Archives pour la catégorie Randonnées France

Festoye, gouaille et rougail à Rambouille !!

Oyez randonneurs des forêts, elfes bossés de sac à dos, gnomes claudiquant des plaines aux guêtres boueuses et autres erres des obscures sous-bois et des combes profondes , la fête de la révolte a résonné ce dimanche 10 janvier de l’an 2021 dans le domaine royal de Rambouillet !!

Un parcours de randonnée de quatre lieux taillé à la serpe dans la forêt de Rambouille

C’est par un froid de gueux qu’une troupe de quinze de manants menée par la blonde Genevrière de Paris se lançait sur les sentiers givrés pour un découdre avec un cheminement d’au moins de quatre lieues . Chassée de leur confrérie Sport et Nature par Didier Panzer -le-fripon qui règne désormais d’une main de fer et sans partage sur ses ouailles dociles et résignées, la horde rebelle erra pas moins de quatre de longues heures par les allées gelées avant de poser ses ballots chargés de victuailles dans une clairière accueillante non loin des étangs de Hollande créés par Sir Louis le XIVe en vue d’alimenter ses bassins en son château de Versailles .

Marcheurs des longs chemins en route en la forêt de Rambouillet
Victuailles en nombre et gouailles joviales au menu des bannis de Sport et Nature par Panzer-le-fripon

Ribaudes et vilains, ces marcheurs renégats eurent la chance d’y trouver un longue et solide table de bois de hêtre pour y disposer leur festin du jour. Pour cette première sortie de l’an 21, la Marie-Franchoise , perle de de l’ile Bourbon de taille modeste mais d’une grande beauté , avait en ses fourneaux préparé pour tous les convives, un met fort apprécié sous les tropiques, son fameux rougail, délice carné relevé des dix épices des Indes lointaines et agrémenté d’un riz savoureux apporté pour l’occasion par dame Genevrière. Alors que le rougail se réchauffait sur une machine infernale au gaz et au raz le sol , ce bougre de Patrick, prince des tripots et autres bouges de la capitale arrosait les convives de son Porto Blanc dont les réserves en sa cave dépasserait les lois en vigueur.

Virginie d’Oroy du Fond du Parc et Marie-Franchoise réchauffent le plat de rougail sur le sol gelé

La blonde Genevrière apporta ce jour-là deux galette dans sa besace ainsi qu’un once de riz chaud.

A peine éclusé, ce breuvage portugais fit place aux vins transportés en leur besace par Christian B. amateur et connoisseur des meilleurs chais et Virginie d’Oroy du Fond du Parc, baroudeuse agile des sommets dont les exploits se content le soir à la veillée. Une fois les plats de résistance engloutis, l’on sortit bon nombre de galettes des rois à base de frangipane, le tout arrosé de cidre et autres breuvages à vocation dite digestive. Le dissident et hors-la-loi, désormais appelé Christian-des-Bois fit don à l’assemblée d’un échantillon fermenté à base de houblon et d’orge du nom de « Jack Daniel », l’eau de feu rapportée des Amériques alors que la Christine, autre princesse des chemins venue droit des Caraïbes, offrit un puissant sirop de cannes également fort relevé en arômes d’Orient.

La horde des bannis puisent l’énergie d’un géant pour vaincre un froid de gueux.

Puis lors de cette cérémonie champêtre chacun leva sa chope en l’honneur du bandit de grande randonnée afin de fêter ses récentes épousailles avec dame Corinne hélas retenue en sa demeure. Faute de sacristain, Genevrière tint un maigre cierge alors que Marie-Franchoise remit au jeune marié en cadeau bouteille de bon vin et drap en laine de Yak. L’épisode de peste Covid allant bon train sur le pays, personne ne put se laisser aller aux traditionnelles étreintes et embrassades.

La perle de l’Ile Bourbon offre les présents au jeune marié alors que Genevièvre tient la cierge de la cérémonie post-épousailles
Les reines et rois éphémères sacrés en pleine nature lors d’un banquet fort arrosé .

Après avoir fait table rase des traces de ces ripailles festives, la horde des bannis mit le cap sur le bourg du Perray pour y reprendre quelques moyens de transport rapides afin de rentrer avant le couvre-feu contrôlé de près par les gardes du seigneur Gerald D’ Armanin en son ministère.

Oyez randonneurs ouvrez grands vos écoutilles car demain vous entendrez encore dans la profondeur des forêt les chants et les rires d’une troupe en marche sous la bannière de Rando Amigo, aux couleurs de l’évasion et de la bonne humeur.

Richard , Moine-Copiste

Evasion végétale à Fontainebleau en hiver

L’année 2020 s’est terminée sur fond d’apocalypse planétaire. Certains ont survécu à la Covid-19, d’autres à l’enchaînement des gueuletons festifs. Le confinement du citadin en télétravail le pousse à dépasser le seuil des fameuses 35h et réveillent en lui des envies d’évasion au delà du béton de la ville plombée par un couvre-feu sidérant. Premier dimanche de 2021 la gare de Lyon retrouve son influence de randonneurs. Même si le thermomètre amorce une chute sévère et qu’un épais brouillard enveloppe le domaine de Fontainebleau, rien ne pourrait entraver leur pas vers cet univers végétal propre à guérir leur morosité, au moins durant quelques heures.

Très bel itinéraire de 18 km , depuis la gare de Fontainebleau-Avon – Retour à la gare de Bois-le-Roi

J’aime aussi à retrouver cette forêt cent fois parcourue dès les premiers frimas. Tout y est changé, des combes cachées hier par les feuillages se révèlent , un tapis de feuilles en décomposition brouille la trace des sentiers. Les forestiers ont toiletté les sous-bois en laissant çà et là des souches comme autant de sculptures spontanées, vestiges de tempêtes passées. La nature en sommeil accomplie en silence son oeuvre et j’imagine déjà la renaissance des fougères assoupies, l’éclosion du feuillage des chênes , des ormes, des marronniers si nombreux sur ce domaine. Au bout d’une longue allée la blancheur des bouleaux tranche soudain dans le décor. Des troncs brisés gisent sur le sol gelé en formant des lignes brisées, comme de longs pointillés. Les pins omniprésents me rappellent souvent un paysage de Provence ou des Landes. Eux seuls savent repeindre le ciel de ces taches de couleurs au milieu de bosquets dépouillés.

Sculpture végétale née du caprice des tempêtes
La table du Grand Maître, pour pique-niques confort !

Le randonneur connait bien les pièges de leurs racines . Glissantes, luisantes, elles s’échappent du sol et ruissellent sur les pentes sablonneuses entre les feuilles mortes. Veillant à ne pas m’accrocher dans leurs anses cachées, je m’arrête pour admirer leurs ramures émergeant de la terre. Quel talent ! Depuis quelques temps, les fameux rochers de Fontainebleau se recouvrent davantage d’une mousse tendre verdoyante. Peut on y voir l’influence du réchauffement climatique ? Le végétal rejoint alors le minéral des blocs. Dans les passages étroits des sentiers Denecourt-Colinet balisés de bleu, ma main caresse parfois cette peau humide du calcaire.

Les sentiers Denecourt-Colinet sont balisés de bleu. Bien balisés, ils vous feront découvrir les plus beaux décors du domaine de Fontainebleau.

De courageux grimpeurs s’installent au coin d’un méandre et posent leur tapis de mousse …synthétique. Les adeptes du bloc , varapeurs aux mains blanches relèvent les défis de la pesanteur sur une échelle de 1 à 9. Le domaine se partage et le randonneur en plein effort sur le dur circuit des 25 bosses côtoie le promeneur au ralenti ou le vttiste casqué avalant les kilomètres à toute allure. Cette immense forêt de Seine-et-Marne ne cesse depuis des générations d’émerveiller aussi les enfants. Ils viennent y vivre une journée l’aventure , le frisson de se perdre un instant entre les rochers, la joie d’atteindre un sommet et contempler en contre-bas l’ampleur de leur exploit.

Denecourt, ce pionnier de la rando au XIXe siècle, ignorait alors que ses chemins seraient le terrain de jeu d’une jeunesse turbulente alors qu’il imaginait des balades pour bourgeois ponctuées de fontaines rafraîchissantes ! Il nous a légué des itinéraires magnifiques, parfois sinueux à souhait , parfois d’une linéarité infinie ennuyeuse. jJe ne le remercierais jamais assez de m’offrir été comme hiver cette immersion végétale magique, providentielle dans cette forêt apprivoisée.. très très fréquentée !!

Départ Gare de Fontainebleau-Avon. Retour gare de Bois-le-Roi . – Téléchargez la trace de cette randonnée au format .GPX ICI

Sport et Nature : dérive totalitaire du nouveau président Didier P.

Comment une association parisienne de randonnée peut-elle tomber sous le joug d’un président autoritaire ? Chronique sur l’émergence d’une petite dictature imprévisible qui a conduit à la purge des piliers de Sport & Nature.

Le desserrement du second confinement du à la Covid-19 a libéré les randonneurs. Décembre 2020, nous sommes une quinzaine de l’Association Sport et Nature à emboiter le pas de Geneviève H., notre guide de ce dimanche. Un doux soleil automnal est de la partie et l’itinéraire de 20 km concocté entre la gare de Chaville Rive droite et celle St-Nom-La Bretèche est un vrai bonheur .

Une très belle randonnée de 20 km proche de Paris

Ce matin, la guide transporte sur le haut de son sac un drôle de colis : une bûche de Noël dans sa boite de polystyrène bricolée à la hâte . Entrées, desserts, bibine et pousse-café, chacun apporte une part du repas au gré de son imagination car le pique-nique est celui du réveillon, un réveillon peu ordinaire à bien des égards. En effet la petite troupe en marche digère mal la pilule amère avalée lors des dernières élections du bureau marquées par des irrégularités et un flou des statuts d’une association confinée en plein déclin.

Geneviève , chargé mais virée …
.. après plus de dix ans de générosité , de dizaines de randonnées au service de Sport et Nature .

Alors ce dimanche , la quinzaine de marcheurs s’est surtout dissociée de la randonnée organisée par son nouveau président Didier P. dont l’arrivée « au pouvoir » se place sous le signe de l’exclusion de tous ceux qui peuvent nuire à son action, qu’ils soient guides et probablement simples adhérents dans un futur proche, dont je fais partie . Christian Bodiger démissionnaire de son poste de secrétaire a été exclu dans un premier du mailing puis réintégré. Eric S., le web master avait auparavant verrouillé l’accès au site sous un prétexte soudain de sécurité assez surprenant . Mais surtout Geneviève a été totalement rayée de l’organisation par Didier P. pour une campagne déterminée et sa contestation d’une l’élection triangulaire durant laquelle il imposa son propre bureau et qu’il promut prématurément par un lobbying forcené . En un clic, le président D. P a exclu ainsi celle qui se consacre depuis dix ans à Sport & Nature par l’organisation de plus de vingt randonnées annuelles et de WE en province. Exclusion probable également Michel B , un autre guide jugé trop fantasque et dont l’attitude lui a fortement déplu. A moins qu’il ait souhaité se désolidariser de cette équipe.

Composition du bureau Sport & Nature 2021 (site officiel) : https://sportetnature.org/lequipe/

Au delà des résultats aujourd’hui entérinés, et cette élection marque l’explosion d’une association. On peut s’interroger comment le président Didier P, au coup sifflet autoritaire en rando, a pu entraîner dans son délire totalitaire Laurence L. , une trésorière sympa, compétente et souriante ou encore Stéphane D. , un sportif dynamique et décontracté, Eric S. un webmaster plutôt ouvert et plus grave encore une cinquantaine d’adhérents probablement sous-informés sur la véritable personnalité du futur président qui vient hélas de se révéler.

Christian Bodiger souhaite à sa manière un long règne au nouveau président DP.
Pin perdu .. au milieu des chênes .

Consternés, nul ne le sait et en tous cas personne n’a rien vu venir alors que certains ne le voient pas encore . Deux nouveaux guides auraient été recrutés sans véritablement connaître les futures règles du jeu que le nouveau président préparent actuellement. D’une source proche du bureau, celui-ci serait prêt à modifier les statuts lui permettant de rester en poste durant quatre ans, d’imposer aux guides un nombre de randonnées minimum (à confirmer) , et de jouir d’une censure totale sur toutes les publications sur le site de Sport & Nature , voire sur les blogs extérieurs (dont celui-ci ! ) . Toute déviance pourrait alors aboutir à une exclusion sans appel . Nous attendons avec une certaine angoisse l’annonce de ces statuts. Cette attitude si autoritaire ne serait pas supportable dans une association dont le seul but est d’ouvrir la randonnée et l’expression à tous quels que soient leurs points de vue dans la limite du respect. De mon côté je souhaite vivement que les membres du bureau ramènent à la raison le président Didier P. au risque de le voir régner sur une association réduite à une peau de chagrin. Une ré-intégration de Geneviève marquerait déjà un signe de bonne volonté . A suivre….

Richard Kirsch – Journaliste – Adhérent de Sport et Nature

Le pique-nique de la contestation . Au menu, bonne humeur , humour et rhums arrangés !!

Une Application pour randonnER dans un rayon de 100km

La randonnée peut désormais reprendre. Toutefois , la réglementation actuelle (14 mai 2020) autorise les déplacements dans un rayon de 100 km autour de votre domicile . L’application Sitytrail bien connue des randonneurs propose ce lien très pratique pour déterminer votre rayon d’action et organiser votre parcours en conséquence . Il suffit de rentrer son adresse pour le visualiser . Facile !

covid.sitytrail.com

RAPPEL DES PRECAUTIONS

Groupe limité à 10 personnes

Pas de prêt de matériel

Distanciation physique lors du transport, de la marche et du pique-nique

Emprunter les sentiers les moins fréquentés

Recommencer la rando à un rythme modéré

2000 km, 81 jours, Le GR34 intégral au féminin

Jeanne Fauquenot, 30 ans, n’avait pas la rando dans la peau.  Qu’importe l’historienne de l’art plutôt sportive  se lance direct en 2019 dans l’itinérance au long cours l’an dernier  sur un périple de 2100 km entre le Puy-en-Velay et Saint-Jacques de Compostelle . Elle conclut cette première expérience  avec un maximum d’ampoules, une forte dose de plaisir  et une folle envie de récidiver. Approche fastoche  dirait-elle .Jeanne voulait mettre la barre plus haut cette année en se frottant au 3000 km du Te Araroa en Nouzelle-Zélande.

Hélas la Covid a douché ses ambitions la renvoyant à la case de départ , dans l’Indre . Il lui fallait un nouveau projet pour calmer son appétit d’aventure. L’ été s’installe, le terrain de jeu des randonneurs se réduit à l’Hexagone, Jeanne jette alors son dévolu sur la Bretagne. Elle balance ses préjugés sur le climat et vise en juin 2020  le GR34 dans son intégralité ! Autant voir grand. «  Devant moi 2 000 kilomètres de falaises, de plages, de villages et de rencontres pour découvrir cette formidable région entre ciel et mer. » explique-t-elle avant d’ajouter que la balade se fait en autonomie complète. Le challenge allait de pair avec un tempérament visiblement 100% inox .

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En marche vers le Musée de la batellerie de Conflans-St-Honorine

Les journées du Patrimoine offrent parfois aux randonneurs l’occasion de conjuguer balade et découverte culturelle. Voici une randonnée tranquille de Maisons-Lafitte au Musée de la Batellerie de Conflans-St-Honorine par la forêt de St Germain-en-Laye.

Il suffit de vingt minutes de train au départ de Paris St Lazare pour rejoindre Maisons-Lafitte . La traversée de cette jolie ville se fait dans un décors très verdoyant en passant par le château. Belles demeures , joggeurs et cavaliers matinaux , je goute ce dimanche de fin d’été comme surtout comme un moment de tranquillité, une randonnée d’une quinzaine de kilomètres sans effort pour rejoindre Conflans-St Honorine en vue de visiter le Musée de la Batellerie . La forêt de St Germain désespérément monotone n’a que peu d’intérêt. Des allées interminables partent en étoile par les quatre horizons sans jamais présenter la moindre bosse !

Une belle balade entre les gares de Maisons-Lafitte et celle de Conflans St Honorine
L’église ST Maclou et le Musée de la Batellerie sur les hauteurs de la rive droite de la Seine.
Le Musée siège dans l’ancien prieuré, racheté et rénové par l’industriel Gelevot.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je retrouve les bords de la Seine que je traverse par la passerelle dorée réservée aux piétons et vélos. A droite, Conflans-St- Honorine se dresse sur la rive droite du fleuve. A gauche, la Seine rejoint l’Oise. Nous sommes ici au coeur de la batellerie française. Au XIXe siècle, les péniches chargées de charbon descendaient l’Oise du nord du pays et d’autres convois tractés les acheminaient vers la capitale . On canalisa peu à peu les rivières qui devinrent les Voies Navigables de France avec ses centaines barrages, ses écluses et autres ouvrages dont la technologie fut reconnue partout en Europe .

la passerelle qui enjambe la Seine entre la forêt de St Germain en Laye et Conflans St Honorine

Près de 12.0000 bateaux sillonnaient alors l’Hexagone avant de se heurter à la concurrence inéluctable du ferroviaire. Touage sur de lourdes chaînes, halage des barges par les hommes courageux, les chevaux et les machines , toute cette effervescence est magnifiquement décrite, expliquée et exposée au Musée de la Batellerie de Conflans. Celui-ci se trouve dans une maison bourgeoise , un ancien prieuré racheté et transformé par la famille Gevelot , industriel qui domine encore le marché des cartouches de chasse. L’ancien cellier abrite une belle collection d’embarcations de plaisance en bois. La bâtisse rénovée et d’un style incertain domine majestueusement la Seine. A quelques encablures dirait on ici, l’Eglise St Maclou lui fait face et en arrière plan on aperçoit la Tour Monjoie qui montait jadis la garde contre les attaques navales. Aujourd’hui les chantiers ont disparus, les mariniers à la retraite ont vendu leurs péniches converties en résidences flottantes.

Le Musée de la Batellerie reconstitue toute l’histoire du transport fluvial et des embarcations de l’époque.

L’ambiance portuaire un peu rugueuse n’est plus qu’un souvenir, Conflans -St-Honorine est devenue touristique même si la croisette aménagée de bancs et chaises longues accueille encore quelques mariniers de passage qui viennent accoster le week end pour visiter leurs gamins scolarisés ici . Après la visite du musée, il fait pourtant bon prendre un verre sur les terrasses de la place principale avant de s’embarquer pour une des croisières d’une heure, une demi-journée, une journée proposées par la municipalité.

Bateau de croisière sur la Seine et l’Oise
« je sers, le bateau des associations caritatives et de culte.

La mienne me conduira jusqu’à l’Oise où se loge la partie industrielle du port, avec son trafic et ses entrepôts de matériaux de construction. Au confluant , une statue immaculée est dédiée à la mémoires des bateliers. Touristique ou commercial, le transport fluvial connaît un nouvel essor sous l’influence de la recherches de solutions alternatives au transport routier. Partout en ile-de France les quais de halage se transforment en promenades et offrent aux randonneurs de nouveaux itinéraires providentiels.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx https://www.visugpx.com/qxEATbBUN7

Spécial Vexin : Les plus belles randos

Il ne suffit qu’une heure de train depuis la gare St Lazare à Paris pour arriver au Parc Naturel régional du Vexin et s’ouvrir un terrain de randonnée de 65.000 ha ! Cet immense territoire protégé depuis 1995 s’étend sur les départements du Val d’Oise au Nord sur les Yvelines au sud . Le PNR regroupe 99 communes où seulement 80.000 personnes y habitent !  C’est avant tout une terre agricole mais les amoureux de nature et passionnés d’histoire y trouveront un riche patrimoine culturel remontant au néolithique.

Voici une sélection de randonnées testées, documentées avec traces GPX , conseils pratiques et photos .

DE LA GARE DE MEULAN-HARDRICOURT À MANTES-LA-JOLIE – 22 KM

https://wp.me/p6NqC2-1NV

RANDO-DÉCOUVERTE DU VEXIN DEPUIS VAUX SUR SEINE

https://wp.me/p6NqC2-1r7

VEXIN EXPRESS, BIÈRES LOCALES ET VIE DE CHÂTEAU

https://wp.me/p6NqC2-1aw

DE MAGNY-EN-VEXIN À CHARS – 22 KM

https://wp.me/p6NqC2-Jt

RANDO DANS UN VEXIN COULEUR MANTES À L’EAU

https://wp.me/p6NqC2-6H

Mon chemin de Stevenson ? 100% COVID.. 50% bide !

Faute d’avoir sous évaluer l’effet Covid sur l’hébergement, sous évaluer le nombre de randonneurs encore sur Stevenson en septembre , faute d’avoir emporter ne serait-ce qu’une tente et un tapis de sol, je renonçais ainsi à finir ce chemin. Quel âne  aurait dit Robert Louis !

Cela devait bien arriver un jour. Combien de fois me suis-je demandé lors de mes longues randonnées quand sonnerait la fin de l’aventure sur une blessure ou en tombant malade ? En parfait hypocondriaque, réponse : presque tous les jours ! En me lançant sur le Chemin de Stevenson début septembre, j’étais loin d’imaginer ce scénario. Tout avait parfaitement commencé au départ TGV du Paris Gare de Lyon en direction du Puy-en Velay .. ou presque . Car à la correspondance de Saint-Etienne, le TER a pris d’emblée une  première heure de retard à cause d’un passage à niveau brisé, puis encore une demi-heure. Heureusement les hôtes du Grand Séminaire du Puy en Velay  avaient mis la soupe au chaud en attendant les naufragés. Le bâtiment a été totalement rénové et la propreté compense la relative austérité  du lieu. 

Le grand Séminaire au Puy en Velay

Ex-chambre de moine

Après une nuit sereine en ex-chambre de moine, je me lançais gonflé à bloc vers le Monastier et me voyais déjà arrivant triomphant aux arènes de Nîmes, tel César en ayant vaincu les 260 km. Malgré les dires des forums, ces premières étapes de ce chemin de Stevenson sont plutôt dures pour les muscles encore froids et martyrisés par la dizaine de kilos habituels du randonneur itinérant. Le Velay n’est en effet qu’une succession de bosses et des sentiers du GR70 se dressent comme des murs de pierres qui viennent briser net votre bel élan. Tels sont les débuts de chemin, entre bonheur et douleur.  Aux premiers diners changement de sujet, les échos de surpeuplement se font déjà entendre.

Par prudence, je forçais les réservations sur une période de cinq jours, ce qui fut tout à fait inhabituel pour ma part, notamment durant mes cinq chemins de Compostelle. Dès les premiers coups de fil à tous les gites mentionnés dans le Guide Miam Miam Dodo, je sentais l’affaire se corser et je montais d’ores et déjà en gamme pour trouver un hébergement. Mais à ce moment j’ignorais encore les causes de cette pénurie. J’étais même résolu à exploser le budget . Le tarif d’une nuitée en demi-pension avec le petit dej dépassa largement  les 60 € notamment en hôtel. Et puis , voyager en solo revient sans aucun doute le plus cher.

D’autre part, je commençais à comprendre ainsi pourquoi le camping occupait une place importante sur les forums. En fait la raison de cette pénurie relevait du simple bon sens et d’un minimum d’information.  Enfantin, le Covid et la distanciation physique imposaient aux hébergeurs de réduire de plus de 50% leur capacité d’accueil . Environ 90% des établissements était ouverts mais un dortoir de 5 places n’accueillait plus qu’un seul ou deux randonneurs. La plupart d’entre eux avaient réservé un ou deux mois à l’avance !

Game over !!

Je cheminais malgré tout  quelques jours avec l’espoir d’un désistement ici et là et faisais chauffer l’IPhone en rappelant les hébergeurs. Velay, Gévaudan, la région est un pur régal sur ce parcours entre 900 et 1300 m d’altitude. J’étais presque bien en jambes lorsque l’étape vers Pont-Monvert doucha mon optimisme. Afin d’optimiser mes recherches durant ma marche, j’avais même mis mon amie au standard. Son bilan des appels durant toute une matinée fut catégorique : plus aucune place en gite, en hôtel et ce jusqu’à Alès.

En désespoir de cause, je me retournais vers la mairie, les offices de tourisme sans plus de résultats. J’étudiais la possibilité de sauter une ou deux étapes en comptant sur un miraculeux désistement en étudiant les transports publics et les services de La Malle Postale. Je regardais aussi les possibilités de bifurquer que le Chemin voisin de la Régordane.

Lors de l’étape qui sera la dernière, je passais à la Bastide Saint Laurent, l’une des rares gares qui dessert Alès et Nîmes. Dépité , je jetais l’éponge et pris un billet pour Nîmes et Toulouse.

Mon lit à l’Auberge de la Mère Cadenette
Ma cabane de nain de jardin !

Mais je reviendrais car les Cévennes et ce GR70 recèlent de vrais trésors . Passer une nuit à l’Auberge de la Mère Cadenette , partir tôt le matin avec ces volées d’oiseaux au milieu des collines reste de grands moment. Attention, selon la saison, et dans les conditions sanitaires actuelles, veillez à bien préparer votre Chemin de Stevenson. De nombreux cafés ont fermé, il manque de points d’eau, partez à deux pour réduire les frais. Allez, foncez et déguster sans modération le décor que vous offrent les gorges de l’Allier et de la Loire . A très bientôt pour partager la fin de périple !

Idée rando Vexin : Gare de Meulan-Hardricourt à Mantes-la-Jolie – 22 km

Un itinéraire de 22 km avec un long passage en plaine

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx

https://www.visugpx.com/rtdpils8Lf.

Cette randonnée dans le Vexin sud vous fera découvrir une partie très agricole de ce parc naturel de 65.000 ha . Les champs s’étendent ici à perte de vue à l’horizon, un décors parfois un peu monotone strié des lignes à haute tension qui partent de la centrale de Porcheville. L’itinéraire relativement plat ne comporte pas de difficulté . Très à découvert, je vous conseillerais de l’effectuer par température clémente. L’hiver cette étendue peut être balayée par un vent d’ouest glacial en offrant très peu d’abri. En été , au besoin il est possible de trouver de l’eau au cimetière de Fontenay Saint-Père à 200 m de l’église . L’arrivée à Mantes-La-Jolie se fait en traversant la Seine. Une nouvelle passerelle double le pont et offre un joli point de vue sur l’ancien ouvrage . Si ce n’est déjà fait , ne manquez pas de visiter la splendide collégiale du XII et XIIIe siècle qui ressemble comme une soeur à celle de Notre-Dame.

la Grande traversée de Paris …co-vidé

Août 2020, La transhumance estivale habituelle plonge Paris dans un calme olympien, l’occasion pour moi de prendre possession de la ville désertée et vidée par le COVID.

Il est presque 11h, lune nouvelle vague d’orages vient de rincer le décor,  je m’équipe léger pour une randonnée 100% urbaine. Choisissant l’improvisation sans toutefois tomber dans l’errance, je décide de relier le Bois de Boulogne au Bois de Vincennes par la grande diagonale Ouest-Est soit une vingtaine de kilomètres.

une grande diagonale de ma banlieue à la Porte Dorée , entre deux bois mon coeur balance…

Je rejoins les quais de la Seine à Neuilly puis m’enfonce dans la banlieue chic par le quartier St James. Pas âme qui vive, j’imagine que ses habitants doivent buller entre Ramatuelle, le Cap Ferret ou l’île de Ré. Le Jardin d’Acclimatation n’est pas plus animé et les employés de l’accueil désœuvrés discutent sur le trottoir en attendant quelques visiteurs miraculeux.. Car cette année le covid 19 a hélas fini de vider la capitale de ses touristes en la plongeant dans l’ennui. Je longe le Bois de Boulogne jusqu’à la Porte Maillot.

Longer les quais à Neuilly et jeter l’ancre au monument Vent et Batailles à la Porte Maillot.

Le petit train menant au Parc s’attraction a été remisé en attendant des jours meilleurs. Je fais une pose casse-croute dans le square Alexandre et René Parodi, compagnons de la Libération. Le Monument 100% inox Vent des Batailles dédié au Général Koenig y siège majestueusement et domine la place en travaux gigantesque depuis des mois. La future gare du RER E entrera en service vers 2022. Au bout de l’avenue de la Grande Armée, l’Arc de Triomphe disperse ses avenues sur les quatre horizons, elles aussi désertées. La circulation habituellement chaotique de la place de l’Etoile n’est plus qu’un souvenir. Je prends l’avenue Marceau jusqu’au Pont de l’Alma. Surprise hallucinatoire, le restaurant  libanais le Nourot connait une belle affluence. Les Parisiens privés de voyage s’offrent sans doute ici une touche raffinée d’exotisme moyen-orientale, celle d’un pays récemment meurtri par l’explosion du port de Beyrouth.

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