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Meaux-Thorigny , 24 km de rando sans mAUX

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Voici une bien jolie balade de 24 km depuis la gare de Meaux jusqu’à celle de Thorigny en suivant principalement les berges du canal de Meaux et la Marne. Cette randonnée reste vraiment une immersion nature agréable et oxygénante dans cette vaste Seine-et-Marne si riche en itinéraires.

Passage au départ par le centre ville, l’occasion d’admirer trop vite la sublime cathédrale.
Entre Marne et canal , ne pas se tromper ni de cours d’eau ni de direction au premier méandre !!

Le sentier emprunté n’offre pas de difficultés majeures, si ce n’est par endroits la présence d’herbes folles ou de ronces rendant la progression ..tropicale ! D’ailleurs Patrick notre guide AmigoRando du jour ayant repéré le parcours, nous proposa une petite déviation sur une portion devenue impraticable . Les amateurs de dénivelés seront pour leurs frais vu la topologie fluviale plutôt plate. Qu’importe, marcher le long de ces canaux et la rivière vous fera découvrir le calme de petits ports insoupçonnés et des bases nautiques parmi les plus très actives de la région parisienne où la passion de l’aviron se perpétue depuis des décennies.

De nombreuses passerelles enjambent canal et rivière sur fond des ouvrages d’art des autoroutes ou des lignes SNCF
Les berges parfois laissées à l’état sauvage rendent la progression un rien ..tropicale !

Quais refaits, animations, parcours pédagogiques ou sportifs, on remarque ici les efforts de la Région Ile-de-France depuis des années des centaines de kilomètres de rives, autant de nouveaux parcours d’évasion pour les randonneurs et les cyclistes. Notre balade en Seine-et-Marne se termina par un lieu un peu insolite lorsque le sentier déboucha soudain au milieu d’une clairière : le jardin des sculptures de Dhuys situé sur la commune de Chessy. Cet espace prend son nom de la rivière, anciennement acheminée en cet emplacement par un aqueduc, jusqu’au réservoir de Ménilmontant à Paris. Et l’histoire est plutôt belle.

Ces amoureux ne restent de pierre au charme de ces statues romantiques et sensuelles !
L’univers fantasmagorique du sculpteur Jacques Servières, inspiration puisée lors d’un voyage sur le site d’Angkor au Cambodge.

En 1939, l’aqueduc est détruit lors d’un bombardement. Jacques Servières s’approprie les pierres en 1987 et sculpte une quarantaine de statues. Devenu sculpteur, cet artiste inspiré et inconnu a puisé son inspiration sur le site cambodgien d’Angkor qu’il vient de visiter quelques mois auparavant. Monumentale, délirante, cette exposition fantasmagorique à ciel ouvert et libre d’accès révèle des personnages humains, essentiellement féminins, ou des animaux, mythiques ou réels.

un parcours de 24 km sans difficulté sur les berges du canal de Meaux et de la Marne
Des kilomètres de sentiers sur ces berges pour trouver un peu de fraîcheur les chauds mois d’été

Le 77, plus grand département d’IDF, réserve toujours des surprises au long des randonnées et son patrimoine culturel vous séduira. Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer ce très bon guide édité par la FFRP et choisir parmi les 40 sentiers proposés, de 14 à 25 km . Partez d’une gare, suivez le balisage simple, admirez le décors, pique-niquez dans un sous-bois et reprenez le train de retour, la tête encore pleine de verdure.

Près de 40 itinéraires de randonnées, de 14 à 25 km pour découvrir le plus grand département d’IDF entre plaines et forêts.

Rando Armainvilliers et La Ferrières ..Rectitude et 27 m de dénivelé !

Ce petit domaine situé au sud de Marne-la-vallée dans le 77 aux alentours de Tournan-en-Brie et Ozoir-la-Ferrière pourrait bien être le paradis de tous les marcheurs allergiques au circuit des 25 bosses de sa soeur du massif Fontainebleau dont les virages des sentiers Denecourt donnent le tournis !

Une randonnée facile de 20 km couvrant les deux forêts régionales d’Armainvilliers et de Ferrières

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En effet les forêts régionales mitoyennes d’Armainvilliers et de Ferrière cumulent l’incroyable dénivelé de 27 m sur cette randonnée de 20 km. ! Et en matière de sinuosité vous aurez peut être la chance de trouver un chemin faisant exception aux longues, longues allées rectilignes partant des nombreux carrefours en étoile. Ces boulevards et cette topologie font évidemment le bonheur des cyclistes de tous âges qui sillonnent cet espace où l’ orientation reste peu compliquée avec une carte . L’originalité de ces deux forêts réside plutôt dans la présence d’innombrables ruisseaux et marres.

Les longues allées se perdent ici à l’infini . Lorsque le passage d’un ru vous donne une rare sensation d’aventure !

Ce décor humide prend même des allures de mangroves tropicales lorsque des pluies abondantes inondent certains endroits. Apportez donc un bon anti-moustiques dès les premières chaleurs. En temps d’hiver maussade, le sol détrempé et ces grands axes assez monotones risquent même de vous faire regretter un bon dimanche devant la télé !

L’un des 13.000 chênes retenus pour la reconstruction de Notre-Dame
Des artistes de passages ont réalisé de surprenantes sculptures sur des troncs providentiels

Cette randonnée peut s’avérer plus agréable en marche nordique, histoire de couvrir rapidement la distance ou en reprise d’entraînement. (A partir de 5 km/h les moustiques ont aussi du mal à vous suivre !) . Le parcours débute à la gare de Gretz-Armainvilliers et s’achève à celle de Roissy-en Brie. Un bon plan B en cas de panne d’imagination et pour éviter les « sommets » de l’Ile-de-France !

Bois-CO ,Bois de Boulogne..et retour. 21 km de rando d’un ex-covidé

Il fallait bien recommencer par quelque chose de simple, voire de légal ! Après plus de deux semaines fiévreuses, cassé comme jamais par la Covid-19, un ou deux tours poussifs de quartier, une bonne fenêtre météo m’encourage à pousser un peu plus le curseur . Il s’agit de me rassurer et me préparer physiquement pour finir mon pathétique Chemin de Stevenson avorté en septembre dernier, re-re-programmé le 25 mai. Cette randonnée de reprise dite de « proximité » a en théorie au moins le mérite de réunir quelques ingrédients nécessaires à ma quête d’évasion de banlieusard confiné , à savoir l’exotisme urbain de la Défense, le caractère bucolique des bords de Seine et la nature d’un Bois de Boulogne en pleine renaissance.

Une jolie balade parisienne dans un rayon de 10 km… autorisé !!.

Cette boucle de 21 km en pleine semaine et en solo, eut un goût savoureux , celui de partir de chez soi sans contraintes horaires de transport. Je quitte donc Bois-Co direction le centre d’affaires parisiens. Sur le parcours, les jardiniers font une coupe de printemps à la végétation du T2 à coups de tondeuse et sécateur. Le parvis de la Défense désert, glacé de solitude, semble avoir tiré un trait sur son effervescence de naguère, l’occasion rêvée de réaliser sur la dalle des dizaines de petits chantiers de maintenance et relookage. Marteau-piqueur à tous les étages, le quartier, désamiente, remodèle ses tours en permanence, des géants rendus inutiles depuis un an par le télétravail . Je traverse la longue coulée bordée de verre et d’acier le nez en l’air, contourne les travaux pour atteindre enfin les bords de Seine et Neuilly. La ville chic semble encore endormie , peu de voitures fréquentent les quais vers Boulogne .

Les quais de Boulogne et l’écluse de Puteaux

En contre-bas, les ponts des péniches refleurissent discrètement.Une ou deux ont coulé durant l’hiver, je dresse un état des lieux de ce parcours familier puis je suis la rive boisée pour passer derrière l’unique camping parisien. Les touristes manquent à l’appel, l’immense structure est belle et bien fermée , figée dans l’attente d’une réouverture dont personne ne connait la date. Roulottes rangées, petits chalets impeccables , tentes collectives dressées, espaces balayés, haies taillées, tout semble prêt pour accueillir ces étrangers de toute l’Europe. Je m’accorde une pause sur le banc d’un des petits lacs bordants Longchamp. Un couple d’oies Bernache tente une approche timide pour m’extorquer un palet breton. Même pas en rêve les filles ! Les cyclistes habituels passent et repassent à l’entrainement autour du nouvel hippodrome ultramoderne aux couleurs champagne, lui aussi plongé dans un immobilisme sidérant.

Le nouvel hippodrome de Longchamp attend lui aussi le retour des courses

Aux abords de ce complexe, un camp de gens du voyage a été installé. Le village de caravanes rutilantes dispose même de sanitaires et points d’eau. Main- d’oeuvre du chantier terminé ? Accueil exceptionnel en période creuse de la ville de Paris alors que son propre camping affiche portes closes? On n’en est plus à un paradoxe sanitaire près ! Il est plus de midi, j’ ai parcouru environ 11 km, je plante le pique-nique près de la buvette de la porte de Boulogne, histoire d’améliorer l’ordinaire. Très vite deux corneilles viennent en repérage et explorer quelques emballages. Ce n’est pas Hitchcock mais les volatiles m’épient d’un oeil noir et m’encerclent mètre par mètre. Je finis par virer les brunettes avec un restant de sandwich puis reviens à la buvette dont les tables ont été supprimées.

Accoudée au bar, une habituée du quartier explique au serveur distrait pourquoi elle n’ira pas se faire vacciner malgré son rendez-vous etc..Il écoute , moi aussi amusé par ces brèves de Covid, avant de reprendre mon chemin en remontant vers les lacs. Au fil des années, les paysagistes ont fini pas aseptiser l’ensemble des berges, Ripolinés de gravier blanc, sentiers aplanis, fermés de la prostitution nocturne pour cause de pollution Kleenex-latex , les lacs du bois sentent bon la clientèle proprette Neuilly-XVIe et pour le moment restent hélas privés de leurs barques. Les romantiques devront attendre, les galériens de la love story jubilent .

Le Pavillon des Indes Anglaises, vestige de l’expo coloniale de 1878 à Courbevoie.
Après l’effervescence des WE, les pigeons guettent les miettes du randonneur !

Quelques fourgonnettes garées notamment près du centre sportif Largadère ultra privé rappellent que le business de ces dames continue malgré la pandémie ! Je décide de remonter par Neuilly avant de reprendre les quais vers Courbevoie. Il est plus de 14h , la plupart des commerces autorisés sont désormais ouverts, le soleil ne se cache plus, j ‘évite les boulangeries locales et finis ce parcours les jambes en plomb. L’ App Mapy.cz affiche 21.5 km , une moyenne de 5,1 km heure. La Covid semble ne pas avoir laissé trop de traces.. je m’en sors plutôt bien. Paris, vidé, covidé attend d’être à nouveau un Paris libéré.

Rando du canal de l’Ourcq : take it Lizy !

J’avoue que les balades le long des canaux ne figurent pas trop dans mon top Ten de la rando. Je garde encore en mémoire mon arrivée sur Toulouse sur la voie d’Arles par le Canal du Midi, 3 jours, 60 km de marche nargué par les cyclistes lancés à fond et une overdose de platanes, le tout sur une platitude topographique lassante !

La Seine-et-Marne, un patwork de rivières, étangs et canaux. Parcours de 20 km sans difficulté.

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Toutefois, une fenêtre météo engageante m’a convaincu de me joindre ce dimanche-là aux marcheurs d’Amigo Rando, notre nouvelle asso en création, sur le canal de l’Ourcq (77). Comme toute balade en Ile-de-France de gare à gare, celle-ci se mérite, c est à dire obligation de prendre un ou plusieurs trains pour rejoindre le point de départ au confins de la Seine-et-Marne, à Lizy-sur-Ourcq. Afin d’agrémenter l’itinéraire Christian B. , guide estampillé Pro Navigo , a toutefois pris soin de suivre le GR11 par des passages en forêt variés afin de rejoindre Trilport. Il suffit parfois de peu de chose pour faire d’un itinéraire banal, une jolie randonnée .

Départ de Lizy-Sur-Ourcq par le GR11

Ce jour-là c’est au soleil rasant d’hiver que l’on doit sa réussite, une véritable débauche de couleurs. Rien n’y manque. Les rives du canal serpentent entre des murs recouverts d’une mousse d’un vert éclatant, les sentiers s’enfoncent au milieu de bosquets de jeunes chênes dépouillés filtrant la douce lumière. Sur des kilomètres les peupliers le long de la voie d’eau se dressent comme des pinceaux vers un ciel plombé de nuages menaçant.

Un canal de 130 km, ancienne voie navigable creusée entre 1805 et 1825 .

Tout au long de la journée les giboulées de mars guettent le randonneur . Parfois un nuage noir saturé lâche son rideau de pluie . Les randonneurs avisés assurent à la hâte l’étanchéité en sortant capes et sur-sacs bariolés. Mais les rafales de printemps s’estompent aussi vite qu’elles sont venues et l’ondée ne laisse sur les berges du canal que quelques flaques. Les heures défilent vite depuis Lizy-sur-Ourcq , déjà dix kilomètres s’affichent au podomètre.

L’émergence du printemps au milieu de l’hiver
Quand la nature reprend ses droits, nul obstacle ne peut l’arrêter !

12h30, les métabolismes s’affolent , le temps de la pause-repas sonne dans tous les estomacs. Le canal de l’Ourcq n’est pas le plus propice aux pique-niques d’hiver, rares sont les espaces aménagés. Alors il a fallut se contenter d’une minuscule clairière abritée du vent dont les ronces et les orties n’ont en rien affecter les appétits. Il en faut beaucoup pour bousculer le caractère fondamental, que dis-je l ‘ADN d’Amigo Rando : le déj ! Vu le décor et les obligations horaires, personne ne souhaita s’éterniser davantage.

Les bords de Marne.

Nous avons donc quitté le canal historique sans regret pour parcourir les derniers kilomètres en forêt vers Trilport. Le parcours de cette randonnée plutôt  » take it Lizy » offre aussi quelques flirts ici et là avec la Marne, une sortie plus décontraction contemplative qu’effort sportif !

Transport : Départ Gare de l’Est vers Château-Thierry – Changement à Meaux pour Lizy-sur-Ourcq – Retour Trilport – Gare de l’Est . Pass Navigo ou Mobilis journée 5 zones

Contact : amigorando.idf@gmail.com

St Mard- Meaux, la rando qui décape la grisaille

Un dosage de 21 km, tempo de 4,3 km/h , UV modérés, ventilation Nord , le cocktail très efficace !

Depuis des mois, nous cherchions tous la formule magique capable de nettoyer le décors et chasser la grisaille de l’ambiance covid qui nous encrassaient le moral . La toute nouvelle asso en création, Amigo Rando a trouvé le le week end dernier le produit miracle : St Mard ! Soleil, brise fraîche, verdure naissante, grâce à ces agents actifs, l’itinéraire menant jusqu’à la gare de Meaux a prouvé une réelle efficacité en redonnant des couleurs au moral des 23 randonneurs parisiens. Ce composé garanti totalement bio s’appuie sur la base solide du GR1, ce parcours historique qui fait le tour de l’Ile de France sur 541 km et dont le sommet de 216 m permet une oxygénation maximale des neurones les plus confinés !

Le cocktail décapant St Mard- Meaux élaboré à doses égales forêts et plaines agricoles a été ajusté pour éviter toute saturation habituelle en randonnée, c’est à dire l’overdose de kilomètres, avec une distance optimale de 21 km. Ajoutons que l’excellent guide (moi-même !) a su trouver le juste équilibre du mode opératoire avec un rythme certes un peu soutenu de 4,3 km/h ! Pour l’occasion, de nouveaux-venus ont pu tester le produit et le caractère unique de l’organisation Amigo Rando : tempo et apéro ! Rappelons que la formule n’est pas sans danger en créant chez certains une véritable addiction. Les organisateurs étudient déjà un vaccin, une randonnée calmante de 25 à 30 km !

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A l’aise glaise… ! Une rando très Laurel et Lardy

Il y a des jours comme çà  où le randonneur se demande ce qu’il fait dans une gare parisienne  presque déserte  pour aller  traîner ses pompes dans une banlieue paumée d’ Île de France dont il situe approximativement la position . Il sait pertinemment que la pluie n’a pas cessé de tomber une bonne partie de la  nuit et sait ce qu’il l’attend une fois descendu d’un RER  à une autre gare dont le nom ne lui rappelle ..rien !

Une longue diagonale entre plaine et bosquets entre les gares de Lardy et Breuillet

La seule certitude naîtra lorsque le randonneur passe en mode patinage sur les chemins détrempés et que la glaise alourdit chaque pied d’un bon kilo. La moyenne n’est plus qu’un vague souvenir et l’estimation de marcher à 4km/h pour réaliser la randonnée dans les temps devient une utopie. Reste alors à prendre son mal en patience et admettre qu’un pas en avant ne signifie pas forcément progression, se réjouir d’avoir toujours des bâtons de marche pour éviter le bain de boue à chaque descente. Le randonneur avec béquilles affublé d’une cape de pluie et sur terrain gras perd alors de sa superbe.

Grisouille et gadouille à tous les étages. A l’aise glaise !

Il n’a pas seulement le look de l’escargot mais aussi son allure . Bref il en bave ! Notre récent parcours entre Lardy et Breuillet nous a offert tous les aspects de la rando hivernale par « temps de..m.. » , un choix que tous avons pleinement assumé en bons stakhanovistes. Il a fallut attendre l’heure du pique-nique pour percevoir un rayon de soleil et une bonne dose de vin pétillant pour reprendre de l’énergie. La pause reste toujours le moment préféré du randonneur, la météo n’influençant en rien .

Quelques artistes du groupe y trouvent parfois de l’inspiration, comme notre dessinatrice Agnès qui d’un trait simple et efficace immortalisa ces moments de convivialité arrosée. Après avoir survécu à la farandole habituelle des desserts et renoncé à jamais à l’idée que la rando ferait perdre du poids, le groupe mené par Christian reprit le patinage par la plaine. Si le parcours amputé de quelques lieues , vu la cadence, ne restera pas dans les annales, il aura eu la vertu de redonner aux confipotes cette bouffée d’oxygène nécessaire pour affronter une semaine durant l’univers carcéral du domicile et l’overdose de télétravail .

S’arrêter pour admirer quelques instants le spectacle de la nature sculptée par l’hiver et l’érosion.

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Festoye, gouaille et rougail à Rambouille !!

Oyez randonneurs des forêts, elfes bossés de sac à dos, gnomes claudiquant des plaines aux guêtres boueuses et autres erres des obscures sous-bois et des combes profondes , la fête de la révolte a résonné ce dimanche 10 janvier de l’an 2021 dans le domaine royal de Rambouillet !!

Un parcours de randonnée de quatre lieux taillé à la serpe dans la forêt de Rambouille

C’est par un froid de gueux qu’une troupe de quinze de manants menée par la blonde Genevrière de Paris se lançait sur les sentiers givrés pour un découdre avec un cheminement d’au moins de quatre lieues . Chassée de leur confrérie Sport et Nature par Didier Panzer -le-fripon qui règne désormais d’une main de fer et sans partage sur ses ouailles dociles et résignées, la horde rebelle erra pas moins de quatre de longues heures par les allées gelées avant de poser ses ballots chargés de victuailles dans une clairière accueillante non loin des étangs de Hollande créés par Sir Louis le XIVe en vue d’alimenter ses bassins en son château de Versailles .

Marcheurs des longs chemins en route en la forêt de Rambouillet
Victuailles en nombre et gouailles joviales au menu des bannis de Sport et Nature par Panzer-le-fripon

Ribaudes et vilains, ces marcheurs renégats eurent la chance d’y trouver un longue et solide table de bois de hêtre pour y disposer leur festin du jour. Pour cette première sortie de l’an 21, la Marie-Franchoise , perle de de l’ile Bourbon de taille modeste mais d’une grande beauté , avait en ses fourneaux préparé pour tous les convives, un met fort apprécié sous les tropiques, son fameux rougail, délice carné relevé des dix épices des Indes lointaines et agrémenté d’un riz savoureux apporté pour l’occasion par dame Genevrière. Alors que le rougail se réchauffait sur une machine infernale au gaz et au raz le sol , ce bougre de Patrick, prince des tripots et autres bouges de la capitale arrosait les convives de son Porto Blanc dont les réserves en sa cave dépasserait les lois en vigueur.

Virginie d’Oroy du Fond du Parc et Marie-Franchoise réchauffent le plat de rougail sur le sol gelé

La blonde Genevrière apporta ce jour-là deux galette dans sa besace ainsi qu’un once de riz chaud.

A peine éclusé, ce breuvage portugais fit place aux vins transportés en leur besace par Christian B. amateur et connoisseur des meilleurs chais et Virginie d’Oroy du Fond du Parc, baroudeuse agile des sommets dont les exploits se content le soir à la veillée. Une fois les plats de résistance engloutis, l’on sortit bon nombre de galettes des rois à base de frangipane, le tout arrosé de cidre et autres breuvages à vocation dite digestive. Le dissident et hors-la-loi, désormais appelé Christian-des-Bois fit don à l’assemblée d’un échantillon fermenté à base de houblon et d’orge du nom de « Jack Daniel », l’eau de feu rapportée des Amériques alors que la Christine, autre princesse des chemins venue droit des Caraïbes, offrit un puissant sirop de cannes également fort relevé en arômes d’Orient.

La horde des bannis puisent l’énergie d’un géant pour vaincre un froid de gueux.

Puis lors de cette cérémonie champêtre chacun leva sa chope en l’honneur du bandit de grande randonnée afin de fêter ses récentes épousailles avec dame Corinne hélas retenue en sa demeure. Faute de sacristain, Genevrière tint un maigre cierge alors que Marie-Franchoise remit au jeune marié en cadeau bouteille de bon vin et drap en laine de Yak. L’épisode de peste Covid allant bon train sur le pays, personne ne put se laisser aller aux traditionnelles étreintes et embrassades.

La perle de l’Ile Bourbon offre les présents au jeune marié alors que Genevièvre tient la cierge de la cérémonie post-épousailles
Les reines et rois éphémères sacrés en pleine nature lors d’un banquet fort arrosé .

Après avoir fait table rase des traces de ces ripailles festives, la horde des bannis mit le cap sur le bourg du Perray pour y reprendre quelques moyens de transport rapides afin de rentrer avant le couvre-feu contrôlé de près par les gardes du seigneur Gerald D’ Armanin en son ministère.

Oyez randonneurs ouvrez grands vos écoutilles car demain vous entendrez encore dans la profondeur des forêt les chants et les rires d’une troupe en marche sous la bannière de Rando Amigo, aux couleurs de l’évasion et de la bonne humeur.

Richard , Moine-Copiste

Evasion végétale à Fontainebleau en hiver

L’année 2020 s’est terminée sur fond d’apocalypse planétaire. Certains ont survécu à la Covid-19, d’autres à l’enchaînement des gueuletons festifs. Le confinement du citadin en télétravail le pousse à dépasser le seuil des fameuses 35h et réveillent en lui des envies d’évasion au delà du béton de la ville plombée par un couvre-feu sidérant. Premier dimanche de 2021 la gare de Lyon retrouve son influence de randonneurs. Même si le thermomètre amorce une chute sévère et qu’un épais brouillard enveloppe le domaine de Fontainebleau, rien ne pourrait entraver leur pas vers cet univers végétal propre à guérir leur morosité, au moins durant quelques heures.

Très bel itinéraire de 18 km , depuis la gare de Fontainebleau-Avon – Retour à la gare de Bois-le-Roi

J’aime aussi à retrouver cette forêt cent fois parcourue dès les premiers frimas. Tout y est changé, des combes cachées hier par les feuillages se révèlent , un tapis de feuilles en décomposition brouille la trace des sentiers. Les forestiers ont toiletté les sous-bois en laissant çà et là des souches comme autant de sculptures spontanées, vestiges de tempêtes passées. La nature en sommeil accomplie en silence son oeuvre et j’imagine déjà la renaissance des fougères assoupies, l’éclosion du feuillage des chênes , des ormes, des marronniers si nombreux sur ce domaine. Au bout d’une longue allée la blancheur des bouleaux tranche soudain dans le décor. Des troncs brisés gisent sur le sol gelé en formant des lignes brisées, comme de longs pointillés. Les pins omniprésents me rappellent souvent un paysage de Provence ou des Landes. Eux seuls savent repeindre le ciel de ces taches de couleurs au milieu de bosquets dépouillés.

Sculpture végétale née du caprice des tempêtes
La table du Grand Maître, pour pique-niques confort !

Le randonneur connait bien les pièges de leurs racines . Glissantes, luisantes, elles s’échappent du sol et ruissellent sur les pentes sablonneuses entre les feuilles mortes. Veillant à ne pas m’accrocher dans leurs anses cachées, je m’arrête pour admirer leurs ramures émergeant de la terre. Quel talent ! Depuis quelques temps, les fameux rochers de Fontainebleau se recouvrent davantage d’une mousse tendre verdoyante. Peut on y voir l’influence du réchauffement climatique ? Le végétal rejoint alors le minéral des blocs. Dans les passages étroits des sentiers Denecourt-Colinet balisés de bleu, ma main caresse parfois cette peau humide du calcaire.

Les sentiers Denecourt-Colinet sont balisés de bleu. Bien balisés, ils vous feront découvrir les plus beaux décors du domaine de Fontainebleau.

De courageux grimpeurs s’installent au coin d’un méandre et posent leur tapis de mousse …synthétique. Les adeptes du bloc , varapeurs aux mains blanches relèvent les défis de la pesanteur sur une échelle de 1 à 9. Le domaine se partage et le randonneur en plein effort sur le dur circuit des 25 bosses côtoie le promeneur au ralenti ou le vttiste casqué avalant les kilomètres à toute allure. Cette immense forêt de Seine-et-Marne ne cesse depuis des générations d’émerveiller aussi les enfants. Ils viennent y vivre une journée l’aventure , le frisson de se perdre un instant entre les rochers, la joie d’atteindre un sommet et contempler en contre-bas l’ampleur de leur exploit.

Denecourt, ce pionnier de la rando au XIXe siècle, ignorait alors que ses chemins seraient le terrain de jeu d’une jeunesse turbulente alors qu’il imaginait des balades pour bourgeois ponctuées de fontaines rafraîchissantes ! Il nous a légué des itinéraires magnifiques, parfois sinueux à souhait , parfois d’une linéarité infinie ennuyeuse. jJe ne le remercierais jamais assez de m’offrir été comme hiver cette immersion végétale magique, providentielle dans cette forêt apprivoisée.. très très fréquentée !!

Départ Gare de Fontainebleau-Avon. Retour gare de Bois-le-Roi . – Téléchargez la trace de cette randonnée au format .GPX ICI

Sport et Nature : dérive totalitaire du nouveau président Didier P.

Comment une association parisienne de randonnée peut-elle tomber sous le joug d’un président autoritaire ? Chronique sur l’émergence d’une petite dictature imprévisible qui a conduit à la purge des piliers de Sport & Nature.

Le desserrement du second confinement du à la Covid-19 a libéré les randonneurs. Décembre 2020, nous sommes une quinzaine de l’Association Sport et Nature à emboiter le pas de Geneviève H., notre guide de ce dimanche. Un doux soleil automnal est de la partie et l’itinéraire de 20 km concocté entre la gare de Chaville Rive droite et celle St-Nom-La Bretèche est un vrai bonheur .

Une très belle randonnée de 20 km proche de Paris

Ce matin, la guide transporte sur le haut de son sac un drôle de colis : une bûche de Noël dans sa boite de polystyrène bricolée à la hâte . Entrées, desserts, bibine et pousse-café, chacun apporte une part du repas au gré de son imagination car le pique-nique est celui du réveillon, un réveillon peu ordinaire à bien des égards. En effet la petite troupe en marche digère mal la pilule amère avalée lors des dernières élections du bureau marquées par des irrégularités et un flou des statuts d’une association confinée en plein déclin.

Geneviève , chargé mais virée …
.. après plus de dix ans de générosité , de dizaines de randonnées au service de Sport et Nature .

Alors ce dimanche , la quinzaine de marcheurs s’est surtout dissociée de la randonnée organisée par son nouveau président Didier P. dont l’arrivée « au pouvoir » se place sous le signe de l’exclusion de tous ceux qui peuvent nuire à son action, qu’ils soient guides et probablement simples adhérents dans un futur proche, dont je fais partie . Christian Bodiger démissionnaire de son poste de secrétaire a été exclu dans un premier du mailing puis réintégré. Eric S., le web master avait auparavant verrouillé l’accès au site sous un prétexte soudain de sécurité assez surprenant . Mais surtout Geneviève a été totalement rayée de l’organisation par Didier P. pour une campagne déterminée et sa contestation d’une l’élection triangulaire durant laquelle il imposa son propre bureau et qu’il promut prématurément par un lobbying forcené . En un clic, le président D. P a exclu ainsi celle qui se consacre depuis dix ans à Sport & Nature par l’organisation de plus de vingt randonnées annuelles et de WE en province. Exclusion probable également Michel B , un autre guide jugé trop fantasque et dont l’attitude lui a fortement déplu. A moins qu’il ait souhaité se désolidariser de cette équipe.

Composition du bureau Sport & Nature 2021 (site officiel) : https://sportetnature.org/lequipe/

Au delà des résultats aujourd’hui entérinés, et cette élection marque l’explosion d’une association. On peut s’interroger comment le président Didier P, au coup sifflet autoritaire en rando, a pu entraîner dans son délire totalitaire Laurence L. , une trésorière sympa, compétente et souriante ou encore Stéphane D. , un sportif dynamique et décontracté, Eric S. un webmaster plutôt ouvert et plus grave encore une cinquantaine d’adhérents probablement sous-informés sur la véritable personnalité du futur président qui vient hélas de se révéler.

Christian Bodiger souhaite à sa manière un long règne au nouveau président DP.
Pin perdu .. au milieu des chênes .

Consternés, nul ne le sait et en tous cas personne n’a rien vu venir alors que certains ne le voient pas encore . Deux nouveaux guides auraient été recrutés sans véritablement connaître les futures règles du jeu que le nouveau président préparent actuellement. D’une source proche du bureau, celui-ci serait prêt à modifier les statuts lui permettant de rester en poste durant quatre ans, d’imposer aux guides un nombre de randonnées minimum (à confirmer) , et de jouir d’une censure totale sur toutes les publications sur le site de Sport & Nature , voire sur les blogs extérieurs (dont celui-ci ! ) . Toute déviance pourrait alors aboutir à une exclusion sans appel . Nous attendons avec une certaine angoisse l’annonce de ces statuts. Cette attitude si autoritaire ne serait pas supportable dans une association dont le seul but est d’ouvrir la randonnée et l’expression à tous quels que soient leurs points de vue dans la limite du respect. De mon côté je souhaite vivement que les membres du bureau ramènent à la raison le président Didier P. au risque de le voir régner sur une association réduite à une peau de chagrin. Une ré-intégration de Geneviève marquerait déjà un signe de bonne volonté . A suivre….

Richard Kirsch – Journaliste – Adhérent de Sport et Nature

Le pique-nique de la contestation . Au menu, bonne humeur , humour et rhums arrangés !!

Spécial Vexin : Les plus belles randos

Il ne suffit qu’une heure de train depuis la gare St Lazare à Paris pour arriver au Parc Naturel régional du Vexin et s’ouvrir un terrain de randonnée de 65.000 ha ! Cet immense territoire protégé depuis 1995 s’étend sur les départements du Val d’Oise au Nord sur les Yvelines au sud . Le PNR regroupe 99 communes où seulement 80.000 personnes y habitent !  C’est avant tout une terre agricole mais les amoureux de nature et passionnés d’histoire y trouveront un riche patrimoine culturel remontant au néolithique.

Voici une sélection de randonnées testées, documentées avec traces GPX , conseils pratiques et photos .

DE LA GARE DE MEULAN-HARDRICOURT À MANTES-LA-JOLIE – 22 KM

https://wp.me/p6NqC2-1NV

RANDO-DÉCOUVERTE DU VEXIN DEPUIS VAUX SUR SEINE

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VEXIN EXPRESS, BIÈRES LOCALES ET VIE DE CHÂTEAU

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