Archives du mot-clé randonner en IDF

RANDO-PSYCHO : Pourquoi veulent-ils randonner en groupe ?

Jamais il n’y a eu autant de clubs et associations proposant des sorties en randonnée pédestre. On croise désormais en forêt des équipées de toutes tailles, rapides ou lentes, mixtes, rassemblant des marcheurs de même confession religieuse voire d’orientation sexuelle. Ils présentent néanmoins un point commun, celui d’avoir choisi délibérément de marcher ensemble. Quelles sont leurs motivations ? Quelles contraintes et avantages procure le groupe en marche ? Éléments de réponse.

En apparence, il semble facile de randonner seul, en couple ou avec quelques amis. Le regroupement autour d’une activité comme la randonnée s’appuie sur plusieurs piliers spécifiques. Hormis l’aspect purement social où prédomine l’instinct grégaire et la recherche de convivialité autour d’une passion commune, le regroupement de randonneurs est dû à une quête de sécurité ou de détente. L’immersion en pleine nature sur des itinéraires peu ou pas connus suscite bien souvent le stress de se perdre. Ce qui en IDF se solde uniquement par quelques heures d’errance jusqu’à une prochaine ville ! Cette crainte légitime est due pour beaucoup au manque de connaissances ou au manque d’intérêt des marcheurs à lire une carte ou à utiliser un GPS. Par ailleurs ces associations accueillent une large majorité de femmes, de l’ordre de 60 à 80%, notamment en IDF le plus souvent célibataires. (2,4 millions de personnes vivent seules ou en famille monoparentales, dont 80% de femmes). L’association de randonnée leur offre une activité « accompagnée » dans un environnement potentiellement anxiogène pour une femme seule.

Comme dans d’autres activités sportives plus ou moins engagées, le groupe rassure même si la randonnée pédestre présente peu de dangers d’ordre physique. Les chutes sont rares, la marche sollicite peu le système cardiaque, excepté lors de parcours incluant de forts dénivelés. Le vrai risque concerne la déshydratation ou l’insolation par négligence, ou bien le froid pour les randonneurs insuffisamment équipés en montagne. L’orage et plus spécialement la foudre constituent de véritables dangers, ainsi que les avalanches. Toutefois l’idée d‘être victime d’un accident isolé, même minime, au milieu de nulle part constitue un réel blocage à la randonnée en solo. Le téléphone portable retrouve ici une place prépondérante à titre de moyen d’alerte mais toujours avec l’angoisse plus ou moins fondée de l’absence de réseau.

Entre quête de sécurité, laisser-aller et instinct grégaire

Ainsi la randonnée en groupe libère le marcheur de ses craintes primaires en lui apportant la sécurité physique (sans la peur d’accident isolé, de mauvaise rencontre) et estompe le stress de l’égarement. Le groupe étant mené par un guide, le marcheur « encadré », affranchi de la carte et bien souvent de la logistique du transport profite pleinement des plaisirs de la rando. J’ai pu vérifier à maintes reprises le désintéressement du randonneur en groupe vis à vis de sa position géographique et sa direction.

Les questions récurrentes sont d’ordre fonctionnel et paradoxalement individuel par rapport à la forme physique, voire à des contraintes horaires : combien de kilomètres a-t-on fait ? A quelle heure le déjeuner est-il prévu? Combien de kilomètres encore à parcourir et quand pensez-vous arriver à la gare du retour ? Dans ce contexte, le guide peut se retrouver sous la pression du groupe à la moindre erreur de parcours susceptible de modifier l‘horaire prévu pour le départ.

Le programme annoncé de la randonnée s’avère ici important. Chaque individu qui intègre un groupe en connaissance de cause engage sa responsabilité à suivre le rythme sur une distance déterminée. Sa défaillance peut engendrer diverses réactions : soit de la compassion voire de la solidarité de la part du groupe, soit une critique négative, jusqu’au rejet. Le randonneur en difficulté ou en souffrance interfère avec les performances collectives et l’objectif du jour. Lors d’une récente randonnée, un guide s’est plaint de la lenteur d’un randonneur, l’accusant de ne pas « rentrer dans le moule » du programme défini. Cette remarque très dure illustre à la fois la problématique de l’homogénéité du groupe et celle de la manifestation de l’autorité dans une activité de loisir ou, paradoxalement, personne n’est soumis ni à un résultat ou à une performance. Dans un groupe de petite taille (4-5 personnes, copains ou famille) le leader calera souvent son avancée sur la personne la plus lente ou victime d’une défaillance physique. La dimension amicale ou affective génère ici davantage de tolérance. En revanche dans un groupe de taille importante (de 20 à 40 personnes), l’individu peu performant est moins bien toléré puisqu’il s’est moralement engagé à suivre. Toute surestimation physique met en péril l’homogénéité du groupe. Au pire, le guide peut alors décider de l’exclure de la randonnée en lui trouvant une solution de retour anticipé, laissant de côté toute compassion pour remplir son propre « contrat » avec la communauté. Cette décision extrême recueille en général l’approbation du groupe. Un ou deux membres peuvent alors faire preuve de solidarité (ou d’opportunisme !) en raccompagnant l’exclu jusqu’à une gare. Quant à l’auto-exclusion, donc abandon volontaire de la randonnée, elle reste une décision délicate. D’abord pour une question d’amour propre, d’échec, même si elle relève du bon sens si l’intégrité physique est en jeu. Puis intervient souvent un certain sentiment de culpabilité comme « élément perturbateur » . Si désagréable soit il, cet « incident de parcours » a le mérite de recaler le marcheur dans un programme moins ambitieux, plus réaliste. Avant de réintégrer un groupe sur un parcours de 25 km avec du dénivelé, le marcheur sera plus objectif et aura gagné en expérience.

Prisonnier volontaire d’un groupe

L’autre besoin de randonner en groupe s’appuie sur une composante psychologique moins évidente. La longueur des parcours, la fatigue, une météo défavorable… autant de paramètres qui jouent sur le mental du marcheur. Le groupe joue son rôle de moteur notamment en favorisant un « dialogue de proximité de diversion ». Le marcheur l’utilise pour « oublier »  sa fatigue voire la monotonie du chemin, au même titre que les joggers en solo utilisent de plus en plus le lecteur de musique. Le groupe l’entraîne, lui impose son rythme, il en est le prisonnier volontaire mais il y puise l’énergie nécessaire pour avancer.

Le marcheur redoute l’isolement ou la solitude dans le groupe car, souvent, elle rime avec l’ennui qu’il fuit. En regardant de près un groupe de 40 personnes en rando, on constate qu’il se scinde en plusieurs sous-groupes. Les marcheurs les plus rapides sont évidemment en tête. Le sous-groupe « peloton » central reste très compact et les individus marchent quasiment dans les pas de ceux qui les précèdent. Les marcheurs avec bâtons sont généralement critiqués pour le danger qu’ils peuvent créer. Alors qu’il est facile de conserver un mètre de distance ! En file indienne le marcheur n’a ainsi qu’un champ de vision relativement réduit en face de lui. Il reste concentré sur le sentier, les conversations accaparent une grande part de son attention et brident son potentiel d’observation de l’environnement. Le marcheur solitaire suit sa carte, décrypte le paysage sur 360° et l’intègre. Pour être objectif, cette attention extrême lui le prive parfois du relâchement et de la rêverie, bref du plaisir de se laisser guider sans réfléchir.

Sans vouloir être désobligeant, on rentre ici dans « l’effet troupeau ». Car étonnamment les randonneurs se doublent peu mais subissent souvent le rythme. Toutefois, il n’est pas rare que des marcheurs s’isolent momentanément par deux ou trois soit parce qu’ils ont décroché, pris dans leur discussion, soit volontairement. Ils forment alors le sous-groupe de queue. L’étalement excessif d’un groupe de randonneurs peut poser quelques problèmes de cohésion et de sécurité. Certains attardés perdent de vue le groupe lors d’une bifurcation. Fait anecdotique sans conséquence, si ce n’est un peu de retard pour regrouper tout le monde. Or les retardataires forcent le groupe à les attendre, ils créent ainsi parfois un peu de mauvaise humeur. Plus fâcheux, ceux-ci disposent de moins de temps de récupération et accumulent plus de fatigue en fin de randonnée. La douleur, la frustration, le regard négatif de certains provoquent le doute et des remises en cause de l’activité. Heureusement la randonnée en groupe montre le plus souvent un visage très convivial, celui du partage de pique-niques copieux et arrosés, d’une communication débridée entre marcheurs contents de se revoir après de longues absences. C’est pour beaucoup de gens isolés l’occasion de se socialiser et de dépasser leurs limites, entraînés par le groupe, et de pouvoir ainsi progresser. Certains franchiront la frontière ; ils pourront diriger les autres en leur faisant découvrir de nouveaux itinéraires dans leur région.

Randonneur et zappeur

Enfin, la multiplication des randonnées au sein d’un même groupe se solde peut créer chez le marcheur un sentiment de monotonie et de routine. Les randonneurs quittent alors l’association ou le club habituel pour rejoindre un autre groupe, un autre club afin de rencontrer d’autres personnes ou découvrir d’autres itinéraires. Toutefois, la plupart recherche une structure de même nature : même taille du groupe, même longueur de parcours, même zone géographique ! Cette rencontre avec des personnalités nouvelles crée souvent un regain d’intérêt éphémère. L’effet zapping existe aussi en randonnée.

Ainsi des marcheurs peuvent s’orienter vers des « groupes de randonnée ponctuels ». Je citerai le cas de l’association OVS (On Va Sortir). Cette grosse structure, notamment en région parisienne, propose de nombreuses sorties en journée ou en séjour de rando sur son site internet. Il y en a pour tous les profils. Son fonctionnement facile basé sur une simple inscription en ligne attire un nombre important d’adhérents. Les groupes de randonnée (et autres activités) se forment et se défont au rythme d’un turn over permanent. Si cette randonnée « en libre service » s’avère pratique et souple , et favorise les rencontres amicales ou « sentimentales », en revanche bon nombre de randonneurs regrettent rapidement le lien tissé dans une structure régulière sur le long terme. Les randonneurs se croisent, certains sans jamais se revoir.

 

 

Conclusion

La randonnée en groupe n’a rien d’un sport collectif. C’est avant tout un rassemblement d’individualités plus ou moins solidaire union par l’intérêt de la marche ou chacun vient chercher convivialité, de la facilité logistique et sécurité. Des liens s’y tissent et s’y détissent tant au fil du temps, des amitiés y naissent et dépassent les frontières du groupe. Les défauts homogénéité dues aux différences de niveau y créent parfois des tensions, des rejets, de l’auto-exclusion, voire des renoncements à l’ activité. L’instinct grégaire, la recherche de dialogue accentue la compacité du groupe en marche,

 

Prochain sujet : De quoi parle-t-on en randonnant en groupe ? Thérapie ou prise de tête ?

 

 

Claude-François Denecourt , le pionnier de la randonnée pédestre (1788-1875)

Comment un vétéran des armées napoléoniennes va consacrer quarante ans de sa vie à  faire de la forêt de Fontainebleau un formidable univers de randonnée, les 150 km des fameux sentiers bleus.

carte-sentiers-denecourt-colinet
une cartographie exemplaire
claude_franc%cc%a7ois_denecourt
Denecourt un militaire rigoureux et imaginatif
panneau-sentier
les fameux sentiers Denecourt-Colinet de Fontainebleau

Amoureux de la Seine et Marne, je vous ai souvent entraîné en randonnée dans ce département notamment sur les sentiers de la forêt de Fontainebleau. Les parcours s’y déclinent à l’infini dans une nature riche, luxuriante et dont les blocs de grès font le bonheur des passionnés d’escalade. Cet engouement pour ce domaine forestier de 25.000 ha situé au sud de Paris, ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Bien avant moi et bien avant que les sportifs et les familles en fassent leur terrain de jeu et y prennent une bouffée d’oxygène dominicale, un homme avait déjà succombé à ses richesses : Claude-François Denecourt. Ce vétéran des Armées Napoléoniennes, alors sergent, est nommé concierge dans une caserne de Fontainebleau en 1832. Ses idées « républicaines » peu appréciées dans la hiérarchie militaire de l’époque lui valent d’être révoqué. Seulement âgé de 44 ans, l’ancien soldat ne cesse de s’émerveiller devant la forêt. Dès lors il va lui consacrer tout son temps , son énergie et une grande partie de ses économies pour assurer sa promotion auprès des « excursionnistes » . Denecourt n’a pas reçu une solide éducation. Il ne saura lire qu’à 20 ans grâce à l’aide providentielle d’un instituteur. Et pourtant il va publier rapidement son premier guide et ce à l’occasion d’une manœuvre militaire organisée en 1839. Il va en effet concevoir un petit

guide-denecourt
Des guides remis à jour durant des décennies

fascicule documenté de cartes afin de guider les troupes dans ce dédale alors peu accessible. De 1839 à 1848, Denecourt ne cesse de perfectionner ses ouvrages lors des publications successives. Dès 1842, Denecourt n’est plus qu’un simple guide accompagnant les marcheurs, il commence à tracer lui-même des sentiers de promenade avec l’ aide des carriers et autres tailleurs de pavés. A sa mort, on compte près de 150 km de sentiers fléchés en bleu afin que les promeneurs s’y repèrent facilement. Denecourt poussent encore plus loin son travail en aménageant des grottes et des fontaines ou encore en faisant construire une tour d’observation , la fameuse Tour Denecourt inaugurée en 1853 par l’Empereur Napoléon III. Dans sa quête de perfection, il baptise les lieux les plus remarquables. Près de 600 arbres et 700 rochers sont ainsi répertoriés avec des noms tirés de la mythologie ou de la littérature ou alors carrément inventés selon la typologie des sites. Sa notoriété s’accroit, bientôt les plus grands écrivains comme Victor Hugo, Lamartine, Alfred de Musset ou encore Georges Sand lui rendent hommage suite à un recueil de textes où Théophile Gautier le surnomme le « Sylvain de la forêt » , en référence à ces divinités romaines des Bois et des champs. Charles Colinet, l’autre « Sylvain » reprend le travail de Denecourt à sa mort et le poursuivra jusqu’en 1905. Les premiers chemins de randonnée balisés venaient de voir le jour. La description de ces itinéraires centenaires est parfaitement documenté sur le site de l’AFF (Amis De la Forêt de Fontainebleau) :http://www.tl2b.com/2000/01/connaissez-vous-les-sentiers-bleus.html

A consulter également la source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Fran%C3%A7ois_Denecourt

Une randonnée de 22 km à Fontainebleau passant par deux des sentiers Denecourt-Colinet. Prenez le temps de découvrir les fontaines cachées dans le feuillage, les grottes et toutes les traces commémorant le travail de cet infatigable Sylvain.

Cet itinéraire débute par l’arrêt SNCF en forêt juste avant la gare de Fontainebleau-Avon, notre point de retour vers Paris Gare de Lyon. Téléchargez la trace .gpx en cliquant ICI

trace-fontain-12217profil-rando fiche-vu-rando

rando-denecourt-gorge-1 table-du-roi pic-nic-grotte

Héricy ou ailleurs, vive la rando en Seine et Marne !

trace-iphone
Joli parcours proposé par Geneviève , 22 km de sentiers et paysages très variés.
barque-seine
La Seine, sur les quais de Tomery

Il y a des matins d’automne où le soleil éclatant vous tire du lit un randonneur même terrassé par un rhume. Le temps de faire mon sac sans oublier la pile de Kleenex et une dose d’Aspirine, je rejoins mes camarades de Sport et Nature à la Gare de Lyon. Nous ne sommes pas les premiers ni les plus courageux . D’autres clubs encombrent déjà les quais des trains en partance pour Fontainebleau et tout le sud de la Seine et Marne. Rien d’étonnant, avec 12 millions d’habitants l’ Ile-de-France affiche la plus forte concentrations de randonneurs au kilomètre carré. Au menu de la journée , un recette concoctée par Geneviève, soit 22 km entre les gares d’Héricy et Veneux-Les-Sablons, de quoi éviter astucieusement la foule sur les sentiers. Notre guide fait partie des routardes que je classerais dans la catégorie des « cumulardes  de mandat » . Elle guide en effet des randonnées pour une autre asso : les Amis de la Nature. De cette structure vient aussi André, un « cumulard d’assos » un randonneur acharné, négociant en pinard, vintage qui marche depuis trente ans. Aujourd’hui le retraité s’offre trois sorties par semaine avec quatre associations différentes , dont l’inévitable RIF ! Sport et Nature fait donc partie d’une nébuleuse de clubs, asso privées , rattachés ou non à la FFRP. Les randonneurs-zappeurs vont ainsi de l’un à l’autre au gré des rencontres, de leur état d’âme … Notre camarade Michel fait ainsi régulièrement référence à ses anciennes amours du CIHM, une autre machine à loisirs populaires. Et comme celle de Geneviève, sa banque d’itinéraires est une vraie mine d’or dont profite désormais Sport et Nature. Quant à Robert dit « Bob » , notre président navigue allègrement avec OVS (On Va Sortir), le site géant à tout faire pour partager tout et n’importe quoi en tant que célibataire. Brefs, des hommes et des femmes d’expérience qui conjuguent passion et intérêts personnels , des responsabilités à géométrie variable ! Au fil des kilomètres, je découvre et suis le  parcours de Geneviève sur l’app Iphigénie. Je constate qu’il descend plein sud par le GR32 jusqu’à Champagne-sur Seine en suivant la courbe du fleuve. le chemin tortueux surplombe le coteau et s’enfonce dans des sous-bois superbes. On changera de rive à Tomery, une joli bourg d’une grande  tranquillité  et dont la vigne constitue le patrimoine historique. cabanonGeneviève nous installe pour la pause déjeuner au bord d’un « long sillon » , contruction typique de cette culture viticole locale. Trois tables avec bancs sous le soleil , que rêver de mieux ?! Comme d’habitude, c ‘est la ronde des desserts mais cette fois ci pas question de faire la sieste. Après un nouveau passage le long de la Seine, la guide nous entraîne sur les sentiers familiers de la Forêt de Fontainebleau. Des groupes de randonneurs squattent les aires de pique-niques, des connaisseurs . Après un court passage par le fameux TMF Tour du Massif de Fontainebleau) , direction Veneux par le GR1 . Les plus speed d’entre nous décident de prendre le train de 16h50 et forcent le pas . Alexandre, la tête dans les nuages décolle avec un autre groupe ! Pas grave c’est tout droit . Nous le rattrapons au bout d’un kilomètre, il est crevé le garçon mais serre les dents. Il faut dire que le rythme n’ a pas molli depuis le départ sans être pour autant épuisant . Les petits futés n’ont finalement pas eu leur train , nous les rejoignons à la gare. Exercice de strech collectif sur les rambardes SNCF , partage du restant de desserts histoire d’oublier les bonnes colories brûlées. Le train venant de Montereau ou Montargis (?) est plein comme un oeuf, la gare de Lyon a des airs de retour de vacances d’été tant la foule est dense. Mais nous sommes bien en automne, une saison splendide pour découvrir les itinéraires inédits de cette Seine et Marne décidément passionnante .

Un grand merci à Geneviève et Frère Eric, toujours efficace dans son rôle de collecteur d’impôt sur rando !

Richard Kirsch

Téléchargez la trace de cette rando en fichier .Gpx  ICI

Retrouvez toutes randos également sur le blog de Sport et Nature : sport-et-nature.org

 

picnic-tablesvignestenelle-penichetrompe-loeil-vangh

 

Je l’appelle Carnelle parce que .. (randonnée itinéraire bis)

trace Carmelle bis
un parcours de 22 km en pleine forêt

Les plus anciens apprécieront l’allusion hilarante à la chanson d’Antoine. Blague à part,  une sortie dans la forêt de Carnelle au printemps reste une vraie douceur. A l’occasion du 1er mai, Stéphanie nous avait concocté un parcours de 22 km totale nature. Nous étions une bonne trentaine de marcheurs au départ de la Gare du Nord en direction de Pessin-Beaumont dans l’Oise pour un départ à Presles. (40 mn de train, 11,60 € aller-retour ou Pass Navigo). La forêt de Carnelle reste une des grandes classiques du randonneurs et des VTT parisiens. allée grand arbre bisOn peut combiner les itinéraires en se baladant dans la forêt de l’Isle-Adam toute proche. Celui de notre guide du jour se faisant dans un sens anti-horaire pour varier les plaisirs avec un pique-nique prévu à l’Etang Bleu dont la couleur ..verte n’aura échappé à personne !  Le domaine étant assez petit , il a fallu donc faire une ou plusieurs boucles pour atteindre la vingtaine de kilomètres programmés. Et comme dirait Laurence , administrative du jour :  » Cela permet de bronzer sur toutes les faces ! » . Le déjeuner sur la rive de l’étang étant tellement agréable sous le soleil et une légère brise que le groupe s’est un peu éternisé, histoire de faire une sieste réparatrice digne de ce nom. fleurs sous boisCôté technique, la randonnée ne présente pas de difficultés majeures. Cela dit l’enchaînement des bosses a permis d’accumuler 469 m de dénivelé positif et presque autant en descente.  Toutefois les gros engins d’entretien de l’ONF ont creusé des ornières très profondes sur certains sentiers cet hiver, rendant certains passages peu agréables. Sans plus.   Cet itinéraire réalisé uniquement en sous-bois sera idéal lors des fortes chaleurs estivales.

Profil Carmelle Bis
un profil amusant sans grande difficulté
Steph Cart
Briefing de Stéphanie à la gare de Presles
filles au bar
Cécile, Stéphanie et Laurence, les professionnelles de Sport et Nature en débriefing

Panneau ONF Carnel Marcheurs montéeDocumentation : Carte IGN 2313 OT

Téléchargez la trace gps en .GPX ICI

 

TP1 Traversée de Paris Nord – Sud en randonnée

Traversée PARIS Nord-sud 2013-03-17 à 18.45.16
Une très belle randonnée pour découvrir Paris à son rythme
VI75b_zoom
TP1, TP2, TP3 , trois itinéraires très bien balisés par la FFRP

Dans un précédent article, je vous invitais à une traversée de Paris d’Ouest en Est . Voici maintenant le second volet de notre exploration de la Capitale, avec cette fois une longue verticale (ou presque) du Nord au Sud . Là encore, le mieux est de se doter de la carte de ce PR , balisé en jaune et qui débute à la Cité des Sciences , d’ouvrir bien grand ses mirettes. Si le TP2 est bien balisé en effet, il croise parfois d’autres PR  ! Rien de méchant, vous retrouverez toujours ce tracé quelques centaines de mètres plus loin. Point de vue, difficulté, il n’y en a aucune si ce n’est la terrible ascension des Buttes Chaumont ! Ce parcours est vraiment surprenant surtout  pour le banlieusard que je suis. Le PR emprunte des ruelles , des porches,  de jardins d’enfants , des allées totalement inconnues. Cette traversée peut se faire bien à n’importe quelle heure de la journée. J’avoue avoir pris beaucoup de plaisir à parcourir la ville un samedi matin de bonne heure. Après une heure ou deux de marche, quel plaisir de reprendre un petit déjeuner en terrasse. Avec un peu de chance , vous passerez par le marché de la Bastille avant de traverser la Seine. Si vous avez choisi l’option pique-nique, c’est le moment de vous installer sur les  quais ou sur les berges du Port d’Austerlitz. Cette traversée de Paris s’achève à la Cité Universitaire . Vous reprendrez le métro pour rejoindre votre domicile . Pour ma part, préférant profiter encore du soleil , je choisissais de prendre le  nouveau Tramway périphérique de Paris , puis le T2  à la Défense jusqu’à Colombes.

Durée de la traversée : 6 h  (suivant les bars ! ) – Distance : 21 km

Le tracé GPS (fichier.Gpx) est disponible en téléchargement gratuit : 

http://www.visugpx.com/?i=1419667849

Topoguide FFRP « Paris à Pied » disponible le 19/5/2016

Rando dans un Vexin couleur Mantes à l’eau

Une randonnée de 22 km sur les hauteurs de la vallées de la Seine
Une randonnée de 22 km sur les hauteurs de la vallées de la Seine

Pour un parigot en mal d’air frais, la rando hivernale n’est pas toujours le Nirvana. Après une analyse rapide de la météo, il commence par remercier le ciel que le temps soit sec . Déjà une bonne chose et un début de motivation pour quitter son lit un dimanche matin . Puis il jette un oeil sur le thermomètre qui affiche ce jour-là ..2°C . Là, le doute s’installe dans son cerveau encore embrumé et il trouve une bonne dizaine d’excuses bidon pour ne pas y aller. (En ce me concerne , il s’agit de doubler les couches polaires, d’enfiler une cagoule  sous le casque et de prendre mon scooter  en mode congélation jusqu’à la gare de l’Est).  Une douleur soudaine venue de nulle part, un niveau de forme très très moyen , un billet Mobilis à 16,60€ pour si peu de bonheur.. tout y passe. Et pourtant, rien n’arrête le randonneur du dimanche. Pourquoi ? L’idée même de commencer une nouvelle semaine sans rando lui mine le moral, sans même parler de sa future ENORME culpabilité !

C’est ainsi que je rejoins ce jour-là la Gare de L’Est. Le soleil est étincelant et une trentaine de randonneurs du club Sport et Nature ont répondu présent à l’invitation de Didier. Direction la Gare de Meulan, soit environ 40 minutes de train.  Nous arrivons dans la partie sud-ouest du Parc Naturel du Vexin. Tout le monde connaît ce vaste domaine protégé qui s’étend jusqu’en Normandie. 220px-Mantes-la-Jolie_convoi_poussé2C’est un paysage vallonné au relief très « modéré » , un cocktail de plaines agricoles, de larges bosquets agrémenté de nombreux rivières et ruisseau. Le patrimoine culturel ne manque pas d’intérêt. Le randonneur curieux pourra y dénicher de jolies demeures, des églises blotties dans la nature ou encore des vestiges d’une ère paysanne glorieuse. Cela dit,  cette randonnée  de 22 km de Meulan à Mantes-La-Jolie n’est pas la plus belle du Vexin. Après une montée assez raide , on se retrouve sur un plateau plutôt venté et frisquet. Je vous conseillerais plutôt d’y revenir au printemps pour profiter d’un décor verdoyant qui s’étire à perte de vue. La  sublissime collégiale de Mantes mérite à elle seule le voyage.

Capture d’écran 2016-03-17 à 09.41.00
Le parcours de 22 km emprunte un long plateau avant de rejoindre la Seine
280px-Collegiale_Mantes_110404
La collègiale de Mantes-La-Jolie