Une très belle randonnée de 22km en pleine forêt, avec du dénivelé intéressantTraversée d’un bois à l’ autre à travers les champs .
Dernière débauche de couleurs avant l’hiver, RERC, gare de Dourdan, tout le monde descend ! Les feuilles se ramassent à la pelle en novembre et ce dimanche là une foule de randonneurs vient une nouvelle fois fouler les sentiers d’Ile de France, véritables tapis 100% bio dont le confort est sans égal en automne. Dourdan fait partie de ces points départ agréables, il fait bon y flâner le long des douves du château avant de s’enfoncer au sud-ouest dans la forêt de l’Ouÿe que l’on l’appelait autrefois « forêt de Saint-Arnoult-l’Ouÿe ». Celle-ci est constituée de 2 massifs :au nord celui de Saint-Arnoult et au sud celui de l’Ouÿe. Ce domaine doit son nom à l’abbaye de l’Ouÿe fondée en 1163 par Louis VII dit le Jeune ou le Pieux, pour remercier le ciel de lui avoir permis d’entendre l’appel de ses compagnons un jour où il s’était égaré dans cette forêt. Ce splendide ensemble est aujourd’hui une propriété privée, hélas non accessible au public. Alors le marcheur ne s’y attarde pas et poursuit son périple par des sentes au nom de « Chemin de la Messe » ou « chemin des soupirs » . Chaque route et chaque carrefour vous transporte ainsi dans un passé médiéval et religieux un voyage au temps des seigneurs et de leurs chasses, de la paysannerie et des brigands. L’immersion dans la nature est totale lors des 22 km de ce parcours à peine troublé par le passage de départementale. Des circuits pédagogiques bien documentés viennent agrémentés cette balade qui serpente du GR1 au GR111. De nombreuses essences d’arbres s’y sont développer au fil des siècles et le gibier ne manque pas
Christian prépare une fondue au chocolat en plein pique-nique ! Bientôt le cassoulet en direct.
. Il suffit de prendre le temps de découvrir les richesses de cette flore si généreuse et d’avoir l’ouïe fine pour écouter les derniers chants d’oiseaux avant un plongeon dans l’hiver silencieux !
Une jolie balade de 21 km facile depuis la gare de Boutigny/EssonnesChristian et Corinne, nos guides du jour sur ce parcours.. confortable !
Nous revoici dans l’Essonne (91) , toujours dans un programme de rando de gare à gare. Cette fois-ci au départ de la Gare de Lyon (RER D) pour rejoindre celle de Boutigny-sur -Essonne (Comptez une bonne de heure de trajet, pass Navigo ou ticket Mobilis 5 zones 17,60€ – Attention ! Fréquence d’un train par heure au retour par la Ferté-Alais).
Le décors de ce parcours calé une grande partie sur les GR1 et GR111A est typique la région avec ses vastes plaines agricoles où se nichent de courts passages en sous-bois. Cette randonnée-balade est idéale pour une reprise après les vacances car cette distance de 21 km sans dénivelé ne présente aucune difficulté. Evitez de vous y rendre par mauvais temps, certains chemins peuvent devenir assez délicats en bordure de champs, à cause des profondes ornières creusées par les engins agricoles. Par endroits, vous y retrouverez des sentiers sablonneux qui serpentent entre des rochers, le paysage familier rencontré en forêt de Fontainebleau toute proche. Ce parcours est parfaitement balisé mais certaines variantes peuvent vous faire perdre le fil. La carte IGN 2316T est recommandée dans le sac. Enfin côté ravitaillement, prévoir le pique-nique et l’eau car peu de commerces sont ouverts dans cette région le dimanche.
Téléchargez la trace GPS de cette randonnée au format .gpx en cliquant ICI .
un beau parcours vallonné de 21 km alternant bois et plaines agricolesLa très belle église de St Sulpice de Favières
Au delà des grands massifs forestiers comme Fontainebleau, Montmorency, Meudon ou Fausses Reposes, l’île-de-France offre une infinité d’itinéraires de randonnée. Tout comme la Seine-et-Marne, L’Essonne fait partie des grands domaines à explorer en créant ses propres itinéraires en suivant les sentiers balisés GR et PR et en les quittant pour laisser cours à son imagination. Le randonneur parisien dispose de tous les moyens de transports pour quitter la capitale et débuter sa randonnée depuis une gare. L’itinéraire proposé par de la Gare de Saint-Chiron sur la ligne du RER C. (Pass Navigo ou Mobilis 5 zones 17,60€). Long de 21 km, il s’achève ici à la gare de Lardy. Ce joli parcours assez facile alterne les passages en sous-bois et en plaine en traversant de paisibles villages , notamment dans la Vallée de la Renarde . Bonne balade !
un profil sans difficulté
Remerciements et félicitations à Jm Sattonnay pour son excellent blog sur les merveilles de la région du Hurepoix
Téléchargez la trace Gps (fichier.gpx) en cliquantICI
Eglise de St Sulpice
Les grandes plaines agricoles de l’EssonnesCabine-bibliothèque en libre service
Les marais de Fontenay-Le-Vicomte Un parcours de 22 km au cœur des marais
Rien de tel qu’une rando en pleine nature après un week end électoral copieux pour se rincer la tête. Pour en finir avec son exploration aux confins de l’Essonnes, Michel nous proposait le 8 mai une remontée vers Mennecy à partir de la gare de Lardy (RER D au départ de la gare Bibliothèque François Mitterrand à Paris). C’était l’occasion de découvrir la Juine, une jolie rivière, affluent de l’Essonne mais plus encore un monde aquatique d’une grande richesse. Après une dizaine de kilomètres nous sommes arrivés aux marais de Fontenay-le-Vicomte. Ils couvrent environ 86 hectares et font partie des marais des basses vallées de l’Essonne et de la Juine et recouvrent quelque 800 hectares repartis sur 9 communes. C’est le royaume de l’eau, de la faune et de la flore aquatique. Il existe un parcours en boucle de plus de 25 km le long du GR11C propice à l’observation . Petits et grands auront l’occasion de découvrir les animaux de la ferme dans les différentes prairies et surtout d’observer des oiseaux aquatiques à partir de l’observatoire de l’Étang aux Pointes ou de celui de l’Étang aux Moines. Les marais ont été reconnus « Espaces naturels sensibles ». Ils accueillent en effet la migration de nombreuses espèces. Après avoir pique-niquer sur les berges de ces marais très protégés, les moins courageux ont repris le train à la gare de Ballancourt, les autres ont continué vers Mennecy en traversant le magnifique parc de Villeroy. Cette randonnée de 22 km ne présente aucune difficulté et s’adresse à des marcheurs de niveau moyen souhaitant se familiariser avec la découverte ornithologique en Ile-de-France. Des visites guidées thématiques sont également proposées toute l’année.
Vallée de l’EssonneUn parcours magnifique de 24 km
En ce 7e dimanche avant la Pentecôte, Michel , notre guide , dit au fidèle de Sport & et Nature : « la télé tu délaisseras et tu marcheras aux confins de L’Essonne » . Une vingtaine de randonneurs lui emboîtèrent le pas ce dimanche de Pâques pour aller explorer le sud du département francilien, un frontière où s’achève la validité du pass Navigo en zone 5. C’est vous dire la force de l’ appel de l’aventure. Sachant que nous sommes ici aux environs de Malesherbes, il faut presque une heure et demie de train pour rejoindre le GR1 et le GR111, ici même ou passe le Chemin de Compostelle. (Ps – En fait quand on sort de l’Ile de France, tous les chemins mènent non pas à Rome mais vers Saint-Jacques en Galice). Tout commence à la gare de Boigneville, enfin un arrêt sur un quai désert au milieu de nulle part, une gare à peine connue paraît-il des agents SNCF les plus éclairés.
Au programme, « un parcours de 23 km qui sera effectué à allure moyenne » selon les termes du mail envoyé aux adhérents de l’association . Autrement une distance honorable et un rythme plutôt cool, idéal pour admirer la nature exploser en ce début de printemps. Cette randonnée vous fera découvrir un décor typique de l’Essonne avec ses nombreux étangs, ses canaux cachés sous les branches d’une forêt généreuse . Lavoirs, petits barrages, fermes magnifiquement rénovées , maisons de maîtres aux larges portails dont les hauts murs cachent d’immenses propriétés. Élevage de chèvres, poulailler à l’état sauvage , chenil pour chasse à cours , la région offre ici aux marcheurs parisiens une grande bouffée de campagne. Milly-La-Forêt et le domaine de Fontainebleau ne sont qu’à quelques pas et les premiers rochers façonnent le paysage. Toutefois, les amateurs de dénivelée en seront pour leurs frais, seules quelques bosses viennent perturber un itinéraire facile praticable aussi en VTT. Le retour vers Paris se fait soit à la gare de Maisse, soit à celle de Buno-Bonnevaux pour ceux qui souhaitent se contenter de 18 km . Essonne, Seine et Marne, les deux grands départements d’IDF regorgent d’idées de randonnées. Il suffit juste d’un peu d’imagination et d’une bonne carte.
Il ne suffit qu’une heure de train depuis la gare St Lazare à Paris pour arriver au Parc Naturel régional du Vexin et s’ouvrir un terrain de randonnée de 65.000 ha ! Cet immense territoire protégé depuis 1995 s’étend sur les départements du Val d’Oise au Nord sur les Yvelines au sud . Il regroupe 99 communes où seulement 80.000 personnes y habitent ! C’est avant tout une terre agricole mais les amoureux de nature et passionnés d’histoire y trouveront un patrimoine culturel remontant au néolithique. Les randonnées dans le PNR vous feront découvrir un panorama assez typique composé de plaines fertiles à perte de vue, des villages blottis au fond des vallons, un patchwork de petits bois et puis un réseau de rivières, autant d’affluents et de sous affluents qui alimentent la Seine . Il existe près d’une vingtaine d’itinéraires de balade proposée par le site officiel www.pnr-vexin-francais.fr .Lors de cette sortie de 23 km, organisée par Thérèse du club Randif , nous sommes partis de la gare de Juziers l’un des 6 villes-portes du PNR, à l’extrême sud. La guide avait concocté son propre parcours avec l’idée de quitter parfois les chemins balisés ( GR ou PR) afin d’éviter la foule des randonneurs qui investit la région dès les beaux jours. Alors investissez 11€ dans la carte IGN 2212 O et tracez votre propre route de randonnée en boucle ou en visant une gare de retour. Celui proposé vous fera passer notamment par deux vestiges remarquables , des anciens meuniers : le Moulin Brûlé aux environs de Oinville-sur -Moncient (petite rivière) et le Moulin Gaillard . Parmi les curiosités, ne manquez pas également une visite de la Cave aux fées qui fut une allée couverte dans la préhistoire. Attention, des forces telluriques y règnent encore paraît-il ! Le Parc Naturel régional du Vexin n’en finira pas de vous surprendre par la diversité de ses sites, la douceur et le charme de son décors mais aussi la sensation d’une immersion 100% nature, si lointaine de Paris.
En choisissant l’abandon de la bagnole pour parcourir l’IDF, le randonneur va connaître d’autres frissons de l’aventure, ceux des transports en commun. Grèves, incidents techniques, maintenance, suicides, malaises, une sortie le dimanche n’est jamais gagnée d’avance. Bienvenue dans une épopée ordinaire du RER C lors d’une rando rigolade Sport et Nature très Lorel et.. Lardy !
un joli parcours de 22 km dans le GatinaisSimple, il suffit de suivre le balisage IGNAnne toucha du doigt ce jour là une certaine image du bonheurMichel B. sous perfusion d’adrénaline
Pour l’organisation de SA sortie guidée pour Sport et Nature , Michel B. n’a pas eu de chance. Son plan initial prévu en Seine et Marne au départ de la Gare de Lyon est en effet tombé à l’eau la veille. Pourquoi ? Manque d’info, suprise .. ? Il ignorait que la SNCF avait choisi le jour de SA sortie pour changer un poste complet d’aiguillages ! Résultat aucun train ne circulait durant ce week-end en cette gare et celle de Bercy ! Damned ! jura t-il dans son for intérieur avant d’échaffauder en un temps record un plan B. Puisant dans sa banque de randos constituée depuis dix ans , notre spécialiste expérimenté en extirpa un parcours partant de la gare d’Etrechy et devant se terminer à celle de Chamarande sur la ligne du RER C (entre Paris et Etampes ). Je le sais, en général ces noms de villes vous semblent carrément exotiques, voire elles n’évoquent même pas grand chose même chez les parisiens habitant à l’intérieur du Périph’ . C’est vous dire . Pour faire bref , nous sommes au sud d’Arpajon et cette randonnée printanière concentre son intérêt autour de la Juine, un charmant affluent de l’Essonne. Ponts de pierres, lavoirs, barrages, anciens moulins le cours d’eau recèle quelques petits trésors. Se balader dans le Gâtinais, c ‘est aussi découvrir de magnifiques corps de fermes, des bâtiments témoins de cette période agricole faste mais aussi laborieuse avec l’exploitation des carrières de grès. Sitôt arrivé à la gare d’Etrechy, le guide annonça la couleur du parcours et les règles élémentaires de sécurité, notamment à l’ attention de nos deux petites anglaises récemment inscrites, des filles totalement bilingues en partance pour la Bolivie et le Pérou. Rien de tel qu’un training dans l’Essonne et ses sommets culminant à 180 m pour se frotter à la cordillère des Andes ! Le groupe ne dépassait pas vingt cinq marcheurs ce jour-là, une majorité d’habitués contente de se retrouver pour échanger les derniers potins du boulot sur les sentiers de cette belle région, ou encore évoquer les prochaines aventures des vacances d’été . Pourtant le blabla- climat de ce mois de mars ne ressemblait à aucun autre. Les rebondissements des élections présidentielles toutes proches planaient mollement sur un groupe qui tentait de ne pas en parler tout en parlant. Ainsi Anne qui rêve en secret de voir enfin Emmanuel Macron en meeting, se pâma devant son portrait placardé dans un bourg. Edward, qui avait gonflé la veille la foule des partisans de Mélanchon le tribun magnifique rassemblés à République, marchait cette matinée sans grande conviction et tenait des propos résignés tout à fait inhabituels. Quant à notre ami Patrick, virulent anarchico- gauchiste-anti-cléricale assumé il se remettait de sa semaine difficile de sorties culturo-divertissantes à répétition. Il évita lui aussi les polémiques stériles avec l’auditoire à l’engagement politique inexistant, préférant raconter les détails de sa prochaine croisière en Méditerranée programmée pour octobre. Parmi ses angoisses récurrentes, une question le tenaillait : les douze bars seraient-ils ouverts au départ du bateau !? Un autre Michel, très remonté contre les oligarques, le fameux système et inquiet de l’opacité de l’horizon social des prochains mois, distillait ça et là sa relative mauvaise humeur au gré des conversations du chemin. Mal réveillé, j’avais décidé de ne pas m’en mêler, préférant écouter geindre ma pauvre carcasse en proie à des maux inédits. Mon départ pour le Camino del Norte vers Compostelle étant prévu pour le 18 avril, ces « bobolas » inquiétaient déjà le bon hypocondriaque que je suis. Après trois heures plutôt tranquilles, notre guide décida que l’heure du déjeuner dominical avait sonné et arrêta la meute affamée au bord du chemin dans un sous-bois, avouons le d’une grande banalité. Un pique-nique Sport et Nature n’ a rien d’un arrêt express ou chacun ingurgite un sandwich à la hâte. Ici on plante le camp en dépliant les nappes et les bâches puis c’est le grand déballage des victuailles. Je m’étonne encore depuis des mois que je fréquente cette association de la qualité voire de l’inventivité culinaire des randonneurs en matière de repas en itinérance. La palme revient sans doute aux amuse-gueule de Patrick alors qu’André surprend son monde par la richesse de ses pinards . Le summum est atteint lors de la phase, que dis-je la farandole des desserts ! Un festival. Lorsque le groupe est important , beaucoup d’entre nous calent littéralement tant l’offre est copieuse. J’avoue que ce pique-nique du dimanche dépasse largement en saveur mon quotidien d’une pauvreté gastronomique assez pathétique. Le mélange du Porto Blanc habituel et du vin chinois proposé ce jour-là provoqua l’ euphorie collective assez courante et un redémarrage poussif . De rythme moyen, on passa à une vitesse de marche erratique, chacun s’arrêtant à maintes reprises devant une jonquille , une ferme-brocante, ou comme notre guide pour ramasser des pissenlits destinés à la salade du soir. Après une erreur de navigation sur la carte (due au degré d’alcoolémie.;?) , et malgré ma vive protestation de randonneur geek armé d’un GPS et de l’App Iphigénie, Michel nous conduisit à Lardy par le chemin des écoliers au bout de 14 km. Peu motivés, 5 ou 6 d’entre nous désertèrent alors le groupe pour reprendre le train vers Paris. L’objectif étant de rejoindre la fameuse gare de Chamarande et de pousser le compteur jusqu’à 22 km , on fit un grand détour par une zone inconnue sur les hauteurs de Lardy ou quads et motos tout-terrain jouaient dans un bac à sable géant. Puis comme personne n’y croyait plus, et que Denis insistait pour nous servir son vin chaud préparé avec amour, le groupe replongea vers … Lardy ! Adieu Chamarande, il était près de 17h00 . Le RER C du retour stoppa à la station Bibliothèque François Mitterrand, ma connexion pour reprendre la ligne 14 et rejoindre la Gare St Lazare, puis Bois-colombes . (j’en vois qui ne suivent pas, ça va barder) . Et là, place au gag STIF du soir (Société des Transports d’Ile de France), option gentil cauchemar de fin de rando. Surréaliste, les navettes hi tech sans chauffeur de la ligne 14 arrivaient dans la station les unes après les autres mais sans prendre de voyageurs suite à un incident technique . Toutefois, à chaque nouvelle rame les portes s’ouvraient, quelques entêtés sourdingues montaient alors que les haut parleurs du quai ainsi qu’une agent talky en main hurlaient pour les virer des wagons ! Je renonçais avec sagesse pour reprendre le RER C vers La Gare d’Austerlitz et ses lignes de métro. Et là… plus d’affichage des numéros de quais, des destinations et ou des horaires, un seul message : « un passager est victime d’un malaise, si vous êtes médecin faites vous connaître..etc.. ». Parmi les centaines d’usagers plantés , la RATP allait bien trouver un toubib, mon brevet de secouriste ne ferait pas l’affaire. Il était 19h30 lorsque j’arrivais enfin dans ma banlieue. Quand je vous répète que l’aventure c’est aussi en Ile-de-France !
Soyons objectif, la rando en février est un peu ingrate. La nature a du mal à se débarrasser de son manteau gris, les terres se refont une santé en jachères. Alors les randonneurs semblent errer dans la steppe balayée par un vent frisquet à la recherche d’un endroit abrité pour leur pique-nique. Quelques courageux cavaliers des nombreux clubs locaux bravent aussi un hiver tirant gentillement sa révérence. Nous sommes dans l’Essonnes, quelque part vers Etrechy, Saint-Chéron. Le chemin de Compostelle passe ici par le GR1 et le GR55 pour filer vers Tours. Pas l’ombre d’un pèlerin, il faudra attendre mars ou avril pour apercevoir les premiers marcheurs en route vers la Galice. Histoire de garder la forme en guétant des jours meilleurs, voici une balade de 22 km , toujours de gare à gare sur la ligne du RER C. (Pass Navigo ou Mobilis 5 zones). Ce parcours très à découvert ne présente pas de difficulté majeure, et seule la belle abbaye de St Chéron et la jolie église romaine de St Sulpice méritent le détour. Pourtant il faudra revenir dans l’Essonnes, juste pour découvrir les champs de tournesols à l’heure ou le soleil printanier innonde ces plaines fertiles. S’enfoncer dans les bosquets, longer les lisières bordées de blé blond oscillant sous la brise. L’Ile de France n’ a pas fini de vous surprendre . A très vite .Téléchargez la trace au format .gpx ICI
Retour dans le Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse à frontière entre les départements des Yvelines (78) et de l’Essonnes (91). Après avoir randonné dans la vallée de l’Yvette, je vous propose de découvrir celle d’un de ses affluents : la Mérantaise. Cet itinéraire se fait en boucle au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuses. Comptez une journée complète pour cheminer sur près de 24 km, un très beau parcours qui passe à 75% en sous-bois . Cette longue balade vous fera découvrir dans un premier temps la Réserve Naturelle du Coteau de St Rémy. Après avoir longer la lisière du Bois de Vaugondran, vous rejoindrez l’Yvette en passant par la Gare de Courcelle. C’est là que cette randonnée va prendre du « relief » avec une belle grimpette du Bois de Chevincourt. Le sentier escalade le coteau avant de repartir vers l’est vers le Bois d’Aigrefin. Vous rentrez ici dans la Vallée de la Mérantaise pour une succession de montagnes russes ! En ce début d’automne très humide , le sous-bois sort à peine de la brume matinale. Le sol est tapissé de feuilles de chênes et de hêtres et offre aux randonneurs un tapis confortable. Ambiance de forêt tropicale, les arbres immenses à demi-dénudés étendent leurs bras vers le ciel plombé de grains ménaçant. Après avoir franchi la Mérantaise à proximité du fond Guérin et la fontaine Billehou, vous remontez sur l’autre face de la Vallée de la Mérantaise vers la Forêtdépartementale de la Tête Ronde.
carte topo tracée sur le logiciel Openrunnerce matin brumeux, la forêt prenait des airs tropicauxun beau parcours de 24 km à travers bois
Là, le sentier monte très raide pour rejoindre le plateau. Simple visite sur les hauteurs avant de redescendre vers la Mérantaise et la suivre sur quelques kilomètres. La petite rivière sillonne dans un joli décor où se succèdent les petits ponts de pierres ou de bois, quelques beaux lavoirs restaurés. Vous traversez plus loin la D95 vers le sud pour passer les Prés Bicheret . Le pique-nique est recommandé à Chateaufort. Vous avez alors déjà 12 km dans les jambes et près de 350m de dénivelé , les cuisses chauffent, la montée vers l’église du village finit de vous casser gentiment les pattes , il est temps de poser votre sac dans le pré surplombant la vallée de cette Mérantaise. Vous continuerez de longer la vallée pour atteindre presque Magny-Le-Village. Après un passage dans le bourg de Villeneuve, direction Milon-La-Chapelle. Vous affronterez l’ avant dernière grosse bosse de cette randonnée puis descendrez vers le Rhodon, un des autres petits affluents de la Mérantaise. Traversée de la Forêt domaniale de Claireau, puis les Hauts de Chevreuse, vous voilà de nouveau à St Rémy-Les-Chevreuses. Si vous rentrez sur Paris, le RER B passe ici tous les 20 minutes environ. Cette balade dans la Mérantaise est superbe, elle se mérite aussi . Par temps de pluie, le passage des cavaliers nombreux dans cette zone proche de la Capitale, tend à rendre les sentiers plus difficiles. Le dénivelé positif total n’est pas loin des 500 m . Ce chemin est en partie balisé. Alors n’hésitez pas à reprendre la trace gpx pour le reporter sur une carte IGN au 1:25.000e ou vous servir d’un GPS . Au risque de me répéter, je vous engage à charger l’APP Iphigénie sur votre smarphone doté du GPS. Coût 30 euros/an pour toute la France et l’Espagne ! Bonne balade et à très vite sur trekkingzone.worpress.com pour d’autres idées de rando.. en Ile-de-France et plus loin.