GR75 – Tour de Paris Part. 1 Cité des Sciences -Bibliothèque Nationale 14 km

Pourquoi tout randonneur parigot doit-il mettre un jour cette balade à son programme ? Parce qu’il connaît peu , mal ou carrément pas la capitale où il habite !! D’abord parcourir le GR75 Est un formidable jeu de piste de 50 km donc un excellent et amusant exercice pour apprendre à suivre un GR et s’orienter . Et celui-ci n’est pas des plus faciles car les fameuses marques blanches et rouge se perdent dans le mobilier urbain ou sont souvent recouverts de stickers ou de pubs en tous genres !

Topoguide FFRP GR75 – 50 km de balade à pied aux frontières de Paris
Partie 1 – Cité des Sciences Porte de la Villette – Grande Bibliothèque 14 km

Mais rien d’insurmontable, il suffit en premier lieu d’investir 4,90 € dans le TopoGuide de la FFRP et utiliser par exemple Iphigénie en App de randonnée. Le TopoGuide propose ce grand tour au départ de la Porte de la Villette, à la Cité des Sciences . Et je vous conseille de le suivre très attentivement. Il comporte une foule d’infos historiques passionnantes. Voici dont la partie 1 de mon tour, soit 14 km parcourus jusqu’à la Bibliothèque Nationale en face de Bercy .

J’y ai découvert des églises, des squares et des panoramas tout à fait inconnus. Prenez cette balade comme une petite exploration urbaine où il est agréable de pique-niquer dans un quartier nouveau , de profiter des bistrots et boulangeries omniprésents sur cet itinéraire . OUI ! on se perd parfois et l’on improvise un nouvel itinéraire sur l’App Gps . A noter au passage que le GR ou PR (s) affichés ne suivent pas toujours le balisage du terrain à cause des mises à jours. Rien de grave et puis il existe toujours une station de métro ou un tram pour improviser son retour . Bonne balade et à bientôt pour partager vos impressions sur ce blog.

Noël & Lardy, duo star et bûche glacée.

Fin novembre, les randonneurs d’Ile-de-France rentrent dans le dur. Les jours se sont réduits à l’approche imminente du solstice d’hiver et le niveau du thermomètre n’ a rien d’encourageant pour se lever à 6h et prendre un train miraculeux, épargné par les grèves et les travaux. Mais chez Amigo Rando, on ne pouvait pas rater le rendez-vous traditionnel, celui de la rando de Noël !

Pour cette occasion festive , pas question de se compliquer la tâche. Corinne, notre guide-stagiaire coachée choisit en effet un grand classique de la rando parcouru une à deux fois par an et dans les deux sens : de la gare Lardy à celle de St Chéron (ligne de Dourdan-Etampes) . Ce parcours de 20 km sans grande difficulté comporte toutefois quelques grimpettes et des portions rendues glissantes.

quatuor de choc et de charme !
Ambiance sérieuse ….enfin au début !
la bûche en rando, toujours un petit exploit
Température de 3°c, décor transylvanien et loups affamés !

Il passe par la splendide Abbatiale de St Sulpice-de-Favières dont on découvre la grandeur en arrivant par les hauteurs . Une aire de pique-nique providentielle se trouve en dehors du bourg en quittant le GR1 sur une centaine de mètres. C’est l’endroit idéal pour dresser la table où chacun apporte boissons et victuailles. Presque, car l’anticyclone installé sur le nord de l’Europe génère ce jour-là un vent du nord glacial.

Toasts au foie gras tartinés avec amour par notre œnologue-marcheur « Chris BodiGestif » , bûche-maison sculptée par Geneviève diplômée Es-pâtisserie nomade, vins blanc et rouge, aux couleurs de GR évidemment , rien ne manqua au festin ponctué par la distribution de petits cadeaux et dégustation de pousse-cafés anti-gels dont une liqueur chilienne non identifiée ! Résultat, il fallut quelques kilomètres pour que le groupe reprenne une vitesse de croisière acceptable et ce afin d’atteindre la gare de St Chiron à temps, c’est à dire une minute avant qu’il rentre en gare ! Surement autre miracle de Noël !

Fontainebleau dans l’hiver tropical

Les randonneurs descendent du train à Bois-le-Roi, d’autres poursuivent jusqu’à l’arrêt en forêt ou vers Fontainebleau . Alors durant les cinq heures de marche, il me reste juste à contempler le décor d’un forêt endormie, métamorphosée .

La brume de décembre recouvre le domaine royal et persistera tout au long de la journée en lui donnant cet aspect tropical si cher. Le sol sablonneux absorbe l’excès de pluie, l’humus dissimule les racines scélérates, l’humidité des rocks a découragé les grimpeurs et les familles frileuses. Les GR1, GR11 E s’enfoncent ainsi dans cet univers végétal et minéral et se taillent parfois à la serpe à angles aigus en suivant les allées rectilignes.

Puis soudain, le relief reprend le pouvoir sur les sentiers Delecourt-Colinet balisés de bleu, le chemin devient tortueux, contournent les blocs ou y pénètrent pour torturer les grands gabarits. On s’y faufile , le sac à dos rape le calcaire . Des troncs brisés par les dernières tempêtes jonchent le sol, la mousse et les lichens ont repeint le décor de jaune et d’ocre. Les chênes dénudés étendent leurs ramures dans les grandes largeurs.

Du haut de la ligne de crête des Rochers d’Apremont, 20.000 ha et des millénaires d’érosion vous contemplent ! l’ONF semble avoir installer des bancs spécialement pour admirer le paysage en pique-niquant. Les marques rouges et blanches du GR s’égrainent sur le plateau rocheux couvert de pins, les blocs s’espacent. Le retour vers le Fontainebleau et sa gare d’Avon se fait par le Nord. Les jambes mises à l’épreuve par les 25 km et la succession de bosses se font douloureuses. Le soir tombe lentement et la ville toute proche s’illumine, je guette le bruit des trains comme une délivrance. Le quai vers Paris est bondé de voyageurs évadés de la ville, la forêt s’éloigne , je regrette déjà son silence.