Archives pour la catégorie Randonnées France

Idée rando Gâtinais – 17 km entre Lardy et Etrechy, de gare à gare.

Les PNR d’Ile-de-France
En pleine campagne à une heure de Paris !

Voici une randonnée facile qui vous fera découvrir un visage verdoyant de l’Essonne, notamment le PNR du Gâtinais français (Parc Naturel Régional) . Situées sur la ligne RER C de Saint -Martin d’Etampes, les gares de Lardy et d’Etrechy constituent deux étapes idéales pour tracer cette randonnée de 17 km environ autour d’Auvers-Saint-Georges . Le parcours proposé ne présente pas de difficultés en terme de dénivelé et offre aux marcheurs de tous niveaux l’occasion de découvrir les différentes facettes de ce département, entre petits bois et grandes plaines agricoles. Ce parcours passe par de charmants villages, comme Jonville-sur-Juine, souvent bien restaurés, avec leur belle église et souvent un lavoir. Ces bourgs relativement préservés dans le PNR sont devenus les lieux de villégiature privilégiés ou de résidences secondaires, d’une population francilienne en quête d’espace et ce à une heure de la capitale par le train !

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Un département au patrimoine naturel et culturel très riche.

Idée rando 77 : la boucle des villages de la Brie au sud de Provins. (20 km)

Parmi les nombreux itinéraires de la Seine-et-Marne, je vous propose cette semaine une boucle de 20 km au départ de la gare de Longueville ( Ligne de Provins depuis la gare de l’Est) . Malgré les apparences cet itinéraires comporte quelques bons dénivelés mais reste très facile sur son ensemble . Il alterne les passages en sous-bois et en plaine . Tout son charme réside dans la traversée des villages de la Brie, de petits bourgs où siège des églises de styles roman . Je vous conseillerais cependant d’effectuer cette randonnée de préférence par temps sec et au printemps car le chemin est parfois boueux et à découvert. Le balisage n’est pas toujours évident à suivre car les tronçons s’alternent aussi en PR (jaune) PR local (bleu ou vert et jaune) et le GR11 habituel en blanc et jaune. Bonne balade !

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Création d’artistes locaux mode récup !
le viaduc SNCF de Longueville
Prudence encore dans les zones de chasse. Un accident mortel a eu lieu à Aurillac sur un chemin balisé ce we là
Le bistrot-épicerie du village , un vrai patrimoine à conserver .

Idée rando : Les Vaux de Cernay, 24 km sur un concentré de nature

Il existe en Ile-de-France des coulées boisées qui échappent encore à l’urbanisation galopante et rassemblent sur quelques hectares une richesse naturelle préservée . Les Vaux de Cernay en sont le symbole même.

Pour y accéder, il suffit de vous rendre à la gare du Perray-en-Yvelines, sur la ligne L qui mène à Rambouillet. L’itinéraire proposé, une large boucle de 24 km, vous fera randonner de chaque côté du Ru de Cernay, ou alternent les petits sentiers tortueux et les grandes allées qu’empruntaient jadis les carrosses de la noblesse. La fameuse abbaye n’est qu’à deux pas mais son parc est hélas en accès privé.

L’hiver révèle toute la majesté des chênes dépouillés.

Ces hauteurs mêmes modestes sont un formidable terrain de jeux pour ceux qui souhaitent en découdre avec les dénivelés qu’ils auront tracés sur le papier . Si vous êtes plus contemplatif, laissez-vous guider et admirez la beauté des chênes parfois centenaires qui étendent leur ramure dépouillée et majestueuse vers les quatre horizons en hiver. Près de 10.000 nouveaux arbres seront d’ailleurs replantés ici .

Quelques jolies buttes pour vous mettre en jambes !

Des bosquets de bouleaux se mêlent parfois au décor alors que des troncs , vestiges des tempêtes passées, tapissent le sol de leur mousse verte éclatante. En contre-bas, la mince rivière se fraie un destin vers l’étang de Cernay et laisse ici et là des marécages aux rives couvertes de jongs. A mi-parcours, ne manquez pas de rejoindre les rochers pour un pique-nique panoramique . La forêt de Rambouillet s’étend devant vous , plein sud , à l’infini .

Pique-nique raclette avec Amigo Rando

« J’ai choisi de parcourir le Chemin Stevenson en plein hiver, comme un défi « 

François Le Rouzic, étudiant en physique, pur breton de 25 ans, taillé dans le granit assurément traité 100% inox, s’est lancé celui de parcourir le Chemin de Stevenson en plein hiver et sous la neige, en autonomie totale avec un sac de 24 kg ! Il revient sur cette rando de givré hors normes aux parfums d’aventure

 FLR . J’aime bien me lancer des défis et me dépasser, je suis sportif, je cours beaucoup donc je n’ai pas eu besoin d’une préparation physique particulière. Je me suis renseigné sur la météo en hiver en Lozère et dans les Cévennes et j’ai préparé mes affaires avec l’équipement adéquat pour ne prendre aucun risque. Je n’avais pas fait de chemin de grande randonnée avant celui de Stevenson, seulement des marches d’une semaine quand j’étais gamin.

Camping sauvage sur une aire de pique-nique au parc d’éoliennes de Chasseradès

Je cherchais un chemin sur lequel marcher entre une et deux semaines. Je me suis renseigné sur la grande traversée du Jura, le GR 509, mais il s’avéra un peu trop long pour le parcourir en une dizaine de jours. J’ai regardé alors vers le Tour du Mont Blanc mais le chemin est trop dangereux en hiver. J’ai donc choisi le chemin de Stevenson, l’itinéraire mythique de moyenne montagne et pas trop escarpé. Je limitais donc les risques en cette saison. J’étais parti avec l’idée de m’arrêter là où je trouverais un endroit où planter ma tente le soir, pas loin d’une ville ou d’un village dans l’idéal, ne sachant pas vraiment quelle distance je pouvais parcourir en une journée en fonction du terrain, de la météo, de la quantité de neige et surtout du poids de mon sac ».  Celui-ci était de 24kg au départ dont environ 10kg de nourriture (Lyophilisé, barre de céréales, saucisson, fruit sec..).  Il ne pesait plus que  15/16kg à l’arrivée !  

la route du Mont Lozère lors de la descente vers Finiels
Saint-four du Mercoire dans son écrin immaculé .. un grand moment de solitude aussi .
La montée du Pont de Monvert..parfois de la neige jusqu’aux genoux

En liberté totale , avec une bonne dose d’impro, je voulais tester l’autonomie complète et savoir si c’était réalisable. (je n’ai pas dit raisonnable ! ). Aujourd’hui je pense que le plus efficace serait sans doute de partir avec 5/6 jours d’autonomie et de me ravitailler en cours de route. J’avais emporté probablement un peu plus que le strict nécessaire pour être sûr de ne manquer de rien. Si je repars dans une aventure similaire, je sais mieux désormais à quoi m’attendre et comment réduire cette charge excessive. Côté mental, à aucun moment je ne me suis senti en danger ou découragé. J’ai quand même passé deux nuits à l’hôtel pour que le chemin reste un plaisir et pas uniquement un défi physique. Je n’ai pas vraiment eu de moment de doute, même dans les phases difficiles.

La montée du Mont Lozère depuis le Bleymard sous le regard (bovin !) d’un admirateur de poids !

Notamment à partir du 5ème jour, l’humidité ambiante commençait à être un peu gênante mais je m’y attendais. Sinon, la montée vers le col du Bougès a été un peu longue à cause de la quantité de neige sur le chemin. Par endroit je m’y enfonçais jusqu’aux genoux !  Au sommet, il y avait beaucoup de vent, la progression devint difficile . J’ai même dû m’abriter derrière un local électrique au sommet pour me restaurer à l’abri des rafales de vent. Je voulais arriver à Florac le soir, c’était une longue étape de 34km et  je suis arrivé de nuit !

«  A aucun moment je ne me suis senti en danger ou découragé « 


Le mental fut bon tout du long, j’avançais à mon rythme et je n’ai manqué de rien. Chaque jour je me rapprochais de mon but avec un sac de moins en moins lourd et moins de neige sur les dernières étapes. La solitude ne m’a pas dérangé, au contraire, ce moment hors de la « civilisation » m’a fait du bien. Je n’en étais pas complètement déconnecté pour autant, j’avais mon portable afin de  pouvoir donner de mes nouvelles de temps en temps. J’ai quand même apprécié les échanges que j’ai pu avoir avec les gens que j’ai croisés.

Le Pont Monvert m’attendait pour enfin une nuit au sec

Bilan : En hiver tout est calme, c’est un euphémisme ! J’ai marché des jours sans jamais croiser quelqu’un sur les chemins. J’observais simplement  ici et là quelques traces d’animaux dans la neige. Pour une telle balade hivernale, il ne faut pas avoir peur de se retrouver seul avec soi-même.  Pour ceux qui voudraient tenter cette expérience , il faut vraiment un équipement adapté. Veillez notamment à choisir plutôt une tente double-paroies qui supportera mieux le poids de la neige, un bon duvet et un bon tapis de sol sur un terrain humide et glacé. Il faut également prendre le soin de manger chaud au moins une fois par jour. N’hésitez pas à faire un détour si nécessaire pour éviter de vous retrouver dans des situations cocasses voire galère . La météo est parfois capricieuse mais la beauté de ces paysages enneigés, presque insolites récompensera tous vos efforts . Courage !

Texte et photos de François Le Rouzic

Le matériel de François :
Sac (Forclaz MT900 Symbium 70+10L ) : 24 kg au départ !
2 tapis de sol. Un en mousse (Rvalue ~2) et un matelas gonflable (Forclaz MT500 Air) (Rvalue ~1,5)
Duvet (Valandré Bloody Mary T°Confort ~5,4°C)et une polaire fine en habits de rechange
Drap en soie – Un sursac (Millet Bivy bag)
Tente (Forclaz MT 900 ultralight)
Petit rechaud, une bombonne de gaz, popote (Forclaz MT500)
Doudoune chaude au cas ou (Simond makalu)
Une paire de gants – couverture de survie
Petite pelle et paire de crampons
Petit kit de survie (Un briquet, des mèches allume feux, une boussole, des piles de rechange, un filtre à eau, du scotch américain, un morceau de corde)
Trousse de toilette avec pansements, compresses, bandages, de l’antiseptique.
Veste imperméable (Quechua MH900)
Une paire de lunette – Des bâtons (Forclaz MT500)
Un parapluie – une lampe frontale (Petzl Actik Core)
Un couteau – Une batterie externe
Une poche à eau dans le sachant (3L)
2 petites gourdes dans les poches extérieures. (2x500ml)
Une carte du chemin de Stevenson

Nourriture
Barres de céréales protéïnées, gateaux sec, fruits sec, saucisson, lait concentré, café en poudre, plats lyophilisés pour le matin et le soir dans un sac étanche, eau.


Vêtements
Des guêtres
Pantalon chaud déperlant (Quechua SH500 X-WARM)
Doudoune légère (Forclaz MT100)
Veste Softshell (Forclaz MT500 Windwarm)
T-shirt manche longues en laine mérinos
une paire de chaussette en laine mérinos
Chaussure de marche mi-haute (Salomon X Ultra 3 MID gtx)
Un bonnet – une paire de gants – une paire de sous gants en laine mérinos

Black river, tu me sool ..!

I see a red door and i want it paint in black …Alors autant le faire lorsque la lumière abandonne le photographe ! Les Stones n’ont pas d’égaux pour partager les émotions du Blues, une musique qui nous transperce l’âme durant ces randonnées où le soleil répond aux abonnés absents. So, we walked down the river aurait aussi clamé the Mallet Brother Band ce dimanche de janvier depuis la gare de Vulaines-Samoreau jusqu’à celle de Melun.

Un long flirt avec la forêt de Fontainebleau sur le TMF
Samois d’île en île.

Ce parcours de …21 , 22, 24 km , qui sait , suit les méandres de la Seine, flirte avec la forêt de Fontainebleau dont le balisage blanc et vert du TMF (GR du tour du Massif) se mêle au rouge du GR2 . Blues universel et intemporel , ou la sodade de Cesaria Evora, une musique triste berce parfois nos pas trop lourds. Mais à Samois, je croise Django Reinhard, le manouche qui a vécu et s’est éteint ici en léguant au jazz des morceaux éternels dont la vitalité me redonne de l’entrain. Et puis il y a la Seine qui s’en moque. L’eau qui coule sous ses ponts traverse le temps sans état d’âme. Quoi que..Elle sort parfois de son lit pour rappeler aux hommes leur vulnérabilité. Là, elle me nargue, mais je la prends de haut à Fontaine-le-Port sur l’étroit sentier planté les coteaux .

Les escaliers de Samois
Joues encore pour moi Django ….
Galette des rois..tardive mais divine !

Moins d’une heure auparavant, le groupe y avait improvisé son pique-nique de la pause sur la rive, à bonne distance de la route et la ligne SNCF de Montargis. A la fin du repas dominical, Geneviève avait extirpé un Tupperware taille soucoupe volante de son sac à dos pour nous révéler une galette des Rois, une création tardive mais divine des fêtes de fin d’année. Anne-Marie l’arrosa de cidre et puis nous reprîmes la route, cette fois sans déprime. Les kilomètres défilaient puis s’éternisaient en passant d’une rive à l’autre, Melun semblait à des lieues.

Et contre les randonneurs ?!
les Affolantes des bords de Seine, délires architecturaux du XIXe

C’est à l’arrivée que les Stones revinrent soudain se manifester à mon esprit vagabond avec un autre air : leaving the station, l’histoire d’un type qui voit son amour brisé partir avec sa valise et le train s’éloigner. Les gares sont toujours pleines d’histoires, celle de Melun marqua juste l’heure bénie du retour vers la gare de Lyon, puis la gare St Lazare et enfin la gare des Vallées à La Garenne ! Randonneur francilien du dimanche soir , poor lonesome trekker du réseau !!

Richard Kirsch

GR75 tour de Paris – part.3 serres d’ Auteuil – Pte de la Villette 18 km

Un tour de Paris à pied de 50 km en 3 étapes

Cette troisième et dernière portion du GR75, le tour de Paris à pied, repart donc des serres d’Auteuil. Ce site historique, voisin des courts de Roland Garros, doit absolument faire l’objet d’une visite à part entière car il abrite de formidables collections. La traversée du Bois de Boulogne m’est familière car j’en connais tous les sentiers. Cependant j’aime m’y balader pour son atmosphère hivernale et surtout sa tranquillité . Le GR75 en sort à la Porte Maillot et il est très bien balisé jusqu’à la Porte de la Villette, son point de départ. La promenade Bernard Lafay qui mène à la Porte d’Asnières fut une autre surprise. Imaginez une suite de squares qui s’enchaînent en bord du périphérique Ouest, serpente entre les immeubles , bref une bordure de verdure tout à fait improbable à cet endroit !

GR75 Partie Sud-ouest
GR75 Partie Nord

Le quartier des Batignolles m’a également étonné car j’avais totalement ignoré sa mutation depuis ces dernières années. Ministère de la Justice, Maison des Avocats, parc Martin-Luther King, passerelle Marcelle-Henry, ce quartier de Paris a fait un bon dans le XXIe siècle en héritant d’une véritable audace architecturale. J’avoue que les derniers kilomètres depuis la Porte de Clichy ne sont pas les plus passionnants, à part le mail Bréchet et la Forêt linaire qui apportent une touche naturelle dans ce nord parisien lui aussi en pleine mutation. C’est ici en effet que va grandir le campus Condorcet et ses milliers d’étudiants. Le quartier de la Chapelle International à proximité, vaste projet immobilier implanté sur 7 ha cédés par la SNCF, est presque terminé. Toutefois il souffre encore de son image pour attirer parait-il suffisamment entreprises.

Ce GR75 se termine donc par un retour à la Cité des Sciences. J’ai donc mis trois jours pour le parcourir les 50 km annoncés en prenant mon temps. Je vous conseillerais de le faire au printemps pour profiter des jardins en fleurs.

GR75 Etape 1 Villette-Bibliothèque Nationale F.Mitterand
GR75 Etape 2 Bibliothèque F.Mitterand – Serres d’Auteuil

Conclusion. Ce parcours péri-urbain vous donnera une autre approche de la Capitale, loin de certains clichés touristiques. Des fortifs au périph’, en passant par le déroulement du tramway des boulevards des Maréchaux et l’ aménagement progressif de la petite ceinture ferroviaire, depuis le XIXe siècle les frontières de Paris ne cessent de se transformer pour faciliter son accès, loger sa population, moderniser ses transports, offrir à ses habitants des ilots de verdure , accueillir dans ses moindres espaces libres des équipements sportifs.

GR75 Etape 3 – Serre d’Auteuil – Cité des Sciences et de l’industrie (Porte de la Villette

La prolongation des lignes de métro, l’implantation de lignes de tramway circulaires dans la cadre du Grand Paris Express lui donnent un autre visage. En tant que parisien, j’ai pris beaucoup d’intérêt à en découvrir des rues, des monuments jusqu’à présent complètement inconnus.

GR75 – Tour de Paris Part. 2 Bibliothèque Nationale- Serres d’Auteuil . 17 km

Ce deuxième tronçon de mon tour de Paris par le GR75 reprend donc à la Bibliothèque Nationale François Mitterand. Guide de la FFRP en main , App iphigénie calée sur l’Iphone, je quitte le quartier vers 10 h du matin sous un vent glacial et un soleil d’hiver rasant . Cette partie sud de Paris est tout aussi intéressante, avec l’alternance de zones ultra urbaines comme le parvis des Olympiades , fief d’origine de la communauté asiatique et des parties plus aérées.

Départ de la Bibliothèque François Mitterand
Arrivée aux Serres d’Auteuil

Le GR75 se fraie un chemin entre les tours de la dalle et les petits centres commerciaux du quartier. Force est de constater que la ville de Paris aménage depuis plusieurs décennies le moindre espace vert pour installer des aires de jeux dans ces nids de béton . Il faut franchir l’avenue d’Italie pour retrouver un peu d’air, vers le Stade Charlety. Le Tramway T4 et son tapis de gazon vert ont éclairé le décor de ce boulevard autrefois si triste. Indubitablement les baliseurs du GR75 ont d’ailleurs fait leur possible pour oxygéner le marcheur car l’itinéraire passe par un nombre important des squares de cette périphérie et dorénavant par la petite ceinture, une vraie voie réservée aux piétons, joggers ..et randonneurs. En effet, alors que les Parisiens avaient l’habitude de se mettre en orbite au volant autour de la capitale sur le Périph ou les boulevards de Maréchaux , on leur offre aujourd’hui de superbes balades sur les divers tronçons aménagés de cette ancienne voie ferrée . A ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller de découvrir la passionnante histoire de cette épopée sur le site officiel La Petite Ceinture .

La Petite Ceinture ferroviaire de Paris au XIXe siècle
Les tronçons ouverts aux piétons et ceux en travaux

Ces immersions sur de tels axes sont assez surprenantes. Vous tournicotez par des rues et placettes au gré du GR puis vous virez soudain pour emprunter les escaliers aménagés ou prendre un ascenseur et vous retrouver vingt à trente mètres plus bas dans une coulée rectiligne qui se déroule sur parfois un kilomètre ! Avec une question :  » comment je la quitte!? ». Mon autre véritable surprise fut la traversée de la Cité Universitaire ( j’ignorais même que l’on puisse la faire !) . Ce parcours verdoyant me mène ainsi au Cimetière de Montrouge bordées de cités de brique et enfin au Parc André Citroën. Deux énormes serres , un ballon géant sur une pelouse menant vers la Seine, une arcade de RER C en toile de fond, l’endroit est plutôt agréable, des parterres de jets d’eau font le bonheur des jeunes parisiens les jours de canicule.

On y trouve également une des six fontaines naturelles puisant l’eau pure dans la nappe phréatique de la ville. Les habitants du quartier y font le plein régulièrement. Après avoir enjambé la Seine au Pont de Garigliano , je tombe quai Louis Blériot sur le mur magnifique de pelote basque de Paris, quelques buvettes et de petits centres sportifs improbables . Décidément pas un mètre carré de libre dans cette métropole de 2.5 millions d’âmes intra-muros ! L’arrivée à la gigantesque Porte de St Cloud est plutôt déroutante. Le GR75 y a pourtant trouvé deux squares en enfilade coincés entre cette place en étoile et le périph à demi-souterrain. Plus loin , le Parc des Princes semble avoir atterri sur l’artère bruyante puis le rutilant centre Molitor . (Adhésion à 3000 € l’année sur parrainage et à 150€ la journée de piscine !) Il est très très loin le temps ou j’allais dragué sur la patinoire ! Après 16 ou 17 km, je quitte le GR75 pour rejoindre le métro Michel-Ange-Molitor dans le très chic XVIe arrondissement . Prochaine étape et dernière étape : des serres d’Auteuil jusqu’à la porte de la Villette .

GR75 – Tour de Paris Part. 1 Cité des Sciences -Bibliothèque Nationale 14 km

Pourquoi tout randonneur parigot doit-il mettre un jour cette balade à son programme ? Parce qu’il connaît peu , mal ou carrément pas la capitale où il habite !! D’abord parcourir le GR75 Est un formidable jeu de piste de 50 km donc un excellent et amusant exercice pour apprendre à suivre un GR et s’orienter . Et celui-ci n’est pas des plus faciles car les fameuses marques blanches et rouge se perdent dans le mobilier urbain ou sont souvent recouverts de stickers ou de pubs en tous genres !

Topoguide FFRP GR75 – 50 km de balade à pied aux frontières de Paris
Partie 1 – Cité des Sciences Porte de la Villette – Grande Bibliothèque 14 km

Mais rien d’insurmontable, il suffit en premier lieu d’investir 4,90 € dans le TopoGuide de la FFRP et utiliser par exemple Iphigénie en App de randonnée. Le TopoGuide propose ce grand tour au départ de la Porte de la Villette, à la Cité des Sciences . Et je vous conseille de le suivre très attentivement. Il comporte une foule d’infos historiques passionnantes. Voici dont la partie 1 de mon tour, soit 14 km parcourus jusqu’à la Bibliothèque Nationale en face de Bercy .

J’y ai découvert des églises, des squares et des panoramas tout à fait inconnus. Prenez cette balade comme une petite exploration urbaine où il est agréable de pique-niquer dans un quartier nouveau , de profiter des bistrots et boulangeries omniprésents sur cet itinéraire . OUI ! on se perd parfois et l’on improvise un nouvel itinéraire sur l’App Gps . A noter au passage que le GR ou PR (s) affichés ne suivent pas toujours le balisage du terrain à cause des mises à jours. Rien de grave et puis il existe toujours une station de métro ou un tram pour improviser son retour . Bonne balade et à bientôt pour partager vos impressions sur ce blog.

Fontainebleau dans l’hiver tropical

Les randonneurs descendent du train à Bois-le-Roi, d’autres poursuivent jusqu’à l’arrêt en forêt ou vers Fontainebleau . Alors durant les cinq heures de marche, il me reste juste à contempler le décor d’un forêt endormie, métamorphosée .

La brume de décembre recouvre le domaine royal et persistera tout au long de la journée en lui donnant cet aspect tropical si cher. Le sol sablonneux absorbe l’excès de pluie, l’humus dissimule les racines scélérates, l’humidité des rocks a découragé les grimpeurs et les familles frileuses. Les GR1, GR11 E s’enfoncent ainsi dans cet univers végétal et minéral et se taillent parfois à la serpe à angles aigus en suivant les allées rectilignes.

Puis soudain, le relief reprend le pouvoir sur les sentiers Delecourt-Colinet balisés de bleu, le chemin devient tortueux, contournent les blocs ou y pénètrent pour torturer les grands gabarits. On s’y faufile , le sac à dos rape le calcaire . Des troncs brisés par les dernières tempêtes jonchent le sol, la mousse et les lichens ont repeint le décor de jaune et d’ocre. Les chênes dénudés étendent leurs ramures dans les grandes largeurs.

Du haut de la ligne de crête des Rochers d’Apremont, 20.000 ha et des millénaires d’érosion vous contemplent ! l’ONF semble avoir installer des bancs spécialement pour admirer le paysage en pique-niquant. Les marques rouges et blanches du GR s’égrainent sur le plateau rocheux couvert de pins, les blocs s’espacent. Le retour vers le Fontainebleau et sa gare d’Avon se fait par le Nord. Les jambes mises à l’épreuve par les 25 km et la succession de bosses se font douloureuses. Le soir tombe lentement et la ville toute proche s’illumine, je guette le bruit des trains comme une délivrance. Le quai vers Paris est bondé de voyageurs évadés de la ville, la forêt s’éloigne , je regrette déjà son silence.

Randonneur parigot , tu Jouy-en-Godasses mais pas dans les transports !

Voici une bien belle randonnée pour les parisiens qui n’ont pas peur d’affronter les aléas des transports publics le dimanche matin. Faut dire que depuis quelques semaines le réseau francilien en plein travaux nous offre son lot de mauvaises surprises, entre chantiers, grèves et incidents divers habituels allant de la valise abandonnée au suicide. Une fois que l’on intègre çà alors la région nous offre en cette fin d’automne une infinité de balades somptueuses.

Départ en fait à Jouy-en-Josas sur cette longue boucle de 22 km

Celle-ci débute par un rdv à la gare Montparnasse. Ceux qui ne l’ont pas fréquentée depuis un moment seront surpris par la rénovation entreprise. Finie l’austérité pur béton des années 70, place au centre commercial pur néons. La SNCF a en effet décidé de rénover l’ensemble des grandes gares de l’Hexagone en les transformant en galeries marchandes, histoire de piéger le consommateur à l’aller comme au retour de ses déplacements. Pour ma part, ces gares aseptisées ont perdu beaucoup de leur charme en gagnant il est vrai en sécurité et ergonomie.

Passage inattendu sur les terres de Victor Hugo

Mais.. pas forcément en ponctualité ! Les interconnexions SNCF-RATP sont en théorie pratiques et performantes. Mais pas le dimanche, avec en prime un effet domino ! En effet le retard de 20 mn du TER vers Dreux nous a fait rater évidemment la correspondance du RER C , (un train par heure, une misère) de quoi débuter notre randonnée seulement à 10h30 à Jouy-en-Josas ! Vu le retard accumulé, mes erreurs dramatiques d’orientation, le crachin du jour peu encourageant , le parcours en boucle de 22 km présenté a donc été réduit à 17 km avec un retour anticipé à la gare d’Igny .

Festival des couleurs d’automne
Marie-F et Christian participent à une sublime oeuvre collective en forêt de Verrières !

Coté topo, la balade passe par les hauteurs en suivant un ancien balisage du GR11G devenu un PR. Et je ne saurais trop vous conseiller de rester attentif car il existe de nombreux sentiers locaux assez piégeux. (balisés en blanc). Cet itinéraire suit pendant un moment les clôtures barbelées de Villacoublay , pas gaies gaies, passe sous l’autoroute puis rejoint la forêt domaniale de Verrières avec ses longues allées se perdant à l’infini où se croisent marcheurs en mode escargot et VTT à fond les manettes . Cette sortie 100% nature ponctuée de jolies villas, de petits châteaux du XIXe, est malgré tout agréable et sans aucune difficulté notoire.. si ce n’est les sempiternels imprévus dominicaux !!

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