Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle .
Bonne lecture et bonne route .
Contact : richard.kirsch92@gmail.com
Pèlerin addict-multi-récidiviste, je suis reparti avec Sabrina (dans le cadre de l’amitié franco-allemande!) vers Saint- Jacques de Compostelle depuis Lisbonne du 1er avril au 4 mai 2015. Une marche de 650 km sur les redoutables chemins pavés, les routes bitumées, les sentiers perdus dans les forêts d’eucalyptus.Nous avons affronté cette fois les terribles repas locaux, les terribles pieuvres aillées, le surpoids des kilos d’oranges offerts, les gymnases déserts des Bombeiros..etc…
Après une première sur le Camino de Francès l’an dernier (Kirschos goes to Compostelle Saison 1) , ce voyage du Portugal à l’Espagne fut totalement différent. Et voici pourquoi !
Parmi les grandes aventures du siècle comment ne pas aborder .. la mienne !
Comme des milliers de pèlerins depuis le IXe siècle , j’ai eu le plaisir et parfois la douleur de rallier Saint-Jean-Pied-de-Port (64) à Saint-Jacques de Compostelle à pied par le Camino de Francès. Si cette histoire, que dis-je cette odyssée pédestre vous passionne, si vous voulez TOUT connaître de ce premier périple de 800 km sur 34 étapes réalisé en avril 2014 , de cette incroyable épopée narrée sous formes d’anecdotes et quelques conseils avisés, j’ai écrit ce modeste booklet de 10 pages sur cette randonnée vers Saint-Jacques, ce défi vers Santiago !
Pourquoi s’y rendre ? Comment y survivre ? faut-il être un héros ?! Réponses ici ;-))
A partager sans modération avec vos amis .
Le PDF Kirschos Goes To Compostelle est téléchargeable en ligne à cette adresse :
La Seine-et-Marne (77), le plus vaste des départements d’Ile-de-France, offre un terrain de jeu infini pour les randonneurs. Au-delà de la Forêt de Fontainebleau, la Seine, ses affluents, ses étangs et ses autres court-d’eau sont propices à tracer de nouveaux itinéraires en pleine nature à moins de 80 km de Paris. Par ailleurs, le réseau SNCF ou RER permet de rejoindre facilement les gares de départ. Stéphane, guide et animateur chez Sport et Nature nous proposa en novembre d’aller découvrir les multiples facette du Loing et de son canal aux alentours de Morêt. (voir le volet historique ci-dessous). Cette boucle de 27 km débute et se termine à la gare de Veneux-Les-Sablons. La topologie n’offre évidemment aucune difficulté, à part deux trois grimpettes. Rien d’étonnant d’y croiser beaucoup de promeneurs le long des berges du Loing et de son canal parfaitement aménagées et bien entretenues. Cette randonnée tranquille emprunte par endroit le GR11 et GR13B et sillonne entre de nombreux étangs et zones marécageuses. Il fait pique-niquer aux abords des multiples barrages qui régulent cet univers fluvial.
Au début du XVIIIe siècle, le duc d’Orléans demande la réalisation d’un canal le long du Loing. La circulation des bateaux qui, après avoir emprunté le canal de Briare achevé en 1642 ou le canal d’Orléans terminé en 1691, descendent cette rivière affluent de la Seine pour approvisionner Paris et sa région, est gênée par son cours comportant des pertuis dangereux. Louis XV donne son accord au duc d’Orléans en 1719. Un canal reliant le canal de Briare à celui d’Orléans à Buges est d’abord creusé et achevé en 1721. Les travaux sur le canal du Loing, proprement dit, débutent en 1720 : le canal suit le tracé du Loing en empruntant à huit reprises son lit. Les travaux sont réalisés sous la direction de l’ingénieur Jean-Baptiste de Regemortes entre 1719 et 1724.
Une boucle de 20 km depuis la gare de Villaines-sur -OiseUn profil plutôt facile avec quelques bossesDe nombreux plans parsèment cette forêt . Difficile de s’y perdre !
La jolie forêt de Carnelle fait partie des petites perles que compte l’Ile de France en matière de balades et randonnées. Pour vous y rendre, il suffit de prendre le train à la Gare du Nord à Paris, direction de Luzarches. Le parcours proposé débute et se termine à la gare de Villaines-sur-Oise. (Carte Navigo ou tickets Mobilis 5 zones – 16,60€). Cette randonnée assez facile vous fera passer par le village de Saint-Martin du Tertre et le magnifique Château de Franconville , style néo-Renaissance, copie exacte de celui de Maisons-Lafittes. Il abrite aujourd’hui un centre hospitalier de longue durée. Lors de votre passage dans la forêt de Carnelle, quittez le GR1 et faites un détour par l’Allée Couverte La Pierre Turquoise. Ce sanctuaire du néolithique , long dolmen composé de 5 dalles, mesure près de 11 mètres de long. Désormais, sa hauteur ne dépasse pas 1,50m de quoi amuser les enfants en balade. Profitez de la présence des lacs alimentés par le Ru de Presles pour pique-niquer sur les rives accueillantes. Sortis de ce joli bois parfois sillonné par des combes, vous reviendrez dans la plaine. Les cultures alternent ici avec de gros bosquets et se perdent au lointain dans une suite de vallons verdoyants. Cette randonnée de 20 km ne présente pas de dénivelés importants, certains passages peuvent devenir boueux mais rien de bien méchants. Prévoyez l’horaire de votre retour, la fréquence des trains jusqu’à Paris n’est pas très bonne (toutes les heures) .
Téléchargez la trace GPS au format .gpx en cliquant ICI
La signalisation typique des carrefours importants dans les forêts d’Ile-de-FranceLes chemins de randonnées passent ici par les terres agricoles . Attention aux chasseurs les week-ends !
le tour des 3 étangs , un grand classique de Vallée de la Bièvre
La Bièvre, cette minuscule rivière des Yvelines fait toujours son numéro de charme et n’en finit pas d’attirer randonneurs, joggers, VTT et autres promeneurs. C’est ici que Michel, un de mes potes du club avait décidé de me faire passer un petit examen de guide pour l’association Sport et Nature. Pour l’occasion, il nous avait concocté un tour des étangs au départ de la gare de Versailles-Chantier. Ce dimanche matin de novembre, le thermomètre avait un peu perdu la raison et affichait près de 15° ! Résultat, pas moins de 38 randonneurs avaient renoncé à la grasse-mat’ et s’agglutinaient devant la gare pour écouter les instructions habituelles de base d’une rando en groupe. Vu le nombre, la première responsabilité du guide reste avant tout la sécurité . Notamment tous les franchissements de routes demandent une réelle vigilance. La seconde est bien sûr de ne perdre personne en chemin . Vu que le groupe peut s’étirer sur plus de 500 m , un randonneur décroché peut très bien perdre de vue le peloton et paniqué. Soit dit en passant la plupart des randonneurs d’association ne sait pas ou refuse de lire une carte ! Côté parcours, nous avions prévu une longue boucle autour des étangs du Val et de la Geneste. Sport et Nature avait annoncé sur son blog : niveau Facile, peu de dénivelé, d’où l’affluence en ce WE particulièrement chaud. Ma première expérience de guide fut marquée par une erreur classique. En effet, le matin j’avais mené le groupe d’un bon train, voire un train trop rapide. Résultat, une bonne dizaine de randonneurs se sont plaint à la pause de 11h: » on avait dit facile..etc etc.. ». Bref ça râlait un peu dans les rangs et il a fallu lever le pied l’après-midi. Le déjeuner ayant été copieux et bien arrosé, comme d’habitude, le rythme général chuta rapidement.
Quelles leçons retenir ?
Le tracé . il est impératif que le guide parte avec le tracé papier de sa randonnée à base d’un fond de carte au 1:25.000e . Le programme Openrunner permet de le faire assez précisément. Pour ma part j’utilise en appoint le GPS de mon Iphone avec l’App IPHIGENIE. Prévoir un plan B plus court en cas de blessure sérieuse, problème médical divers et mauvaises conditions météo
Au départ : Les randonnées se déroulent de gare à gare. il est important de prévoir un RDV suffisamment en avance ce jour là (20 à 30 mn). Arrivé à destination, tenir un briefing en exposant les règles à suivre. Le guide doit également assoir son autorité avec douceur, humour mais fermeté.
Le rythme, la distance : En général, les randonneurs de ce style de groupe ne s’intéressent pas ou peu à l’itinéraire. ils veulent que le guide respecte le programme annoncé en matière de rythme mais aussi de distance. Trop lent, trop rapide, il est parfois difficile de satisfaire tout le monde . Et pourtant, il arrive souvent que les guides soient face à des erreurs de lecture ou des changements de balisage , de quoi rallonger la rando de quelques kilomètres et susciter le mécontentement. Rien de bien méchant.
Les pauses Avec un groupe de 38 personnes peu homogène, il convient de faire des pauses « techniques » toutes les heures , de compter les participants , de les regrouper assez souvent. Au départ de ces pauses, il vaut mieux regarder autour de soi . Un sac laissé seul sur le sol signifie que son propriétaire est quelque part au petit coin. Et puis il y en aura toujours un qui oubliera ses bâtons. Le mieux est de former des binômes . Chacun surveille chacun. Un guide adjoint peut aussi fermer la marche. Le déjeuner dure de 45 minutes à 60 minutes
La sécurité . Lorsqu’on emprunte une portion de route, faire marcher tout le groupe du même côté assure une meilleure sécurité. Un gilet jaune est souvent conseillé. Certains passages deviennent très boueux les jours de pluie, et les descentes un peu périlleuse ou acrobatique. Le guide se calera sur les randonneurs les plus lents. En période de chasse, le guide tiendra les randonneurs bien regroupés
Le retour : Certaines gares ne sont pas très bien desservies , la fréquence des trains peut dépasser une heure. Le guide veillera donc à prévoir l’arrivée du groupe au bon horaire de train. Il n’est pas agréable d’attendre sur un quai glacial. Certains randonneurs seront ravis de prendre un pot au bistrot , d’autres n’ont qu’une idée : rentrer vite.
Ne vous fiez pas aux apparences, les Yvelines cachent bien leur jeu en matière de randonnée. Je fus en effet totalement surpris par le charme de ce parcours de 25 km au départ de la gare de Coignières. (Prendre le train à la gare Montparnasse pour la rejoindre). L’arrivée dans cette banlieue des Yvelines n’a rien de vraiment engageant mais il suffit de franchir la N10 pour découvrir un tout autre décors en empruntant le GR11. Cet itinéraire remonte vers le nord au travers d’une forêt magnifiée par les couleurs de l’automne. Après le joli village de St Rémy-L’Honoré, cette randonnée traverse Tremblay-Sur-Mauldre et une partie de son golf.
Cette région des Yvelines alterne forêts, plaines et passent par de nombreux étangs.
La boucle se poursuit alors jusqu’à Les Mesnuls par une succession de chemins bordant des petits bois. En cette saison, les randonneurs cohabitent le dimanche avec les chasseurs. Les zones à éviter son clairement balisées, il suffit de bien rester sur son sentier. Le reste du parcours traverse en majorité de la plaine jusqu’à la gare Les Essarts-Le Roi. Cette randonnée ne présente pas de difficultés majeures si ce n’est ses 25 km et quelques dénivelés en sous-bois plutôt gentils. Dans son ensemble, les sentiers restent très praticables même par temps de pluie . Cette randonnée peu connue constitue une alternative intéressante à la Vallée de Chevreuse souvent très fréquentée le week-end.
une boucle de 25 km suivant les méandres de la Marnee GR11 suit en grande partie le fameux Aqueduc de Dhui qui alimente Paris par simple gravité.
Les vendanges sont terminées depuis juin mais les vignes ont gardé leur feuillage ou perce encore un raisin tardif faible en sucre qui hélas ne deviendra jamais du vin ! La Marne serpente entre ces coteaux vallonnés tirés à quatre épingles couverts d’une brume tenace. C’est à la gare de Nanteuil-Saacy que stoppe notre train en provenance de la Gare de L’Est à Paris et débute notre randonnée. Nous avons rendez-vous avec Stéphane, notre guide du jour pour une boucle de 25 km. Cet itinéraire suit en grande partie le GR11. Ce sentier de Grande Randonnée a été ici tracé sur l’aqueduc de la Dhui. Cet ouvrage du Pays de Meaux constitue l’une des alimentations en eau de Paris. Les eaux, captées dans la région de Château-Thierry, sont acheminées par simple gravité jusqu’au réservoir de Ménilmontant. Le circuit comprend 114 kilomètres d’aqueduc et 17 kilomètres de siphon. L’aqueduc est enterré sur la totalité de son parcours et de tels regards permettent de contrôler l’eau et les canalisations. Nous suivrons donc cet aqueduc sous nos pieds durant près de 14 km avant de franchir la Marne à Nogent l’Artaud. Une aire de pique-nique attend promeneurs et randonneurs en contre-bas d’un joli pont métallique. Une fois sur l’autre rive de la Marne, changement de décor. Le sentier escalade le vignoble jusqu’à son sommet. Nous revenons vers l’Ouest en suivant les chemins tracés entre les vignes. Du haut de ces collines, le randonneur jouit d’un panorama superbe sur toute cette vallée verdoyante ou se nichent de petits villages bordés de forêt. Le train s’y faufile comme un jouet miniature. Quelques rares rayons de soleil nous donnent un échantillon de la beauté de cette région viticole les jours d’été. Cette première moitié du parcours fut marquée par des passages un peu pentus et rendus très glissant par les dernières averses. En cette saison, les sentiers regorgent de petits trésors. Les connaisseurs ramasseront des champignons, les promeneurs ont oublié encore de nombreuses châtaignes et parfois des noix . Les pommiers nous tendent les bras. Quoi de plus délicieux que de faire sa cueillette de Royale Gala juteuses. Le retour par les vignobles est l’occasion de faire une halte-dégustation organisée par Stéphane . Le groupe fera donc une pause à Charly-sur-Marne chez le négociant-récolteur Jean Pierre Léguillette. Celui-ci nous expliquera avec passion son métier et les particularités des cépages de la région, notamment le fameux Pinot meunier. Cette dernière partie affiche environ les mêmes dénivelés, on retraverse ensuite la Marne pour reprendre le train ) Nanteuil-Saâcy. La fréquence des trains n’est pas fameuse, mieux vaut calculer si possible son heure de retour ou poireauter sur le quai , vu qu’il n’y a pas de bistrot à proximité.
Un peu de culture œnologique ?
Pinot meunier (cépage noir) : il est appelé meunier tout simplement et pinot meunier en Champagne, son véritable fief au point d’y occuper le tiers du vignoble soit près de 11 000 ha. Il est ainsi le deuxième cépage le plus planté derrière le pinot noir (38 %) et devant le chardonnay (28 %). Dans le seul département de la Marne, il couvre à lui seul 8410 ha soit 37 % des surfaces. A Charly-sur-Marne par exemple, il occupe 80% des 320 ha faisant de cette commune la capitale champenoise du pinot meunier. On pourrait croire que cette position presque dominante lui vaudrait une reconnaissance à la hauteur de ce qu’il apporte au Champagne. A voir ses minuscules grappes, compactes et à très petits grains à la peau épaisse et noire mais à chair incolore, nulle doute ! Il appartient bien (par mutation) à la famille des pinots dont l’instabilité est proverbiale. Il se distingue d’ailleurs du pinot noir par une villosité plus marquée et par ce fin duvet blanchâtre sur la face inférieure des jeunes feuilles (cotonneuses), à l’apparence de farine qui lui vaut son surnom de meunier (même nom évocateur en allemand avec müller).
Les faits : Vers 9 heures 15, ce samedi matin, un jeune homme de 20 ans a reçu
une balle dans le thorax et dans le bras gauche au dessus de Freydières, dans l’Isère. Le tir venait d’un chasseur qui évoluait dans le secteur. Les secours n’ont pas réussi à le ranimer. Ce randonneur marchait sur un sentier très fréquenté au dessus de Freydières, c’est le départ de la montée au lac du Crozet et du refuge de la Pra, un endroit très connu et très fréquenté par les promeneurs. L’ami avec lequel il randonnait, très choqué, a été pris en charge par la cellule psychologique de l’hôpital Nord de Grenoble.Le chasseur, qui était en compagnie de trois autres personnes, est également très choqué, il devrait être interrogé dans la journée par la gendarmerie.Des constatations ont été faites sur place par le médecin légiste et les techniciens de l’identification judiciaire de la gendarmerie pour comprendre la trajectoire de la balle. Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête en flagrance pour homicide involontaire.
La vérité du terrain : je randonne tous les dimanches en rase campagne parfois, combien de fois j’ai eu les pétoches tant les tirs des chasseurs étaient près ? Dès l’ouverture de la chasse, les groupes de rando s’approchent dans les zones de chasse privée traversés par les GR (chemin de Grande Randonnée). La semaine dernière près de Saint-Chéron dans l’Essonne (91), les chasseurs s’étalaient sur des centaines de mètres en battue et ça canardait . Nous ne portons pas de gilet jaune et vu la taille des groupes parfois étirés, un accident comme celui est toujours possible. Cela dit la cohabitation se passe plutôt, ils « cassent » leur fusil lorsque l’on se croise et on se salut. La plupart des zones de chasse sont bien balisées. Des panneaux informent clairement les chasseurs qu’ils se rapprochent des habitations. Enfin, l’activité cesse en principe vers les 13-14h le dimanche . d’habitations. C’est l’heure du gueuleton, alors tout redevient tranquille . ouf.
Les précautions à prendre en périodes de chasse
Evitez de randonner près des zones de chasse identifiées
Informez-vous du calendrier des chasses . Les dates sont assez fluctuantes
Restez sur les chemins balisés . En général, ils ne traversent pas les chasses privées
En plaine , restez groupés, sortez un gilet jaune si vous en avez un .
Faites-vous remarquer bruyamment auprès des chasseurs pour les informer de votre présence (sifflet et lampe torche par exemple)
Dès l’automne la forêt de Fontainebleau se dépouille de ses artifices, elle se livre nue à l’oeil du randonneur ou à son objectif, tantôt voilée de brume, tantôt rayonnante sous le soleil d’hiver , et parfois sous un ciel d’une incroyable pureté.
La nature se met en veilleuse ou fait semblant de dormir. Les fougères encore recouvertes du givre de la nuit scintillent dès les premières lueurs du jour comme des arbustes de Noël que l’on aurait oubliés en janvier. Lent et engourdi par le froid, le marcheur redécouvre les arborescences torturées longtemps cachées dans des manteaux de verdure. Les maîtres des lieux étendent leurs bras aux écorces moussues comme la pieuvre ses tentacules, les troncs effilés font des haies d’honneur à leurs hôtes. Séductrice et sauvage, la forêt de Fontainebleau nous attirent ici sur ses tapis de sable et de feuilles mortes où de traîtres racines sont autant de pièges pour le marcheur-rêveur. Les rochers se sont dispersés dans le décor et laissent la place aux longues allées tracées par l’homme. Les kilomètres défilent au rythme de quatre toutes les heures. Rien ne nous presse vraiment , l’objectif s’attarde sur des mousses, des pierres, d’autres racines qui façonnent le sol , l’imagination vagabonde. Le soleil peine à se lever au-dessus de la cime des arbres, il contrarie les boussoles en désertant sa route vers l’ouest.
Afin de vous imprégner de ces charmes, je vous propose de venir y randonner à la journée sur ces itinéraires testés. Vous trouverez pour chacun eux distance et dénivelés ainsi que la possibilité de charger la trace GPS au format .gpx sur votre smarphone. Vous pourrez ainsi la suivre intégralement pas par pas . Le top du top est d’utiliser l’Application Iphigénie (IGN- 30€/an – toutes les cartes au 1 :25.000e France et Espagne).
Pour afficher les dénivélés, télécharger la trace .gpx et le QR code :
une boucle de 23 km au départ de la gare de St Chéron (91)
Pas de doute, les parisiens sont de retour de vacances ! Les feuilles, les châtaignes se ramassent à la pelle et les groupes de randonnée enflent à vue d’œll sur les sentiers de notre belle région francilienne. Pour cette véritable rentrée, nous sommes donc 35 randonneurs de Sport et Nature à nous agglutiner sur le quai du RER C à la gare d’Austerlitz en direction de Saint-Chéron, une petite bourgade de l’Essonne (91) à 34 km au sud-ouest de Paris. Jérôme, notre guide du jour, nous a concocté une boucle de 23 km à partir de la gare, un parcours alliant des parties connues (histoire de lever le nez de la carte) et des portions totalement nouvelles. Nous sommes dans la Petite Beauce, la forêt de Sermaise, un paysage vallonné , un patchwork de plaines cultivées , de petits bois, de ruisseaux.
Quand l’appel du cèpe est le plus fort !
En ce dimanche matin, le brouillard recouvre la région de Saint-Chéron et les chasseurs sont déjà à l’œuvre. Ca canarde un peu de tous les côtés, de quoi nous stresser gentiment ! Sans plus . Cette randonnée très parisienne ne présente pas de difficultés majeurs. Les quelques dénivelés qui conduisent sur de petits plateaux n’ont rien de méchants . On notera toutefois aux passages très boueux en cas de pluie. Le balisage du GR11 est très clair. En cas de coup de pompe, on peut même reprendre le train à Sermaise en quittant ce GR.
Quelques gentilles bosses pour varier les efforts .Cette région agricoles abrite encore les vestiges de ses richesse passées.Une randonnée pour famille nombreuseLe balisage est tout frais !
QR Code la rando pour suivre le parcours sur votre smartphone avec l’APP IphigénieCarte IGN de la randonnée
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