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Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle . Bonne lecture et bonne route . Contact : richard.kirsch92@gmail.com

Rando au pays du Périph’. Etape n°2 : Bagnolet-Aubervilliers

Voilà plus de dix ans que l’association Le Voyage Métropolitain organise des randonnées d’exploration de l’Île-de-France. Ces périples « péri urbains » immergent les marcheurs dans les interstices de la ville, parcourent ses friches ; ils s’infiltrent dans les zones désaffectées, côtoient les vestiges d’un riche passé industriel, architectural ou agricole et bien sûr les nouvelles infrastructures de transport ou de circulation et les réalisations immobilières. Cette année, les organisateurs nous proposent de nous « ancrer » au boulevard périphérique parisien, le Périph’, de le suivre de part et d’autre, comme un fil rouge, en visitant les villes mitoyennes. La première étape allait de la Porte d’Ivry à Bagnolet. En balade sur le camino del Norte vers Compostelle, je n’ai pas pu y participer. Je vous invite donc à lire l’excellent récit de Miriam Panigel.

Une parcours de 11 km de part et d’autres du Périph’ – Briefing à la Porte de Bagnolet

Flash back. le Périph’ est construit de 1956 à 1973 en grande partie sur la triste « Zone », bande de terrains bordant les anciennes fortifications qui fut annexée aux communes riveraines et rattachée à Paris. Dire que ce long ruban de 35 km « sans feu rouge » a bousculé le paysage est un euphémisme. Cet ouvrage a crée des conflits entre promoteurs et conservateurs du patrimoine, des nuisances aussi et les nouveaux projets de madame Hidalgo, mairesse de la Paris, n’ont pas fini d’alimenter les débats.

Annonce du projet dans France-Soir – Tracé des Fortications

A cette « frontière » et ses alentours, se concentrent encore des flux de toutes natures, qu’ils soient humains, techniques ou énergétiques ; même si l’intra muros et l’extra muros se confondent désormais. Pour dresser l’inventaire des points remarquable du Périph’, Marion, architecte et une amie au volant, n’ont pas hésiter à le parcourir à petite vitesse en dessinant en temps réel les ouvrages qui attiraient leur attention. Ce croquis à main levée n’en est que plus admirable (et amusant !) Les randonneurs peuvent aussi suivre le GR75, ce sentier qui joue aussi à saute-mouton avec le Périph’ sans jamais le perdre de vue. Je l’ai bouclé en 3 tronçons (n°1, n°2, N°3) en y faisant des découvertes passionnantes.

Un croquis du Périph en roulant !

Le Pré Saint-Gervais, un colline chargée d’histoire

La seconde étape de ce voyage au pays du Périph’ débuta donc à la Porte de Bagnolet, à deux pas de l’ immense centre commercial où Jens et Marion nous avaient donné rendez-vous.. Afin de faire le briefing de la journée , il fallut prendre de la hauteur pour retrouver le calme du parc des Guilands (et subir un bon grain). Nous sommes donc à l’Est de la capitale en direction d’Aubervilliers, l’occasion de découvrir la grande mosquée de Bagnolet , les tours Mercuriales en arrière-plan, de minuscules potagers improbables et un magnifique panorama sur Paris.

La grande mosquée de Bagnolet et les Mercuriales
Fresque à Bagnolet

Nous quittons Bagnolet en direction du Pré- Saint-Gervais en prenant un sentier sur les hauteurs. En contre-bas, le Périph plonge vers la porte de Pantin avec son flot de voitures sur quatre voies. Le Pré Saint-Gervais domine la mégapole, nous y stoppons à l’Église Notre-Dame des Otages. Cette bâtisse en béton armé fut construite en 1936 en mémoire des 49 otages exécutés à cet endroit en 1871 lors de la guerre civile contre les Versaillais.

L’Eglise Notre Dame des Otages

Malgré l’urbanisation, l’histoire peut jaillir du passé au coin d’une rue. Un curieux édifice émerge à peine du trottoir, on n’en voit que le toit . C’est le Regard du Morin des fameuses Sources du Nord qui nous transporte alors du Moyen-Age au XVIIe siècle. Il fait partie de ces constructions qui servaient à inspecter le débit de l’eau acheminée au Pré St Gervais, de l’ordre de 19 m3 par jour ! Nous croisons par hasard le gardien. Il nous ouvre la porte avec une énorme clef pour la visite.

Visite du Regard du Trou Morin –

La promenade se poursuit à un rythme lent, il y a tant à voir. Nous voici à la Cité-Jardin Henri Sellier, une construction de l’architecte Félix Dumail réalisée durant trois périodes distinctes entre 1927 et 1952 pour le compte de l’OPHBM de la Seine. L’évolution architecturale est flagrante. L’habitat du Pré St Gervais n’en finit pas de nous surprendre, comme la Villa du Pré, village de 200 maisons individuelles bordées d’un petit jardin, avec des allées de marronniers, et ce à deux pas de Paris !

La Cité Jardin Henri Sellier – les belles villa du Pré Saint-Gervais

Cette position géographique en hauteur fut idéale pour y enfouir le réservoir d’eau potable de la ville de Paris, un endroit très sécurisé, d’autant que la DGSE y est aussi présente. Les parisiens qui utilisent le Périph’ savent que les ondes radios sont souvent brouillées au passage du Pré Saint- Gervais ! Cette commune fut aussi choisie pour y construire l’hôpital Robert Debré, spécialisé en pédiatrie. L’ouvrage fut confié à l’architecte Pierre Rigoulet, une aventure qu’il retranscrit dans son livre «  Naissance d’un hôpital » (1994) . Il n’y cache pas sa colère, sa révolte sur le choix du lieu à proximité de ce Périph’ très bruyant.

Réservoir d’eau et DGSE – Vue aérienne de l’hôpital Robert Debré

Il réalisa cependant un projet très novateur avec notamment une réflexion très aboutie sur les liaisons des divers lieux de vie. L’histoire du Pré Saint-Gervais mériterait tout un chapitre. Nous allons la clore par un événement qui se déroula le ici le 25 mai 1913. Une immense manifestation contre le vote de prolonger à trois ans le service militaire eut lieu dans la « zone » . Près de 150.000 personnes y affluèrent, 90 orateurs s’y succédèrent dont Jean Jaurès, journaliste alors pour l’Humanité. Sa verve, son discours pacifique dérangeant explique peut être son assassinat un an plus tard, à trois jours de la Première Guerre Mondiale.

La Zone, Jean Jaurès journaliste en colère

Cette randonnée péri urbaine continua par un passage par Pantin, puis à la Ferme du Rail, sur l’ancienne Petite Ceinture. L’ancienne voie ferrée désaffectée est devenue un lieu de balade très agréable et chaque année de nouveaux tronçons sont ouverts au public. On doit cette réalisation à l’agence Grand 8. La Ferme du Rail fut en effet lauréate de l’Appel à Projets Urbains Innovants « Réinventer Paris », lancé en novembre 2014 par la Mairie de Paris.

La Ferme du Bail – Construction du Parc des Princes sur le Périph’

Née du désir d’habitants et d’associations du quartier de voir grandir un lieu qui allie agriculture urbaine et solidarité, La Ferme du Rail vise l’insertion de personnes précarisées à qui elle fournit, sous l’impulsion de l’association Travail & Vie, une formation à des emplois adaptés, répondant aux besoins de la ville. Notre itinéraire traversa les bassins de La Villette afin de nous rendre au bord du canal de L’Ourcq devant le Centre National de la Danse, autre bâtiment emblématique des réhabilitations des bâtiments de l’Est parisien.

Une réalisation pharaonique

Avant de rejoindre Aubervilliers les explorateurs du Voyage Métropolitain firent une pause à la Cité fertile. Je les abandonnais afin de rejoindre le RER E. Cette seconde étape autour du Périph’ nous a permis de mesurer l’ampleur des mutations des communes limitrophes mais aussi l’impact environnemental et sociétal d’une rocade imaginée il y a soixante ans.

Rando au pays du Périph’. Etape n°1 Porte d’Ivry à la porte de Bagnolet

Rando facile ? C’est plutôt Montfort !

Belle balade de 19 km de gare à gare (78) dans le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse

téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Parmi les grandes transversales des Yvelines, voici une randonnée qui relie les gare de Méré (Direction Dreux depuis Montparnasse), à celle du Perray-en-Yvelines. Cette jolie balade très boisée traverse la paisible ville de Montfort-L’Amaury.

Tombe de Charles Aznavour à Montfort l’Amaury

Les curieux ont ici l’occasion de faire une halte au petit cimetière local pour découvrir la tombe de Charles Aznavourian. Cet immense artiste séjournait ici en villégiature entre la France et la Suisse . L’itinéraire de 19 km passe également par les étangs de Hollande, un des sites emblématiques du PNR de la Haute Vallée de Chevreuse. Un endroit sympa à mi-parcours pour pique-niquer sur les berges. Cette réserve accueille désormais une base de loisirs où il est donc possible de se baigner. Cette randonnée bien abritée, idéale les jours de chaleur, ne présente aucune difficulté en terme de dénivelé. Elle monte en pente douce jusqu’au final. Comptez un train par heure pour le retour vers Paris depuis la gare du Perray.

Seconde idée rando : boucle depuis la gare de Monfort L’Amoury Méré*

Très belle balade de 24km en boucle depuis la gare de Montfort L’Amaury Méré

téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Coupe de bois dans la forêt de Rambouillet
La culture de colza reste très répandue dans toute l’ïle-de-France
la fameuse Table du Roi à proximité des Etangs de Hollande

Camino del Norte 2017-2024 – Doublé sur un chemin de Compostelle d’exception

J’ai commencé à fréquenter les chemins de St Jacques de Compostelle en 2014 à raison d’un itinéraire complet chaque année à l’exception de la période COVID . C’est donc avec une solide expérience que je suis reparti le 10 mai dernier sur le Camino del Norte après les rivages de la Rota Vicentina (Algarve) et du Camino Portugais . Pourquoi refaire le Norte déjà réalisé en 2017 ? En fait je voulais revenir sur un chemin côtier de la péninsule, un parcours splendide qui réunit tous les aspects d’une randonnée itinérante passionnante, à savoir des paysages de toute beauté, des dénivelés intéressants et compatibles avec mon niveau (et mon âge!)

Débriefing à chaud !

Sept années se sont écoulées entre ces deux voyages sur le Norte, un chemin en mutation dont la fréquentation est en pleine progression. Il occupe désormais la 4e place après le Francès, le Primitivo et le Portugais. Voici ce que j’ai retenu de ce retour en terme de sensations, ce que les futurs candidats peuvent en apprendre pour se lancer à leur tour sur ce chemin d’exception.

Environ 830 km très vallonnés, près de 13.000 m de dénivelé positive

Un parcours toujours toujours très exigeant physiquement et désormais plus complexe

Avec ses 830 km et ses 13.000 m de dénivelé positive, (hors partie finale par le Primitivo), le Camino del Norte par la côte n’est pas un chemin initiatique. La traversée du Pays Basque espagnol durant la première semaine peut se révéler difficile alors que l’organisme n’est pas encore rodé à l’effort. Cette difficulté vient du caractère particulièrement vallonné de la région et de la nature des sentiers, sachant qu’une météo pluvieuse assez courante, peut encore corser l’affaire. D’ailleurs les moins entraînés et plus sages préfèrent débuter le Norte depuis Bilbao.

Plus loin, l’arrivée en Cantabrie est marquée par la multiplication des secteurs d’asphalte, alors que le relief s’assagit. Ces 150 à 200 km s’avèrent ou s’avéreront traumatisant pour les jambes, notamment genoux et tibias déjà soumis à une semaine d’effort. Et pourtant il n’a pas fait chaud cette année, ce qui a minimisé ces traumatismes dus aux chocs répétés sur un sol dur. Cependant, j’ai ainsi assister à de multiples abandons à la sortie de la Cantabrie suite à des périostites, des tendinites diverses ou tout simplement à une véritable lassitude de marcher sur route. La mauvaise météo a encore joué un rôle important et l’expérience a probablement fait la différence .

Un chemin parfois ingrat !

Après des pluies abondantes, comme nous en avons eu à Santander, une variante proposait ainsi un passage sur les hauteurs proches de la côte. Vu la visibilité médiocre et un sentier probablement gorgé d’eau, cette option ne présentait aucun intérêt, pire elle s’est avérée dangereuse à flanc de falaise et épuisante. Il fallait dont sagement rester sur une portion goudronnée certes pénible mais plus sûre. Question de bon sens. Hélas nombre de pèlerins « novices » se sont contentés de suivre cet itinéraire bis aveuglement sur l’App Buen Camino sans trop réfléchir.

Ce camino del Norte 2024 a donc été souvent marqué par ce type de choix, sachant que de nombreuses variantes sont désormais proposées tout au long du parcours. Elles sont généralement bien mentionnées sur les Applications ou sur les guides papier. Certaines sont recommandées aux cyclistes . Il est toutefois essentiel de discuter avec les hospitaleros pour obtenir de précieux conseils. Cela dit, j’ai hélas moi aussi fait de mauvais choix sur certaines variantes tracées soit pour raccourcir les étapes ou pour raison de sécurité, ou désengorger des localités comme à Arzua ou se rejoignent plusieurs caminos.

J’ai ainsi emprunté à Boimorto une diagonale rectiligne, déserte, de 8 km pur bitume entre les forêts d’eucalyptus, sans le moindre café. Dépité, j’ai même tenté de faire du stop, en vain. Enfin, cette météo pluvieuse rend parfois les chemins presque impraticables lorsque les engins forestiers les défoncent. Le marcheur évolue quasiment dans un bourbier de glaise. Un enfer. Comme tous les caminos, le Norte est tracé de part et d’autre de grands axes routiers. Afin d’éviter tant que ce peut le bitume et le danger des voitures, les baliseurs coupent les grandes boucles routières par des descentes en fond de vallons et les remontées. La répétition de ces montagnes russes est particulièrement épuisante.

Le même casse-tête de la composition des étapes en fonction des hébergements

Depuis sept ans, j’ai constaté que d’avantage d’hébergements sont proposés sur le Camino del Norte, la rançon du succès ! Toutefois, j’ai aussi vu plusieurs albergues désormais closes suite à des faillites dues au Covid. Par ailleurs, des établissements municipaux sont fermés durant le week end. Il vaut donc mieux se renseigner au jour le jour . Faut-il réserver ses hébergements ? Pas d’obligation mais un peu d’anticipation s’impose concernant des établissements de petite capacité (une dizaine de lits) . J’ai assisté à de beaux plantages !

Pour ma part j’ai réservé une à deux étapes d’avance en utilisant l’App Booking.com à maintes reprises (je reviendrais sur ces outils) et en passant des appels directs. Oubliez totalement (ou presque) les mails, le taux d’échecs est important faute de réponses. Côté budget, évidence, vaut mieux voyager à deux et partager parfois une pension ou un hôtel. (voir le tableau)

Malgré le nombre croissant d’hébergements, la composition des étapes reste un exercice mathématique quotidien . Un marcheur en forme se base sur 20 à 25 km par jour pour rejoindre un toit. Les fonceurs s’en envoient 30 à 35 ! Après deux semaines, je visais plutôt 25 km par jour en évitant les étapes à plus de 30 qui laissent « des traces » le lendemain sur mon organisme de sénior ! L’important est d’écouter son corps, de ne pas pousser la machine trop loin, avec en tête une obsession : finir le chemin.

Marcher seul, en couple, en groupe sur un Norte peu fréquenté ??

On trouve de tout sur les chemins de Compostelle et cet aspect sociologique m’a toujours interpelé. Je suis un marcheur solitaire et cet isolement volontaire ne ne pèse jamais, cela relève même de la quête. Cela ne m’empêche nullement de savourer des soirées entre pèlerins, à partager un verre ou faire la popote ensemble. J’ai rencontré des couples formidables sur le Norte notamment deux époux roumains affichant une solidarité touchante et complicité dans les moments les plus durs. Je garde aussi l’image de ce jeune allemand qui imposa à sa compagne sud américaine toujours hyper joviale des étapes de plus de 35 km pour tenir leur délai de retour !!

En fin de camino, elle laissa près de 2 kg de fringues superflus sur le comptoir de l’albergue ! Les plus jeunes taillent la route d’une façon relâchée. Leur spontanéité et leur niveau d’anglais leur ouvrent plus de contacts. Les marcheurs asiatiques me passionnent aussi par leur recherche de la perfection, de la protection contre le soleil, leur curiosité et leur émerveillement constant. Tout leur semble beau ! Enfin, abordons le sujet du groupe spontané. Instinct grégaire oblige, l’homme ou la femme ont tendance à s’agglutiner à deux , trois ou six . Crainte de la solitude, de se perdre, de s’ennuyer, vraies affinités, les fameuses « fabuleuses rencontres du Camino » ! La durée de vie du groupe est plutôt variable. Cet exemple est symptomatique du phénomène. Jean-Pierre, rochelais, Louise, québécoise, Fabio, brésilien, et Annette hollandaise se sont rencontrés et pris plaisir à partager le chemin de nombreux jours. Une vraie famille. Jusqu’au jour où la hollandaise s’est lassée du rythme imposé et des contraintes du groupe, jusqu’au jour ou Fabio s’est offert une pause visite, jusqu’au jour ou Louise, épuisée a voulu tout plaquer, a tenu une semaine et est rentrée chez elle. Jusqu’au jour ou Jean-Pierre s’est retrouvé seul, victime d’une sale bobo au genou et est reparti à la Rochelle à mi-parcours.

De grands moments de solitude aussi dans les forêts d’eucalyptus ou les plaines immenses.

J’ai adoré cet autre groupe «  à géométrie variable » mené et recomposé dix fois par Mirchka, ce roumain exilé à San Francisco dont la gaîté et l’humour ont entraîné dans ses pas une suédoise, une jeune américaine de l’Oklahoma, un allemand increvable, moi-même, etc. Un vrai catalyseur de marcheurs dont la bonne humeur a irradié mon parcours. Quel bonheur j ai eu de les retrouver à Santiago chez un marchand de glaces ! Ses rencontres parfois magiques m’étonnent et me ravissent. J’ai passé du temps avec des duos improbables. Mike, 58 ans et Gerhard, 72, deux allemands d’une complicité géniale, le second victime par le passé de trois crises cardiaques et porteur de deux stents.

Des rencontres spontanées et des passages surprenants.

Ou encore Tony, britannique de 68 ans, six chemins au compteur qui partageait ses soirées depuis deux semaines avec Nat, vieil australien fatigué, d’une lenteur assumée, parti d’Irun le 17 avril !! L’amitié spontanée retrouve ici toute sa mesure. En revanche, je finis par fuir les meneurs bavards, bruyants, qui connaissent tout et rien ou encore ces groupes de français hermétiques qui parlent à peine deux mots d’anglais. Très très rarement, j’ai évoqué ou mis en avant les 8 ou 9 chemins réalisés depuis dix ans. C’est inutile car le camino reste une expérience unique pour chacun.

La technologie toujours plus au service ou au secours du pèlerin

Depuis mes débuts sur les chemins, je ne peux que constater omniprésence de la technologie. D’abord, il y a du réseau GSM (3 ou 4 G) partout sur ce parcours. Le « roaming » mis en place en Europe permet à tous les européens de profiter de leur forfait national. Les autres pèlerins étrangers sont toujours en quête de WI FI au moindre arrêt. Certains opérateurs hors Europe offrent ce service à leurs clients. La plupart des communications passent désormais par WhatsApp. Les groupes évoqués précédemment en font un usage généralisé pour communiquer entre eux. De plus en plus d’hospitaleros l’utilisent aussi. Enfin, quelques groupes ou couples se sont logés parfois en AirBnb.

Le camino en ville : pas toujours très glamour
Visite de Bilbao, traversée dans l’histoire industrielle des grandes villes nu nord.

Les Applications et sites « spécial Compostelle » ne manquent pas. Pour ma part, en bon geek, j’ai utilisé les outils suivant. La plupart ont un lien direct booking.com pour réserver et proposent en option payante des calculateurs d’étapes. (Je n’ai pas testé) :

Wise Pilgrim Camino del Norte (5,49€) . Très simple, ergonomique, mise à jour, bien documentée. Cartes téléchargeables Apple Maps. Tous les hébergements répertoriés. Conseils mentionnés en rouge

Buen Camino . L’app qui s’est généralisée chez les pèlerins. Gratuite, bien documentée, dotée d’une boussole pour se rendre à l’albergue choisie. Cartographie Google Earth agréable, profil du parcours.

Mapy.cz . L’app en open source offre des courbes de niveau et une précision topologique, des détails cartographiques plus précis pour s’orienter et trouver le bon chemin en plan B

Google Maps . L’application à 250 % commerciale est bien pratique pour trouver un supermarché, un restau ouvert, ou une pharmacie le plus proche

Google Traduction : l’arme absolue pour lire les menus espagnols !

Booking.com . Ce site ou cette app est devenu désormais incontournable en voyage. Choix, réservations instantanées et sures . Paiement immédiat ou non . Le programme fidélité offre de bonnes réductions. Inconvénient : annulation quasi impossible. Mieux vaut bétonner ses étapes .

WhatsApp . Evidemment ! Pour rester connectés entre amis, hospitaleros et limiter les frais téléphoniques.

Facebook – pour partager les bons moments avec ceux restés à la casa !

Camino del Norte 2024 . Editions Rother 16 Euros (Au Vieux Campeur)

Ce petit guide d’un format poche très pratique est un concentré d’informations notamment le profil du parcours, un bornage kilométrique précis, des infos culturelles. La cartographie est très soignée. La partie hébergements mériterait plus de clarté. Téléchargement offert des traces de chaque étape au format .gpx

Un guide papier, des applications numériques, un passeport dans les bagages.

Montres connectées et smartphones : nombreux sont ceux qui enregistrent désormais nombre de pas ou km effectués chaque ainsi que les calories dépensées. (important, vu le nombre de bananes ingurgitées ! )

Mon choix : Montre Casio Pro Trek connectée via l’app Casio Watches . Ce modèle est doté d’un podomètre, d’un altimètre, d’un baromètre et surtout d’une boussole, très utile malgré tout pour vérifier sa bonne orientation notamment en sortie de ville.

Débriefing équipement :

Les chaussures de trail Hoka Speed Goat 5 (semelle Vibram) ont tenu la distance malgré une usure très marquée après le Pays Basque et la Cantabrie. L’étanchéité Gore Tex n’a pas tenu très longtemps. J’ai manqué d’une polaire légère intermédiaire en alternance avec la doudoune Cimalp. J’ai marché à 98 % en short, avec un pantalon de pluie trail Evadict (Décathlon) les matin frisquets.

Pour la première fois, j’ai brisé un bâton de rando lors d’une glissade dans la boue. J’en ai racheté un en route après avoir tenter une réparation. Il y a des pharmacies partout en Espagne, inutile de se charger de médicaments et matériel de soin. Hydratation : faites le plein au robinet des hébergements, l’eau est excellente, vous trouverez régulièrement des fontaines en ville. Evitez les sources isolées en campagne, la qualité de l’eau n’est pas certaine.

Budget : Variable de 30 à 70€/jour selon les bourses mais globalement le coût de la vie à augmenter de 20 à 30% pour tous en Espagne, ressenti sur l’alimentation et les consommations. Cartes bancaires acceptées partout.

Conclusions

Cette nouvelle expérience sur le Norte m’a apporté toute la rupture avec le quotidien que j’escomptais, ce petit parfum d’aventure, ce dépouillement de tout pour garder que le nécessaire. Le septuagénaire s’en est sorti physiquement intact sur ce chemin éprouvant. J’en ai tout de même .. bavé ! Car la récupération est devenue plus douloureuse avec les années . Alors, comme me déclarait un formidable marcheur anglais de ma génération rencontré sur la Via de la Plata en 2022, en arrivant à Santiago: «  Je ressens une immense gratitude pour la vie et ce qu’elle vient de m’offrir » . Tout est dit . Partez sur le Camino del Norte en bonne forme et avec prudence. Ce chemin est un vrai bonheur tant les paysages sont magnifiques. Vous traverserez des villages d’une rare quiétude, sentirez la brise marine, l’odeur de la terre et de l’eucalyptus, apercevrez l’océan à l’horizon ou les Picos d’Europe au loin. Bon voyage dans un décor renouvelé chaque matin !

Messe des pèlerins et botafumero dans la cathédrale de Compostelle

Détails des étapes et des hébergements (10 mai -11 juin 2024)

NoVille départVille arrivéenb kmNom hébergementPrix (€)
1Irun (Albergue)San Sebastian24Surf Extea Hotel35
2San SebastianZarautz22Blai Blai Hotel25
3ZarautzDeba26Albergue municipale8
4DebaMarkina26Albergue Carmen10
5MarkinaGernika26Akeluar Ostat56
6GernikaLesama -Bilbao23Post Hotel23
7Bilbaovisite
Elkoos Hotel32
8BilbaoPabenas30Albergue municipale10
9PabenasCastro15Pension49
10CastroLaredo31Casa de la Trinitad10
11LaredoGuemes27Albergue Pueblo15
12GuemesSantender + train20Boo – hotel playas53
13BooSantillas del mar23El Conventio19
14Santillas del marComillas27Magia del Camino16
15ComillasPésuès23Hotel Baviera35
16PésuèsLlanès31Albergue Estacion16
17LlanèsRibadella30Hotel Marina42
18RibadellaGijon (+bus)18Boogalow hotel23
19GijonAvilès25Albergue municipale10
20AvilèsMuros22Casa Carmin18
21MurosSanta Marina29Pension Prada40
22Santa MarinaLuerca25Albergue privée16
23LuercaNavia22Albergue San Roque15
24NaviaTapia de Casariego22Hotel Puente los santos35
25Tapia de C.Lourenza29Pension Penograle25
26LourenzaAbadin27Albergue Xabadin19
27AbadinVilaba22Albergue A Carbaleira19
28VilabaBaamond20Albergue municipale10
29BaamondA Cabana24Albergue municipale10
30A CabanaBoimorto26Albergue Casa Gandara16
31BoimortoSan Irène24Albergue San Irène26
32San IrèneSantiago222 nuits Seminar menor56






Exploration des Sentiers Denecourt à Bois-Le-Roi

Eternel retour dans la forêt de Fontainebleau ! Quelle que soit la saison, la météo, le domaine reste une valeur sûre . Voici une boucle intéressante au départ de la gare de Bois-Le-Roi qui se situe sur la ligne R (direction Montereau), via Melun, depuis la gare de Lyon à Paris.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Une randonnée de 20 km au départ de la gare de Bois le Roi, au cœur de la forêt de Fontainebleau . Passage par les fameux sentiers Denecourt-Colinet

Le caractère de cette randonnée, entièrement en sous-bois, se résume à deux incursions sur les fameux sentiers Denecourt-Colinet balisés en bleu et marqués de points de repère alphabétiques. Des panneaux placés en hauteur vous donnent leur le numéro, la direction finale et le kilométrage de chacun d’eux. L’ itinéraire proposé s’étend à l’ouest vers les magnifiques rochers proches de la forêt Barbizon. Ces sites restent très fréquentés par les amateurs parisiens d’escalade sur blocs.

Une nature généreuse bien préservée.

Malgré les apparences et un dénivelé modéré, ce parcours reste exigeant, vu le nombre d’obstacles en tous genres à franchir, avec parfois des passages très étroits et des racines souvent glissantes les jours humides.

Sculptures minérales et végétales laissées par l’histoire géologique et les tempêtes .

Enfin, ce poumon de verdure, situé à 70km de la capitale, comporte de nombreux carrefours, plusieurs GR et PR et les sentiers Denecourt. De quoi se perdre facilement et tourner en rond ! Une carte papier ou numérique à l’échelle 1:25.000e , voire une boussole sont plus que conseillées. Lors des fortes chaleurs, pensez à emporter suffisamment d’eau car il n’existe aucune possibilité de ravitaillement une fois embarqué sur cette randonnée. Rappelez vous que cet univers est fragile et vulnérable , le camping ou le bivouac y sont formellement interdits.

Pass Navigo : découvrez 12.000 km2 de sentiers à Paris

Pour tous les bons randonneurs parigots qui ont choisi de laisser la bagnole au parking et de voyager de gare à gare , les frontières sont celles du fameux Pass Navigo francilien . Cela représente tout de même un terrain de jeu de 12.000 km2 ! Cette jolie balade débute ainsi à la gare de Seugy (ligne H à la gare du Nord) et s’étend dans le Parc Naturel Régional de l’Oise et Pays de France.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Un pied dans la forêt de Chantilly !
Un parcours de 24 km entre les gares de Seugy et Luzarches(ligne H)

C’est l’occasion de mettre juste un pied dans la forêt de Chantilly , une zone majoritairement hors zone du Pass. Ce parcours de 24 km ne présente pas de dénivelé importante et la majeure partie est en sous bois. A mi-parcours il est agréable de pique-niquer sur les rives des étangs de Comelle

C’est un lieu très fréquenté dès les beaux jours notamment la buvette en terrasse à côté du château de la Reine Blanche. La randonnée, qui passe par le chemin de Compostelle, donc l’interminable GR655, fait presque une boucle puisque nous avons repris le train à la gare de Luzarches sur la même ligne H. Calculez bien votre horaire de retour car il n’y a qu’un train toutes les heures !

La jolie terrasse du restaurant près du château de la Reine Blanche aux étangs de Comelle

Explorez la forêt de Marly : itinéraire de Poissy à Bougival

Randonnée de 20 km de gare à gare entre Poissy et Bougival

Téléchargez la trace de cette randonnée au format . gpx ICI

Cap à l’ouest de Paris, direction les forêts domaniales de St Germain-en-Laye et Marly . Le parcours de 20 km débute à la gare de Poissy (RER A) et se prolonge sud-est par une traversée intégrale de la forêt de Marly jusqu’à la gare de Bougival. Il est possible de l’écourter en reprenant le train à St Nom-La-Bretêche. La première partie est relativement plate où l’on retrouve les longues allées un peu monotones.

Après une dizaine de kilomètres, le terrain est plus vallonné. Côté dénivelé : + 400m -390 m . Cet itinéraire peut être un excellent exercice d’orientation à proximité de la capitale. En effet, ces forêts comportent de nombreux intersections en étoile et mieux vaut apprendre à s’y retrouver avec une carte papier IGN ou une App avec un fond de carte au 1:25.000e .

La forêt de Marly est traversée par le GR1 et des GRP (Rouge et Jaune) qui sont faciles à suivre jusqu’aux gares de la région. Cette randonnée très abritée sera très agréable durant les mois d’été. En revanche est s’avère boueuse et pénible par temps de pluie.

Publications de l’auteur : Tapez « Richard Kirsch » sur le site Thebookedition.com (10€+frais envoi ou 5,70€ en PDF)

Où faire réparer chaussures et vêtements de randonnée ?

Les temps ne sont plus au gaspillage mais au recyclage et à la réparation, en randonnée aussi ! La plupart des fabricants d’accessoires notamment les matelas et les tentes proposent des kits de réparations. Ils sont indispensables si vous partez sur un long trek de les avoirs dans le sac. Ils vous permettront de sauver quelques nuits à cause d’une banale crevaison, d’une petite déchirure ou d’un arceau plié . Vêtements et chaussures ? Les plus adroits peuvent réaliser de petites réparations eux-mêmes (zip, coutures, ..) Hélas, il est parfois incontournables de passer par des spécialistes car ils disposent de matériels performants incontournables (presse à chaud, matériaux, colles spéciales, machines à coudre puissantes..)

Réparation ou achat neuf ? Evidence, la réparation vise des produits de qualité dont le prix neuf d’achat le justifie. A ce sujet, il faut parfois investir dans du matériel performant plus cher et viser le long terme . Ce n’est pas un axiome, des produits parfois très chers ne tiennent pas la distance, notamment les chaussures. Conseil : entretenez votre matériel. Lavez chaussures et vestes d’une façon appropriée , ne serait-ce que pour conserver leurs performances d’isolation, de déperlance. (les membranes s’encrassent, les coutures lâchent..)

LA REPARATION DES CHAUSSURES

Remplacements, recollage de semelles, coutures diverses , renforts, n’hésitez pas demander des conseils et des devis. Conseil : ne radinez pas, faites réparer vos chaussures trop usées AVANT de partir afin d’éviter une tuile et l’obligation d’acheter une paire en urgence, souvent moins performante et pas rodée . De quoi avoir de bonnes ampoules. Cela dit, une chaussure est un ensemble technique cohérent. Changer une semelle sur une chaussure avachie n’a pas de sens . Vous avez perdu de 30 à 70% de leurs qualités d’amortissement des différents mousses au bout de 1200 à 1500 km de marche

Cordonneries : meilleurs spécialistes en France(cliquez sur le nom)

A la ville, à la montagne : 3 boulevard Richard Lenoir 75011 Paris

Le spécialiste de référence sur Paris. Semelles Vibram

La Grolle Alpine : 394 avenue du Comte Vert, 73000 Chambéry

La Chaussure Montagne : 8 rue Barnave 38400 St-Martin-d’Hères

La cordonnerie Alpine : 21 avenue Victor Hugo 73200 Alberville

Lowa : Sport­pulsion Service PAE La Caille 74350 Allonzier La Caille

Un des leaders mondiaux de la chaussure de randonnée (son best seller la Renegade) dispose d’un atelier très pointu pour la réparation de ses modèles cuir

Au Vieux Campeur, l’atelier du pied

Décathlon Conseils Sport

ATELIERS SPECIALISES TEXTILES & EQUIPEMENTS

Remplacements des fermetures Eclair, pose de pièces, ourlets, déchirures. Ces entreprises disposent d’ateliers intégrés ou font appel à des spécialistes locaux indépendants. La procédure s’articule sur un devis en ligne, le dépôt chez magasin ou service partenaire. Réparation et retour sécurisé. Comptez de une à deux semaines de délai.

La Clinique 11 rue du Pont Carpin 38400 St Martin-d’Hères

Atelier CO-TE-NOR Vieux Campeur (Confection Technique de Normandie – Agrée Gore Tex en France ) Expérience perso : j’ai fait remplacé le zip principal de ma veste Gore Tex Arc Térix : 70 euros

Green-Wolf 90 Rue du Bouchet, 74310 Servoz Spécialiste européen de la réparation du matériel outdoor

Goodloop 49 Av. Rosa Parks, 69009 Lyon Atelier indépendant monté par une équipe de passionnés de sports outdoor (chaussures, vêtements, tentes, sacs à dos..)

Publications de l’auteur : Tapez « Richard Kirsch » sur le site Thebookedition.com (10€+frais envoi ou 5,70€ en PDF)

Tous à la Souppes à Château Landon !

Une randonnée aux confins de la Seine et Marne et du Pass Navigo IDF

Un parcours de 22 km depuis la gare de Souppes/Loing

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Constatation irréfutable, Souppes-sur-Loing, c’est loin pour le randonneur parisien. Comptez près d’une heure trente de train depuis la gare de Lyon ! Cette randonnée de 22 km fera donc découvrir aux courageux marcheurs une zone intéressante et « inexplorée » du plus vaste département francilien.

Une commune tranquille traversée par le Fusain, un affluent du Loing
Arrivée à Château Landon

Ce parcours ne présente aucun dénivelé (hélas pour certains), peu de passages réellement boisés. Ses sentiers à découvert traversent de grands domaines agricoles balayés ce jour là par le vent sous un ciel porteurs de grains . Etangs, marécages, marres, vous passerez dans de nombreuses zones humides aménagées et protégées, notamment en longeant le Loing, un affluent de la Seine , puis le canal du Loing et ses écluses.

Ruelles escarpées et collection de lavoirs le long du Fusain.

Le point d’orgue reste la visite de Château Landon, une jolie cité médiévale. Le parc en contre-bas dispose de tables, l’endroit idéal pour le pique-nique à mi-distance de cette randonnée. Si Château Landon ne présente pas la dimension historique d’une ville comme Provins, elle vous séduira par le charme de ses lavoirs le long de la petite rivière du Fusain, ou encore ses vestiges gothiques, l’abbaye et l’église St Séverin.

Balade dans Château Landon

Meilleures randonnées autour de Saclay : conseils et itinéraires

C’est un hiver parmi les plus pluvieux, mieux vaut pas y revenir ! Restait cependant à choisir le bon endroit pour randonner pour trouver des sentiers praticables et le plateau de Saclay ne fut pas le meilleur ce dimanche là !

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Cette randonnée de 21 km ne manque pas de charme et vous fera découvrir (par temps sec de préférence !) toutes les facettes de ce territoire bordé d’un côté par la Bièvre et de l’autre l’Yvette. Les deux petites rivières taillent leur chemin dans des vallées très verdoyantes et traversent des zones résidentielles plutôt chics. Cette topologie de la Haute Vallée de Chevreuse et de l’Essonne offre ainsi de beaux dénivelés qui font aussi le bonheur des cyclistes de la région en quête de côtes. Le fameux GR655 passe ici et vous conduira direct à Saint-Jacques de Compostelle . Cet itinéraire peut facilement être raccourci grâce à la présence de plusieurs gares du RER B .

L’Yvette, la Bièvre, un canal, des étangs, des marécages, des bassins d’expansion ..Que d’eau dans cette région !