Archives du mot-clé rando IDF

Boucle St Martin du Tertre-Foret de Carnelle

Pour les partisans du déconfinement de proximité , voici une randonnée d’une vingtaine de kilomètres à 30 mn de train de la Gare du Nord de Paris. Cet itinéraire part de celle de Belloy-en-France, le petit bourg qui jouxte Saint-Martin du Tertre dans le département du Val d’Oise. (Ps. vérifiez bien la fréquence des trains et les travaux de cette ligne qui mène à Luzarches.) Cette randonnée conjugue les passages dans les vastes plaines agricoles de la région et une large incursion par la jolie forêt de Carnelle en empruntant notamment une portion du GR1. C’est une balade idéale pour une reprise toute en douceur car elle ne présente pas difficultés en terme de dénivelé. Attention, Il existe plusieurs carrières dans cette zone, il est possible que leur accès initialement autorisés ne le soient plus et vous obligent à faire un large détour.

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IDEE Rando tonique à fontainebleau 18 km -de gare à gare

Cette randonnée assez courte cache bien son jeu. Ce très beau parcours de seulement 18 km emprunte en effet les fameux sentiers Denecourt et cumule un joli dénivelé au final avec l’alternance de passages en terrain plat. C’est aussi de profiter de l’hiver pour découvrir des panoramas moins connus cachés par la végétation estivale. Cette randonnée se faufile entre les fameux rochers de gré qui peuvent être très glissant les jours pluvieux.

Cette randonnée de 18 km débute à l’arrêt en forêt de Fontainebleau et se termine à la gare d’Avon. Côté train, il y a un TER toutes les demi-heures environs jusqu’à la gare de Lyon.

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les marcheurs à Fontainebleau

FAC buissonnierE ET trek parigot un jour de revoLTE ordinaire

Inscrit cette année en auditeur libre à la faculté de Tolbiac en Licence 1 Géographie, je n’ai sans doute pas fait le meilleur choix. Le campus est depuis des mois au bord de la révolution. résultat : annulation de cours et pérégrination au long cours !

Ce matin-là, le site Pierre-Mendès-France de Paris I est une fois encore en effervescence, les étudiants restant très mobilisés contre la réforme des retraites. L’amphi  H vide, le cours magistral annulé vu la fréquentation insuffisante doit être remis à plus tard dixit le prof présent à l’entrée. Température fraiche, soleil radieux, je décide de rejoindre ma banlieue à pied depuis la station Olympiades de la Ligne 14. A  Paris, certains marchent les jours de grève des transports, moi, je marche les jours de blocage de fac. Chacun son truc.

Auditeur à la fac de Tolbiac, c’est déjà une aventure !!

Cette longue diagonale buissonnière qui se dessine est en fait providentielle et tombe à pic pour parfaire ma préparation physique en vue de mon 6e  chemin de Compostelle, entre Séville et Saint- Jacques, prévu en avril prochain. Parmi les autres prétextes plus ou moins crédibles, j‘ajouterai que « tout bon géographe doit être présent sur le terrain pour en cerner les aspects cachés ou les moins évidents à déchiffrer », selon notre prof de topologie

Parcourir Paris à pied est de loin la meilleure façon de découvrir voire redécouvrir la capitale. La densité de rues est telle que l’on peut varier les itinéraires à l’infini avec la certitude de trouver une boulangerie, un supermarché ou un bistrot à l’heure du déjeuner ou du goûter. D’ailleurs, je ne suis pas certain que ce genre de rando intramuros ait le moindre intérêt pour votre régime minceur !

Manufacture Nationale

Faible consolation, ce triste spectacle n’est pas offert aux regards des touristes chinois qui ont déserté la capitale, bloqués dans l’Empire du Milieu par une épidémie de coronavirus carabinée. (Nos visiteurs asiatiques représentant désormais 11% des touristes, le manque à gagner va plomber gravement les recettes. Aïe.)

Lors de cette remontée vers Bois-Colombes, j’opte pour une trajectoire nord-ouest pifométrique. L’essentiel étant de profiter de la balade sans rallonger l’itinéraire outre mesure. Celui-ci passe d’abord par la place d’Italie (XIIIe). Elle fait partie des cinq places relookées à l’initiative de madame Hidalgo, la maire locale dont l’objectif est de rendre la ville aux piétons. Cela ne va pas sans quelques désagréments pour les malheureux automobilistes coincés dans de nouveaux bouchons nés de ces chamboulements. Puis je bifurque par l’avenue des Gobelins.

Eglise St Etienne du Mont

Mais c’est le cours de l’histoire… et le cours de géographie étant annulé, je décide de faire quelques emplettes au Vieux Campeur dans le 5e arrondissement.

A l’approche des Halles

Mêmes les Parisiens les plus affûtés ne comprennent rien à l’organisation du Vieux Campeur, pourtant le magasin de référence et de sérieux en matière d’équipements de loisirs Nature.

. L’enseigne ne cesse d’ouvrir des locaux spécialisés, éparpillés dans tout le quartier depuis des décennies et d’en fermer certains. Mieux, les magasins changent de spécialités à chaque rentrée, un turn-over difficile à suivre… mais pas impossible ! Je traverse ensuite la Seine non sans avoir inspecter de loin les travaux de réparation de Notre-Dame après le gravissime incendie. L’édifice est désormais consolidé sous toutes les jointures et cerné de grues. Le parvis devrait être bientôt accessible.

Le parvis devrait être bientôt accessible. Quant à l’échéance d’une réouverture totale en 2024,  date des J.O, elle relève d’une pure utopie présidentielle qui fait marrer les spécialistes des monuments historiques. Puisque nous parlons d’architecture et des défis parisiens, je ne peux que me diriger vers les Halles pour aller une nouvelle fois admirer le forum recouvert de sa fameuse Canopée et ses nouveaux jardins. A part la couleur, j‘avoue que la réalisation de cette vague ondulante me plaît bien. La plongée dans les entrailles commerciales et le métro par ses nombreux escalators a quelques choses de vertigineux.

Le célèbre « trou des Halles » qui défia la chronique très longtemps semble donc avoir une véritable envergure. Les jardins très aérés lui donnent aussi une réelle respiration. Il fait bon désormais s’y balader sans craindre d’y croiser des dealers au coin d’un bosquet empestant l’urine. Enfin en  principe…

Le forum revêtu de sa canopée de verre et d’acier. Métamorphose plutôt réussie d’un quartier historique après des années d’errance et de polémiques.
La Bourse du commerce entièrement rénovée tout au bout du parvis des Halles , un endroit qui invite désormais les parisiens à la balade ou au farniente

Cette diagonale buissonnière se prolonge vers le quartier  l’Opéra. J’y accède en remontant la rue Sainte-Anne . Ce fut jadis, le cœur battant de la population gay parisienne avant qu’elle ne migre vers le Marais. Aujourd’hui la rue n’est plus qu’une litanie de restaurants  principalement japonais.

Je sais, je sais, en tant qu’élève géographe momentané, je devrais en principe chercher des explications sociologiques aux occupations successives des populations immigrées de la ville. Mais je me contente ce matin de traverser le décor entre les derniers vestiges du nouvel an chinois et les panneaux des soldes finissantes. Et puis ce parcours a au fond des allures plus touristiques que celle d’une exploration ethnographique !

La place des Victoires et sa couronne de boutiques de luxe et de décoration

Je  découvre au fil des rues des boutiques surprenantes pour le randonneur averti, comme ce « cordonnier Vibram »  de la rue des Petits-Champs qui étale en rayon une foule de chaussures aux semelles bien connues sur le marché. La traversée du XVIIe prolonge cette randonnée urbaine dans un univers aussi chic. Je suis loin des axes populaires du XVIIIe ou bobo du XXe arrondissement.

Le dôme d’entrée de la gare St Lazare Cours de Rome.

Le franchissement du périph à la porte des Ternes ne me fait pas changer de standing lorsque je rentre enfin dans Levallois-Perret. La ville de la Balkany family occupe une place de choix sur la première couronne. Avenues taillées au carré abritant de grandes sociétés comme Guerlain ou BASF, ou grosses agences de pub. Les groupes de presse ont tiré leur révérence depuis quelques années pour investir des communes aux loyers plus abordables leur offrant des niveaux de taxes défiant toute concurrence.

Le business local propulse à cette heure du déjeuner une masse de jeunes cadres branchés dans les fast-food et le kebab côtoie le resto bio. Je me pose dans le joli parc de la Planchette pour apaiser mes tibias martyrisés par le bitume depuis plus de 15 km avant de rejoindre les bords de Seine. Les urbanistes ont là aussi repoussé ou gommé les anciens docks et usines poussiéreuses désaffectées de naguère. Aires de jeux, promenades arborées, buvettes se succèdent le long du fleuve. Et dire que gamin je venais ici-même plonger dans les bassins de la piscine olympique de Levallois !

L’église St Odile plantée sur le boulevard des Maréchaux non loin de la Porte Champerret
La mairie de Levallois-Perret , fief du sulfureux couple Balkany.
FERS , la sculpture de bronze symbolisant la fin de l’esclavage . (De Driss Sans- Arcidet 2009)
le joli parc de la Planchette au cœur de Levallois .
La gare d’Asnières.

Arrivé sur l’autre rive, j’arrive en terre connue, à Asnières, ma ville natale, où j’ai passé mes quinze premières années – c’est vous dire. Le quartier de la gare s’est métamorphosé sous l’effet de la boboisation galopante. Cinéma l’Alcazar ripoliné, commerces de bon goût, école privée Sainte-Geneviève, tout y est . Dix minutes de train suffisent désormais pour rejoindre la gare Saint-Lazare en effaçant les frontières entre banlieue et capitale. . Je remonte le quartier Flachat qui me conduit à Bois-Colombes, ma destination finale. Ma montre connectée affiche 23 400 pas et une dépense de 1 240 kcal. Décidément le vocabulaire fitness me laisse perplexe. Alors disons que cette journée de révolte estudiantine à Tolbiac m’a offert une balade surprise de 16,7 km. Finalement, la vie d’étudiant d’un retraité n’est pas désagréable. Allez, continuez le combat !

Ca gazeran fort vers Rambouillet

Après un tour complet du GR1, Stéphane, guide endurant de Sport et Nature, nous proposait une large boucle de la forêt de Rambouillet au départ de la gare de Gazeran (78) . Retour sur une rando express de 27 km.

Marche ou grève, rien ne semble arrêter le randonneur parigot ! Après quelques semaines d’hibernation forcées, une bonne vingtaine de randonneurs ont répondu à l’invitation de notre ami Stéphane, guide intermittent, bénévole et endurant dans l’asso Sport et Nature. Ce parcours de 25 km théorique concocté en marge du massif principal alternait les passages en sous-bois et de longues traversées en plaine ainsi qu’un tronçon du GR655, le Chemin menant à Compostelle.

Une jolie boucle de 27 km entre les gares de Gazeran et Rambouillet

Après une sympathique errance au départ de Gazeran, tous s’attendaient à hériter du bonus kilométrique courant chez ce guide peu avare sur la distance. Avec un décollage vers 10h00, personne n’ignoraient non plus que tout idée d’un déjeuner vers midi relevait de la pure utopie voire du rêve. Il fallut donc attendre les 14h en tapant sur le stock de barres et autres gourmandises pour tenir le choc, d’autant que le rythme ne descendit que rarement sous les 4,5 km/h.

Lorsque le soleil réveille le décor , la randonnée en forêt retrouve de sa magie et réchauffe les âmes et les corps.

Les pauses ne furent pas légion, il ne fallait pas tarder vu le nombre restreint de trains de retour vers Paris. Cela n’empêcha nullement une halte obligatoire  afin de faire honneur au vin chaud préparé avec amour par Denis, véritable tradition hivernale chez Sport et Nature.  Notons que la présence de Denis et Stéphane au rhum arrangé explosif dans une même randonnée signifiait évidemment une montée d’alcoolémie sanguine inévitable. 

Le podomètre annonçait près de 14km, Stéphane jugea que le timing était respecté et que l’on méritait un pique-nique réparateur . Après une réhydratation au 13°, le  fameux rhum arrangé aussi digestif que ravageur, les randonneurs reprirent la route sous un joli soleil rasant. Nul trace de vent glacial balayant les plaines toutefois gorgées d’eau, pas de chasseurs menaçant non plus à l’horizon, la troupe s’étira sur des centaines de mètres.

Malgré un belle cadence et une fatigue bien gérée , on rata le train d’une minute à Rambouillet ! La demi-heure d’attente du prochain furent mises à profit pour un décrottage général de pompes sur le quai, une pratique hélas assez courante chez le randonneur peu scrupuleux dans les infrastructures SNCF, mais exemplaire une fois embarqué.

Parfois au détour d’un chemin, la vision enchanteresse d’un jardin tiré à quatre épingles.

De 25 km programmés , nous étions passés à 27 km , pas de quoi fouetter un guide enclin à plus de débordement lors de cette randonnée de reprise tonique et oxygénante .

Téléchargez la trace de cette randonnée: https://www.visugpx.com/XCESvZ8TB1

Randonner avec Sport et Nature : https://sportetnature.org/

 

Special rando 92 : Meudon et clamart

Proches de la capitale, tout en sous-bois, vallonnés à souhait , les deux domaines font le bonheur des randonneurs parisiens.

Nul besoin d’aller très loin pour profiter d’un vaste domaine boisé à souhait pour improviser de belles randonnées et ce sur des parcours très variés. Celui-ci, long de 18 km débute non loin de la gare de Chaville Rive Gauche. Le GR22 s’élève jusqu’au sommet du plateau de Meudon. Cette forêt étant partagée par la N118 , vous disposez de deux points de passage pour y circuler de part et d’autre.

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randonnée Meudon et Clamart
Un très beau parcours de 18 km qui offrira aux sportifs de bons dénivelés. Cette portion fait d’ailleurs partie de la fameuse Bossapas ,

Meudon se distingue par de longues allées rectilignes et des sentiers qui plongent vers les trois étangs à la frontière avec le Bois de Clamart. Vous y ferez peut être une pause dans l’un des deux restaurants perdus en pleine nature avant de poursuivre votre sortie : le Relai des pêcheurs et la Terrasses.

Il faudra près de deux heures pour boucler votre tour de la forêt de Clamart. Le terrain est par endroit très vallonné et vous découvrirez les villes de Sèvres et Paris du haut de beaux belvédères . Le retour vers votre point de départ à Chaville passe par le restaurant les Terrasses , puis par le second passage cette fois sous la nationale.

Rando de grève : Fausses Reposes mais Ville d’Avray !

Serait-ce les grèves parisiennes qui me montent à la tête où la  température clémente de cette fin d’automne qui me donne la fièvre au point de vous affliger d’un tel titre  ?!  Il faut dire qu’après un mois de repos forcé, je sors l’esprit ramolli  d’une pré-hibernation convalescente  afin de rejoindre les bois aux alentours de la capitale en état de siège syndical et renouer avec la randonnée  en solo. Qu’importe si je connaissais cette forêt de Fausses Reposes et les étangs de Carot à Ville d’Avray dans leurs moindres sentiers, je me suis contenté  d’égrener les kilomètres  avec un vrai  plaisir,  de regarder cette nature familière se mettre au repos en abandonnant sa parure encore si exubérante  quelques jours auparavant. Les chemins se sont tapissés de feuilles des chênes, de tilleuls ou  de bouleaux en lente décomposition.Bref le grand confort du randonneur. Les forestiers ont débuté le grand ménage de saison. Les dernières tempêtes ont bouleversé  le paysage et des troncs encombrent ici là les GR et PR .  Cet épouillage, ce dépouillement me révèlent de nouvelles lignes de perpective, celles  des reliefs torturés de ma dernière Bossapas, cette rando sportive du 92.  Je traverse les Haras de Jardy  en extra-terrestre discret . Le look randonneur tranche avec celui des jeunes cavaliers bottes de cuir et culotte blanche. Je passe rapidement  au milieu de ce complexe équestre tiré à quatre épingle décoré aux couleurs de Noël.  Un sous-terrain me conduit à une porte de sortie des haras vers  la forêt et je reprends le  chemin qui mène à la frontière de  Versailles. Fausses Reposes ressemble à une cuvette, un véritable cadeau pour les VTT et adeptes du trail, un moment dur pour les gambettes des bambins à peine débarrassés des roulettes  de leur vélo !!  Aujourd’hui  la boue décuple leur effort et leur plaisir, ça patine plutôt et les bâtons de marche ne sont pas de trop. Mes sticks en carbone transpercent le tapis végétal, se heurtent aux racines et aux pierres sournoises. Je reconnais les pièges de ces sorties d’hiver lorsque le sol alterne entre la dureté de la terre gelée et l’âpreté  de la glaise collante. Après une boucle de 12 km faits de sentiers et de larges allées, me revoici aux étangs, l’endroit idéal pour prendre un pique-nique réparateur à l’abri d’une brise fraîche de sud-ouest annonciatrice de la prochaine dégradation météo. La dose prescrite n’étant pas atteinte, j’opte pour un tour dans le domaine de Saint-Cloud après un café en Ville d’Avray dans une épicerie fine et son « Espace de convivialité » . Accueil chic, clientèle du dimanche en shopping de fête, expresso au bar à 2,30€ …le randonneur en guêtres terreuses assure le spectacle , le récit de mon programme de  20 km en une seule journée (si si ) suscite l’admiration collective. Salutations et politesse de rigueur, je quitte l’escale douillette et remonte l’avenue qui mène à l’entrée ouest du Parc de Saint cloud. Les allées majestueuses se perdent ici sur les quatre horizons. En marchant plein Est j’atteins le belvédère qui surplombe la Seine, Boulogne et plus loin la mégapole d’où émerge la Tour Eiffel et le quartier du front de Seine. Un groupe de randonneurs  coiffés de la toque rouge du père Noël se sont installés sue les bancs face au panorama et en finissent avec leur déjeuner. Les clubs de rando senior + raffolent du folklore et des traditions. Le podomètre affiche 16km , il est près de 15h, le soleil décline et je dois rejoindre le parking des étangs où j’ai laissé mon scooter. Je choisis de revenir en empruntant une portion du GR1 qui mène à la Porte Blanche du domaine et puis Marne-La-Coquette. La ville au décors de cinéma semble endormie dans un silence dominical que rien ne peut troubler. Peu après la mairie , je bifurque sur la gauche pour attraper le GR2, puis contourner le cimetière communal qui s’étend en pente douce jusqu’à l’orée du  bois. Je reprends la bécane et quitte Ville d’Avray . La lumière de cette fin journée inonde sur ma route La Seine Musicale , immense bulbe de verre et d’acier  posé là sur son île, je savoure la fluidité des quais car  les quais les parisiens ne sont pas encore sur le retour , et surprise, quelques  du tramway T2   filent vers la Défense. Le temps d’oublier que les grèves replongeront demain ce décor  paisible …dans l’enfer des embouteillages géants !

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Randonner dans les PNR d’Ile-de-France : le Gâtinais français

Lequel d’entre nous, randonneurs franciliens infatigables et curieux, ne s’est-il jamais posé la question en regardant  sur sa carte IGN d’un air dubitatif  la légende d’un sentier intitulée :  PNR.  Alors Késako ? S’agît-il de parcours de petite randonnée particulier ? D’un parcours naturel régional ? Presque ! Un PNR est en fait un Parc Naturel Régional . Il en existe 4 en ile-de- France : Le  Vexin,  l’Oise -Pays de France,  celui de la Haute Vallée de Chevreuse et enfin le  PNR du Gâtinais Français .  Ces territoires protégés répondent à une même charte dont les grands objectifs sont la protection du patrimoine, de la flore et la faune, ainsi qu’un encadrement  rigoureux au niveau du développement urbain.  Ils ont adopté également la même charte graphique dans leur logo. Ils présentent aussi la même étoile  stylisée.

Le Parc Naturel Régional Gâtinais Français un formidable terrain de jeu de 75.000 ha 

Ce territoire de 75.640 ha a été labellisé PNR en 1999. Il compte environ 82.000 habitants répartis sur 69 communes : 36 dans l’Essonne et 33 sur la Seine et Marne . Le PNR fait partie d’une entité historique qui englobait à l’époque deux autres départements : le Loiret et l’Yonne. On parlait alors dans le royaume de France  de Gâtinais orléanais , Grand Gâtinais et Gâtinais français . Aujourd’hui promeneurs paisibles et randonneurs en quête d’espaces apprécient ses paysages très contrastés composés d’un bon tiers de bois et forêts s’entremêlant aux terres agricoles. Le Gatinais est également appelé « le Pays des mille clairières et du gré« . Depuis des millénaires l’érosion a façonné les perspectives. Le gré surgit ici sous forme de chaos providentiels pour la pratique de la varappe. Là, d’anciennes carrières rappellent l’importance de ce matériau très utilisé  dans les constructions de naguère. Quatre  cours d’eau ont poursuivi ce travail de sculpture : la Juine, L’Essonne, l’Ecole et bien sûr la Seine. Et les sentiers  ne manquent pas dans le Gâtinais pour s’imprégner de cet univers qui repousse vers l’Est son périmètre au travers de la forêt de Fontainebleau. Regardez la carte ci-jointe , curieux découpage n’est-ce pas ?  La belle forêt Domaniale des 3 Pignons (et son fameux circuits des 25 bosses) n’a pas été englobée dans ce PNR ! Qu’importe, ce périmètre biscornu n’arrête pas pour autant le randonneur  dans sa progression vers Milly-la Forêt et son incursion dans l’immense domaine royal .

 

Afin de découvrir ce Gâtinais français, je vous invite à suivre l’itinéraire proposé. Si vous êtes parisien , prenez le RER D depuis la gare de Lyon en direction d’Etampes, puis stoppez à l’ arrêt de Maisse. Une large boucle de 23 kilomètres vous ramène ensuite à la Gare de Boutigny, sur la même ligne. Durant cette randonnée, vous aurez la possibilité de faire une pause à Milly-la-Forêt pour un éventuel ravitaillement. Ce parcours  très verdoyant ne présente pas de grandes difficultés. Trois jolies bosses lui confèrent un peu de dénivelé, principalement  dans la forêt de Fontainebleau .

Ces quatre Parcs Naturels Régionaux à cheval sur plusieurs départements, facile d’accès et d’une grande variétés vous feront découvrir la région IDF sous ses meilleurs aspects.

 

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Bossapas 2019, une 12 e édition encore plus sportive

L’ancien président du Comité Départemental 92 de la FFRP n’aurait sans doute pas imaginé en 2007 que la Bossapas connaîtrait un tel succès. Afin de donner à la randonnée une  image plus tonique que celle de la balade  pépère du dimanche après midi, il proposa de créer un parcours  balisé permanent  dans la forêt de Fausses Reposes à côté de Versailles. Or l’ONF, avec qui  la FFRP à une convention au niveau national s’y opposa. L’administration craignait un afflux massif de randonneurs susceptible de se mettre en danger à certains endroits et de dégrader l’environnement dans d’autres. ONF donna seulement son accord pour un parcours éphémère de 10 km. Environ 150 marcheurs se lancèrent alors sur ce premier itinéraire bosselé à souhait . Depuis la Bossapas n’ a cessé de gagner à la fois en longueur, en difficulté et en notoriété. Les organisateurs  y ont ajouté rapidement une boucle dans la forêt de Meudon pour atteindre les 25 km puis une autre de 10 km dans la forêt de Clamart.  Cette année la Bossapas proposait donc les  distances  de 25 et 35 km avec un dénivelé positif respectivement de 80 et 1200 m. Je m’y inscrivis pour une quatrième participation afin d’en découdre avec le plus long de ces itinéraires superbes en pleine nature, aux portes de Paris . Plus de 800 randonneurs se sont ainsi lancés graduellement depuis la gare de Chaville Rive Droite dès 7 heures du matin.  Randonneurs de club, individuels cherchant à se tester, sportifs accomplis visant  un chrono ou parachevant un entrainement de trail, chacun trouve dans la Bossapas l’occasion de dépasser ses limites ou simplement passer du bon temps en famille ou entre amis. Désormais une soixantaine de bénévoles gèrent le bon déroulement de ce rendez-vous annuel en septembre depuis la gestion des inscriptions en ligne et sur place, le tracé du parcours,  le ravitaillement jusqu’à la remise des diplômes . Et dire que jadis ce tracé était réalisé  à la main à partir de la carte IGN au 1:25.000e ! Le curvimètre suivait alors les courbes de niveau dont on faisait tant bien que mal l’addition pour atteindre les dénivelés escomptés. Depuis l’application IGN Rando permet un tracé rapide sur la même base topo numérique de Géoportail.

Grâce à mon expérience, je savais qu’il fallait bien gérer ce parcours éprouvant plutôt casse-pattes, et ce en terme d’effort, d’hydratation et d’alimentation. J’avais dû écourter mon programme une année précédente à cause d’un début de tendinite.

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Randonner dans l’Oise : game Auvers à Isle Adam !

Grand classique de la randonnée francilienne, ce bel itinéraire aux abords du Parc Naturel du Vexin vous entraînera sur quelques kilomètres le long de l’Oise vers le berceau de l’Impressionnisme, jusqu’à l’incontournable Auvers/Oise. Le petit bourg a pris depuis quelques années des allures de musée et vous n’échapperez pas au passage devant la résidence de Vincent Van Gogh. Une autre  balade  totalement dédiée à la peinture de cette période est préférable pour venir sur la trace des célèbres artistes séduits par la lumière de cette région . Cette randonnée très agréable de 24 km  assez facile alterne entre les parties boisées et des passages en plaine. Vous pourrez trouvez un peu de ravitaillement au besoin à Nesles-Vallée. Côté pratique, l’accès à ce parcours en boucle au départ de la gare  L’Isle Adam/Parmain, se fait depuis  la Gare du Nord. (Navigo ou Mobilis Zone 1-5).

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Rando Isle-Adam et Auvers-sur-Oise

Yvette ET ORSAY, duo de charme de la rando francilienne

Bien desservies par le RER B, la vallée de Chevreuse et celles des rivières du bassin de la Meauldre comme  l’Yvette ainsi que le plateau d’Orsay très boisé  constituent un formidable terrain de jeu pour les randonneurs d’Ile-de-France.  De nombreux  chemins parfaitement balisés vous permettront de tracer facilement une foule d’itinéraires dans cet espace à cheval sur les départements des Yvelines et de l’Essonne. Vous emprunterez  peut-être le GR655 Ouest qui  vous menera tout droit vers Compostelle ! Programme plus modeste, au départ de la gare du Guichet,  je vous propose ce magnifique parcours d’une vingtaine de kilomètres particulièrement varié pour en découvrir toutes les facettes. Lors de cette balade vous traverserez le campus d’Orsay, l’un des cinq sites de l’université Paris-Sud, qui s’étend sur la commune d’Orsay mais aussi de Bures-sur-Yvette et de Gif-sur-Yvette, dans l’Essonne, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Il accueille plus de 13 000 étudiants et 1 700 enseignants-chercheurs.  Ses nombreux bâtiments d’enseignement et ses 60 laboratoires de recherche se répartissent sur 200 hectares de bois contenant de nombreuses espèces rares (source Wikipedia). Lors de cette longue balade, vous découvrirez deux autres endroits originaux. Tout d’abord la carrière de  La Troche. Cette entreprise  appartenait à la famille Pigeon à la fin du XIXème siècle. Elle y employait 25 à 30 ouvriers dans la fabrication des pavés parisiens d’une vingtaine de tailles différentes.  Le travail s’interrompait au moment des moissons car les carriers, très souvent, étaient aussi ouvriers agricoles. La production était descendue à Paris deux fois par jour depuis la gare de Lozère, dès 1867, par des charrettes tirées par 3 chevaux et chargées de 120 pavés (environ 2 tonnes). Puis en 1891 elle fut acheminée  sur des wagons grâce à une voie supplémentaire créée pour les marchandises. La carrière ferma ses portes en 1937. Située  à l’intérieur du parc Eugène-Chanlon, elle fait désormais le bonheur des grimpeurs qui profitent des trois voies sécurisées de niveau 4 à 8. Hasard, l’autre site remarquable concerne aussi l’escalade mais d’une façon plus inattendue. Le viaduc des Fauvettes se situe dans le vallon verdoyant et sauvage du ruisseau d’Angoulême entre forêt de châtaigniers et prairies. Il s’agit d’un viaduc ferroviaire désaffecté depuis la guerre de 1939-1945 sur lequel passe désormais votre  chemin de randonnée. Ce viaduc est essentiellement constitué de meulière très caverneuse,  une roche qui a en effet permis le tracé d’itinéraires d’escalade originaux et très diversifiés ; l’ouvrage propose plus de 130 voies  de 10 à 36 mètres de hauteur, dont plusieurs réservées aux enfants..A vos gratons !

Malgré les apparences cette randonnée s’avèrera un peu sportive avec un dénivelé cumulé de presque 1 000 m et un nombre d’escaliers surprenant !

Téléchargez la trace de cette randonnée Rando Orsay et vallée de l’Yvette