Archives pour la catégorie Randonnées France

la convergence randos, c’est pas du gâteau.. mais de la galette.

Vu de l’extérieur avec un regard neuf, l’idée de faire converger quatre groupes de randonneurs vers un lieu précis à une heure donnée, évoluant à des vitesses différentes, ce problème de synchronisation ne semblait pas évident, voire réaliste . C’est sans compter sur l’expérience des animateurs (trices) de Randif qui depuis des années sont rodés à cet exercice délicat et qui fait partie désormais de son ADN. La seconde question qui vient à tout esprit cartésien : pourquoi ?

A table .. de ping pong !
belles balades dans la forêt de Carnelle

Multi récidiviste sur les chemins de pèlerinage, je comprends que la convergence de marcheurs vers un lieu précis s’explique facilement par la foi, l’esprit d’aventure ou la quête commune d’introspection ou tout autre raison mystique . La réponse était pourtant ailleurs. En l’occurrence, la convergence de randonnées en milieu associatif, tel Randif ou au CAF, au RIF et autres structures, a ici pour but de réunir de perpétuer la tradition de la galette mais en pleine nature ! Rappelons qu’en janvier, la galette constitue une tradition française perpétuée par une large majorité de la population et un pourcentage important du chiffre d’affaires des pâtissiers et de la grande distribution. Ainsi Randif avec sa convergence de quatre randonnées, participe au maintien à niveau de l’économie nationale.

passage délicat, les derniers coups de vent ont fait de la casse sur les chemins
Rando silencieuse dans un paysage gelé

Je n’irai pas à demander qu’elle soit déductible des impôts, mais pas loin ! Afin de justifier cette requête, j’invoquerais plutôt l’esprit de sacrifice des randonneurs de l’asso. Car marcher une bonne dizaine de kilomètres, se rejoindre sur une aire de jeu déserte , découper des galettes congelées sur des tables de tennis de table en béton, moi je dis bravo ! J’entends ici les protestations des puristes : la galette se mange tiède. Ils ignorent sans aucun doute que le transport d’un four à micro-ondes sur piles n’est pas d’une facilité évidente et que le réchauffage d’une galette sur un camping-gaz relève du sacrilège gastronomique. Alors que la température avoisinait les 3°C ce dimanche là, les randonneurs de Randif n’ont pas cédé aux sarcasmes et assumé : ils ont englouti tout ce qui se présentait sur les tables : galettes de supermarché, galette maison, ainsi que de nombreux gâteaux encore non identifiés à ce jour. Seule certitude, la concentration de produits classés G et dont le bilan calorique aurait poussé au suicide ce jour là n’importe quel nutritionniste .

l’hiver, propice au temps des cabanes enfantines
Mini chapelle.

Le taux de glycémie de certains a dû entrer dans la zone rouge. Il fallait bien çà pour affronter le reste des parcours l’après-midi même si la température corporelle des marcheurs sous perfusion de cidre fut relevée de quelques degrés . Certains d’entre eux affectés par le climat polaire ambiant ou une étrange lassitude post-digestive changèrent même de groupe. Alors que je guidais dix huit randonneurs au départ de Belloy, j’en ramenais ainsi seulement douze à Seugy ! Les effets de la convergence en basse température ont des effets insoupçonnés mais sont toujours l’occasion de partager un bon moment de convivialité. J’attends avec impatience le mois de juillet pour une convergence choucroute par 35°c de préférence !

Richard Kirsch

Merci à Gérard Gallet pour ses photos.

Voyage aux boues de l’enfer à Montmorency – Le retour

Il y a des dimanches où le randonneur parigot se demande s’il a fait le bon choix . La pluie n’avait pas cessé depuis quelques jours et il me fallut une sacrée dose de motivation pour quitter ma couette surtout lorsque une averse costaude vers 7h du matin sema le doute dans mon esprit. Bref Il fallut ainsi me faire une sacrée violence pour affronter un premier train de banlieue jusqu’à une première gare (St Lazare) , descendre dans les abysses glauques du RER E jusqu’à la gare du Nord , pour me perdre dans ses dédales de couloirs et de niveaux pour ensuite attendre le train de la ligne H en direction de Perçant Beaumont, autrement au bout de nulle part . Taverny, tout le monde descend !

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Le groupe d’un vingtaine de marcheurs emboîta le pas de Thérèse, guide expérimentée de chez Randif, toujours d’une humeur joviale qu’elles que soient les circonstances climatiques, qui nous avaient concocté un parcours de 22 km , et ce à une allure dite « moyenne » . (j’en rigole encore) La forêt de Montmorency se dessinait sur les hauteurs de la ville et nous la rejoignîmes par un sentier en pente douce qui zigzaguait entre les habitations puis s’éleva dans le bois. Dès les premiers mètres glissant je sus que le terrain allait tenir ses promesses : vous êtes venus et vous n’allez pas le regretter ! Arrivé sur le plateau après cette courte ascension, le groupe un peu asphyxié par l’effort soudain se dispersa dans la nature pour satisfaire quelques besoins physiologiques contenus durant le trajet .

Soyons franc, la forêt de Montmorency n’ a vraiment rien d’engageant sous le ciel gris. Près de 70% des châtaigniers n’ont pas survécu à la déshydratation due à la l’attaque de leurs racines par un champignon . ‘LONF a dû en abattre par milliers, des parcelles entières ont ainsi été rasées et replantées d’espèces plus endurantes. Il faudra quelques décennies pour que cette forêt déplumée retrouve une allure présentable. C’est à ce moment précis que Thérèse tomba en panne de réseau 4G qui la priva du chargement de son fond de carte numérique..et par la même d’un positionnement précis. Retour à la méthode papier traditionnelle et direction l’étang Godard, point d’orgue de la journée.

Désolé les cinéphiles, rien à voir avec le fameux Jean-Luc Godard , puisqu’il s’agit d’ Auguste Godard qui fut maire de Taverny (1855-1859) propriétaire du château du Haut-Tertre et propriétaire de la partie de la forêt où s’étendait « La mare aux sangsues » dénommée depuis….  « Etang Godard » dont le niveau de l’eau est ici fonction uniquement de la pluviométrie. Afin de nous le rappeler, la pluie avait justement détrempé les chemins, ralentissant la progression du groupe dont la misérable moyenne s’établit à 3,8 km ce jour là . Nous devions malgré tout rejoindre la gare d’Ecouen et c’est peu dire que la fin fut particulièrement pénible, humide, crotteuse, bref épuisante dans un exercice d’équilibriste permanent. Néanmoins Randif a su forger au fil des ans chez ses membres un moral traité 100% inox, de quoi passer malgré l’adversité une excellente journée. Joies et douleurs des randos hivernales !

Texte et photos Richard Kirsch
Publications de l’auteur en un clic : Le guide Numérique de la Randonnée 2023 (recommandé à ceux qui persiste à randonner avec Google Map ! )

Petit guide pour réussir sa première grande itinérance (pour ceux qui se posent les questions existentielles hors w.e ! )

Rando périurbaine et chocolatée autour de Noisiel (77)

L’Ile-de-France se densifie d’année en année. Le Grand Paris en fera dans moins d’une décennie l’une des métropoles européennes les plus importantes . Les urbanistes, les promoteurs, les écologistes, les municipalités s’affrontent souvent dans des intérêts divergents mais tentent de relever un défi, celui de donner aux franciliens un cadre de vie supportable et faciliter leurs déplacements.

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Le Grand Paris Express va construire 63 gares supplémentaires autour desquelles vont naître des zones de résidences et de commerces dans un rayon de 800 m. Dans ce nouveau maillage de voies rapides, de métro automatique, la sauvegarde des espaces verts reste un enjeu majeur tout comme celle d’un patrimoine architectural et culturel certes protégé sans cesse menacé. Il suffit de quitter les sentiers de nos chères forêts un dimanche pour avoir un panorama de ce que sera demain la région. A cette occasion une vingtaine de marcheurs de Randif ont suivi l’itinéraire proposé par Joséphine au départ de la gare de Noisiel (RER A) dans le Val de Marne.

Châteaux d’eau de Noisiel et temple boudhiste vietnamien

Cette belle balade péri urbaine de 22 km illustre parfaitement les travaux entrepris dans la région pour conserver ce cadre verdoyant . Les bords de Marne (et ceux de la Seine) font l’objet d’une réhabilitation constante pour être rendus aux piétons et aux vélos. Désormais on peut remonter la Marne sur des kilomètres et découvrir ses nombreuses îles , le barrage de Noisiel, le fameux moulin de Douvres, et sa multitude d’étangs où fleurissent clubs et bases nautiques . Après avoir longé la rivière et contourné l’Ile aux loisirs de Vaires-Torcy, le groupe a posé son pique-nique sur une pelouse de la station de pompage. Un beau soleil d’automne illuminait des étangs improbables perdus entre les lotissements, donnant à cette banlieue des airs de campagne. Ce fut aussi l’occasion de replonger dans l’histoire du tissu industriel important qui entourait jadis la capitale avec notamment un passage par la Cité ouvrière de Noisiel.

La dynastie des Menier construisit ici à partir de 1816 une usine de chocolat, une entreprise qui fut l’un de fleurons de l’industrie française. On lui doit l’invention de la tablette de chocolat . L’arrivée des barres chocolatées américaines mit fin à ce règne.

et à sa prospérité.

La famille Menier, chocolatiers de père en fils y avait construit une véritable ville pour y accueillir et loger à la fin du XVIIIe siècle les centaines d’ouvriers de la célèbre chocolaterie, aujourd’hui classée aux Monuments historiques mais dont certains bâtiments sont eux aussi menacés par le bétonnage. L’inventeur de la tablette de chocolat mit tout en œuvre pour donner de nombreuses facilités aux ouvrières en y créant crèche , école, réfectoires. Tout en tenant à l’écart l’église du village, en bon entrepreneur laïc et républicain ! Aujourd’hui les maisons de la Cité ouvrière sagement alignées ont été pour la plupart ravalées mais conservent encore beaucoup de charme et de calme.

Une statue d’Emile Menier a été dressée sur la grand place face à la mairie et aux anciens réfectoires dont les briques symbolisent toute cette époque laborieuse. Le trajet du retour vers la gare de Noisiel passe par le joli château de Champs-sur-Marne. Son jardin à la française et son parc descendent jusqu’au bassin de Champs Fleuri . La Seine et Marne regorge de ces petits joyaux. Il suffit juste de s’aventurer dans ces territoires avec curiosité, s’y perdre parfois et laisser cours à son imagination pour revivre un instant cette fabuleuse histoire de Paris.

Texte et photos : Richard Kirsch (trekkingzone.fr)

Rando du Vexin, 22 km dans les pas de Jules César, de Boissy à Chars.

Une randonnée de 22 km entre bosquets et plaines agricoles

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Bienvenue dans un formidable espace de randonnée de 65.000 ha, le Parc Régional Naturel du Vexin ! Le nombre des itinéraires varie ici à l’infini dans cet univers très agricole dont l ‘alternance de bosquets et de plaines lui donne sur la carte des airs d’une véritable dentelle . Pour s’en convaincre il suffit de suivre le tracé de ce parcours depuis la gare de Boissy-l’Aillerie et de remonter vers le nord-ouest . Privé d’obstacles, un vent doux balaie de toute sa puissance ce jour-là ce décors épuré.

La chaussée de César traverse le Val d’Oise sur une ligne rectiligne se perdant à l’horizon.

De petits ruisseaux serpentent en secret dans les petits bosquets
Les premières couleurs d’automne

En ce début d’automne les champs de céréales ont été moissonnés et reçu leur premier labour. Il subsiste cependant les stigmates de la récente canicule . Des hectares de maïs meurent de soif sous nos yeux et les champs de betteraves ne semblent pas en meilleure forme. La sécheresse bouscule l’agriculture locale et crée même des conflits. Les plantations de Sorgho, une céréale sans gluten et nécessitant moins d’eau, ont fait leur apparition. Un projet de méthaniseur agricole a provoqué une levée de boucliers des riverains craignant ses probables nuisances.

Le Vexin regorge de nombreux lavoirs, vestiges d’une époque rurale d’un autre temps
Les plantations de Sorgho ont fait leur apparition dans le paysage.

Dans cette partie du Vexin le randonneur évolue parfois dans l’ombre en lisière de ces bois, puis revient dans l’immensité. Cagnard en été et brise glaciale en hiver , au choix ! Coté topo, il y a des millénaires , les romains ont tracé ici une voie rectiligne pour le commerce et la circulation des troupes . Celle-ci s’étendait entre Rouen et Lutèce. Dans le Val d’Oise, la Chaussée de César traverse ainsi le Vexin d’un seul jet.

Seules quelques bornes gravées rappellent au bord du chemin cette période ou la Gaulle faisait partir de cet empire gigantesque. Car l’histoire ne cesse d’émerger ici et là dans le Vexin, avec des sépultures du néolithique et ses villages médiévaux.

Au fil des kilomètres nous traversons ainsi plusieurs bourgs plongés dans une tranquillité dominicale bienfaisante pour nous autres, marcheurs de la ville . Le Vexin se montre clément avec un relief bosselé et dont le sommet culminant à 291 m en fait le point le plus élevé d’Ile-de-France ! Quelques étangs aménagés et bien entretenus complètent ce panorama accueillant du parc naturel. Il nous faudra plus de cinq heures pour rejoindre la gare de Chars en passant pas le joli village de Moussy . Les trains pour Paris ne passent que toutes les heures , le temps de se détendre sous les derniers rayons du soleil avant de revenir dans la fébrilité de la capitale.

Merci à Thérèse de randif pour la balade.

Idée rando : de Chevreuse au Perray en Yvelines- 24 km

un parcours de 24 km très boisé , dénivelé 350m +

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Ce bel itinéraire de 24 km se déroule en majorité en sous-bois entre la vallée de Chevreuse et le nord-ouest de forêt de Rambouillet, avec très peu de route goudronnée et quelques passages en lisière de bois. Malgré les apparences ce long parcours s’avéra un peu éprouvant pour ceux qui l’abordèrent à un rythme soutenu, comme l’avait programmé Laurence notre guide de l’association parisienne Randif! Cette randonnée qui passe par le GR1 C cumule en effet au final plus de 300m de dénivelé positif sur un relief très bosselé. Un de nos camarades ayant sous-estimé cette difficulté y laissa une cheville endolorie et une retour chez lui en taxi une fois arrivé à Paris. On retrouve ici le même caractère du bassin sédimentaire de Fontainebleau, avec ses pins, ses chênes , charmes et autres bouleaux dans des étendues de fougères et les fameux rochers de gré sur un fond sablonneux. Rappelez vous , Il y a 300 millions d’années la mer recouvrait toute l’Ile-de France ! Il n’est pas rare de retrouver ici et là quelques fossiles.

quelques passages à découvert en lisière de forêt
De nombreux clubs équestres ont élus domicile dans la forêt de Rambouillet et ses environs

Les Vaux de Cernay sont magnifiques en ce début d’automne et il fait bon pique-niquer sur le promontoire qui domine les cascades. N’espérez pas contempler, même de loin, la fameuse abbaye, elle est totalement en cours de rénovation. Le secteur est plutôt fréquenté lors des week-ends et les randonneurs partagent souvent l’espace avec les VTT. Deux villages seulement permettent de recharger en eau le cas échéant .

les cascades des Vaux de Cernay en contre-bas du GR1 C

Côté accès, les franciliens venant de la capitale prendront le RER B à Denfert-Rochereau pour rejoindre le départ à la gare de Chevreuse. Le retour se fit ici à la gare du Perray-en-Yvelines pour rejoindre la gare Montparnasse. Il faut compter une bonne heure de trajet et les trains n’y passe que toute les heures. Ce parcours peut se faire en toutes saisons car il est bien abrité et ses sentiers souvent sablonneux restent toujours praticables par temps de pluie.

texte et photos Richard Kirsch

Idée randonnée 91 de gare à gare : Boutigny – Etrechy . 22 km

Pas facile de trouver de nouveaux itinéraires de randonnée dans l’espace du pass Navigo parigot qui au fil des années se réduit comme une peau de chagrin . Il faut souvent aller aux confins de la zone 5 dans l’Essonne , prendre son mal en patience et jongler entre deux RER ! Ce parcours sans grandes difficultés débute ainsi à la gare de Boutigny, station du RER D , que tout randonneur parisien prend généralement à la gare de Lyon .

Une longue diagonale de 22 km

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Le traceur de cet itinéraire jongle lui aussi dans un patchwork de plaines agricoles et de bosquets boisés , une espèce d’effilochage du bassin sédimentaire de la forêt, avec son même décor de sentiers serpentant aux milieux des pins et les blocs de granites.

Passage par le GR11 et ses attaques de buses !
Un décor rocheux entre les pins, type forêt de Fontainebleau

Le randonneur connaît toutefois de longs passages à découvert et il vaut mieux prévoir suffisamment d’eau les chaudes journée d’été, sachant que les cimetières de Boissis-le-cutté et Villeneuve-sur-Auvers peuvent toujours dépanner les moins prévoyant. A ce sujet, il faut cependant souligner que les municipalités ne garantissent pas toujours la qualité de l’eau… d’arrosage .

Arrivée à Etrechy par les rives de la Juine

Quelques rares panneaux mettent ainsi en garde les visiteurs de ces cimetières. Cette diagonale Sud/Est – Nord/ouest de 22 km environ conduit à la gare d’Etrechy, qui elle se trouve sur le RER C ! Bonne balade à la campagne avec une arrivée bucolique sur les bords de la Juine, bel affluent de l’Essonne.

Enquête Compostelle 2021 : un portrait-robot du pèlerin surprenant

L’ Agence Française des Chemins de Compostelle vient de publier sa dernière enquête. Elle s’appuie sur un échantillon de 4000 marcheurs ayant emprunté les voies jacquaires en France en 2019, 2020 et 2021 . Voici les principales tendances, de quoi tracer un portrait-robot du pèlerin type et gommer au passage quelques idées reçues.

Le pèlerin est une pèlerine !

Ne vous en déplaise messieurs mais les femmes sont plus présentes sur les Chemins de Compostelle avec un taux de représentation de 54% . On peut expliquer cette tendance par la recherche de sécurité sur des sentiers bien balisés et très fréquentés. C’est un peu moins que la fréquentation des clubs de rando ou les femmes représentent jusqu’à 80% des membres.

Pèlerin, gros marcheur, sénior solitaire, cadre ou journaliste !!
54% des pratiquants des chemins sont des femmes

Le pèlerin est un cadre , gros marcheur, sénior et solitaire.

Hommes et femmes confondus, la moyenne d’âge sur les sentiers reflète en gros la tendance de la randonnée en France. Plus de 62% a plus de 56 ans. On peut penser qu’il s’agit une large part de retraités. Et bien non ! l’enquête montre qu’il s’agit de 44% d’actifs et 44% de retraités. Dans tous les cas, le pèlerin est un solitaire : 50% . Mais es résultats varient suivant les voies. Enfin 37% sont des cadres contre 2% chez les ouvriers.

Le pèlerin marche régulièrement et longtemps.

Les Chemins de Compostelle sont physiquement exigeant. Rien de surprenant d’y croiser des marcheurs bien entraînés (1 sur 2) mais pas que .. . En effet la majorité d’entre eux chemine en moyenne 26 km au quotidien durant 28 jours en moyenne.

Des disparités importantes entre la péninsule ibérique et la France, avec notamment une clientèle plus internationale
La Voie du Puy loin devant en terme de fréquentation devant Arles et Vézelay

Le pèlerin, un français en France … mais pas sur les chemins ibériques

Sur les chemins de l’Hexagone 88% de ces marcheurs habitent en France, les étrangers venant principalement d’Europe . Pour ces derniers la France n’est qu’un point de départ. Car l’Espagne et le Portugal accueille une très large majorité de marcheurs internationaux.

le pèlerin omniprésent au départ Puy-en-Velay

En France, 4 cheminants sur 10 partent du Puy-en-Velay et 6 sur 10 ont déjà emprunté cette voie (par étapes ou sur sa totalité) . La Voie d’Arles arrive en seconde devant celle de Vézelay. Et il n’est pas rare de compter plus de 150 départs par jour à la cathédrale en haute saison . Sachant que le Chemin de Stevenson et autres GR de pays viennent encore gonfler la fréquentation de la ville.

Le pèlerin n’est pas le roi de l’improvisation !

Et oui , 54% de ces marcheurs ont effectué une réservation partielle ou totale de leur hébergement avant leur départ. Et 4 répondants sur 10 déclarent avoir « tout organisé » avant le départ. Cela dit , sur la voie du Puy c’est une sage précaution. On peut expliquer aussi cette attitude par le stress du premier chemin, un grand saut dans l’inconnu pour beaucoup. On y part surchargé physiquement et mentalement, en blindant la logistique, et sur-informé par les forums et réseaux sociaux.

En bon pèlerin français, difficile pour lui de ne pas râler !

Malgré qu’il ne débourse que 1154€ pour sa longue balade, contre 1700 € pour son homologue européen, notre pèlerin trouve que les prix sont parfois trop élevés, qu’il n’y a pas assez d’hébergements, de commerces, de points d’eau, de restauration rapide, de connexion internet .

Le pèlerin en sort satisfait , le primo-pratiquant encore plus !

En conclusion, 68% de nos marcheurs est plutôt très satisfait de son expérience sur les chemins de Compostelle. Ils attribuent une note de 3,7/4 au ressenti global . Quant au primo-pratiquant, il frôle le Nirvana ! 90% d’entre eux ne rêve que de repartir !

Les falaises de la Seine sur le GR2, de Vernon à Mantes-la-Jolie.

Il y a des millénaires la Seine a creusé son lit dans l’empilement sédimentaire du bassin parisien. Aujourd’hui une vallée verdoyante borde son cours le long de ses méandres, ses bras et sa multitudes d’îles. Elle y a gravé des falaises de craie étincelantes d’où émerge une forêt généreuse. C’est ci, à la limite du Parc Naturel Régional du Vexin français que passe le GR2. Long de 260 km, ce chemin débute à Montereau Fault-Yonne,(Seine-et-Marne) traverse la capitale et se termine à Vernon (Eure) .

Un beau parcours de 37 km très sinueux, aux nombreuses bosses. A réaliser en un ou deux jours avec une nuit à La Roche-Guyon.

Afin d’en découvrir la beauté, je vous propose de parcourir ce GR depuis cette gare jusqu’à celle de Mantes-la-Jolie. Cet itinéraire d’environ 38 km peut se faire en un ou deux jours suivant vos envies et votre forme. Pour ma part, je l’ai réalisé en deux étapes avec mes camarades Amigo Rando en passant une nuit dans le gîte de groupes à La Roche-Guyon (capacité 12 personnes – 22€/personnes). Cette première étape de 15 km passe par la très célèbre (voire trop) ville de Giverny fréquentée par des centaines de touristes venant visiter l’univers du peintre impressionniste Claude Monnet qui vécu là jusqu’en 1926 .

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Des pentes parfois très raides sur ce parcours bosselé à souhait.
Une première étape de 15 km au départ de Vernon.

Une fois passé cette sympathique foule, vous retrouvez le calme du GR2 pour marcher à flanc de coteau vers St Geneviève-les-Gasny avant de descendre à Gommecourt. Après une longue montée sur la route, le village de La Roche-Guyon émerge en contre-bas dans son écrin boisé. Le donjon médiéval domine domine le fameux château propriété des La Rochefoucauld, un édifice magnifique, classé, adossé à la falaise crayeuse creusée ici et là de cavités troglodytes . La Roche-Guyon mérite bien son classement aux « Plus beaux villages de France » et il fait bon y prendre un verre le soir en terrasse après cette première partie très agréable. Dès le lendemain belle grimpette matinale ! Le GR2 comporte en effet une rampe assez raide, un escalier qui vous fera prendre 100 m de dénivelé d’un coup !

La Roche-Guyon, une perle de ces boucles de la Seine à la limite du Vexin français.
Des cafés troglodytes creusés dans la falaise crayeuse.

Puis la pente devient plus douce et de bosse en bosse le chemin mène ensuite à Vétheuil presque sur la ligne de crête. De ce panorama, vous avez une jolie vue sur la base de loisirs de Moisson-Lavacourt (j’y ai tiré mes premiers bords en planche à voile il y a .. ouh la ! ). Nouvelle descente, après une halte au café du club hippique de St Martin-La Garenne, vous poursuivrez ainsi le GR2 surplombant l’anse de la Seine avant de plonger vers Follainville-Dennemont .

La très belle église de Vétheuil .
le château de la Roche-Guyon, demeure des La Rochefoucauld .

Arrivé presque à la berge et au petit port de plaisance de Mantes, le chemin suit une succession d’escaliers sur le sentier du Renard. Mais vous n’êtes pas encore rendu à la gare ! Il vous faut d’abord traverser le pont ou emprunter la nouvelle passerelle piétonne qui vous conduira devant la splendide Collégiale Notre-Dame dont l’architecture reprend de nombreux aspects de celle de Paris, puis marcher encore dans le centre ville jusqu’à la gare de Mantes-La-Jolie, plus éloignée mais mieux desservie que celle de Mantes-Station . Vous savez tout , il ne vous reste plus qu’à organiser ce périple sur un w.e en prenant soin de réserver votre hébergement dans cette région très touristique entre Ile-de France et Normandie.

La cartographie très abondante de la région

la coupe géologique du bassin parisien
Une rando longue au bon dénivelé .

Idée rando Gâtinais – 17 km entre Lardy et Etrechy, de gare à gare.

Les PNR d’Ile-de-France
En pleine campagne à une heure de Paris !

Voici une randonnée facile qui vous fera découvrir un visage verdoyant de l’Essonne, notamment le PNR du Gâtinais français (Parc Naturel Régional) . Situées sur la ligne RER C de Saint -Martin d’Etampes, les gares de Lardy et d’Etrechy constituent deux étapes idéales pour tracer cette randonnée de 17 km environ autour d’Auvers-Saint-Georges . Le parcours proposé ne présente pas de difficultés en terme de dénivelé et offre aux marcheurs de tous niveaux l’occasion de découvrir les différentes facettes de ce département, entre petits bois et grandes plaines agricoles. Ce parcours passe par de charmants villages, comme Jonville-sur-Juine, souvent bien restaurés, avec leur belle église et souvent un lavoir. Ces bourgs relativement préservés dans le PNR sont devenus les lieux de villégiature privilégiés ou de résidences secondaires, d’une population francilienne en quête d’espace et ce à une heure de la capitale par le train !

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Un département au patrimoine naturel et culturel très riche.

Idée rando 77 : la boucle des villages de la Brie au sud de Provins. (20 km)

Parmi les nombreux itinéraires de la Seine-et-Marne, je vous propose cette semaine une boucle de 20 km au départ de la gare de Longueville ( Ligne de Provins depuis la gare de l’Est) . Malgré les apparences cet itinéraires comporte quelques bons dénivelés mais reste très facile sur son ensemble . Il alterne les passages en sous-bois et en plaine . Tout son charme réside dans la traversée des villages de la Brie, de petits bourgs où siège des églises de styles roman . Je vous conseillerais cependant d’effectuer cette randonnée de préférence par temps sec et au printemps car le chemin est parfois boueux et à découvert. Le balisage n’est pas toujours évident à suivre car les tronçons s’alternent aussi en PR (jaune) PR local (bleu ou vert et jaune) et le GR11 habituel en blanc et jaune. Bonne balade !

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Création d’artistes locaux mode récup !
le viaduc SNCF de Longueville
Prudence encore dans les zones de chasse. Un accident mortel a eu lieu à Aurillac sur un chemin balisé ce we là
Le bistrot-épicerie du village , un vrai patrimoine à conserver .