Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Une randonnée facile de 22 km (tracéRANDIF) depuis la gare de Conflans fin d’Oise à celle de Sannois.
Rendez-vous au confluent de l’Oise et de la Seine, pour une longue diagonale vers la gare de Sannois. Ce parcours passe par Conflans St Honorine qui fut longtemps la capitale de la batellerie. Un très beau musée perpétue cette épopée.
La confluence de l’Oise et de la Seine
Une halte s’impose au bateau chapelle le « Je sers » où sont encore servies des messes. Il reste lui aussi un vestige du transport fluvial, une activité où beaucoup de bateliers vivaient dans une grande précarité. Cette paroisse flottante créée en 1935 par l’abbé Jean Bellanger y joua donc un rôle de solidarité et de cohésion sociale.
le fameux bateau Chapelle amarré à Conflans St Honorine
Les chantiers ont disparu et laissé place à des péniches résidentielles vieillissantes
Aujourd’hui cette rive de la Seine et les abords de Conflans constituent un site touristique très bucolique qui fait le bonheurs des promeneurs, randonneurs et cyclistes . Une passerelle enjambe la Seine permet de prolonger les ballades dans la forêt de Saint-Germain blottie dans cette boucle. Au bout d’une dizaine de kilomètres, vous quitterez les bords de la Seine à Herblay pour commencer à prendre de la hauteur.
Pour mieux comprendre la géologie de cette région
Le magnifique parc du Prieuré aux portes du Musée de la Batellerie de Conflans St Honorine
De somptueuses villas aux multiples styles architecturaux surplombent la vallée. Celle ultra kitsch d’un probable ferronnier mérite le détour avant de grimper jusqu’au fort de Cormeilles. L’ouvrage construit au XIXe fut l’un des plus importants. Il abrita jusqu’à mille soldats , ses nombreux canons en faisaient une puissante artillerie pour la défense de Paris.
Les longues allées de la forêt des Buttes de Parisis
Vous êtes ici dans la forêt Régionale des Buttes de Parisis, un long promontoire situé au nord ouest de la capitale. le moulin de moulin de Sannois, désormais classé, domine l’endroit . La balade se prolonge plein Est dans cet étroit domaine boisé dont le parc Schlumberger étale ses 8 ha sur le coteau de la Seine. Depuis la butte des Châtaigniers, le panorama est exceptionnel car la vue sur Paris s’étend jusqu’au Sacré Cœur, à la tour Eiffel et donne toute la mesure de l’imposant quartier de la Défense. Retour vers la capitale à la gare de Sannois (un train tous les quarts d’heure vers la Gare St Lazare)
Carte allemande des forts assurant la défense de Paris vers 1878Le moulin de Sannois domine les Buttes de Parisis
Vue exceptionnelle sur Paris depuis la butte des Châtaigniers
Téléchargez la trace de cette randonné au format .gpxICI
Voici une randonnée en boucle au départ de la gare de Garancières dans le département des Yvelines. Ce parcours de 21 km vous immergera dans les grandes plaines agricoles du département, avec quelques passages en sous-bois.
Garancières, vaste plaine ! 21 km de balade au grand air
Autrement dit, vous prendrez soin de choisir le bonne période pour cette sortie, en évitant les fortes canicules et les coups de vent glacials sur cette randonnée à découvert. Et accessoirement les périodes pluvieuses qui rendent ce parcours très glissant ! Cette randonnée, qui passe par le GR11, ne manque pourtant pas de charme en hiver lorsque la brume se lève et vous offre des paysages dépouillés et des clochers de villages qui émergent à l’horizon. Les traversées de ces vastes plaines vous poussent même à l’introspection voire à la méditation, l’esprit engourdi par les 3°c un matin de février ! Bonne rando.
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI
Une randonnée de 22 km très abritée à la frontière sud de la forêt de Versailles
Voici une très belle randonnée toute proche de Paris et facilement accessible par le train. Ce parcours de 22 km qui part de la gare de Saint-Cyr flirte avec la frontière boisée de la forêt de Versailles. (Source MaRando). Nous sommes ici dans le domaine du péri-urbain chic . Cette proximité est donc synonyme d’une forte fréquentation les W.E. Les randonneurs partagent l’espace avec les trailers, VTTistes et les familles en balade. Le succès de cet itinéraire vient aussi de la diversité des paysages et plus encore de ses multiples étangs qui s’égrainent ainsi jusqu’à la gare d’Igny. Pas de grandes difficultés, le dénivelé reste sage. La pluie rend parfois certains passages délicats. Bonne balade !
Belle balade de 19 km de gare à gare (78) dans le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse
téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Parmi les grandes transversales des Yvelines, voici une randonnée qui relie les gare de Méré (Direction Dreux depuis Montparnasse), à celle du Perray-en-Yvelines. Cette jolie balade très boisée traverse la paisible ville de Montfort-L’Amaury.
Tombe de Charles Aznavour à Montfort l’Amaury
Les curieux ont ici l’occasion de faire une halte au petit cimetière local pour découvrir la tombe de Charles Aznavourian. Cet immense artiste séjournait ici en villégiature entre la France et la Suisse . L’itinéraire de 19 km passe également par les étangs de Hollande, un des sites emblématiques du PNR de la Haute Vallée de Chevreuse. Un endroit sympa à mi-parcours pour pique-niquer sur les berges. Cette réserve accueille désormais une base de loisirs où il est donc possible de se baigner. Cette randonnée bien abritée, idéale les jours de chaleur, ne présente aucune difficulté en terme de dénivelé. Elle monte en pente douce jusqu’au final. Comptez un train par heure pour le retour vers Paris depuis la gare du Perray.
Seconde idée rando : boucle depuis la gare de Monfort L’Amoury Méré*
Très belle balade de 24km en boucle depuis la gare de Montfort L’Amaury Méré
téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI
Coupe de bois dans la forêt de Rambouillet
La culture de colza reste très répandue dans toute l’ïle-de-France
la fameuse Table du Roi à proximité des Etangs de Hollande
Randonnée de 20 km de gare à gare entre Poissy et Bougival
Téléchargez la trace de cette randonnée au format . gpxICI
Cap à l’ouest de Paris, direction les forêts domaniales de St Germain-en-Laye et Marly . Le parcours de 20 km débute à la gare de Poissy (RER A) et se prolonge sud-est par une traversée intégrale de la forêt de Marly jusqu’à la gare de Bougival. Il est possible de l’écourter en reprenant le train à St Nom-La-Bretêche. La première partie est relativement plate où l’on retrouve les longues allées un peu monotones.
Après une dizaine de kilomètres, le terrain est plus vallonné. Côté dénivelé : + 400m -390 m . Cet itinéraire peut être un excellent exercice d’orientation à proximité de la capitale. En effet, ces forêts comportent de nombreux intersections en étoile et mieux vaut apprendre à s’y retrouver avec une carte papier IGN ou une App avec un fond de carte au 1:25.000e .
La forêt de Marly est traversée par le GR1 et des GRP (Rouge et Jaune) qui sont faciles à suivre jusqu’aux gares de la région. Cette randonnée très abritée sera très agréable durant les mois d’été. En revanche est s’avère boueuse et pénible par temps de pluie.
Publications de l’auteur : Tapez « Richard Kirsch » sur le site Thebookedition.com (10€+frais envoi ou 5,70€ en PDF)
Après plus d’une décennie à parcourir les sentiers d’Ile-de France, il m’arrive encore de découvrir avec bonheur des endroits plein de charme baignés des cours d’eau tout aussi inconnus. Nous sommes près de Gazeran à une cinquantaine de kilomètres de Chartres et Joséphine emmène en balade les marcheurs de Randif vers la Drouette, un affluent de l’Eure.
téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Beau parcours de 24 km en suivant les petits cours d’eau
La Drouette, une petite rivière de 39 km , affluent de l’Eure.
Le département des Yvelines vient ici flirter avec celui d’Eure et Loir et tous les parigots se croient soudain en pleine campagne et à une autre époque, celle où les belles lavandières de Droué qui venaient laver leur linge sale entre voisines et dont les rires résonnent encore dans un univers rural. Entre temps les corps de ferme ont fait peau neuve , les berlines citadines remplacent désormais les tracteurs dans les cours. Des chevaux de trait au chômage ou en retraite paissent dans les calmes herbages cernés de clôtures électriques et bordés de panneaux « ne pas les nourrir « .
Simple bon sens. Cette boucle de 24 km se faufile le long des bosquets sur les chemins parfois creusés par les engins agricoles en repos dominical ce jour là. Les plaines betteravières ou de céréales ne vont pas tarder à révéler leur identités et repeindre le décor de leur feuillage tout neuf . Un soleil pâle hésite de longs moments à sortir des nuages puis soudain éclaire les pâturages. Un indicible air de printemps envahit l’atmosphère et les cœurs. Le vent est tombé et les randonneurs se dépouillent un à un de leurs oripeaux d’hiver au fil des lieues qui défilent. Passé 13h00, ils s’assoient sur les bords endigués de la Drouette pour engloutir un pique-nique mérité . (Ils sont partis de Montparnasse très tôt et les ventres crient famine).
La région est parcourue de nombreux rus. Des vannes entrouvertes laissent ici et là passer un maigre filet dans ces canaux trop souvent encombrés d’une végétation parasite. Il reste alors deux , trois heures de marche pour boucler ce bel itinéraire, la cadence augmente. Un peu trop, Joséphine freine les ardeurs, multiplie les pauses « techniques ». Les dernières tablettes chocolat circulent de main en main et les gourdes sont vides en retrouvant la gare de Gazeran tant l’air devient chaud. Retour à la casa… un peu vidé moi aussi !
Il existe en Ile-de-France des coulées boisées qui échappent encore à l’urbanisation galopante et rassemblent sur quelques hectares une richesse naturelle préservée . Les Vaux de Cernay en sont le symbole même.
Pour y accéder, il suffit de vous rendre à la gare du Perray-en-Yvelines, sur la ligne L qui mène à Rambouillet. L’itinéraire proposé, une large boucle de 24 km, vous fera randonner de chaque côté du Ru de Cernay, ou alternent les petits sentiers tortueux et les grandes allées qu’empruntaient jadis les carrosses de la noblesse. La fameuse abbaye n’est qu’à deux pas mais son parc est hélas en accès privé.
L’hiver révèle toute la majesté des chênes dépouillés.
Ces hauteurs mêmes modestes sont un formidable terrain de jeux pour ceux qui souhaitent en découdre avec les dénivelés qu’ils auront tracés sur le papier . Si vous êtes plus contemplatif, laissez-vous guider et admirez la beauté des chênes parfois centenaires qui étendent leur ramure dépouillée et majestueuse vers les quatre horizons en hiver. Près de 10.000 nouveaux arbres seront d’ailleurs replantés ici .
Quelques jolies buttes pour vous mettre en jambes !
Des bosquets de bouleaux se mêlent parfois au décor alors que des troncs , vestiges des tempêtes passées, tapissent le sol de leur mousse verte éclatante. En contre-bas, la mince rivière se fraie un destin vers l’étang de Cernay et laisse ici et là des marécages aux rives couvertes de jongs. A mi-parcours, ne manquez pas de rejoindre les rochers pour un pique-nique panoramique . La forêt de Rambouillet s’étend devant vous , plein sud , à l’infini .
Le département des Yvelines s’effiloche à l’ouest de la capitale jusqu’aux portes sud du Vexin en un patchwork de plaines agricoles et de bois disparates. Fidèle à son principe l’association AmigoRando ne randonne que de gare à gare et cette balade n’y fit pas exception. Le petit groupe de six marcheurs mené une fois encore par Geneviève se donne rendez-vous à la Gare Montparnasse en direction d’Epone-Mézières.
Une grande diagonale de 22 km en Yvelines de gare à gare.
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx. ICI
Après une litanie de stations, tout monde descend à Beynes pour débuter ce parcours , soulagé de cet interminable trajet de banlieue , le prix souvent à payer par le parigot en quête de verdure. Une fois passée la cuvette de la Maladrerie, place aux grands espaces ! Nous traversons des kilomètres de champs rasés après les récoltes de céréales, un brise fraîche du Nord balaie cette steppe terreuse et déserte qui se perd à l’infini . Heureusement le soleil réchauffe les corps et les coeurs, le village de Crespières sonne cette première délivrance.
Un dimanche d’août sans surprise, de rares autochtones partent faire leur jogging et nous saluent, la boulangerie ouverte la plus proche semble située sur une autre planète. Il nous reste plus qu’à traverser le bourg en silence en admirant les belles rénovations de ces corps de ferme dont la seconde vie s’appelle résidence secondaire . Ca sent encore la chaux et la menuiserie neuve, les Yvelines balance désormais entre un urbanisme anarchique de lotissements bon marché et des bâtisses bourgeoises. La région s’est refaite une beauté comme chaque été et nous contournons émerveillés le parc de Wideville et son château privé. Le village de Davron n’ a rien à lui envier. Les artisans locaux ont fait un travail d’art sur chaque façade de quoi réveiller ou susciter chez les parisiens à l’univers étriqué que nous sommes des envies d’évasion.
Le lavoir, symbole du patrimoine culturel !
L’église, au coeur de chaque village.
La route est encore longue mais les appétits attisés par l’effort réclament une pause. En ile-de-France , il y a toujours un ancien lavoir qui se cache au creux d’un sentier. C ‘est à croire que le peuple rural des siècles précédents passait son temps à faire des lessives entre deux labours ! La pelouse est accueillante, le pique-nique va durer près d’une heure trente malgré la menace des averses. Rien ne presse vraiment et chacun savoure l’endroit et la chaleur d’un soleil encore capricieux. Cet ilot de verdure ne s’étend pas bien loin. Très vite le groupe retrouve les plaines où persistent çà et là des zones de céréales non fauchées , ultimes tapis végétaux des récoltes tardives . Il fait bon s’immerger dans la forêt de Villiers et ses sentiers en étoile qui partent vers les quatre horizons. Le soleil ne nous quitte plus et joue dans les cimes des chênes centenaires agitées par des bourrasques sporadiques. Des taches d’un vert presque fluo viennent enflammer les sous-bois, se reflètent dans les flaques comme autant de miroirs. C’est le grand show et je marche la tête en l’air au risque de chuter dans les racines de ces géants qui m’envoutent.
Puis la ville de Feucherolles se devine à l’orée du bois . Plus importantes que ces voisines, tirée aussi à quatre épingles, elle oscille entre un passé agricole et un modernisme affiché ..et financé par les fonds européens ou privés! Je consulte par curiosité les vitrines des agences immobilières locales. Les prix flambent aussi et surtout dans les Yvelines tant la vague des parisiens en télétravail fuyant la capitale fut énorme. Comment les blâmer de vivre dans un endroit aussi paisible ?! Le groupe suit plein Est le PR balisé en orange sur une ligne de crête. Soudain le silence fait place au ronronnement de l’Autoroute A13 . Une fois passé sous l’artère, nous repiquons l’historique GR1 qui encercle l’Ile-de-France . Un kilomètre plus loin la petite gare de St Nom-La-Bretèche se blottie dans un vallon calée entre ses deux lignes. Vue de loin, on dirait presque une maquette posée là par un passionné de modèles réduits ! Le train pour St Lazare est à quai et attend que le collectionneur appuie sur On et nous rapatrie vers la grande ville au terme d’une belle balade de 22km.
La Haute-Vallée de Chevreuse fascine toujours le randonneur parisien, surtout à demi-confiné et en quête d’oxygène ! Il se damnerait pour un RER dans la limite du pass Navigo et celle du nouveau couvre-feu de 18h afin de s’immerger dans la nature
Très belle balade de 19 km mais rendue très glissante par la fonte de la neige tombée la veille.
Juste la veille, l’île-de-France s’était recouverte d’une bonne couche de poudreuse en prenant des allures de décor de sports d’hiver. Hélas , le redoux de la nuit allait vite transformer les pistes noires de nos rêves en des sentiers détrempés. Le voyage aux boues de l’enfer commença à la gare de Courcelle-sur-Yvette par un large contournement sud de Saint-Rémy-lès-Chevreuses, de quoi se mettre en jambes tout en dérapage plus ou moins contrôlés sur les pentes des vallons boisés. Le dit couvre-feu impose désormais soit d’augmenter la cadence soit de raccourcir la randonnée.
Décor hivernal sur les plaines de la Haute Vallée de Chevreuse
Le Château de la Madeleine se dresse au loin sur les hauteurs de Chevreuse
On opta pour gravir la colline (155 m sans oxygène ! ) menant au château de la Madeleine avant le déjeuner. (La digestion mobilisant près de 30% de notre métabolisme délicat !) Le belvédère offre ici un magnifique panorama sur la vallée de cette belle Yvette, le petit affluent de l’Orge coule en contre-bas et dont l’enfilade de ses anciens lavoirs ravit les promeneurs du dimanche. L’édifice fortifié fut bâti au XIe siècle et régulièrement relooké au fil de l’histoire. On doit à Jean Racine les importants travaux sur le donjon dont il assura la supervision. Un sentier de balade porte aujourd’hui son nom.
La randonnée, parfois c ‘est pas du gâteau.. Vive janvier et ses galettes maison !
Calé à l’abri du dans une douve, le groupe planta un pique-nique, court copieux et bien arrosé comme il se doit. Les fées Geneviève et Marion avait remis les mains à la pâte pour nous ravir de deux galettes maisons , une gourmandise dont la dégustation devrait se poursuivre jusqu’à la fin janvier. Chic ! La seconde partie de la randonnée aurait du nous conduire par le nord jusqu’à Courcelle, la gare de départ.
Marie-Françoise et Christine , nos deux perles des tropiques du Cancer et du Capricorne …
.… dont le sourire et la bonne humeur réchauffent les randos les plus glaciales !
Trop long, trop tard. Le terrain glissant et le nouveau carcan horaire du Covid nous contraignirent de couper de 3 km dans le tracé initial et de piquer plein sud vers St Rémy. Le soleil nous avait gâté toute la journée, une pluie finit signa la fin de l’embellie hivernale. On se promit de revenir sur ce bel itinéraire de 19 km au printemps.. et par temps sec !
Oyez randonneurs des forêts, elfes bossés de sac à dos, gnomes claudiquant des plaines aux guêtres boueuses et autres erres des obscures sous-bois et des combes profondes , la fête de la révolte a résonné ce dimanche 10 janvier de l’an 2021 dans le domaine royal de Rambouillet !!
Un parcours de randonnée de quatre lieux taillé à la serpe dans la forêt de Rambouille
C’est par un froid de gueux qu’une troupe de quinze de manants menée par la blonde Genevrière de Paris se lançait sur les sentiers givrés pour un découdre avec un cheminement d’au moins de quatre lieues . Chassée de leur confrérie Sport et Nature par Didier Panzer -le-fripon qui règne désormais d’une main de fer et sans partage sur ses ouailles dociles et résignées, la horde rebelle erra pas moins de quatre de longues heures par les allées gelées avant de poser ses ballots chargés de victuailles dans une clairière accueillante non loin des étangs de Hollande créés par Sir Louis le XIVe en vue d’alimenter ses bassins en son château de Versailles .
Marcheurs des longs chemins en route en la forêt de Rambouillet
Victuailles en nombre et gouailles joviales au menu des bannis de Sport et Nature par Panzer-le-fripon
Ribaudes et vilains, ces marcheurs renégats eurent la chance d’y trouver un longue et solide table de bois de hêtre pour y disposer leur festin du jour. Pour cette première sortie de l’an 21, la Marie-Franchoise , perle de de l’ile Bourbon de taille modeste mais d’une grande beauté , avait en ses fourneaux préparé pour tous les convives, un met fort apprécié sous les tropiques, son fameux rougail, délice carné relevé des dix épices des Indes lointaines et agrémenté d’un riz savoureux apporté pour l’occasion par dame Genevrière. Alors que le rougail se réchauffait sur une machine infernale au gaz et au raz le sol , ce bougre de Patrick, prince des tripots et autres bouges de la capitale arrosait les convives de son Porto Blanc dont les réserves en sa cave dépasserait les lois en vigueur.
Virginie d’Oroy du Fond du Parc et Marie-Franchoise réchauffent le plat de rougail sur le sol gelé
La blonde Genevrière apporta ce jour-là deux galette dans sa besace ainsi qu’un once de riz chaud.
A peine éclusé, ce breuvage portugais fit place aux vins transportés en leur besace par Christian B. amateur et connoisseur des meilleurs chais et Virginie d’Oroy du Fond du Parc, baroudeuse agile des sommets dont les exploits se content le soir à la veillée. Une fois les plats de résistance engloutis, l’on sortit bon nombre de galettes des rois à base de frangipane, le tout arrosé de cidre et autres breuvages à vocation dite digestive. Le dissident et hors-la-loi, désormais appelé Christian-des-Bois fit don à l’assemblée d’un échantillon fermenté à base de houblon et d’orge du nom de « Jack Daniel », l’eau de feu rapportée des Amériques alors que la Christine, autre princesse des chemins venue droit des Caraïbes, offrit un puissant sirop de cannes également fort relevé en arômes d’Orient.
La horde des bannis puisent l’énergie d’un géant pour vaincre un froid de gueux.
Puis lors de cette cérémonie champêtre chacun leva sa chope en l’honneur du bandit de grande randonnée afin de fêter ses récentes épousailles avec dame Corinne hélas retenue en sa demeure. Faute de sacristain, Genevrière tint un maigre cierge alors que Marie-Franchoise remit au jeune marié en cadeau bouteille de bon vin et drap en laine de Yak. L’épisode de peste Covid allant bon train sur le pays, personne ne put se laisser aller aux traditionnelles étreintes et embrassades.
La perle de l’Ile Bourbon offre les présents au jeune marié alors que Genevièvre tient la cierge de la cérémonie post-épousailles
Les reines et rois éphémères sacrés en pleine nature lors d’un banquet fort arrosé .
Après avoir fait table rase des traces de ces ripailles festives, la horde des bannis mit le cap sur le bourg du Perray pour y reprendre quelques moyens de transport rapides afin de rentrer avant le couvre-feu contrôlé de près par les gardes du seigneur Gerald D’ Armanin en son ministère.
Oyez randonneurs ouvrez grands vos écoutilles car demain vous entendrez encore dans la profondeur des forêt les chants et les rires d’une troupe en marche sous la bannière de Rando Amigo, aux couleurs de l’évasion et de la bonne humeur.