Ne vous fiez pas aux apparences, les Yvelines cachent bien leur jeu en matière de randonnée. Je fus en effet totalement surpris par le charme de ce parcours de 25 km au départ de la gare de Coignières. (Prendre le train à la gare Montparnasse pour la rejoindre). L’arrivée dans cette banlieue des Yvelines n’a rien de vraiment engageant mais il suffit de franchir la N10 pour découvrir un tout autre décors en empruntant le GR11. Cet itinéraire remonte vers le nord au travers d’une forêt magnifiée par les couleurs de l’automne. Après le joli village de St Rémy-L’Honoré, cette randonnée traverse Tremblay-Sur-Mauldre et une partie de son golf.
Cette région des Yvelines alterne forêts, plaines et passent par de nombreux étangs.
La boucle se poursuit alors jusqu’à Les Mesnuls par une succession de chemins bordant des petits bois. En cette saison, les randonneurs cohabitent le dimanche avec les chasseurs. Les zones à éviter son clairement balisées, il suffit de bien rester sur son sentier. Le reste du parcours traverse en majorité de la plaine jusqu’à la gare Les Essarts-Le Roi. Cette randonnée ne présente pas de difficultés majeures si ce n’est ses 25 km et quelques dénivelés en sous-bois plutôt gentils. Dans son ensemble, les sentiers restent très praticables même par temps de pluie . Cette randonnée peu connue constitue une alternative intéressante à la Vallée de Chevreuse souvent très fréquentée le week-end.
une boucle de 25 km suivant les méandres de la Marnee GR11 suit en grande partie le fameux Aqueduc de Dhui qui alimente Paris par simple gravité.
Les vendanges sont terminées depuis juin mais les vignes ont gardé leur feuillage ou perce encore un raisin tardif faible en sucre qui hélas ne deviendra jamais du vin ! La Marne serpente entre ces coteaux vallonnés tirés à quatre épingles couverts d’une brume tenace. C’est à la gare de Nanteuil-Saacy que stoppe notre train en provenance de la Gare de L’Est à Paris et débute notre randonnée. Nous avons rendez-vous avec Stéphane, notre guide du jour pour une boucle de 25 km. Cet itinéraire suit en grande partie le GR11. Ce sentier de Grande Randonnée a été ici tracé sur l’aqueduc de la Dhui. Cet ouvrage du Pays de Meaux constitue l’une des alimentations en eau de Paris. Les eaux, captées dans la région de Château-Thierry, sont acheminées par simple gravité jusqu’au réservoir de Ménilmontant. Le circuit comprend 114 kilomètres d’aqueduc et 17 kilomètres de siphon. L’aqueduc est enterré sur la totalité de son parcours et de tels regards permettent de contrôler l’eau et les canalisations. Nous suivrons donc cet aqueduc sous nos pieds durant près de 14 km avant de franchir la Marne à Nogent l’Artaud. Une aire de pique-nique attend promeneurs et randonneurs en contre-bas d’un joli pont métallique. Une fois sur l’autre rive de la Marne, changement de décor. Le sentier escalade le vignoble jusqu’à son sommet. Nous revenons vers l’Ouest en suivant les chemins tracés entre les vignes. Du haut de ces collines, le randonneur jouit d’un panorama superbe sur toute cette vallée verdoyante ou se nichent de petits villages bordés de forêt. Le train s’y faufile comme un jouet miniature. Quelques rares rayons de soleil nous donnent un échantillon de la beauté de cette région viticole les jours d’été. Cette première moitié du parcours fut marquée par des passages un peu pentus et rendus très glissant par les dernières averses. En cette saison, les sentiers regorgent de petits trésors. Les connaisseurs ramasseront des champignons, les promeneurs ont oublié encore de nombreuses châtaignes et parfois des noix . Les pommiers nous tendent les bras. Quoi de plus délicieux que de faire sa cueillette de Royale Gala juteuses. Le retour par les vignobles est l’occasion de faire une halte-dégustation organisée par Stéphane . Le groupe fera donc une pause à Charly-sur-Marne chez le négociant-récolteur Jean Pierre Léguillette. Celui-ci nous expliquera avec passion son métier et les particularités des cépages de la région, notamment le fameux Pinot meunier. Cette dernière partie affiche environ les mêmes dénivelés, on retraverse ensuite la Marne pour reprendre le train ) Nanteuil-Saâcy. La fréquence des trains n’est pas fameuse, mieux vaut calculer si possible son heure de retour ou poireauter sur le quai , vu qu’il n’y a pas de bistrot à proximité.
Un peu de culture œnologique ?
Pinot meunier (cépage noir) : il est appelé meunier tout simplement et pinot meunier en Champagne, son véritable fief au point d’y occuper le tiers du vignoble soit près de 11 000 ha. Il est ainsi le deuxième cépage le plus planté derrière le pinot noir (38 %) et devant le chardonnay (28 %). Dans le seul département de la Marne, il couvre à lui seul 8410 ha soit 37 % des surfaces. A Charly-sur-Marne par exemple, il occupe 80% des 320 ha faisant de cette commune la capitale champenoise du pinot meunier. On pourrait croire que cette position presque dominante lui vaudrait une reconnaissance à la hauteur de ce qu’il apporte au Champagne. A voir ses minuscules grappes, compactes et à très petits grains à la peau épaisse et noire mais à chair incolore, nulle doute ! Il appartient bien (par mutation) à la famille des pinots dont l’instabilité est proverbiale. Il se distingue d’ailleurs du pinot noir par une villosité plus marquée et par ce fin duvet blanchâtre sur la face inférieure des jeunes feuilles (cotonneuses), à l’apparence de farine qui lui vaut son surnom de meunier (même nom évocateur en allemand avec müller).
une boucle de 23 km au départ de la gare de St Chéron (91)
Pas de doute, les parisiens sont de retour de vacances ! Les feuilles, les châtaignes se ramassent à la pelle et les groupes de randonnée enflent à vue d’œll sur les sentiers de notre belle région francilienne. Pour cette véritable rentrée, nous sommes donc 35 randonneurs de Sport et Nature à nous agglutiner sur le quai du RER C à la gare d’Austerlitz en direction de Saint-Chéron, une petite bourgade de l’Essonne (91) à 34 km au sud-ouest de Paris. Jérôme, notre guide du jour, nous a concocté une boucle de 23 km à partir de la gare, un parcours alliant des parties connues (histoire de lever le nez de la carte) et des portions totalement nouvelles. Nous sommes dans la Petite Beauce, la forêt de Sermaise, un paysage vallonné , un patchwork de plaines cultivées , de petits bois, de ruisseaux.
Quand l’appel du cèpe est le plus fort !
En ce dimanche matin, le brouillard recouvre la région de Saint-Chéron et les chasseurs sont déjà à l’œuvre. Ca canarde un peu de tous les côtés, de quoi nous stresser gentiment ! Sans plus . Cette randonnée très parisienne ne présente pas de difficultés majeurs. Les quelques dénivelés qui conduisent sur de petits plateaux n’ont rien de méchants . On notera toutefois aux passages très boueux en cas de pluie. Le balisage du GR11 est très clair. En cas de coup de pompe, on peut même reprendre le train à Sermaise en quittant ce GR.
Quelques gentilles bosses pour varier les efforts .Cette région agricoles abrite encore les vestiges de ses richesse passées.Une randonnée pour famille nombreuseLe balisage est tout frais !
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