Archives pour la catégorie Randonnées France

Rando du Vexin, 22 km dans les pas de Jules César, de Boissy à Chars.

Une randonnée de 22 km entre bosquets et plaines agricoles

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Bienvenue dans un formidable espace de randonnée de 65.000 ha, le Parc Régional Naturel du Vexin ! Le nombre des itinéraires varie ici à l’infini dans cet univers très agricole dont l ‘alternance de bosquets et de plaines lui donne sur la carte des airs d’une véritable dentelle . Pour s’en convaincre il suffit de suivre le tracé de ce parcours depuis la gare de Boissy-l’Aillerie et de remonter vers le nord-ouest . Privé d’obstacles, un vent doux balaie de toute sa puissance ce jour-là ce décors épuré.

La chaussée de César traverse le Val d’Oise sur une ligne rectiligne se perdant à l’horizon.

De petits ruisseaux serpentent en secret dans les petits bosquets
Les premières couleurs d’automne

En ce début d’automne les champs de céréales ont été moissonnés et reçu leur premier labour. Il subsiste cependant les stigmates de la récente canicule . Des hectares de maïs meurent de soif sous nos yeux et les champs de betteraves ne semblent pas en meilleure forme. La sécheresse bouscule l’agriculture locale et crée même des conflits. Les plantations de Sorgho, une céréale sans gluten et nécessitant moins d’eau, ont fait leur apparition. Un projet de méthaniseur agricole a provoqué une levée de boucliers des riverains craignant ses probables nuisances.

Le Vexin regorge de nombreux lavoirs, vestiges d’une époque rurale d’un autre temps
Les plantations de Sorgho ont fait leur apparition dans le paysage.

Dans cette partie du Vexin le randonneur évolue parfois dans l’ombre en lisière de ces bois, puis revient dans l’immensité. Cagnard en été et brise glaciale en hiver , au choix ! Coté topo, il y a des millénaires , les romains ont tracé ici une voie rectiligne pour le commerce et la circulation des troupes . Celle-ci s’étendait entre Rouen et Lutèce. Dans le Val d’Oise, la Chaussée de César traverse ainsi le Vexin d’un seul jet.

Seules quelques bornes gravées rappellent au bord du chemin cette période ou la Gaulle faisait partir de cet empire gigantesque. Car l’histoire ne cesse d’émerger ici et là dans le Vexin, avec des sépultures du néolithique et ses villages médiévaux.

Au fil des kilomètres nous traversons ainsi plusieurs bourgs plongés dans une tranquillité dominicale bienfaisante pour nous autres, marcheurs de la ville . Le Vexin se montre clément avec un relief bosselé et dont le sommet culminant à 291 m en fait le point le plus élevé d’Ile-de-France ! Quelques étangs aménagés et bien entretenus complètent ce panorama accueillant du parc naturel. Il nous faudra plus de cinq heures pour rejoindre la gare de Chars en passant pas le joli village de Moussy . Les trains pour Paris ne passent que toutes les heures , le temps de se détendre sous les derniers rayons du soleil avant de revenir dans la fébrilité de la capitale.

Merci à Thérèse de randif pour la balade.

Idée rando : de Chevreuse au Perray en Yvelines- 24 km

un parcours de 24 km très boisé , dénivelé 350m +

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Ce bel itinéraire de 24 km se déroule en majorité en sous-bois entre la vallée de Chevreuse et le nord-ouest de forêt de Rambouillet, avec très peu de route goudronnée et quelques passages en lisière de bois. Malgré les apparences ce long parcours s’avéra un peu éprouvant pour ceux qui l’abordèrent à un rythme soutenu, comme l’avait programmé Laurence notre guide de l’association parisienne Randif! Cette randonnée qui passe par le GR1 C cumule en effet au final plus de 300m de dénivelé positif sur un relief très bosselé. Un de nos camarades ayant sous-estimé cette difficulté y laissa une cheville endolorie et une retour chez lui en taxi une fois arrivé à Paris. On retrouve ici le même caractère du bassin sédimentaire de Fontainebleau, avec ses pins, ses chênes , charmes et autres bouleaux dans des étendues de fougères et les fameux rochers de gré sur un fond sablonneux. Rappelez vous , Il y a 300 millions d’années la mer recouvrait toute l’Ile-de France ! Il n’est pas rare de retrouver ici et là quelques fossiles.

quelques passages à découvert en lisière de forêt
De nombreux clubs équestres ont élus domicile dans la forêt de Rambouillet et ses environs

Les Vaux de Cernay sont magnifiques en ce début d’automne et il fait bon pique-niquer sur le promontoire qui domine les cascades. N’espérez pas contempler, même de loin, la fameuse abbaye, elle est totalement en cours de rénovation. Le secteur est plutôt fréquenté lors des week-ends et les randonneurs partagent souvent l’espace avec les VTT. Deux villages seulement permettent de recharger en eau le cas échéant .

les cascades des Vaux de Cernay en contre-bas du GR1 C

Côté accès, les franciliens venant de la capitale prendront le RER B à Denfert-Rochereau pour rejoindre le départ à la gare de Chevreuse. Le retour se fit ici à la gare du Perray-en-Yvelines pour rejoindre la gare Montparnasse. Il faut compter une bonne heure de trajet et les trains n’y passe que toute les heures. Ce parcours peut se faire en toutes saisons car il est bien abrité et ses sentiers souvent sablonneux restent toujours praticables par temps de pluie.

texte et photos Richard Kirsch

Idée randonnée 91 de gare à gare : Boutigny – Etrechy . 22 km

Pas facile de trouver de nouveaux itinéraires de randonnée dans l’espace du pass Navigo parigot qui au fil des années se réduit comme une peau de chagrin . Il faut souvent aller aux confins de la zone 5 dans l’Essonne , prendre son mal en patience et jongler entre deux RER ! Ce parcours sans grandes difficultés débute ainsi à la gare de Boutigny, station du RER D , que tout randonneur parisien prend généralement à la gare de Lyon .

Une longue diagonale de 22 km

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Le traceur de cet itinéraire jongle lui aussi dans un patchwork de plaines agricoles et de bosquets boisés , une espèce d’effilochage du bassin sédimentaire de la forêt, avec son même décor de sentiers serpentant aux milieux des pins et les blocs de granites.

Passage par le GR11 et ses attaques de buses !
Un décor rocheux entre les pins, type forêt de Fontainebleau

Le randonneur connaît toutefois de longs passages à découvert et il vaut mieux prévoir suffisamment d’eau les chaudes journée d’été, sachant que les cimetières de Boissis-le-cutté et Villeneuve-sur-Auvers peuvent toujours dépanner les moins prévoyant. A ce sujet, il faut cependant souligner que les municipalités ne garantissent pas toujours la qualité de l’eau… d’arrosage .

Arrivée à Etrechy par les rives de la Juine

Quelques rares panneaux mettent ainsi en garde les visiteurs de ces cimetières. Cette diagonale Sud/Est – Nord/ouest de 22 km environ conduit à la gare d’Etrechy, qui elle se trouve sur le RER C ! Bonne balade à la campagne avec une arrivée bucolique sur les bords de la Juine, bel affluent de l’Essonne.

Enquête Compostelle 2021 : un portrait-robot du pèlerin surprenant

L’ Agence Française des Chemins de Compostelle vient de publier sa dernière enquête. Elle s’appuie sur un échantillon de 4000 marcheurs ayant emprunté les voies jacquaires en France en 2019, 2020 et 2021 . Voici les principales tendances, de quoi tracer un portrait-robot du pèlerin type et gommer au passage quelques idées reçues.

Le pèlerin est une pèlerine !

Ne vous en déplaise messieurs mais les femmes sont plus présentes sur les Chemins de Compostelle avec un taux de représentation de 54% . On peut expliquer cette tendance par la recherche de sécurité sur des sentiers bien balisés et très fréquentés. C’est un peu moins que la fréquentation des clubs de rando ou les femmes représentent jusqu’à 80% des membres.

Pèlerin, gros marcheur, sénior solitaire, cadre ou journaliste !!
54% des pratiquants des chemins sont des femmes

Le pèlerin est un cadre , gros marcheur, sénior et solitaire.

Hommes et femmes confondus, la moyenne d’âge sur les sentiers reflète en gros la tendance de la randonnée en France. Plus de 62% a plus de 56 ans. On peut penser qu’il s’agit une large part de retraités. Et bien non ! l’enquête montre qu’il s’agit de 44% d’actifs et 44% de retraités. Dans tous les cas, le pèlerin est un solitaire : 50% . Mais es résultats varient suivant les voies. Enfin 37% sont des cadres contre 2% chez les ouvriers.

Le pèlerin marche régulièrement et longtemps.

Les Chemins de Compostelle sont physiquement exigeant. Rien de surprenant d’y croiser des marcheurs bien entraînés (1 sur 2) mais pas que .. . En effet la majorité d’entre eux chemine en moyenne 26 km au quotidien durant 28 jours en moyenne.

Des disparités importantes entre la péninsule ibérique et la France, avec notamment une clientèle plus internationale
La Voie du Puy loin devant en terme de fréquentation devant Arles et Vézelay

Le pèlerin, un français en France … mais pas sur les chemins ibériques

Sur les chemins de l’Hexagone 88% de ces marcheurs habitent en France, les étrangers venant principalement d’Europe . Pour ces derniers la France n’est qu’un point de départ. Car l’Espagne et le Portugal accueille une très large majorité de marcheurs internationaux.

le pèlerin omniprésent au départ Puy-en-Velay

En France, 4 cheminants sur 10 partent du Puy-en-Velay et 6 sur 10 ont déjà emprunté cette voie (par étapes ou sur sa totalité) . La Voie d’Arles arrive en seconde devant celle de Vézelay. Et il n’est pas rare de compter plus de 150 départs par jour à la cathédrale en haute saison . Sachant que le Chemin de Stevenson et autres GR de pays viennent encore gonfler la fréquentation de la ville.

Le pèlerin n’est pas le roi de l’improvisation !

Et oui , 54% de ces marcheurs ont effectué une réservation partielle ou totale de leur hébergement avant leur départ. Et 4 répondants sur 10 déclarent avoir « tout organisé » avant le départ. Cela dit , sur la voie du Puy c’est une sage précaution. On peut expliquer aussi cette attitude par le stress du premier chemin, un grand saut dans l’inconnu pour beaucoup. On y part surchargé physiquement et mentalement, en blindant la logistique, et sur-informé par les forums et réseaux sociaux.

En bon pèlerin français, difficile pour lui de ne pas râler !

Malgré qu’il ne débourse que 1154€ pour sa longue balade, contre 1700 € pour son homologue européen, notre pèlerin trouve que les prix sont parfois trop élevés, qu’il n’y a pas assez d’hébergements, de commerces, de points d’eau, de restauration rapide, de connexion internet .

Le pèlerin en sort satisfait , le primo-pratiquant encore plus !

En conclusion, 68% de nos marcheurs est plutôt très satisfait de son expérience sur les chemins de Compostelle. Ils attribuent une note de 3,7/4 au ressenti global . Quant au primo-pratiquant, il frôle le Nirvana ! 90% d’entre eux ne rêve que de repartir !

Les falaises de la Seine sur le GR2, de Vernon à Mantes-la-Jolie.

Il y a des millénaires la Seine a creusé son lit dans l’empilement sédimentaire du bassin parisien. Aujourd’hui une vallée verdoyante borde son cours le long de ses méandres, ses bras et sa multitudes d’îles. Elle y a gravé des falaises de craie étincelantes d’où émerge une forêt généreuse. C’est ci, à la limite du Parc Naturel Régional du Vexin français que passe le GR2. Long de 260 km, ce chemin débute à Montereau Fault-Yonne,(Seine-et-Marne) traverse la capitale et se termine à Vernon (Eure) .

Un beau parcours de 37 km très sinueux, aux nombreuses bosses. A réaliser en un ou deux jours avec une nuit à La Roche-Guyon.

Afin d’en découvrir la beauté, je vous propose de parcourir ce GR depuis cette gare jusqu’à celle de Mantes-la-Jolie. Cet itinéraire d’environ 38 km peut se faire en un ou deux jours suivant vos envies et votre forme. Pour ma part, je l’ai réalisé en deux étapes avec mes camarades Amigo Rando en passant une nuit dans le gîte de groupes à La Roche-Guyon (capacité 12 personnes – 22€/personnes). Cette première étape de 15 km passe par la très célèbre (voire trop) ville de Giverny fréquentée par des centaines de touristes venant visiter l’univers du peintre impressionniste Claude Monnet qui vécu là jusqu’en 1926 .

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Des pentes parfois très raides sur ce parcours bosselé à souhait.
Une première étape de 15 km au départ de Vernon.

Une fois passé cette sympathique foule, vous retrouvez le calme du GR2 pour marcher à flanc de coteau vers St Geneviève-les-Gasny avant de descendre à Gommecourt. Après une longue montée sur la route, le village de La Roche-Guyon émerge en contre-bas dans son écrin boisé. Le donjon médiéval domine domine le fameux château propriété des La Rochefoucauld, un édifice magnifique, classé, adossé à la falaise crayeuse creusée ici et là de cavités troglodytes . La Roche-Guyon mérite bien son classement aux « Plus beaux villages de France » et il fait bon y prendre un verre le soir en terrasse après cette première partie très agréable. Dès le lendemain belle grimpette matinale ! Le GR2 comporte en effet une rampe assez raide, un escalier qui vous fera prendre 100 m de dénivelé d’un coup !

La Roche-Guyon, une perle de ces boucles de la Seine à la limite du Vexin français.
Des cafés troglodytes creusés dans la falaise crayeuse.

Puis la pente devient plus douce et de bosse en bosse le chemin mène ensuite à Vétheuil presque sur la ligne de crête. De ce panorama, vous avez une jolie vue sur la base de loisirs de Moisson-Lavacourt (j’y ai tiré mes premiers bords en planche à voile il y a .. ouh la ! ). Nouvelle descente, après une halte au café du club hippique de St Martin-La Garenne, vous poursuivrez ainsi le GR2 surplombant l’anse de la Seine avant de plonger vers Follainville-Dennemont .

La très belle église de Vétheuil .
le château de la Roche-Guyon, demeure des La Rochefoucauld .

Arrivé presque à la berge et au petit port de plaisance de Mantes, le chemin suit une succession d’escaliers sur le sentier du Renard. Mais vous n’êtes pas encore rendu à la gare ! Il vous faut d’abord traverser le pont ou emprunter la nouvelle passerelle piétonne qui vous conduira devant la splendide Collégiale Notre-Dame dont l’architecture reprend de nombreux aspects de celle de Paris, puis marcher encore dans le centre ville jusqu’à la gare de Mantes-La-Jolie, plus éloignée mais mieux desservie que celle de Mantes-Station . Vous savez tout , il ne vous reste plus qu’à organiser ce périple sur un w.e en prenant soin de réserver votre hébergement dans cette région très touristique entre Ile-de France et Normandie.

La cartographie très abondante de la région

la coupe géologique du bassin parisien
Une rando longue au bon dénivelé .

Idée rando Gâtinais – 17 km entre Lardy et Etrechy, de gare à gare.

Les PNR d’Ile-de-France
En pleine campagne à une heure de Paris !

Voici une randonnée facile qui vous fera découvrir un visage verdoyant de l’Essonne, notamment le PNR du Gâtinais français (Parc Naturel Régional) . Situées sur la ligne RER C de Saint -Martin d’Etampes, les gares de Lardy et d’Etrechy constituent deux étapes idéales pour tracer cette randonnée de 17 km environ autour d’Auvers-Saint-Georges . Le parcours proposé ne présente pas de difficultés en terme de dénivelé et offre aux marcheurs de tous niveaux l’occasion de découvrir les différentes facettes de ce département, entre petits bois et grandes plaines agricoles. Ce parcours passe par de charmants villages, comme Jonville-sur-Juine, souvent bien restaurés, avec leur belle église et souvent un lavoir. Ces bourgs relativement préservés dans le PNR sont devenus les lieux de villégiature privilégiés ou de résidences secondaires, d’une population francilienne en quête d’espace et ce à une heure de la capitale par le train !

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Un département au patrimoine naturel et culturel très riche.

Idée rando 77 : la boucle des villages de la Brie au sud de Provins. (20 km)

Parmi les nombreux itinéraires de la Seine-et-Marne, je vous propose cette semaine une boucle de 20 km au départ de la gare de Longueville ( Ligne de Provins depuis la gare de l’Est) . Malgré les apparences cet itinéraires comporte quelques bons dénivelés mais reste très facile sur son ensemble . Il alterne les passages en sous-bois et en plaine . Tout son charme réside dans la traversée des villages de la Brie, de petits bourgs où siège des églises de styles roman . Je vous conseillerais cependant d’effectuer cette randonnée de préférence par temps sec et au printemps car le chemin est parfois boueux et à découvert. Le balisage n’est pas toujours évident à suivre car les tronçons s’alternent aussi en PR (jaune) PR local (bleu ou vert et jaune) et le GR11 habituel en blanc et jaune. Bonne balade !

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Création d’artistes locaux mode récup !
le viaduc SNCF de Longueville
Prudence encore dans les zones de chasse. Un accident mortel a eu lieu à Aurillac sur un chemin balisé ce we là
Le bistrot-épicerie du village , un vrai patrimoine à conserver .

Idée rando : Les Vaux de Cernay, 24 km sur un concentré de nature

Il existe en Ile-de-France des coulées boisées qui échappent encore à l’urbanisation galopante et rassemblent sur quelques hectares une richesse naturelle préservée . Les Vaux de Cernay en sont le symbole même.

Pour y accéder, il suffit de vous rendre à la gare du Perray-en-Yvelines, sur la ligne L qui mène à Rambouillet. L’itinéraire proposé, une large boucle de 24 km, vous fera randonner de chaque côté du Ru de Cernay, ou alternent les petits sentiers tortueux et les grandes allées qu’empruntaient jadis les carrosses de la noblesse. La fameuse abbaye n’est qu’à deux pas mais son parc est hélas en accès privé.

L’hiver révèle toute la majesté des chênes dépouillés.

Ces hauteurs mêmes modestes sont un formidable terrain de jeux pour ceux qui souhaitent en découdre avec les dénivelés qu’ils auront tracés sur le papier . Si vous êtes plus contemplatif, laissez-vous guider et admirez la beauté des chênes parfois centenaires qui étendent leur ramure dépouillée et majestueuse vers les quatre horizons en hiver. Près de 10.000 nouveaux arbres seront d’ailleurs replantés ici .

Quelques jolies buttes pour vous mettre en jambes !

Des bosquets de bouleaux se mêlent parfois au décor alors que des troncs , vestiges des tempêtes passées, tapissent le sol de leur mousse verte éclatante. En contre-bas, la mince rivière se fraie un destin vers l’étang de Cernay et laisse ici et là des marécages aux rives couvertes de jongs. A mi-parcours, ne manquez pas de rejoindre les rochers pour un pique-nique panoramique . La forêt de Rambouillet s’étend devant vous , plein sud , à l’infini .

Pique-nique raclette avec Amigo Rando

« J’ai choisi de parcourir le Chemin Stevenson en plein hiver, comme un défi « 

François Le Rouzic, étudiant en physique, pur breton de 25 ans, taillé dans le granit assurément traité 100% inox, s’est lancé celui de parcourir le Chemin de Stevenson en plein hiver et sous la neige, en autonomie totale avec un sac de 24 kg ! Il revient sur cette rando de givré hors normes aux parfums d’aventure

 FLR . J’aime bien me lancer des défis et me dépasser, je suis sportif, je cours beaucoup donc je n’ai pas eu besoin d’une préparation physique particulière. Je me suis renseigné sur la météo en hiver en Lozère et dans les Cévennes et j’ai préparé mes affaires avec l’équipement adéquat pour ne prendre aucun risque. Je n’avais pas fait de chemin de grande randonnée avant celui de Stevenson, seulement des marches d’une semaine quand j’étais gamin.

Camping sauvage sur une aire de pique-nique au parc d’éoliennes de Chasseradès

Je cherchais un chemin sur lequel marcher entre une et deux semaines. Je me suis renseigné sur la grande traversée du Jura, le GR 509, mais il s’avéra un peu trop long pour le parcourir en une dizaine de jours. J’ai regardé alors vers le Tour du Mont Blanc mais le chemin est trop dangereux en hiver. J’ai donc choisi le chemin de Stevenson, l’itinéraire mythique de moyenne montagne et pas trop escarpé. Je limitais donc les risques en cette saison. J’étais parti avec l’idée de m’arrêter là où je trouverais un endroit où planter ma tente le soir, pas loin d’une ville ou d’un village dans l’idéal, ne sachant pas vraiment quelle distance je pouvais parcourir en une journée en fonction du terrain, de la météo, de la quantité de neige et surtout du poids de mon sac ».  Celui-ci était de 24kg au départ dont environ 10kg de nourriture (Lyophilisé, barre de céréales, saucisson, fruit sec..).  Il ne pesait plus que  15/16kg à l’arrivée !  

la route du Mont Lozère lors de la descente vers Finiels
Saint-four du Mercoire dans son écrin immaculé .. un grand moment de solitude aussi .
La montée du Pont de Monvert..parfois de la neige jusqu’aux genoux

En liberté totale , avec une bonne dose d’impro, je voulais tester l’autonomie complète et savoir si c’était réalisable. (je n’ai pas dit raisonnable ! ). Aujourd’hui je pense que le plus efficace serait sans doute de partir avec 5/6 jours d’autonomie et de me ravitailler en cours de route. J’avais emporté probablement un peu plus que le strict nécessaire pour être sûr de ne manquer de rien. Si je repars dans une aventure similaire, je sais mieux désormais à quoi m’attendre et comment réduire cette charge excessive. Côté mental, à aucun moment je ne me suis senti en danger ou découragé. J’ai quand même passé deux nuits à l’hôtel pour que le chemin reste un plaisir et pas uniquement un défi physique. Je n’ai pas vraiment eu de moment de doute, même dans les phases difficiles.

La montée du Mont Lozère depuis le Bleymard sous le regard (bovin !) d’un admirateur de poids !

Notamment à partir du 5ème jour, l’humidité ambiante commençait à être un peu gênante mais je m’y attendais. Sinon, la montée vers le col du Bougès a été un peu longue à cause de la quantité de neige sur le chemin. Par endroit je m’y enfonçais jusqu’aux genoux !  Au sommet, il y avait beaucoup de vent, la progression devint difficile . J’ai même dû m’abriter derrière un local électrique au sommet pour me restaurer à l’abri des rafales de vent. Je voulais arriver à Florac le soir, c’était une longue étape de 34km et  je suis arrivé de nuit !

«  A aucun moment je ne me suis senti en danger ou découragé « 


Le mental fut bon tout du long, j’avançais à mon rythme et je n’ai manqué de rien. Chaque jour je me rapprochais de mon but avec un sac de moins en moins lourd et moins de neige sur les dernières étapes. La solitude ne m’a pas dérangé, au contraire, ce moment hors de la « civilisation » m’a fait du bien. Je n’en étais pas complètement déconnecté pour autant, j’avais mon portable afin de  pouvoir donner de mes nouvelles de temps en temps. J’ai quand même apprécié les échanges que j’ai pu avoir avec les gens que j’ai croisés.

Le Pont Monvert m’attendait pour enfin une nuit au sec

Bilan : En hiver tout est calme, c’est un euphémisme ! J’ai marché des jours sans jamais croiser quelqu’un sur les chemins. J’observais simplement  ici et là quelques traces d’animaux dans la neige. Pour une telle balade hivernale, il ne faut pas avoir peur de se retrouver seul avec soi-même.  Pour ceux qui voudraient tenter cette expérience , il faut vraiment un équipement adapté. Veillez notamment à choisir plutôt une tente double-paroies qui supportera mieux le poids de la neige, un bon duvet et un bon tapis de sol sur un terrain humide et glacé. Il faut également prendre le soin de manger chaud au moins une fois par jour. N’hésitez pas à faire un détour si nécessaire pour éviter de vous retrouver dans des situations cocasses voire galère . La météo est parfois capricieuse mais la beauté de ces paysages enneigés, presque insolites récompensera tous vos efforts . Courage !

Texte et photos de François Le Rouzic

Le matériel de François :
Sac (Forclaz MT900 Symbium 70+10L ) : 24 kg au départ !
2 tapis de sol. Un en mousse (Rvalue ~2) et un matelas gonflable (Forclaz MT500 Air) (Rvalue ~1,5)
Duvet (Valandré Bloody Mary T°Confort ~5,4°C)et une polaire fine en habits de rechange
Drap en soie – Un sursac (Millet Bivy bag)
Tente (Forclaz MT 900 ultralight)
Petit rechaud, une bombonne de gaz, popote (Forclaz MT500)
Doudoune chaude au cas ou (Simond makalu)
Une paire de gants – couverture de survie
Petite pelle et paire de crampons
Petit kit de survie (Un briquet, des mèches allume feux, une boussole, des piles de rechange, un filtre à eau, du scotch américain, un morceau de corde)
Trousse de toilette avec pansements, compresses, bandages, de l’antiseptique.
Veste imperméable (Quechua MH900)
Une paire de lunette – Des bâtons (Forclaz MT500)
Un parapluie – une lampe frontale (Petzl Actik Core)
Un couteau – Une batterie externe
Une poche à eau dans le sachant (3L)
2 petites gourdes dans les poches extérieures. (2x500ml)
Une carte du chemin de Stevenson

Nourriture
Barres de céréales protéïnées, gateaux sec, fruits sec, saucisson, lait concentré, café en poudre, plats lyophilisés pour le matin et le soir dans un sac étanche, eau.


Vêtements
Des guêtres
Pantalon chaud déperlant (Quechua SH500 X-WARM)
Doudoune légère (Forclaz MT100)
Veste Softshell (Forclaz MT500 Windwarm)
T-shirt manche longues en laine mérinos
une paire de chaussette en laine mérinos
Chaussure de marche mi-haute (Salomon X Ultra 3 MID gtx)
Un bonnet – une paire de gants – une paire de sous gants en laine mérinos

Black river, tu me sool ..!

I see a red door and i want it paint in black …Alors autant le faire lorsque la lumière abandonne le photographe ! Les Stones n’ont pas d’égaux pour partager les émotions du Blues, une musique qui nous transperce l’âme durant ces randonnées où le soleil répond aux abonnés absents. So, we walked down the river aurait aussi clamé the Mallet Brother Band ce dimanche de janvier depuis la gare de Vulaines-Samoreau jusqu’à celle de Melun.

Un long flirt avec la forêt de Fontainebleau sur le TMF
Samois d’île en île.

Ce parcours de …21 , 22, 24 km , qui sait , suit les méandres de la Seine, flirte avec la forêt de Fontainebleau dont le balisage blanc et vert du TMF (GR du tour du Massif) se mêle au rouge du GR2 . Blues universel et intemporel , ou la sodade de Cesaria Evora, une musique triste berce parfois nos pas trop lourds. Mais à Samois, je croise Django Reinhard, le manouche qui a vécu et s’est éteint ici en léguant au jazz des morceaux éternels dont la vitalité me redonne de l’entrain. Et puis il y a la Seine qui s’en moque. L’eau qui coule sous ses ponts traverse le temps sans état d’âme. Quoi que..Elle sort parfois de son lit pour rappeler aux hommes leur vulnérabilité. Là, elle me nargue, mais je la prends de haut à Fontaine-le-Port sur l’étroit sentier planté les coteaux .

Les escaliers de Samois
Joues encore pour moi Django ….
Galette des rois..tardive mais divine !

Moins d’une heure auparavant, le groupe y avait improvisé son pique-nique de la pause sur la rive, à bonne distance de la route et la ligne SNCF de Montargis. A la fin du repas dominical, Geneviève avait extirpé un Tupperware taille soucoupe volante de son sac à dos pour nous révéler une galette des Rois, une création tardive mais divine des fêtes de fin d’année. Anne-Marie l’arrosa de cidre et puis nous reprîmes la route, cette fois sans déprime. Les kilomètres défilaient puis s’éternisaient en passant d’une rive à l’autre, Melun semblait à des lieues.

Et contre les randonneurs ?!
les Affolantes des bords de Seine, délires architecturaux du XIXe

C’est à l’arrivée que les Stones revinrent soudain se manifester à mon esprit vagabond avec un autre air : leaving the station, l’histoire d’un type qui voit son amour brisé partir avec sa valise et le train s’éloigner. Les gares sont toujours pleines d’histoires, celle de Melun marqua juste l’heure bénie du retour vers la gare de Lyon, puis la gare St Lazare et enfin la gare des Vallées à La Garenne ! Randonneur francilien du dimanche soir , poor lonesome trekker du réseau !!

Richard Kirsch