Archives pour la catégorie rivière

Orge profonde

Rando lardy
Un parcours de 27 km entre ombre et soleil

Dans la chaleur torride d’un dimanche d’août, rien de tel que de quitter un Paris déserté pour aller randonner dans la verdure . C’est ce que nous proposa Patrick dans un élan de générosité spontanée, nous sauvant ainsi d’un sédentarité dominicale aussi nuisible que déprimante. Nous sommes à peine une douzaine d’exclus de la transhumance des juillettistes et aoûtiens, pour nous retrouver Bibliothèque François Mitterrand sur le quai du RER C, direction Étampes. Je rejoignais le groupe après avoir payer ma dime à la RATP, soit 17,60€ pour un pass Mobilis garant d’accès illimité dans les 5 zones érogènes du randonneur d’Ile de France. Lardy, tout le monde descend ! L’heure est à la crème lubrifiante et protectrice des épidermes. Le soleil matinal pointe discrètement ses rayons et caresse nos corps engourdis par la nuit, partiellement dénudés des oripeaux d’hiver. Fallait être un peu maso pour accepter l’invitation sado du Patrick à 7h50 !

chemin rochers
Des airs de Fontainebleau

Notre guide aussi spirituel que porté sur le spiritueux , nous a concocté un itinéraire à longueur variable de 20 à 30 km , c’est à dire bordé de gares en issues de secours. Armé d’une carte IGN ancienne classée au patrimoine national, le G.O du jour va nous mener lentement vers la vallée de l’Orge, un parcours alternant l’extase dans les sous-bois et la torture du soleil sur les plaines en terrain découvert. Très lentement même, puisque vers 11h, Patrick sonne déjà l’heure de l’apéro ! Rien ne presse, les sacs s’ouvrent, le porto blanc coule dans les gobelets et les divines brochettes jambon-melon de Patrick ravissent nos bouches avides de fines saveurs. Après une bonne demi-heure, ce dernier nous rappelle que l’on habite pas ici. Il le rappela d’ailleurs plusieurs fois face à la propension collective du groupe à s’enraciner. Saint-Chéron, Saint Yon, Saint-Sulpice de Favière, faudra-il passer par  tous les saints du paradis pour atteindre la jouissance ultime, celle  d’arriver à Dourdan ? La pause déjeuner s’éternise, un vrai bonheur pour Edward et moi-même, grands partisans de la sieste devant l’Eternel . Le redémarrage s’annonce douloureux, l’astre a grimpé dans le ciel et la température aussi. La fièvre du dimanche s’empare de Michel qui enlève soudain  le haut, dévoilant une anatomie à l’érotisme insoupçonné,  réveillant sans doute un  désir inavoué chez  nos amies Marie-Françoise, Maria, Florence ou Chantal ! La colonne s’étend, se distend, se regroupe, au gré des discussions. Étourdi par la chaleur, je marche dans les pas de la jeune Kimberley.  Fièvre, fantasmes de pervers-pépère sur sa robe de tennis, encore dix kilomètres et je ne saurais plus à quels seins me vouer ! L’eau s’écoule dans les gorges assoiffées et vient vite à manquer.

douche gratos
arrosage et douche gratuite

Patrick nous décroche un cimetière providentiel pour remplir quelques bouteilles. Je m’aventure avec Edward  à l’accueil du camp de naturiste local. Le personnel est trop occupé à servir les clients, nous irons au camping d’à côté. Trop feignant pour me rendre au sanitaire à 30 m, je mendie au mobil-home d’une famille hollandaise. Edward en profite pour mettre en pratique son anglais Méthode Assimil 1980 et tailler la bavette avec les touristes bataves. Nous arrivons à St Chéron, Laurence jette l’éponge pour reprendre le train . On reprend la progression dans les étroits couloirs de verdure bordant la vallée de l’Orge.

Abbaye St Sulpice
Magnifique église de St Sulpice la Favière

Au-détour d’un virage , un couple de retraités s’apitoient sur nos mines d’errants déshydratés et remplit à nouveau les bouteilles plastique. Il ne nous reste que quelques kilomètres pour accéder à la gare de Germaise. On abandonne l’idée d’aller jusqu’à Dourdan. La longue ligne droite le long de la route nationale sous le cagnard sera notre dernière punition avant la gare du RER C . Retour à la case départ à Paris, le temps est venu de rompre les rangs , de se ruer vers la douche, la bière, un canapé,  de comater devant la TV et décrocher la Médaille d’or Olympique de la glande, récompense amplement méritée après 27 km !

Trace GPS à télécharger au format .gpx ICI

Rando sur Le Loing, canal historique (77)

IMG_3476La  Seine-et-Marne (77), le plus vaste des départements d’Ile-de-France, offre un terrain de jeu infini pour les randonneurs. Au-delà de la Forêt de Fontainebleau, la Seine, ses affluents, ses étangs et ses autres court-d’eau sont propices à tracer de nouveaux itinéraires en pleine nature à moins de 80 km de Paris. Par ailleurs, le réseau SNCF ou RER permet de rejoindre facilement les gares de départ. Stéphane, guide et animateur chez Sport et IMG_3463Nature nous proposa en novembre d’aller découvrir les multiples facette du Loing et de son canal aux alentours de Morêt. (voir le volet historique ci-dessous). Cette boucle de 27 km débute  et se termine à la gare de Veneux-Les-Sablons. La topologie n’offre évidemment aucune difficulté, à part deux trois grimpettes. Rien d’étonnant d’y croiser beaucoup de promeneurs le long des berges du Loing et de son canal parfaitement aménagées et bien entretenues. Cette randonnée tranquille emprunte par endroit le GR11 et GR13B et sillonne entre de nombreux étangs  et zones marécageuses. Il fait pique-niquer aux abords des multiples barrages qui régulent cet univers fluvial.

Téléchargez le parcours en fichier .gpx ICI

Capture d’écran 2015-11-23 à 13.22.02

Un peu d’histoire (source Wikipedia)

IMG_3478Au début du XVIIIe siècle, le duc d’Orléans demande la réalisation d’un canal le long du Loing. La circulation des bateaux qui, après avoir emprunté le canal de Briare achevé en 1642 ou le canal d’Orléans terminé en 1691, descendent cette rivière affluent de la Seine pour approvisionner Paris et sa région, est gênée par son cours comportant des pertuis dangereux. Louis XV donne son accord au duc d’Orléans en 1719. Un canal reliant le canal de Briare à celui d’Orléans à Buges est d’abord creusé et achevé en 1721. Les travaux sur le canal du Loing, proprement dit, débutent en 1720 : le canal suit le tracé du Loing en empruntant à huit reprises son lit. Les travaux sont réalisés sous la direction de l’ingénieur Jean-Baptiste de Regemortes entre 1719 et 1724.

 

profil rando IMG_3458 IMG_3463données rando