Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle .
Bonne lecture et bonne route .
Contact : richard.kirsch92@gmail.com
A défaut d’aller gambader aux confins de l’Ile-de-France, voici une jolie randonnée de 20 km à proximité de Paris . Elle débute au Parc de Saint-Cloud dont l’accès en transport en commun se fait par le tram T2 ou le métro Pont de Sèvres (ligne 9) à 700 m. Le mieux est de partir explorer le domaine royal de 460 ha en traçant soit même son itinéraire parmi les multiples sentiers et les grandes allées partant en étoile .
Panarama sur la Seine, la Seine Musicale (Ile Seguin Boulogne) et Quai Legallo .
Une très belle balade de 20 km environ sur un itinéraire entièrement boisé.
Profitez en tout de même pour prendre de l’altitude afin de profiter du magnifique panorama sur la Seine et la capitale. Par temps clair il est possible d’apercevoir le pré-St-Gervais. Ce tour du Parc de St Cloud se termine en empruntant le GR1 jusqu’à la Porte Blanche. Suivez le balisage blanc et rouge pour traverser Marne-La-Coquette et rejoindre l’orée du bois de Fausses-Reposes.
La belle Cascade du Parc de St Cloud
Quelques jardins agrémentés de nombreuses espèces sont intégrés dans le parc
Cette forêt très vallonnée à proximité de Versailles offre elle aussi une infinité de parcours. Afin de réaliser une vingtaine de kilomètres et quelques bons dénivelés lors de cette sortie, j ‘ai choisi de marcher à la lisière de la forêt. La trace proposée présente aussi l’avantage d’être moins fréquentée les dimanches par très beau temps. Vous passerez par les très beaux Haras de Jardy ou il est agréable de pique-niquer en profitant parfois du spectacle des concours d’obstacles.
Le plaisir de randonner au printemps dans la forêt de Fausses-Reposes non loin de Paris
Pique-nique improvisé sur les pelouses des Haras de Jardy
La sortie des Haras se fait par une porte pas vraiment repérée près du parking. Ce parcours périphérique passe par les étangs de Ville d’Avray (attention encore beaucoup de travaux autour des étangs lors de notre rando) . Un très joli voie piétonnière passe entre les immeubles en contre-bas de la rue de Versailles et vous mène jusqu’à l’église et la place du marché. Vous reviendrez alors à votre point de départ via le parc royal en empruntant la route qui monte vers St Cloud sur environ 500 m . Suivant votre programme (et votre forme) vous pourrez composer un itinéraire de retour tout aussi varié pour rejoindre la sortie au Musée Nationale de Sèvres. Fermeture du domaine l’été à 19h30 !
Direction la banlieue sud de Paris pour une randonnée dite de « proximité du confiné » ! Départ de la gare « Parc de Sceaux » ,RER B (à ne pas confondre avec la gare de Sceaux). Le dimanche matin le parc est déjà pris d’assaut par les joggers qui s’entraînent autour des bassins de l »Octogone et le Grand Canal .
Nous sommes au printemps, les cerisiers japonais offrent un spectacle grandiose et provoquent très tôt une affluence massive de réservations pour un déjeuner abrité sur l’herbe. La traversée du domaine est agréable et débouche sur l’entrée à Chatenay. Les curieux peuvent visiter au passage la belle église Geneviève en s’incrustant discrètement parmi les paroissiens de la messe dominicale.
Les cerisiers japonais, stars du printemps au parc de Sceaux. Selfies et pique-niques en masseau programme.
Afin d’éviter de trop randonner en zone urbaine, plongez vers le bois de Verrière. Et contrairement au parcours mentionné sur la carte qui longe la bruyante A86, et quitte à parcourir un petit kilomètre de plus, partez plus au sud emprunter la route forestière de la Chataigneraie jusqu’au pont du Carrefour des Quatre Arpents afin de franchir l’A86. Il suffit alors de suivre le PR qui serpente entre les cités de Chatenay pour rejoindre la Vallée aux loups. Ce PR anodin passe par une succession de charmants petits jardins ouvriers qui seraient parait-il en sursit face à la poussée des promoteurs immobiliers. Autant en profiter..vite !
Une balade printanière de 17 km sans difficulté dans un espace très fréquenté.
Vous arrivez dans le bel espace verdoyant des Houssières, des tables de pique-nique vous attendent sur les hauteurs . En contre-bas se situe le fameux Parc de la Vallée aux loups. Ce grand classique attire toute l’année de nombreux visiteurs en balade pour visiter la maison de Chateaubriand et dès le printemps à la découverte du splendide Arboretum de 13 ha (voir encadré) . Le retour en RER vers Paris peut se faire par le Parc de Sceaux, en acceptant la surpopulation de fin de journée, ou par la gare de Robinson, d’accès peu romantique mais plus proche.
L’Arboretum : une réserve botanique exceptionnelle
Le parc fut créé à la fin du XVIIIe siècle par le chevalier de Bignon. Par la suite, Charles-Louis Cadet de Gassicourt, pharmacien de Napoléon, agrémente son jardin de végétaux rares. En 1890, le pépiniériste Gustave Croux achète le site et l’enrichit de nouvelles espèces botaniques afin d’en faire la vitrine de sa pépinière.
D’une hauteur de 14 mètres, le tronc du Cèdre Bleu pleureur de l’Atlas, âgé de 150 ans seulement, offre une circonférence de presque 5 mètres !
Ses branches se répandent majestueusement sur près de 700m² !
A partir de 1986, le conseil général des Hauts-de-Seine reprend l’arboretum et crée des jardins à thèmes liés à l’histoire ou à la topographie du site. L’arboretum est classé à l’inventaire des sites pittoresques. Il présente une collection de plus de 500 espèces d’arbres et d’arbustes. Le Cèdre Bleu pleureur de l’Atlas reste le clou de votre visite. Autour de l’arboretum, le promeneur peut également découvrir le parc boisé et le parc de la maison de Chateaubriand.
Téléchargez ICI la trace de cette randonnée au format .gpx
Il fallait bien recommencer par quelque chose de simple, voire de légal ! Après plus de deux semaines fiévreuses, cassé comme jamais par la Covid-19, un ou deux tours poussifs de quartier, une bonne fenêtre météo m’encourage à pousser un peu plus le curseur . Il s’agit de me rassurer et me préparer physiquement pour finir mon pathétique Chemin de Stevenson avorté en septembre dernier, re-re-programmé le 25 mai. Cette randonnée de reprise dite de « proximité » a en théorie au moins le mérite de réunir quelques ingrédients nécessaires à ma quête d’évasion de banlieusard confiné , à savoir l’exotisme urbain de la Défense, le caractère bucolique des bords de Seine et la nature d’un Bois de Boulogne en pleine renaissance.
Une jolie balade parisienne dans un rayon de 10 km… autorisé !!.
Cette boucle de 21 km en pleine semaine et en solo, eut un goût savoureux , celui de partir de chez soi sans contraintes horaires de transport. Je quitte donc Bois-Co direction le centre d’affaires parisiens. Sur le parcours, les jardiniers font une coupe de printemps à la végétation du T2 à coups de tondeuse et sécateur. Le parvis de la Défense désert, glacé de solitude, semble avoir tiré un trait sur son effervescence de naguère, l’occasion rêvée de réaliser sur la dalle des dizaines de petits chantiers de maintenance et relookage. Marteau-piqueur à tous les étages, le quartier, désamiente, remodèle ses tours en permanence, des géants rendus inutiles depuis un an par le télétravail . Je traverse la longue coulée bordée de verre et d’acier le nez en l’air, contourne les travaux pour atteindre enfin les bords de Seine et Neuilly. La ville chic semble encore endormie , peu de voitures fréquentent les quais vers Boulogne .
Les quais de Boulogne et l’écluse de Puteaux
En contre-bas, les ponts des péniches refleurissent discrètement.Une ou deux ont coulé durant l’hiver, je dresse un état des lieux de ce parcours familier puis je suis la rive boisée pour passer derrière l’unique camping parisien. Les touristes manquent à l’appel, l’immense structure est belle et bien fermée , figée dans l’attente d’une réouverture dont personne ne connait la date. Roulottes rangées, petits chalets impeccables , tentes collectives dressées, espaces balayés, haies taillées, tout semble prêt pour accueillir ces étrangers de toute l’Europe. Je m’accorde une pause sur le banc d’un des petits lacs bordants Longchamp. Un couple d’oies Bernache tente une approche timide pour m’extorquer un palet breton. Même pas en rêve les filles ! Les cyclistes habituels passent et repassent à l’entrainement autour du nouvel hippodrome ultramoderne aux couleurs champagne, lui aussi plongé dans un immobilisme sidérant.
Le nouvel hippodrome de Longchamp attend lui aussi le retour des courses
Aux abords de ce complexe, un camp de gens du voyage a été installé. Le village de caravanes rutilantes dispose même de sanitaires et points d’eau. Main- d’oeuvre du chantier terminé ? Accueil exceptionnel en période creuse de la ville de Paris alors que son propre camping affiche portes closes? On n’en est plus à un paradoxe sanitaire près ! Il est plus de midi, j’ ai parcouru environ 11 km, je plante le pique-nique près de la buvette de la porte de Boulogne, histoire d’améliorer l’ordinaire. Très vite deux corneilles viennent en repérage et explorer quelques emballages. Ce n’est pas Hitchcock mais les volatiles m’épient d’un oeil noir et m’encerclent mètre par mètre. Je finis par virer les brunettes avec un restant de sandwich puis reviens à la buvette dont les tables ont été supprimées.
Accoudée au bar, une habituée du quartier explique au serveur distrait pourquoi elle n’ira pas se faire vacciner malgré son rendez-vous etc..Il écoute , moi aussi amusé par ces brèves de Covid, avant de reprendre mon chemin en remontant vers les lacs. Au fil des années, les paysagistes ont fini pas aseptiser l’ensemble des berges, Ripolinés de gravier blanc, sentiers aplanis, fermés de la prostitution nocturne pour cause de pollution Kleenex-latex , les lacs du bois sentent bon la clientèle proprette Neuilly-XVIe et pour le moment restent hélas privés de leurs barques. Les romantiques devront attendre, les galériens de la love story jubilent .
Le Pavillon des Indes Anglaises, vestige de l’expo coloniale de 1878 à Courbevoie.
Après l’effervescence des WE, les pigeons guettent les miettes du randonneur !
Quelques fourgonnettes garées notamment près du centre sportif Largadère ultra privé rappellent que le business de ces dames continue malgré la pandémie ! Je décide de remonter par Neuilly avant de reprendre les quais vers Courbevoie. Il est plus de 14h , la plupart des commerces autorisés sont désormais ouverts, le soleil ne se cache plus, j ‘évite les boulangeries locales et finis ce parcours les jambes en plomb. L’ App Mapy.cz affiche 21.5 km , une moyenne de 5,1 km heure. La Covid semble ne pas avoir laissé trop de traces.. je m’en sors plutôt bien. Paris, vidé, covidé attend d’être à nouveau un Paris libéré.
Il suffit simplement de renseigner votre lieu de résidence dans la case de recherche et cocher la case 10km . (à gauche) . Pour la petite histoire , il s’agit de la distance Isochrone (à vol d’oiseau) contrairement à l’Isodistance qui implique les chemins empruntés.
Mon terrain de jeu de 10km autour de chez moi à Bois-Colombes 92
Un parisien pure souche vivant au centre de la capitale aura le droit à des balades aux Bois de Boulogne et Vincennes mais sera un peu court pour se rendre en forêt de Fausses Reposes, Ville d’Avray. En attendant des jours meilleurs, je vous suggère de réaliser le tour de Paris par le GR75 long d’environ 55 km)
GR75 , 60 km pour découvrir la capitale par le contour. Voies vertes, parcs peu connus, impasses secrètes..
Depuis quelques temps on voit fleurir l’ accessoire sur les sentiers, il parait même que certains alpinistes l’utilisent sur les hauts sommets . Derrière ses allures fashion, le parapluie présente de nombreuses qualités ..et quelques inconvénients !
Genéviève a opté pour un modèle fleuri et ventilé au look très printanier !
Un accessoire à utiliser avec prudence sur terrain glissant
Utilisation du parapluie …au sec les mecs (et les girls aussi )
Après tout c’est ce qu’on lui demande, protéger le randonneur des intempéries en lui évitant notamment d’enfiler la fameuse cape de pluie . Le pancho de papa a certes fait des progrès en terme de fabrication mais il présente des inconvénients majeurs : prise au vent, esthétique affligeante, perte de la vision des pieds etc.. Vous l’avez tous compris, j ‘en ai horreur . A défaut de cape, le randonneur peut aussi s’engoncer dans des vestes et pantalons imperméables plus ou moins respirant. (Je traiterais dans un dossier spécial des vêtements dotés de la technologie Gore Tex). L’utilisation un parapluie en rando n’est pas pour autant la panacée anti-pluie et implique des choix rigoureux .
Le système mains-libres Euroschrim ..
..ou le look étanchéité intégrale ?!
Afin de ne pas de jouer les Marie Poppins, on évitera de l’utiliser par de forts coups de vent . On le choisira de diamètre suffisant pour assurer la protection du sac à dos et du ruissellement arrière . Sachez cependant que sa nouvelle technologie lui permet d’accepter aujourd’hui des contraintes mécaniques jadis insoupçonnables . Les fibres de carbone, et autres matériaux composites lui confèrent rigidité et poids plume. Un bon modèle ne dépasse pas les 300 gr pour un coût de 40 à 80€ .
Sea the summit
Les utilisateurs de bâtons de marche se gaussent évidemment et rétorquent qu’il n’est pas du tout facile de conjuguer l’usage des deux . Faux ! Enfin pas dans toutes les circonstances. Le parapluie de rando peut aussi s’utiliser en mains-libres en le glissant entre la sangle supérieure de tension du sac et la partie dos. A noter que des fabricants proposent aussi des kits de fixation sur la bretelle du sac. Il vous reste bien sur à assumer le look spécial. Les mauvaises langues diront que l’on est pas loin du style clownesque. Par temps d’orage, avec risque de foudre, il vaudra mieux le planquer , tout comme les bâtons d’ailleurs. La fibre de carbone conduit très bien l’électricité.
L’utilisation sous le soleil .. un accessoire plutôt malin
Il faut bien avouer que l’on a pas inventé mieux depuis la nuit des temps et sur toute la planète : rien de tel qu’un parapluie ou une ombrelle pour se protéger des rayons nocifs de l’astre divin . Afin d’éviter de cuir sous l’accessoire, il convient de le choisir d’une couleur claire . Les parapluies modernes de randonnée adoptent des toiles solides (polyester, doublée téflon), imperméables of course mais aussi réfléchissantes, de type argenté par exemple. L’usage d’un parapluie par forte chaleur permet de protéger une large partie de votre anatomie en assurant une bonne ventilation . Toutefois le parapluie ne vous protègera pas du rayonnement par réflexion sur le sol . C ‘est çà, comme à la plage ! La crème solaire s’impose toujours.
A gauche : Zpacks Lotus, la rolls du parapluie de rando . (45$)
A droite : le parapluie-bâton ! Pourquoi pas !
Conclusion : Une formule double usage tout temps à essayer.
Il existe de nombreux modèles techniquement performant. Les randonneuses n’ont aucun complexe à le choisir fleuri . Il n’est pas rare de croiser des randonneurs avec des parapluies siglés totalement inadaptés (Rolland Garos ou Coke, Ricard ..) . J’insisterais encore sur le choix d’un modèle léger et solide, repliable ou non , avec une toile de couleur claire voire voyante, notamment pour se faire repérer au besoin si vous êtes perdu ou dans des zones de chasse.
J’avoue que les balades le long des canaux ne figurent pas trop dans mon top Ten de la rando. Je garde encore en mémoire mon arrivée sur Toulouse sur la voie d’Arles par le Canal du Midi, 3 jours, 60 km de marche nargué par les cyclistes lancés à fond et une overdose de platanes, le tout sur une platitude topographique lassante !
La Seine-et-Marne, un patwork de rivières, étangs et canaux. Parcours de 20 km sans difficulté.
TéléchargezICI la trace de cette randonnée au format .gpx et suivez la sur votre smartphone .
Toutefois, une fenêtre météo engageante m’a convaincu de me joindre ce dimanche-là aux marcheurs d’Amigo Rando, notre nouvelle asso en création, sur le canal de l’Ourcq (77). Comme toute balade en Ile-de-France de gare à gare, celle-ci se mérite, c est à dire obligation de prendre un ou plusieurs trains pour rejoindre le point de départ au confins de la Seine-et-Marne, à Lizy-sur-Ourcq. Afin d’agrémenter l’itinéraire Christian B. , guide estampillé Pro Navigo , a toutefois pris soin de suivre le GR11 par des passages en forêt variés afin de rejoindre Trilport. Il suffit parfois de peu de chose pour faire d’un itinéraire banal, une jolie randonnée .
Départ de Lizy-Sur-Ourcq par le GR11
Ce jour-là c’est au soleil rasant d’hiver que l’on doit sa réussite, une véritable débauche de couleurs. Rien n’y manque. Les rives du canal serpentent entre des murs recouverts d’une mousse d’un vert éclatant, les sentiers s’enfoncent au milieu de bosquets de jeunes chênes dépouillés filtrant la douce lumière. Sur des kilomètres les peupliers le long de la voie d’eau se dressent comme des pinceaux vers un ciel plombé de nuages menaçant.
Un canal de 130 km, ancienne voie navigable creusée entre 1805 et 1825 .
Tout au long de la journée les giboulées de mars guettent le randonneur . Parfois un nuage noir saturé lâche son rideau de pluie . Les randonneurs avisés assurent à la hâte l’étanchéité en sortant capes et sur-sacs bariolés. Mais les rafales de printemps s’estompent aussi vite qu’elles sont venues et l’ondée ne laisse sur les berges du canal que quelques flaques. Les heures défilent vite depuis Lizy-sur-Ourcq , déjà dix kilomètres s’affichent au podomètre.
L’émergence du printemps au milieu de l’hiver
Quand la nature reprend ses droits, nul obstacle ne peut l’arrêter !
12h30, les métabolismes s’affolent , le temps de la pause-repas sonne dans tous les estomacs. Le canal de l’Ourcq n’est pas le plus propice aux pique-niques d’hiver, rares sont les espaces aménagés. Alors il a fallut se contenter d’une minuscule clairière abritée du vent dont les ronces et les orties n’ont en rien affecter les appétits. Il en faut beaucoup pour bousculer le caractère fondamental, que dis-je l ‘ADN d’Amigo Rando : le déj ! Vu le décor et les obligations horaires, personne ne souhaita s’éterniser davantage.
Les bords de Marne.
Nous avons donc quitté le canal historique sans regret pour parcourir les derniers kilomètres en forêt vers Trilport. Le parcours de cette randonnée plutôt » take it Lizy » offre aussi quelques flirts ici et là avec la Marne, une sortie plus décontraction contemplative qu’effort sportif !
Transport : Départ Gare de l’Est vers Château-Thierry – Changement à Meaux pour Lizy-sur-Ourcq – Retour Trilport – Gare de l’Est . Pass Navigo ou Mobilis journée 5 zones
La Ferté-Alais endormie accueille à la gare les randonneurs matinaux d’Amigo Rando pour une boucle de 20 km. C’est encore l’hiver et pourtant la nature affiche ce dimanche les premiers signes de son éveil. Les grandes plaines agricoles de l’Essonne se couvrent d’un fin duvet d’un vert prometteur, un ton annonciateur du printemps tout proche. Le GR11 serpente ainsi dans ces champs infinis, entre les bosquets clairsemés qui laissent apparaitre les troncs abattus par les coups de vent de cet hiver et dont la mousse éclatante tranche avec la grisaille des branchages.
téléchargez la trace de cette randonnée ICI au format .gpx
Passage de l’Essonne à la Ferté-Alais
Dans les plaines du 9-1 …
La Covid a divisé l’équipe en deux groupes de 10..12 , leur distanciation s’étale sur ces grands espaces encore vierges de cultures ou seules les betteraves pointent déjà leurs fannes . Le vent glacial des semaines précédentes s’est calmé et le soleil de mars réchauffe les coeurs et dépouillent au fil des kilomètres les randonneurs de leurs polaires ou autres doudounes. A mi-parcours, les deux groupes se retrouvent pour le pique-nique. C ‘est l’heure des retrouvailles de ripaille, des discussions joyeuses et bruyantes, une heure de halte où le niveau des décibels et des verres s’affole. In Vino veritas , lorsqu’il trouble la sieste des partisans du silence. Distanciation imposée ou socialisation volontaire des randonneurs, ou mettre le curseur entre le bavardage incessant des uns et la quête de repos des autres ? Telle est la problématique de la randonnée en groupe, un sujet sur lequel je me suis penché lors d’un précédent post (lire l’article) .
L’hiver a remodelé le décor.
Ma cabane au bout du monde..francilien.
Etendus sur un tapis moelleux en plein soleil ou regroupés dans l’ombre d’une haie, les randonneurs d’Amigo Rando savourèrent chacun à leur manière cette pause bénéfique avant de repartir sur la boucle du parcours. Mesures de couvre-feu obligent, la longueur des randos a été revu à la baisse afin de quitter les bois et l’espace publique avant 18h, une heure pourtant si douce ou le soleil descend sur l’horizon, lorsque la lumière me donne envie de prolonger la journée pour fixer en photo ces couleurs magiques. Quelques soient les randonnées, le marcheur au long cours, arpenteur de GR ressent vite la proximité de la ville, celle du dernier kilomètre.
Fini l’isolement, la solitude relative, les promeneurs de fin de journée échappés du déjeuner dominical parfois interminable s’offrent une balade digestive ou un moment d’évasion. Le sentier de randonnée accueille alors les vélos à roulettes des petits cyclistes casqués, des parents avec poussette. A quoi rêve ce jeune papa trop occupé par sa progéniture en regardant notre groupe rigolarde ? De liberté ? Et puis ce couple de personnes âgées dont le pas est devenu hésitant et qui ne s’aventure plus désormais qu’à quelques centaines de mètres de son domicile ou de leur voiture garée à la lisière du bois, repense-t-il soudain à ses chemins de Compostelle de jadis ?
Flower power pour Serge et révolution chez Patrick !!
Chacune de ces sorties en Ile-de-France, cette vingtaine de kilomètres est comme un cadeau arraché au confinement, au destin parfois douloureux , aux années qui défilent. Notre sortie de la Ferté-Alais s’achève à cette même gare. La charmante ville ne semble pas plus éveillée qu’à notre départ, seul le quai s’encombre des voyageurs de retour vers Paris. Look de montagnards au sac à dos fleuri de jonquilles, les marcheurs d’Amigo Rando se mêlent sans complexe à la masse des banlieusards indifférents. Ereintés, certains comatent dans leur coin, d’autres poursuivent une discussion entamée parfois depuis vingt kilomètre avec un interlocuteur bienveillant, très très patient ! Ces retours de randonnées me semblent parfois brutaux, sans transition . Combien d’entre nous se repassent le film de la journée et prolongent ensemble la beauté inspirée par les images du jour ?? Hum…Bibliothèque François Mitterand , tout le monde descend, choc frontal avec le monde urbain. Les plaines de l’Essonne sont déjà loin mais les semaines à venir pleines de promesses.
Dans les plaines de l’Essonne, la solitude en rêve du lonesome trekker …
Un peu de technique pour finir ??
Dans un récent article je traitais des fonds de cartes proposés par les développeurs sur certaines App . Voici les deux traces que j’ai enregistrées : sur Iphigénie et sur Mapy.Cz . On constate quelques différences notamment sur le rendu , la distance parcourue. Mapy.cz est totalement gratuit mais ne permet pas d’exporter la trace au format .gpx sur les Iphones (seulement sous Androïd), donc de la partager.
Mapy.cz (Open Street Map)
Iphigénie (Géoportail )
Même GPS, même trace mais les données topologiques de Mapy.cz et Iphigénie donnent des rendus et chiffres particuliers.
Production Amigo Rando – Guidée par Geneviève H – Assistée de Christian B. Merci à Maryvonne pour les photos d’appoint. Contact : amigorando.idf@gmail.com
Depuis quelques mois je vois de nombreux randonneurs sortir leur smartphone pour se situer lors de nos balades en groupe. Je ne peux que me réjouir de cette curiosité en déplorant cependant une sacrée méconnaissance de la cartographie relative à notre activité .
Avant la prolifération des App de randos, la carte papier IGN au 1:25.000e (1 cm sur la carte = 250 m sur le terrain) était l’outil indispensable à l’orientation et au tracé des itinéraires . Fort heureusement, elle le reste encore en offrant une fois dépliée une vision globale d’une zone à découvrir avec un maximum d’informations. A condition de savoir la lire et de s’y orienter avec l’autre outil : la boussole !
Désormais les App fleurissent sur les écrans, le GPS ou Galiléo donnent en un coup d’oeil la position du randonneur et lui offrent de nombreuses fonctions supplémentaires notamment la possibilité de charger, suivre ou sauvegarder une trace au format .gpx . Il y un bémol à cette enthousiasme : encore faut-il disposer du bon fond de carte.
Qu’est ce qu’un bon fond de carte pour le randonneur ??
Il faut d’abord disposer d’un document numérique capable de visualiser les chemins AVEC PRECISION (sentiers ordinaires, GR, PR balisés, route de Compostelle..etc..) , les courbes de niveau , les points remarquables pouvant servir de repère (église, château d’eau, voie de chemin de fer..) Cette précision et ce détail doivent être équivalents à ceux des cartes au 1:25000e papier. Encore faut que le développeur de l’App s’y soit intéressé ou que le randonneur sache correctement paramétrer son App entre usage à pied, en vélo, en bagnole , usage urbain ou outdoor.
Actuellement et pour la France, les App de randonnée utilisent deux fonds de carte principaux . Le plus puissant, le plus complet reste sans égal Géoportail(IGN) , payant , mis à jour régulièrement. Les App comme VisoRando, Iphigénie, IGNRando ou Sity trail l’ont adopté. Le rendu topographique, la lisibilité varient d’une App à l’autre.
Un dosage de 21 km, tempo de 4,3 km/h , UV modérés, ventilation Nord , le cocktail très efficace !
Depuis des mois, nous cherchions tous la formule magique capable de nettoyer le décors et chasser la grisaille de l’ambiance covid qui nous encrassaient le moral . La toute nouvelle asso en création, Amigo Rando a trouvé le le week end dernier le produit miracle : St Mard ! Soleil, brise fraîche, verdure naissante, grâce à ces agents actifs, l’itinéraire menant jusqu’à la gare de Meaux a prouvé une réelle efficacité en redonnant des couleurs au moral des 23 randonneurs parisiens. Ce composé garanti totalement bio s’appuie sur la base solide du GR1, ce parcours historique qui fait le tour de l’Ile de France sur 541 km et dont le sommet de 216 m permet une oxygénation maximale des neurones les plus confinés !
Le cocktail décapant St Mard- Meaux élaboré à doses égales forêts et plaines agricoles a été ajusté pour éviter toute saturation habituelle en randonnée, c’est à dire l’overdose de kilomètres, avec une distance optimale de 21 km. Ajoutons que l’excellent guide (moi-même !) a su trouver le juste équilibre du mode opératoire avec un rythme certes un peu soutenu de 4,3 km/h ! Pour l’occasion, de nouveaux-venus ont pu tester le produit et le caractère unique de l’organisation Amigo Rando : tempo et apéro ! Rappelons que la formule n’est pas sans danger en créant chez certains une véritable addiction. Les organisateurs étudient déjà un vaccin, une randonnée calmante de 25 à 30 km !
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpxICI
Dès les beaux jours le petit port d’Honfleur est soumis aux déferlantes touristiques venues de toute la Normandie et de la région parisienne. Un flot de badauds erre dans les ruelles étroites de galerie en galerie, d’une épicerie à l’autre et les parkings sont pris d’assaut. En période de couvre-feu, des files d’attente s’allongent devant les marchands de gaufres et les quais prennent des airs de cantine à ciel ouvert !
Dès les premières heures la vague touristique déferle sur Honfleur qui devient hélas infréquentable. Partez sur les chemins !
Bref c’est le moment de partir prendre le large en randonnée depuis le centre -ville et surtout laisser sa voiture bien garée, les places sont chères. La plupart des itinéraires en boucle proposés par l’office de Tourisme ne dépassent pas les 2, 3 heures de marche, il vous faudra alors composer un parcours sur-mesure à l’aide la carte IGN au 1:25.000e N° 1711 OT ou une APP (Iphigénie, VisoRando, IGnRando, SityTrail, Mapy.cz ..)
Boucle par la plage et le bois du Breuil (13 km )
Cet itinéraire très facile est un bon cocktail plage-campagne pour se faire une idée du décor local . Il faudra bien sûr contrôler l’heure de la marée basse au départ de cette randonnée. Car vous passerez près de 3 km sur la plage avant de revenir dans les terres par le Chemin de Bretagne et de pénétrer dans le bois du Breuil. Pour le retour vers Honfleur, vous choisirez d’emprunter le Chemin des Bruyères ou la Sente Verte. L’un et l’autre conduisent à la côte de Grâce dont le belvédère vous offre un beau panorama sur la ville avec en arrière plan une vue sur le Pont de Normandie et le Havre.
Des kilomètres de plage s’offrent à vous dès le passage du port. A marée basse, consultez les horaires !!
En fond, l’impressionnant Pont de Normandie
Un parcours de 13 km environ pour retrouver du calme avant de revenir dans une ville charmante mais prise d’assaut dès les beaux jours .
Les possibilités de randonnées à Honfleur, sans reprendre votre voiture, étant assez limitées, voici une seconde boucle très agréable et totalement champêtre, c’est à dire sans passage sur la côte, au départ du centre-ville également. Prenez la direction plein sud vers Equemauville par la petite route du Clos de la Bataille et ensuite le sentier qui mène au Moulineaux. Empruntez alors le GR223 jusqu’au Moulin Chardey. Cet itinéraire passe par le lotissement le Buquet et vous conduit jusqu’au Chemin des Monts . Retour en ville par les ruelles.
Une fois sorti de la ville assiègée, quelques beaux sentiers tranquilles pour des balades apaisantes .
A notez que dans cette région les randonnées passent souvent (un peu trop ) par de petites routes goudronnées faute de véritables sentiers laissés en libre accès dans les propriétés privées. Les amoureux de plus longs itinéraires ne manqueront pas de se lancer sur quelques étapes du Tour du Pays d’Auge en Calvados long de 220 km.