Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle .
Bonne lecture et bonne route .
Contact : richard.kirsch92@gmail.com
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI
Une randonnée de 22 km très abritée à la frontière sud de la forêt de Versailles
Voici une très belle randonnée toute proche de Paris et facilement accessible par le train. Ce parcours de 22 km qui part de la gare de Saint-Cyr flirte avec la frontière boisée de la forêt de Versailles. (Source MaRando). Nous sommes ici dans le domaine du péri-urbain chic . Cette proximité est donc synonyme d’une forte fréquentation les W.E. Les randonneurs partagent l’espace avec les trailers, VTTistes et les familles en balade. Le succès de cet itinéraire vient aussi de la diversité des paysages et plus encore de ses multiples étangs qui s’égrainent ainsi jusqu’à la gare d’Igny. Pas de grandes difficultés, le dénivelé reste sage. La pluie rend parfois certains passages délicats. Bonne balade !
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L’accès au PNR du Vexin français n’est pas simple. La gare de Vaux est une bonne solution depuis la gare St Lazare à Paris (Direction Mantes la jolie)
Le Parc Naturel régional du Vexin et ses 64.000 ha restent un formidable terrain de jeu pour le randonneur francilien. Je vous y propose une incursion depuis Vaux sur Seine, une jolie boucle de 19 km depuis la gare. Malgré les apparences, ce parcours cumula presque 800 m de dénivelé, de quoi se réchauffer en ce mois de janvier glacial . Ce matin là, une épaisse brume peinait à se disperser et recouvrait toute la vallée de la Seine. Il a fallut prendre de la hauteur et attendre la fin de la matinée pour qu’un pâle soleil réchauffe ce décor composé de plaines agricoles et de bosquets. Cet itinéraire très varié vous fera découvrir quelques beaux villages avec leurs incontournables lavoirs et des églises hésitant entre le Roman et un gothique rénové !
Application Workoutdoor avec la montre connectée Apple watch Ultra 2
Première expérience de randonnée avec le modèle haut de gamme d’Apple. L’activité Hiking est possible avec le fond de carte au 1:25.000e disponible sur cette incroyable application dotée d’une foule de paramétrages. L’Ultra 2 tient parfaitement la distance en autonomie et permet une orientation correcte, avec l’enregistrement de la trace et son exploitation . Je la conseillerais plutôt dans le suivi d’un parcours téléchargé (format .gpx)
Asie, fatale attraction ? Plus que jamais depuis que j’ai voyagé en Malaisie, au Myanmar, en Thaïlande, au Laos, au Cambodge et plusieurs fois au Japon . Envie folle cette fois de sentir les vibrations du Vietnam en écartant les clichés, les sempiternelles recommandations, les inévitables témoignages, les louanges trop flatteuses ou les critiques acerbes.
Voyager au Vietnam en solo ne relève pas de l’exploit mais demande un instant de réflexion. Le pays s’étend sur 1800 km entre mousson et saison sèche , une petite barrière de la langue, des moyens de transports aussi multiples qu’exotiques. Alors pour la première fois depuis dix ans, j’ai ici décidé de la jouer facile et confortable, sans randonner et sans pour autant tomber dans un voyage en groupe organisé. La réalité du terrain ne m’a pas fait regretter le choix d’être passer par Far East Tour, une agence vietnamienne efficace qui m’a concocté un trip de 17 jours sur mesure avec un maximum de liberté. Car en matière de tourisme, le Vietnam excelle depuis l’ouverture du pays dans les années 90. Les agences, les guides polyglottes sont désormais omniprésents sur les réseaux sociaux et font preuve d’une forte réactivité face à la demande croissante. Les programmes de visite du Vietnam passent par un certain formatage d’étapes du nord au sud avec des incontournables dont Hanoï, les plateaux de Sapa, Ninh Binh, la baie d’Ha Long , Hué , Ho Chi Minh Ville et le delta du Mékong. La plupart des agences propose un saut dans le Cambodge voisin. Le visa s’obtient sur place pour une vingtaine d’euros et deux photos d’identité. Découvrir un pays comme le Vietnam aussi étendu impose un rythme soutenu dans l’itinérance et une bonne organisation. Toute l’expertise des agences locales repose sur la gestion parfaite des réservations d’hôtels, des billets de train ou d’avion, de certains restaurants et des voitures de transfert avec chauffeur . Les voyageurs plus autonomes, les vrais routards, improvisent en bus, en moto, chez l’habitant, et passent par des « booking offices », de petits Tour operators locaux ayant pignon sur rue afin d’organiser leur périple en réalisant quelques économies. Sur une période de deux à trois semaines, la différence de prix reste minime et une programme bien ficelé par des pros en amont offre une réelle détente en solo dans un tel pays.
L’arrivée dans la bouillonnante Hanoï est le premier choc.
Vibrations urbaines au cœur d’ Hanoï
Juste un mois avant mon départ le Vietnam du nord a été victime d’un des pires ouragans. On dénombra près de 300 morts et disparus , ainsi que 100.000 ha de rizières dévastées. Ce bilan ne m’a pas incité à me rendre dans la région montagneuse de Sapa encore meurtrie par les glissements de terrain et les coupures de routes. Je remis donc cette destination à plus tard et commençais mon périple à Hanoï. Guide du Routard en poche, applications smartphone chargées, mes deux premières priorités furent de changer de l’argent et acheter une carte SIM locale chez Viettel (5Go/jour – 20 euros). Même si le Wifi est très répandu, cette connexion 4G est importante pour s’orienter sur l’incontournable Google Map et commander des taxis-motos sur Grab ou Be , les plus pratiques au Vietnam.
Street food, Train Street , douceur des soirées, Hanoï est une ville captivante.
Hanoï est un choc, une rupture avec nos métropoles. Des milliers de scooters et autres pétrolettes sillonnent la ville et la traversée des rues requiert prudence et audace. La vie déborde des logements exigus et se prolonge sur les trottoirs. On y mange dans de petites gargotes sur un tabouret de plastique et une foule de commerces en tous genres s’y activent plus ou moins officiellement. Cette activité marginale pourrait représenté 30% du PIB ! Je m’enfonce dans ces ruelles, les parfums d’épices alternent avec des odeurs d’huile ou de peinture des ateliers, je me perds, saoulé par l’animation, la fatigue des quinze heures de vols et le décalage horaire (+6 h). Ma première visite sera au mausolée d’Ho Chi Minh au nord est de l’ancien quartier colonial. Tout à fait par hasard, je tombe sur la fameuse Train Street. Les convois passent ici entre les immeubles ou plutôt à 50 cm de la kyrielle de bars et restaurants à touristes du parcours. Je me cale à une terrasse et assiste à cette scène hallucinante défiant toutes les lois de la sécurité ferroviaire. Le mausolée dédié à la gloire de oncle Ho est massif, sous haute protection et malheur à celui qui franchit les lignes gardées par des militaires en tenue blanche et au sifflet strident.
Le lendemain matin, je me rends au Musée Historique en contournant le joli Lac Hoan Kiem. Musique, valse, des femmes y prennent des cours de danse. Hanoï somnole encore, les pousse-pousse chargent les premiers touristes. Les vietnamiens déjeunent hors de chez eux, des vapeurs savoureuses de Pho y planent (prononcez « feu », rappel du pot-au-feu des colons français). Durant deux à trois jours, je vais marcher des kilomètres les yeux rivés sur les boutiques, sur les panneaux énigmatiques, sur les led clignotantes des dizaines de salons de Massages-Spa-nails. En fin de journée je remets mon destin entre les mains d’un pilote de Grab, des moments de vie intense, même pour le parigot habitué au scooter.
Ondes vibratoires de Tam Coc à Ha Long
Madame Thuin passe me prendre au Center Point Hotel, un bon établissement blotti dans une rue calme. Elle sera ma guide francophone pour cette escapade. La petite femme au regard pétillant est pourtant inquiète ce matin en quittant Hanoï. Notre voiture se fait arrêtée par un policier à une intersection sans raison apparente . Le flic demande au chauffeur de descendre, de le suivre. Ils partent près d’une demi heure quelque part. L’affaire s’est probablement soldée par un bon bakchich. Car la corruption mine hélas le pays me fait comprendre à mi- mots Thuin. Je constaterai tout au long de ce voyage que la population reste encore extrêmement prudente, sans tomber dans l’atmosphère paranoïaque de la Birmanie (Myanmar). Ma guide me conduit à Ninh Binh, l’ancienne capitale du Vietnam , puis à la rivière de Tam Coc qui fait partie des sites touristiques parmi les plus fréquentés.
Près de 800 barques assurent une rotation sur ce cours d’eau bucolique ou les pilotes présentent la particularité de ramer avec les jambes pendant deux bonnes heures. Mal payés, ils s’en sortent grâce aux pourboires. Je m’installe dans l’embarcation, le décor somptueux défile sous les coups de pagaies réguliers. Ce site se compose de hauts blocs de calcaire recouverts de végétation, un aspect de cette région qui lui vaut le nom de Baie d’Ha Long Terrestre. Je loge le soir dans la belle auberge Chez Hiep à deux pas du centre ville. Elle est tenue par une famille et chose rare, plusieurs membres y parlent le français. Lavage de mes fringues pour une poignée de Dongs, bon, elles sécheront plus tard !
L’exploration du nord Vietnam proposée avec mon agence ne pouvait éviter cette fameuse Baie Ha Long (« Le dragon qui plonge dans la mer »), l’un des joyaux de ce pays. Le nec plus ultra consiste à passer une nuit sur une « jonque ». Des dizaines de mini bus déversent les futurs passagers. Le port d’embarquement est une véritable ruche ou se croisent les groupes menés par un animateur armé d’un stick télescopique orné d’un fanion . Pas question de se tromper de bateau ! Je suis bien au cœur de l’hyper tourisme. Le mien s’appelle Swan, une navette m’y conduit et je m’installe au pont supérieur dans une des dix huit cabines. Mes rêves d’aventure tombent à l’eau, cette mini croisière s’enfonce seulement de quelques miles dans cet univers « amazing » parsemé de 1842 îlots . Le temps est doux, la mer calme et le Swan glisse lentement dans les chenaux balisés. Comme sur tous les navires, l’après-midi est consacré à une sortie en kayak. Cette escapade commence obligatoirement par un passage au bureau de la baie pour obtenir une autorisation en règle auprès de l’agent du gouvernement qui vit plusieurs mois dans ce bureau flottant. Baignades, kayak, pêche, le fonctionnaire surveille tout. La balade dure une bonne heure et se ponctue pas une baignade. Cours de Tai Chi et cuisine sur le pont supérieur complètent ce programme type. D’autres croisières similaires partent aussi de Cat Ba.
Il existe bien deux capitales au Vietnam : Hanoï au nord très authentique et Ho Chi Minh Ville au sud , très occidentale.
Comme ne pas tomber amoureux de Hué
Des transports à grandes vibrations.
Afin de rejoindre Hué au centre du pays, on est obligé de repartir à Hanoï pour prendre le train . Mon trajet se déroule en minibus, en compagnie de quelques ex-croisiéristes, sur des portions de nationales et d’autoroutes. Les occidentaux doivent ici s’habituer à la lenteur de la circulation routière aux pratiques surprenantes. Au Vietnam, (volant aussi à gauche), les camions et véhicules lents circulent sur la file de gauche de la chaussée. La voie centrale est donc réservée aux dépassements, donc dans l’angle mort ! La file de droite est réservée aux deux roues. Un concert de klaxon général rythme les manœuvres, sans agression, juste pour avertissement. De nombreux radars, des contraventions aux tarifs exorbitants dissuadent les fonceurs. Nous croisons des vans funéraires sur ce trajet. Les familles modestes sont souvent avec le cercueil à bord pour accompagner le défunt jusqu’à sa sépulture. Les passagers jettent de temps à autres des faux billets par une fenêtre pour éloigner les mauvais esprits de la route
Certains d’entre nous sont hébergés pour la nuit à l’hôtel Mango d’Hanoï derrière la gare, le temps de prendre une douche, d’autres filent vers diverses destinations. Mon train pour Hué est 19h30. La climatisation et les chocs thermiques ont gagné, un bon rhume et la fièvre me crèvent. J’ai du temps de trouver des Kleenex et un sandwich dans le quartier pour le trajet. Les commerçants ne comprennent aucun des deux mots et moi aussi je rame. C’était pourtant facile de demander un Banh Mi, un terme qui désigne en général toutes formes de casse-croûte. On choisit juste sa composition dans un pain-baguette, dont un délicieux pâté de porc agrémenté de concombre.
Des siècles de conflits , de convoitises et de colonialisme. Le Vietnam d’aujourd’hui est tourné vers l’avenir.
Je vais passer une des pires nuits de ce voyage dans ce TGV (Train à très Grandes Vibrations) . Le compartiment comporte quatre couchettes dites « molles » (il en existe des durs pour les autochtones au petit budget) et la température est toujours aussi polaire. Une touriste française en short, frigorifiée va hurler pendant dix minutes dans le couloir avant de récupérer une couverture ! Un sac repas contenant quelques snacks et une bière a été déposé sur chaque couchette. J’arrive à la gare de Hué exténué, en sueur, cassé par la fièvre. Mon sac à dos pèse deux tonnes, la chaleur est moite, une armée de chauffeurs attend leur passager avec des panneaux nominatifs . Pas de trace du mien. Il arrivera quelques minutes et me conduira à la Maison Vu Tri Vien dans une petite ruelle à deux pas de la forteresse. L’hôtesse est charmante et parle français, son beau-père l’enseigna jadis. La famille vie avec ses deux enfants et le grand-père frappé d’Alzheimer. Elle travaille au port dans une compagnie de transport, son mari est fonctionnaire à la mairie pour la promotion de la ville. La cadette suit des cours d’anglais privé le dimanche. Tout va bien pour cette gamine. Le sort des filles s’améliorent au fil des décennies au Vietnam, même si les avortements sélectifs font encore usage. La population dépasse les 100 millions, elle a doublé depuis 1975 ! La vaste maison coloniale est confortable et claire.
Visite de la Cité Impériale de Hué. Jardins, pavillons et expositions photos retraçant l’histoire des dynasties.
Dopé au Doliprane, poussé par la curiosité, j’emprunte un vélo et pars en repérage à Hué. Après la frénésie d’Hanoï , je savoure un calme divin, réparateur. Je roule serein le long des canaux, sur les trottoirs . Je reviens dans le quartier ancien le lendemain, cette fois à pied. Les conducteurs de pousse-pousse me racolent sans trop d’insistance , je cède à une marchande de mangue après un marchandage courtois . j’ai décidé de visiter la Cité Impériale assez tôt pour échapper à la chaleur croissante et aux premières vagues de touristes . Le plan du site est bien fait et les itinéraires balisés me conduisent durant trois heures de pavillon en pavillon, de jardin en jardin .
La vie des locataires, les empereurs successifs, devait être douce dans cet univers protégé à l’abri des regards. J’imagine les concubines élégantes à ombrelle, leurs promenades dans ces allées tirées à quatre épingles, les réceptions des notables des colonies occidentales. Combien de nations ont elles convoité ce pays ? Les Chinois y restèrent mille ans avant de céder la place aux Japonais, aux Espagnols, aux Français . Cochinchine, Tonkin, Mékong, Yan Tsé, ces noms résonnent encore dans ma mémoire et font ressurgir une filmographie exotique, savoureuse. Galerie de photos en noir et blanc, le destin de ces empereurs défile sur les murs des couloirs de la citadelle ouverts aux quatre vents. On y voit les hauts fonctionnaires de colonies reçus en grande pompes qui côtoient les mandarins, ces hommes brillants et cultivés au service des monarques. Enfin, jusqu’à leur décadence inéluctable dans de vaines luttes de pouvoir. La république frappait aux portes du palais et il fallut céder la place. Pour mémoire, la réalité du pouvoir fut disputée entre deux familles, les Trịnh et les Nguyễn, chacune prétendant régner au nom des Lê, la première dans la seigneurie du Nord (Đàng Ngoài, Bắc Hà ou Tonkin selon les sources), la seconde dans celle du Sud (Đàng Trong, Nam Hà ou Cochinchine). Le préfixe Nguyen est aujourd’hui aussi répandu que les Dupont ou Durand !
Etape de quelques heures à Da Nang pour visiter le Musée Cham, la civilisation fondatrice du Vietnam
Les trésors de la civilisation Cham (IVe siècle)
Lever de bonne heure, mon chauffeur du jour m’attend pour aller à Hoi An. Il s’appelle Qo, parle peu l’anglais mais se révèle un conducteur hors pair dans des conditions météo épouvantables. C’est la mousson dans toute sa puissance. La pluie ne nous laissera aucune trêve durant les quatre heures de route. Les camions projettent des vagues de flotte, la visibilité est nulle et la voiture traverse des marres en prenant garde aux courageux deux roues . Qo me laissera à Da Nang afin que je visite le Musée Cham. La ville ultra moderne ne manque pas de charme, un pont suspendu par un dragon géant traverse le fleuve. Difficile d’imaginer qu’elle fut au cœur de la guerre il y a un demi-siècle. Les trésors de la civilisation Cham (IVe siècle), aujourd’hui disparue, furent révélés par des archéologues français. Des marins et des marchands indonésiens s’y étaient en effet installés et sont à l’origine du peuplement du Vietnam. Cette civilisation n’a pas encore livré tous ses secrets mais l’héritage artistique dévoilé est magnifique. Un métissage s’est fait au fil des siècles, désormais le pays compte 54 ethnies, avec des us et des langages propres. Je vous laisse le soin de vous documenter ! Notre itinéraire jusqu’à Hoi An, destination de ce jour, passe par la route splendide du Col des Nuages. Mille fois hélas, un brouillard tenace m’a privé du paysage grandiose.
Vibrations estivales
La ville d’Hoi An se présente comme une très jolie station balnéaire et son quartier historique possède un charme réel avec une zone très touristique où il fait bon flâner et faire du shopping. Les magasins de souvenirs , de nombreux restaurants et les boutiques de fringues s’y concentrent. Hoi An est traversée par une rivière où de petites embarcations d’une vingtaine de place attendent les badauds. A la nuit tombée, le quartier se pare de centaines de lanternes et des dizaines de petites roulottes proposent la gourmandise locale : les crêpes !! Il n’est pas rare que cette rivière déborde sur les rues voisines lors de la mousson. Je loge au Golden Holiday Hotel, un bel établissement situé à mi chemin entre le quartier historique et la très belle plage de An Anh distante de 5 km.
Les km de sable blond de la plage de An Anh. Hoï An la petite St Trop’ proche de Da Nang
Dès mon installation, les averses reprennent, je reste à proximité pour déjeuner. Repos, détente, je reprends du poil de la bête et affiche une bonne forme le lendemain matin . Comme tous les hôtels, le mien met à disposition des vélos pour se balader et aller à la plage . La plage d’An Anh s’étale sur plusieurs kilomètres. Des dizaines de bars et restaurants bordent sur trois rues parallèles cette bande de sable fin dans un décor de rêve composé de cocotiers, bougainvilliers, bananiers etc.. Il est tôt, je confie ma monture au parking à vélos et pars à la recherche du bar Soul kitchen tenu pas la fille d’un ami à Paris. Des concerts y sont organisés chaque soir en saison. Fruits pressés, collation, vient l’heure du farniente pour cette journée exceptionnellement ensoleillée pendant la mousson. Sur le sable, les petites plagistes agitent les bras comme des sémaphores pour bloquer les clients au pied de leur bar sur leur transats car la concurrence est rude sous les tropiques ! Matelas, parasol, service sur place de boissons fraîches et menus à la carte , une journée comme celle-ci vous coûtera une dizaine d’euros tout compris ! Je vais rester presque trois jours à Hoi An, le temps de la parcourir dans tous les sens mais aussi l’occasion vivre une rencontre inattendue dans un petit restaurant d’une rue adjacente choisi au pif.
Le quartier historique de Hoi An
Quand la patronne du restaurant t ‘invite pour le dessert …
La patronne se marre en regardant me débattre avec les ingrédients des rouleaux de printemps. Le massacre terminé, elle m’invite à une table voisine rencontrer sa famille et amis qui sirotent une bière avec des nems. Les canettes défilent, on se raconte nos vies en anglais mêlé de quelques mots de Français . Son mari tient un salon de coiffure en ville, le propriétaire de l’établissement est aussi architecte d’intérieur. Les affaires marchent bien, même si le COVID a fait aussi ici énormément de dégâts économiques. Les enfants nous rejoignent et la bière coulera ainsi jusqu’à la fermeture dans une ambiance chaleureuse. Les Vietnamiens sont spontanés, curieux, ils suffit d’aller vers eux et engager spontanément la conversation. Je l’ai fait tout au long de ce voyage et appris tant de choses sur ce pays. Dix jours déjà que je suis parti. La carcasse geint, maltraitée par les transports, la fatigue. Un massage me fera le plus grand bien avant de partir pour Saïgon le lendemain. Je rentre chez Ruby, un minuscule salon, pour une heure de soin de la tête au pied. Propre, efficace, 8 euros !
Saïgon, vibrations d’Hanoï puissance dix !
L’avion de Vietnam Airlines venant de Da Nang se pose à 16h30, pile à l’heure de pointe dans Saïgon. Autrement dit la circulation atteint son paroxisme d’embouteillage de deux roues et plus aucune règle de priorité n’est réellement respectée, sur certains trottoirs y compris ! Faudra que je redouble de prudence notamment dans les petites rues. Seuls les intersections aux des grandes artères équipées de feux gardent une certaine discipline.
Saïgon à l’heure de pointe
Le chauffeur me dépose au cœur de la ville à l’entrée d’une ruelle trop étroite pour y pénétrer en voiture. Les hôtes de Chez Mimosa Petite m’y attendent et me conduise dans leur charmant hôtel. Très vite je sympathise avec Linn, la manager, une jeune femme joviale qui mettra tout en œuvre pour m’offrir le meilleur des séjours. La chambre est superbe et comble du bonheur, on prend le petit déjeuner sur la terrasse au 6 étage ! Le personnel est d’une incroyable gentillesse, je m’y sens comme chez moi , tout comme la clientèle à majorité française cette semaine là. Je devrais cependant quitter ce petit paradis pour improviser deux nuits hors programme en face, au Gemini Center , nettement moins accueillant.
L’adorable hôtel Chez Mimosa Petite . Terrasse et sourires garantis pour des petits déjeuners en altitude.
Le point d’orgue de mon séjour à Saïgon reste la visite du Musée des Vestiges de la Guerre. Pas notre « Indo »,ponctuée par la débâcle de Dien Bien Phu, mais la guerre américaine qui dura jusqu’en 1975 et tourna au fiasco du sud après les accords de Paris avec la prise de Saïgon par les communistes. Les livres d’histoire en parle mieux que moi. Dans le domaine de l’horreur, la concurrence est rude. Le Musée des Vestiges de la Guerre de Saïgon ne fait pas dans la demi-mesure , âmes sensibles s’abstenir car rien n’est épargné aux visiteurs pour illustrer les exactions américaines : photos de tortures et de pilonnages au napalm, cages en barbelés et geôles immondes, épandages illustrés des effets de l’agent orange sur trois générations affligés de déformations , etc…
Les vestiges de la « machine de guerre » américaine
Température intérieure proche des 35 °c, ventilateurs poussifs, distribution de lingettes fraîches, après avoir évacuer le cauchemar, je mesure l’ampleur de l’arsenal américain dans les vitrines dont tous les types de bombes imaginables de ce qui fut une véritable « machine de guerre ». Fin de parcours, je sors respirer à l’air libre où sont exposées les grosses prises comme deux avions de combat , des chars et un hélicoptère CH47 Chinook de chez Boeing Vertol en parfait état.
Vibrations molles des marchés dans le delta du Mékong
Mon guide du jour s’appelle .. disons Tanh, un pseudo dont je vous reparlerai plus loin. Can Tho est situé à 164 km de Saïgon Après une balade en barque sur un bras ombragé du Mékong, Tanh nous conduit jusqu’à l’embarcadère où sont amarrés les petits bateaux d’une trentaine de places. L’endroit n’est pas très reluisant. Distribution des gilets de sauvetage, direction le marché flottant. En toute franchise, cette étape hyper touristique ne présente aucun intérêt. Il s’agit d’un marché de gros, les marchandises sont stockées en cale pour les préserver. On est très loin du spectacle coloré de ceux de Thaïlande. Il existe presque d’avantage de bateaux de touristes que de marchands.
Durant cette itinérance, j’ai eu la chance de passer une nuit dans des endroits hors du temps, en pleine nature. Le Vam Xang Ructic à Can Tho en fait partie.
Des bateaux-bar les invitent à boire un coup à bord et des barques les accostent pour une dégustation de soupe… douteuse m’avoue Tanh. Pourquoi ce pseudo Tanh ? Mon guide âgé de 78 ans, capitaine dans l’armée, a subit la chute de Saïgon en 1973, il a purgé une année dans un camp de rééducation communiste, il a tenté une évasion par la mer (boat people) organisée par « un privé » , il a échoué faute à une panne de moteur . Il est retourné dans un camp, etc.. Dans le climat politique actuel, cinquante ans plus tard, le récit de son histoire est encore aujourd’hui trop risqué pour être révéler sous son vrai nom.
Un marché de gros destiné aux détaillants de la région.
Je retourne à Saïgon plutôt déçu mais ravi de prendre un peu de repos Chez Mimosa Petite. La prestation de mon agence Far East Tour s’arrête là et je vais improviser un programme perso de trois jours. Je consacre le premier à une visite du marché de Binh Tay dans le quartier chinois de Cholon , situé à 6 km au sud-est du centre ville. Le trajet ne mérite pas de m’y rendre à pied et je fais appel au service de Grab. (L’App marche très bien et évite des marchandages de prix aventureux). J’y rencontre cette fois peu de touristes, le lieu est fréquenté par les locaux venant faire le plein de produits alimentaires . Le bâtiment ne manque pas de charme. Un hôtel bouddhiste siège dans le patio central et de beaux escaliers desservent l’étage supérieur. La température dépasse les 30 °C à 10 heures du mat, ce jour là. Je décide de revenir à pied vers le centre et me perdre pour le plaisir dans les rues de Cholon.
L’étonnant marché de Binh Tay au cœur de Cholon, le quartier chinois de Saïgon
Vibrations spirituelles multiples
Cette errance me permet de visiter le très beau temple Tam Son Hoi. La chaleur est accablante, l’odeur d’encens, la fraîcheur et le calme du site sont reposant avant de reprendre ma balade. Je tombe encore par hasard sur un site surprenant : l’Eglise Cha Tam. Le Vietnam compte environ 25 millions de catholiques et il existe de très nombreux églises dans tout le pays. Celle-ci est ravissante avec ses façades colorées, son kiosque fleuri abritant une vierge Marie, un mur de bas reliefs en bronze qui évoque les martyrs chrétiens et des inscriptions en chinois parfaitement anachroniques ici.
Cocktail de religions entre bouddhisme, catholicisme, confucianisme et coadaisme
Décidément que cette ville est immense, bruyante et trop suffocante pour la parcourir toute une journée à pied. Le soleil est au zénith, je reprends une moto- taxi Grab pour rejoindre le District 1 (Saïgon en compte 24) et visiter une autre perle post-coloniale : la Poste Centrale. Le lieu n’en a plus que le nom, même si quelques guichets restent ouverts aux opérations postales. Ce magnifique bâtiment est lui aussi devenu une attraction touristique chargée. Les couloirs latéraux et les salles attenantes sont désormais entièrement voués à la vente de souvenirs et à la joallerie. Les splendides cabines téléphoniques de bois précieux et l’immense plafond vouté au style très « Musée d’Orsay » sont des témoins magnifiques de cette époque raffinée.
La poste centrale de Saïgon
L’heure du déjeuner approche et je pars à la recherche d’un petit restau dans ce quartier plutôt chic. J’emprunte une rue piétonne entièrement tournée vers la vente de livres. Beaucoup sont exposés sur des rayons au centre de la chaussée, il en existe en plusieurs langues. Une sorte de rayon Fnac à ciel ouvert . Mon regard se pose sur la table de deux femmes assises à un street food sous un parasol. Ce sont des touristes néo zélandaises arrivées hier. Elle déguste des nouilles ou des pho, je leur soumets une enquête de satisfaction. Elles sont ravies. Tout semble exquis, que choisir ? Une jolie vietnamienne me vient en aide et m’invite à s’assoir à sa table. Elle travaille dans une banque voisine et parle quelques mots de Français. Restauration conviviale sur le trottoir , échange d’informations, comparaison entre les meilleurs vols vers Hué ou un voyage en train.. La magie des rencontres sponstanées opére facilement au Vietnam pour le voyageur en solo.
De retour à l’hôtel Gemini Saigon Center, je peaufine ma virée du lendemain vers la ville de Tay Ninh à 100 km au nord ouest de Saïgon. J’opte pour le programme proposé par Get a Ride dont la notoriété et le sérieux lui valent un réel succès actuellement. (budget 90 €). L’App est ergonomique, très facile d’utilisation, le paiement est sécurisé. Je valide en quelques clics une programme copieux .. et matinal. Le minibus de Viet Travel passe me chercher à 7h00 et fais la tournée des quartiers voisins pour prendre quatorze autres passagers à leur hôtel. Après plusieurs heures de route,nous entrons dans un endroit hallicinant.
Le Saint-Siège du Caodaïsme . Il existe des répliques plus petites de cette cathédrale kitschissime dans tout le pays.
La cathédrale Caodaïste émerge dans un immense parc aux vastes allées. Il est le saint- siège de cette religion fourre-tout qui compte 5 millions de fidèles : un peu de bouddhisme, un zest de confusianisme, une pincée de catholicisme, Victor Hugo élevé au rang de Saint ! Le tout dans un décor ultra kitsch unique. Cette visite au pas de course m’a laissé sur ma faim. Le revers des excursions en groupe. Au sujet de faim, notre guide, à l’anglais tout juste compréhensible, nous a réservé des tables pour le dejeuner dans les environs. C’est l’occasion de sympathiser avec la famille de Hong Kong, de la cuisiner avec des baguettes sur leurs soucis locaux sous la tutelle chinoise. Le minibus nous conduit ensuite dans un des hauts lieux de la résistance vietcong : les tunnels de Cu Chi. Ce site classé lui aussi au hit parade vietnamien de l’hyper tourisme propose aux visiteurs de s’immerger dans l’ambiance souterraine de la guerre américaine, le tout dans décor très « Disney Land, option jungle .
Visite des tunnels de Cu Chi
Mannequins articulés, pièges à GI, reconstitution des lieux de vies, des ateliers, la visite se termine par un trajet de dix minutes quelques mètres sous terre. Mon mètre quatre-vingt passe assez mal dans les tunnels et m’oblige à ramper presque dans le noir. Cet expérience inconfortable et flippante ne me laissera un souvenir impérissable. Buvette, boutique à souvenirs , rien ne manque y compris un stand de tir à balles réelles au tarif de 60.000 dongs la balle (entre 2 et 3 euros ! ). Cette journée très chargée dans la région de Tay Ninh se termine par la découverte de Sun World Ba Na , un complexe touristico-religieux phénoménal ultra moderne , d’un très grand raffinement. Il faut prendre un téléphérique qui grimpe à 980 m pour se rendre au pied d’une immense statue et d’un boudhha géant. Des jardins magnifiques tapissent cette colline, le marbre est omniprésent. Ils sont composés de bonzaïs sublimes, d’une armée de bouddhas rieurs et de bassins étagés à débordement. La vue s’étend juqu’à la frontière Cambodgienne relativement proche.
Sun World Ba Na , une réalisation récente exceptionnelle d’un réel raffinement
Ultimes vibrations urbaines à Ho Chi Minh Ville
Retour dans la fourmillière de Saïgon, la température est montée de quelques degrés. C’est mon ultime journée au Vietnam et je pioche dans le guide du Routard afin d’y dénicher un site intéressant. La cathédrale Notre-Dame étant hélas en travaux, je me rabats sur le Palais de la Réunification. Vu de l’extérieur ce bâtiment plutôt moderne n’ a rien d’attrayant. L’architecture intérieure aux immenses salons et le mobilier de l’époque lui donnent une dimension solennelle. Ce palais présidentiel fait pourtant partie des hauts lieux historiques du Vietnam qui fut au cœur de la bataille qui marqua le chute de Saïgon en 1973.
Le Palais de la Réunification à Saigon
Panoramique du marché de Ben Thanh au centre de Saïgon
Cette découverte du Vietnam en solo taillée sur mesure a été passionnante. Ce voyage me laisse sur une impression d’inachevé et plus encore avec la certitude que je devrais y revenir avec d’avantage de temps et d’improvisation en toute liberté . Car je connais maintenant son mode d’emploi !
Texte et photos : Richard Kirsch (Copy Right réservé)
Bars, danseuses en terrasses, matchs de foot sur écrans géants, restaus en pagaille , le quartier hot de Saïgon dans le District 1
Le Fines Arts Museum de Saïgon, un bijou
Je ne suis pas fan de musées, mais j’avoue que celui m’a conquis. Il possède une élégance rare et les œuvres anciennes et contemporaines exposées m’ont éclairé sur l’immense talent des artistes vietnamiens.
Bienvenue en Seine-et-Marne, le département le plus grand d’Ile-de-France. Ce parcours de randonnée se trouve au sud de Meaux et débute à la gare de Crécy-la-Chapelle.
Une randonnée facile de 18 km de gare à gare (ligne P depuis la gare de l’Est à Paris
Ce bourg plein de charme recèle une très belle collégiale et se distingue surtout par la présence de trois brassets, de la rivière le Grand Morin et son canal . Cette ramification lui vaut le qualificatif de Venise briarde . (notez qu’il existe une infinité de Venise dans l’Hexagone et en Europe ! ) . Ne manquez pas de jeter un œil sur le monument aux morts , un des rares mettant en scène des enfants au pied d’un poilu ! Ca vaut le détour. Son décor et sa lumière ont attiré et inspiré les plus grands peintres comme Corot, Servin, Toulouse-Lautrec, Emilie Carr, Altmann, Eichen, Dunoyer de Segonzac, etc..
Cette randonnée de 18km sans difficulté vous conduira jusqu’à la gare d’Esbly dans un environnement très boisé et suit sur quelques kilomètres le canal du Grand Morin. L’accès à Crécy et Esbly se fait en train au départ de la Gare de l’Est (ligne P)
C’est parti pour un tour avec le Voyage Métropolitain ! Le tour du boulevard périphérique parisien bien sûr avec cette troisième étape entre les portes de la Villette et de Champerret. Le brief de Jens et Marion se fait sur le parvis de la Cité des Sciences et près de 70 marcheurs y assistent. Oubliée la pluie du tronçon précédent, les randonneurs péri-urbains effectueront ce périple sous un soleil automnal .
Un parcours de 14 km à la découverte de l’architecture ancienne et nouvelle , du patrimoine culturel et des hommes qui ont laissé ici leur emprunte.
Près de 70 participants regroupés autour de Jen et Marion pour le traditionnel briefing de départ.
Marion, une architecte-artiste-prof qui a plus .. d’un tour dans son sac.
Avant de quitter la Villette, notre guide nous invite à nous replonger dans son histoire . En 1867, 39 puis 54 hectares de marchés aux bestiaux et d’abattoirs alimentaient en viande les parisiens suite au regroupement sur un seul site des marchés de Poissy et Sceaux. Des milliers de bêtes arrivaient ici par le train de la Petite Ceinture. Activité démesurée , souvent contestée tant la condition animale était précaire, l’hygiène insuffisante ; les excès en tous genres des gros bras défiaient la chronique. (voir ci-dessous le livre sur la Cité de Sang)
Le marché aux bestiaux et les abattoirs de la Villette au Nord de la capitale. Le site occupa jusqu’à 54ha .
De rares boucheries rappellent l’époque ou la Villette nourrissait toute la ville
En 1973 le site sera démoli pour laisser la place au Parc de la Villette. Il ne subsiste aujourd’hui que quelques grossistes en fond de cours et des restaurants vivant sur une réputation bien lointaine. Le groupe se dirige en bon ordre sur les berges du canal de Saint-Denis . Difficile d’imaginer l’effervescence de ce passé , les rénovations ont métamorphosé le décor avec des succès mais aussi des échecs dont le centre commercial du Millénaire de la porte d’Aubervilliers reste le plus cuisant .
Passage sous le Périph le long du canal de St Denis
Aubervilliers, mars 2024. De nombreuses boutiques ont encore fermé ces derniers mois au Millénaire, qui se cherche un nouvel avenir.
Sur les 140 commerces ouverts en 2011 , 32 subsistent aujourd’hui. Le Millénaire sera même qualifié de « Walking Dead » dans les médias . Les navettes prévues pour acheminer la clientèle depuis le métro ne sortent plus que le dimanche, le concept a vécu et a coulé. Comme beaucoup d’endroits de la capitale situés hors zones touristiques, ce canal et ses bosquets sont devenus des lieux de campements des réfugiés de passage et du trafic de crack.
Sentier improbable le long du Périph – Siège tout aussi inattendu celui de Chanel à la Porte d’Aubervilliers
Passage sous l’échangeur géante de la Porte de la Chapelle.
Pique-nique du groupe aux Puces de Clignancourt.
Certaines sources affirment que 13.000 d’entre eux auraient ainsi été placés en province à cette occasion. Nous empruntons les boulevards de Maréchaux à la Porte Pouchet afin de visiter une nouveau tronçon aménagé sur l’ancienne Petite Ceinture ferroviaire . Hélas « les Jardins de Traverses » inaugurés récemment étaient fermés ce jour là. Ces espaces récupérés et rendus aux piétons se veulent à la fois ludiques, culturels et parfois nourriciers. Ils illustrent ce nouvel élan de la capitale et des associations locales pour valoriser le moindre mètre carré de verdure.
Les Jardins de Traverses , le nouveau tronçon de la Petite Ceinture ouvert aux Parisien Porte Pouchet
Centre commercial et navettes fluviales du « Millénaire » – fin d’une aventure.. ratée.
Et rien n’est jamais gagné. Cette partie nord de la ville impose aussi sa modernité bétonnée depuis une décennie. Les communes ont fait des ponts d’or fiscaux aux entreprises pour les attirer et les lignes de métro débordent désormais du Périph dans le cadre du Grand Paris Express . Demain 63 nouvelles gares rentreront en service en Ile-de-France atteinte de gigantisme. La haute couture ou la confection bon marché « made in China » s’incrustent dans la banlieue hier encore « défavorisée » . Qui aurait imaginé que Célio et même Chanel installerait leur siège à Aubervilliers, Pantin ou Montreuil ? Les exemples de cette mutation ne manquent pas comme le prouvent l’éclosion du campus Condorcet, prolongement en banlieue de l’Université de Panthéon Sorbonne la Chapelle Internationale , ou l’Arena Adidas, nouveau temple du sport spectacle. On ne compte plus les réalisations qui ont émergé ici et remplacé ces quartiers populaires où se mêlaient à une population ouvrière et cosmopolite de portugais, maghrébins ou africains en exil , ultimes naufragés de nos colonies démantelées.
Le stade Bauer avant !
Le projet de demain, conçu pour accueillir 10.000 spectateurs.
Depuis 1897, une passion intacte pour l’équipe du Red Star . Un rendez-vous immuable avant et après le match à L’Olympic.
Arrivés à St Ouen, les randonneurs découvrent l’immense chantier du mythique Stade Bauer, celui de l’équipe historique du Red Star née ici en 1897. Le temps a passé mais rien ne semble avoir estomper la passion. Nous arrivons en plein derby du club face au Paris FC et les supporters des deux bords s’observent à distance sous la surveillance des CRS ! Le match va commencer et déjà l’éternel bistrot L’Olympic connaît l’effervescence des grands jours malgré les imposants travaux en cours . Demain ce n’est plus 5000 supporters qui viendront dans les nouvelles infrastructures mais 10.000 ! Mais au plus fort de ce lifting à 190 millions d’euros , les habitants de l’immeuble de la Planète Z collé au stade, continueront à encourager le Red Star de leurs fenêtres , la quatrième tribune du Stade Bauer !
Les Puces de Clignancourt, un lieu mythique ou se croisent les extrêmes.
Nous le quittons pour rejoindre les Puces de Clignancourt à deux pas et pique-niquer dans un petit parc près à l’entrée du marché Serpette , un des plus chics de cet ensemble. Ne pas se fier aux apparences, aux Puces de Clignancourt se côtoient les extrêmes, des marchands de fringues, aux antiquaires , aux brocanteurs en passant par le degré zéro des vendeurs de la rue qui tentent de survivre, étalant leurs loques sur les trottoirs où ils se font expulser par les services municipaux de la voierie sous la protection de la police municipale. Les siècles se sont succédés , ces damnés du bitume ne sont que les héritiers de ces chiffonniers de Paris qui nettoyaient alors les ruisseaux de Paris . Eux au moins valorisaient les déchets récupérés sous la forme de pâte à papier et autres matériaux du quotidien. Enfin.. jusqu’au jour où messieurs Haussmann et Poubelle et changèrent la donne, il est vrai pour le plus grand bien d’une cité d’une insupportable saleté. Les menaces de guerre oubliées, les Fortifs seront détruites, la « zone » épurée .
La rue Rebière aux Batignolles : un concentré d’innovations audacieuses
Et des décennies plus tard , sur cette même couronne, Paris asphyxié par la circulation automobile construira ce boulevard circulaire que nous longeons et qui demeure encore une frontière physique et psychologique pour bien des Parisiens. Restauré et reposé, le groupe met le cap vers l’ouest , dans le quartier des Batignolles, autre illustration de cette rénovation à grande échelle . Nous passons rue Rebière. Elle rassemble sur quelques centaines de mètres les projets ambitieux de jeunes architectes de l’OPAC , des parcelles livrées à leur imagination, à leur audace. Le bois, le verre ou l’acier reprennent le pouvoir.
Les tours jumelles des Boute en train : un projet de rénovation encore à l’étudeDes espaces ludiques sauvés de la frénésie des promoteurs.
La tour du Bois le Prêtre remodelée par les architectes Vassal et Lacaton.
Les terrasses, les surplombs cassent les codes de la construction des années 70. Constructions, rénovations, du passé ils font table rase. De 2006 à 2011 Les architectes Jean-Philippe Vassal, Anne Lacaton et Frédéric Druot s’attaquèrent déjà au volume de la tour Bois le Prêtre en lui collant des modules préfabriqués. Ce défi deviendra leur réalisation emblématique. La demande de logements est criante à Paris et les architectes rivalisent d’idées pour s’affranchir des barres tout en restant des budgets restreints. Il fallait trouver de l’espace, sept villes nouvelles poussèrent ainsi en grande banlieue. Certains architectes ont coopéré avec des paysagistes comme Michel Courageoux et Paul Chemetov dans les années 70-80. Leurs travaux suivent une ligne novatrice : pas de matériaux chers mais davantage de grands espaces et plus de coursives. Quelle créativité et quelle provocation ! Square Pasteur, le HLM aux balcons au profil de voitures se veut comme un miroir du Périph voisin !
Provocateur, révolutionnaire à l’époque cet immeuble construit par Paul Chemetov en face du Périph. Assagi, l’architecte rebelle signera plus tard le Ministère des Finances à Bercy !
La troupe poursuit sa route et retrouve le boulevard un peu plus loin, au cimetière des Batignolles. Celui-ci n’est pas le plus beau de la Capitale , ni le plus silencieux car ses morts prestigieux y reposent parfois sous les longerons de béton de l’artère circulaire. Changement d’époque, changement de techniques, les démarches environnementales dictent désormais leur loi ici au nouveau Palais de Justice de Paris, dont les trois cubes dominent la porte Clichy et s’enflamment sous le soleil couchant. Nous voici maintenant à la Plaine Monceau, une bande de terrain qui en 1853 s’étendait jusqu’à la Porte Maillot.
Le cimetière des Batignolles. Soit , on peut trouver mieux pour goûter au repos éternel !
La plaine Monceau , une avancée Haussmannienne qui nous donnera les beaux quartiers du 17e arrondissement
Surprenante église Saint-Odile proche de la Porte de Champerret.
Le baron Haussmann y percera de larges axes de circulation . Une voie ferrée reliera l’embarcadère de la place de l’Europe à Auteuil , un avant goût de ce qu’on appellera le métro, le progrès. Les immeubles ciselés et majestueux marquent le caractère résidentiel de cet arrondissement à l’approche de Neuilly sur Seine, un autre monde à des années lumières de la Seine-Saint-Denis. Avant de terminer cette troisième rando au pays du Périph nous croisons la silhouette de l’Eglise Saint-Odile qui toise de toute sa hauteur le boulevard Gouvion-St Cyr.
Demain le Voyage Métropolitain continuera son orbite autour de Paris par la conquête de l’ouest.
Texte: Richard Kirsch , photos de l’auteur et archives (avec mes remerciements)
Cet itinéraire suit les boulevards des Maréchaux sur 34 km . Entièrement réalisé sur les pistes cyclables.
Il est désormais possible de réaliser le grand tour de Paris à vélo en toute sécurité par les boulevards des Maréchaux qui sont équipés pistes cyclables parfaitement repérées. Merci madame Pécresse ! J’ai effectué cette boucle en VAE (Vélo Assistance Electrique) – Cette expérience m’a permis de tester ces voies , les caractéristiques du parcours ainsi que l’autonomie de mon vélo (O2 Feel – 350w) . Cette boucle de 34 km a été réalisée en 3h30 avec plusieurs pauses (Café- Porte de Versailles, plein d’eau Porte Dorée, pique-nique Porte de la Chapelle ) – le dénivelé : + 171 m – Détail complet de la progression depuis la Porte Champerret (sens anti horaire)
1– 9h00 Porte de Champerret
2- 9h07 Porte Maillot -Palais des Congrès
3 – 9h30 Porte de Saint-Cloud
4- 9h36 Pont d’Issy les Moulineaux
5- 9h50 Porte de Versailles – Centre des expositions
6 – 10h17 Porte d’Orléans
7 – 10h22 Porte de Gentilly – Cité Universitaire
8 – 10h30 Porte de Choisy
9 – 10h34 Porte d’Ivry
10 – 10h38 Pont National et tours porte de Bercy
11– 10h48 Porte Dorée Musée Nat. Histoire Immigration
12 – 11h20 – Porte de Bagnolet
13 – 11h35 Porte de Pantin – Philharmonie
14 – 11h42 Porte de la Villette – Cité des Sciences
15 – 11h49 Porte d’Aubervilliers
16 – 12h13 Porte de la Chapelle – Aréna Adidas
17 – 12h20 Porte de St Ouen Marché aux Puces
18 – 12h25 Porte de Clichy – Nouveau Palais de Justice
Le biker et l’arrivée Porte Champerret à 12h32mn
Conclusions et remarques :
Mon modèle de VAE (O2 Feel) présente largement l’autonomie nécessaire pour boucler ces 34 km. (heureusement ! ) J’ai toutefois utilisé la fonction d’assistance entre 1/3 et 1/2 de sa capacité. (Vitesse entre 18 et 24 km/h). Le faible dénivelé n’exigeait pas plus.
Le marquage des pistes cyclables donne entière satisfaction. Aucune ne se fait à contre-sens d’une rue. Ces voies alternent parfois de part et d’autres de celles du Tramway selon les exigences de son tracé. Certaines pistes à deux sens de circulation sont étroites. Prudence. Les piétons respectent assez bien le passage des cyclistes et celui des trottinettes(moins disciplinées) . Une sonnette est indispensable.
Je n’ai hélas pas remarqué de bornes d’entretien, de gonflage sur ce tour.
Notez qu’il est interdit de transporter son vélo dans un tram (faible largeur des rames par rapport au RER)
Le VAE est une bonne solution alternative à l’offre du tram (75% du tour actuellement) pour des trajets périphériques.
Grosse flemme, nulle envie de prendre le train de banlieue ce dimanche matin pour rejoindre un groupe de marcheurs au Nord de Paris. D’autant que la veille, la pluie n’a pas cessé et j’imagine le pire sur l’état des sentiers dans les plaines agricoles. L’heure est donc à la rando décontractée de proximité dans cette ville encore marquée des JO.
Une belle balade de 21 km depuis Bois-Colombes jusqu’à la Porte Dorée.
Cela consiste à partir de chez moi et aller plein Est sur un itinéraire réalisé en hiver par le passé . Le bagage et le pique-nique se veulent légers, bars et boulangeries en route encore ouvertes m’ouvriront leur porte ! La fièvre olympique s’estompe et Paris retombe dans sa sublime nonchalance du mois d’août . Les derniers touristes prolongent les JO ou profitent de leur séjour.
La péniche guiguette Rosa Bonheur ancrée au Pont d’Asnières
Le bon quartier de la gare d’Asnières avec son cinéma l’Alcazar et ses terrasses de café.
Toutefois il me semble plus sage d’éviter encore les grands sites olympiques des rives de Seine, les éventuels chantiers de démontage et de partir plus au haut vers la capitale. Je ne serais pas au bout des mes surprises. Je quitte Bois-Co, redescends par la gare pour rejoindre le Pont d’Asnières. En contre bas, la péniche-guinguette Rosa Bonheur coule des jours festifs sur la Seine. On y dîne et danse le vendredi soir ou brunche le week end. Les quais connaissent un réaménagement constant et offrent désormais des kilomètres de promenades agréables. Un urbanisme haut de gamme s’étale désormais sur les rives vers le pont de Clichy, les anciennes usines disparaissent. Seuls les cimentiers résistent en profitant d’un transport fluvial en plein essor .
Le nouveau de Palais de Justice de Paris et le parc Martin Lutter King
Un havre de verdure dans le quartier des Batignolles
Il est temps de quitter cette boucle de la Seine et de bifurquer vers le Périphérique. Le nouveau Palais de Justice dessiné par Renzo Piano se profile au loin et dresse Porte de Clichy ses cubes de verre et d’acier empilés en un Lego géant. J’arrive à ses pieds, sur le parvis la Maison des Avocats complète ce décor des Batignolles remodelé. Pour la petite histoire, ce quartier aurait du accueillir le village olympique en 2012 si Londres n’avait pas été élue. La revanche a eu lieu cette année avec la création du square Martin Lutter King. L’endroit cache aussi dans sa verdure luxuriante une des multiples Clubs Paris 2024 que je vais rencontrés lors de cette diagonale. L’avenue qui me conduit vers la place de Clichy est d’un calme ..olympien en ce dimanche matin, très loin de l’effervescence qui la guette à la rentrée.
Je remonte vers Montmartre en empruntant le pont métallique qui surplombe le célèbre cimetière parisien. Ses hôtes tout aussi célèbres y séjournent dans une éternité sereine et font la curiosité des visiteurs en quête de calme ou de nostalgie. La longue remontée par la rue Lepic commence. Et dire que l’épreuve cycliste des JO y passait encore quelques jours auparavant dans une incroyable ferveur populaire ! La place du Tertre connaît déjà une forte affluence, tout comme le Sacré Cœur où les touristes font une interminable queue. Les peintres ont bien du mal à trouver un endroit pour assoir leur chevalet et vendre des œuvres « originales » à l’authenticité plus que douteuse.
La place du Tertre, le moulin de la galette, le Sacré Cœur, sa volée d’escaliers bien raides
Paris étale ici à perte de vue sa densité d’où émergent au loin la Tour Montparnasse, Beaubourg et les églises les plus hautes. Un PR incertain, mal balisé, descend de la Butte vers Barbès, comme l’indique mon App Iphigénie. Qu’importe le tracé, je me faufile par les rues, à l’instinct, vers le métro aérien de la ligne 2 que je vais suivre jusqu’à Stalingrad.
La ligne 2 du métro aérien, le long serpent d’acier survole ici la ville.
En marche vers la place de Stalingrad, ses bassins, ses dealers et encore un Club Paris 2024 !
Une autre Club Paris 2024 y a été également installé à l’entrée des bassins de la Villette , je le laisse à ses prochaines festivités du soir pour longer le canal St Martin par le quai de Valmy . Paris Plage s’est replié ici cette année, et offre aux estivants parasols et transats jusqu’au 8 septembre. Un ancien dock repeint aux couleurs très flashy sert aujourd’hui d’ateliers artistiques éphémères. Quatre statues Cardinales du Sport , réalisées par Gad Weil et Alexandra Castaing dominent le canal sur une place au métro Louis Blanc. Paris occupé, Paris mobilisé.. Paris ripoliné !!
Les 4 Statues cardinales du Sport
Le dock éphémère du quai de Valmy , ripoliné pour l’occasion.
Je m’arrête près d’une écluse ombragée pour pique-niquer sur les tables disposées sur une terrasse rafraîchie par des brumisateurs. La canicule a fait des ravages cet été, les arbres se sont tristement dépouillés de leur feuillage pour économiser leur hygrométrie. Boulevard Richard Lenoir, des SDF en nombre, satellisés des beaux quartiers par les JO se ressourcent aux fontaines et campent dans les contre-allées. C’est dimanche, 13h30 et le marché va bientôt remballer les parisiens se hâtent dans leurs derniers achats , les touristes s’enivrent de cet exotisme et se gavent de fruits frais.
Pause fraîcheur le long du canal St Matin. Les épisodes de canicule laissent des traces
Je fais quelques provisions moi aussi et file vers le Port de l’Arsenal. Désormais un splendide escalier y descend depuis la place de la Bastille. Celle-ci n’échappe pas aux JO. Ses anneaux géants et la colonne de Juillet créent une perspective originale pour des photos souvenir. Je longe l’Opéra lui aussi en vacances et monte quelques marches vers la coulée verte René Dumont. Créée en 1988 par Philippe Mathieux et Jacques Vergely, à l’emplacement de l’ancienne ligne de chemin de fer qui reliait depuis 1859 la place de la Bastille à la Varenne-Saint-Hilaire (94), elle n’a été entièrement piétonisée que récemment. Je vais la suivre sur 5 km, passe sous ses anciens tunnels et entre les immeubles.
La place de la bastille en formes olympiques, la coulée Verte René Dumont et le Palais de la Porte Dorée.
Un autre club Paris 2024 me barre la route au niveau d’une aire de jeux, je dois encore le contourner. Décidément ! Cette coulée verte débouche soudain sur un tronçon de la Petite Ceinture. Un autre axe se poursuit jusqu’au château de Vincennes . L’avenue Daumesnil conduisant à la Porte Dorée est juste là, sous le pont que je traverse. Hélas l’escalier d’accès est en travaux, m’obligeant à marcher quelques centaines de mètres et revenir sur mes pas vers le le Palais des Migrations, dans son pur style Art Déco . L’édifice massif abrite encore une expo extraordinaire sur l’histoire des Jeux. A ne pas rater ! J’ai parcouru 21 km depuis ce matin, fourbu et ravi de cette longue diagonale en solo. Paris reste un vrai bonheur au mois d’août, même si l’événement planétaire a bousculé parfois le décor. Il suffit juste de partir de chez soit et marcher, marcher encore, prendre le temps de s’arrêter pour en découvrir à chaque fois de nouvelles facettes.
Bienvenue en Franche-Comté ! Nous sommes ici en bordure du massif du Jura, à environ 50 km de la Suisse. Besançon ou Besac pour les initiés, occupe une place stratégique sur l’axe Rhin-Rhône qui relie la Mer Nord à la Méditerranée. C’est aussi une étape du long chemin de pèlerinage (GR145), la Via Francigena, entre Canterburry (GB) et Rome .
La porte noire, arc de Triomphe gallo-romain
Croisière sur le Doubs, l’autre façon de découvrir la ville
Son histoire remonte à l’époque gallo-Romaine et les passionnés d’archéologie y retrouveront quelques vestiges égrainés principalement dans les quartiers anciens. La Porte Noire, ou Porte de Mars, un arc de triomphe, date de cette époque. Elle mène à la cathédrale Saint-Etienne. Le plus original demeure sa topologie. Besançon est en effet construite dans un méandre du Doubs, une boucle d’1,5 km de diamètre. Elle se trouve ainsi au cœur de sept collines : Planoise (490m), Rosemont (463m), Breuhgille, 447m), Chaudanne (422m), St Etienne (371m), Fort Benoit (365m) et Roche d’Or(316m).
Le Doubs modèle la ville depuis l’antiquité. Une ville d’échanges entre la mer du Nord et la Méditerranée.
Autrement dit, attendez vous à de bons dénivelés ! Besançon dispose d’un très bon réseau de transport en commun mais sa taille modeste vous permet de la découvrir à pied assez facilement. Ces randos « urbaines » varient ainsi de 4 à 10km et ces hauteurs offrent des panoramas variés sur la ville qui fut fortifiée par Vauban.
Vue sur le Nord ouest depuis la citadelleVauban fortifia la ville de 1692 à 1698
Entrée principale de la citadelleLe tunnel de la Citadelle entre les quartiers de Rivotte et Tarragnoz
L’architecte de Louis XIV trouva ici une ville déjà dotée de défenses depuis l’Antiquité. Dans un souci permanent d’adaptation au terrain, il perfectionne certains édifices et en conçoit de nouveaux remodelant ainsi entièrement ce système défensif. Sur l’éperon rocheux qu’il fait rehausser afin de le protéger des collines de Chaudanne et Brégille, Vauban construit la citadelle. Il innove avec un nouveau modèle de tours à canons : la tour bastionnée. Il en construit six, bien ancrées dans la rivière et faisant face aux collines qui dominent la ville. La Citadelle abrite aujourd’hui deux musées, un potager et un petit zoo dont l’avenir est incertain. Peuplée de 114.000 habitants, Besançon surprend par sa tranquillité.
La pierre de Chailluz bicolore d’origine.
Ses bâtiments construits en pierre de Chailluz bicolore lui confère un charme unique. Le promeneur, le cycliste ou le randonneur composera donc ses parcours entre les rives du Doubs , le cœur de ville et ces collines très boisées. Nul n’est besoin de remonter très loin dans le temps pour se rappeler que Besançon fut le berceau de l’horlogerie française et plus tard de la micro mécanique, des industries qui rayonnèrent longtemps en France et en Europe.
Besançon, berceau de l’horlogerie française
En 1973, la société LIP entre dans la tempête sociale. Les ouvriers très mobilisés sauveront une partie de la production
On se souvient bien sûr de LIP, un de nos fleurons et de la lutte de ses ouvriers en 1973 pour sa survie. Ne tardez pas à visiter Lip.ologie qui retrace cette aventure humaine et technique extraordinaire, une exposition prolongée jusqu’au 24 septembre . Enfin, on accède à Besac par la route ou par le TGV : gare de Besançon TGV située à 16 km et gare de Besançon-Viotte au centre-ville. Une navette relie les deux. Ne quittez pas Besançon sans tester la savoureuse gastronomie locale extrêmement variée et plutôt ..riche !
Une randonnée de 6 km avec la montée finale vers le fort Chaudanne
Une fusion administrative entre la Bourgogne et la Franche Comté très explosive
Il vous faudra marcher longtemps, très haut pour éliminer les calories accumulées lors de votre séjour en Bourgogne Franche-Comté, une recette administrative qui ne fait toujours pas ici l’unanimité !
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI
Rendez-vous de nouveau dans l’Essonnes, avec un boucle très champêtre . Les parisiens devront emprunter le RER C en direction de Dourdan. Le départ se fait à la gare de Breuillet Village et le retour à cette gare ou celle de Breuillet -Bruyères. Cette randonnée de 19km convient aux marcheurs peu entraînés, ou à une sortie en famille car elle ne présente aucune difficultés. Si ce n’est les herbes parfois hautes qui bordent les champs de blé. Le joli Château de Courson reste la seule curiosité rencontrée. Vous marcherez donc sur des sentiers entre plaines et bois bien abrités.
Bornage du circuit
Le château de Courson, monument classé, est également un gîte d’étape.
Remerciements à notre guide Sylvie de Randif pour cette jolie balade