un parcours de 27 km très boisé sans difficulté.Le GR1 suit ici l’Oise sur quelques kilomètres
Paris s’est vidé de ses habitants, les touristes ont investi la Capitale soumise aux caprices d’un été alternant épisodes caniculaires et polaires. L’ile de France ouvre ses grandes espaces désertés aux randonneurs parigots. Notre copine Chantale nouvelle guide de Sport et Nature nous invite à découvrir la partie Est du Vexin au départ de la gare de L’Isle-Adam. La locale de St Leu a concocté une boucle de 24 km sur le papier. Nous en ferons 27, mais qu’importe, le parcours en valait la peine. La bonne idée fut de renoncer de commencer cette randonnée par la forêt de l’Isle-Adam, tellement connue, mais de suivre l’Oise sur une longue boucle jusqu’à Champagne (sur Oise , of course ) et de traverser le Bois de la Tour du Lay en suivant notamment le GR1. Ce sentier qui encercle la région parisienne passe ici par Nesles-La-Vallée. Le charmant village nous accueille pour un pique-nique mérité sur la berge d’un canal verdoyant après 13 km menés à un bon rythme. Afin d’éviter un long passage dans la plaine, Chantal a choisi de descendre plein sud par un long goulet de verdure ou s’enchaînent les Bois des Vignes, le Bois des Cocus (!), le Bois le Roi et qui se termine par la Côte de la Thibaude. Ce superbe chemin conduit à Auvers-sur-Oise, une destination beaucoup plus fréquentée ce dimanche. Si la présence de Van Gogh reste omniprésente bien sûr, le château, les terrasses des cafés et le calme des bords de l’Oise en font une idée de balade très accessible depuis Paris et passionnante. Une partie du groupe reprendra le train ici, le reste continuera en franchissant l’affluent de la Seine jusqu’à la gare de Mériel. C’est ici que Jean Gabin a grandi avant de devenir l’immense acteur que l’on connaît. La ville lui a dédié un musée discret non loin du chemin de halage. Cet itinéraire ne présente pas de difficulté si ce n’est ses 27 km. Il permet de découvrir quelques perles du Vexin, un parc naturel classé vaste de 65.000 hectares regroupant 66 communes, une voie romaine sublime ainsi que des vestiges historiques remontant à 2500 ans avant J.C. A parcourir sans modération.
panorama du VexinLe musée Jean Gabin à MérielIci vécu Van Gogh à Auvers-sur-OiseDemeure et restaurant de charmeLa mûre toujours la mûre !Nesle-La-ValléeUn pollissoir de silex datant de 2500 ans avant JC découvert en 1969.
Il y a des dimanches où une étrange flemme vous cloue au lit et vous fait renoncer à prendre le train et rejoindre votre club de rando. Ce jour-là le soleil a eu cependant le dernier mot et a poussé le randonneur à boucler son sac à la hâte et claquer la porte pour une journée de balade en solo. Depuis le temps que les péniches de Conflans St Honorine me faisaient de l’œil lorsque je passais en RER sur les hauteurs de la ville, il fallait que j’ aille voir ce fleuron de la batellerie de plus près. Je rejoignais la gare de Maisons-Laffitte et commençais mon périple en suivant le GR2 qui longe la Seine. La traversée de Sartrouville, Cormeille-en-Parisi n ‘a rien de folichon entre cimenteries désaffectées et décharges sauvages. Puis soudain le GR2 prend de l’altitude (quelques dizaines de mètres ! ), un sentier étroit et verdoyant me guide vers La Frette. Un circuit thématique entraîne ici le randonneur sur la trace des peintres Impressionnistes dont Pissaro. Il fait dire que le paysage se prête à la rêverie, à un voyage au XIXe siècle , époque des bateaux-lavoirs, des barges en partance pour Rouen ou le Havre . Le fleuve serpente lentement dans son écrin. Au loin les usines du Val d’Oise replongent le visiteur dans le présent. Il faut presque trois heures pour atteindre le Port Saint-Nicolas de Conflans- St Honorine. Avec les années, la petite ville a pris une dimension touristique que j’ignorais. Les quais boueux de jadis ont été réaménagés en promenade où l’on se pause ou se délasse sur des transat de bois. Les péniches d’habitation fleuries bord à bord donnent une merveilleuse impression de quiétude voire de vacance. Les chantiers de naguère ont presque tous disparus, les berges ont ouvert leurs espaces aux restaurants dont les terrasses ombragées font désormais le bonheur des familles en balade ou des amoureux en quête de romantisme. Les affamés d’histoire ne manqueront pas d’aller visiter le Musée de la Batellerie. Je franchis la Seine par la passerelle en contre-bas de l’autoroute de Cergy-Pontoise afin de reprendre mon chemin par la forêt de St Germain Laye lovée dans cette boucle du fleuve. Plat et monotone avec ses allées rectilignes interminables , bois n’est pas vraiment ma tasse de thé. Son seul mérite reste à mes yeux sa proximité de la Capitale. Gps en main je repique vers l’Est pour rejoindre la gare de Maisons-Laffitte en zigzagant de chemin en chemin . Seul un itiniraire pédagogique attirera mon attention. Une signalétique bien faite apprend aux promeneurs curieux à reconnaître les différentes essences qui peuplent la forêt . Le GR2 traverse l’ Ile de France sur 260 km, , la variété de ses sites justifie que l’on y reviennent s’y attarde .
Téléchargez la trace Gps de cette randonnée en cliquant ICI
un beau parcours vallonné de 21 km alternant bois et plaines agricolesLa très belle église de St Sulpice de Favières
Au delà des grands massifs forestiers comme Fontainebleau, Montmorency, Meudon ou Fausses Reposes, l’île-de-France offre une infinité d’itinéraires de randonnée. Tout comme la Seine-et-Marne, L’Essonne fait partie des grands domaines à explorer en créant ses propres itinéraires en suivant les sentiers balisés GR et PR et en les quittant pour laisser cours à son imagination. Le randonneur parisien dispose de tous les moyens de transports pour quitter la capitale et débuter sa randonnée depuis une gare. L’itinéraire proposé par de la Gare de Saint-Chiron sur la ligne du RER C. (Pass Navigo ou Mobilis 5 zones 17,60€). Long de 21 km, il s’achève ici à la gare de Lardy. Ce joli parcours assez facile alterne les passages en sous-bois et en plaine en traversant de paisibles villages , notamment dans la Vallée de la Renarde . Bonne balade !
un profil sans difficulté
Remerciements et félicitations à Jm Sattonnay pour son excellent blog sur les merveilles de la région du Hurepoix
Téléchargez la trace Gps (fichier.gpx) en cliquantICI
Eglise de St Sulpice
Les grandes plaines agricoles de l’EssonnesCabine-bibliothèque en libre service
Les marais de Fontenay-Le-Vicomte Un parcours de 22 km au cœur des marais
Rien de tel qu’une rando en pleine nature après un week end électoral copieux pour se rincer la tête. Pour en finir avec son exploration aux confins de l’Essonnes, Michel nous proposait le 8 mai une remontée vers Mennecy à partir de la gare de Lardy (RER D au départ de la gare Bibliothèque François Mitterrand à Paris). C’était l’occasion de découvrir la Juine, une jolie rivière, affluent de l’Essonne mais plus encore un monde aquatique d’une grande richesse. Après une dizaine de kilomètres nous sommes arrivés aux marais de Fontenay-le-Vicomte. Ils couvrent environ 86 hectares et font partie des marais des basses vallées de l’Essonne et de la Juine et recouvrent quelque 800 hectares repartis sur 9 communes. C’est le royaume de l’eau, de la faune et de la flore aquatique. Il existe un parcours en boucle de plus de 25 km le long du GR11C propice à l’observation . Petits et grands auront l’occasion de découvrir les animaux de la ferme dans les différentes prairies et surtout d’observer des oiseaux aquatiques à partir de l’observatoire de l’Étang aux Pointes ou de celui de l’Étang aux Moines. Les marais ont été reconnus « Espaces naturels sensibles ». Ils accueillent en effet la migration de nombreuses espèces. Après avoir pique-niquer sur les berges de ces marais très protégés, les moins courageux ont repris le train à la gare de Ballancourt, les autres ont continué vers Mennecy en traversant le magnifique parc de Villeroy. Cette randonnée de 22 km ne présente aucune difficulté et s’adresse à des marcheurs de niveau moyen souhaitant se familiariser avec la découverte ornithologique en Ile-de-France. Des visites guidées thématiques sont également proposées toute l’année.
Vallée de l’EssonneUn parcours magnifique de 24 km
En ce 7e dimanche avant la Pentecôte, Michel , notre guide , dit au fidèle de Sport & et Nature : « la télé tu délaisseras et tu marcheras aux confins de L’Essonne » . Une vingtaine de randonneurs lui emboîtèrent le pas ce dimanche de Pâques pour aller explorer le sud du département francilien, un frontière où s’achève la validité du pass Navigo en zone 5. C’est vous dire la force de l’ appel de l’aventure. Sachant que nous sommes ici aux environs de Malesherbes, il faut presque une heure et demie de train pour rejoindre le GR1 et le GR111, ici même ou passe le Chemin de Compostelle. (Ps – En fait quand on sort de l’Ile de France, tous les chemins mènent non pas à Rome mais vers Saint-Jacques en Galice). Tout commence à la gare de Boigneville, enfin un arrêt sur un quai désert au milieu de nulle part, une gare à peine connue paraît-il des agents SNCF les plus éclairés.
Au programme, « un parcours de 23 km qui sera effectué à allure moyenne » selon les termes du mail envoyé aux adhérents de l’association . Autrement une distance honorable et un rythme plutôt cool, idéal pour admirer la nature exploser en ce début de printemps. Cette randonnée vous fera découvrir un décor typique de l’Essonne avec ses nombreux étangs, ses canaux cachés sous les branches d’une forêt généreuse . Lavoirs, petits barrages, fermes magnifiquement rénovées , maisons de maîtres aux larges portails dont les hauts murs cachent d’immenses propriétés. Élevage de chèvres, poulailler à l’état sauvage , chenil pour chasse à cours , la région offre ici aux marcheurs parisiens une grande bouffée de campagne. Milly-La-Forêt et le domaine de Fontainebleau ne sont qu’à quelques pas et les premiers rochers façonnent le paysage. Toutefois, les amateurs de dénivelée en seront pour leurs frais, seules quelques bosses viennent perturber un itinéraire facile praticable aussi en VTT. Le retour vers Paris se fait soit à la gare de Maisse, soit à celle de Buno-Bonnevaux pour ceux qui souhaitent se contenter de 18 km . Essonne, Seine et Marne, les deux grands départements d’IDF regorgent d’idées de randonnées. Il suffit juste d’un peu d’imagination et d’une bonne carte.
Je vous ai déjà parlé à maintes reprises des charmes de la vallée de Chevreuse et de tout l’intérêt à randonner de part et d’autre de la rivière Yvette et ses affluents comme la Mérantaise. Voici seulement un autre parcours . Il s’agît d’une grande boucle de 24 km au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuse . (RER B au départ de Paris – Fréquence 15 mn – 11€ AR – trajet 35 mn ). Cet itinéraire nécessite une bonne forme physique car il cumule près de 1000 m de dénivelée.En cas de coup de pompe, vous pourrez toujours raccourcir l’itinéraire et reprendre un train dans l’une des gares autour de St Rémy. Cette randonnée se fera de préférence par temps sec. Certains chemins sont très abîmés par le passage des chevaux venus des nombreux clubs locaux . Ils deviennent de véritables bourbiers avec la pluie . Les nombreux passages en sous-bois en font une balade très agréable les mois les plus chauds.
un parcours facile avec le Rocher d’Avon au finalCorinne et Christian,des randonneurs très organisés !
Quelle balade faire avec les gosses ou quelques amis randonneurs de niveau moyen, en conciliant nature et culture ? A Fontainebleau bien sûr, toujours et encore , mais cette fois aux environs du château. Histoire de se dégourdir les gambettes, cette randonnée peut débuter à la gare de Thomery si vous décidez une fois pour toutes d’abandonner la bagnole. Étudiez un peu la carte et tracez un parcours facile suivant les grandes allées. Rien de bien sorcier sur une carte au 1:25.000e , 4 cm = 1 km . Afin de vous orientez sans angoisse, jetez un œil sur le numéro des parcelles (chiffres blancs sur fond noir inscrits sur les arbres ). ces numéros sont en effet mentionnés sur la carte. Du côté pique-nique, pourquoi pas rejoindre l’Aqueduc du Loing , un ouvrage long de 2,4 km . Vous pourrez soit vous y abriter du soleil sous les arches, soit d’une averse perfide . Si les gosses trouvent le parcours un peu plat et rectiligne, incluez dans votre sortie une zone de rochers, leur terrain de jeu favoris . En fin de randonnée , l’idéal sera alors de passer par le Rocher d’Avon au sud de la ville et à deux pas du château. Un bel itinéraire fléché en bleu amusera tout le monde et vous fera découvrir un magnifique panorama ..à 127 m d’altitude ! Vous pouvez terminer cette randonnée dominicale par la visite du château, un ouvrage dans la pure architecture Renaissance et Classique, la demeure favorite de François 1er. Le monarque rêvait d’en faire la « Nouvelle Rome » et y invita de nombreux artistes italiens, les acteurs de la fameuse Ecole de Fontainebleau. L’édifice abrite sans doute l’une des plus grandes collections de meubles anciens. D’autres personnages célèbres de notre histoire s’installèrent dans ce château immergé dans cette magnifique forêt et ce jusqu’à Napoléon III . L’itinéraire proposé long de 20 km sans grande dénivelée se termine à la gare de Fontainebleau-Avon. Des trains vous permettront de rejoindre Paris Gare de Lyon toutes les 30 mn . (Passe Navigo ou Pass Mobilis 5 zones 17,30€ – Covoiturage plus économique en groupe).
Il ne suffit qu’une heure de train depuis la gare St Lazare à Paris pour arriver au Parc Naturel régional du Vexin et s’ouvrir un terrain de randonnée de 65.000 ha ! Cet immense territoire protégé depuis 1995 s’étend sur les départements du Val d’Oise au Nord sur les Yvelines au sud . Il regroupe 99 communes où seulement 80.000 personnes y habitent ! C’est avant tout une terre agricole mais les amoureux de nature et passionnés d’histoire y trouveront un patrimoine culturel remontant au néolithique. Les randonnées dans le PNR vous feront découvrir un panorama assez typique composé de plaines fertiles à perte de vue, des villages blottis au fond des vallons, un patchwork de petits bois et puis un réseau de rivières, autant d’affluents et de sous affluents qui alimentent la Seine . Il existe près d’une vingtaine d’itinéraires de balade proposée par le site officiel www.pnr-vexin-francais.fr .Lors de cette sortie de 23 km, organisée par Thérèse du club Randif , nous sommes partis de la gare de Juziers l’un des 6 villes-portes du PNR, à l’extrême sud. La guide avait concocté son propre parcours avec l’idée de quitter parfois les chemins balisés ( GR ou PR) afin d’éviter la foule des randonneurs qui investit la région dès les beaux jours. Alors investissez 11€ dans la carte IGN 2212 O et tracez votre propre route de randonnée en boucle ou en visant une gare de retour. Celui proposé vous fera passer notamment par deux vestiges remarquables , des anciens meuniers : le Moulin Brûlé aux environs de Oinville-sur -Moncient (petite rivière) et le Moulin Gaillard . Parmi les curiosités, ne manquez pas également une visite de la Cave aux fées qui fut une allée couverte dans la préhistoire. Attention, des forces telluriques y règnent encore paraît-il ! Le Parc Naturel régional du Vexin n’en finira pas de vous surprendre par la diversité de ses sites, la douceur et le charme de son décors mais aussi la sensation d’une immersion 100% nature, si lointaine de Paris.
En choisissant l’abandon de la bagnole pour parcourir l’IDF, le randonneur va connaître d’autres frissons de l’aventure, ceux des transports en commun. Grèves, incidents techniques, maintenance, suicides, malaises, une sortie le dimanche n’est jamais gagnée d’avance. Bienvenue dans une épopée ordinaire du RER C lors d’une rando rigolade Sport et Nature très Lorel et.. Lardy !
un joli parcours de 22 km dans le GatinaisSimple, il suffit de suivre le balisage IGNAnne toucha du doigt ce jour là une certaine image du bonheurMichel B. sous perfusion d’adrénaline
Pour l’organisation de SA sortie guidée pour Sport et Nature , Michel B. n’a pas eu de chance. Son plan initial prévu en Seine et Marne au départ de la Gare de Lyon est en effet tombé à l’eau la veille. Pourquoi ? Manque d’info, suprise .. ? Il ignorait que la SNCF avait choisi le jour de SA sortie pour changer un poste complet d’aiguillages ! Résultat aucun train ne circulait durant ce week-end en cette gare et celle de Bercy ! Damned ! jura t-il dans son for intérieur avant d’échaffauder en un temps record un plan B. Puisant dans sa banque de randos constituée depuis dix ans , notre spécialiste expérimenté en extirpa un parcours partant de la gare d’Etrechy et devant se terminer à celle de Chamarande sur la ligne du RER C (entre Paris et Etampes ). Je le sais, en général ces noms de villes vous semblent carrément exotiques, voire elles n’évoquent même pas grand chose même chez les parisiens habitant à l’intérieur du Périph’ . C’est vous dire . Pour faire bref , nous sommes au sud d’Arpajon et cette randonnée printanière concentre son intérêt autour de la Juine, un charmant affluent de l’Essonne. Ponts de pierres, lavoirs, barrages, anciens moulins le cours d’eau recèle quelques petits trésors. Se balader dans le Gâtinais, c ‘est aussi découvrir de magnifiques corps de fermes, des bâtiments témoins de cette période agricole faste mais aussi laborieuse avec l’exploitation des carrières de grès. Sitôt arrivé à la gare d’Etrechy, le guide annonça la couleur du parcours et les règles élémentaires de sécurité, notamment à l’ attention de nos deux petites anglaises récemment inscrites, des filles totalement bilingues en partance pour la Bolivie et le Pérou. Rien de tel qu’un training dans l’Essonne et ses sommets culminant à 180 m pour se frotter à la cordillère des Andes ! Le groupe ne dépassait pas vingt cinq marcheurs ce jour-là, une majorité d’habitués contente de se retrouver pour échanger les derniers potins du boulot sur les sentiers de cette belle région, ou encore évoquer les prochaines aventures des vacances d’été . Pourtant le blabla- climat de ce mois de mars ne ressemblait à aucun autre. Les rebondissements des élections présidentielles toutes proches planaient mollement sur un groupe qui tentait de ne pas en parler tout en parlant. Ainsi Anne qui rêve en secret de voir enfin Emmanuel Macron en meeting, se pâma devant son portrait placardé dans un bourg. Edward, qui avait gonflé la veille la foule des partisans de Mélanchon le tribun magnifique rassemblés à République, marchait cette matinée sans grande conviction et tenait des propos résignés tout à fait inhabituels. Quant à notre ami Patrick, virulent anarchico- gauchiste-anti-cléricale assumé il se remettait de sa semaine difficile de sorties culturo-divertissantes à répétition. Il évita lui aussi les polémiques stériles avec l’auditoire à l’engagement politique inexistant, préférant raconter les détails de sa prochaine croisière en Méditerranée programmée pour octobre. Parmi ses angoisses récurrentes, une question le tenaillait : les douze bars seraient-ils ouverts au départ du bateau !? Un autre Michel, très remonté contre les oligarques, le fameux système et inquiet de l’opacité de l’horizon social des prochains mois, distillait ça et là sa relative mauvaise humeur au gré des conversations du chemin. Mal réveillé, j’avais décidé de ne pas m’en mêler, préférant écouter geindre ma pauvre carcasse en proie à des maux inédits. Mon départ pour le Camino del Norte vers Compostelle étant prévu pour le 18 avril, ces « bobolas » inquiétaient déjà le bon hypocondriaque que je suis. Après trois heures plutôt tranquilles, notre guide décida que l’heure du déjeuner dominical avait sonné et arrêta la meute affamée au bord du chemin dans un sous-bois, avouons le d’une grande banalité. Un pique-nique Sport et Nature n’ a rien d’un arrêt express ou chacun ingurgite un sandwich à la hâte. Ici on plante le camp en dépliant les nappes et les bâches puis c’est le grand déballage des victuailles. Je m’étonne encore depuis des mois que je fréquente cette association de la qualité voire de l’inventivité culinaire des randonneurs en matière de repas en itinérance. La palme revient sans doute aux amuse-gueule de Patrick alors qu’André surprend son monde par la richesse de ses pinards . Le summum est atteint lors de la phase, que dis-je la farandole des desserts ! Un festival. Lorsque le groupe est important , beaucoup d’entre nous calent littéralement tant l’offre est copieuse. J’avoue que ce pique-nique du dimanche dépasse largement en saveur mon quotidien d’une pauvreté gastronomique assez pathétique. Le mélange du Porto Blanc habituel et du vin chinois proposé ce jour-là provoqua l’ euphorie collective assez courante et un redémarrage poussif . De rythme moyen, on passa à une vitesse de marche erratique, chacun s’arrêtant à maintes reprises devant une jonquille , une ferme-brocante, ou comme notre guide pour ramasser des pissenlits destinés à la salade du soir. Après une erreur de navigation sur la carte (due au degré d’alcoolémie.;?) , et malgré ma vive protestation de randonneur geek armé d’un GPS et de l’App Iphigénie, Michel nous conduisit à Lardy par le chemin des écoliers au bout de 14 km. Peu motivés, 5 ou 6 d’entre nous désertèrent alors le groupe pour reprendre le train vers Paris. L’objectif étant de rejoindre la fameuse gare de Chamarande et de pousser le compteur jusqu’à 22 km , on fit un grand détour par une zone inconnue sur les hauteurs de Lardy ou quads et motos tout-terrain jouaient dans un bac à sable géant. Puis comme personne n’y croyait plus, et que Denis insistait pour nous servir son vin chaud préparé avec amour, le groupe replongea vers … Lardy ! Adieu Chamarande, il était près de 17h00 . Le RER C du retour stoppa à la station Bibliothèque François Mitterrand, ma connexion pour reprendre la ligne 14 et rejoindre la Gare St Lazare, puis Bois-colombes . (j’en vois qui ne suivent pas, ça va barder) . Et là, place au gag STIF du soir (Société des Transports d’Ile de France), option gentil cauchemar de fin de rando. Surréaliste, les navettes hi tech sans chauffeur de la ligne 14 arrivaient dans la station les unes après les autres mais sans prendre de voyageurs suite à un incident technique . Toutefois, à chaque nouvelle rame les portes s’ouvraient, quelques entêtés sourdingues montaient alors que les haut parleurs du quai ainsi qu’une agent talky en main hurlaient pour les virer des wagons ! Je renonçais avec sagesse pour reprendre le RER C vers La Gare d’Austerlitz et ses lignes de métro. Et là… plus d’affichage des numéros de quais, des destinations et ou des horaires, un seul message : « un passager est victime d’un malaise, si vous êtes médecin faites vous connaître..etc.. ». Parmi les centaines d’usagers plantés , la RATP allait bien trouver un toubib, mon brevet de secouriste ne ferait pas l’affaire. Il était 19h30 lorsque j’arrivais enfin dans ma banlieue. Quand je vous répète que l’aventure c’est aussi en Ile-de-France !
Ca sentait bon la sortie de l’hiver en ce dimanche 12 mars ! Le soleil inondait les cultures parées d’un fin duvet vert pétant, les premiers bourgeons, les boutons d’or pointaient encore timidement et les chemins pierreux évacuaient les dernières pluies en long filets d’eau. C’était donc le moment d’explorer la Seine et Marne en quittant pour une fois la forêt de Fontainebleau et les boucles de la Seine pour se rendre à la Ferté-sous-Jouarre. Cette jolie ville au patrimoine historique passionnant est accessible par le train depuis la gare de l’Est en direction de Chateau-Thierry. Voici une randonnée de 24 km en boucle au départ de la gare. Le mieux est de télécharger la trace .Gpx ci-dessous et de tracer ce parcours sur Openrunner par exemple . Vous pouvez ensuite, le cas échéant le reporter sur une carte IGN 1:25.000e. Ce parcours alterne les longs passages en plaine et la traversée de forêts domaniales. C’est parfait à réaliser au printemps avant que le soleil ne plombe cette randonnée assez dégagée. Il n’y a pas de grosses difficultés hormis le passage de quelques rus potentiellement gonflés par les pluies. Côté culturel, vous ne manquerez pas de visiter les églises romanes de Jouarre. Les vitraux sont de pures merveilles. On trouve ici et la trace des fameuses voies romaines.