Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
les itinéraires de randonnée proposés par la comité régional de la forêt de Dourdan
La forêt domaniale de Dourdan marque la limite nord-est du plateau de la Beauce. Elle est traversée par la vallée de l’Orge qui sépare le massif de Saint-Arnoult, au nord, de celui de l’Ouye, au sud, au relief plus accidenté.
Une boucle facile de 22 km depuis la gare de Dourdan
Je ne m’en lasse pas …
Le sous-sol calcaire est recouvert d’argiles, de sables et de limons qui ont produit des sols acides favorables aux chênes. Le Chêne sessile, largement dominant, est souvent accompagné par d’autres feuillus (Charme, Hêtre) et quelques résineux (pins). De ce côté, les randonneurs vont en voir de toutes les tailles et de tous les âges notamment celui de St Louis, un costaud de 500 ans ou encore le chêne des Six frères ou Henri IV rassembla ses troupes avant l’assaut sur Paris.
Le chêne s’ étire parfois en très grande largeur.
Les Six Frères transmettent leur énergie séculaire aux randonneurs ..comme au temps d’Henri IV !
Ce parcours, concocté, repéré et guidé Tom de Randif (aucune parenté avec Tom de Savoie) se présente comme une boucle de 22 km, sans aucune difficulté. Elle vous fera découvrir plusieurs zones de préservation de la biodiversité très protégées. C’est aussi l’occasion d’admirer quelques joyaux du patrimoine régional comme l’Abbaye de Notre-Dame de l’Ouÿe. Enfin, cet ancien domaine de chasse résonne encore de mille histoires plus ou moins heureuses.
La fontaine de St Mesmes et la jeune fille décapitée
Même au seuil de sa vie, le chêne conserve toute sa majesté
A la fontaine de St Mesmes, on y raconte celle d’une jeune fille qui fut décapitée par son frère pour n’avoir pas voulu renoncer à sa foi.. Brrrr… Ce parcours est accessible depuis la gare de Dourdan (RER C depuis la Bibliothèque François Mitterrand par exemple. Il emprunte plusieurs tronçons du GR1 en complément avec des GR de Pays. Bonne balade !
téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Un magnifique parcours de 18 km tracé par Thèrèse (RANDIF)
Après une semaine digne de l’été, une vingtaine de marcheurs se retrouvait à la gare de Champagne dans la fraîcheur printanière aux portes du Vexin. La brise du nord balayait le paysage, entraînant dans sa course un train de nuages sages qui laissaient de l’espace au soleil généreux. J’emboîtais leurs pas à travers les ruelles de la petite ville qui allaient nous mener sur les hauteurs dominant l’Oise. Nous étions partis pour une balade de 17 km qui devait s’achever à la gare de Valmondois, sur la même ligne .
Les muscles étaient encore froids et le cœur n’avait pas encore trouvé son rythme. Très vite, l’asphalte laissa la place aux sentiers d’une forêt vallonnée. Une lumière pure révélait une nature qui explosait sous la poussée du printemps. Calé dans le groupe aux conversations sonores, je remarquais deux femmes qui cheminaient devant moi. L’une d’elles tenait une sangle du sac à dos de sa voisine.
Marinette (à g.) et Dominique, partage une complicité chaleureuse depuis plus de quinze ans .
Ce geste me sembla anodin et dû à leur proximité amicale . Il me faudra parcourir davantage de kilomètres pour comprendre que la marcheuse, dont l’un des bâtons était blanc, était non-voyante . Je me demandais qui était le plus aveugle des deux, alors que la réalité et l’évidence s’étalaient devant moi ! Je vins à leur niveau. La femme au bâton blanc s’appelle Marinette et celle qui la guide, Dominique. Le duo bavarde d’un sujet banal, mais leur complicité dégage une réelle chaleur . Je restais silencieux un bon moment, laissant libre cours à des interrogations idiotes : comment cette femme percevait elle cette journée splendide, comment partagions nous le même plaisir, avec moi le randonneur « normal » et contemplatif ?
Eglise de Saint-Symphorien à Nesles
Et puis, ma curiosité désespérément journalistique l’emporta et je me décidais à parler avec ma voisine non-voyante. Frappée de cécité irrémédiable depuis sa naissance, Marinette n’avait jamais vu les couleurs de ce monde, tout comme son frère . Elle avait travaillé pendant de nombreuses années à la caisse d’Épargne de Besançon, mais la routine l’avait lassée. Elle avait alors repris des études pour devenir kinésithérapeute à Paris, jusqu’à sa retraite. Elle partage aujourd’hui sa vie avec un compagnon dont la cécité n’a cessé d’amplifier depuis l’âge de 29 ans. L’homme vit dans un monde intérieur intense et est devenu un écrivain engagé. Malgré son handicap, je découvre à mes côtés une femme en mouvement permanent que rien ne semble pouvoir limiter .. Excepté la neige m’avouera-t-elle ! Alors, ce matin-là, Marinette randonne comme les autres. Elle a pris son train de banlieue comme nous autres, Dominique l’a juste cueillie sur le quai comme elle le fait régulièrement depuis plus de quinze ans. Amie dévouée (c’est un euphémisme), elle la guide ainsi sur tous les terrains, y compris à Fontainebleau entre les rochers. Et ces randonnées prennent des airs de défis tant les obstacles sont nombreux. Afin de mesurer cette difficulté, Dominique me propose de marcher avec Marinette. J’accepte.
Celle-ci va m’initier en quelques minutes à un rôle dont j’ignore tout. Elle m’apprendra ainsi que les longues phrases sont inutiles, encombrantes, voire inefficaces . Guider une non-voyante nécessite des mots brefs : rigole devant, racine, marre à droite, branche basse. Lorsque le sentier devient étroit, je passe devant elle, laissant sa main posée sur mon sac à dos, ou prenant le bâton que je lui tends derrière. Je découvre et endure un rythme plus lent, mon esprit est focalisé sur elle, et cette concentration soutenue me fatigue plus que je ne l’imaginais. Le groupe s’est étiré sur quelques centaines de mètres, je reste seul avec Marinette à discuter. Je savoure un certain silence retrouvé et lui demande si les conversations souvent fortes des randos ne la perturbent pas en masquant les bruits de la nature . Sa réponse surprend le randonneur valide souvent solitaire : « Non, leurs paroles servent à me guider ! « . Puis j’apprends que Marinette randonne dans ce club depuis 2008, date de la création de Randif. Nous ne nous sommes jamais croisés ! Je rejoindrais mon tandem marcheur sur le quai de la gare de Valmondois à la fin de la randonnée . Les copines s’enivrent des rayons encore chauds en attendant notre train . Dominique revient sur le passé de l’ association, au temps de Lucien, le premier président : » C’était un homme très ouvert et il accepta immédiatement la présence de Marinette dans les groupes. L’époque connaissait une plus grande solidarité, dit-elle avec une pointe de nostalgie. Aujourd’hui chacun se mure dans ses problèmes, tout à fait légitimes. J’aimerais que quelqu’un prenne le relais de temps en temps. » Marinette partage ce point de vue. Non seulement pour bénéficier de l’indispensable guidage, mais aussi pour rencontrer et partager ses randos avec des personnes nouvelles. Le message est passé. Je reverrais sans doute Marinette dans quelques semaines. Elle part cette semaine en Guadeloupe. Nous discuterons de la douceur de l’Alizé … et du bleu des lagons. Promis !
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Un très beau parcours de 22 km totalement en sous bois.
Le Parc Naturel Régional du Gatinais Français a été crée en 1999 à cheval sur les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne. Etendu sur 75300 ha, donc davantage que celui du Vexin, il couvre 70 communes. Cette très belle randonnée de 22 km concoctée par Marie-Christine de l’association RANDIF , vous permettra de découvrir un univers à la fois agricole (57%) et forestier (31%) .
Cyclop de Jean Tinguely – le PNR du Gatinais
Ce cocktail de plateaux et de vallées en fait un beau terrain de jeu pour les randonneurs franciliens . Notamment dans la forêt de Milly-La-Forêt qui est mitoyenne du secteur des Trois Pignons de Fontainebleau, avec socle géologique identique ou l’on retrouve les mêmes espèces ainsi que les fameux blocs de grés. Dès le mois d’avril ne manquez pas d’aller admirer le Cyclop, une sculpture étonnante de Jean Tinguely bordé d’un délire artistique vertigineux. Ce domaine est parfaitement balisé et cette randonnée vous fera emprunter le GRP des Vallées de l’Essonne et une portion du GR1, ce sentier mythique qui ceinture l’Ile-de-France.
En ce début d’été chahuté par les alertes canicules, les travaux d’été habituels, les grèves ou les émeutes à rallonge, les associations de rando changent leur programme souvent au dernier moment. Malheur à celui qui ne s’en informe pas ou trop tard. Il se retrouve bien seul un matin sur un quai de gare. Déjà la semaine précédente, excédé par les sautes d’horaires des trains, j ‘avais renoncé à attendre un groupe de randonneurs de Randif pour rentrer chez moi de la gare St Lazare à Bois-Colombes par les quais de la Seine et le Bois de Boulogne. Une belle balade de 19 km avec un pique-nique improvisé au bord du lac supérieur.
Entrée dans la forêt de Meudon
L’ alerte aux orages de ce dimanche a hélas encore bouleversé les réjouissances, de nouveau personne dans la même gare ! Un petit coup d’œil sur le site de l’asso me le confirme. Coup dur ou aubaine ? L’expérience m’a toutefois appris qu’ il faut parfois laisser faire le hasard ou l’imprévu pour pimenter parfois nos petites aventures pédestres. Je n’allais pas encore rentrer bredouille à 8h30 du matin ! Je lançais donc une exploration visuelle à 360° dans le hall peu fréquenté et repérais un groupe de randonneurs dont aucun visage ne m’était familier .
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Un beau parcours de 24 km avec 418 m de dénivelé + .. quand même !
Rien de surprenant, Il existe des dizaines d’assos qui se donnent rendez-vous dans toutes les gares parisiennes le dimanche matin. Après quelques salutations, j’appris qu’il s’agissait des membres du RIF. Rien non plus d’étonnant, ce vénérable club des Randonneurs d’Ile-de-France est omniprésent sur le terrain, il sera bientôt quinquagénaire et compte aujourd’hui plus de 4000 adhérents. Je leur exposais ma mésaventure et c’est avec spontanéité que le groupe m’accueillit non sans avoir vérifier si j’étais en mesure de parcourir les 24 km d’une allure classée « moyenne » ! Je leur donnais toutes les garanties et nous partîmes en direction de Saint-Nom- la-Bretèche. Je dois avouer ne pas avoir toujours eu une image très positive de cette « entreprise à randonner ».
Vue sur le parc du château à Marly
Rencontre en forêt de Meudon
Il n’est pas rare de croiser des groupes du RIF de 50 voire 60 personnes lancées à vive allure sur les chemins. Par chance, à cause des orages annoncés, nous étions qu’une douzaine menée par Bernard, un guide expérimenté, ancien président de l’association, et ce sur un parcours qu’il avait testé durant les divers confinements COVID. Vu les températures élevées et les risques météo évoqués, cet itinéraire très abrité présentait des gares intermédiaires en plan B. C’est ainsi, par le plus grand des hasards,( avec un peu d’audace) que j’ai découvert cette magnifique randonnée qui traversa trois forêts de la proche banlieue parisienne, des hauts de Seine : Marly, Fausses Reposes et Meudon. Attention, que l’on ne s’y trompe pas, ces bois « de proximité » offrent souvent un fort dénivelé cumulé, avec notamment sur ce jour-là 418m + . Rappelons qu’ici est organisée la fameuse rando sportive du 92, la Bossapas (35 km, 1200 m +).
Les parcours du randonneur parigot ne traversent pas toujours un urbanisme flamboyant . Les promoteurs parsèment de plus en plus les terres agricoles de leurs maisons individuelles beigeasses et les GR se faufilent désormais entre les nouvelles cités. Or cette fois, notre guide nous entraîne à la Celle Saint-Cloud, au Chesnay, à Marne La Coquette et à Chaville ou Sèvres. La pierre meulière a remplacé le préfabriqué et les vastes propriétés rencontrées transportent le visiteur de passage de son environnement de citadin étriqué dans un monde raffiné baignant dans un calme jubilatoire, à mi chemin entre le rêve et le fantasme. Bref cette balade providentielle dans cette banlieue chic et ce bel itinéraire en pleine forêt (arrosés d’un petit crachin rafraichissant providentiel) me font déclarer en toute sincérité : il y a des jours comme çà, le RIF , je kiffe !
Richard Kirsch . Un grand merci à cette asso pour son accueil et à Bernard pour l’organisation de cette sortie.
Une randonnée de 22 km entre bosquets et plaines agricoles
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Bienvenue dans un formidable espace de randonnée de 65.000 ha, le Parc Régional Naturel du Vexin ! Le nombre des itinéraires varie ici à l’infini dans cet univers très agricole dont l ‘alternance de bosquets et de plaines lui donne sur la carte des airs d’une véritable dentelle . Pour s’en convaincre il suffit de suivre le tracé de ce parcours depuis la gare de Boissy-l’Aillerie et de remonter vers le nord-ouest . Privé d’obstacles, un vent doux balaie de toute sa puissance ce jour-là ce décors épuré.
La chaussée de César traverse le Val d’Oise sur une ligne rectiligne se perdant à l’horizon.
De petits ruisseaux serpentent en secret dans les petits bosquets
Les premières couleurs d’automne
En ce début d’automne les champs de céréales ont été moissonnés et reçu leur premier labour. Il subsiste cependant les stigmates de la récente canicule . Des hectares de maïs meurent de soif sous nos yeux et les champs de betteraves ne semblent pas en meilleure forme. La sécheresse bouscule l’agriculture locale et crée même des conflits. Les plantations de Sorgho, une céréale sans gluten et nécessitant moins d’eau, ont fait leur apparition. Un projet de méthaniseur agricole a provoqué une levée de boucliers des riverains craignant ses probables nuisances.
Le Vexin regorge de nombreux lavoirs, vestiges d’une époque rurale d’un autre temps
Les plantations de Sorgho ont fait leur apparition dans le paysage.
Dans cette partie du Vexin le randonneur évolue parfois dans l’ombre en lisière de ces bois, puis revient dans l’immensité. Cagnard en été et brise glaciale en hiver , au choix ! Coté topo, il y a des millénaires , les romains ont tracé ici une voie rectiligne pour le commerce et la circulation des troupes . Celle-ci s’étendait entre Rouen et Lutèce. Dans le Val d’Oise, la Chaussée de César traverse ainsi le Vexin d’un seul jet.
Seules quelques bornes gravées rappellent au bord du chemin cette période ou la Gaulle faisait partir de cet empire gigantesque. Car l’histoire ne cesse d’émerger ici et là dans le Vexin, avec des sépultures du néolithique et ses villages médiévaux.
Au fil des kilomètres nous traversons ainsi plusieurs bourgs plongés dans une tranquillité dominicale bienfaisante pour nous autres, marcheurs de la ville . Le Vexin se montre clément avec un relief bosselé et dont le sommet culminant à 291 m en fait le point le plus élevé d’Ile-de-France ! Quelques étangs aménagés et bien entretenus complètent ce panorama accueillant du parc naturel. Il nous faudra plus de cinq heures pour rejoindre la gare de Chars en passant pas le joli village de Moussy . Les trains pour Paris ne passent que toutes les heures , le temps de se détendre sous les derniers rayons du soleil avant de revenir dans la fébrilité de la capitale.
Les beaux jours et la chaleur arrivent, c’est le moment d’aller chercher un peu de fraîcheur aux bords des rivières . Voici une belle balade par les boucles de la Seine entre les gares de Verneuil/Seine et Herblay. Cet itinéraire qui passe par le fameux GR2 vous fera découvrir les bourgs accueillant de Triel , Chanteloup-les-vignes avant de rejoindre Conflans-St Honorine.
Vue surprenante au loin sur le quartier de la Défense et la Tour Eiffel.
Le joli village de Triel
La capitale de la batellerie francilienne sera l’occasion d’une visite à part . Durant cette randonnée vous pouvez également aller pique-niquer sur l’île Nancy ou vous restaurer à la guinguette de l’île . Le bac est gratuit pour cette mini traversée proposée uniquement l’été. De nombreuses expositions y sont régulièrement organisées.
L’église de Chanteloup-aux-VignesTracé du GR2
Le petit bac sur la Seine pour rejoindre l’ïle Nancy
Le parcours de termine par une longue remontée de la berge vers Herblay, un espace verdoyant désormais totalement réhabilité pour les promeneurs à pied ou à vélo. Il existe de nombreux bistrots et glaciers pour vous rafraîchir . Ce parcours de 23 km ne présente pas de difficultés, juste une belle grimpette sur le coteau dominant la Seine au départ.
Verneuil/Seine et Herblay sont accessibles depuis la Gare St Lazare. (ligneJ – Pass Navigo ou Mobilis 4€ pour la journée)
Fin novembre, les randonneurs d’Ile-de-France rentrent dans le dur. Les jours se sont réduits à l’approche imminente du solstice d’hiver et le niveau du thermomètre n’ a rien d’encourageant pour se lever à 6h et prendre un train miraculeux, épargné par les grèves et les travaux. Mais chez Amigo Rando, on ne pouvait pas rater le rendez-vous traditionnel, celui de la rando de Noël !
Pour cette occasion festive , pas question de se compliquer la tâche. Corinne, notre guide-stagiaire coachée choisit en effet un grand classique de la rando parcouru une à deux fois par an et dans les deux sens : de la gare Lardy à celle de St Chéron (ligne de Dourdan-Etampes) . Ce parcours de 20 km sans grande difficulté comporte toutefois quelques grimpettes et des portions rendues glissantes.
quatuor de choc et de charme !Ambiance sérieuse ….enfin au début !
la bûche en rando, toujours un petit exploit Température de 3°c, décor transylvanien et loups affamés !
Il passe par la splendide Abbatiale de St Sulpice-de-Favières dont on découvre la grandeur en arrivant par les hauteurs . Une aire de pique-nique providentielle se trouve en dehors du bourg en quittant le GR1 sur une centaine de mètres. C’est l’endroit idéal pour dresser la table où chacun apporte boissons et victuailles. Presque, car l’anticyclone installé sur le nord de l’Europe génère ce jour-là un vent du nord glacial.
Toasts au foie gras tartinés avec amour par notre œnologue-marcheur « Chris BodiGestif » , bûche-maison sculptée par Geneviève diplômée Es-pâtisserie nomade, vins blanc et rouge, aux couleurs de GR évidemment , rien ne manqua au festin ponctué par la distribution de petits cadeaux et dégustation de pousse-cafés anti-gels dont une liqueur chilienne non identifiée ! Résultat, il fallut quelques kilomètres pour que le groupe reprenne une vitesse de croisière acceptable et ce afin d’atteindre la gare de St Chiron à temps, c’est à dire une minute avant qu’il rentre en gare ! Surement autre miracle de Noël !
Les randonneurs descendent du train à Bois-le-Roi, d’autres poursuivent jusqu’à l’arrêt en forêt ou vers Fontainebleau . Alors durant les cinq heures de marche, il me reste juste à contempler le décor d’un forêt endormie, métamorphosée .
La brume de décembre recouvre le domaine royal et persistera tout au long de la journée en lui donnant cet aspect tropical si cher. Le sol sablonneux absorbe l’excès de pluie, l’humus dissimule les racines scélérates, l’humidité des rocks a découragé les grimpeurs et les familles frileuses. Les GR1, GR11 E s’enfoncent ainsi dans cet univers végétal et minéral et se taillent parfois à la serpe à angles aigus en suivant les allées rectilignes.
Puis soudain, le relief reprend le pouvoir sur les sentiers Delecourt-Colinet balisés de bleu, le chemin devient tortueux, contournent les blocs ou y pénètrent pour torturer les grands gabarits. On s’y faufile , le sac à dos rape le calcaire . Des troncs brisés par les dernières tempêtes jonchent le sol, la mousse et les lichens ont repeint le décor de jaune et d’ocre. Les chênes dénudés étendent leurs ramures dans les grandes largeurs.
Du haut de la ligne de crête des Rochers d’Apremont, 20.000 ha et des millénaires d’érosion vous contemplent ! l’ONF semble avoir installer des bancs spécialement pour admirer le paysage en pique-niquant. Les marques rouges et blanches du GR s’égrainent sur le plateau rocheux couvert de pins, les blocs s’espacent. Le retour vers le Fontainebleau et sa gare d’Avon se fait par le Nord. Les jambes mises à l’épreuve par les 25 km et la succession de bosses se font douloureuses. Le soir tombe lentement et la ville toute proche s’illumine, je guette le bruit des trains comme une délivrance. Le quai vers Paris est bondé de voyageurs évadés de la ville, la forêt s’éloigne , je regrette déjà son silence.
Découvrez cet itinéraire sur la vidéo qui suit >>>>>>>>>
Pour ceux qui veulent poursuivre la découverte du Parc Régional Naturel du Vexin, je vous propose cette belle randonnée de gare à gare . Ce parcours de 22 km environ débute et s’achève à la gare d’Auvers-sur-Oise. Il emprunte une longue portion du GR1 dans la forêt du Bois le Roi, étroite et longue bande qui remonte nord-ouest. Vous attendrez les quartiers nord de Valmondois avant de remonter versd Nesles-La-Vallée. Cette boucle passe ensuite par la jolie ville de Parmain, voisine de l’Isle-Adam sur l’autre rive de L’Oise. Vous aurez d’ailleurs tout le temps de d’y flâner car cet itinéraire la suit sur d’interminables kilomètres! Cette longue randonnée ne présente pas de difficultés particulières. Vous passerez toutefois avec prudence en zone de chasse. Le chemin peut être très boueux en temps de pluie.
Cliquez sur ce site pour visualisez l’itinéraire en 3D
Il existe désormais de nombreux Topoguides et sites internet qui répertorient une foule d’itinéraires dans cette région. Néanmoins, il peut être intéressant et instructif de tracer son propre parcours avec comme hypothèse de base : se déplacer de gare à gare dans l’espace Navigo.
Avant de commencer dotez-vous de quelques outils : la carte Topo100 IGN Paris-chantilly-Fontainebleau au 1:100.000e , la carte Navigo Ile-de-france Mobilite ». Si vous choisissez l’option carte papier, prenez celle au Topo 1:25.000 e de la zone géographique choisie. (
Apprenez à bien lire ce document , notamment le tracé des lignes SNCF et RATP (en noir) et celui des GR (en ligne rouge). Notre confrère EnlargeYourParis a édité une carte très pratique : le Randopolitain où sont mentionnés les principaux GR d’IDF et les moyens d’accès en train et métro. (les gares principales) . Le site Idf Mobilités vous permettra de connaître les horaires des transports publics de la région plusieurs jours à l’avance. Si vous optez pour la solution numérique, la maîtrise d’un logiciel de tracé et visualisation comme Openrunner (que j’utilise principalement) ou encore Visorando est aussi recommandée. Il vous servira à tracer précisément votre parcours sur écran, de sauver la trace au format .gpx afin soit de l’imprimer, soit de la télécharger sur votre smartphone pour un suivi sur une App de rando comme Iphigénie .
Notre exemple : conception d’ une rando dans le Parc Régional du Gâtinais entre les gares de Boutigny-sur-Essonne à Etrechy. J’ai choisi cet exemple en recherchant un parcours de préférence boisé pour plus de fraîcheur. Libre à vous de trouver une zone plus vallonnée en privilégiant les dénivelés.
Tracé manuel du parcours entre les gares de Boutigny/Essonnes et Etrechy dans le Parc Régional Naturel du Gâtinais
A- UTILISATION DES CARTES PAPIERS IGN Région 1:100.000e et locale au 1:25.000e
CHOISISSEZ VOTRE POINT DE DEPART . Repérez sur la carte IGN topo100 au 1:100.000e (1 cm=1 km) le Parc Naturel Régional du Gâtinais . A la lecture de cette zone géographique , il est facile de repérer les fameux GR11 et GR1. La gare de Boutigny-sur-Essonne est présente à la fois sur le GR1 et sur la ligne (noire) du RER D . Ce sera votre point de départ .
Carte 1:25K Arrivée ETRECHY
<<Carte 1:25K Départ Boutigny
TROUVER UN POINT d’ARRIVEE . Si vous êtes débutant, le plus facile sera de suivre les GR balisés en blanc et rouge . Dans mon exemple, j’ai choisi de remonter au nord ouest en suivant le GR 1 et le GR11 pour rejoindre la gare d’Etrechy . Si vous êtes plus expérimenté et si vous disposez d’une carte IGN de la zone au 1:25.000e (1 cm=250 m) vous pourrez composé votre itinéraire par des sentiers hors GR .
Comment mesurer la distance de votre randonnée ?
Servez vous de la réglette 1:25k de votre boussole ou tracez un gabarit 1 cm : 250m sur une sur une languette de papier. Autre méthode « à la louche » , trois phalanges jointes font à peu près 1 km . Déplacez votre boussole, vos trois doigts joints ou gabarit le sur la carte IGN au 1:25K et comptabilisez le nombre de kilomètres. La distance entre nos deux gares est ici de 21 km . Si la distance est trop courte, faites quelques détours . Trop long ? Choisissez un autre itinéraire car des raccourcis risquent de vous obliger à emprunter des routes bitumées peu agréables.
Utilisez la petite réglette graduée au 1:25k de votre boussole .
3 phalanges = 1 km .. à la louche !!
B- UTILISATION DES OUTILS NUMERIQUES
Choisissez votre zone géographique à parcourir sur la carte Topo au 1:100.000e ou sur le fond de carte numérique de votre App Openrunner par exemple – D’abord créez un compte , puis cliquez sur le lien créer un parcours.
Après avoir chercher la gare de Boutigny-sur-Essonne à l’aide de l’outil loupe de la barre verticale latérale gauche , choisissez le fond de carte IGN topo 25 dans l’outil pile . Puis cliquez sur l’outil + de la barre d’outils du haut. Commencez à tracer ainsi point par point votre parcours. Le kilométrage s’affiche au fur et à mesure dans le cartouche vert en haut à droite. Une fois arrivé à la gare d’Etrechy (soit environ 20km ) enregistrez votre par tracé en cliquant sur l’icone diskette. Remplissez tous les champs demandés. Lorsque le parcours est enregistré , le lien » télécharger pour un GPS apparait au dessus de la carte. Cliquez sur GPS track, la trace de ce parcours est présente sur le bureau de votre ordinateur sous la forme d’un fichier au format .gpx .
Ecran de tracé d’Openrunner – Export ou impression papier possible
Vous pouvez alors imprimer cet itinéraire ou le télécharger sur votre smartphone. Il suffit de l’importer sur l’App de rando utilisée (Visorando, Iphigénie, Sity Trail) . Cette fonction nécessite de s’abonner à l’APP (environ 15€/an).
. DETERMINEZ LES HORAIRES ET TRAJETS EN TRANSPORTS PUBLICS
Une fois que vous avez déterminé les gares de Boutigny et d’Etrechy, recherchez sur Ile-de-France Mobilités ou sur la carte papier du réseau IDF , les lignes RER ou SNCF correspondantes. La gare de Boutigny se trouve sur la ligne RER D , celle d’Etrechy sur celle du RER C . A raison de 4 km/h de moyenne, une pause déjeuner d’une heure, cette rando de gare à gare pour prendra 5 heures de marche effective et environ 2 heures de transport aller-retour depuis Paris . Cherchez sur l’App IDF Mobilités les horaires et la fréquence des trains en vérifiant qu’il n’y a des travaux le jour de votre randonnée ou des grèves ou des incidents ponctuels.
Trace importée sur l’App Iphigénie de l’Iphone XR
Horaire pris sur IDF Mobilités
AUTRE TECHNIQUE : A PARTIR DU RESEAU RER -SNCF
– Vous pouvez bien sûr faire l’inverse : rechercher sur les lignes de transport les gares qui vous intéressent, repérez -les sur les cartes papier IGN Topo100 ou Topo 25 ou sur Openrunner puis tracez votre randonnée . Si la distance est trop longue ou trop courte, changez votre gare d’arrivée ou de départ sur les lignes de transport .
Les réseaux SNCF et RATP offrent ainsi de très nombreux possibilités d’itinéraires de gare à gare dans l’espace des 5 zones Navigo en Ile-de-France. Le déploiement du Grand Paris Express devrait encore faciliter l’accès à notre terrain de jeux avec la création de 63 gares en Ile-de-France.