L ’automne repeint le décor, un épais tapis de feuilles recouvre les sentiers d’île de France et ce matin la pluie redonne enfin un souffle de vie à la nature malmenée par des mois de sècheresse . Alors on ressort les vestes et capes de pluie pour prendre le train à la Gare Montparnasse . Vingt minutes suffisent pour atteindre la gare et la forêt de Rambouillet . Les randonneurs parisiens doivent en permanence faire preuve d’imagination afin de varier les itinéraires d’un terrain de jeux cent fois parcouru . Voici une longue et facile randonnée, une boucle de 25 km qui vous fera ou refera découvrir quelques beaux étangs qui cernent la jolie ville en vous immergeant dans un silence divin à peine troublé par le bruit de vos pas. Vous pourrez terminer cette balade en pénétrant dans le parc et visiter le château ou la Bergerie. De magnifiques moutons Mérinos vous y attendent ! Exotique et chic Rambouillet !
Et les parigots , Inutile de chercher des prétextes à deux balles pour rester devant la télé le dimanche au lieu d’aller gambader dans la nature . D’ailleurs à bien regarder la carte de la région Ile-de-France, vous êtes cernés ! Bois de Boulogne, bois de Vincennes, forêt de St Germain , Ile Adam, Montmorency, Forêt de Carnelle, Domaine de Meudon, Parc de St Cloud, Ville d’Avray et Fausses Réposes, forêt de Fontainebleau, Vallée de Chevreuse, Parc Naturel du Vexin, Chantilly. Alors oubliez la bagnole, dégainez vite le pass Navigo , étarquez les pompes de rando pour découvrir ce formidable terrain de jeu. Séquence oxygénation sur fond d’exotisme parisien, voici une sélection de bons itinéraires testés et certifiés .
Une dernière rando de l’année, ça se fête ! Pour l’occasion Stéphanie, guide expérimentée de Sport et Nature, épaulée par Cécile, a pris les opérations en main : direction la Vallée de Chevreuse entre les gares de Coignière et St-Rémy (78). Une bonne dépression hivernale a balayé le décor de ses nuages pour un moment et le passage du front chaud offre une température à 9°c au soulagement des 17 randonneurs d’un groupe à composante très féminine. Les chemins portent encore le souvenir des averses de la veille, des ruisseaux slaloment entre les rochers émergeants. La forêt s’est presque dépouillée de ses oripeaux d’été et laisse découvrir un nouveau décors végétal composé de troncs enchevêtrés, de mousse et de mares. Prudence, un tapis de feuilles mortes cache désormais les pierres et les racines glissantes, autant de pièges sournois pour randonneurs distraits. Certes, la vallée de Chevreuse n’a plus trop de secrets pour les parisiens. Combien de fois avons-nous parcouru les méandres de l’Yvette ou des ses affluents ? Pourtant ce jour-là le parcours bien rodé va se heurter par endroits aux excès de la météo . Un ru a gonflé dans
la fameuse Maison de fer.
la nuit et complique la poursuite du GR11 . Malgré les efforts de construction d’un pont de fortune signé Vincent, personne n’ayant vraiment envie de se tremper les pieds, on contournera l’obstacle par les hauts pour rejoindre Dampierre. Il est plus de 13h30, nous marchons depuis 12 km et les premières fringales se manifestent. Une pause s’impose. Les bouteilles de breuvages régionaux et de destinations exotiques sortent des sacs, Stéphanie fait circuler le foie gras et le pain de campagne, le déjeuner royal s’installe sur les hauteurs du château où les monarques festoyaient jadis. Après la ronde des desserts des plus caloriques, les selfies, le cloc des verres en plastoc qui s’entrechoquent, le groupe émerge de son demi comas pour reprendre le sentier. Les secondes parties de rando connaissent généralement une baisse de régime.
Vincent, diplômé des Ponts et Sentiers dans ses œuvres.
C’est l’heure où l’on compte les kilomètres restant, ceux qui séparent le randonneur de sa prochaine bière au bistrot en face de la gare du retour. Les pauses « techniques » se multiplient, les côtes de la Vallée de Chevreuse martyrisent les jambes encore engourdies, des signes symptomatiques d’une randonnée endormie qui s’éternise et se disperse. Stéphanie sourit et capitule, réalisant qu’elle a un peu perdu le contrôle des marcheurs qui suivent seuls à l’aveugle les marques rouges et blanches du GR, un chemin qui conduit forcément à un train. Peut être , peut être pas ! Il est plus de 16h00, ciel plombé et menaçant, près de 6 km restent à parcourir pour rejoindre St Rémy-les-Chevreuses et son RER. Le podomètre annoncera vingt et un kilomètres au final, les 18 annoncés sont une vieille histoire. 2017 s’achève en beauté. Je regarde dans le rétro des 25 randos parigots de l’année, ma semaine sur le GR34, cet inoubliable, long, difficile chemin de Compostelle entre Irun et Santiago. Et puis avec tendresse mes chaussures fatiguées qui finissent par craquer sous les 1800 km infligés !
Plus de 30 itinéraires, près de 800 km de sentiers parcourus pour découvrir l’Ile de France, région parmi les plus boisées et agricoles de l’Hexagone !
MODE D’EMPLOI . cliquez sur la carte . Vous accédez alors au site VisuGPX . Un lien vous permet de télécharger le tracé et les profil et ce au format de votre choix (.gpx, klm .. ). Vous pourrez ensuite transférer ce fichier .gpx sur un GPS et suivre cette randonnée sur le terrain .(Garmin ou une App smartphone . J’utilise personnellement Iphigénie depuis des années). Enfin, Il est aussi possible de visualiser ces itinérairtes simplement ces traces sur l’application en ligne comme Openrunner par exemple. Ce logiciel permet également de modifier ces itinéraires à votre gré ou de les reporter sur des cartes IGN au 1:25.000e papier.
Ces randonnées d’Ile de France ont toutes été réalisées de gare à gare afin de se libérer de la voiture. Elles sont comprises dans le périmètre des 5 zones Navigo SNCF/RATP . Si vous ne l’utilisez pas, le pass Mobilis à la journée est parfois intéressant (17,80€) . Comparez avec le prix des billets aller et retour. Ces parcours sont compris entre 18 et 32 km avec un dénivelé plus ou moins marqué. Leur difficulté dépend donc de ces deux paramètres et des conditions météo. Notez qu’il est souvent possible de les écourter en rejoignant une gare plus proche. Attention à la fréquence des trains ! Ces randonnées se font en pleine nature, prévoyez donc nourriture et eau en conséquence . En cas d’urgence, un seul numéro : le 112 .
Randonnées dans Paris et ses alentours (75)
Randonnées en Seine et Marne (77)
Randonnées dans les Yvelines (78)
Randonnées dans l’Essonne (91) et Hauts de Seine (92)
jolie boucle autour de Dourdan
Randonnées dans le Val d’Oise (95) Parc Naturel du Vexin
Sortir de Paris pour aller marcher sous le soleil, c’est déjà sortir de l’hiver . Nul besoin d’aller très loin, il suffit de prendre le métro , descendre à Porte Maillot et rejoindre le Bois de Boulogne à deux pas. Le GR1 est juste à côté du périph, suivez les marques familières rouge et blanche pour pénétrer dans ce grand espace de verdure. Ce chemin de Grande Randonnée serpente en suivant un cours d’eau jusqu’au petit lac qui surplombe la Grande Cascade. Il vous conduira jusqu’au bord de Seine. Vous longerez le fleuve sur quelques centaines de mètres avant de le franchir par la Passerelle de L’Avre. Il y a un joli petit port sur l’autre rive ainsi que le chicos restaurant Quai Ouest . On traverse ainsi une partie de St Cloud par le coteau avant de pénétrer dans le Domaine National par l’entrée Nord. Vous aurez parcouru déjà une dizaine de kilomètres , pourquoi pas quitter le GR1 et improviser un pique-nique au calme sur les hauteurs. La vue est splendide et ce sera l’occasion de découvrir les nouveaux aménagements de l’Ile Seguin au loin (anciennes usines Renault Billancourt) . Après cette pause, vous devrez rejoindre à nouveau le GR1.
la Carte IGN indispensable pour se balader autour de Paris
La carte IGN du coin au 1:25.000e est toujours utile dans le sac à dos, voire indispensable . Le GR vous conduira jusqu’à la Porte Blanche où vous ferez un bref passage dans Marne-La-Coquette. Cette petite ville reste un petit paradis qui semble à des années-lumière du bouillonnement parisien avec ses immenses demeures, ses jardins tirés à quatre épingles, ses boutiques d’antiquaire, et un joli restaurant. Vous quittez le GR1 après la mairie , juste à votre gauche pour attraper le GR2 afin de piquer plein sud vers la forêt de Fausses-Reposes. Le sentier descend vers la D985 que vous franchirez afin de prendre une ruelle à droite qui mène aux Etangs de Ville d’Avray. Si vous avez un petit coup de pompe ou si vous souhaitez écourter votre randonnée, la gare SNCF de Chaville Rive Droite se trouve à environ un kilomètre, un train conduit directement à la Gare Saint-Lazare. Une fois aux étangs, il faut alors suivre la Coulée Verte D’Ile de France qui traverse une grande partie de cette magnifique forêt en forme d’immense cuvette . Vous arriverez ainsi au carrefour du Caroussel bordée par les colossales colonnes de souvenir au Général Lafayette et Pershing. Vous êtes arrivés à Versailles. Les gares de Versailles Rive Droite, Versailles-Chantier ou encore la gare de Montreuil desservent très bien la Capitale et sa banlieue. Cette jolie randonnée de 20 km sans difficultés, toute proche de Paris, vous fera découvrir toute la richesse naturelle de l’IDF et un bel échantillon de son patrimoine culturel.
Des dégâts sans doute irréversibles pour cette randonneuse .Sous l’emprise des mélanges, les randonneurs ont manifesté des réactions inquiétantes.
A l’heure des débauches des fêtes de Noël et du Nouvel an, je voulais aborder celles peu connues des randonnées hivernales. Et oui, malgré ses apparences trompeuses d’activité oxygénante, la marche dans les bois déserts par une température de 5 degrés, en plein brouillard, n ‘est pas sans danger. Le dernier exemple en date remonte à ce dimanche. Tout avait pourtant bien commencé, le TER quitta la gare de Montparnasse dans un épais brouillard. Une vingtaine de randonneurs partaient rejoindre Robert , notre guide du jour, à celle de Rambouillet. Le rythme soutenu imposé par ce spécialiste, qui tout petit courait déjà avant de savoir marcher, semblait doper le groupe équipé « haute montagne ». Seulement au 12e kilomètre, Robert souhaita pique-niquer près d’un étang accueillant. Nous étions à peine arrivés et vautrés sur l’herbe humide que les canards d’une espace endémique arrivaient en escadrille, attirés par une promesse de victuaille. Cette immersion dans la nature hostile, ce climat polaire, cette brume persistante, autant d’éléments qui déclenchèrent probablement les évènements qui s’en suivirent. Notre ami Patrick probablement terrassé par une soirée tumultueuse la veille n’était pas venu. Pour une fois, nous allions pouvoir marcher en toute sobriété, sans son incontournable Porto Blanc ! Signe du destin, jour providentiel, Robert avait même oublié d’apporter une bouteille de vin issue de la récente fête du Club ! Hélas c’était sans compter sur les initiatives de deux garçons. Christian sortit une bouteille de son sac à dos ! Chez lui, cet accessoire ressemble d’avantage à un restaurant ambulant qu’à un simple sac de randonnée. Verres à pied, planche à découper, couteau sophistiqué, saucisson modèle familial, breuvages divers, gageons qu’il pourrait faire face sans soucis à une prise d’otages de dix personnes à l’heure de l’apéro . Et puis Michel . Ce randonneur expérimenté revenait d’un séjour à la Réunion et à Maurice. Sur-entraîné, bronzé comme Julio Iglesias à ses plus belles heures, Michel marcha sans broncher dans cette forêt si plate en comparaison du relief tourmenté rencontré à l’Ile Bourbon. Et bien à l’heure de la pause, à notre grande surprise, il extirpa de son sac une fiole inquiétante. Le flacon mesurait à peine 50 cl, des fruits d’origine inconnue flottaient dans un liquide jaunâtre de nature indéterminée. Le tout ressemblait à un échantillon géant d’analyse d’urine d’un individu en proie à une hépatite C doublée d’une jaunisse aigüe. L’étiquette douteuse gribouillée à la main mentionnait rhum coco .. arrangé ou quelque chose de ce genre.. ? TOUS goutèrent au breuvage diabolique aux allures inoffensives, la bouteille de Christian se vida rapidement.
Et soudain, une croix une le chemin, ultime rappel à l’ordre de Dieu ??!
Déjà les premières visions suspectes apparurent. Certains s’étonnèrent d’une baisse soudaine de luminosité, d’autres dont Edward manifesta une envie irrépressible de cloper, Geneviève vacilla sur son siège pliant, j’eus mille difficultés à me remettre debout. Rare, Michel jeta son restant de salade à l’escadrille de canards. C’est à cet moment que Christian profita de ce flottement pour sortir l’arme fatale d’une poche secrète : une fiole d’aluminium remplie de rhum ! Malgré cet état collectif pitoyable, le groupe se remit en marche et rejoignit les bois. Alors que je nous croyais tirés du coma, Robert appela les randonneurs à encercler un arbre exceptionnel classé « remarquable de catégorie 3 * « .Les randonneurs se donnèrent alors la main et se collèrent contre le tronc afin de ressentir ensemble les vibrations magiques de l’arbre. Jusqu’où ces boissons diaboliques allaient-elles nous conduire alors que plus de 10 km nous séparaient encore de Rambouillet ? Par miracle, les effets s’estompèrent. Je découvrais cependant sur mon GPS que le parcours ressemblait à un rectangle parfait, et surtout sans la moindre erreur, surprenant de la part de Robert , un garçon qui n’hésite pas habituellement à nous offrir quelques kilomètres de bonus. Enfin , dernier signe du destin salvateur, le bar de la gare de Rambouillet était fermé. Ouf ! Surdose de desserts, rhum, vin, froid, brouillard, une heure de train omnibus 24 km dans les pattes, un retour pénible en scooter, je rejoignais mon canapé après une douche brûlante et me laissais bercer par le film Viking, avec Kirk Douglas dans le rôle d’un chef de guerre borgne et amoureux d’une princesse mais doublé sur le fil par un esclave affranchi ! Afin de noyer son chagrin, Kirk s’enivrait de cervoise tiède lors d’un banquet. Sans pouvoir contrôler quoique ce soit, cette vision me poussa jusqu’au frigo pour y chercher une canette de 1664. De quoi m’achever définitivement !
Retour dans le Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse à frontière entre les départements des Yvelines (78) et de l’Essonnes (91). Après avoir randonné dans la vallée de l’Yvette, je vous propose de découvrir celle d’un de ses affluents : la Mérantaise. Cet itinéraire se fait en boucle au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuses. Comptez une journée complète pour cheminer sur près de 24 km, un très beau parcours qui passe à 75% en sous-bois . Cette longue balade vous fera découvrir dans un premier temps la Réserve Naturelle du Coteau de St Rémy. Après avoir longer la lisière du Bois de Vaugondran, vous rejoindrez l’Yvette en passant par la Gare de Courcelle. C’est là que cette randonnée va prendre du « relief » avec une belle grimpette du Bois de Chevincourt. Le sentier escalade le coteau avant de repartir vers l’est vers le Bois d’Aigrefin. Vous rentrez ici dans la Vallée de la Mérantaise pour une succession de montagnes russes ! En ce début d’automne très humide , le sous-bois sort à peine de la brume matinale. Le sol est tapissé de feuilles de chênes et de hêtres et offre aux randonneurs un tapis confortable. Ambiance de forêt tropicale, les arbres immenses à demi-dénudés étendent leurs bras vers le ciel plombé de grains ménaçant. Après avoir franchi la Mérantaise à proximité du fond Guérin et la fontaine Billehou, vous remontez sur l’autre face de la Vallée de la Mérantaise vers la Forêtdépartementale de la Tête Ronde.
carte topo tracée sur le logiciel Openrunnerce matin brumeux, la forêt prenait des airs tropicauxun beau parcours de 24 km à travers bois
Là, le sentier monte très raide pour rejoindre le plateau. Simple visite sur les hauteurs avant de redescendre vers la Mérantaise et la suivre sur quelques kilomètres. La petite rivière sillonne dans un joli décor où se succèdent les petits ponts de pierres ou de bois, quelques beaux lavoirs restaurés. Vous traversez plus loin la D95 vers le sud pour passer les Prés Bicheret . Le pique-nique est recommandé à Chateaufort. Vous avez alors déjà 12 km dans les jambes et près de 350m de dénivelé , les cuisses chauffent, la montée vers l’église du village finit de vous casser gentiment les pattes , il est temps de poser votre sac dans le pré surplombant la vallée de cette Mérantaise. Vous continuerez de longer la vallée pour atteindre presque Magny-Le-Village. Après un passage dans le bourg de Villeneuve, direction Milon-La-Chapelle. Vous affronterez l’ avant dernière grosse bosse de cette randonnée puis descendrez vers le Rhodon, un des autres petits affluents de la Mérantaise. Traversée de la Forêt domaniale de Claireau, puis les Hauts de Chevreuse, vous voilà de nouveau à St Rémy-Les-Chevreuses. Si vous rentrez sur Paris, le RER B passe ici tous les 20 minutes environ. Cette balade dans la Mérantaise est superbe, elle se mérite aussi . Par temps de pluie, le passage des cavaliers nombreux dans cette zone proche de la Capitale, tend à rendre les sentiers plus difficiles. Le dénivelé positif total n’est pas loin des 500 m . Ce chemin est en partie balisé. Alors n’hésitez pas à reprendre la trace gpx pour le reporter sur une carte IGN au 1:25.000e ou vous servir d’un GPS . Au risque de me répéter, je vous engage à charger l’APP Iphigénie sur votre smarphone doté du GPS. Coût 30 euros/an pour toute la France et l’Espagne ! Bonne balade et à très vite sur trekkingzone.worpress.com pour d’autres idées de rando.. en Ile-de-France et plus loin.
L’Yvette et ses petits affluents offrent de beaux parcours de randonnéeUn parcours de 23 km de gare à gare
Nul besoin d’aller très loin en Ile-de France pour se retrouver en pleine nature. Les vallées de l’Yvette sont accessibles en train depuis Paris Gare Montparnasse ou les stations du RER B. Il suffit de descendre à Bures ou Gif. (91) . A bien regarder la carte hydrographique , on s’aperçoit que cette zone s’avère un joli terrain de jeu pour les passionnés de randonnée pédestre voire les Vttistes. Elle est en effet constituée d’un réseau de petites rivières affluents de cette fameuse Yvette surplombés par des plateaux boisés (Magny, Les Essarts, Mesnil, Saclay..) qui offriront aux randonneurs du dénivelé et de très nombreux itinéraires à la journée de toutes difficultés , soit de gare à gare , soit en boucle. Parmi les plus fréquentés par les marcheurs , nous retiendrons les Vaux de Cernay, Montabé, la vallée de la Mérantaise ou celle du Rhodon. La randonnée proposée dans cet article est un beau parcours en sous-bois de 23 km avec des traversées de bourgs. L’urbanisation n’est jamais très loin le long de cet itinéraire. Des constructions modernes font désormais partie du paysage . Quoiqu’il en soit celui ci permet profiter pleinement de la nature. Le chemin suit avec bonheur ces cours d’eau et les berges sont très bien aménagées On trouvera de temps en temps d’anciens lavoirs. Parmi un des plus beaux ouvrage : le viaduc des Fauvettes. Il s’agit d’un pont ferroviaire de l’ancienne ligne d’Ouest-Ceinture à Chartres aussi connue sous le nom de ligne de Paris à Chartres par Gallardon, situé sur les Communes de Gometz-le-Châtel et de Bures-sur-Yvette, en Essonne. Il offre une vue magnifique sur toute la vallées de l’Yvette. Vous trouverez sur ce parcours les gares mentionnées soit pour diminuer la longueur de cette randonnée et bien sûr rejoindre Paris en moins d’une demie-heure.
l’aqueduc de BucUne très belle balade de 20 km , un voyage dans l’histoire
Il suffit à peine d’un quart d’heure de train pour rejoindre la gare de Versailles Chantier et improviser une balade de 18 à 20 km près du célèbre château. Le domaine royal est en effet cerné par la forêt domaniale qui s’étend de Jouy en Josas à l’Est et Viroflay au nord . Le parcours de randonnée proposé se passe donc principalement en sous-bois et vous amènera à suivre la Bièvre, charmante rivière qui se jette dans la Seine, sur un ou deux kilomètres , à longer le spectaculaire aqueduc de Buc . Vous pourrez aussi improviser un pique-nique sur les rives du petit étang de la Genest ou au bord de la pièce d’eau des Suisses face au château, non loin du potager du roi . Cette jolie randonnée pédestre peut se terminer ou compléter par une longue balade sur les quatre axes du Grand Canal. Je vous conseillerais de la faire le matin car l’ après-midi le Versailles est pris d’assaut par les centaines de touristes. Le retour vers Paris se fait à partir des gares de Versailles Chantier ou Versailles Rive Droite. (c’est carrément long ..pfff)
Dans la chaleur torride d’un dimanche d’août, rien de tel que de quitter un Paris déserté pour aller randonner dans la verdure . C’est ce que nous proposa Patrick dans un élan de générosité spontanée, nous sauvant ainsi d’un sédentarité dominicale aussi nuisible que déprimante. Nous sommes à peine une douzaine d’exclus de la transhumance des juillettistes et aoûtiens, pour nous retrouver Bibliothèque François Mitterrand sur le quai du RER C, direction Étampes. Je rejoignais le groupe après avoir payer ma dime à la RATP, soit 17,60€ pour un pass Mobilis garant d’accès illimité dans les 5 zones érogènes du randonneur d’Ile de France. Lardy, tout le monde descend ! L’heure est à la crème lubrifiante et protectrice des épidermes. Le soleil matinal pointe discrètement ses rayons et caresse nos corps engourdis par la nuit, partiellement dénudés des oripeaux d’hiver. Fallait être un peu maso pour accepter l’invitation sado du Patrick à 7h50 !
Des airs de Fontainebleau
Notre guide aussi spirituel que porté sur le spiritueux , nous a concocté un itinéraire à longueur variable de 20 à 30 km , c’est à dire bordé de gares en issues de secours. Armé d’une carte IGN ancienne classée au patrimoine national, le G.O du jour va nous mener lentement vers la vallée de l’Orge, un parcours alternant l’extase dans les sous-bois et la torture du soleil sur les plaines en terrain découvert. Très lentement même, puisque vers 11h, Patrick sonne déjà l’heure de l’apéro ! Rien ne presse, les sacs s’ouvrent, le porto blanc coule dans les gobelets et les divines brochettes jambon-melon de Patrick ravissent nos bouches avides de fines saveurs. Après une bonne demi-heure, ce dernier nous rappelle que l’on habite pas ici. Il le rappela d’ailleurs plusieurs fois face à la propension collective du groupe à s’enraciner. Saint-Chéron, Saint Yon, Saint-Sulpice de Favière, faudra-il passer par tous les saints du paradis pour atteindre la jouissance ultime, celle d’arriver à Dourdan ? La pause déjeuner s’éternise, un vrai bonheur pour Edward et moi-même, grands partisans de la sieste devant l’Eternel . Le redémarrage s’annonce douloureux, l’astre a grimpé dans le ciel et la température aussi. La fièvre du dimanche s’empare de Michel qui enlève soudain le haut, dévoilant une anatomie à l’érotisme insoupçonné, réveillant sans doute un désir inavoué chez nos amies Marie-Françoise, Maria, Florence ou Chantal ! La colonne s’étend, se distend, se regroupe, au gré des discussions. Étourdi par la chaleur, je marche dans les pas de la jeune Kimberley. Fièvre, fantasmes de pervers-pépère sur sa robe de tennis, encore dix kilomètres et je ne saurais plus à quels seins me vouer ! L’eau s’écoule dans les gorges assoiffées et vient vite à manquer.
arrosage et douche gratuite
Patrick nous décroche un cimetière providentiel pour remplir quelques bouteilles. Je m’aventure avec Edward à l’accueil du camp de naturiste local. Le personnel est trop occupé à servir les clients, nous irons au camping d’à côté. Trop feignant pour me rendre au sanitaire à 30 m, je mendie au mobil-home d’une famille hollandaise. Edward en profite pour mettre en pratique son anglais Méthode Assimil 1980 et tailler la bavette avec les touristes bataves. Nous arrivons à St Chéron, Laurence jette l’éponge pour reprendre le train . On reprend la progression dans les étroits couloirs de verdure bordant la vallée de l’Orge.
Magnifique église de St Sulpice la Favière
Au-détour d’un virage , un couple de retraités s’apitoient sur nos mines d’errants déshydratés et remplit à nouveau les bouteilles plastique. Il ne nous reste que quelques kilomètres pour accéder à la gare de Germaise. On abandonne l’idée d’aller jusqu’à Dourdan. La longue ligne droite le long de la route nationale sous le cagnard sera notre dernière punition avant la gare du RER C . Retour à la case départ à Paris, le temps est venu de rompre les rangs , de se ruer vers la douche, la bière, un canapé, de comater devant la TV et décrocher la Médaille d’or Olympique de la glande, récompense amplement méritée après 27 km !