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Les 10 App smartphone indispensables en randonnée

La boite à outils numérique du randonneur connecté

Il est évident que l’on a pas besoin de smartphone pour randonner ! Mais puisque la technologie est arrivée dans notre quotidien, autant en tirer tous les bénéfices sans  pourtant en devenir esclave. Parmi toutes applications proposées dans l’Apple Store et Google Play , j ‘ai sélectionné  10 utilitaires destinés à faciliter vos randonnées d’un jour ou en itinérance  à améliorer aussi votre sécurité. A condition bien sur d’avoir du réseau GSM (4G, 3G, E.. ). Il existe désormais des accès Wifi un peu partout. Enfin depuis deux ans, votre forfait téléphonique est valable  dans  tous les pays de l’Union Européenne.

S’orienter et se repérer

IPHIGENIE . Dois-je encore présenter l’App de l’IGN ? ! Voici mon outil préféré pour suivre mes itinéraires en France et en Espagne. Iphigénie utilise les fonds de cartes proposés par Géoportail. Une fois les cartes téléchargées en wifi, le connexion au réseau 4G n ‘est plus nécessaire puisque l’App se sert alors du GPS (les satellites). Très puissante  et un rien sophistiquée , elle nécessite cependant un peu d’entrainement avant d’en maîtriser toutes les fonctions. (Abonnement annuel 14, 99€). Sinon, testez aussi IGNrando, Sitytrail, Visorando. etc. des App qui utilisent également les données payantes de Géoportail. Mona rticle complet à lire sur le sujet https://wp.me/p6NqC2-S9

Envoyer sa position GPS

MyGPS COORDINATES . Personne n’est à l’ abri d’un pépin en randonnée . Cette App vous permet d’envoyer votre position GPS à vos proches voire aux services de secours, et ce par mail ou sms. Une fois le message reçu, vos coordonnées Longitude/Latitude s’affichent ainsi que votre position géographique via Google Map. Rappelons que le 112 reste le numéro d’appel universel des secours en Europe. (gratuite )

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Toutes les App GPS de randonnée pour smartphones (Android et Ios)

La carte Topo IGN

S’orienter, se repérer, la quête du randonneur

Les App de rando GPS signent-t-elles la  fin des cartes papier et de la boussole ?

Carte et boussole, 100% fiabilité

Hormis les marcheurs qui se contentent de suivre un groupe sans se poser de questions si ce n’est connaître l’heure du déjeuner, la plupart des randonneurs cherchent toujours à savoir où ils se trouvent, quelle direction prendre pour atteindre leur but ou comment décider d’un plan B en cas de pépin, estimer la durée de marche restant à faire. Depuis très longtemps, on utilise des cartes papiers topographiques, quelles soient touristiques (Michelin, IGN…) ou celles dites d’Etat Major, cadastrales, etc. La boussole fait toujours partie de l’accessoire indispensable à l’utilisation de la carte topographique. L’échelle habituellement utilisée en rando est le 1:25.000e , c ‘est à dire 1 cm= 250 m. Cette échelle offre une précision suffisante pour suivre un parcours à pied. Les cartes topographiques comportent une foule d’informations utiles à l’ orientation : les GR, PR, GPR définis pas la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre), les routes, les courbes de niveau définissant le relief, les cours d’eau, les édifices divers (châteaux d’eau, églises, viaducs…) ainsi que les numéros des parcelles de terrains bien utiles en forêt. Il faut donc apprendre à déchiffrer les cartes. Rien de très compliqué, et la plupart des clubs et associations de randonnée proposent des cours d’orientation.

Avantages et points faibles des cartes papier : fiabilité du support, pas de panne, pas d’énergie.  En revanche, la mise à jour se fait environ tous les 5 ans (ex : IGN). Plusieurs cartes sont nécessaires pour des randos sur plusieurs jours (poids et coût). Les nouvelles cartes dites « compatibles GPS »  (quadrillage militaire de référence UTM) permettent de reporter facilement la position lue sur un GPS (sans fond de carte) sur la carte et de déterminer ainsi sa position. Enfin, malgré les efforts des éditeurs, elles restent fragiles et résistent mal aux intempéries. L’utilisation des porte-cartes est ici recommandée. Quoiqu’il en soit les cartes resteront toujours l’outil d’orientation le plus fiable du randonneur.

Vous emportez votre portable ? Autant l’utiliser en randonnée.

Les nouveaux GPS des smartphones : dès 2018 une précision de 35 cm et moins gourmands

La quasi totalité des modèles à écran tactile du commerce est équipée d’une puce GPS. Et, bonne nouvelle, la société Broadcom proposera dès 2018 une puce offrant une précision de 35 cm au lieu de 5 m aujourd’hui sur les appareils sous Android . La consommation devrait être aussi réduite de 50%. A suivre… Pour s’orienter avec son smartphone le randonneur devra télécharger une Application à partir de l’ Apple Store (IOS ) ou Google Play (Android). Rappelons que Google Maps n’offre pas cette possibilité et de plus cette application nécessite une connexion internet (réseau 3G, 4G…). Toutes les applications ont pour but de charger les fonds de carte destinés à la randonnées, le plus souvent au 1:25.000e. D’où proviennent ces cartes ? Les applications les plus performantes utilisent le flux de Geoportail. Le site Geoportail a pour vocation de faciliter l’accès à l’information géographique de référence, c’est-à-dire une information publique et de source officielle sur le territoire national. Cet outil permet de disposer de données fiables et complètes, remises à jour en permanence. On y retrouve les données géographiques numériques de l’IGN (photographies aériennes, cartes à toute échelle, représentations des bâtiments et du parcellaire cadastral, hydrographie, altitude, réseaux, limites administratives, noms de lieux…). Plus de 1 500 applications utilisent ainsi le flux de données Geoportail, donc celles de randonnées que vous trouverez ci-dessous. Les App de rando se différencient pas la richesse de leurs fonctions. La plus importante reste la possibilité de travailler « hors connexion ». Le principe est de stocker le fond de carte en le téléchargeant en Wifi avant la randonnée. Les puces GPS étant particulièrement gourmandes, cette fonction fait économiser ainsi de la batterie. Des App proposent aussi de mémoriser votre trace en cours de randonnée ou l’itinéraire que vous avez préparé chez vous sur votre Mac ou PC, ou encore de télécharger celles d’autres marcheurs.  (VisuGpx, Openrunner, Visorando…). Sur certaines un système de « balise » permet à vos proches de vous localiser en randonnée.

Le site Géoportail fournit le flux des cartes numériques à beaucoup d’App de randonnée

L’utilisation des données numériques de cartographie a bien sûr un coût. Ces App proposent des périodes d’essai gratuites d’une semaine puis facturent les téléchargements soit par unité géographique (ex : une région), soit par abonnement mensuel ou annuel, et ce avec diverses options de fonctionnalité – de 14 à 30 euros par an. Certaines comme Iphigénie (donc IGN) ont conclu des partenariats avec des instituts géographiques étrangers (Espagne notamment). Cela dit le  fameux portail OpenStreetMap met en ligne une cartographie communautaire accessible gratuitement. La précision de cette offre reste toutefois un peu aléatoire, tout comme le chargement des fichiers. Ces applications sont utilisées également sur tablettes qui disposent d’une puce GPS.

Batteries de secours 2200, 11400 et 4400 mah.

Conseils aux utilisateurs de GPS rando sur smartphone.

1- Attention, l’utilisation d’une App rando sur smartphone est plus complexe qu’il n’y parait et ne remplacera jamais la carte papier et la boussole en terme de fiabilité. Mais puisque vous l’avez dans le sac, autant utiliser une App dédiée.

2- Privilégiez une App fonctionnant « hors Connexion « . (au réseau 4G)

3-Téléchargez plus rapidement les fonds de carte chez vous en wifi.

4- Prévoyez une batterie de secours externe (de 2.200 à 4.400 mah).

5- En rando de groupe, évitez de contredire le guide et sa carte papier en sortant votre smartphone à tout bout de champs. Attendez qu’il vous sollicite !

6- Non ! Google Maps n’est pas une application destinée à la randonnée, mais elle dépanne pour se localiser.

7- Peu de smartphones sont étanches. Attention par temps de pluie, protégez votre appareil dans une coque spéciale ou un mini sac de congélation où vous ferez le vide avec une paille. Cela marche très bien.

8- Côté tablette, trouvez votre propre compromis entre confort, poids et consommation. Un écran de 10 pouces me semble être la taille maximum.

 

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Compostelle : guide Rother 2017 Camino Del Norte, la Bible.

Depuis quelques années et notamment suite au succès du livre de Jean-Christophe Rufin  « Immortelle randonnée », le Camino Del Norte connaît une fréquentation en hausse. Ce chemin attire en effet de nombreux pèlerin par son caractère sauvage et son relief . Je compte bien m’y attaquer  mi avril 2017 après mes expériences sur le Caminos de Francès et le Camino portugais. Malgré cette fréquentation en hausse, la documentation en terme de guides, restait plutôt pauvre. Il y a bien le Guide Lepère, mais sa conception et la qualité de sa cartographie m’ont déçu. C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ ai appris que l’éditeur allemand Rother lancerait fin mars un guide sur le Camino del Norte  en plusieurs langues dont une version en français. J’ai eu la chance de m’en procurer déja un exemplaire pour préparer mon voyage et j ‘avoue que cet ouvrage m’ a plus que séduit . Et ce pour les raisons suivantes.

couverture guide CNCe guide de  215 pages est proposé au format 16,5 X 11, 5 cm , une taille idéale pour se loger dans un poche de pantalon de rando ou une sacoche d’appoint.Les couvertures sont plastifiées, un point important vu les conditions météos parfois humides. Prix : de 15 à 17 €. Disponible en librairies spécialisées, en ligne, sur le site de Rother

 

 

Une cartographie astucieuse et un concentré d’information

Carte villes guide CNRother a particulièrement travailler sur la cartographie des 34 étapes proposées pour relier Irun à Fisterra puis Muxia sur la côte (80 km après St Jacques. Chacune d’entre elles comporte un tracé au 1.100.000e , suffisant pour visualiser le parcours. Ces cartes mentionnent les points de vue remarquables, les sites historiques mais aussi toutes les facilités pour le pèlerin sous formes de pictogrammes avec légendes et abréviations : auberges, campings, pharmacies,  cafés, transports..etc..

 

 

Profil et trace étape guide CN
Entrer une légende

la partie vraiment novatrice concerne le profil des étapes. D’un seul coup d’oeil le marcheur visualise sur une échelle graduée en heures de marche et en kilomètres sa progression et les dénivelées du parcours, mais aussi la présence des facilités évoquées . Chaque villes ou villages comporte un numéro que l’on retrouve dans le texte courant. L’auteur  guide le pélerin presque pas en pas en fonction des changements et repères de direction. Ce guidage est particulièrement utile dans la traversée des grandes villes, des passages où l’on se perd  souvent quand le fléchage jaune ou les coquilles disparaissent soudainement !

Cette version a été réalisée  à partir d’ infos très récentes récoltées lar l’auteur Cordula Rabes. C’est donc la garantie d’y trouver les adresses des derniers gîtes et auberges ouvertes sur le chemin. Chaque établissement comporte le prix de la nuité, le nombre de places ainsi que des infos générales (four à micro ondes, dates ..)

Des données historiques et géographiques passionnantes

infos histoireTout au long de sa progression, le marcheur trouve un condensé d’informations culturelles sur les lieux traversés maid aussi des références historiques . L’auteur y mentionne également les dates des principaux évènements notamment les fêtes et festivals . Ces textes sur fond jaunes donnet une meilleure lisibilité à l’ensemble.

 

 

Et pour les geeks, Rother offre les traces GPS  (.gpx) de toutes les étapes !

Malgré le fléchage plutôt efficace sur les chemins vers Compotelle, beaucoup de randonneurs garde l’apppréhension de se perdent . C’est légitime même si ces petites errance permettent de favoriser les contacts avec la population. Toutefois j’ ai pu aussi constater que les explications de mes sympathiques interlocuteurs m’ont mené parfois sur des routes assez éloignées du chemin voire  des  routes vers Compostelle mais en voiture !

traces gpx CN.jpgLe GPS fait désormais partie de la panoplie du randonneur pourquoi s’en priver . C ‘est pourquoi  Rother propose à ses lecteurs de son guide papier de télécharger la trace du parcours au format classique .GPX  sur son site . www.rother.de . Le login et le password sont mentionnés à la page 6 . L’utilisation de ces traces .gpx est simple . D’abord il faut charger  sur son appareil  le fond de carte au 1:25.000e (cartes SD  ou couches avec l’application l’Iphigénie. Cette application IGN  (France) comprend toutes les cartes de topographie IGN Espagne et ce gratuitement. Puis on charge les traces proposées par Rother. (par mail sur le smartphone avec Iphigénie) que l’on visualise simplement ou que l’on suit en temps réel en marchant .

Conclusion.

Voici un compagnon de voyage très bien pensé qui  sera accessible facilement dans votre panoplie de parfait pèlerin. La cartographie très condensée et bien illustrée vous aidera à planifier vos étapes selon votre forme en trouvant les hébergements sur le parcours. Le texte et les picto de directions vous guidera efficacement tout au long des 836 km ce Camino del Norte qui emprunte le Primitivo. Pour les inquiets et les geeks , téléchargez et suivez la trace des 34 étapes  sur votre GPS (type Garmin ou Smartphone)

 

 

 

RATP, SNCF , les partenaires-aventure de mes rando-parigot

En choisissant l’abandon de la bagnole pour parcourir l’IDF, le randonneur va connaître d’autres frissons de l’aventure, ceux des transports en commun. Grèves, incidents techniques, maintenance, suicides, malaises, une sortie le dimanche n’est jamais gagnée d’avance. Bienvenue dans une épopée ordinaire du RER C lors d’une rando rigolade Sport et Nature très Lorel et.. Lardy !

un joli parcours de 22 km dans le Gatinais
Simple, il suffit de suivre le balisage IGN
Anne toucha du doigt ce jour là une certaine image du bonheur
Michel B. sous perfusion d’adrénaline

Pour l’organisation de SA sortie guidée pour  Sport et Nature , Michel B. n’a pas eu de chance. Son plan initial prévu en Seine et Marne au départ de la Gare de Lyon est en effet tombé à l’eau la veille. Pourquoi ? Manque d’info, suprise .. ? Il ignorait que la SNCF avait choisi le jour de SA sortie pour changer un poste complet d’aiguillages ! Résultat aucun train ne circulait durant ce week-end en cette gare et celle de Bercy ! Damned ! jura t-il dans son for intérieur avant d’échaffauder en un temps record un plan B. Puisant dans sa banque de randos constituée depuis dix ans , notre spécialiste expérimenté en extirpa un parcours partant de la gare d’Etrechy et devant se terminer à celle de Chamarande sur la ligne du RER C (entre Paris et Etampes ). Je le sais, en général ces noms de villes vous semblent carrément exotiques, voire elles n’évoquent même pas grand chose même chez les parisiens habitant à l’intérieur du Périph’ .  C’est vous dire . Pour faire bref , nous sommes au sud d’Arpajon et cette randonnée printanière concentre son intérêt autour de la Juine, un charmant affluent de l’Essonne. Ponts de pierres, lavoirs, barrages, anciens moulins le cours d’eau recèle quelques petits trésors. Se balader dans le Gâtinais, c ‘est aussi découvrir de magnifiques corps de fermes, des bâtiments témoins de cette période agricole faste mais aussi laborieuse avec l’exploitation des carrières de grès. Sitôt arrivé à la gare d’Etrechy, le guide annonça la couleur du parcours et les règles élémentaires de sécurité, notamment à l’ attention de nos deux petites anglaises récemment inscrites, des filles totalement bilingues en partance pour la Bolivie et le Pérou. Rien de tel qu’un training dans l’Essonne et ses sommets culminant à 180 m pour se frotter à la cordillère des Andes ! Le groupe ne dépassait pas vingt cinq marcheurs ce jour-là, une majorité d’habitués contente de se retrouver pour échanger les derniers potins du boulot sur les sentiers de cette belle région, ou encore évoquer les prochaines aventures des vacances d’été . Pourtant le blabla- climat de ce mois de mars ne ressemblait à aucun autre. Les rebondissements des élections présidentielles toutes proches planaient mollement sur un groupe qui tentait de ne pas en parler tout en parlant. Ainsi Anne qui rêve en secret de voir enfin Emmanuel Macron en meeting, se pâma devant son portrait placardé dans un bourg. Edward, qui avait gonflé la veille la foule des partisans de Mélanchon le tribun magnifique rassemblés à République, marchait cette matinée sans grande conviction et tenait des propos résignés tout à fait inhabituels. Quant à notre ami Patrick, virulent anarchico- gauchiste-anti-cléricale assumé il se remettait de sa semaine difficile de sorties culturo-divertissantes à répétition. Il évita lui aussi les polémiques stériles avec l’auditoire à l’engagement politique inexistant, préférant raconter les détails de sa prochaine croisière en Méditerranée programmée pour octobre. Parmi ses angoisses récurrentes, une question le tenaillait : les douze bars seraient-ils ouverts au départ du bateau !? Un autre Michel, très remonté contre les oligarques, le fameux système et inquiet de l’opacité de l’horizon social des prochains mois, distillait ça et là sa relative mauvaise humeur au gré des conversations du chemin. Mal réveillé, j’avais décidé de ne pas m’en mêler, préférant écouter geindre ma pauvre carcasse en proie à des maux inédits. Mon départ pour le Camino del Norte vers Compostelle étant prévu pour le 18 avril, ces «  bobolas » inquiétaient déjà le bon hypocondriaque que je suis. Après trois heures plutôt tranquilles, notre guide décida que l’heure du déjeuner dominical avait sonné et arrêta la meute affamée au bord du chemin dans un sous-bois, avouons le d’une grande banalité. Un pique-nique Sport et Nature n’ a rien d’un arrêt express ou chacun ingurgite un sandwich à la hâte. Ici on plante le camp en dépliant les nappes et les bâches puis c’est le grand déballage des victuailles. Je m’étonne encore depuis des mois que je fréquente cette association de la qualité voire de l’inventivité culinaire des randonneurs en matière de repas en itinérance. La palme revient sans doute aux amuse-gueule de Patrick alors qu’André surprend son monde par la richesse de ses pinards . Le summum est atteint lors de la phase, que dis-je la farandole des desserts ! Un festival. Lorsque le groupe est important , beaucoup d’entre nous calent littéralement tant l’offre est copieuse. J’avoue que ce pique-nique du dimanche dépasse largement en saveur mon quotidien d’une pauvreté gastronomique assez pathétique. Le mélange du Porto Blanc habituel et du vin chinois proposé ce jour-là provoqua l’ euphorie collective assez courante et un redémarrage poussif . De rythme moyen, on passa à une vitesse de marche erratique, chacun s’arrêtant à maintes reprises devant une jonquille , une ferme-brocante, ou comme notre guide pour ramasser des pissenlits destinés à la salade du soir. Après une erreur de navigation sur la carte (due au degré d’alcoolémie.;?) , et malgré ma vive protestation de randonneur geek armé d’un GPS et de l’App Iphigénie, Michel nous conduisit à Lardy par le chemin des écoliers au bout de 14 km. Peu motivés, 5 ou 6 d’entre nous désertèrent alors le groupe pour reprendre le train vers Paris. L’objectif étant de rejoindre la fameuse gare de Chamarande et de pousser le compteur jusqu’à 22 km , on fit un grand détour par une zone inconnue sur les hauteurs de Lardy ou quads et motos tout-terrain jouaient dans un bac à sable géant. Puis comme personne n’y croyait plus, et que Denis insistait pour nous servir son vin chaud préparé avec amour, le groupe replongea vers … Lardy ! Adieu Chamarande, il était près de 17h00 . Le RER C du retour stoppa à la station Bibliothèque François Mitterrand, ma connexion pour reprendre la ligne 14 et rejoindre la Gare St Lazare, puis Bois-colombes . (j’en vois qui ne suivent pas, ça va barder) . Et là,  place au gag STIF du soir (Société des Transports d’Ile de France), option gentil cauchemar de fin de rando. Surréaliste, les navettes hi tech sans chauffeur de la ligne 14 arrivaient dans la station les unes après les autres mais sans prendre de voyageurs suite à un incident technique . Toutefois, à chaque nouvelle rame les portes s’ouvraient, quelques entêtés sourdingues montaient alors que les haut parleurs du quai ainsi qu’une agent talky en main hurlaient pour les virer des wagons ! Je renonçais avec sagesse pour reprendre le RER C vers La Gare d’Austerlitz et ses lignes de métro. Et là… plus d’affichage des numéros  de quais, des destinations et ou des horaires, un seul message : «  un passager est victime d’un malaise, si vous êtes médecin faites vous connaître..etc.. ». Parmi les centaines d’usagers plantés , la RATP allait bien  trouver un toubib, mon brevet de secouriste ne ferait pas l’affaire.  Il était 19h30 lorsque j’arrivais enfin dans ma banlieue. Quand je vous répète que l’aventure c’est aussi en Ile-de-France !

 

Téléchargez la trace en .gpx  http://www.visugpx.com/KjmGI0SrIT.

Remerciements à la SNCF et la RATP pour leur service dans cette métropole de 12 millions d’habitants. Ps. Merci d’abaisser le prix du Mobilis 5 zones

Claude-François Denecourt , le pionnier de la randonnée pédestre (1788-1875)

Comment un vétéran des armées napoléoniennes va consacrer quarante ans de sa vie à  faire de la forêt de Fontainebleau un formidable univers de randonnée, les 150 km des fameux sentiers bleus.

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une cartographie exemplaire
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Denecourt un militaire rigoureux et imaginatif
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les fameux sentiers Denecourt-Colinet de Fontainebleau

Amoureux de la Seine et Marne, je vous ai souvent entraîné en randonnée dans ce département notamment sur les sentiers de la forêt de Fontainebleau. Les parcours s’y déclinent à l’infini dans une nature riche, luxuriante et dont les blocs de grès font le bonheur des passionnés d’escalade. Cet engouement pour ce domaine forestier de 25.000 ha situé au sud de Paris, ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Bien avant moi et bien avant que les sportifs et les familles en fassent leur terrain de jeu et y prennent une bouffée d’oxygène dominicale, un homme avait déjà succombé à ses richesses : Claude-François Denecourt. Ce vétéran des Armées Napoléoniennes, alors sergent, est nommé concierge dans une caserne de Fontainebleau en 1832. Ses idées « républicaines » peu appréciées dans la hiérarchie militaire de l’époque lui valent d’être révoqué. Seulement âgé de 44 ans, l’ancien soldat ne cesse de s’émerveiller devant la forêt. Dès lors il va lui consacrer tout son temps , son énergie et une grande partie de ses économies pour assurer sa promotion auprès des « excursionnistes » . Denecourt n’a pas reçu une solide éducation. Il ne saura lire qu’à 20 ans grâce à l’aide providentielle d’un instituteur. Et pourtant il va publier rapidement son premier guide et ce à l’occasion d’une manœuvre militaire organisée en 1839. Il va en effet concevoir un petit

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Des guides remis à jour durant des décennies

fascicule documenté de cartes afin de guider les troupes dans ce dédale alors peu accessible. De 1839 à 1848, Denecourt ne cesse de perfectionner ses ouvrages lors des publications successives. Dès 1842, Denecourt n’est plus qu’un simple guide accompagnant les marcheurs, il commence à tracer lui-même des sentiers de promenade avec l’ aide des carriers et autres tailleurs de pavés. A sa mort, on compte près de 150 km de sentiers fléchés en bleu afin que les promeneurs s’y repèrent facilement. Denecourt poussent encore plus loin son travail en aménageant des grottes et des fontaines ou encore en faisant construire une tour d’observation , la fameuse Tour Denecourt inaugurée en 1853 par l’Empereur Napoléon III. Dans sa quête de perfection, il baptise les lieux les plus remarquables. Près de 600 arbres et 700 rochers sont ainsi répertoriés avec des noms tirés de la mythologie ou de la littérature ou alors carrément inventés selon la typologie des sites. Sa notoriété s’accroit, bientôt les plus grands écrivains comme Victor Hugo, Lamartine, Alfred de Musset ou encore Georges Sand lui rendent hommage suite à un recueil de textes où Théophile Gautier le surnomme le « Sylvain de la forêt » , en référence à ces divinités romaines des Bois et des champs. Charles Colinet, l’autre « Sylvain » reprend le travail de Denecourt à sa mort et le poursuivra jusqu’en 1905. Les premiers chemins de randonnée balisés venaient de voir le jour. La description de ces itinéraires centenaires est parfaitement documenté sur le site de l’AFF (Amis De la Forêt de Fontainebleau) :http://www.tl2b.com/2000/01/connaissez-vous-les-sentiers-bleus.html

A consulter également la source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Fran%C3%A7ois_Denecourt

Une randonnée de 22 km à Fontainebleau passant par deux des sentiers Denecourt-Colinet. Prenez le temps de découvrir les fontaines cachées dans le feuillage, les grottes et toutes les traces commémorant le travail de cet infatigable Sylvain.

Cet itinéraire débute par l’arrêt SNCF en forêt juste avant la gare de Fontainebleau-Avon, notre point de retour vers Paris Gare de Lyon. Téléchargez la trace .gpx en cliquant ICI

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Ajoutez un Tournan à vos randos

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Un itinéraire facile de 21 km 

Le 2 octobre , je devais guider notre rando hebdomadaire, alors je m’étais dit, pourquoi pas reprendre un morceau de Brie ? La Seine et Marne est suffisamment vaste à explorer,  retournons-y et laissons de côté Fontainebleau ou la vallée de Chevreuse, cap vers le soleil levant !  Il suffit d’une demi-heure de train pour rejoindre Tournan-en Brie depuis la gare de l’Est. De quoi séduire une petite trentaine de lève-tard un dimanche matin, avec à la clef une balade de 21 km jusqu’à Verneuil-l’Etang. Le regroupement du départ est toujours l’occasion de retrouvailles émouvantes mais aussi de surprises . Rien n’échappe au randonneur et le randonneur n’échappe à rien, surtout pas à l’oeil des randonneuses . Pour la petite histoire, après voir été harcelé de mes mails relatifs à sa tenue vestimentaire pathétique durant une semaine, Edward a débarqué en neuf ! Sac à dos ultra light, veste technique, T-shirt en laine Mérinos.. Elles se sont toutes pâmées de longues minutes devant la cohésion des tons gris et l’allure magnifique de notre ami . Un carton !

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Une longue balde au fil de la Marsange

Après un rapide briefing sur la place de la gare, il a suffi de suivre le PR et de ne pas le perdre, ni perdre en route quelques bavards attardés. C’est encore une fois Frère Eric qui s’affranchira de cette mission avec sérieux. Ce pèlerin administratif  soulage de 5 € tout randonneur souhaitant se joindre au plus beau des clubs, Sport et Nature ! Ce jour-là il n’y eut qu’une seule nouvelle, donc peu de monnaie à rapporter. Toutefois certains WE la somme rondelette  récoltée peut susciter quelques convoitises dangereuses. Eric a d’ailleurs évoqué son souhait d’être accompagné dorénavant d’un garde du corps pour convoyer un tel fonds. Michel, plus pragmatique et moderne a plutôt suggéré l’achat d’un terminal Carte Bancaire portable. Le sujet sera traité lors de la prochaine réunion. Cette rando automnale  ne présenta pas de difficultés majeures, exceptés un ou deux passages délicats de la Marsange, ce cours d’eau  qui est à la Brie par temps de pluie ce qu’est le Rio Grande au Mexique.  Ce PR Nord-Sud slalome ainsi le long de  la rivière entre terres agricoles , petits bois , petits bourgs, petits chemins, petits quartiers pavillonnaires. De quoi soulever d’inévitables critiques, bonnes et plus douloureuses. Mais un guide aguerri serre les dents et encaisse. La communication et la cohésion avant tout !  En randonnée, trois grandes questions lui sont posées régulièrement. Si celui-ci passe ainsi  plus d’une minute à regarder sa carte , question inévitable :  « On est perdu ? « .  Je rassure généralement alors mon interlocuteur  lui montrant notre position sur  la carte IGN ou sur  mon App Iphigenie. C’est normalement suffisant pour  calmer cette angoisse légitime et récurrente vécue lors de ces incroyables aventures  en  Ile-de-France, une région si sauvage.  Une seconde question revient elle aussi :  » On a fait combien de kilomètres ?  » . J’avais bien essayé d’expliquer lors du briefing que nous marchions entre 4 et 4,5 km/heure. Il suffisait alors de regarder sa montre pour connaître la réponse . Hélas..Allez un effort , après 2 heures de marche , on a fait ?? OUI ! entre 8 et 9 km ! Bravo. Enfin la troisième question : « Quand est-ce qu’on mange ? » . Normal lorsque chacun a pris son déj vers les 7h00 .

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Ce jour-là les randonneuses passent à l’ attaque

Après une bonne dizaine de bornes, la pause dura près de 45 minutes, le groupe éparpillé dans un joli champ, à l’ abri de la brise, sous un soleil radieux. La nouvelle adhérente fut baptisée par Patrick au porto blanc selon la tradition séculaire, un rituel se complétant d’une débauche de pâtisseries maison. Au sujet nutritionnel, la randonnée Sport et Nature n’est pas ce qu’on fait de mieux. L’adhérent peut griller de 600 à 800 kcal sur les dix premiers kilomètre et en ingurgiter plus de 1000 lors de cette pause fatale. Le bilan n’est pas fameux d’autant qu’une rando Sport et Nature peut se conclure par une bonne bière au café. La moyenne post-déjeuner ne fut pas folichonne. En effet André, le seul randonneur assumant un look années 60 total vintage, aime à nous faire découvrir les vins de son pays, (dont il assure aussi l’expédition. Qu’on se le dise ! ) . La gare de Verneuil l’Etang n’était plus très loin, le train arriva rapidement. et chacun apprécia de rentrer tôt . Une fois encore merci à Eric pour sa collaboration. A la prochaine fois !

Richard Kirsch

Retrouvez tous les randos de l’association Sport et Nature ICI

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Ne vous y fiez pas , c ‘est plat !

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Rando Ville d’Avray mode d’emploi (15 km)

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Empruntez les  petits chemins en lisière, ils sont plus tranquilles et offrent des dénivelées intéressantes aux plus sportifs.

Inutile d’aller très loin de Paris pour trouver des parcours de randonnée très agréables. Parmi mes préférés, voici Ville d’Avray dans les Yvelines. Cette jolie ville se trouve sur les hauteurs de Sèvres. De nombreux transports Le mieux est de garer sa voiture ou son scooter sur le parking à proximité de la D985 , à deux pas des étangs de Corot.

Ces deux plans d’eau très bucoliques accueillent toute l’année des familles ou amoureux en balade. Ils s’ornent l’été d’un manteau de nénuphars, quelques pécheurs y plantent leurs lignes dans un calme absolu. Le but de cette randonnée en boucle sera de faire un tour complet de la Forêt de la Fausses-Reposes par le Parc de Saint-Cloud et revenir à votre point de départ. La carte  IGN 2314 OT au 1:25.000e  et une boussole ne seront pas superflus. L’App Iphigénie (IGN) s’avère aussi très pratique sur smartphone. Cette boucle dans le sens horaire débute par une remontée par la gauche des étangs, le long du Domaine de la Ronce. Au sommet de cette longue côte, je vous conseille de descendre immédiatement à gauche par un petit sentier . Il serpente gentiment jusqu’à la lisière.

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La carte indispensable pour randonner à proximité de Paris

Essayez de rester au maximun près de celle-ci. Parfois en été les ronces bouchent le passage. Inutile d’insister, faites demi-tour et empruntez un chemin plus dégagé en marchant toujours vers l’ouest.Vous passerez alors au abord de la Saussaie. Après deux kilomètres, remontée vers la Butte de Picardie. Traversez  un petit parc et son aire de jeu , un robinet d’eau permettra refaire le plein le cas échéant. Le marcheur arrive alors sur la D182, à l’entrée de Versailles. Il y a une station-service, sympa pour prendre un petit café avant de continuer votre parcours vers le nord. Arrivé au croisement du GRP et de la Route des puits, bifurquez immédiatement à droite pour rejoindre la Route du Butard qui longe les Haras de Jardy. Le but ici est de trouvé l’unique entrée du hara. Ce n’est pas évident car la grille se cache dans la végétation. Il faut savoir que ce site, haut lieu de l’équitation en Ile-de-France, est un domaine public. Libre à tous de s’y balader dans le respect bien sûr de ses hôtes quadrupèdes.  Très chic et hupé, le hara est le siège de nombreuses compétition. Vous trouverez dans l’un des bâtiments une petite cafétaria où les cavaliers viennent consulter les plannings de cours.

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Domaine public des Haras de Jardy . Très chic ! Pause-café à la cafétaria.

Bon, c’est vrai que le randonneur s’y sent un peu étranger. Vous pouvez pique-niquer près des nombreux manèges à l’ombre de grands arbres. Après avoir traversé le hara d’Ouest en Est, vous trouverez la sortie . Prenez alors le GR1 à gauche et ne le quittez plus, il vous mènera juqu’à Marne-La-Coquette, petite ville ravissante et aussi très chic, avec ses proprietés luxueuses, le tout dans une ambiance bourgeoisie de province. Suivez le GR1, il pénètre dans le Parc de Saint-Cloud par la Porte Blanche et s’enfonce à droite dans les bois . Si vous restez sur ce chemin, il vous conduira aux confins du domaine royal jusqu’à la Porte de Saint-Cloud. Il est alors possible de reprendre les  nombreux transports en commun. Quant à notre randonnée, passez au dessus de la D985 qui coupe le en deux le parc et ressortez à la Porte de la Ville d’Avray. Il suffit alors de rejoindre l’église sur la place. Il y a un marché sympa le dimanche matin . Poursuivez juste à droite vers l’aire de jeu et un petit square (il y a des toilettes) .

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Domaine royal de Saint-Cloud. Il est en prolongement du GR1 depuis la forêt de Fausses Reposes

Ce charmant petit chemin traverse des jardins fleuris et débouche sur l’étang . A cet instant, vous aurez parcouru plus de 15 km. Rien ne vous empèche de faire un tour des deux étangs ou poussez votre parcours vers Chaville et la forêt de Meudon. La fameuse rando sportive La Bossapas passe par les deux forêts . Vous rejoindrez le parking en remontant la petite ruelle près de l’Hotel des Etangs de Corot  et en traversant la départementale. Du côté physique, le tour de la forêt de Fausses Reposes , très vallonnée, offre de vrais dénivélés , parfois assez raides . De quoi se concocter un bon entrainement aux portes de Paris dans un cadre forestier magnifique.

foret-de-fausses_reposes-01.JPGComment se rendre à Ville-d’Avray ?

  • Par le bus : ligne 426 depuis Boulogne Billancourt ou Sèvres, ligne 471 depuis Saint-Cloud ou Versailles et ligne 469 depuis les Hauts-de-Sevre

 

  • Par la gare : Arrêt gare de Sèvres / Ville-d’Avray, ligne desservant la gare Saint-Lazare ou La Défense et Versailles rive-droite
  • En voiture : à 10 minutes de Pont de Sèvres ou Pont de Saint-Cloud

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx en cliquant ICI

Ce jour-là l’Euro s’invita en rando

KimberleyLa nature, si belle qu’elle soit, a horreur du vide. Le dimanche 26 juin s’avérait dépourvu de tout programme, rien, une espèce de néant d’activités au début d’un été radieux surgi d’une éternité de pluies. Randonneuse ad dicte, Geneviève ne résista pas à l’envie de combler ce vide abyssal et d’organiser ce jour-là un parcours au départ de Nézel, au sud de Mantes-La-Jolie. Un dimanche ordinaire ? Non ! Le jour du match entre la France et l’Eire en 8e de final de l’Euro 2016, une rencontre programmée à 15h00 ! l’UEFA ne s’était concerté avec Sport et Nature.

Tout d’abord j’ai hésité à venir. Non pas que je sois un aficionado forcené mais l’affiche avait de quoi faire vibrer mon patriotisme enfoui. Toutefois l’idée de perdre une journée de marche dans la verdure et passer 90 mn devant un écran me parut peut enthousiasmante. Alors je décidais que la France se passerait de moi et qu’elle m’attendrait jusqu’aux quarts de final.

champs blé
une rando qui sentait bon l’été retrouvé

 

Nous étions une vingtaine au départ à la Gare Montparnasse vers Mantes-La-Jolie, des habitués et deux jeunes nouveaux Maxime et Kimberley, frères et sœur, conquis par leur dernière sortie avec le plus beau club du monde, à savoir Sport et Nature. Parmi les absences inhabituelles soulignons celle d’Edward, ce drogué du trek ayant raté son train d’une minute. Côté encadrement Geneviève tiendrait donc la carte et Michel le portefeuille. Rigueur implacable, elle nous rappela qu’il ne fallait pas confondre balade et randonnée question vitesse. Quant à lui, il réitéra le principe fondamental de S & N : «  les bons comptes font les bons adhérents. », et il fit job d’administratif avec sérieux tel le contrôleur SNCF non-gréviste verbalisant.

Trace Nezel-Orgerus
un parcours de 25 km plutôt à découvert. A éviter si canicule.

Un voyage entre Nézel et la gare Montparnasse permet sans problème de remplir une grille géante complète de mots croisés , venir à bout de quatre Sudoku force 5 ou alors  de tricoter un pull manches longues taille XXL pour l’hiver ! Bref c’est du très très long. Ce trajet nous permit néanmoins de faire des commentaires très avisés sur cette compétition footballistique. Michel enregistrant ce match, il demanda à tous de s’abstenir de toutes informations sur le score durant la randonnée à partir du coup d’envoi. Maxime et moi, rigolions déjà, le jeune marcheur recevant toutes les notifications d’Eurosport sur son portable et moi celle de l’App officielle Euro 2016. La matinée se déroula à un bon rythme, Geneviève marchant toujours en tête d’une colonne de petits salopards de randonneurs mou du genoux  et Michel jouant les chiens de berger sans grand succès. Les kilomètres défilaient dans les grandes plaines agricoles aux confins de Vexin. Geneviève planta le pique-nique dans le joli bourg d’Horgeville, sur la pelouse accueillante de la magnifique mairie, un ancien presbytère. Des drapeaux tricolores ornaient quelques fenêtres, on sentait la pression montée dans le groupe avec de nombreux flashes back sur les matchs passés et des visions fantasmatiques sur les suivants.

chateau rando
Horgeville, son château, sa mairie 18e , ses supporters.

L’avenir du pays , son moral, l’économie voire le destin de François Hollande semblaient en effet tenir au jeu de 22 beaux gosses survitaminés, tatoués et gominés dont la recherche dans le look capillaire reste pour moi un grand mystère. Les marcheurs les plus au fait se lançaient dans des pronostics sophistiqués ou expliquaient aux plus novices la différence entre temps additionnel et prolongations. Le parcours de l’après-midi prenait un peu de relief et de charme. Nous marchions souvent dans l’ombre des petits bosquets et les chemins vallonnés. A quelques kilomètres de l’arrivée, Michel perdit soudain tout espoir de visionner le match sans en connaître le score tant les communiqués faisaient vibrer nos portables.

Michel Epave
Michel drague la randonneuse au volant . Classe !

Maxime savait dès le début que l’on s’était chopé un penalty , je le savais aussi et quelques minutes plus tard tout le monde connaissait l’issue du match. Car à environ un kilomètre d’Orgerus le vent porteur nous fit en effet entendre une immense clameur , deux explosions de joie successives : Antoine Griezzman venait de qualifier la France. Le compteur affichait près de 25 bornes, la pression de l’enjeu était retombée, il nous restait plus qu’à faire remonter celle d’une bière fraîche à Montparnasse !

 

Téléchargez la trace de cette rando

http://www.visugpx.com/?i=y90fDsS6Nt

 

Tour du Massif de Fontainebleau (TMF Etape 2)

 

Gare de Fontainebleau-Avon >>> Gare de  Bourron-Marlotte (21 km)

TMF Etape 2
Un parcours de 21km entièrement en sous-bois

Le Tour du Massif de Fontainebleau (TMF)  nécessite plusieurs étapes en randonnée pédestre, environ 4 ou 5 selon le niveau des marcheurs . Pour cette seconde sortie sur le TMF, nous avons repris le départ à la gare de Fontainebleau-Avon vers  9h20 (Tarif Navigo ou Mobilis 5 zones 16,90€) . Ce matin-là les quais de la gare de Lyon grouillaient comme à leur habitude de très nombreux randonneurs matinaux , de cyclistes avec leur VTT sous le bras ou encore des grimpeurs encombrés de leur matelas. Ce sentier de Grande-Randonnée est parfaitement balisé. Il suit un bon moment le GR11.Vous le reconnaîtrez facilement par ses marques blanches et vertes. il peut arriver que l’on le perde de vue de temps en temps, mieux avoir la carte de la forêt de Fontainebleau dans le sac ou l’App Iphigénie sur son smartphone.

Profil TMF Etape 2
Un profil plutôt sage pour Fontainebleau

Pour être honnête, je dois admettre que cette portion du TMF n’est pas la plus intéressante , mais il faut bien boucler la boucle ! Le terrain est plutôt plat hormi quelques bosses , le sentier  rectiligne se perd parfois à l’horizon. Et quelques bonnes averses de grèle et un thermomètre bloqué autour de 8°c n’ont pas arrangé le moral des 30 courageux randonneurs de Sport et Nature.Bref ça pelait et nous avions tous envie de rejoindre rapidement  la gare de Bourron-Marlotte.Celle-ci est située à l’extérieur de la ville.

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le joli café de Bourron-Marlotte

Seuls les deux derniers kilomètres sous un soleil timide et un chemin sillonnant entre les fameux rochers nous ont redonné la pèche ce jour frisquet et grisouille. La nature en pleine renaissance afficha tout à coup un vert pétant sublime. Enfin. Prochaine étape prévue en septembre. Difficulté en prévision : il n’y a pas de gare sur le parcours avant 40 km ! Il va falloir imaginer une solution de transport.

Téléchargez la trace du parcours en .gpx  ICI 

Carte IGN recommandée : 2417OT   1:25.000e

 

 

 

 

Quelques infos sur la sortie  : 

  • Denivelé positif cumulé : 212 m
  • Denivelé négatif cumulé : 221 m
  • Altitude maxi : 126 m
  • Altitude mini : 52 m
  • Altitude moyenne : 85 m
  • Date de début : dimanche 24 avril 2016 10:05
  • Date de fin : dimanche 24 avril 2016 16:37
  • Durée totale : 06h32m42s – dont 01h54m46s de pause
  • Vitesse moyenne (sans les pauses) : 4.5 km/h (4h37m56s de marche)
  • Distance parcourue à plat : 15.97 km (3h29m40s)

 

 

Meudon, Clamart, une rando de charme au delà du Périph

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Une belle boucle de 17 km en combinant la forêt de Meudon et le bois de Clamart
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La nature prête à exploser.

Il y a des matins où une étrange crise de flemme aigüe venue d’ailleurs terrasse l’homme, le genre de pathologie bénigne qui vous scotche un randonneur . Alors que mes petits camarades s’engouffrent dans le RER vers Saint-Rémy les Chevreuses, je finis un petit déjeuner copieux ayant décider de me la rejouer rando-parigot en solo. Mais où marcher ce dimanche ? Comme tout flemmard, l’essentiel est de ménager  tout effort mental inutile pour trouver un itinéraire sympa, à portée de scooter. Chaque brin d’herbe et chaque sentier de Ville D’Avray et ses étangs n’ ayant plus aucun secret pour moi, j’opte pour un retour vers Meudon en poussant la balade vers Clamart tout proche . Meudon est un joli et vaste espace boisé au sud de la Capitale, un de mes spots préférés dits de « proximité » . Si vous n’ avez ni scooter, ni voiture,  pas de soucis, allez-y en train ou par le tram T2 . Pour rejoindre Meudon sur  mon fidèle destrier noir au départ de Bois-Colombes, je rejoins les quais de Seine par la Défense. Ce trajet est déjà très agréable. Aucune trace de bouchon, je  rabats le pare-soleil du casque , l’air frais s’engouffre dans mes nouveaux gants d’été ajourés , je roule serein,  rythme cruising, rien ne presse, personne ne m’attend. A ma droite le Parc de Saint-Cloud semble aussi sortir du sommeil . Les joggers et VTT se partagent l’espace sous un soleil de printemps éclatant. J’apprécie toutefois mes quatre couches d’isolant (T-shirt Décathlon, petite polaire,  doudoune Patagonia, veste Gore-Tex Arc’Terix),  le thermomètre affiche en effet 4°c. Je choisis d’attaquer le massif forestier par la face ouest. Je gare ainsi le scooter sur le parking Nicolas de la Grande Rue, à deux pas de la gare Chaville Rive Droite, histoire de prendre le GR qui grimpe jusqu’au pont et franchit la voie ferrée. Je n’ai pas de carte papier, ni de boussole . Séquence pub.  J’utilise depuis plusieurs années  l’application Iphigénie (IGN) sur mon Iphone 6 . Je dispose ainsi de la cartographie toute la France au 1.2

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Meudon difficile ? Meuh non .. parfois seulement !

5.000e et celle d’Espagne . Une App à 31€/an avec les mises à jour ! Arrivée en lisière, je choisis pour un tour anti-horaire. J’envoie le logiciel , le GPS se cale , le smartphone peut maintenant enregistrer ma trace. Etant un geek de la rando, je porte aussi un podomètre-montre de poignet  Géonaute Décathlon. Avantage : on ne le perd pas celui-là !  La forêt de Meudon est traversée du nord au sud par la N 118, autrement dit impossible de la franchir n’importe où. Alors il s’agit de viser un des deux ponts et un tunnel. Facile avec la carte. J’aime cette forêt de proximité, elle illustre parfaitement tout la richesse nature de l’Ile-de-France. Malgré les apparences, la région comporte 80% de bois et de terres agricoles ! Et puis Meudon a du caractère et offre aux randonneurs comme aux cyclistes des dénivelés importants pour s’amuser. Rappelons que la fameuse Bossapas (rando sportive de 33 km qui a lieu chaque année en coctobre ) passe ici et la forêt de Clamart. Je monte lentement vers le sommet de Meudon. Les sentiers sont bien entretenus et doublés parfois d’allées cavalières . En cette saison, l’ONF fait un grand ménage afin de préparer l’avenir . De nombreux arbres coupés récemment gisent encore ici et là sur les chemins. Ma montée plein Est m’offre un éventail de rayons solaire jouant avec les arbres. La nature prête à exploser  hésite encore à sortir de l’hiver mais déjà toutes sortes de fleurs  colorées percent au milieu des jeunes pousses de chênes, châtaigniers ou de hêtres. C’est un WE de vacances et Meudon vit ce matin là au ralenti. C’est parfait. Vers midi, j’improvise un déjeuner près d’un des nombreux étangs. Le ciel s’est couvert, les joggeurs disparaissent progressivement du décor . Je suis à la bordure Est de la Forêt et dispose de suffisamment de temps et d’énergie pour revisiter la forêt de Clamart toute proche. Depuis que je l’ai découverte lors de la dite Bossapas, j’y reviens avec le même plaisir . FullSizeRender-1Ce petit univers aux abords de Paris vous séduira par sa diversité d’arbres et son relief gentiment tourmenté. J’entreprends un tour anti-horaire histoire de varier les plaisirs. La boucle mesure 8 km environ et me conduit de nouveau bers la forêt de Meudon. Un parcours sportif bien équipé offrira aux randonneurs  l’occasion de tester leur forme sur divers obstacles et matériels de torture. Comme je le mentionnais le retour vers Chaville implique le franchissement de la N118 . Je décide de le faire en empruntant le pont situé au nord de la ville puis de redescendre vers le sud-ouest par le PR. Fin de la balade vers 16h, le podomètre et Iphigénie consentent à se mettre d’accord pour afficher 17,5 km. Si la distance n’est pas très longue, je ressens malgré tout une sympathique fatigue due au 700 m de dénivelés cumulés  (+/-). Un soleil  rasant revient en cet fin d’après-midi il joue avec un ciel plombé splendide. Je reprends les voies sur Berges par Suresnes et Puteaux. Les péniches immuables bordent les rives du Bois de Boulogne, l’air est incroyablement pur. C’est l’heure rêvée pour un thé.