Archives pour la catégorie Randonnées IDF

De l’Orge pour les braves ! 23 km, -2°c.

Ce matin là le thermomètre affiche -3°c. L’hiver s’est installé sur l’Hexagone et semble vouloir y rester. C’est le second dimanche que le randonneur d’Ile-de-France se martyrise et part affronter le climat et les transports erratiques du w.e . Il me faudra en de la patience pour rejoindre la gare de Sainte-Geneviève des Bois (91) depuis .. celle Bois-Colombes (92) . La forêt, la quête du francilien, se paie au prix fort. 

longue randonnée de 24 km le long de l’Orge et ses différents bassins.

léchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI

Paris se prépare pour les J.O de l’été et la gare d’Austerlitz n’échappe pas au lifting général entrepris depuis des mois. Le chantier géant bouleverse les correspondances, le visiteur étranger ou de province connaît ses premières errances entre la ligne 5 et la 14 à l’arrêt pour plusieurs semaines. Notre RER C matinal s’enfonce dans la banlieue sud pour rejoindre notre point de départ.

La météo n’a pas découragé près de 30 marcheurs de l’association RANDIF , dont le look montagnard surprend parfois le voyageur dans les méandres du métro. Non, nous ne partons pas aux sports d’hiver madame avec nos sacs à docs et les vestes Gore Tex , mais seulement marcher le long de l’Orge aux confins de l’Essonne ! Notre guide nous a prévenu : « Cet itinéraire ultraplat est très urbain et vous croiserez plutôt des joggers et des pavillons !  » . Il a raison Gérard, l’urbanisation en question s’étend dans les moindres interstices et on mesure le travail et la détermination du Syndicat de l’Orge pour donner à cette région un décor accueillant et surtout préserver la faune et la flore mais aussi la protéger des crues et de la pollution . Les itinéraires de balade ont tous été aménagés en ce sens. Passages des marais sur pilotis, petits ponts de bois omni présents, les sentiers (un rien aseptisés! ) serpentent dans une succession de zones humides, de bosquets, de rus où les maisons individuelles sont tenues à l’écart comme par miracle. La présence de l’eau saute aux yeux, la terre de l’Essonne suinte de tous ses pores.

Et il faut s’en réjouir en ces mois d’hiver, la canicule probable de cette nouvelle année risque d’assécher le décor. Après 12 km, le groupe frigorifié stoppe dans un joli parc pour expédier son pique-nique. La température a daigné remonter de deux degrés, on partage le thé et le café chaud avant de repartir le long de l’Orge. J’ôte une seconde polaire enfilée durant ce court déjeuner, les mains engourdies et gauches sont à la peine pour renouer simplement ses lacets ou remonter un zip récalcitrant.

Une hydrographie complexe composée de rivières et de bassins

Par bonheur, le vent se montre clément alors que des risées sporadiques de neige nous ramènent aux réalités de ce janvier glacial . Nous arrivons ravis à la Gare de Breuillet Port Sud, or le podomètre et les GPS indiquent 20 km et ce n’est pas celle de notre retour ! Il faut encore traverser une aire pavillonnaire endormie et marcher encore pour atteindre celle de Breuillet Village et reprendre le RER C vers la grande ville. A partir de là , il me faudra encore prendre deux autres trains, deux fois le métro, soit près de deux heures supplémentaires pour rejoindre la périphérie du nord-ouest. C’est chouette la vie du parigot en goguette par un dimanche polaire !

pour en savoir plus .

Randonnée au Parc de Villeroy : guide et itinéraire

Balade bucolique par le château de Villeroy, son parc et les marais

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Le bassin versant de la Seine est propice à de nombreuses découvertes en randonnée. Il suffit de quitter les rives du fleuve à la gare de Corbeil puis longer l’Essonne et la Jouine pour s’immerger dans un décor où se mêlent l’eau et la forêt. Ce parcours de 22 km sans difficultés passe par le GR11 C et fut l’occasion de pénétrer dans le superbe parc de Villeroy et s’arrêter un instant pour écouter une conférencière passionnée de ce territoire. Elle nous conta la fabuleuse histoire de Nicolas de Neuville , celle d’un château qui fut rasé pour céder le passage à une voie qui ne vit jamais le jour, et bien d’autres anecdotes savoureuses . L’itinéraire traverse désormais une zone bien plus urbanisée que naguère mais les marais conservent encore toute leur magie au cœur de l’hiver. Le retour vers Paris se fait par la gare de Ballancourt (RER D, changement Viry-Chatillon)

Les anciennes papèteries
les marais
Mennecy. Le parc de Villeroy a été inscrit au titre des Monuments historiques.
Bassin versant de la Seine
Ce que fut le château de Villeroy
Arrivée à Ballancourt par les marais
L’Essonne et la Jouine .
L’histoire du parc racontée sur place par la présidente de l’association de préservation du parc de Villeroy

Fontainebleau, rando à servir on the rocks

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Retour vers une valeur sûre en hiver : la forêt de Fontainebleau. La belle s’est mise en pause et se planque dans la brume épaisse , la température descend vers les 5°c . Du coup la fréquentation subit elle aussi une chute, une véritable aubaine pour aller se balader tranquilles sur les fameux sentiers Denecourt , habituellement très fréquentés les fins de semaine. Ce sont pour ma part, et de loin, les passages les plus intéressants de ce vaste domaine. Ces dédales de blocs perdus dans les fougères et les pins constituent un formidable terrain d’exploration et de jeu.

L’ itinéraire proposé de 24 km débute à la gare par un tour du propriétaire, à savoir le château et ses bassins , puis s’enfonce plein ouest dans la forêt. Le randonneur enchaîne des séries de bosses et suit des lignes de crètes répartis sur deux petits massifs dont les Rochers du Long Boyau et les Rochers des Gorges du Houx.

Malgré les apparences , le dénivelé positif total ne dépasse pas les 185 mètres. Attention, quelques PR s’entrecroisent ici et il est conseillé de rester vigilants pour suivre cet itinéraire que vous aurez pris soin de tracer auparavant chez vous en numérique et puis de le charger sur une App de votre smarphone comme Iphigénie, VisoRando ou Openrunner. Rappelez vous que ces sentiers historiques se distinguent aujourd’hui par un balisage bleu caractéristique. De petits panneaux informent même les parents des difficultés ou dangers pour les jeunes enfants.

Il existe 250 km de sentiers Denecourt à Fontainebleau , ils sont numérotés et bien documentés dans la plupart des guides de randonnée. Cette boucle vous ramènera à la gare de Fontainebleau-Avon par les très très longues allées du château.

Randonnée de 22 km dans l’Essonnes : guide pratique

Téléchargez la trace de cette randonnée au format.gpx ICI

L’Essonnes (91) reste toujours un beau terrain de jeu pour le randonneur parisien. Voici une boucle de 22 km avec quelques dénivelés depuis la gare de Ballancourt (RER D) . L’itinéraire suit une large bande boisée jusqu’à la Ferté-Alais. Il passe par quelques plaines agricoles pour emprunter le GR11 au sud, puis remonte par les étangs Saint-Blaise et ses cabanes d’été. On retrouve sur une portion du parcours le terrain typique de la forêt de Fontainebleau avec ses rochers et son sol sablonneux . Ce parcours peut devenir moins praticable lors de pluie.

Un bel itinéraire de 22 k m en boucle qui alterne passages boisées et plaines. A découvrir l’été les étangs St Blaise.

Itinéraire de randonnée : Le canal du Loing et sa biodiversité

Si vous cherchez une randonnée à une heure de Paris incluant du patrimoine culturel , une balade sur des berges , une immersion dans dans un univers riche en biodiversité et un sentier en forêt au milieu des rochers , ne cherchez plus cet itinéraire est fait pour vous.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Un tracé assez facile de 21 km de gare à gare

Ajoutons sans vous retrouver dans les bouchons de retour de w.e , puisqu’il débute à la gare de Saint-Mammès pour s’achever à celle de Bourron-Marlotte ! Après avoir traverser le très touristique bourg de Morêt et longer ses moulins endormis, très vite vous emprunterez les rives du Canal du Loing qui double cet affluent de la Seine long de 143 km. Le transport de marchandises de jadis a fait place à une plaisance de villégiature paisible et le grincement des écluses se fait rare. Les chemins de halage sont devenus des lieux de promenade et de jogging. L’effervescence des péniches chargées de vins ou de bois appartient désormais à l’histoire.

Départ de Saint Mammès
Les berges paisibles du Canal du Loing

Ces rives serpentent ainsi en douceur jusqu’à la plaine de Sorbes. Depuis des siècles les alluvions et des travaux d’aménagement ont comblé un espace de 129 ha où une riche biodiversité s’est développée sous la protection des normes Natura 2000. Dans cette mosaïque de plans d’eau, les randonneurs sont invités au silence et à l’observation dans des cabanes cachées dans les roseaux.

Le Loing
La plaine de Sorbes en fin d’orage

Des dizaines d’espèces d’oiseaux nichent ici dans une végétation sauvage ou cohabitent une multitude d’insectes et de grenouilles. La plaine de Sorbes trace une frontière entre la Seine et la forêt de Fontainebleau. Il suffit de piquer à la perpendiculaire pour rejoindre ses dizaines de sentiers sablonneux et dessiner son propre parcours dans cette forêt majestueuse, un des terrains de jeux favoris des franciliens en quête de verdure et d’aventure pour les enfants.

Fin de journée enflammée
Les berges du Loing

L’itinéraire décrit est bien balisé. Il passe par le « Restant du long Rocher » et la grotte Béatrix, un des nombreux et splendides tracés réalisés par Denecourt et Colinet. Les premières bosses de la journée échauffent soudain les cuisses, le marcheur chemine entre les blocs de gré, veille à ne pas perdre de vue les marques bleues ni trébucher sur les racines glissantes avant de reprendre de longues allées forestières bordées de pins, de chênes, de hêtres et de fougères . Le soleil d’automne décline vite et embrase les arbres rougeoyant brassés par les derniers souffles d’une tempête qui s’éloigne . Fin du voyage, il vous faut cependant traverser toute la ville de Bourron-Marlotte pour rejoindre la petite gare perdue au milieu de nulle part.

Rando Grand Morin, Brie d’excellence !

Vous l’avez échappé belle, j’aurais pu débuter cet article par « Esbly, j’en ai pour mon blé ! » . Cette belle randonnée en Seine-et-Marne commence à la gare de L’Est par un cours voyage vers celle de Villiers Montbarbin avec un changement à Esbly. Nous sommes donc dans la Brie, une région très agricole avec de vastes plaines betteravières et céréalières .

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Un parcours varié de 24 km entre les gares de Villiers Montbarbin et Mouroux

Autrement dit , des itinéraires souvent à découvert, donc sans a..bri ! (Promis, je ne la refais plus). Cet itinéraire de 24 km concocté par Guy, un good, gai guide du RIF (Randonneurs d’IDF) avait pour objectif de nous faire ou refaire découvrir la vallée du Grand Morin . Le bassin fluvial du département étant du grande complexité, mieux vaut jeter un œil sur la carte ci jointe et constater qu’il s’agit d’un affluent de la Marne. Je vous laisse découvrir cette randonnée, qui malgré les apparences présente un bon dénivelé + cumulé , de quoi satisfaire la plupart des randonneurs en mal d’exercice .

Le bassin fluvial de la Marne offre de nombreux itinéraires de randonnées. (GR1, GR1 et PR –

Cette région de Seine-et-Marne très vallonnée offre une belle alternance aux marcheurs, entre longues traversées sous le soleil et zones boisées . L’idéal est de s’y rendre en juin , juste avant les moissons quand le vent doux crée des vagues dans les blés tout dorés, spectacle dont je ne me lasse pas. En cette fin juillet, les faucheuses nous ont hélas devancé mais la forêt invite les randonneurs sur ses sentiers ombragés qui plongent parfois vers de petits cours d’eau. Nous sommes à une heure de la capitale seulement et le calme de la campagne ravit le visiteur parisien en quête chronique de quiétude.

les grandes traversées des plaines de la Brie

Comme dans la plupart des départements d’IDF, on traverse des villages où d’anciennes fermes magnifiquement restaurées font désormais parties du patrimoine local. Un habitat du passé qui côtoie hélas un urbanisme contemporain uniforme, d’incontournables lotissements de maisons individuelles beigeasses qui grignotent chaque année d’avantage le décor. Quoi qu’il en soit, cette balade estivale reste une bonne idée de « rando de proximité », d’une distance intermédiaire et dénivelés intéressants . On prendra soin d’emporter suffisamment d’eau les jours de grosses chaleurs. Lors du pique-nique nous avons cependant trouver un robinet providentiel dans le jardin d’une exploitation viticole . Et puis , restez attentif, avec un peu de chance, quelques pruniers sur ce chemin vous tendent les branches. Il vous faudra encore attendre quelques semaines pour cueillir les mûres sauvages , puis les pommes. Des petits cadeaux à recevoir avec civilité bien entendu.

Le Grand Morin en direction de la gare de Mouroux.
maison insolite, décor bucolique

Top 5 des randonnées inattendues en Île-de-France

En ce début d’été chahuté par les alertes canicules, les travaux d’été habituels, les grèves ou les émeutes à rallonge, les associations de rando changent leur programme souvent au dernier moment. Malheur à celui qui ne s’en informe pas ou trop tard. Il se retrouve bien seul un matin sur un quai de gare. Déjà la semaine précédente, excédé par les sautes d’horaires des trains, j ‘avais renoncé à attendre un groupe de randonneurs de Randif pour rentrer chez moi de la gare St Lazare à Bois-Colombes par les quais de la Seine et le Bois de Boulogne. Une belle balade de 19 km avec un pique-nique improvisé au bord du lac supérieur.

Entrée dans la forêt de Meudon

L’ alerte aux orages de ce dimanche a hélas encore bouleversé les réjouissances, de nouveau personne dans la même gare ! Un petit coup d’œil sur le site de l’asso me le confirme. Coup dur ou aubaine ? L’expérience m’a toutefois appris qu’ il faut parfois laisser faire le hasard ou l’imprévu pour pimenter parfois nos petites aventures pédestres. Je n’allais pas encore rentrer bredouille à 8h30 du matin ! Je lançais donc une exploration visuelle à 360° dans le hall peu fréquenté et repérais un groupe de randonneurs dont aucun visage ne m’était familier .

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Un beau parcours de 24 km avec 418 m de dénivelé + .. quand même !

Rien de surprenant, Il existe des dizaines d’assos qui se donnent rendez-vous dans toutes les gares parisiennes le dimanche matin. Après quelques salutations, j’appris qu’il s’agissait des membres du RIF. Rien non plus d’étonnant, ce vénérable club des Randonneurs d’Ile-de-France est omniprésent sur le terrain, il sera bientôt quinquagénaire et compte aujourd’hui plus de 4000 adhérents. Je leur exposais ma mésaventure et c’est avec spontanéité que le groupe m’accueillit non sans avoir vérifier si j’étais en mesure de parcourir les 24 km d’une allure classée « moyenne » ! Je leur donnais toutes les garanties et nous partîmes en direction de Saint-Nom- la-Bretèche. Je dois avouer ne pas avoir toujours eu une image très positive de cette « entreprise à randonner ».

Vue sur le parc du château à Marly
Rencontre en forêt de Meudon

Il n’est pas rare de croiser des groupes du RIF de 50 voire 60 personnes lancées à vive allure sur les chemins. Par chance, à cause des orages annoncés, nous étions qu’une douzaine menée par Bernard, un guide expérimenté, ancien président de l’association, et ce sur un parcours qu’il avait testé durant les divers confinements COVID. Vu les températures élevées et les risques météo évoqués, cet itinéraire très abrité présentait des gares intermédiaires en plan B. C’est ainsi, par le plus grand des hasards,( avec un peu d’audace) que j’ai découvert cette magnifique randonnée qui traversa trois forêts de la proche banlieue parisienne, des hauts de Seine : Marly, Fausses Reposes et Meudon. Attention, que l’on ne s’y trompe pas, ces bois « de proximité » offrent souvent un fort dénivelé cumulé, avec notamment sur ce jour-là 418m + . Rappelons qu’ici est organisée la fameuse rando sportive du 92, la Bossapas (35 km, 1200 m +).

Les parcours du randonneur parigot ne traversent pas toujours un urbanisme flamboyant . Les promoteurs parsèment de plus en plus les terres agricoles de leurs maisons individuelles beigeasses et les GR se faufilent désormais entre les nouvelles cités. Or cette fois, notre guide nous entraîne à la Celle Saint-Cloud, au Chesnay, à Marne La Coquette et à Chaville ou Sèvres. La pierre meulière a remplacé le préfabriqué et les vastes propriétés rencontrées transportent le visiteur de passage de son environnement de citadin étriqué dans un monde raffiné baignant dans un calme jubilatoire, à mi chemin entre le rêve et le fantasme. Bref cette balade providentielle dans cette banlieue chic et ce bel itinéraire en pleine forêt (arrosés d’un petit crachin rafraichissant providentiel) me font déclarer en toute sincérité : il y a des jours comme çà, le RIF , je kiffe !

Richard Kirsch . Un grand merci à cette asso pour son accueil et à Bernard pour l’organisation de cette sortie.

Randonnée urbaine à la découverte du Croult

Nous étions une trentaine de marcheurs en ce mois de juin 2023 à nous réunir à la Gare RER de Villiers le Bel à l’invitation du Voyage Métropolitain. La canicule persistance des derniers jours ayant « refroidi » de nombreux inscrits ! De nouveau cette association nous proposait de partir en exploration d’un territoire francilien, de ses réalisations et les problèmes récurrent à notre région ou s’affrontent depuis des décennies : la nature et l’urbanisation. D’un côté les terres agricoles nourricières de Paris (ou ce qu’il en reste) , de l’autre l’habitat , les voies d’accès et les grandes surfaces. Le pot de terre contre le saut de béton. Triste fable. Si le rapport de force reste disproportionné, il faut cependant se réjouir que la lutte pour la protection de l’environnent marque désormais des points. Les initiatives locales se multiplient .

Un parcours de 16 km entre Villiers Le Bel et Louvres, de gare à gare

Téléchargez la trace de cette randonnée périurbaine au format .gpx ICI

Comme de coutume, Jens, notre organisateur , étala ses cartes IGN et sa bibliographie sur le trottoir de la gare. La zone concernée courrait sur les départements de la Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise. Les regards se fixèrent sur un petit court d’eau anodin : le Croult . Il illustre à lui seul toute la maltraitance infligée à notre hydrologie depuis des siècles sous la poussée de l’industrie ou de cette urbanisation cannibale.

Présentation du parcours sur les cartes IGN au 1:25.000e
Un ouvrage de référence pour approfondir le sujet.

Combien de ces rivières composantes oubliées du bassin versant de la Seine ont ainsi été prises pour des égouts, canalisées dans le ciment, polluées au point d’en devenir insalubres et d’être recouvertes ? Il a fallut attendre bien années pour comprendre enfin que ce foisonnement de rus constituait une formidable richesse naturelle à exploiter, à faire renaître . Une de ces missions fut confiée au SIAH du Croult et du Petit Rosne (Syndicat Intercommunal d’aménagement Hydrologique) , sous la direction d’Eric Chanal.

Le Croult artificialisé. (en bas : Eric Chanal directeur du SIAH)
Le Croult a retrouvé sa beauté d’antan et abrite désormais des écosystèmes complexes

Durant une dizaine de kilomètres, cet ingénieur va guider notre groupe, à forte composante d’architectes ce jour-là, sur les rives du Croult afin de nous exposer les aménagements réalisés. Après avoir traversé Arnouville et Gonesse en traversant une zone pavillonnaire, nous découvrons le sujet de notre venue. Le Croult n’est ici qu’un ruisseau emprisonné dans son étau de béton, Eric Chanal nous livre les premières explications. Derrière son air sage, le débit du Croult gonflé par les pluies pouvait atteindre 10 m3/sec, il débordait alors et inondait une bonne partie de cette banlieue. Depuis des bassins « écrêteurs » viennent régulariser les sauts d’humeur de tous ces cours artificialisés, le temps est venu de rendre l’eau de nouveau visible. Le long de cette balade le groupe va ainsi découvrir l’énorme effort déployé depuis dix ans ans par la SIAH pour redonner au Croult, long de 25 km, son costume de verdure sur seulement 800 m pour une dépense de 3 millions d’euros ! Cette renaissance s’inscrit dans un programme plus vaste comme le précise Eric Chanal : « Nous avons dix projets en cours notamment au Vignois vers la confluence du Petit Rosne dont la traversée de Gonesse. » . Car sans médiatisation et depuis vingt ans, l’aménagement des fonds de vallée ne cesse de progresser.

La rivière fait de nouveau le bonheur des pêcheurs et des promeneurs
Ici une zone humide de fond de vallée côtoie désormais les grandes surfaces

Des espaces végétalisés ont transformé le décor, des écosystèmes s’y développent avec la sédentarisation de certaines espèces d’oiseaux en pleine zone urbaine, juste aux pieds d’un Leroy Merlin ! Le défi est colossal, en terme d’investissement bien sûr , mais aussi pour faire évaluer les mentalités et s’affranchir de certaines craintes comme une prolifération de moustiques due aux zones humides. En arrivant au bel étang du Thillay, les marcheurs du Voyage Métropolitain commencent alors à cerner les résultats de ces actions, de cette volonté voire de cet entêtement à sauver les moindres mètres carrés de nature encastrés dans le milieu urbain . Les pistes cyclables et des sentiers de promenades témoignent de cette volonté d’ouvrir ces nouveaux espaces au public. En parallèle à ces réalisations, et d’ailleurs c’est une généralité, des fouilles préventives ont lieu sur chaque chantier. Melaine Lefeuvre, conservateur au Musée Archéa de Louvres interviendra régulièrement durant cette randonnée.

Lé région au XIXe .
Melaine Lefeuvre évoque les restes recueillis dans le tumulus découvert

« Sous le béton l’histoire millénaire affleure parfois , il suffit parfois de creuser et découvrir par chance ou par hasard des vestiges d’une grande richesse » raconte-t-il en nous faisant visiter les fouilles du château d’Orville illustrées d’une étonnante reconstitution 3D ou évoquant la découverte en 2017 d’un village gaulois et d’un tumulus gigantesque datant de l’Age de Bronze. Que découvriront les archéologues dans les prochains siècles lorsqu’il creuseront le sol du Parc de la Patte d’Oie à proximité ? La question est sournoise car cet espace vert vallonné cache en effet des tonnes d’ordures enfouies et recouvertes d’un manteau protecteur qui les rend invisibles ! Le conservateur nous conviera en fin de parcours à venir admirer ces trésors au Musée et clore cette balade autour d’une collation.

Ce que fut le château d’Orville
Comment enfouir durablement les ordures et faire de la Patte d’Oie un parc verdoyant !
Vieux Goussainville, village fantôme

Entre temps les participants purent se ravitailler en eau dans une salle commune du Vieux Goussainville et surtout écouter le récit de Philippe Vieillard, l’épopée d’un combat impossible, inégal , Don Quichotien contre l’aéroport de Roissy. En 1973, au moment de la construction de l’aéroport, ADP propose aux habitants de racheter leurs maisons, à des prix plutôt attractifs. Une grande partie du village part, le centre ville de Goussainville se déplace et le village devient le vieux Goussainville, mais sur les 1000 habitants, 350 décident de rester. S’en suivront des luttes juridiques à rebondissements. Il ne reste aujourd’hui qu’un « village fantôme » dont les maisons souvent murées tombent en ruine et le goût d’un immense gâchis dans la mémoire de Philippe Vieillard.

Fin de rando au splendide musée Archea de Louvres pour la trentaine de participants

Le temps d’une journée éprouvante mais passionnante, le Voyage Métropolitain nous a encore immergé dans le passé parfois douloureux de cette région aux deux aéroports, à l’urbanisation plus ou moins maîtrisée mais également fait mesurer sa réelle détermination à remettre en valeur son patrimoine naturel trop longtemps martyrisé.

Richard Kirsch

Débriefing habituel chez le Voyage Métropolitain lors d’une dégustation de bières artisanales dans le centre de Louvres

D’autres ressources

– le livre sur le Croult et le Petit Rosne

En 2017, le SIAH a publié l’ouvrage Croult et Petit Rosne – empreintes et renaissance de deux rivières du Val d’Oise que vous pouvez commander gratuitement auprès du SIAH en écrivant à monlivre@siah-croult.org. Le site du SIAH est aussi très riche en informations. 

Sur le site du Musée Archéa, vous trouvez beaucoup de ressources, d’informations et de visites sur le territoire – également sur le site archéologique d’Orville.

– le Vieux Goussainville . Pour continuer la visite avec Philippe Vieillard et en apprendre davantage sur l’aventure de la défense et du sauvetage du village, vous pouvez l’écouter sur FranceInter, le suivre dans un article de Libération datant de 1995 ou encore le lire dans celui du Temps, datant de 2016.

Le Vieux Goussainville a également été un des sites du concours Europan. Cet article très complet de la revue surmesure raconte le projet de l’équipe lauréate, qui est aussi à l’origine de la curieuse sculpture que nous avons croisé à la sortie du village.  

– références et liens

– l’Espace naturel du Vignois : https://www.arb-idf.fr/article/zone-dexpansion-des-crues-et-biodiversite-urbaine/ 

– un article du le tumulus du Parc de la Patte d’Oie : https://hal.science/hal-01485844/document

– la préhistoire et l’antiquité à Gonesse : https://www.ville-gonesse.fr/content/pr%C3%A9histoire-et-antiquit%C3%A9-%C3%A0-gonesse 

– le projet du Parc des trois Vallées de l’Institut Paris Region

– la ferme – brasserie d’Orville : https://brasseriedorville.com/

– petite bibliographie des cours d’eau

– L’histoire d’un ruisseau, Elisée Reclus (en ligne sur gallica.fr).

– Les veines de la terre – une anthologie des bassins versants, Marin Schaffner, Mathias Rollot, François Guerroué

– H2O – les eaux de l’oubli, Ivan Illich

– Histoires d’eau en Val de France, Catherine Roth, 2010, à télécharger ici (Val de France étant l’ancienne communauté d’agglomération incluant Arnouville)

Rando 100% impro dans le chaos parigot

Pas l’ombre d’un doute, la vie du retraité actuel n’est pas une sinécure. Le senior souvent éjecté ou retiré devenu randonneur se frotte lui aussi au spectacle affligeant des montagnes d’ordures et plus encore aux problèmes de transports publics dus aux fins de grèves relatives à la reforme. Réforme de quoi ?

Paris ville-lumière, paradis des amoureux, son accueil, sa culture ..et blablabla. On en oublierait presque qu’il y a une manif différente par jour… toute l’année !

Des retraites ! Ajoutons à cette double peine , la foule de travaux sur les réseaux SNCF et RATP ainsi que les bouclages de quartiers dus aux diverses courses à pied et les quelques défilés protestataires dominicaux habituels . C’est ainsi que dimanche dernier, 8h00, je me suis retrouvé planté à un l’arrêt de la gare Saint-Lazare ligne 26 , un bus dont le premier départ a été reprogrammé à 14h30 ! Toute idée de rejoindre la gare du Nord, rejoindre un groupe et partir vers Provins dans le délai requis fut une totale utopie. J’y renonçais pour improviser une journée de balade en solo dans la capitale encore endormie, au silence rompu par intermittence par le ballet des balayeuses effaçant les traces de la manif de la veille.

Les Tuileries désertées un jour off . C’est si bon d’y cheminer très tôt le matin
l’Arbre aux Voyelles, un bronze signé Giuseppe Penome, de 1999 , inspiration tempête

La place de l’Opéra a récupéré des outrages des Black blocks, des panneaux d’agglo protégent encore les distributeurs de billets et rappellent toute la brutalité de la contestation. L’Opéra Garnier blindé de sa cotte de mailles d’échafaudage avait résisté . A un an des J.O de 2024 Paris se refait aussi une beauté et je ne compte plus le nombre de chantiers en cours tout au long de mon parcours improvisé. L’ Arche de triomphe du Carrousel a disparu du décor, planqué derrière des palissades agrémentées du récit historique de l’édifice , les jardins des Tuileries montrent des trous béants et la place de la Concorde n’est guère en meilleure forme. Je décide de rejoindre la Seine et la suivre le plus loin possible pour atteindre le Bois de Boulogne.

Le Pont de Grenelle, villégiature de quelques privilégiés qui ont le bonheur de vivre au fil de l’eau en plein cœur de Paris
Un ouvrage signé Eiffel, super star prisée par les photographes de mode ou ceux des jeunes mariés nippons.

Un vent de Nord Ouest balaie le quai sous un ciel menaçant, sans décourager les joggers et touristes matinaux. Car à 9h00 , Paris s’éveille. Les vendeurs de Tour Eiffel arrivent un à un et commencent à étaler leur carré de tissu sur le trottoir pour présenter leur stock de ferrailles « made In China ou Bengladesh » . Gustave n’ en demandait pas tant. Une poignée à chaque coin permet de replier le tout en deux secondes si les flics débarquent, voir de les balancer dans le fleuve ! Les ponts défilent au dessus de moi, j’entraverse d’autres. Les bateaux-mouches sont prêts à recevoir nos hôtes américains, japonais, coréens. Les Russes manquent à l’appel . Ah bon ? Je traverse la Seine par le Pont de Garibaldi, face à la Maison de la Radio et m’enfonce dans le XVIe vers la Porte d’Auteuil. La statue de la Liberté modèle réduit me tourne le dos et continue d’éclairer le paysage plombé par un ciel gris. 10h00 changement de standing, les familles chics baladent leurs blondinets en trottinette ou en poussette, les boulangeries me font de l’œil sans résultat jusqu’à l’hippodrome . Je résiste à la gourmandise bien décidé à rejoindre la cabane du bois à la porte de Boulogne pour prendre un café. Il existe un petite dizaine de ces kiosques qui font le bonheur des promeneurs et de ces dames à toutous, toutes des habituées qui viennent tailler la bavette à la buvette.

Les berges de la Seine aux abords du camping du Bois de Boulogne. De belles péniches ripolinées et parfois une épave de bateliers moins chanceux.

Plus loin, des grappes de cyclistes se tirent une bourre infernale dans la descente qui borde l’hippodrome de Longchamp. Il n’est pas rare qu’une ambulance des pompiers en ramasse lorsque ça tourne mal ou que ca frotte un peu trop dans les virages. Courageux ou inconscients, quelques VTT et vélos électriques se mêlent à la masse des routiers, un peloton qui s’étire jusqu’au moulin de Bagatelle. Le printemps est là et les tribunes de l’hippodrome vont bientôt résonner des clameurs des parieurs. En juillet prochain, la pelouse centrale recevra , les Solidays, cet immense festival. Je contourne l’endroit par la gauche et redescend vers la Seine emprunter le sentier qui serpente entre la Seine et le camping du Bois de Boulogne, le seul et unique à Paris. Chaque année, j’observe les métamorphoses successives : installation de tentes familiales, roulottes et aujourd’hui construction de petits chalets avec terrasse et large baie vitrée. Le grand confort en dur côtoie désormais celui des classiques camping-cars venus de toute l’Europe.

Les grands fauves d’Afrique squattent les bois parisiens. Effet précoce du changement climatique. Allez aux bouleaux, cette allée est superbe !

Les tentes des routards s’intercalent comme elles peuvent dans les parcelles. Passage au barrage de Suresnes, au loin les cormorans font une sieste sur les câbles d’acier. Le Yacht Club de Boulogne tiré à quatre épingles attend ses marins d’eau douce pour une première sortie de fin d’hiver. Cet ex chemin de halage ombragé mène aux terrains de sport de Bagatelle et au pont de Puteaux. Joueurs pakistanais de cricket, kites, club footeux et rugby, se partagent l’espace. Les plaisanciers bateliers jardinent sur les pontons, réparent, repeignent. J’arrive à l’île de Puteaux. Elle est devenue un lieu totalement dédié aux loisirs avec jadis une piscine, tennis et restaurant (La ville de Neuilly est juste en face !). On y trouve un magnifique club d’aviron et les rameurs investissent chaque w.e les bras de la Seine lorsque le trafic fluvial est l’arrêt , hiver comme été. Je retraverse la Seine, cette fois au pont de Neuilly qui prolonge le centre d’affaires de la Défense, mon prochain point de passage pour rejoindre Bois-Colombes. Les trains de banlieue et les bagnoles venant de l’A14 ou A86 déboulent du tunnel qui émerge de la dalle géante surplombée de sa montagne de béton et de verre.

58 ponts utilisés par des voies parisiennes en dehors de ceux au-dessus de la Seine ; 10 ponts utilisés par la RATP ; 33 ponts utilisés par la SNCF 
Randonneur et mateur ! je ne me lasse pas de regarder les dentelles d’acier sous les jupes des ponts de la capitale.

Là aussi , travaux à tous les étages, l’Esplanade va se transformer en un parc urbain de 5 ha, un lifting signé de l’architecte-paysagiste Michel Desvignes. Cocktail du minéral, du végétal, entre travail et détente, le défi est à la mesure de cette fourmilière du business. Bientôt 21 km au podomètre, les jambes deviennent lourdes, je coupe à travers le CNIT. Le berlingot de ciment fut longtemps le site des expositions parisiennes . J’y allais avec mes parents lors du rendez-vous des Arts Ménagers et bien années plus tard pour le Salon Nautique. Imaginez les encombrements de camions pour faire monter des voiliers de 20 m, des centaines de bateaux sur la dalle ! Aujourd’hui le monstre s’est évidé en détruisant ses étages intérieurs, s’est gonflé d’appendices latéraux. Sa façade sud est devenue le plus grand panneau d’affichage de la capitale. Des équipes d’alpinistes viennent y coller une mosaïque de dizaines de stickers formant des pubs géantes du dernier smartphone en vogue. Je fais une dernière rotation sur 360° histoire de boucler la séquence nostalgie et prend la sortie nord vers Courbevoie et la Garenne-Colombes. Le tram T2 déroule devant mois son tapis vert jusqu’à Bezon, il me reste encore une demi-heure de marche jusqu’à la casa.

Si la ville n’est pas très grande (10 km X 10) les parcours de balade peuvent se rallonger et vite s’intensifier . Cette rando 100% impro s’étend sur 24 km dans cette boucle de la Seine. Vrai avantage ou piège, le nombre de bistrots et pâtisseries !

14h00 , 24 km plus loin, l’asphalte m’a surchauffé les pétons, le thé est encore chaud dans le Thermos. C’est bon de rentrer tôt et comater sur le canapé sous les rayons du soleil. Finalement les grèves c’est plutôt bien pour favoriser les randos porte à porte non ? !

Randonnée de 20 km autour de la forêt d’Hautil

Le bassin géologique parisien rend la vie plus belle aux randonneurs endurants d’Ile-de France en leur offrant parfois de superbes panoramas. Cette randonnée de 20 km va vous emmener dans la forêt d’Hautil (1250ha) une butte délimitée par les versants abrupts de la vallée de la Seine au sud et celle de l’Oise à l’Est. Votre parcours peut débuter à la gare de Vernouilllet-Verneuil (ligne de Mantes-la-Jolie) .

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Un beau parcours de 20 km blotti entre les bras de la Seine et de l’Oise

Vous traversez la Seine et la petite ville de Triel en longeant l’Eglise St Martin datant du XIIe et XIIIe siècle puis en route pour une longue montée vers la forêt. L’itinéraire passe à proximité de Chanteloup-les-Vignes dont le nom nous ramène dans un passé glorieux, une époque où les fameux vins de Triel ravissaient le palais des seigneurs de la Cour. Ce règne viticole dura près de mille ans et s’interrompit hélas avec l’arrivée du chemin de fer qui fit connaître partout en France les crus du Languedoc …beaucoup moins alcoolisés !

De beaux dénivelés

cette butte offre de beaux panoramas sur ses deux versants.

Cette région allait toutefois renaître au XVIIe siècle avec une autre richesse due à une couche géologique providentielle : le gypse . Ce minéral servait en effet à faire du plâtre. Des centaines de carrières souterraines furent ainsi creusées pour l’extraire. Le sentier de votre randonnée passe donc par un véritable gruyère invisible, extrêmement dangereux mais bien signalé .

Anciennes carrières de gypse en sous-sol et exploitations maraîchères en surface .

De nombreux panneaux d’interdiction d’accès mettent en garde les promeneurs et d’immenses trous, les fontis, témoignent des effondrements anciens.

L’église de Verneuil/Seine et l’arrivée sur les bords de l’Oise à Neuville.

Pas d’inquiétude, la forêt d’Hautil est un lieu magique pour la balade et comporte de multiples aires de pique-niques. Le point le plus haut est à 184 m (le sommet d’Ile de France est dans le Vexin avec 294m ! ). Le plateau s’avère légèrement vallonné, le châtaigner est omniprésent avec le chêne et quelques pins. Arrivé à Jouy-le-Moutier, ne manquez pas d’admirer le panorama à 180 degrés sur les quartiers de Cergy avant de redescendre cette fois vers l’Oise, à Neuville pour reprendre un train vers Paris (le RER A) ou une correspondance à Houilles dont la ligne L mène à Paris St Lazare. Voilà donc une balade très agréable.. en altitude qui vous donnera encore une autre vision des boucles de la Seine, de son affluent l’Oise, deux cours d’eau qui connaissent de nouveau un fort trafic . Leurs rives désormais bien aménagées sur des kilomètres permettent la découverte de cette frontière entre Yvelines et Val d’Oise, à pied ou à vélo.