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Rando-psycho n°3 : les 7 péchés capitaux du randonneur

Malgré des apparences trompeuses,  ce promeneur anodin presque banal cache bien son jeu. Il est affligé à sa façon d’un ou plusieurs des 7 péchés capitaux ! Aussi, en ce vingt-huitième jour avant Pâques,  chers frères et sœurs, passons en détail ce qui nous afflige tous et nous voue à la justice divine !

La Colère

A cartoon hiker man looking angry.

Nous avons tous eu l’occasion de voir le randonneur piquer une de ses crises, notamment dans un cas particulier : lorsqu’il rate son train de retour d’une sortie pour rentrer chez lui. Alors que des kilomètres de marche doivent normalement lui apporter la détente, que la fatigue des dénivelés importants sont censés le plonger dans une sorte de béatitude, que la nature accueillante a tout pour apaiser son âme de citadin stressé, il n’ en est rien. Le randonneur errant sur le quai de la gare déserte et asphyxié par une course désespérée vers son train qui s’éloigne entre dans un état  second. Le malheureux guide sera le premier à en prendre pour son grade, accusé d’un manque flagrant d’anticipation. Puis il peste contre le groupe entier, cette bande d’incapables ne comprenant pas que cette condamnation à une heure d’attente le prive de son émission de télé favorite, que sa femme va encore lui faire une  scène, énième épisode d’une vie de couple au bord de la rupture ! Et puis l’homme est en colère contre lui-même, se jugeant déjà si peu endurant, à son âge, au point de ne pas pouvoir sprinter quelques dizaines de mètres. Dans les cas extrêmes, il passe de la colère au renoncement :  » La rando, c’est fini, l’heure de la pétanque ou de la pêche à la ligne a sonné ! » Et d’ajouter : « Faudra pas qu’on me cherche sinon ça va barder ». On ne se refait pas.

L’Envie ou la Convoitise

Regardez ce randonneur, un mec en pleine santé dont la libido ne peut être entamée par les 2 000 km qu’il avale chaque année. Son épouse s’en étonne parfois, elle qui aimerait finir son WE  tranquille sans avoir à se plier au devoir conjugal dominical avec ce compagnon inépuisable. Quant au randonneur célibataire lâché en liberté, aussi vert que la nature au printemps, il a du mal à contenir ses pulsions…, ses envies. L’affluence féminine dans les groupes de rando (80%) lui donne le tournis, réveille la bête qui dort en lui et il ne cesse de scanner les randonneuses sous toutes les coutures.  Insoupçonnable mateur, il évalue, scanne, mesure de son œil lubrique les courbes de chacune et se laisse porter par ses fantasmes à la vue d’un fessier magnifique. Le randonneur souffre ainsi le martyr dans les montées derrière tant de rondeurs ou durant les pique-niques d’été lorsque la randonneuse débarrassée enfin de ses oripeaux synthétiques dévoile une poitrine généreuse insoupçonnée. Cette envie le pousse à dépasser les limites de l’audace et de convoiter même la marcheuse esseulée ce jour-là, mariée, concubine ou pacsée. Bien sûr il se hait, tente de se raisonner, regarde la nature s’épanouir en guise de diversion, puis renonce devant des jambes bronzées. Il est déjà foutu !

L’Orgueil

Il le savait, il n’aurait pas dû écouter les récits des aventures des uns et des autres, et surtout il n’aurait pas dû s’inscrire à ce trek dans l’Himalaya alors qu’il peine chaque semaine à boucler les 20 km dans la forêt sans relief de Ferrière ou Saint-Germain-en-Laye. Mais l’orgueil du  randonneur ne connaît pas de frontière et son appétit d’exploit le met souvent au pied d’un sommet sans doute bien trop haut pour lui. Pourtant ce matin-là, en descendant du train à Bourron-Marlotte au fin fond de la Seine-et-Marne, il  imaginait déjà raconter à ses congénères du club de marche « seniors et crapahute… » buvant ses paroles comment « il en avait ch… » pour vaincre trois cols d’affilée à plus de 4 000 m. Cette performance aurait à coup sûr embellit son image auprès de la gent féminine. Raté. Au lieu de cela aujourd’hui il devait se murer dans le silence gardant au plus profond de lui son pitoyable secret : un rapatriement le premier jour après sa chute sur l’escalator à l’aéroport de Katmandou ! Destin cruel mais providentiel. Il avait au moins échappé à l’Himalaya. Ouf !

 

 

 

 

La Gourmandise

Prenons le cas de cette randonneuse lourdement chargée. Son sac à dos n’a rien à envier à celui d’une trekkeuse partant trois semaines camper au Cap Nord en autonomie totale. Et pourquoi ? Il contient suffisamment de nourriture pour résister plusieurs jours à une prise d’otage. Son contenu de friandises en tous genres à de quoi vaincre les crises d’hypoglycémie d’un bataillon de chasseurs alpins à l’exercice. Et oui, c’est une gourmande, elle ne s’en cache pas. Et comment le pourrait-t-elle lorsque chacune des coutures de son short crie pitié ?! La randonneuse gourmande ne se contente pas de ses propres réserves. A l ‘heure du pique-nique, comptez sur elle pour trouver une place stratégique au milieu du groupe, histoire de ne rien rater de la ronde des desserts gentiment préparés par les autres. On ne la verra jamais refuser une portion de cake, même mal cuit, ni faire passer une assiette sans prélever son dû et d’en reprendre même au retour ! Enfin, au fil des tours de plats, une fois rassasiée la gourmande cumule, thésaurise, stocke… pour le voyage du retour !

La Luxure

A l’origine, la Luxure désigne l’expression d’un désir désordonné, d’une jouissance déréglée. Il s’agit de la recherche sans retenue des plaisirs de l’amour physique, des plaisirs sensuels. Une sorte de débauche. On distingue trois sortes de péchés en chair : le blasphème (juron), l’intempérance (l’excès) et la luxure. D’après Dante, la luxure fait partie du deuxième cercle de l’Enfer ! A première vue, le randonneur lambda suant sur les sentiers boueux un matin d’hiver ne présente pas de signe apparent de luxure.  Cependant au fil des kilomètres  ou après un pique-nique particulièrement arrosé, il peut se livrer à certaines confessions voire montrer quelques photos très intimes. La découverte de ce randonneur dans le plus simple appareil en train de butiner cette randonneuse que vous trouviez si sage voire coincée a de quoi provoquer  soit l’indignation soit déclencher des phantasmes inavoués. Nous ne remercierons jamais assez le randonneur « luxurant » qui apporte une touche érotique si rare dans le monde de la rando si peu sexy !

 

 

 

 

L’Avarice

Vous et moi croisons souvent ce randonneur ou cette randonneuse équipé comme l’as de pic depuis des années malgré une situation financière satisfaisante. Son sac à dos raccommodé de toutes parts remonte probablement aux premières ascensions alpines, et son dernier shopping de fringues dans un magasin de sport correspond sûrement à l’ouverture du premier Trigano !  Derrière un côté vintage sympathique se cache en fait le vrai radin. On ne le voit jamais prendre un verre à la fin de la randonnée et encore moins payer sa tournée. Si par miracle  il se fait piéger à s’assoir à une table, il s’arrange toujours pour ne plus avoir de monnaie. Depuis vingt ans il n’a jamais cassé son PEL plein à craquer pour se payer un trek organisé à l’étranger. La caricature semble grossière mais c’est bien une réalité. Prenons par exemple les chemins de Compostelle. Bien des pèlerins finissent pas devenir radins à force de rechercher les gîtes les moins chers et ne viser que les  menus de pèlerin bon marché, même les plus infâmes !

La Paresse

Pénétrons discrètement chez ce randonneur qui peine à émerger après la quatrième sonnerie de son réveil. Dans un semi comas il repense  à son rendez-vous à la gare avec le groupe. Il se lève avec mille efforts, constate que le temps est à la pluie et se recouche. Accablé de culpabilité, il se relève tout de même pour se préparer son déjeuner et constate qu’il n’ a plus de pain… trop flemmard  pour en acheter hier soir. Il ouvre le congélateur pour en tirer une baguette surgelée, puis le referme. A quoi bon, se dit-il, le temps est pourri, en se massant soudain  une cheville étrangement endolorie. Après un diagnostique express il conclut à un début probable d’entorse. Pas le moment d’aggraver le mal, faut être raisonnable et savoir renoncer ! Pourtant, il a fini par rejoindre ses congénères sur cette randonnée, rien de bien méchant, juste une vingtaine de kilomètres. Personne n’a vraiment compris pourquoi il a quitté la rando pour rejoindre une gare à mi-parcours. C’est la quatrième fois depuis le début de l’année… une fatigue tenace sans doute ?!

(Remerciements à tous les talentueux dessinateurs) et chouba.fr

 

RANDO-PSYCHO : Pourquoi veulent-ils randonner en groupe ?

Jamais il n’y a eu autant de clubs et associations proposant des sorties en randonnée pédestre. On croise désormais en forêt des équipées de toutes tailles, rapides ou lentes, mixtes, rassemblant des marcheurs de même confession religieuse voire d’orientation sexuelle. Ils présentent néanmoins un point commun, celui d’avoir choisi délibérément de marcher ensemble. Quelles sont leurs motivations ? Quelles contraintes et avantages procure le groupe en marche ? Éléments de réponse.

En apparence, il semble facile de randonner seul, en couple ou avec quelques amis. Le regroupement autour d’une activité comme la randonnée s’appuie sur plusieurs piliers spécifiques. Hormis l’aspect purement social où prédomine l’instinct grégaire et la recherche de convivialité autour d’une passion commune, le regroupement de randonneurs est dû à une quête de sécurité ou de détente. L’immersion en pleine nature sur des itinéraires peu ou pas connus suscite bien souvent le stress de se perdre. Ce qui en IDF se solde uniquement par quelques heures d’errance jusqu’à une prochaine ville ! Cette crainte légitime est due pour beaucoup au manque de connaissances ou au manque d’intérêt des marcheurs à lire une carte ou à utiliser un GPS. Par ailleurs ces associations accueillent une large majorité de femmes, de l’ordre de 60 à 80%, notamment en IDF le plus souvent célibataires. (2,4 millions de personnes vivent seules ou en famille monoparentales, dont 80% de femmes). L’association de randonnée leur offre une activité « accompagnée » dans un environnement potentiellement anxiogène pour une femme seule.

Comme dans d’autres activités sportives plus ou moins engagées, le groupe rassure même si la randonnée pédestre présente peu de dangers d’ordre physique. Les chutes sont rares, la marche sollicite peu le système cardiaque, excepté lors de parcours incluant de forts dénivelés. Le vrai risque concerne la déshydratation ou l’insolation par négligence, ou bien le froid pour les randonneurs insuffisamment équipés en montagne. L’orage et plus spécialement la foudre constituent de véritables dangers, ainsi que les avalanches. Toutefois l’idée d‘être victime d’un accident isolé, même minime, au milieu de nulle part constitue un réel blocage à la randonnée en solo. Le téléphone portable retrouve ici une place prépondérante à titre de moyen d’alerte mais toujours avec l’angoisse plus ou moins fondée de l’absence de réseau.

Entre quête de sécurité, laisser-aller et instinct grégaire

Ainsi la randonnée en groupe libère le marcheur de ses craintes primaires en lui apportant la sécurité physique (sans la peur d’accident isolé, de mauvaise rencontre) et estompe le stress de l’égarement. Le groupe étant mené par un guide, le marcheur « encadré », affranchi de la carte et bien souvent de la logistique du transport profite pleinement des plaisirs de la rando. J’ai pu vérifier à maintes reprises le désintéressement du randonneur en groupe vis à vis de sa position géographique et sa direction.

Les questions récurrentes sont d’ordre fonctionnel et paradoxalement individuel par rapport à la forme physique, voire à des contraintes horaires : combien de kilomètres a-t-on fait ? A quelle heure le déjeuner est-il prévu? Combien de kilomètres encore à parcourir et quand pensez-vous arriver à la gare du retour ? Dans ce contexte, le guide peut se retrouver sous la pression du groupe à la moindre erreur de parcours susceptible de modifier l‘horaire prévu pour le départ.

Le programme annoncé de la randonnée s’avère ici important. Chaque individu qui intègre un groupe en connaissance de cause engage sa responsabilité à suivre le rythme sur une distance déterminée. Sa défaillance peut engendrer diverses réactions : soit de la compassion voire de la solidarité de la part du groupe, soit une critique négative, jusqu’au rejet. Le randonneur en difficulté ou en souffrance interfère avec les performances collectives et l’objectif du jour. Lors d’une récente randonnée, un guide s’est plaint de la lenteur d’un randonneur, l’accusant de ne pas « rentrer dans le moule » du programme défini. Cette remarque très dure illustre à la fois la problématique de l’homogénéité du groupe et celle de la manifestation de l’autorité dans une activité de loisir ou, paradoxalement, personne n’est soumis ni à un résultat ou à une performance. Dans un groupe de petite taille (4-5 personnes, copains ou famille) le leader calera souvent son avancée sur la personne la plus lente ou victime d’une défaillance physique. La dimension amicale ou affective génère ici davantage de tolérance. En revanche dans un groupe de taille importante (de 20 à 40 personnes), l’individu peu performant est moins bien toléré puisqu’il s’est moralement engagé à suivre. Toute surestimation physique met en péril l’homogénéité du groupe. Au pire, le guide peut alors décider de l’exclure de la randonnée en lui trouvant une solution de retour anticipé, laissant de côté toute compassion pour remplir son propre « contrat » avec la communauté. Cette décision extrême recueille en général l’approbation du groupe. Un ou deux membres peuvent alors faire preuve de solidarité (ou d’opportunisme !) en raccompagnant l’exclu jusqu’à une gare. Quant à l’auto-exclusion, donc abandon volontaire de la randonnée, elle reste une décision délicate. D’abord pour une question d’amour propre, d’échec, même si elle relève du bon sens si l’intégrité physique est en jeu. Puis intervient souvent un certain sentiment de culpabilité comme « élément perturbateur » . Si désagréable soit il, cet « incident de parcours » a le mérite de recaler le marcheur dans un programme moins ambitieux, plus réaliste. Avant de réintégrer un groupe sur un parcours de 25 km avec du dénivelé, le marcheur sera plus objectif et aura gagné en expérience.

Prisonnier volontaire d’un groupe

L’autre besoin de randonner en groupe s’appuie sur une composante psychologique moins évidente. La longueur des parcours, la fatigue, une météo défavorable… autant de paramètres qui jouent sur le mental du marcheur. Le groupe joue son rôle de moteur notamment en favorisant un « dialogue de proximité de diversion ». Le marcheur l’utilise pour « oublier »  sa fatigue voire la monotonie du chemin, au même titre que les joggers en solo utilisent de plus en plus le lecteur de musique. Le groupe l’entraîne, lui impose son rythme, il en est le prisonnier volontaire mais il y puise l’énergie nécessaire pour avancer.

Le marcheur redoute l’isolement ou la solitude dans le groupe car, souvent, elle rime avec l’ennui qu’il fuit. En regardant de près un groupe de 40 personnes en rando, on constate qu’il se scinde en plusieurs sous-groupes. Les marcheurs les plus rapides sont évidemment en tête. Le sous-groupe « peloton » central reste très compact et les individus marchent quasiment dans les pas de ceux qui les précèdent. Les marcheurs avec bâtons sont généralement critiqués pour le danger qu’ils peuvent créer. Alors qu’il est facile de conserver un mètre de distance ! En file indienne le marcheur n’a ainsi qu’un champ de vision relativement réduit en face de lui. Il reste concentré sur le sentier, les conversations accaparent une grande part de son attention et brident son potentiel d’observation de l’environnement. Le marcheur solitaire suit sa carte, décrypte le paysage sur 360° et l’intègre. Pour être objectif, cette attention extrême lui le prive parfois du relâchement et de la rêverie, bref du plaisir de se laisser guider sans réfléchir.

Sans vouloir être désobligeant, on rentre ici dans « l’effet troupeau ». Car étonnamment les randonneurs se doublent peu mais subissent souvent le rythme. Toutefois, il n’est pas rare que des marcheurs s’isolent momentanément par deux ou trois soit parce qu’ils ont décroché, pris dans leur discussion, soit volontairement. Ils forment alors le sous-groupe de queue. L’étalement excessif d’un groupe de randonneurs peut poser quelques problèmes de cohésion et de sécurité. Certains attardés perdent de vue le groupe lors d’une bifurcation. Fait anecdotique sans conséquence, si ce n’est un peu de retard pour regrouper tout le monde. Or les retardataires forcent le groupe à les attendre, ils créent ainsi parfois un peu de mauvaise humeur. Plus fâcheux, ceux-ci disposent de moins de temps de récupération et accumulent plus de fatigue en fin de randonnée. La douleur, la frustration, le regard négatif de certains provoquent le doute et des remises en cause de l’activité. Heureusement la randonnée en groupe montre le plus souvent un visage très convivial, celui du partage de pique-niques copieux et arrosés, d’une communication débridée entre marcheurs contents de se revoir après de longues absences. C’est pour beaucoup de gens isolés l’occasion de se socialiser et de dépasser leurs limites, entraînés par le groupe, et de pouvoir ainsi progresser. Certains franchiront la frontière ; ils pourront diriger les autres en leur faisant découvrir de nouveaux itinéraires dans leur région.

Randonneur et zappeur

Enfin, la multiplication des randonnées au sein d’un même groupe se solde peut créer chez le marcheur un sentiment de monotonie et de routine. Les randonneurs quittent alors l’association ou le club habituel pour rejoindre un autre groupe, un autre club afin de rencontrer d’autres personnes ou découvrir d’autres itinéraires. Toutefois, la plupart recherche une structure de même nature : même taille du groupe, même longueur de parcours, même zone géographique ! Cette rencontre avec des personnalités nouvelles crée souvent un regain d’intérêt éphémère. L’effet zapping existe aussi en randonnée.

Ainsi des marcheurs peuvent s’orienter vers des « groupes de randonnée ponctuels ». Je citerai le cas de l’association OVS (On Va Sortir). Cette grosse structure, notamment en région parisienne, propose de nombreuses sorties en journée ou en séjour de rando sur son site internet. Il y en a pour tous les profils. Son fonctionnement facile basé sur une simple inscription en ligne attire un nombre important d’adhérents. Les groupes de randonnée (et autres activités) se forment et se défont au rythme d’un turn over permanent. Si cette randonnée « en libre service » s’avère pratique et souple , et favorise les rencontres amicales ou « sentimentales », en revanche bon nombre de randonneurs regrettent rapidement le lien tissé dans une structure régulière sur le long terme. Les randonneurs se croisent, certains sans jamais se revoir.

 

 

Conclusion

La randonnée en groupe n’a rien d’un sport collectif. C’est avant tout un rassemblement d’individualités plus ou moins solidaire union par l’intérêt de la marche ou chacun vient chercher convivialité, de la facilité logistique et sécurité. Des liens s’y tissent et s’y détissent tant au fil du temps, des amitiés y naissent et dépassent les frontières du groupe. Les défauts homogénéité dues aux différences de niveau y créent parfois des tensions, des rejets, de l’auto-exclusion, voire des renoncements à l’ activité. L’instinct grégaire, la recherche de dialogue accentue la compacité du groupe en marche,

 

Prochain sujet : De quoi parle-t-on en randonnant en groupe ? Thérapie ou prise de tête ?