle asso en création, sur le canal de l’Ourcq (77). Comme toute balade en Ile-de-France de gare à gare, celle-ci se mérite, c est à dire obligation de prendre un ou plusieurs trains pour rejoindre le point de départ au confins de la Seine-et-Marne, à Lizy-sur-Ourcq. Afin d’agrémenter l’itinéraire Christian B. , guide estampillé Pro Navigo , a toutefois pris soin de suivre le GR11 par des passages en forêt variés afin de rejoindre Trilport. Il suffit parfois de peu de chose pour faire d’un itinéraire banal, une jolie randonnée .

Départ de Lizy-Sur-Ourcq par le GR11

Ce jour-là c’est au soleil rasant d’hiver que l’on doit sa réussite, une véritable débauche de couleurs. Rien n’y manque. Les rives du canal serpentent entre des murs recouverts d’une mousse d’un vert éclatant, les sentiers s’enfoncent au milieu de bosquets de jeunes chênes dépouillés filtrant la douce lumière. Sur des kilomètres les peupliers le long de la voie d’eau se dressent comme des pinceaux vers un ciel plombé de nuages menaçant.

Un canal de 130 km, ancienne voie navigable creusée entre 1805 et 1825 .

Tout au long de la journée les giboulées de mars guettent le randonneur . Parfois un nuage noir saturé lâche son rideau de pluie . Les randonneurs avisés assurent à la hâte l’étanchéité en sortant capes et sur-sacs bariolés. Mais les rafales de printemps s’estompent aussi vite qu’elles sont venues et l’ondée ne laisse sur les berges du canal que quelques flaques. Les heures défilent vite depuis Lizy-sur-Ourcq , déjà dix kilomètres s’affichent au podomètre.

L’émergence du printemps au milieu de l’hiver
Quand la nature reprend ses droits, nul obstacle ne peut l’arrêter !

12h30, les métabolismes s’affolent , le temps de la pause-repas sonne dans tous les estomacs. Le canal de l’Ourcq n’est pas le plus propice aux pique-niques d’hiver, rares sont les espaces aménagés. Alors il a fallut se contenter d’une minuscule clairière abritée du vent dont les ronces et les orties n’ont en rien affecter les appétits. Il en faut beaucoup pour bousculer le caractère fondamental, que dis-je l ‘ADN d’Amigo Rando : le déj ! Vu le décor et les obligations horaires, personne ne souhaita s’éterniser davantage.

Les bords de Marne.

Nous avons donc quitté le canal historique sans regret pour parcourir les derniers kilomètres en forêt vers Trilport. Le parcours de cette randonnée plutôt  » take it Lizy » offre aussi quelques flirts ici et là avec la Marne, une sortie plus décontraction contemplative qu’effort sportif !

Transport : Départ Gare de l’Est vers Château-Thierry – Changement à Meaux pour Lizy-sur-Ourcq – Retour Trilport – Gare de l’Est . Pass Navigo ou Mobilis journée 5 zones

Contact : amigorando.idf@gmail.com

St Mard- Meaux, la rando qui décape la grisaille

Un dosage de 21 km, tempo de 4,3 km/h , UV modérés, ventilation Nord , le cocktail très efficace !

Depuis des mois, nous cherchions tous la formule magique capable de nettoyer le décors et chasser la grisaille de l’ambiance covid qui nous encrassaient le moral . La toute nouvelle asso en création, Amigo Rando a trouvé le le week end dernier le produit miracle : St Mard ! Soleil, brise fraîche, verdure naissante, grâce à ces agents actifs, l’itinéraire menant jusqu’à la gare de Meaux a prouvé une réelle efficacité en redonnant des couleurs au moral des 23 randonneurs parisiens. Ce composé garanti totalement bio s’appuie sur la base solide du GR1, ce parcours historique qui fait le tour de l’Ile de France sur 541 km et dont le sommet de 216 m permet une oxygénation maximale des neurones les plus confinés !

Le cocktail décapant St Mard- Meaux élaboré à doses égales forêts et plaines agricoles a été ajusté pour éviter toute saturation habituelle en randonnée, c’est à dire l’overdose de kilomètres, avec une distance optimale de 21 km. Ajoutons que l’excellent guide (moi-même !) a su trouver le juste équilibre du mode opératoire avec un rythme certes un peu soutenu de 4,3 km/h ! Pour l’occasion, de nouveaux-venus ont pu tester le produit et le caractère unique de l’organisation Amigo Rando : tempo et apéro ! Rappelons que la formule n’est pas sans danger en créant chez certains une véritable addiction. Les organisateurs étudient déjà un vaccin, une randonnée calmante de 25 à 30 km !

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Blanc en neige et Bourron glacé. VIVE L’HIVER en rando !

Fin janvier, le thermomètre amorce ce jour-là un joli plongeon et flirte avec le zéro. Doudounes, polaires, gants et bonnets, les randonneurs parigots boudinés s’agglutinent sur le quai de la gare de Lyon option départs sports d’hiver pour rejoindre la forêt de Fontainebleau . Désigné guide, j’accompagne une quinzaine d’entre eux vers Bourron-Marlotte pour une randonnée de quinze kilomètres en direction de Morêt-sur-Loing.

Belle diagonale de 15 km 100% boisée au coeur de l’hiver

Le domaine au sol sablonneux reste une valeur sûre lorsque la pluie hivernale détrempe la plupart des sentiers d’Ile-de-France. Le parisien en goguette se pâme d’ordinaire au printemps devant le premier brin d’herbe sur son chemin et se réjouit d’évoluer dans cette belle nature. Cette fois, il tombe en état de grâce lorsque la vue des marres gelées s’offre à son regard ébloui par tant de merveilles . Alors il enlève ses moufles et saisit son portable afin d’immortaliser l’instant. Maryvonne, Corinne (et moi-même), probablement marquées par le dernier film La Reine des Neiges, succombent les premières face au spectacle grandiose.

Miroir, dis moi qui est la plus belle randonneuse ?!

Authentiques aventurières des chemins, elles dégainent leur appareil et enregistrent les miracles pixelisés afin de les partager avec leur fan-club de FaceBook ou Instagram. Alors que le groupe s’enfonce dans les profondeurs de cette forêt, le ciel se voile soudain . Les meilleurs météorologues d’entre nous sont formels : il va même neiger ! Chacun interroge du regard son App préférée afin d’en déterminer l’heure exacte . Insensible à leur quête scientifique, je décide de stopper à la grotte Béatrix pour organiser le pique-nique dominical. L’univers minéral bien abrité est idéal. Il est facile d’imaginer ici les hommes préhistoriques dévorant de malheureux sangliers tués à main-nue et à peine cuits avant d’honorer leurs femelles à même le roc !

Maryvonne, Reine et notre photographe des Neiges du jour .
Passage étroit à Fontainebleau in the rocks

Les randonneurs affamés par au moins une dizaine de kilomètres sur le sentier Delecourt N°11, se jettent sans retenue sur des salades de pâtes ou autres préparations peu engageantes compressées depuis la veille dans les Tupperware. Certes la fameuse gastronomie française atteint ici un degré à la limite du hors-jeu. Qu’importe ! Les bouchons des bouteilles de vin s’extirpent à grands « blop » qui résonnent dans la grotte et les conversations débridées par l’antigel divin réveille toute la faune en hibernation. La farandole des desserts tourbillonne parmi les randonneurs déjà repus. Ils se navrent dans leur Ford intérieure de leurs propres abus et se désoleront le soir venu de n’avoir pas perdu un seul gramme ! Malgré la dose de blanc servie par Patrick, notre généreux sommelier attitré, le froid saisit progressivement les convives itinérants. Incontestablement la température a encore baissé. Et là, nos prédicateurs éclairés se réjouissent : les premiers flocons voltigent dans l’air !!

La grotte Beatrix, site rêvé pour pique-nique improvisé
Et soudain le décor devint d’une blancheur virginale ! Magnifique .

En quelques minutes le sol se recouvre d’une mince couche immaculée, les épineux se transforment en sapins de Noël. Excitée par la beauté quasi virginale, Maryvonne multiplie les clichés alors que mes doigts gelés patinent grave sur l’écran de mon Iphone 6 noyé par les cristaux afin de trouver un chemin sur l’App Iphigénie. En vain. Retour à la méthode d’orientation traditionnelle des anciens marcheurs , je ressors (de mon pantalon déperlant Cimalp, 70€ en solde) la pochette A4 astucieusement fermée par un ruban adhésif qui contient les photocopies de la zone concernée de la carte au 1.25 000e. Tel le touriste perdu en ville sans GoogleMap, je décrypte dans la tempête les panneaux cloués sur les arbres à chaque carrefour. La couche de neige s’épaissit et la moindre pente réveille les souvenirs enfouis de nos dernières joyeuses descentes à skis qui remontent à l’ère glaciaire. Je dois le concéder, troublé par l’émotion j’ai à cet instant perdu la trace du GR11 qui doit nous conduire à la gare de Morêt. Sans le révéler au groupe afin de m’épargner une révolte, j’erre bien trop au sud. Puisant dans des ressources intellectuelles insoupçonnées mises à mal par la température polaire, je redresse la trajectoire pour rejoindre enfin la ville et ce une minute avant l’arrivée du TER venant de Bourgogne. Ouf ! Les randonnées hivernales deviennent un régal car elles nous offrent cette rupture providentielle avec notre quotidien douillet. Alors action !

Téléchargez la trace de cette randonnée ICI

Evasion végétale à Fontainebleau en hiver

L’année 2020 s’est terminée sur fond d’apocalypse planétaire. Certains ont survécu à la Covid-19, d’autres à l’enchaînement des gueuletons festifs. Le confinement du citadin en télétravail le pousse à dépasser le seuil des fameuses 35h et réveillent en lui des envies d’évasion au delà du béton de la ville plombée par un couvre-feu sidérant. Premier dimanche de 2021 la gare de Lyon retrouve son influence de randonneurs. Même si le thermomètre amorce une chute sévère et qu’un épais brouillard enveloppe le domaine de Fontainebleau, rien ne pourrait entraver leur pas vers cet univers végétal propre à guérir leur morosité, au moins durant quelques heures.

Très bel itinéraire de 18 km , depuis la gare de Fontainebleau-Avon – Retour à la gare de Bois-le-Roi

J’aime aussi à retrouver cette forêt cent fois parcourue dès les premiers frimas. Tout y est changé, des combes cachées hier par les feuillages se révèlent , un tapis de feuilles en décomposition brouille la trace des sentiers. Les forestiers ont toiletté les sous-bois en laissant çà et là des souches comme autant de sculptures spontanées, vestiges de tempêtes passées. La nature en sommeil accomplie en silence son oeuvre et j’imagine déjà la renaissance des fougères assoupies, l’éclosion du feuillage des chênes , des ormes, des marronniers si nombreux sur ce domaine. Au bout d’une longue allée la blancheur des bouleaux tranche soudain dans le décor. Des troncs brisés gisent sur le sol gelé en formant des lignes brisées, comme de longs pointillés. Les pins omniprésents me rappellent souvent un paysage de Provence ou des Landes. Eux seuls savent repeindre le ciel de ces taches de couleurs au milieu de bosquets dépouillés.

Sculpture végétale née du caprice des tempêtes
La table du Grand Maître, pour pique-niques confort !

Le randonneur connait bien les pièges de leurs racines . Glissantes, luisantes, elles s’échappent du sol et ruissellent sur les pentes sablonneuses entre les feuilles mortes. Veillant à ne pas m’accrocher dans leurs anses cachées, je m’arrête pour admirer leurs ramures émergeant de la terre. Quel talent ! Depuis quelques temps, les fameux rochers de Fontainebleau se recouvrent davantage d’une mousse tendre verdoyante. Peut on y voir l’influence du réchauffement climatique ? Le végétal rejoint alors le minéral des blocs. Dans les passages étroits des sentiers Denecourt-Colinet balisés de bleu, ma main caresse parfois cette peau humide du calcaire.

Les sentiers Denecourt-Colinet sont balisés de bleu. Bien balisés, ils vous feront découvrir les plus beaux décors du domaine de Fontainebleau.

De courageux grimpeurs s’installent au coin d’un méandre et posent leur tapis de mousse …synthétique. Les adeptes du bloc , varapeurs aux mains blanches relèvent les défis de la pesanteur sur une échelle de 1 à 9. Le domaine se partage et le randonneur en plein effort sur le dur circuit des 25 bosses côtoie le promeneur au ralenti ou le vttiste casqué avalant les kilomètres à toute allure. Cette immense forêt de Seine-et-Marne ne cesse depuis des générations d’émerveiller aussi les enfants. Ils viennent y vivre une journée l’aventure , le frisson de se perdre un instant entre les rochers, la joie d’atteindre un sommet et contempler en contre-bas l’ampleur de leur exploit.

Denecourt, ce pionnier de la rando au XIXe siècle, ignorait alors que ses chemins seraient le terrain de jeu d’une jeunesse turbulente alors qu’il imaginait des balades pour bourgeois ponctuées de fontaines rafraîchissantes ! Il nous a légué des itinéraires magnifiques, parfois sinueux à souhait , parfois d’une linéarité infinie ennuyeuse. jJe ne le remercierais jamais assez de m’offrir été comme hiver cette immersion végétale magique, providentielle dans cette forêt apprivoisée.. très très fréquentée !!

Départ Gare de Fontainebleau-Avon. Retour gare de Bois-le-Roi . – Téléchargez la trace de cette randonnée au format .GPX ICI

17 km de bonheur PAR Les SENTIERS DENECOURT-COLINET DE FONTAINEBLEAU

Après la ruée post-confinement du mois de mai , la forêt de Fontainebleau avait retrouvé sa sérénité en ce dimanche de juin. Vtt et marcheurs se croisaient en se saluant sur les chemins sablonneux, presque heureux de cohabiter après des semaines d’isolement. Toutefois l’heure des randos de groupe n’ayant pas encore sonné, les associations laissaient aux guides toute liberté et initiatives pour organiser des sorties à leur gré dans la limite des dix personnes autorisées. Paradoxalement cette contrainte redonna une dimension conviviale à mes nouvelles escapades et je redécouvrais le plaisir de marcher en silence à 6 ou 8 même s’il m’eut été facile de partir seul sur ces sentiers si familiers .

Un itinéraire de 17 km très varié pour un dénivelé raisonnable

Une bonne carte, ma chère App Iphigénie, le pass Navigo en poche auraient suffit à sortir de Paris pour m’immerger dans ce domaine . Alors ce matin là, guidée par Christian et Corinne une poignée de randonneurs déconfinés retrouvait ses repères, ses passages. Pour certains d’entre nous, cette randonnée fut une reprise tels Nelly et Rova alors que Virginie continuait sa remise en forme débutée deux semaines auparavant sur le circuit des 25 bosses pour affronter la partie sud du GR20 en juillet .

Le plaisir retrouvé de randonner entre amis entre les blocs de ce sublime domaine
Un ses beaux panoramas des sentiers Denecourt-Colinet.

Ce sevrage de balades en pleine nature a eu pour effet de réveiller , de me révéler à nouveau la beauté de Fontainebleau après des années de randonnées répétitives dans un périmètres devenu étriqué au fil du temps. C’était soudain si bon de retrouver les racines, de se faufiler entre les blocs même si j’y laissais bêtement un peu de mon cuir chevelu lors d’un passage bas de plafond ! Et puis je ressentais à nouveau les lois de la gravitation, ce dénivelé qui vous torture les premiers instants , vous asphyxie avant que le coeur n’ait eu le temps de monter dans les tours. D’autant que l’itinéraire tracé par Christian empruntait quelques uns des célèbres Sentiers Denecourt-Colinet balisés de bleu.

Entre PR, GR, TMF et Sentiers Denécourt-Colinet, Christian a laissé parfois cours à l’improvisation sous le regard amusé de Virginie et Nelly
Les vestiges à découvrir tout au long de la vingtaines de sentiers Denecourt .

Ces pionniers de la rando moderne ont pris un malin plaisir à contourner ou franchir les obstacles de calcaire en une suite de montagnes russes, alternant les passages étroits entre les fougères , à suivre les lignes de crètes pour offrir aux randonneurs les plus beaux panoramas, de redescendre entre les sentiers creux et les failles où se cache parfois une des fontaines qu’ils avaient pris soin de construire pour apporter à l’époque un moment de fraîcheur aux promeneurs. Le parcours proposé n’est pas très long, seulement 17 km jusqu’à la gare de Bois-Le-Roi depuis celle d’Avon . D’ailleurs comme le souligne Christian, les randonnées de Fontainebleau dépassent rarement les 25 km pour ceux qui choisissent d’y intégrer un dénivelé conséquent . Sachant aussi qu’il faut compter les temps de trajets aller et retour en train depuis Paris . Bon retour à vous aussi à Fontainebleau, un cocktail de saveurs à servir on the rocks !

Téléchargez la trace de cette randonnée sur votre smartphone et suivez la aves les App Iphigénie, Visorando… https://www.visugpx.com/1xY5O1UlvV

Idées rando : les méandres de la Seine sur le GR2 depuis Melun (77)

Avec l’ arrivée de la saison estivale, les randonneurs parisiens trouveront un peu de fraîcheur en suivant les méandres de la Seine sur le GR2 . le GR® 2 dans sa traversée de l’Île-de-France est un itinéraire de 260 km qui vous emmène de Montereau-Fault-Yonne à Vernon-sur-Seine.

Un itinéraire de 22 km du GR2 qui suit les berges de la Seine. Il est cyclable sur presque sa totalité .

Sur cette portion sud en Seine-et-Marne , vous partirez de la gare de Melun et remontrez le cours de la Seine jusqu’à celle de Samoreau. Cette jolie balade longue de 22 km ne présente guère de difficultés. Les plus aguerris peuvent allonger à loisir cet itinéraire en pénétrant davantage dans la forêt de Fontainebleau toute proche et profiter du fameux relief bellifontain.

A voir : les Affolantes du quai de la Ruelle . Ces demeures de villégiature, construites le long du fleuve de 1830 à 1914, de Saint-Mammès à Seine-Port en passant par Thomery, Samois-sur-Seine, Héricy, Bois-le-Roi, Boissettes, appartenaient à des industriels et des commerçants melunais et surtout parisiens. Avec l’arrivée du chemin de fer, ils bâtissent ces villas pour y passer l’été et les week-ends au vert, entre forêt et cours d’eau.

Dans son livre, Marie-Françoise Laborde, architecte et auteure du livre Les Affolantes des bords de Seine, revient en détail sur ces villas : «D’un point de vue social, elles représentent l’accès de la bourgeoisie à une certaine richesse. Elles ont bouleversé l’économie locale. Le personnel, du chauffeur à la nourrice, était issu des villages avoisinants».

Aujourd’hui encore, une cinquantaine de demeures sont visibles de Seine-Port à Saint-Mammès. «Elles appartiennent à des propriétaires privés et on ne peut pas visiter les intérieurs. Il faut débourser au moins un million d’euros pour en faire l’acquisition », souligne l’auteure.

Arrivés à Vulaines , vous aurez aussi l’occasion de visiter en saison le Musée Départemental Stephane Mallarmé et surtout son magnifique jardin.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx https://www.visugpx.com/nwGmDbapnO

A emporter dans le sac à doc la carte IGN 1:25.000e

IDEE Rando tonique à fontainebleau 18 km -de gare à gare

Cette randonnée assez courte cache bien son jeu. Ce très beau parcours de seulement 18 km emprunte en effet les fameux sentiers Denecourt et cumule un joli dénivelé au final avec l’alternance de passages en terrain plat. C’est aussi de profiter de l’hiver pour découvrir des panoramas moins connus cachés par la végétation estivale. Cette randonnée se faufile entre les fameux rochers de gré qui peuvent être très glissant les jours pluvieux.

Cette randonnée de 18 km débute à l’arrêt en forêt de Fontainebleau et se termine à la gare d’Avon. Côté train, il y a un TER toutes les demi-heures environs jusqu’à la gare de Lyon.

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/xazEXLLqr6

les marcheurs à Fontainebleau

20 belles randonnées entre rivières et canaux d’Ile-de-France

Rien de plus bucolique, romantique voir  exotique que de randonner le long des cours d’eau et des canaux d’Ile-de-France . Voici une vingtaine de parcours, tous testés,  avec parfois quelques aventures inattendues .

cliquez sur les cartes pour découvrir les itinéraires et sur les titres pour lire descriptions et récits . Bonne balade !

Yvette et Orsay,  duo de charme de la rando francilienne (78 & 91)

La boucle du Grand Morin (77)

Rando découverte du Vexin depuis Vaux sur Seine (95)

Lire la suite 20 belles randonnées entre rivières et canaux d’Ile-de-France

Idée rando en Seine-et-Marne : boucle du Grand Morin

Le bassin de la Seine ne manque pas de cours d’eau pour organiser des randonnées rafraîchissantes les jours de grandes chaleurs . Voici donc une belle balade de 22 km en boucle au départ de la gare de Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne . Les randonneurs parisiens y accèdent en train depuis la gare de l’Est (Navigo 5 zones -changement à Esbly).

 

 

 

Ce parcours  très agréable propose de nombreux passages boisés et suit le Grand Morin sur sa partie finale. Ne manquez pas de vous attardez à Crécy, pour découvrir notamment la rivière et ses petits pont privatifs. Cette randonnée du Grand Morin ne présente pas de difficultés. Vous pouvez imaginez quelques variantes pour allonger ou raccourcir cet itinéraire. Voici un autre parcours depuis cette gare Autre idée rando depuis Crécy

Téléchargez la trace de cette randonnée :

Randonnée du Grand Morin (77)

 

 

 

 

Rando à Sucy-en-Brie , un des symboles de la mutation urbaine francilienne

Rando périurbaine N °4

En 2030 l’achèvement du Grand Paris marquera la naissance d’une mégapole de plus de 12 millions d’habitants, composée des villes interconnectées par un maillage de nouvelles lignes de métros et tramways ou le prolongement d’autres. Loin d’être un bouleversement soudain, ce gigantisme n’est qu’une mutation lente née au XVIe siècle. Après un large volet sur les Villes nouvelles et pour mieux comprendre ce phénomène, le Voyage métropolitain nous invite lors de sa 48e édition à mettre le cap à l’est, vers la ville de Sucy-en-Brie et ses environs, une banlieue emblématique de cette mutation.

Installés dans le RER A, nous ignorons à cet instant que cette ligne la plus empruntée en IDF  nous transporte dans l’histoire même du développement de la ville. C’est bien avant sa création, en 1872, que le chemin de fer a relié la Bastille à Verneuil-l’Etang, marquant le point de départ d’une vague d’urbanisation de la Seine-et-Marne qui ne cessera d’enfler. De grands domaines nés au XVIe siècle sous la pression des crises économiques accueillaient, dès 1930, les premiers lotissements. Dès lors rien n’arrêtera cette folle urbanisation.

Une fois descendus du train, le décor nous fait tourner la page suivante de cette histoire, celle de l’émergence des grands ensembles qui poussèrent ici des années 1950 à 1970, dans le secteur du Rond d’Or. Face à la forte demande de logements en location et plus tard en accès à la propriété, les instances construisent en urgence du « provisoire » qui, hélas, va durer et souvent se dégrader. Nous traversons la Cité verte, aujourd’hui rénovée, avant de rejoindre la Fosse rouge, un autre quartier populaire qui tente de trouver un second souffle à coup de subventions. Nous parcourons le traditionnel petit centre commercial et, en contre-bas, contournons une mosquée discrète qui, blottie dans le béton, marque la présence d’une immigration bien ancrée. Non loin de là, d’anciennes cheminées désormais classées aux monuments historiques témoignent du passé industriel du département.

Les usines Saint-Gobain s’y étaient installées en 1917, bousculant un territoire encore tourné vers les cultures. Les coteaux regorgeaient alors de vergers et de vignes. Des dizaines de sentiers datant des grands domaines, puis de cette période, subsistent encore. Le promeneur s’y perd volontiers entre les nouveaux ensembles. Nous les traversons en remontant vers Ormesson pour atteindre le Parc départemental du Morbras. L’ilot de verdure de 12 ha apparaît comme tiré à quatre épingles par les paysagistes. L’harmonie florale est omniprésente et les espaces humides répartis sur plusieurs niveaux abritent une biodiversité insoupçonnée. Ormesson-sur-Marne semble, elle aussi, resurgir d’une aristocratie à peine oubliée. La modernité l’a juste relifté en une jolie ville pavillonnaire résidentielle avec en toile de fond le château ancestral et un golf.

La diversité des styles ravit les architectes du groupe. Dans une même rue ils peuvent répertorier toutes les audaces, les splendeurs, le mauvais goût ou le tape-à-l’œil du siècle de l’habitat individuel ! Nous poursuivons notre longue diagonale entamée au Parc départemental pour arriver à Chennevières. Alors que nous approchons de la zone industrielle, le décor perd de son attrait : des maisons murées et d’autres, plus modestes, bordent désormais notre chemin. Le groupe se faufile sur un sentier improbable repéré quelques semaines auparavant par les éclaireurs du Voyage métropolitain. Et là, vision surréaliste : le champ de blé de la Maillarde étale sa blondeur au milieu des cités.

Ces quelques hectares de céréales surgis de nulle part sont toujours au cœur de luttes intestines entre acteurs locaux suite à l‘abandon du projet de VDO (Voie de Desserte Orientale), un tronçon autoroutier devant relier l’est de la Seine-et-Marne à Paris. Un autre projet dénommé ALTIVAL est désormais dans les cartons. La moisson de ce mouchoir de poche restera pour nous une énigme alors que nous nous dirigeons vers les Terrasses de Chennevières.

Ce panorama nous offre un point de vue est-ouest inédit sur Paris. Le temps est dégagé et en bons randonneurs chacun s’amuse à déchiffrer le paysage appuyé sur la table d’orientation du Touring Club de France datant de 1961. Après la visite d’une maison abandonnée où la vie semble s’être arrêtée brutalement, nous descendons vers le château des Rets, un établissement aujourd’hui privé. Un sentier suivant un coteau boisé nous ramène à Sucy puis jusqu’aux bords de la Marne par la Grande Ceinture et la résidence des Berges.

Nous avons rendez-vous en ce 14 juillet avec le Big Jump. Cet événement à échelle européenne vise à promouvoir le retour de la baignade en rivière grâce à une purification progressive des cours d’eau. Pour rejoindre le spot sur les berges de la Varenne-St-Hilaire, nous nous sommes servis de la servitude de marchepied (lois de 1965-2006), un chemin à l’accès autorisé aux bateliers, pêcheurs…, pour éviter un détour. On suivra ainsi la berge en poussant l’une après l’autre les portes des jardins reliant les maisons qui bordent la Marne, avant de franchir finalement le pont de Chennevières. Les plus courageux d’entre nous se baigneront dans un périmètre aménagé par l’organisation sous la surveillance de la brigade fluviale et de la Protection civile.

Chaque randonnée périurbaine du Voyage métropolitain se terminant par un débriefing, après avoir acheté des boissons, le groupe tentera de pénétrer, en vain, par l’issue de secours du centre commercial jouxtant le RER A de la Varenne-Chennevières. Il faudra faire un détour par les escaliers intérieurs du parking géant pour atteindre le dernier étage en plein air de l’édifice, totalement désert ce jour-là. Après avoir étanché notre soif puis échangé nos expériences, il était temps de rejoindre Paris par ce fameux RER A, un des axes déterminant qui propulsa à l’époque tout ce département francilien dans une autre dimension.

Téléchargez la trace de cette rando

https://www.visugpx.com/968Ql70azt