Il ne suffit qu’une heure de train depuis la gare St Lazare à Paris pour arriver au Parc Naturel régional du Vexin et s’ouvrir un terrain de randonnée de 65.000 ha ! Cet immense territoire protégé depuis 1995 s’étend sur les départements du Val d’Oise au Nord sur les Yvelines au sud . Il regroupe 99 communes où seulement 80.000 personnes y habitent ! C’est avant tout une terre agricole mais les amoureux de nature et passionnés d’histoire y trouveront un patrimoine culturel remontant au néolithique. Les randonnées dans le PNR vous feront découvrir un panorama assez typique composé de plaines fertiles à perte de vue, des villages blottis au fond des vallons, un patchwork de petits bois et puis un réseau de rivières, autant d’affluents et de sous affluents qui alimentent la Seine . Il existe près d’une vingtaine d’itinéraires de balade proposée par le site officiel www.pnr-vexin-francais.fr .Lors de cette sortie de 23 km, organisée par Thérèse du club Randif , nous sommes partis de la gare de Juziers l’un des 6 villes-portes du PNR, à l’extrême sud. La guide avait concocté son propre parcours avec l’idée de quitter parfois les chemins balisés ( GR ou PR) afin d’éviter la foule des randonneurs qui investit la région dès les beaux jours. Alors investissez 11€ dans la carte IGN 2212 O et tracez votre propre route de randonnée en boucle ou en visant une gare de retour. Celui proposé vous fera passer notamment par deux vestiges remarquables , des anciens meuniers : le Moulin Brûlé aux environs de Oinville-sur -Moncient (petite rivière) et le Moulin Gaillard . Parmi les curiosités, ne manquez pas également une visite de la Cave aux fées qui fut une allée couverte dans la préhistoire. Attention, des forces telluriques y règnent encore paraît-il ! Le Parc Naturel régional du Vexin n’en finira pas de vous surprendre par la diversité de ses sites, la douceur et le charme de son décors mais aussi la sensation d’une immersion 100% nature, si lointaine de Paris.
La bande de gagneurs, guerriers de grands chemins..en route vers l’apéroBalade estivale par l’Abbaye de Royaumont et incursion dans la forêt de ChantillyAprès de nombreux obstacles, une longue errance , le groupe arriva enfin devant les grilles de Royaumont ..fermées . Shit !!
A l’occasion du 8 mai, une quinzaine de champions d’une célèbre association parisienne de randonnée, avaient répondu à la sympathique invitation de Christian et de sa compagne Cécile. Hasard du calendrier, ce couple symbolisait ce jour , anniversaire de la victoire 1945, le rapprochement Franco-Allemand. Car Christian a franchi le Rhin vers les années 90 (??) pour venir travailler dans l’Hexagone. Accent de Bavière irrésistible , sens et rigueur de l’organisation incontestables, extrême gentillesse, autant d’atouts qui ont dû séduire Cécile, cette parisienne intrépide en quête à l’époque de rencontres exotiques. Lors du court briefing à la gare de Luzarches, Christian annonça le programme : la rando sera de 20,5 km. A ce jour, aucun guide n’avait fait preuve d’une telle précision . Le groupe eut du mal à dissimuler son admiration. Toutefois, cette admiration laissa rapidement place à un certain doute, lorsque qu’une demie heure plus tard nous étions ..un peu perdu à la sortie de la gare ! Cela n’avait en fait que peu d’importance, nous avions décidé de passer une journée relax. La météo annonçait 26°c , j’ avais donc opté pour une tenue légère aux couleurs blanche et grise coordonnées. Cette belle unité n’échappa pas aux femmes de goût. Elles m’en firent la remarque, de quoi flatter mon égo et me croire durant deux secondes irrésistible. Avec cette bouffée de chaleur soudaine , les randonneuses s’allégeaient ostensiblement. Ainsi Marie-françoise nous gratifia d’un ensemble vaporeux 100% bleu, du paréo, au t-shirt jusqu’au sac à dos. Bref de quoi s’intégrer discrètement dans le décors. Monique dévoila une fois de plus ses jambes de rêves. Claire était de retour parmi nous, avec une coupe de cheveux estivale et son sublissimal sourire ravageur. La température grimpait, et Béatrice trouva la parade absolue en remontant son T-shirt suffisamment haut pour créer une atmosphère érotique inhabituelle dans un groupe de randonneurs , à majorité des sex..agénaires. Dès le départ, tous se couvrirent de crème solaire.
Véritable Indiana Jones de la rando , Christian le Viking nous mena dans un train d’enfer (Au départ de la gare du Nord) .
Seule Charlotte y renonça, m’expliquant pourquoi, en détail et pendant 2 kilomètres ! Les hommes se dépouillèrent également laissant respirer leur magnifique anatomie de sportif . Il fallut cependant attendre le milieu de la matinée pour que Patrick quitte enfin son Kaway-sudisette. Il chemina alors dans un ancien t-shirt Marathon bleu pétant, moulant son corps sculpté par d’épuisantes séances de gym quotidiennes combinées au plaisirs de la table ! Une vraie prouesse . Après forte insistance, j’avais convaincu Edward d’ôter les bas de son pantalon convertible. Celui-ci, récalcitrant, m’avoua souffrir d’un véritable complexe au niveau des mollets. A la vue de ces derniers, je compris effectivement pourquoi la nature pouvait se montrer parfois si cruelle. Les yeux rivés en permanence sur sa carte IGN, Christian nous guida dans un premier temps vers l’Abbaye de Royaumont. Lorsque les pièges du parcours se dressaient devant lui,il sortait alors crayon et boussole d’une énorme pochette pendue à son cou, remplie d’une foule d’accessoires digne d’une expédition himalayenne. Hélas, l’Abbaye était en travaux. Ayant pris déjà un « léger » retard, nous avons préféré renoncer à la visite du parc . (et garder nos 5€ ) . A la suite d’une courte errance autour de la propriété, Christian retrouva le bon chemin . Attentif à nos besoins physiologiques et nutritifs, il n’hésita pas à stopper le groupe tous les deux cents mètres, un rythme qui contraria rapidement Michel. Celui-ci avait en effet du mal à contenir son incroyable énergie , sa fougue d’efforts, et paradoxalement malgré deux ans de Tai-Chi, une discipline pourtant relaxante censée lui apporter la sérénité. On le vit ainsi disparaître du paysage à plusieurs reprises, de quoi affoler Christian : « ach, nous zavons perdu Michel, il faut courir rraller lé chercher ». Vu la chaleur, personne ne bougea évidemment. Fort heureusement, le randonneur rebelle réapparaissait quelques centaines de mètres plus loin, apaisé et souriant. Ouf !
Marie-Françoise et Michel, deux piliers de la rando, compagnons inséparables taillés pour l’effort , ici au carrefour de l’aventure.
La pause déjeuner fut incontestablement un des moments forts de cette randonnée dominicale entre amis. Les marcheurs manifestant une grande faim, devant leur insistance, après avoir passer quatorze rond-points, au bout de 6 allées interminables, Christian accepta l’idée de stopper malgré que nous n’ayions pas effectué la moitié du parcours, à savoir 10,250 km mais environ 9,785 km !! . Ach ze n’est pas prévu déclara Christian, avant de se résigner. Des troncs providentiels coupés nous offraient une aire de pique-nique idéale. Pour l’occasion j’ avais convié ma cousine Corinne à se joindre cette rando . Apéro, pinard à volonté, ronde des desserts , etc.. elle reste encore sous le charme, elle reviendra, impressionnée par la logistique de Patrick, la créativité culinaire des convives .Rien ne peut remplacer des années d’expériences, voilà le secret ! Toutefois, une légère alcoolémie, le feu des discussions passionnantes, quelques monologues parasites, autant d’éléments qui nous privèrent d’une vraie sieste. A la fin du repas , les filles nous offrirent un atelier « maquillage ». Marie-Françoise leur montra son dernier rouge à lèvres spécial rando et un nouveau rafraîchissant « anti-odeur ». On ne va pas s’en plaindre, notamment en fin de journée ! Conquises, Maria, Cécile, Monique se refirent un rapide make -up, mettant ainsi en valeur leur mine radieuse, déjà hââlées par le soleil printanier. Au fil des kilomètres, de mon côté j’affichais rapidement un teint crevette malgré la crème solaire. Béatrice, toujours le nombril à l’air, servit enfin le digestif au pastis , l’heure du départ sonna.
La forêt de Chantilly n’est pas vraiment réputée pour ses dénivelés !
Il valait mieux car la pendule affichait pas loin de 14h30 et la forêt de Chantilly s’ouvrait à peine devant nous. Christian avait presque convaincu ses troupes d’allonger la foulée lorsqu’un nouvel élément allait anéantir ses espoirs : le muguet et la cueillette ! Les randonneuses découvrirent en effet un eldorado de brins à clochettes. La vitesse passa dès lors de 2,8 km à … 0,002 km/h.Bref nous étions carrément à l’arrêt. Michel en profita pour choisir une pousse de chêne à planter sur son balcon alors que Patrick faisait sa cueillette habituelle de déchets. Il marchera ainsi plusieurs heures avec une cuvette en zinc écrasée et un sac poubelle géant. La psychologie du randonneur n’a pas encore livré tous ses secrets. Quelques bosses de fin de parcours vinrent agrémenter un itinéraire plutôt plat. Les réserves en eau étaient presque épuisées, c’était l’heure de fantasmer sur la bière , le panaché , le Perrier-rondelle, la douche fraîche.. bref d’en finir et surtout avant le dernier train à Fosses -Survillers vers la gare du Nord. Bon, ce ne fut pas la plus belle ni la plus sportive des randos, mais un réel moment de rigolade entre copains , une vraie journée de vacances ! Merci Christian et Cécile pour cette initiative et rendez-vous pour une prochaine sortie avec Sport et Nature, le meilleur club de rando à l’Est du Missisipi.
Téléchargez la trace GPS de cette randonnée en cliquant ICI
Les plus anciens apprécieront l’allusion hilarante à la chanson d’Antoine. Blague à part, une sortie dans la forêt de Carnelle au printemps reste une vraie douceur. A l’occasion du 1er mai, Stéphanie nous avait concocté un parcours de 22 km totale nature. Nous étions une bonne trentaine de marcheurs au départ de la Gare du Nord en direction de Pessin-Beaumont dans l’Oise pour un départ à Presles. (40 mn de train, 11,60 € aller-retour ou Pass Navigo). La forêt de Carnelle reste une des grandes classiques du randonneurs et des VTT parisiens. On peut combiner les itinéraires en se baladant dans la forêt de l’Isle-Adam toute proche. Celui de notre guide du jour se faisant dans un sens anti-horaire pour varier les plaisirs avec un pique-nique prévu à l’Etang Bleu dont la couleur ..verte n’aura échappé à personne ! Le domaine étant assez petit , il a fallu donc faire une ou plusieurs boucles pour atteindre la vingtaine de kilomètres programmés. Et comme dirait Laurence , administrative du jour : » Cela permet de bronzer sur toutes les faces ! » . Le déjeuner sur la rive de l’étang étant tellement agréable sous le soleil et une légère brise que le groupe s’est un peu éternisé, histoire de faire une sieste réparatrice digne de ce nom. Côté technique, la randonnée ne présente pas de difficultés majeures. Cela dit l’enchaînement des bosses a permis d’accumuler 469 m de dénivelé positif et presque autant en descente. Toutefois les gros engins d’entretien de l’ONF ont creusé des ornières très profondes sur certains sentiers cet hiver, rendant certains passages peu agréables. Sans plus. Cet itinéraire réalisé uniquement en sous-bois sera idéal lors des fortes chaleurs estivales.
un profil amusant sans grande difficultéBriefing de Stéphanie à la gare de PreslesCécile, Stéphanie et Laurence, les professionnelles de Sport et Nature en débriefing