Une belle randonnée , un cocktail savoureux de passages en forêt et dans les grands espaces de la plaine de Versailles.
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Même après avoir parcouru l’île de France depuis une quinzaine d’années, il est rassurant de découvrir de nouveaux et beaux itinéraires de randonnée. Ce parcours de 22 km tracé par notre amie Joséphine de Randif, combine agréablement les passages en forêt avec quelques bons dénivelés et la traversée de la plaine de Versailles.
On retrouve ici toute la richesse du patrimoine francilien avec ses corps de ferme restaurés, ses incontournables lavoirs et ses églises perchées sur les côteaux ou nichées au cœur d’un village. C ‘est un univers encore agricole, qui cède de plus en plus il est vrai la place à des zones résidentielles . Ce grand S que l’on a parcouru du sud au nord part de la gare de St Cyr l’Ecole et s’achève à celle de Marly-le-Roi.
La balade vous emmène dans les banlieues chic du département dans un décors très verdoyant et gentiment vallonné. De larges rus bordés de haies se perdent ici à l’horizon et il fait bon pique-niquer sur les rives ou prendre une dernière collation dans le parc de Marly , au bord du bassin ou en ville, près du fameux l’abreuvoir au pied des non moins célèbres chevaux.
Balade bucolique par le château de Villeroy, son parc et les marais
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Le bassin versant de la Seine est propice à de nombreuses découvertes en randonnée. Il suffit de quitter les rives du fleuve à la gare de Corbeil puis longer l’Essonne et la Jouine pour s’immerger dans un décor où se mêlent l’eau et la forêt. Ce parcours de 22 km sans difficultés passe par le GR11 C et fut l’occasion de pénétrer dans le superbe parc de Villeroy et s’arrêter un instant pour écouter une conférencière passionnée de ce territoire. Elle nous conta la fabuleuse histoire de Nicolas de Neuville , celle d’un château qui fut rasé pour céder le passage à une voie qui ne vit jamais le jour, et bien d’autres anecdotes savoureuses . L’itinéraire traverse désormais une zone bien plus urbanisée que naguère mais les marais conservent encore toute leur magie au cœur de l’hiver. Le retour vers Paris se fait par la gare de Ballancourt (RER D, changement Viry-Chatillon)
Les anciennes papèteries
les marais
Mennecy. Le parc de Villeroy a été inscrit au titre des Monuments historiques.
Bassin versant de la Seine
Ce que fut le château de Villeroy
Arrivée à Ballancourt par les marais
L’Essonne et la Jouine .
L’histoire du parc racontée sur place par la présidente de l’association de préservation du parc de Villeroy
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L’Essonnes (91) reste toujours un beau terrain de jeu pour le randonneur parisien. Voici une boucle de 22 km avec quelques dénivelés depuis la gare de Ballancourt (RER D) . L’itinéraire suit une large bande boisée jusqu’à la Ferté-Alais. Il passe par quelques plaines agricoles pour emprunter le GR11 au sud, puis remonte par les étangs Saint-Blaise et ses cabanes d’été. On retrouve sur une portion du parcours le terrain typique de la forêt de Fontainebleau avec ses rochers et son sol sablonneux . Ce parcours peut devenir moins praticable lors de pluie.
Un bel itinéraire de 22 k m en boucle qui alterne passages boisées et plaines. A découvrir l’été les étangs St Blaise.
Si vous cherchez une randonnée à une heure de Paris incluant du patrimoine culturel , une balade sur des berges , une immersion dans dans un univers riche en biodiversité et un sentier en forêt au milieu des rochers , ne cherchez plus cet itinéraire est fait pour vous.
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Un tracé assez facile de 21 km de gare à gare
Ajoutons sans vous retrouver dans les bouchons de retour de w.e , puisqu’il débute à la gare de Saint-Mammès pour s’achever à celle de Bourron-Marlotte ! Après avoir traverser le très touristique bourg de Morêt et longer ses moulins endormis, très vite vous emprunterez les rives du Canal du Loing qui double cet affluent de la Seine long de 143 km. Le transport de marchandises de jadis a fait place à une plaisance de villégiature paisible et le grincement des écluses se fait rare. Les chemins de halage sont devenus des lieux de promenade et de jogging. L’effervescence des péniches chargées de vins ou de bois appartient désormais à l’histoire.
Départ de Saint Mammès
Les berges paisibles du Canal du Loing
Ces rives serpentent ainsi en douceur jusqu’à la plaine de Sorbes. Depuis des siècles les alluvions et des travaux d’aménagement ont comblé un espace de 129 ha où une riche biodiversité s’est développée sous la protection des normes Natura 2000. Dans cette mosaïque de plans d’eau, les randonneurs sont invités au silence et à l’observation dans des cabanes cachées dans les roseaux.
Le Loing
La plaine de Sorbes en fin d’orage
Des dizaines d’espèces d’oiseaux nichent ici dans une végétation sauvage ou cohabitent une multitude d’insectes et de grenouilles. La plaine de Sorbes trace une frontière entre la Seine et la forêt de Fontainebleau. Il suffit de piquer à la perpendiculaire pour rejoindre ses dizaines de sentiers sablonneux et dessiner son propre parcours dans cette forêt majestueuse, un des terrains de jeux favoris des franciliens en quête de verdure et d’aventure pour les enfants.
Fin de journée enflammée
Les berges du Loing
L’itinéraire décrit est bien balisé. Il passe par le « Restant du long Rocher » et la grotte Béatrix, un des nombreux et splendides tracés réalisés par Denecourt et Colinet. Les premières bosses de la journée échauffent soudain les cuisses, le marcheur chemine entre les blocs de gré, veille à ne pas perdre de vue les marques bleues ni trébucher sur les racines glissantes avant de reprendre de longues allées forestières bordées de pins, de chênes, de hêtres et de fougères . Le soleil d’automne décline vite et embrase les arbres rougeoyant brassés par les derniers souffles d’une tempête qui s’éloigne . Fin du voyage, il vous faut cependant traverser toute la ville de Bourron-Marlotte pour rejoindre la petite gare perdue au milieu de nulle part.
Vous l’avez échappé belle, j’aurais pu débuter cet article par « Esbly, j’en ai pour mon blé ! » . Cette belle randonnée en Seine-et-Marne commence à la gare de L’Est par un cours voyage vers celle de Villiers Montbarbin avec un changement à Esbly. Nous sommes donc dans la Brie, une région très agricole avec de vastes plaines betteravières et céréalières .
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Un parcours varié de 24 km entre les gares de Villiers Montbarbin et Mouroux
Autrement dit , des itinéraires souvent à découvert, donc sans a..bri ! (Promis, je ne la refais plus). Cet itinéraire de 24 km concocté par Guy, un good, gai guide du RIF (Randonneurs d’IDF) avait pour objectif de nous faire ou refaire découvrir la vallée du Grand Morin . Le bassin fluvial du département étant du grande complexité, mieux vaut jeter un œil sur la carte ci jointe et constater qu’il s’agit d’un affluent de la Marne. Je vous laisse découvrir cette randonnée, qui malgré les apparences présente un bon dénivelé + cumulé , de quoi satisfaire la plupart des randonneurs en mal d’exercice .
Le bassin fluvial de la Marne offre de nombreux itinéraires de randonnées. (GR1, GR1 et PR –
Cette région de Seine-et-Marne très vallonnée offre une belle alternance aux marcheurs, entre longues traversées sous le soleil et zones boisées . L’idéal est de s’y rendre en juin , juste avant les moissons quand le vent doux crée des vagues dans les blés tout dorés, spectacle dont je ne me lasse pas. En cette fin juillet, les faucheuses nous ont hélas devancé mais la forêt invite les randonneurs sur ses sentiers ombragés qui plongent parfois vers de petits cours d’eau. Nous sommes à une heure de la capitale seulement et le calme de la campagne ravit le visiteur parisien en quête chronique de quiétude.
les grandes traversées des plaines de la Brie
Comme dans la plupart des départements d’IDF, on traverse des villages où d’anciennes fermes magnifiquement restaurées font désormais parties du patrimoine local. Un habitat du passé qui côtoie hélas un urbanisme contemporain uniforme, d’incontournables lotissements de maisons individuelles beigeasses qui grignotent chaque année d’avantage le décor. Quoi qu’il en soit, cette balade estivale reste une bonne idée de « rando de proximité », d’une distance intermédiaire et dénivelés intéressants . On prendra soin d’emporter suffisamment d’eau les jours de grosses chaleurs. Lors du pique-nique nous avons cependant trouver un robinet providentiel dans le jardin d’une exploitation viticole . Et puis , restez attentif, avec un peu de chance, quelques pruniers sur ce chemin vous tendent les branches. Il vous faudra encore attendre quelques semaines pour cueillir les mûres sauvages , puis les pommes. Des petits cadeaux à recevoir avec civilité bien entendu.
Le Grand Morin en direction de la gare de Mouroux.
Pas l’ombre d’un doute, la vie du retraité actuel n’est pas une sinécure. Le senior souvent éjecté ou retiré devenu randonneur se frotte lui aussi au spectacle affligeant des montagnes d’ordures et plus encore aux problèmes de transports publics dus aux fins de grèves relatives à la reforme. Réforme de quoi ?
Paris ville-lumière, paradis des amoureux, son accueil, sa culture ..et blablabla. On en oublierait presque qu’il y a une manif différente par jour… toute l’année !
Des retraites ! Ajoutons à cette double peine , la foule de travaux sur les réseaux SNCF et RATP ainsi que les bouclages de quartiers dus aux diverses courses à pied et les quelques défilés protestataires dominicaux habituels . C’est ainsi que dimanche dernier, 8h00, je me suis retrouvé planté à un l’arrêt de la gare Saint-Lazare ligne 26 , un bus dont le premier départ a été reprogrammé à 14h30 ! Toute idée de rejoindre la gare du Nord, rejoindre un groupe et partir vers Provins dans le délai requis fut une totale utopie. J’y renonçais pour improviser une journée de balade en solo dans la capitale encore endormie, au silence rompu par intermittence par le ballet des balayeuses effaçant les traces de la manif de la veille.
Les Tuileries désertées un jour off . C’est si bon d’y cheminer très tôt le matin
l’Arbre aux Voyelles, un bronze signé Giuseppe Penome, de 1999 , inspiration tempête
La place de l’Opéra a récupéré des outrages des Black blocks, des panneaux d’agglo protégent encore les distributeurs de billets et rappellent toute la brutalité de la contestation. L’Opéra Garnier blindé de sa cotte de mailles d’échafaudage avait résisté . A un an des J.O de 2024 Paris se refait aussi une beauté et je ne compte plus le nombre de chantiers en cours tout au long de mon parcours improvisé. L’ Arche de triomphe du Carrousel a disparu du décor, planqué derrière des palissades agrémentées du récit historique de l’édifice , les jardins des Tuileries montrent des trous béants et la place de la Concorde n’est guère en meilleure forme. Je décide de rejoindre la Seine et la suivre le plus loin possible pour atteindre le Bois de Boulogne.
Le Pont de Grenelle, villégiature de quelques privilégiés qui ont le bonheur de vivre au fil de l’eau en plein cœur de Paris
Un ouvrage signé Eiffel, super star prisée par les photographes de mode ou ceux des jeunes mariés nippons.
Un vent de Nord Ouest balaie le quai sous un ciel menaçant, sans décourager les joggers et touristes matinaux. Car à 9h00 , Paris s’éveille. Les vendeurs de Tour Eiffel arrivent un à un et commencent à étaler leur carré de tissu sur le trottoir pour présenter leur stock de ferrailles « made In China ou Bengladesh » . Gustave n’ en demandait pas tant. Une poignée à chaque coin permet de replier le tout en deux secondes si les flics débarquent, voir de les balancer dans le fleuve ! Les ponts défilent au dessus de moi, j’entraverse d’autres. Les bateaux-mouches sont prêts à recevoir nos hôtes américains, japonais, coréens. Les Russes manquent à l’appel . Ah bon ? Je traverse la Seine par le Pont de Garibaldi, face à la Maison de la Radio et m’enfonce dans le XVIe vers la Porte d’Auteuil. La statue de la Liberté modèle réduit me tourne le dos et continue d’éclairer le paysage plombé par un ciel gris. 10h00 changement de standing, les familles chics baladent leurs blondinets en trottinette ou en poussette, les boulangeries me font de l’œil sans résultat jusqu’à l’hippodrome . Je résiste à la gourmandise bien décidé à rejoindre la cabane du bois à la porte de Boulogne pour prendre un café. Il existe un petite dizaine de ces kiosques qui font le bonheur des promeneurs et de ces dames à toutous, toutes des habituées qui viennent tailler la bavette à la buvette.
Les berges de la Seine aux abords du camping du Bois de Boulogne. De belles péniches ripolinées et parfois une épave de bateliers moins chanceux.
Plus loin, des grappes de cyclistes se tirent une bourre infernale dans la descente qui borde l’hippodrome de Longchamp. Il n’est pas rare qu’une ambulance des pompiers en ramasse lorsque ça tourne mal ou que ca frotte un peu trop dans les virages. Courageux ou inconscients, quelques VTT et vélos électriques se mêlent à la masse des routiers, un peloton qui s’étire jusqu’au moulin de Bagatelle. Le printemps est là et les tribunes de l’hippodrome vont bientôt résonner des clameurs des parieurs. En juillet prochain, la pelouse centrale recevra , les Solidays, cet immense festival. Je contourne l’endroit par la gauche et redescend vers la Seine emprunter le sentier qui serpente entre la Seine et le camping du Bois de Boulogne, le seul et unique à Paris. Chaque année, j’observe les métamorphoses successives : installation de tentes familiales, roulottes et aujourd’hui construction de petits chalets avec terrasse et large baie vitrée. Le grand confort en dur côtoie désormais celui des classiques camping-cars venus de toute l’Europe.
Les grands fauves d’Afrique squattent les bois parisiens. Effet précoce du changement climatique. Allez aux bouleaux, cette allée est superbe !
Les tentes des routards s’intercalent comme elles peuvent dans les parcelles. Passage au barrage de Suresnes, au loin les cormorans font une sieste sur les câbles d’acier. Le Yacht Club de Boulogne tiré à quatre épingles attend ses marins d’eau douce pour une première sortie de fin d’hiver. Cet ex chemin de halage ombragé mène aux terrains de sport de Bagatelle et au pont de Puteaux. Joueurs pakistanais de cricket, kites, club footeux et rugby, se partagent l’espace. Les plaisanciers bateliers jardinent sur les pontons, réparent, repeignent. J’arrive à l’île de Puteaux. Elle est devenue un lieu totalement dédié aux loisirs avec jadis une piscine, tennis et restaurant (La ville de Neuilly est juste en face !). On y trouve un magnifique club d’aviron et les rameurs investissent chaque w.e les bras de la Seine lorsque le trafic fluvial est l’arrêt , hiver comme été. Je retraverse la Seine, cette fois au pont de Neuilly qui prolonge le centre d’affaires de la Défense, mon prochain point de passage pour rejoindre Bois-Colombes. Les trains de banlieue et les bagnoles venant de l’A14 ou A86 déboulent du tunnel qui émerge de la dalle géante surplombée de sa montagne de béton et de verre.
58 ponts utilisés par des voies parisiennes en dehors de ceux au-dessus de la Seine ; 10 ponts utilisés par la RATP ; 33 ponts utilisés par la SNCF
Randonneur et mateur ! je ne me lasse pas de regarder les dentelles d’acier sous les jupes des ponts de la capitale.
Là aussi , travaux à tous les étages, l’Esplanade va se transformer en un parc urbain de 5 ha, un lifting signé de l’architecte-paysagiste Michel Desvignes. Cocktail du minéral, du végétal, entre travail et détente, le défi est à la mesure de cette fourmilière du business. Bientôt 21 km au podomètre, les jambes deviennent lourdes, je coupe à travers le CNIT. Le berlingot de ciment fut longtemps le site des expositions parisiennes . J’y allais avec mes parents lors du rendez-vous des Arts Ménagers et bien années plus tard pour le Salon Nautique. Imaginez les encombrements de camions pour faire monter des voiliers de 20 m, des centaines de bateaux sur la dalle ! Aujourd’hui le monstre s’est évidé en détruisant ses étages intérieurs, s’est gonflé d’appendices latéraux. Sa façade sud est devenue le plus grand panneau d’affichage de la capitale. Des équipes d’alpinistes viennent y coller une mosaïque de dizaines de stickers formant des pubs géantes du dernier smartphone en vogue. Je fais une dernière rotation sur 360° histoire de boucler la séquence nostalgie et prend la sortie nord vers Courbevoie et la Garenne-Colombes. Le tram T2 déroule devant mois son tapis vert jusqu’à Bezon, il me reste encore une demi-heure de marche jusqu’à la casa.
Si la ville n’est pas très grande (10 km X 10) les parcours de balade peuvent se rallonger et vite s’intensifier . Cette rando 100% impro s’étend sur 24 km dans cette boucle de la Seine. Vrai avantage ou piège, le nombre de bistrots et pâtisseries !
14h00 , 24 km plus loin, l’asphalte m’a surchauffé les pétons, le thé est encore chaud dans le Thermos. C’est bon de rentrer tôt et comater sur le canapé sous les rayons du soleil. Finalement les grèves c’est plutôt bien pour favoriser les randos porte à porte non ? !
Le bassin géologique parisien rend la vie plus belle aux randonneurs endurants d’Ile-de France en leur offrant parfois de superbes panoramas. Cette randonnée de 20 km va vous emmener dans la forêt d’Hautil (1250ha) une butte délimitée par les versants abrupts de la vallée de la Seine au sud et celle de l’Oise à l’Est. Votre parcours peut débuter à la gare de Vernouilllet-Verneuil (ligne de Mantes-la-Jolie) .
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Un beau parcours de 20 km blotti entre les bras de la Seine et de l’Oise
Vous traversez la Seine et la petite ville de Triel en longeant l’Eglise St Martin datant du XIIe et XIIIe siècle puis en route pour une longue montée vers la forêt. L’itinéraire passe à proximité de Chanteloup-les-Vignes dont le nom nous ramène dans un passé glorieux, une époque où les fameux vins de Triel ravissaient le palais des seigneurs de la Cour. Ce règne viticole dura près de mille ans et s’interrompit hélas avec l’arrivée du chemin de fer qui fit connaître partout en France les crus du Languedoc …beaucoup moins alcoolisés !
De beaux dénivelés
cette butte offre de beaux panoramas sur ses deux versants.
Cette région allait toutefois renaître au XVIIe siècle avec une autre richesse due à une couche géologique providentielle : le gypse . Ce minéral servait en effet à faire du plâtre. Des centaines de carrières souterraines furent ainsi creusées pour l’extraire. Le sentier de votre randonnée passe donc par un véritable gruyère invisible, extrêmement dangereux mais bien signalé .
Anciennes carrières de gypse en sous-sol et exploitations maraîchères en surface .
De nombreux panneaux d’interdiction d’accès mettent en garde les promeneurs et d’immenses trous, les fontis, témoignent des effondrements anciens.
L’église de Verneuil/Seine et l’arrivée sur les bords de l’Oise à Neuville.
Pas d’inquiétude, la forêt d’Hautil est un lieu magique pour la balade et comporte de multiples aires de pique-niques. Le point le plus haut est à 184 m (le sommet d’Ile de France est dans le Vexin avec 294m ! ). Le plateau s’avère légèrement vallonné, le châtaigner est omniprésent avec le chêne et quelques pins. Arrivé à Jouy-le-Moutier, ne manquez pas d’admirer le panorama à 180 degrés sur les quartiers de Cergy avant de redescendre cette fois vers l’Oise, à Neuville pour reprendre un train vers Paris (le RER A) ou une correspondance à Houilles dont la ligne L mène à Paris St Lazare. Voilà donc une balade très agréable.. en altitude qui vous donnera encore une autre vision des boucles de la Seine, de son affluent l’Oise, deux cours d’eau qui connaissent de nouveau un fort trafic . Leurs rives désormais bien aménagées sur des kilomètres permettent la découverte de cette frontière entre Yvelines et Val d’Oise, à pied ou à vélo.
Après plus d’une décennie à parcourir les sentiers d’Ile-de France, il m’arrive encore de découvrir avec bonheur des endroits plein de charme baignés des cours d’eau tout aussi inconnus. Nous sommes près de Gazeran à une cinquantaine de kilomètres de Chartres et Joséphine emmène en balade les marcheurs de Randif vers la Drouette, un affluent de l’Eure.
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Beau parcours de 24 km en suivant les petits cours d’eau
La Drouette, une petite rivière de 39 km , affluent de l’Eure.
Le département des Yvelines vient ici flirter avec celui d’Eure et Loir et tous les parigots se croient soudain en pleine campagne et à une autre époque, celle où les belles lavandières de Droué qui venaient laver leur linge sale entre voisines et dont les rires résonnent encore dans un univers rural. Entre temps les corps de ferme ont fait peau neuve , les berlines citadines remplacent désormais les tracteurs dans les cours. Des chevaux de trait au chômage ou en retraite paissent dans les calmes herbages cernés de clôtures électriques et bordés de panneaux « ne pas les nourrir « .
Simple bon sens. Cette boucle de 24 km se faufile le long des bosquets sur les chemins parfois creusés par les engins agricoles en repos dominical ce jour là. Les plaines betteravières ou de céréales ne vont pas tarder à révéler leur identités et repeindre le décor de leur feuillage tout neuf . Un soleil pâle hésite de longs moments à sortir des nuages puis soudain éclaire les pâturages. Un indicible air de printemps envahit l’atmosphère et les cœurs. Le vent est tombé et les randonneurs se dépouillent un à un de leurs oripeaux d’hiver au fil des lieues qui défilent. Passé 13h00, ils s’assoient sur les bords endigués de la Drouette pour engloutir un pique-nique mérité . (Ils sont partis de Montparnasse très tôt et les ventres crient famine).
La région est parcourue de nombreux rus. Des vannes entrouvertes laissent ici et là passer un maigre filet dans ces canaux trop souvent encombrés d’une végétation parasite. Il reste alors deux , trois heures de marche pour boucler ce bel itinéraire, la cadence augmente. Un peu trop, Joséphine freine les ardeurs, multiplie les pauses « techniques ». Les dernières tablettes chocolat circulent de main en main et les gourdes sont vides en retrouvant la gare de Gazeran tant l’air devient chaud. Retour à la casa… un peu vidé moi aussi !
L’Ile-de-France se densifie d’année en année. Le Grand Paris en fera dans moins d’une décennie l’une des métropoles européennes les plus importantes . Les urbanistes, les promoteurs, les écologistes, les municipalités s’affrontent souvent dans des intérêts divergents mais tentent de relever un défi, celui de donner aux franciliens un cadre de vie supportable et faciliter leurs déplacements.
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Le Grand Paris Express va construire 63 gares supplémentaires autour desquelles vont naître des zones de résidences et de commerces dans un rayon de 800 m. Dans ce nouveau maillage de voies rapides, de métro automatique, la sauvegarde des espaces verts reste un enjeu majeur tout comme celle d’un patrimoine architectural et culturel certes protégé sans cesse menacé. Il suffit de quitter les sentiers de nos chères forêts un dimanche pour avoir un panorama de ce que sera demain la région. A cette occasion une vingtaine de marcheurs de Randifont suivi l’itinéraire proposé par Joséphine au départ de la gare de Noisiel (RER A) dans le Val de Marne.
Châteaux d’eau de Noisiel et temple boudhiste vietnamien
Cette belle balade péri urbaine de 22 km illustre parfaitement les travaux entrepris dans la région pour conserver ce cadre verdoyant . Les bords de Marne (et ceux de la Seine) font l’objet d’une réhabilitation constante pour être rendus aux piétons et aux vélos. Désormais on peut remonter la Marne sur des kilomètres et découvrir ses nombreuses îles , le barrage de Noisiel, le fameux moulin de Douvres, et sa multitude d’étangs où fleurissent clubs et bases nautiques . Après avoir longé la rivière et contourné l’Ile aux loisirs de Vaires-Torcy, le groupe a posé son pique-nique sur une pelouse de la station de pompage. Un beau soleil d’automne illuminait des étangs improbables perdus entre les lotissements, donnant à cette banlieue des airs de campagne. Ce fut aussi l’occasion de replonger dans l’histoire du tissu industriel important qui entourait jadis la capitale avec notamment un passage par la Cité ouvrière de Noisiel.
La dynastie des Menier construisit ici à partir de 1816 une usine de chocolat, une entreprise qui fut l’un de fleurons de l’industrie française. On lui doit l’invention de la tablette de chocolat . L’arrivée des barres chocolatées américaines mit fin à ce règne.
et à sa prospérité.
La famille Menier, chocolatiers de père en fils y avait construit une véritable ville pour y accueillir et loger à la fin du XVIIIe siècle les centaines d’ouvriers de la célèbre chocolaterie, aujourd’hui classée aux Monuments historiques mais dont certains bâtiments sont eux aussi menacés par le bétonnage. L’inventeur de la tablette de chocolat mit tout en œuvre pour donner de nombreuses facilités aux ouvrières en y créant crèche , école, réfectoires. Tout en tenant à l’écart l’église du village, en bon entrepreneur laïc et républicain ! Aujourd’hui les maisons de la Cité ouvrière sagement alignées ont été pour la plupart ravalées mais conservent encore beaucoup de charme et de calme.
Une statue d’Emile Menier a été dressée sur la grand place face à la mairie et aux anciens réfectoires dont les briques symbolisent toute cette époque laborieuse. Le trajet du retour vers la gare de Noisiel passe par le joli château de Champs-sur-Marne. Son jardin à la française et son parc descendent jusqu’au bassin de Champs Fleuri . La Seine et Marne regorge de ces petits joyaux. Il suffit juste de s’aventurer dans ces territoires avec curiosité, s’y perdre parfois et laisser cours à son imagination pour revivre un instant cette fabuleuse histoire de Paris.
Les beaux jours et la chaleur arrivent, c’est le moment d’aller chercher un peu de fraîcheur aux bords des rivières . Voici une belle balade par les boucles de la Seine entre les gares de Verneuil/Seine et Herblay. Cet itinéraire qui passe par le fameux GR2 vous fera découvrir les bourgs accueillant de Triel , Chanteloup-les-vignes avant de rejoindre Conflans-St Honorine.
Vue surprenante au loin sur le quartier de la Défense et la Tour Eiffel.
Le joli village de Triel
La capitale de la batellerie francilienne sera l’occasion d’une visite à part . Durant cette randonnée vous pouvez également aller pique-niquer sur l’île Nancy ou vous restaurer à la guinguette de l’île . Le bac est gratuit pour cette mini traversée proposée uniquement l’été. De nombreuses expositions y sont régulièrement organisées.
L’église de Chanteloup-aux-VignesTracé du GR2
Le petit bac sur la Seine pour rejoindre l’ïle Nancy
Le parcours de termine par une longue remontée de la berge vers Herblay, un espace verdoyant désormais totalement réhabilité pour les promeneurs à pied ou à vélo. Il existe de nombreux bistrots et glaciers pour vous rafraîchir . Ce parcours de 23 km ne présente pas de difficultés, juste une belle grimpette sur le coteau dominant la Seine au départ.
Verneuil/Seine et Herblay sont accessibles depuis la Gare St Lazare. (ligneJ – Pass Navigo ou Mobilis 4€ pour la journée)