Archives pour la catégorie Randonnées France

La Ferté-sous-Jouarre – Coulommiers, une belle randonnée du GR11

Bienvenue à nouveau dans le 77, la Seine-et-Marne le plus vaste des départements franciliens. Cette randonnée de 27 km suit sur sa plus grande partie le tracé du GR11. Pour la petite histoire, il est également appelé le « Grand Tour de Paris ». Depuis 2009 cette boucle de 674 km ne part plus du Parc de Sceaux mais du Pont d’Austerlitz . Il traverse toute la banlieue sud pour commencer son grand tour à Villiers St Frédéric. Ce parcours double en fait l’historique GR1 long de 541km créé en 1947 , par l’ancêtre de la FFRP , le Comité des Sentiers de Grande Randonnée. (voir la carte) .

Un beau tronçon de 27 km sur le GR11

GR1 et GR11, les deux sentiers qui font le tour de Paris sur 540 et 675 km

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

L’un et l’autre sont devenus des classiques des itinéraires des marcheurs qui le font généralement par tronçons de gare à gare. Notre parcours débute aux confins de la zone 5 du Pass Navigo, à gare de la Ferté-sous-Jouarre, une ligne qui se termine à Châteaux-Thierry ( départ gare de l’Est) . Nous sommes en pays de Brie traversé notamment par les Petit et Grand Morin . Ces deux cours d’eau font partie d’un bassin fluvial incroyablement « chevelu » . Guère étonnant d’y trouver des zones humides souvent très verdoyantes . Cette belle et longue balade plonge plein sud par le GR11 à travers une succession de plaines agricoles et de bois éparses. Elle traverse de jolis villages dont Doue dont la Butte culminant à 150 m (!) , surmontée d’une charmante église gothique reste un site de pique-nique privilégié offrant un large panorama sur la région.

Vu la topologie , il y fait parfois très chaud en été sur des kilomètres de plaines à découvert alors que les vents glaciaux la balaient sans obstacles les mois d’hiver. Si ce parcours est très bien balisé , il faudra parfois rechercher les marques blanches et rouges perdues dans la végétation des bosquets. il se termine donc à la gare de Coulommiers , terminus de la ligne P qui rejoint la gare de l’Est . Si vous avez quelques heures devant vous , ne manquez pas de découvrir cette ville dont le patrimoine historique est remarquable. Autres itinéraires à découvrir avec AmigoRando

Arrivée à Coulommiers par le parc des Capucins
Le bassin très « chevelu » de la Seine-et-Marne.

De Dunkerque à Menton, les 2800 Km d’aventure de Jeanne Fauquenot  

Berrichone, 30 ans, randonneuse au long court multirécidiviste, Jeanne Fauquenot s’est attaqué aux massifs montagneux français en traversant, à pied, les Vosges, le Jura et les Alpes. Elle nous livre ici avec humilité le récit d’une traversée un peu folle en autonomie, aux frontières de l’Hexagone.

D’où est née cette nouvelle aventure ? Après 2000 km sur les chemins de Compostelle et suite à sa randonnée en Bretagne sur 2300 km , Jeanne entend parler du GR 5. En se renseignant un peu, elle découvre que ce dernier part du nord des Pays-Bas pour rallier Menton. Elle a trouvé son nouveau tracé. Mais le Covid rend difficile ce premier projet, elle rebondit et décide tout de même de partir du nord pour aller dans le sud ; mais en restant en France.

2800 km en solo et en autonomie. Ok un peu boarder line !!

N’ayant jusqu’alors jamais randonnée en montagne, je me lance un sacré challenge au vue des kilomètres à parcourir et du dénivelé à gravir. Mais je ne laisserai, ni la peur des autres, ni mes doutes, ni la pluie omniprésente et encore moins les injonctions sociales, semer la zizanie dans mon projet. J’avancerai, pas après pas, vers mon but final : Menton .

 Lorsque l’idée de rallier la mer du nord à la mer Méditerranée, en passant par les montagnes, m’est apparue, je n’avais pas de chemin prédéfini ; c’est là toute la force de mon projet. C’est au travers de discussions, de rencontres et de découvertes que je fais évoluer le tracé de mon trajet. Partant de Dunkerque, je longe les frontières belge, luxembourgeoise et allemande pour descendre à travers les Vosges, le Jura et les Alpes jusqu’à Menton. J’arpenterai quelques chemins connus tel que le GR16, le GR5 (et ses variantes) et surtout de nombreux kilomètres non balisés, mais tout aussi chouettes.

Lac des Perches
Vallée du Doubs

Ma recette ?  Du culot..et un peu d’inconscience ! 

C’est, non sans peine, qu’à l’aube du 109e jour de randonnée, j’atteins mon objectif et clos le France Est Trail. C’est ainsi que se nomme cette idée folle ; par la même, elle devient l’un des plus longs chemins de randonnée en France ».

Aurait-elle attaqué cette aventure si elle avait su ce qui l’y attendait ? Elle avoue humblement, non. Mais par chance, les kilomètres parcourus recèlent de nombreuses petites merveilles architecturales et naturelles qui lui font prendre conscience de la chance qu’elle a. Son caractère et ses jambes la porteront entre magie et rudesse de la randonnée. Du culot, il en faut un peu, de l’inconscience peut être aussi, mais surtout beaucoup de motivation, de détermination et de courage : « c’est ma “recette miracle” explique-t-elle.

Pause dans le parc de la Vanoise
Un long périple sur les lignes de crête.

Pas moins de 2 800 km, 60 000 mètres de dénivelé positif et négatif, 3 massifs montagneux, 11 jours de récupération, 2 paires de chaussures et tant d’autres chiffres résumeraient à merveille cette aventure. Mais est-ce que cela rend compte des efforts fournis et de la dureté du projet ? Pour sûr, non. Je garde, gravé en mémoire, l’accueil et la gentillesse des gens, la “petite” et la “grande” histoire française, un soutien omniprésent et surtout des paysages hors du commun. Je n’oublie pas la magie de ma rencontre avec un renard, la joie de voir des marmottes se chamailler, la splendeur d’un bouquetin trônant sur son rocher ou la frayeur de mon face-à-face avec un patou ».

La grimace sur les pavés du Nord au départ ..
..et le sourire d’avoir réussi le défi à Menton
Le lac d’Anterne

Loin d’être qu’une sportive accomplie, je ne suis qu’une passionnée et souhaite partager cette aventure avec tous. C’est ainsi que je décide de contacter des associations de personnes en difficultés afin de partager quelques kilomètres en leur compagnie. C’est un moment simple, de partage désintéressé, où nous nous donnons du temps mutuellement pour sortir de notre routine et vivre quelque chose de nouveau.

« Mon but n’est pas de donner l’envie de marcher, mais de faire sauter les barrières mentales »

Après plus de 7 000 km, à pied, Jeanne rentre en Berry pour coucher sur papier ses péripéties pédestres et continuer de partager ces dernières avec le plus grand nombre. “Mon but n’est pas de donner à tout le monde l’envie de marcher, longtemps et loin. Mais de permettre à ceux et celles, qui en ont envie, de se sentir libres de le faire. Par mon expérience, je souhaite faire disparaître des freins qui n’ont pas toujours lieu d’être ; et de mettre en lumière la chance hors du commun que nous avons de vivre dans un pays merveilleux aux multiples paysages. Et puis c’est un moyen pour moi de faire découvrir à mes proches ce que je vis. Je suis incapable de parler justement de mes aventures, j’espère réussir à avoir les mots juste”, rajoute-t-elle.

A la découverte aussi d’un patrimoine exceptionnel
Le lac de Trécolpas

L’une des premières questions posée couramment : pourquoi ? 

“ Pour le simple plaisir de découvrir, à allure humaine, une France merveilleuse de gentillesse et de bonté. Mais aussi pour couper avec une société qui n’est pas à mon image, pour me découvrir au travers de mes besoins et non ceux des autres… J’ai tant de réponses pour justifier mon appétence à partir marcher, mais, demande-t-on à Mike Horn ou Sylvain Tesson, pourquoi ils marchent sur le cercle polaire ou à travers une France dépeuplée ? Non ! Car c’est la place d’un homme de partir à l’aventure, c’est dans son ADN. Et pourquoi pas une femme, après tout ?! Alors je marche pour toutes les personnes qui ne peuvent pas, celles qui n’osent pas et celles qui, un jour, se lanceront ! Et j’en suis fière.”.

Retrouvez ses aventures sur les réseaux sociaux et son blog : https://histoires2voyage.travel.blog/2020/06/29/bilan-de-la-seconde-semaine/

Photo d’ouverture : Victor Barreau

Matériel d’autonomie

Niveau matériel, à la différence de ma randonnée en Bretagne, je suis partie avec un sac de couchage allant jusqu’à -5 degrés confort (-15 extrême), mais toujours Valandré. Et je pars avec des chaussures de rando, tige basse, de chez Meindl ; paire que je changeais avant d’attaquer les Alpes. Tente Duplex Zpack. 109 jours de marche dont 18 off.

Rando périurbaine dans l’histoire architecturale du 94 entre Créteil et Alfortville

La construction du Grand Paris a incité depuis quelques années l’Association Le Voyage Métropolitain a tracé un parcours reliant les gares de ce projet et de proposer 39 journées de randonnée . Ce maillage trilobe articulé sur les villes de Saint-Denis, Créteil et Versailles mesure 615km de quoi en découvrir toutes les facettes architecturales et sociales ainsi que nous replonger dans l’histoire même de la région Ile-de-France.

Les 39 étapes du Sentier du Grand Paris
Briefing des participants par Philippe-Hervé sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Créteil

Après un coup d’arrêt dû aux mesures sanitaires, les organisateurs ont repris cartes et GPS pour emmener cette fois une trentaine de marcheurs dans le Val de Marne. Si le tracé du Sentier du Grand Paris est désormais validé mais peut encore des modifications. Cette rando périurbaine fut donc l’occasion de parcourir un itinéraire de liaison de 11 km entre Créteil et Alfortville. Le rendez-vous est fixé à l’hôtel de Ville ce samedi là et c’est un vrai labyrinthe pour le rejoindre depuis le métro Créteil Préfecture. Près de quarante ans se sont écoulées depuis sa construction. A cette époque beaucoup déplorait déjà la complexité de circulation sur ce site de 600ha divisé en plusieurs quartiers abritant habitions et bureaux.

Le Nouveau Créteil, 571 ha , 6 quartiers, des architectes prestigieux jouent la carte de l’innovation et de la modernité .
Créteil quarante ans plus tard. La préfecture du Val de Marne reste toujours un labyrinthe !!

Ce retour sur la genèse du Nouveau Créteil », nous ramène en 1964. Le département se lance dans une vaste opération immobilière avec un délai d’achèvement de dix ans seulement. Ce projet sur -médiatisé et remarquablement marketté à l’époque, financé par la Compagnie Bancaire, des capitaux privés, alors que l’Etat s’est lancé depuis 1955 dans la construction de 5 villes nouvelles (Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Evry, Sénart) et des barres pur béton et sans âme. En traversant Créteil depuis le lac, chacun se rend compte de l’innovation voire l’audace des nombreux architectes (souvent des Prix de Rome) qui ont œuvré sous la coordination de Pierre Dufau. Et pourtant la partie s’annonçait compliquée. Les réalisations devaient notamment s’élever sur un ancien marécage.

Tracé de notre rando périurbaine depuis le lac de Créteil.

Le défi fut relevé et la Préfecture du Val de Marne allait devenir l’image même de la modernité qui fit la fierté de Pierre Billotte, un général élu maire en 1965, félicité par un autre Général, De Gaulle lui-même ! Le Créteil « Soleil  » accueillit en ses murs le plus grand centre commercial d’Europe et le premier Mc Donald de France s’y installa . C’est vous dire ! Durant cette balade, on voit très bien la diversité des 6 ilots du Nouveau Créteil . Le plus emblématique reste sans doute les « Choux » , des immeubles-fleurs dessinés par l’architecte Gérard Grandval, ex-soixante huitard et Prix de Rome, en réaction aux cubes de l’époque .

Des balcons pétales pour plus d’intimité des locataires

Les 11 immeubles-fleurs du quartier du Palais nés de la réaction de Gérard Grandval face aux cubes de l’époque

Afin de finaliser l’ identité de ces quartiers , Dufau fit appelle au célèbre peintre Vasarely dont la mission fut de créer des effets colorés, un peu dans la même philosophie que Le Corbusier. Maurizio Vital , paysagiste de renom fut aussi appelé afin d’apporter la touche nature dans ce vaste univers sorti de terre en un temps record. La nappe phréatique affleurant à moins de deux mètres de la surface, le lac fut crée facilement .Toutefois la dynamique du projet fut stoppée dans les années 70 par les deux chocs pétroliers. Des 100.000 habitants espérés, ils ne furent que 58.000 à s’y installer. Après un passage devant l’immeuble très stalinien de la préfecture, le groupe rejoint Maisons-Alfort.

La pyramide inversée qui abrita jadis la société Pernod, fleuron de la production anisée tricolore dessinée en 1974 par Jean Willerval
Pique-nique sur les quais d’Alfortville au Port Anglais. Après la crue historique de 1910 la ville ne cesse d’investir pour contenir les crues.

Cette commune de 573 ha est blottie entre le Pont de Charenton, les fameux « Bords de Marne » , la voie ferrée PLM et les N5 et 19. Nous sommes dans les années 30 et la culture maraîchère nourrit la population de l’agglomération parisienne qui grossit au rythme de 5% par an ! Entre 1911 et 1931, elle gagne près de 1.300.000 habitants. La pénurie de logements atteindra son paroxysme fin des années 50. Mais déjà Maison-Alfort connait cette crise et de grands architectes dont André Dubreuil et Roger Hummel à qui l’on doit le square Dufourmontelle, classé aux Monuments Nationaux, ainsi que les Guyon, vont remodeler la ville en apportant des projets très novateurs entre immeubles collectifs à taille humaine et maisons-jardin.

Aujourd’hui le percement de la ligne 15 (Vers de Maison) a obligé de mettre ce square sous-haute surveillance et consolider les fondations. La commune voisine, Alfortville, va bien sûr aussi subir ces mutations démographiques au fil du temps. Son originalité repose toutefois sur sa forte immigration arménienne, l’un des plus importantes en France avec Lyon et Marseille. Après deux ou trois générations, la plupart des membres de la communauté sont nés en France. Mais la « Petite Arménie » a su garder toute sa cohésion en s’appuyant notamment sur ces églises et des écoles comme le collège franco-arménien Kévork- Arabian. Il suffit de pousser la porte de l’Eglise Apostolique et rencontrer le père Keledjian Dirayr.

L’église Apostolique de la « Petite Arménie »

Cet homme chaleureux et intarissable vous plonge dans l’histoire complexe de l’Arménie. Ces banlieues n’ont pas fini de surprendre le visiteur curieux. Ici et là les architectes ont laissé les marques de leur imagination. La MAPAD (Maison d’Accueil des Personnes Agées Dépendantes) et sa structure en hérisson, ses couleurs rouge et blanche tranchent dans ce paysage de pavillons et de petits immeubles sans surprise.

Avant de rejoindre les quais pour une mini-croisière jusqu’à Bercy, nous passons devant le Pont du Port Anglais. Cet ouvrage suspendu est la réplique réduite de celui de Brooklyn à New York !! Les randonnées périurbaines régulières organisées par le Voyage Métropolitain restent une incroyable source d’étonnement et un moyen de comprendre comment s’est développé la région, d’admirer ses délires et ses chef-d’œuvres architecturaux . Le futur est aujourd’hui à portée de ..pas du marcheur. Les soixante-trois nouvelles gares interconnectées créent de nouveaux pôles d’activités et bouleversent l’espace de la métropole, le Sentier du Grand Paris nous ouvrent désormais de nouveaux horizons.

Sources : Le Parisien, CAUE94, Journals.openedition.org

Chemins de Compostelle, Stevenson, où garer sa voiture au Puy-en-Velay ?

La question est récurrente sur tout les réseaux sociaux : où garer sa voiture au départ du Puy-en-Velay ? Car la ville s’avère le point de départ ultra fréquenté de France des pèlerins qui s’engagent sur la Via Podensis, le Chemin de Stevenson, sur le tour de l’Aubrac et sur les multiples chemins de randonnée de la région. Si beaucoup de randonneurs y viennent en train, cars ou s’y font déposer , d’autres n’ont pas d’autre choix et souhaitent y garer leur voiture pour plusieurs jours afin de la reprendre au retour de leur périple.

Certes il existe quelques possibilités de trouver quelques places où se garer gratuitement en ville et en cherchant bien, la solution repose toutefois sur les parkings publics qui offrent pour certains des prix préférentiels et tous une relative sécurité. Voici la liste de ces établissements (source Office de Tourisme :

CR – Parking Foch – 6, avenue Maréchal Foch Tél. 07 68 10 76 81 – http://www.parkinglepuyenvelay.frparkinglepuyenvelay@gmail.com Ouvert 7j/7 et 24h/24 WE et jours fériés compris – Parking situé en centre-ville, forfait spécial randonneurs (sur réservation – Pas de limitation de hauteur, pour véhicule VL exclusivement – surveillance vidéo – 7 jours 22 € – 14 jours 44 €

Parking souterrain du Breuil, place du Breuil (parking couvert et surveillé)
Ouvert tous les jours sauf dimanches et jours fériés de 7h00 à 20h00. Dès votre arrivée, présentez-vous au bureau d’accueil pour bénéficier du tarif spécial randonneur. Tarifs 2021 (sous réserve de modifications) : 7 jours : 22 € 14 jours : 44 € 1 mois : 48 Réservation obligatoire. Renseignements auprès du bureau d’accueil du parking (ouvert du lundi au samedi de 8h à 18h) : 04 71 02 03 54.

Informations pratiques : Il est possible de sortir du parking tous les jours et à toute heure, d’entrer au parking du lundi au samedi aux horaires d’ouverture du parking. Attention ! Les dimanches et jours fériés vous devez commander un ticket par correspondance au préalable pour accéder au parking.

Parking extérieur Bertrand de Doue, à côté gare SCNF (non surveillé, non couvert)

Informations sur http://www.tudip.fr ou parkingsdeproximite@lepuyenvelay.fr
Réservation au 04 71 02 60 11. Tarif : 6 € par jour. Gratuit samedis, dimanches et jours fériés.

Parking Estroulhas, boulevard Chantemesse (non surveillé, non couvert)

Informations sur http://www.tudip.fr ou parkingsdeproximite@lepuyenvelay.fr Réservation au 04 71 02 60 11. Tarif : 5.20 € par jour.
Gratuit samedis, dimanches et jours fériés.

Parking « box à la carte » – 13 bis, route de Roderie – Aiguilhe – 43000 Le Puy-en-Velay

Réservation : Tél. 04 44 43 97 43/www.boxalacarte.com. Parking vidéosurveillé 7j/7 et 24h/24h. Parking situé sur les rives de la borne, à proximité du centre ville. Forfait semaine : 20 € 15 jours : 40

comment tracer votre randonnée de gare à gare en IDF ?

Il existe désormais de nombreux Topoguides et sites internet qui répertorient une foule d’itinéraires dans cette région. Néanmoins, il peut être intéressant et instructif de tracer son propre parcours avec comme hypothèse de base : se déplacer de gare à gare dans l’espace Navigo.

Avant de commencer dotez-vous de quelques outils : la carte Topo100 IGN Paris-chantilly-Fontainebleau au 1:100.000e , la carte Navigo Ile-de-france Mobilite ». Si vous choisissez l’option carte papier, prenez celle au Topo 1:25.000 e de la zone géographique choisie. (

Apprenez à bien lire ce document , notamment le tracé des lignes SNCF et RATP (en noir) et celui des GR (en ligne rouge). Notre confrère EnlargeYourParis a édité une carte très pratique : le Randopolitain où sont mentionnés les principaux GR d’IDF et les moyens d’accès en train et métro. (les gares principales) . Le site Idf Mobilités vous permettra de connaître les horaires des transports publics de la région plusieurs jours à l’avance. Si vous optez pour la solution numérique, la maîtrise d’un logiciel de tracé et visualisation comme Openrunner (que j’utilise principalement) ou encore Visorando est aussi recommandée. Il vous servira à tracer précisément votre parcours sur écran, de sauver la trace au format .gpx afin soit de l’imprimer, soit de la télécharger sur votre smartphone pour un suivi sur une App de rando comme Iphigénie .

Notre exemple : conception d’ une rando dans le Parc Régional du Gâtinais entre les gares de Boutigny-sur-Essonne à Etrechy. J’ai choisi cet exemple en recherchant un parcours de préférence boisé pour plus de fraîcheur. Libre à vous de trouver une zone plus vallonnée en privilégiant les dénivelés.

Tracé manuel du parcours entre les gares de Boutigny/Essonnes et Etrechy dans le Parc Régional Naturel du Gâtinais

A- UTILISATION DES CARTES PAPIERS IGN Région 1:100.000e et locale au 1:25.000e

  1. CHOISISSEZ VOTRE POINT DE DEPART . Repérez sur la carte IGN topo100 au 1:100.000e (1 cm=1 km) le Parc Naturel Régional du Gâtinais . A la lecture de cette zone géographique , il est facile de repérer les fameux GR11 et GR1. La gare de Boutigny-sur-Essonne est présente à la fois sur le GR1 et sur la ligne (noire) du RER D . Ce sera votre point de départ .
Carte 1:25K Arrivée ETRECHY

<<Carte 1:25K Départ Boutigny

  1. TROUVER UN POINT d’ARRIVEE . Si vous êtes débutant, le plus facile sera de suivre les GR balisés en blanc et rouge . Dans mon exemple, j’ai choisi de remonter au nord ouest en suivant le GR 1 et le GR11 pour rejoindre la gare d’Etrechy . Si vous êtes plus expérimenté et si vous disposez d’une carte IGN de la zone au 1:25.000e (1 cm=250 m) vous pourrez composé votre itinéraire par des sentiers hors GR .

Comment mesurer la distance de votre randonnée ?

Servez vous de la réglette 1:25k de votre boussole ou tracez un gabarit 1 cm : 250m sur une sur une languette de papier. Autre méthode « à la louche » , trois phalanges jointes font à peu près 1 km . Déplacez votre boussole, vos trois doigts joints ou gabarit le sur la carte IGN au 1:25K et comptabilisez le nombre de kilomètres. La distance entre nos deux gares est ici de 21 km . Si la distance est trop courte, faites quelques détours . Trop long ? Choisissez un autre itinéraire car des raccourcis risquent de vous obliger à emprunter des routes bitumées peu agréables.

Utilisez la petite réglette graduée au 1:25k de votre boussole .
3 phalanges = 1 km .. à la louche !!

B- UTILISATION DES OUTILS NUMERIQUES

  1. Choisissez votre zone géographique à parcourir sur la carte Topo au 1:100.000e ou sur le fond de carte numérique de votre App Openrunner par exemple – D’abord créez un compte , puis cliquez sur le lien créer un parcours.
  2. Après avoir chercher la gare de Boutigny-sur-Essonne à l’aide de l’outil loupe de la barre verticale latérale gauche , choisissez le fond de carte IGN topo 25 dans l’outil pile . Puis cliquez sur l’outil + de la barre d’outils du haut. Commencez à tracer ainsi point par point votre parcours. Le kilométrage s’affiche au fur et à mesure dans le cartouche vert en haut à droite. Une fois arrivé à la gare d’Etrechy (soit environ 20km ) enregistrez votre par tracé en cliquant sur l’icone diskette. Remplissez tous les champs demandés. Lorsque le parcours est enregistré , le lien  » télécharger pour un GPS apparait au dessus de la carte. Cliquez sur GPS track, la trace de ce parcours est présente sur le bureau de votre ordinateur sous la forme d’un fichier au format .gpx .
Ecran de tracé d’Openrunner – Export ou impression papier possible

Vous pouvez alors imprimer cet itinéraire ou le télécharger sur votre smartphone. Il suffit de l’importer sur l’App de rando utilisée (Visorando, Iphigénie, Sity Trail) . Cette fonction nécessite de s’abonner à l’APP (environ 15€/an).

. DETERMINEZ LES HORAIRES ET TRAJETS EN TRANSPORTS PUBLICS

Une fois que vous avez déterminé les gares de Boutigny et d’Etrechy, recherchez sur Ile-de-France Mobilités ou sur la carte papier du réseau IDF , les lignes RER ou SNCF correspondantes. La gare de Boutigny se trouve sur la ligne RER D , celle d’Etrechy sur celle du RER C . A raison de 4 km/h de moyenne, une pause déjeuner d’une heure, cette rando de gare à gare pour prendra 5 heures de marche effective et environ 2 heures de transport aller-retour depuis Paris . Cherchez sur l’App IDF Mobilités les horaires et la fréquence des trains en vérifiant qu’il n’y a des travaux le jour de votre randonnée ou des grèves ou des incidents ponctuels.

Trace importée sur l’App Iphigénie de l’Iphone XR
Horaire pris sur IDF Mobilités

AUTRE TECHNIQUE : A PARTIR DU RESEAU RER -SNCF

Vous pouvez bien sûr faire l’inverse : rechercher sur les lignes de transport les gares qui vous intéressent, repérez -les sur les cartes papier IGN Topo100 ou Topo 25 ou sur Openrunner puis tracez votre randonnée . Si la distance est trop longue ou trop courte, changez votre gare d’arrivée ou de départ sur les lignes de transport .

Les réseaux SNCF et RATP offrent ainsi de très nombreux possibilités d’itinéraires de gare à gare dans l’espace des 5 zones Navigo en Ile-de-France. Le déploiement du Grand Paris Express devrait encore faciliter l’accès à notre terrain de jeux avec la création de 63 gares en Ile-de-France.

Carte Topo 1:25K

Carnac-Quiberon-La Trinité , trio détente sur le GR34

Pour un randonneur amoureux comme moi de la Bretagne, obligé de reprendre le GR34 ! Après avoir parcouru le sentier côtier du Mont St Michel à la presqu’île de Crozon, réalisé une exploration complète du Golfe du Morbihan et plusieurs itinéraires autour de la rivière d’Auray, un séjour à St Colomban avec mon amie Murielle m’a permis de compléter le chemin des douaniers lors de 4 randonnées en alternance avec un programme intensif de bronzette et baignades disons ..toniques !

Saint-Colomban est un joli petit village historique situé dans les faubourgs de Carnac. Hormis la visite de sa charmante chapelle, il offre surtout trois belles plages de sable fin aux estivants de la station hupée voisine. Son club de windsurf ne désemplit pas dès que le vent est de secteur ouest et accueille notamment de nombreux adeptes du wing foil.

Le wing Foil dernière foilie de
St Colomban

Le tour du propriétaire par les trois plages prend un peu plus d’une heure-trente, de quoi de se mettre en jambe avant d’aborder quelque chose de plus copieux en solo vers la presqu’ile de Quiberon. Poussé par un enthousiasme débordant, j’envisage ce matin-là de rejoindre Quiberon d’un trait par le GR34 et de retrouver au retour mon chauffeur de charme à la gare de Plouharnel par le tire-bouchon, le train qui désengorge la presqu’ile les mois d’été. Après avoir longé la côte au départ de St Colomban (en repérant les spots de dégustation d’huîtres)

Après l’effort place à la gastronomie locale !

, j’aborde le nord de la presqu’ile en bordure de route pour entamer une longue descente quasi rectiligne via Penthièvre et son fort puis en longeant la plage des Sables blancs et son imposant camping . Le GR34 rejoint ici l’isme où se côtoient étroitement la voie ferrée et la route principale. Il faut pousser jusqu’au joli site de Portivy pour apercevoir au loin les premières falaises de la fameuse Cote Sauvage. A la lecture du podomètre, je constate avoir surestimé la distance avec une mesure trop pifométrique à « la louche » (trois phalanges = 1 km) sur un GR34 tortueux à souhait mais aussi la fréquence des passages du train.

Les parcs à huîtres de la pointe du Pô
Portivy sur la baie de Penthièvre
Une rando de 22km de St Colomban
à St Pierre-de-Quiberon

Il est plus de 15h , déjà 20 km au compteur, je décide de reprendre le tire-bouchon à Saint-Pierre de Quiberon sur cette portion, qui très objectivement, est peu captivante. Je retrouvais Murielle à la buvette de la gare de Plouharnel et convainquais ma randonneuse de m’accompagner sur la presqu’île pour reprendre le GR34 par la Côte Sauvage jusqu’à Quiberon. Après une journée de plage, une dégustation délicieuse à la Pointe du Pô , nous garons la voiture sur le petit parking de la gare de notre chère gare de Plouharnel pour reprendre le tire-bouchon une nouvelle fois et stopper à l’arrêt de Kerhostin.

Le GR34 serpente sur les hauteurs de la Cote Sauvage
Des kilomètres de balade sur la face ouest de la presqu’île de Quiberon

Vent frais, entrées maritimes frisquettes , soleil capricieux, la presqu’île affiche son caractère breton familier, des conditions néanmoins agréables pour progresser sur ce sentier sinueux. La Cote Sauvage reste le grand classique de la balade familiale car de nombreux parkings permettent de l’aborder en voiture . Cette zone protégée et plutôt dangereuse offre peu d’accès aux criques. Reste alors à contempler la rencontre magique de l’océan et des rocs rongés profondément par l’érosion engendrée par des siècles de tempêtes.

Le tire-bouchon pour oublier la bagnole sur la presqu’île.

Une rando 100%granit et sable blanc sur la Cote Sauvage.

Après plus de dix kilomètres sur ces montagnes russes désertiques, le château de Quiberon émerge dans la brume, le Restaurant du Vivier surplombant un dédale de rochers nous invite à une pause méritée sur sa terrasse. La ville connue pour son centre de balnéo (jadis Louison Bobet) n’a cessé de grossir depuis ma dernière visite dix ans auparavant. Ses immeubles neufs s’étendent désormais autour du cap donnant sur Port Maria et la Grand plage. Le tourisme a fini d’aseptiser le décor de ce bourg aujourd’hui tiré à quatre épingles . Restaurants de fruits de mer à l’ardoise salée, sempiternels bols gravés à votre nom des boutiques de souvenirs , inévitables Belle-Iloise et Trinitaine, magasins de fringues tendance marine, Quiberon incarne elle aussi la poussée du chic morbihannais. Nous quittons la presqu’île par la voie ferrée et rejoignons Saint-Colomban saoulés de vent d’air iodé (et du vin blanc accompagnant le menu !) . La fin de notre escapade bretonne approche et nous cédons au farniente sur les belles plages voisines, d’autant que le mercure affiche une remontée providentielle en cet été peu gâté par la météo. Je persuade Murielle d’effectuer une ultime sortie « modérée » sur le GR34 jusqu’à La Trinité-sur-Mer. Elle accepte et nous partons par Carnac Ville sur le sentier, par les terres ..et la piste cyclable. Sur ce tronçon plus que roulant, le randonneur n’a qu’à bien se tenir pour survivre au trafic des deux roues.

12 km de balade entre Carnac et La Trinité-sur-Mer
Le GR34 passe aussi par le port de la Trinité-sur-Mer

Cette balade nous fait découvrir un arrière-pays parsemé de marais ou paissent d’imprévisibles moutons avant que le GR34 ne rejoigne la côte, ses pinèdes accueillantes et nous offre une vue imprenable sur la forêt de mâts du port de la Trinité avec en arrière-plan le pont de Kerisper qui enjambe la rivière de Crac’h. Mine de rien nous avons marché plus de 12 km et une énorme vague de flemme nous submerge . Les jambes sont lourdes et l’idée de rentrer à pied jusqu’à St Colomban est vite écartée. Après une concertation éclair (et alourdis par les crêpes flambées au Calvados ! ) nous optons pour un retour par le petit train touristique. Vous voyez ? Celui avec les petits wagons blancs décorés des pubs locales, désormais cloisonnés de bâches transparentes anti-covid où s’entassent un peu les passagers !? Nous assumons et négocions sans succès un stop à Carnac-Plage, forcés de changer de train à la Maison des Mégalithes.

Sur le GR34 la randonneuse en forme ne fume pas que des feuilles d’artichauts !
l’humour breton, on ne s’en lasse pas !

Car notre voyage passe par les trois champs plantés des célèbres menhirs dont l’alignement reste encore un mystère. Ballotés et serrés comme des sardines de la fameuse conserverie bretonne, nous savourons cette mémorable excursion en prenant des photos assez médiocres lors des ..deux arrêts du train où personne n’eut évidemment pas le droit de descendre ! Si l’égo du randonneur-baroudeur en prit un peu pour son grade ce jour-là , ces vacances oxygénantes sur le GR34 (et ses plages) furent de vrais moments d’évasion et de détente . Le sentier exerce toujours la même émotion. J’y reviendrais un jour ou l’autre boucler cette longue aventure, quelque part entre Crozon et Lorient.

Rando de Beynes à St Nom-La-Bretèche par les villages.

Le département des Yvelines s’effiloche à l’ouest de la capitale jusqu’aux portes sud du Vexin en un patchwork de plaines agricoles et de bois disparates. Fidèle à son principe l’association AmigoRando ne randonne que de gare à gare et cette balade n’y fit pas exception. Le petit groupe de six marcheurs mené une fois encore par Geneviève se donne rendez-vous à la Gare Montparnasse en direction d’Epone-Mézières.

Une grande diagonale de 22 km en Yvelines de gare à gare.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx. ICI

Après une litanie de stations, tout monde descend à Beynes pour débuter ce parcours , soulagé de cet interminable trajet de banlieue , le prix souvent à payer par le parigot en quête de verdure. Une fois passée la cuvette de la Maladrerie, place aux grands espaces ! Nous traversons des kilomètres de champs rasés après les récoltes de céréales, un brise fraîche du Nord balaie cette steppe terreuse et déserte qui se perd à l’infini . Heureusement le soleil réchauffe les corps et les coeurs, le village de Crespières sonne cette première délivrance.

Un dimanche d’août sans surprise, de rares autochtones partent faire leur jogging et nous saluent, la boulangerie ouverte la plus proche semble située sur une autre planète. Il nous reste plus qu’à traverser le bourg en silence en admirant les belles rénovations de ces corps de ferme dont la seconde vie s’appelle résidence secondaire . Ca sent encore la chaux et la menuiserie neuve, les Yvelines balance désormais entre un urbanisme anarchique de lotissements bon marché et des bâtisses bourgeoises. La région s’est refaite une beauté comme chaque été et nous contournons émerveillés le parc de Wideville et son château privé. Le village de Davron n’ a rien à lui envier. Les artisans locaux ont fait un travail d’art sur chaque façade de quoi réveiller ou susciter chez les parisiens à l’univers étriqué que nous sommes des envies d’évasion.

Le lavoir, symbole du patrimoine culturel !
L’église, au coeur de chaque village.

La route est encore longue mais les appétits attisés par l’effort réclament une pause. En ile-de-France , il y a toujours un ancien lavoir qui se cache au creux d’un sentier. C ‘est à croire que le peuple rural des siècles précédents passait son temps à faire des lessives entre deux labours ! La pelouse est accueillante, le pique-nique va durer près d’une heure trente malgré la menace des averses. Rien ne presse vraiment et chacun savoure l’endroit et la chaleur d’un soleil encore capricieux. Cet ilot de verdure ne s’étend pas bien loin. Très vite le groupe retrouve les plaines où persistent çà et là des zones de céréales non fauchées , ultimes tapis végétaux des récoltes tardives . Il fait bon s’immerger dans la forêt de Villiers et ses sentiers en étoile qui partent vers les quatre horizons. Le soleil ne nous quitte plus et joue dans les cimes des chênes centenaires agitées par des bourrasques sporadiques. Des taches d’un vert presque fluo viennent enflammer les sous-bois, se reflètent dans les flaques comme autant de miroirs. C’est le grand show et je marche la tête en l’air au risque de chuter dans les racines de ces géants qui m’envoutent.

Puis la ville de Feucherolles se devine à l’orée du bois . Plus importantes que ces voisines, tirée aussi à quatre épingles, elle oscille entre un passé agricole et un modernisme affiché ..et financé par les fonds européens ou privés! Je consulte par curiosité les vitrines des agences immobilières locales. Les prix flambent aussi et surtout dans les Yvelines tant la vague des parisiens en télétravail fuyant la capitale fut énorme. Comment les blâmer de vivre dans un endroit aussi paisible ?! Le groupe suit plein Est le PR balisé en orange sur une ligne de crête. Soudain le silence fait place au ronronnement de l’Autoroute A13 . Une fois passé sous l’artère, nous repiquons l’historique GR1 qui encercle l’Ile-de-France . Un kilomètre plus loin la petite gare de St Nom-La-Bretèche se blottie dans un vallon calée entre ses deux lignes. Vue de loin, on dirait presque une maquette posée là par un passionné de modèles réduits ! Le train pour St Lazare est à quai et attend que le collectionneur appuie sur On et nous rapatrie vers la grande ville au terme d’une belle balade de 22km.

7 randos des Pyrénées catalanes pour arrondir les Angles(66)

Après avoir parcouru bien des chemins en itinérance je décidais cet été de poser mon sac dans un bel endroit loin de la foule des plages et découvrir le site en randonnant cette fois en étoile. Après discussion et concertation avec ma partenaire, nous optons pour partir dans les Pyrénées proches de Toulouse, à condition qu’il y ait aussi un lac pour patauger.

Les Angles et le Lac de Matemale

N’ayant que peu d’expérience des alpages, je consultais quelques amis sur les réseaux sociaux et dans notre entourage. La station des Angles située idéalement dans les Pyrénées Orientales correspondait à nos critères . Elle se trouve en effet au bord du grand lac de Matemale et à trois heures de route de la ville Rose. Son altitude de moyenne montagne (1600m ) offre un joli domaine de randonnées de tous niveaux. Afin d’en connaître davantage, le mieux fut de se rendre à l’Office de Tourisme et investir 5€ dans leur guide et carte de randonnées en Pyrénées Catalanes.

76 PR bien balisés et de toutes difficultés vous feront découvrir beautés et richesses des Pyrénées Catalanes

Tracés, infos pratiques , pas moins de 76 circuits y figurent . Côté hébergement AirBnb nous permit de trouver un petit 2 pièces en location à deux pas du centre et dominant le lac et le village. Durant deux semaines nous avons donc exploré le domaine en alternant la balade sur les sentiers, le farnienté à la playa et un peu de tourisme . Nous avons donc ainsi parcouru 7 itinéraires à proximité immédiate ou à moins d’une demi-heure en voiture des Angles. Distances de 10 à 14 km pour des dénivelés + de 200 à +800 m , ces programmes restent très abordables pour un marcheur un peu entraîné.

PR 9 . Très bel itinéraire avec une descente de départ assez raide

C’est un vrai bonheur de parcourir les forêts de pins, descendre près des petits torrents et pique-niquer à près de 2300 m. Les Angles ont vraiment développé des activités estivales intéressantes et variées avec notamment des circuits de descente en VTT , un circuit de luge sur rail assez vertigineux et en proposant la location de vélo électriques de toutes puissance . En été, une navette gratuite et quelques bus permettent aux visiteurs de rejoindre les principaux points d’intérêt de la station .

La base nautique de Matemale fait ainsi partie des lieux les plus fréquentés et on y croise de nombreux espagnols en balade. L’accent a été mis ici sur les animations pour les plus jeunes : bmx, quad, accrobranche, rivière enchantée, structures gonflables, centre équestre, voile, SUP .. Un bar-restaurant avec une belle terrasse complète l’ensemble .Le parking ne coûte que 2 € à la journée.

Une belle balade sans difficulté pour découvrir la digue du lac de retenue et la forêt avoisinante

PR22

Histoire d’assumer notre côté touriste jusqu’au bout , nous avons consacré une journée au Train Jaune entre Villefranche – Vernets Les Bains et Latour de Carol. Pour être honnête, ce voyage de trois à 5 heures (ticket à 27€ par personne -avec réduction ! ) n’en vaut pas la chandelle, le paysage n’est pas vraiment exceptionnel et la plate-forme à ciel ouvert pourtant prise d’assaut assure une cuisson progressive les jours de cagnard.

PR 28 et 29
Cette randonnée en deux boucles vous fera découvrir un autre ouvrage EDF et un véritable jardin tout au long de ce parcours !
Un circuit pédagogique passionnant, écolière attentive !

PR 30 et 32 l’un des plus beaux itinéraires du séjour .

Mieux vaut encore se rendre à Montlouis et visiter le magnifique four solaire ou les quelques grottes de la région. Enfin, l’Andorre n’étant qu’à deux trois heures de route, impossible de résister à une longue matinée de shopping, promesse de prix ultra light sur les alcools, tabacs et essence. On y rentre par la France ou l’Espagne, la route est magnifique.

Journée shopping en Andorre .
Expérience Train Jaune

L’ Andorre est devenue un immense centre commercial très moderne où toutes les boutiques se ressemblent et les petits restaus sympa se font très très rares. Alors, on fait chauffer la carte bancaire pour faire plaisir aux copains et la famille pour s’en retourner bien vite dans la nature après un rapide contrôle douanier et un contrôle du PCR , exigé mais inexistant ce jour-là !!

PR 69 ET 68 Randonnée et pique-nique à plus de 2300 m d’altitude

PR 76 Randonnée de découverte sur les hauteurs des Angles .

Sans aucun doute, les vacances en montagnes présentent un visage totalement différents que celles vécues en bord de mer, une ambiance très décontractée et une large palette d’activités entre lacs et sommets. Certes l’animation nocturne n’égale pas les celles de stations des côtes. A 1600m, la température chute un peu mais l’oxygénation maximale, la tranquillité sans égale, la pureté du décor sont idéales pour se ressourcer après des mois difficiles entre confinement sporadique et télétravail.

PRDistanceDénivelé +Accès -Départ – Trace GPX
913 km600mGare La Cabanasse
2213 km195m Matemale
2412 km440mFourmiguière
28+2912 km 380mEsposolla
30+3214 km307mRéal
69+6814 km820mTélécabine Les Angles
7610 km 140 m Centre village Les Angles

Meaux-Thorigny , 24 km de rando sans mAUX

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Voici une bien jolie balade de 24 km depuis la gare de Meaux jusqu’à celle de Thorigny en suivant principalement les berges du canal de Meaux et la Marne. Cette randonnée reste vraiment une immersion nature agréable et oxygénante dans cette vaste Seine-et-Marne si riche en itinéraires.

Passage au départ par le centre ville, l’occasion d’admirer trop vite la sublime cathédrale.
Entre Marne et canal , ne pas se tromper ni de cours d’eau ni de direction au premier méandre !!

Le sentier emprunté n’offre pas de difficultés majeures, si ce n’est par endroits la présence d’herbes folles ou de ronces rendant la progression ..tropicale ! D’ailleurs Patrick notre guide AmigoRando du jour ayant repéré le parcours, nous proposa une petite déviation sur une portion devenue impraticable . Les amateurs de dénivelés seront pour leurs frais vu la topologie fluviale plutôt plate. Qu’importe, marcher le long de ces canaux et la rivière vous fera découvrir le calme de petits ports insoupçonnés et des bases nautiques parmi les plus très actives de la région parisienne où la passion de l’aviron se perpétue depuis des décennies.

De nombreuses passerelles enjambent canal et rivière sur fond des ouvrages d’art des autoroutes ou des lignes SNCF
Les berges parfois laissées à l’état sauvage rendent la progression un rien ..tropicale !

Quais refaits, animations, parcours pédagogiques ou sportifs, on remarque ici les efforts de la Région Ile-de-France depuis des années des centaines de kilomètres de rives, autant de nouveaux parcours d’évasion pour les randonneurs et les cyclistes. Notre balade en Seine-et-Marne se termina par un lieu un peu insolite lorsque le sentier déboucha soudain au milieu d’une clairière : le jardin des sculptures de Dhuys situé sur la commune de Chessy. Cet espace prend son nom de la rivière, anciennement acheminée en cet emplacement par un aqueduc, jusqu’au réservoir de Ménilmontant à Paris. Et l’histoire est plutôt belle.

Ces amoureux ne restent de pierre au charme de ces statues romantiques et sensuelles !
L’univers fantasmagorique du sculpteur Jacques Servières, inspiration puisée lors d’un voyage sur le site d’Angkor au Cambodge.

En 1939, l’aqueduc est détruit lors d’un bombardement. Jacques Servières s’approprie les pierres en 1987 et sculpte une quarantaine de statues. Devenu sculpteur, cet artiste inspiré et inconnu a puisé son inspiration sur le site cambodgien d’Angkor qu’il vient de visiter quelques mois auparavant. Monumentale, délirante, cette exposition fantasmagorique à ciel ouvert et libre d’accès révèle des personnages humains, essentiellement féminins, ou des animaux, mythiques ou réels.

un parcours de 24 km sans difficulté sur les berges du canal de Meaux et de la Marne
Des kilomètres de sentiers sur ces berges pour trouver un peu de fraîcheur les chauds mois d’été

Le 77, plus grand département d’IDF, réserve toujours des surprises au long des randonnées et son patrimoine culturel vous séduira. Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer ce très bon guide édité par la FFRP et choisir parmi les 40 sentiers proposés, de 14 à 25 km . Partez d’une gare, suivez le balisage simple, admirez le décors, pique-niquez dans un sous-bois et reprenez le train de retour, la tête encore pleine de verdure.

Près de 40 itinéraires de randonnées, de 14 à 25 km pour découvrir le plus grand département d’IDF entre plaines et forêts.

Petit guide pour réussir sa premiere grande itinérance

 Adios les balades du dimanche, bye la sortie dominicale avec le club de rando , c’est décidé, vous allez effectuer votre première grande randonnée en itinérance !  Vous  comptez marcher durant plusieurs jours et surtout organiser votre propre voyage.  Des idées de parcours se bousculent dans votre cerveau et mille interrogations aussi . Comment m’équiper ?  Aurais-je la force d’y parvenir ? Où dormir ? Et avec mon chien ? Seul ou à deux ?  pour quel budget ?  etc.. etc.. Rassurez-vous nous avons tous vécu cette vague d’angoisse mêlée d’excitation et  ponctuée de doutes .

La marche à pied et sa lenteur , un véritable luxe dans la frénésie du monde actuel . Offrez-vous en itinérance une vraie  rupture avec le quotidien.

A part le bateau, je ne connais pas de forme de voyage aussi lente que la marche ! A l’heure de l’avion, du TGV ou de la voiture imaginez, une semaine pour parcourir de 100 à 150 km ! L’itinérance en randonnée est l’occasion de découvrir chaque jour un autre décors , de multiplier pour certains les rencontres, bref elle serait la dernière aventure. Vrai .. presque et à certaines conditions !  Si la Grande Randonnée n’est pas un exploit en soit  (350.000 pèlerins sont arrivés à Compostelle en 2019) Il serait utopique et malhonnête de ma part d’affirmer que le citadin lambda est capable de marcher soudain 20 km par jour durant une à six semaines avec un barda même minimaliste,  de s’accommoder d’un inconfort inhabituel, d’une hygiène parfois douteuse ou d’affronter les caprices de la météo, le manque de sommeil et enfin de gérer en solo petit ou gros bobo. L’itinérance, on en rêve,  mais on s’y prépare sérieusement.
Ce petit guide n’a pas la prétention de donner la réponse à toutes ces questions d’une façon universelle mais davantage de vous livrer des informations et quelques conseils issus de mon parcours de randonneur  afin de préparer et réussir votre projet.

Téléchargez ce guide :

TROIS QUESTIONS PREALABLES A VOUS POSER   :  de combien de temps je dispose ? Quel est mon budget ? Quelle est ma condition physique ?

  1. Je dispose de combien de jours ? Afin de rester concret, je vous propose des durées fréquemment rencontrées. 3 jours . C’est le cas typique du w.e de rando en famille ou entre amis .  En comptant la durée des trajets aller et retour , le temps de s’installer, et vu le poids de la logistique pour une durée si courte, l’itinérance n’est pas la meilleure solution. Privilégiez plutôt des randonnées en « étoile » depuis un lieu de résidence (gîte, hôtel, camping) .

8 jours . On retrouve ici la durée classique de la rando itinérante. Elle vous laisse le temps de rejoindre votre point de départ en France ou en Europe et de réaliser un parcours en itinérance de liaison. (par exemple de gare à gare) ou une itinérance en boucle. Ce choix implique l’entrée en jeu de deux autres paramètres que nous détaillerons plus loin : la condition physique et le budget. Côté logistique, cette durée relativement courte vous permet encore de planifier toutes vos étapes sans trop de casse-tête : transport , réservations des nuitées . C’est le cas typique des randonneurs qui font ou reviennent sur un nouveau tronçon d’un chemin de Compostelle, d’un GR20 , GR 34 sur le Stevenson. Les agences spécialisées proposent généralement des séjours de cette durée minimum

De 15 jours . On aborde ici les longues randonnées itinérantes. Vous avez par exemple la possibilité d’effectuer la moitié d’un chemin classique vers Compostelle ,  la Transjurassienne, le tour de l’Aubrac le Stevenson dans sa totalité, etc. ou encore des randonnées à l’étranger  avec une certaine souplesse…Pour cette itinérance, il serait fastidieux  voire acrobatique de réserver tous vos hébergements à l’avance. Le budget sera bien sur proportionnel au nombre de jours passés sur le chemin.

30 jours et plus. Il s’agit là de très longues itinérances comme la plupart des pèlerinages vers Compostelle , les trois-quarts du GR10   qui traverse les Pyrénées.. Hormis la condition physique et le budget, l’approche mentale sera un autre paramètre important . (Gestion des pathologies possibles, éloignement, fatigue accumulée, mauvaise météo..) .

  • Quelle est ma condition physique actuelle ?
  • Le projet ne cesse de vous faire rêver  de jour en jour, pourtant il est temps de cerner objectivement quel type de randonneur êtes-vous afin de vous préparer à l’itinérance en conséquence .
  1. randonneur inexpérimenté  -difficulté à marcher de 15 à 20 km dans la même journée
  2.  randonneur averti  – marcher 20 à 25km sur une seule journée
  3.  randonneur expérimenté  capacité d’enchaîner 20 à 25 km sur trois jours
  4. randonneur chevronné : capable de marcher 8 jours, de 25 à 30 km au quotidien.

Pas de panique, cette condition physique se travaille, évolue et vous serez tout à fait capable d’envisager des parcours plus longs en dépassant demain des limites que vous ignorez aujourd’hui ! L’âge , le surpoids, d’anciens traumatismes ou fragilités physiques seront à prendre en compte pour parcourir de telles distances.  Porter un sac de 7 à 12 kg sur des dizaines de kilomètres sur toutes sortes de terrains n’est pas anodin .

COVID- Évidemment, pour les marcheurs qui ont contracté le virus,  la reprise reste aussi une période délicate à bien gérer . Il est essentiel de parler de votre projet à votre médecin avant de partir.

Conseils : Marathoniens, trailers oubliez la performance mais pas les 10 kg que cette fois vous porterez et regardez le paysage. J’ai vu des jeunes sportifs surentrainés partir à fond et  rentrer chez eux au bout de trois jours, victimes de tendinites ou périostites

   3) – L’itinérance et mes dépenses ?

La randonnée n’est pas la plus couteuse des activités mais peut le devenir en itinérance notamment en s’équipant d’un matériel en ultra light. Néanmoins le budget d’une telle randonnée varie d’abord selon la formule d’hébergement choisie et le pays dans lequel vous voyagez. Voici quelques exemples de dépenses journalières pour une randonnée  itinérante de 7 jours en France (hors transport) . 3 repas et argent de poche.

Gites et PensionsHôtels en DPCamping en ½ autonomie (1 restau)Camping en autonomie totaleAgence de trekking
70€De 80 à 120€30 à 40€20 € à 30€120 à 150€
Portage : 5 à 8€Portage : 5 à 8€  + certains suppl.

Publication sur les Agences de Trekking : 20 agences-francaises-de-trekking

Autres exemples en gîtes ou pensions (avec petit déjeuner et DP ): Comparatif des dépenses journalières sur quelques chemins très fréquentés :

Voie Podiensis Du Puy à SJPPCamino de Frances SJPP à FisterraCamino Portugais Lisbonne- St JacquesChemin de Stevenson Du Puy à Alès
30 jours33 jours27 jours12 jours
70 €40 €30 €70 à 80 €

Conseils : Partez à deux ! Cela vous permettra de partager la même chambre dans les pensions ou hôtels. Quant au camping , vous paierez votre nuit par tente. En autonomie, les repas reviennent moins cher cuisinés pour deux.

Période de COVID : La capacité des gîtes a fortement diminué. Les hébergeurs favorisent la réservation des groupes pour rentabiliser leur dortoir face aux demandes de randonneurs voyageant seuls. Sur les chemins très empruntés  (Compostelle, Stevenson, GR20, refuges) : RESERVEZ TRES EN AVANCE ou au moins deux jours avant votre arrivée  . Par mail, sms ..Certains gîtes vous demanderont des acomptes. Booking.com fait  désormais partie des adresses utiles à retenir.

L’itinérance c’est garder d’abord la cadence !

La marche n’est pas une activité traumatisante en soi. Or sur de telles distances un entrainement de base s’impose . En voici les grandes lignes :

  • Si vous êtes novice, montez en puissance : marchez 8 km la première semaine, 12 km la suivante , 16  et enfin 20 km au terme d’un mois ou deux. IMPORTANT : buvez abondamment tous les 2 km
  • Marchez régulièrement .  Par exemple 20 à 25 km par semaine
  • Développez votre endurance par la marche nordique ou la marche afghane basée sur la suroxygénation
  • Marchez avec votre sac plein à plusieurs reprises pour habituer le corps à la cette nouvelle charge
  • A partir d’un âge avancé  (suivez mon regard !) , faites régulièrement des exercices d’assouplissement
  • En surpoids ? Faites un régime .. ou quelques efforts ! Vos genoux vous remercieront
  • Offrez-vous une séance d’ostéopathie si nécessaire afin de réaligner le marcheur .

L’itinérance, c’est le pied !

On a du mal à imaginer ce que peuvent endurer nos pieds en grande randonnée. Ils supportent de 50 à 80 kg + 10 kg de sac répartis sur quelques centimètres carrés. Durant des milliers de pas ils vont subir cette pression verticale, certaines contraintes sur des terrains accidentés, notamment lorsque le poids du sac vous déséquilibre. Les pieds vont alors d’échauffer, parfois gonfler. La peau va se boursouffler pour former les fameuses ampoules. Voici quelques précautions pour éviter ou limiter ces problèmes :

Tanner vos pieds . Soit naturellement  par la marche régulière , ou par application quotidienne, durant 2 à 3 semaines de jus de citron, ou d’une crème à base d’acide citrique . Pensez à les hydratez-les chaque soir avec la crème Akileïne NOK ou autres.

Prenez votre douche  plutôt le soir. Cela évitera un ramollissement de la peau des pieds avant juste votre départ.

– offrez-vous une soin de pédicure deux semaines MINIMUM avant votre départ car ils seront fragilisés.

Conseils :

  • Si vous êtes sujet aux ampoules, déchaussez-vous toutes les 2 heures pour assécher et aérer vos pieds. Changez si possible de chaussettes si elles sont très humides. Évitez de tremper vos pieds dans le premier ruisseau engageant. Cela risque de ramollir la peau surchauffée.
  • Ampoules ? Si elles sont percées : désinfection à la Bétadine + pansement
  • Cloques : perçage avec  aiguille propre , enfilage d’un drain en fil de coton désinfecté + pansement + straps
  • Ampoules sous le pied : PARFOIS GRAVES . Arrêt de 2 à 3 jours pour la cicatrisation …avant la case hôpital ou retour

Trouvez VOS meilleures chaussures

Fragilité articulaire, sudation excessive,  Hallux Valgus, tous les marcheurs ne sont pas logés à la même enseigne. le choix des chaussures reste de loin le plus compliqué et mériterait à lui seul tout un chapitre. En deux mots :

  • Si vous êtes un nouveau randonneur : Essayez plusieurs modèles en prenant une taille de plus . Elles doivent être IMMEDIATEMENT confortables . Légers et respirant, les modèles de trails ont la cote.
  • Si vous randonnez régulièrement . Ne partez pas sur une longue itinérance avec des chaussures très usées ( elles peuvent vous lâcher et vous mettre dans la mouise pour en acheter des neuves) . Rodez les nouvelles éventuellement sur 80 -100 km
  • Chaussures tige haute ou moyenne pour les marcheurs aux chevilles fragiles
  • Si vous avez des semelles orthopédiques, mettez-les . Sinon remplacez éventuellement celles d’origine par des semelles plus amortissantes
  • Portez des sandales légères ou des tong le soir venu .

Fringues :  l’itinérance, ce n’est vraiment pas l’élégance ! 

Attendez-vous durant une, deux, trois semaines à rencontrer toutes conditions météo avec des variations de températures parfois importantes dans la journée . La rando se révèle souvent un striptease permanent ! Gardez toujours en mémoire : le poids du sac .

 Adoptez la technique désormais  très répandue et composez avec les 3 couches , et ce en bannissant le coton, matériau hydrophile .

  • Couche 1  sur la peau : polo, T-shirt, chemise respirant (Synthétique ou mélange avec la laine Mérinos.)
  • Couche 2 intermédiaire contre le froid : polaire ou doudoune
  • Couche 3, coupe-vent   – Veste respirante (Gore-Tex ou autres membranes)
  • Tenue de pluie : veste Gore Tex  + sur pantalon ou cape de pluie

vous n’avez droit qu’à deux ou trois tenues complètes de change maximum :

 – 1 tenue propre sur vous , 1 sale dans le sac , éventuellement une tenue propre de rechange . Conseil : vous lavez et faites sécher donc vos vêtements le plus souvent possible, à la main et de temps en temps en machine ! Exemple minimaliste :  2 slips- 2 paires de chaussettes -1 T-shirt manches courtes – 1 T-shirt manches longues

Portage – Itinérance, l’affaire est dans le sac !

Le choix du volume votre sac à dos est dicté par votre programme d’itinérance. Le matériel de camping ou bivouac + nourriture lyophilisée font ici la différence. Investissez dans un sac dont le poids à vide avoisine 1 kg . C’est toujours un compromis avec le confort .  Achetez-le à votre taille, essayez-le chargé et vous les filles choisissez un modèle «  femme » mieux adapté à votre morphologie . Voici un essai de tableau récapitulatif des volumes , en se rappelant le dicton : plus il est grand, plus on en met et plus on en ch… !

Le volume du sac à dos suivant votre programme .

Agence spécialisée avec portageNuits en gites sans portageNuits en gites avec portageNuits en camping en sans autonomieCamping et bivouac en autonomie totale
Sac à la journée de  30 l.35 à 48 l.Sac à la journée de 30 l.40 à 50 l.45 à 60 l.
Mes marques de référence tous modèlesOspreyDeuterGregoryLafuma Low Alpine

Orientation – L’itinérance, ce n’est pas l’errance !

Combien de fois n’ai-je pas lu ou entendu : « C’est chouette, mais j’ai peur de me perdre » .  La plupart des chemins de grandes randonnées sont très bien documentés sur les Topoguides de la FFRP ou les Miam Miam Dodo , Lepère, Michelin ou Rothers.  Cela dit, savoir s’orienter et repérer sa position à l’instant T restent les deux connaissances fondamentales du randonneur en itinérance. La lecture des cartes, avec boussole n’est pas si facile et demande une petite formation . Exercice  de base : combien de km ai-je déjà parcouru , où suis-je ?

  1. Avec une carte IGN  1 :25.000e  1 cm=250 m : mémoriser l’heure de départ – Vitesse 4 km/h – Après deux  heures de marche  la distance à reporter sur la carte 8 km sur votre parcours (deux doigts collés = environ 1 km sur la carte) . C’est là !
  • – Même manip  si vous disposez d’un podomètre
  • Les APP de rando pour smartphone . Facile et pratique.  Les principales disponibles sur Google Play et Apple Store :  Iphigénie, VisoRando, SityTrails, MyMap. (Environ 14€/an) . ( Publication App de Rando )

conseil : téléchargez les fonds de carte de l’étape du lendemain le soir en Wifi . La 4G n’est alors plus indispensable, car seul le GPS aide au repérage . Effacez toutes les App en tâche de fond et les mises à jour auto pour économiser la batterie.

Conseils : téléchargez la trace de votre itinérance au format .gpx sur votre smartphone . Vous la retrouverez en  « Import » sur votre APP de rando . Vérifiez de temps en temps si vous êtes toujours sur le tracé enregistré . Les fonds de carte IGN 1 :25.000e communs  (commercialisé par Géoportail) à la plupart des App affichent les tracés des principaux GR et PR.  

  • Les chemins sont très bien balisés en France et en Espagne. Si vous ne voyez plus le balisage rouge et blanc des GR après plusieurs centaines de mètres : vous vous êtes planté : revenez à la marque précédente et repartez dans la bonne direction.
  • Plusieurs GR dépourvus de numéro peuvent se croiser, Veillez à suivre le bon !
  • Ne vous engagez pas sur certaines « variantes » sans informations.
  • Ne suivez pas à l’aveugle des randonneurs. Ils sont peut-être aussi perdus ou mal informés .
  • Google Map n’est pas une App vraiment adaptée à la randonnée. Oubliez !
  • Randonneur en solo : informez toujours quelqu’un de l’entourage de votre parcours ou mieux envoyez lui régulièrement votre position avec l’App MYGPS coordinates (Apple Store)

D’AUTRES QUESTIONS ?

Où garer ma voiture durant ma randonnée ?   Cette question est récurrente sur les forums. Je recommande peu de laisser son véhicule sans surveillance durant une très longue période. Pour rejoindre ou revenir de votre périple , prenez de préférence les transports publics (Trains, cars), appelez les copains, le co-voiturage , les transporteurs privés voire le taxi à plusieurs.

Parkings au départ du Puy-en-Velay :

https://trekkingzone.fr/2021/09/16/compostelle-stevenson-ou-garer-sa-voiture-au-puy-en-velay/

Puis-je partir avec mon chien sur tel chemin ??   Tout est possible sachant que des terrains sont très agressifs pour les pattes du toutou sur des centaines de kilomètres. Il est nécessaire que son alimentation soit aussi compatible avec la vôtre . Par ailleurs, certains gîtes n’acceptent pas les chiens, ce qui complique parfois les réservations. Enfin, le problème vient des autres chiens (errants) parfois peu sociaux.

Je suis une femme, puis-je partir seule ?  Tout dépend du chemin. Aucun problème sur ceux de Compostelle ou le Stevenson avec un minimum de précautions (ne pas suivre des étrangers, informer son entourage) .

Le bivouac et le camping sauvages sont-ils autorisés ? Sauf en Espagne à certains endroits , vous pouvez planter votre campement partout… avec un peu de discrétion. Je vous engage à demander l’accueil dans les fermes. Contre une petite rémunération, vous avez beaucoup de chances de bénéficier d’une douche et d’un repas chaud.

Vais-je trouver de l’eau à tel endroit ?  Le poids de l’eau à transporter est un problème en itinérance. Deux litres par jour deviennent  vite pénalisants. Lisez bien les recommandations de votre guide papier sans pour autant lui faire aveuglement confiance . Au mieux, pour se rendre dans certains endroits très isolés, emportez une cartouche filtrante ou des comprimés Micropur. 

Le numéro d’appel d’URGENCE universel, partout dans le monde : 112 Lui seul vous permettra de rentrer en relation avec un médecin dans votre langue.

Punaises de lits : Ne posez JAMAIS votre sac sur le lit. Certains gîtes vous demanderont de le laisser hors de la chambre. En cas de doute, au retour placez vos vêtements et duvet au congélateur et votre sac à dos dans un sac plastique de 100 l. avec pulvérisation d’un insecticide puissant durant 24h.

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