Vaste de 60.000 ha , le parc Naturel du Vexin offre une infinité de parcours de randonnée. Voici un itinéraire de 25 km environ, une boucle au départ et à l’arrivée de la gare de Vaux-Seine. (Accès depuis la Gare St Lazare -Direction de Mantes-La-Jolie). Ce parcours vous fera découvrir les multiples facettes de cette région en circulant dans les vastes plaines céréalières. Vous découvrirez en chemin le célèbre château de Villette à Condécourt, lieu de tournage de nombreux films d’époque, ainsi que de beaux lavoirs bien restaurés. Ce sera l’occasion de visiter des églises de pur style roman. La première partie de cette randonnée se fait à découvert, mieux vaut donc prévoir chapeau et réserve d’eau conséquente les jours très ensoleillés. La seconde partie emprunte quelques routes et se déroule abritée en sous-bois. Cette randonnée pur Vexin n’offre aucune difficulté technique , elle n’emprunte que de faibles portions des GR 1 et 2, mais davantage de PR (Chemins de petite randonnée) balisés en jaune.
Un parcours de 20 km pour découvrir toutes les facettes de cette forêt du nord de Paris
Savez-vous qu’ il suffit de trente minutes pour se retrouver en pleine forêt au nord de Paris. ? Nul besoin de voiture, un train partant de la Gare du Nord vous dépose à celle de Saint-Leu. (Tarif pass Navigo ou tickets AR 8,90€). Dès le départ le GR serpente dans d’étroites passes au travers la ville, prend de la hauteur pour atteindre rapidement les sentiers. Ne pas se fier aux apparences, ce « grand bois » est très vallonné ce qui en fait aussi un terrain de jeu pour les Vtt . Alors il faut bien partager l’espace ! Empruntez des chemins plus étroits pour être tranquille et faite une large boucle et quelques zigzags pour atteindre les 20 km de votre programme de marcheur. Par temps de pluie, les sentiers deviennent boueux par endroits. Mieux vaut ne pas trop insister notamment dans l’étroite vallée qui partage la forêt suivant un axe Ouest-Est, et prendre un peu d’altitude sur de larges allées plus sablonneuses . Il existe plusieurs aires de pique-niques et des étangs agréables pour la pause du déjeuner. Au terme de votre périple, rejoignez la gare de Taverny pour revenir à la capitale. Vous pouvez varier cet itinéraire en poussant vers l’Est jusqu’à Ecouen et visiter le Musée de la Renaissance . La gare gare permet également de rentrer rapidement sur Paris . Le Val d’Oise est très verdoyant et les plus courageux peuvent même poursuivre vers la forêt de l’Isle Adam ou celle de Carmelle.
une randonnée joliment vallonnéeLe cimetière de Taverny avant de rejoindre la gareDifficile de rater la fontaine de Saint-Leu la forêt !
Alors que la plupart d’entre nous s’offre une grasse matinée le dimanche
ou un footing tranquille à deux pas de chez eux, quelques randonneurs allumés décident de traverser une partie du Vexin version rando turbo. Pourtant rien ne pressait vraiment. La journée s’annonçait particulièrement chaude, les plaines découvertes et arides du Parc Naturel n’engageaient personne à se lancer dans une randonnée faite de larmes et de sueur. C’était sans compter sur le programme concocté notre amie Chantal, la spécialiste du 9-5 sauvage. Notre guide avait en effet convenu d’un rendez-vous à midi tapant chez un brasseur de Théméricourt, une sympathique bourgade située à trois heures de marche de Boissy L’Aillerie, notre gare de départ. Ouch ! Et il a fallu accélérer sur la Chaussée de César et autres sentiers
Et les parigots , Inutile de chercher des prétextes à deux balles pour rester devant la télé le dimanche au lieu d’aller gambader dans la nature . D’ailleurs à bien regarder la carte de la région Ile-de-France, vous êtes cernés ! Bois de Boulogne, bois de Vincennes, forêt de St Germain , Ile Adam, Montmorency, Forêt de Carnelle, Domaine de Meudon, Parc de St Cloud, Ville d’Avray et Fausses Réposes, forêt de Fontainebleau, Vallée de Chevreuse, Parc Naturel du Vexin, Chantilly. Alors oubliez la bagnole, dégainez vite le pass Navigo , étarquez les pompes de rando pour découvrir ce formidable terrain de jeu. Séquence oxygénation sur fond d’exotisme parisien, voici une sélection de bons itinéraires testés et certifiés .
Anita 1ere et ses demoiselles d’honneur de Sport et Nature présentent la nouvelle collection de bonnets.
N’essayez pas de comprendre pourquoi les parigots randonnent en été sous le cagnard ou en hiver sous la flotte, et ce dans un univers limité aux 5 zones du pass Navigo SNCF ! Moi, j’ai renoncé. Depuis déjà quelques semaines, les crues ont transformé le bassin parisien en une éponge mal essorée. Les randonneurs ne sont pas loin de troquer les bâtons contre des pagaies ! Toutes notions de vitesse, de moyenne sont à oublier . Les sentiers défoncés par les ornières des engins forestiers ou agricoles débordent par endroit et l’eau ruisselle dans la moindre côte entre les cailloux. L’adhérence relève plus du patinage artistique que de la marche. Ce dimanche là seule une poignée de stakhanovistes pouvaient se rendre dans l’Oise alors que les conditions météo ne s’annonçaient guère meilleures dans cette région. A la sortie de la gare de Fosses (95), à peine arrivé dans la première plaine, le vent du Nord glacial me cueillit à froid. Tympan gelé, douleur aiguë , oreille cassante comme du verre, j’enfonçais d’urgence le bonnet, je relevais capuches de la doudoune et veste Arc Térix et le tour du coup en polaire jusqu’aux yeux. Le menu local s’annonçait 100% hivernal et le plat du jour était servi dès 9h30. Chantal, notre guide du jour, piqua plein ouest vers Luzarches pour débuter une boucle de 25 km à cheval sur l’Oise et le Val d’Oise. (la boucle ..à cheval, pas nous ! ). Nelly la stagiaire-guide lui emboitait le pas.
Pique-nique express au lavoir.
Val d’Oise ou Oise, comme tu veux tu choises
Arrivée héroïque du groupe au calvaire , 200 m , sans oxygène.
Afin de positiver, Chantal évoqua la chance de pouvoir tester l’étanchéité du matériel et nous gratifia dans le RER D d’une touche culturelle relative au passé de Fosses : une ville de potiers, des artisans qui creusaient … des fosses pour en extraire l’argile. De ce côté là, tout le monde allaient être gâté. Le matériau gluant à souhait nous colla gravement les baskettes durant des lieues. Par chance, le ciel ne nous tomba pas sur la tête malgré la menace de quelques giboulées neigeuses . Après une douzaine de kilomètres, on arriva comme prévu (glaiseux mais heureux) au lavoir qui nous servirait d’abri pour le pique-nique. La fatigue et le froid tiraient sur les organismes, la reine Anita 1 ère victime d’un coup d’hypotension fut remise sur pied à coup de dattes et boissons chaudes. Béatrice arrosa le groupe au rhum arrangé, Vincent, militant engagé et rebelle réussit à nous épargner durant douze secondes son flux verbal politico-social passionné, sur Aubenas-centre-du-monde , le tout sur fond de concubinage à géométrie
variable avec une mystérieuse Anne-Marie. Bravo ! Le vent polaire tourbillonnant en fait sous le lavoir , je pris même mon dessert avec les gants, le déjeuner ne dura pas plus de 35 minutes, il fallut décampé avant la congélation. On n’y croyait pas mais un rayon de soleil miraculeux perça soudain les nuages en éclairant le paysage d’une lumière quasi divine. Un petit bonheur furtif mais sublime. Puis une moitié du groupe s’enfonça dans les bois pour aller découvrir la
un parcours de 25 km très exposé.
curiosité locale, un vrai menhir en vraie pierre même si Eric le qualifia avec un certain mépris de « mur d »escalade pour nain » , une réflexion qui irrita terriblement Chantal , qui jura que cette rando serait la dernière qu’elle organiserait etc..Personne ne l’a crue et les touristes rejoignirent l’autre moitié du groupe qui bronzait sur le sentier de retour vers Fosses. Cet itinéraire intéressant, où les champs de betteraves fourragères alternent avec les bosquets boisés et quelques châteaux , mérite d’être refait au printemps dans les conditions disons.. plus clémentes . Allez qu’importe, l’important était de sortir ce jour-là de la capitale plongée dans la grisaille. Alors comme le répète Anita, prof d’anglais en banlieue chic : « oublie l’hiver, va marcher toi aussi et kiffe ta life ! »
un parcours de 16 km pour découvrir cette jolie forêt située au Nord de Paris
Une des fontaines de la forêt de Montmorency
La forêt de Montmorency fait partie des terrains de jeu favoris des parisiens en balade. Marcheurs et vtt se partagent les nombreux chemins qui sillonnent cet espace très vallonné malgré les apparences. Ce relief intéressant fait aussi le bonheur de bien des adeptes du trail en quête de sensations et d’effort . On peut accèder par exemple à cette forêt par la gare de St Leu depuis la gare du Nord à Paris. Un GR serpente dans la ville avant de s’élever vers le plateau boisé. Le fameux GR1 traverse ici la forêt du Nord au sud et le PR la « Ceinture Verte d’Ile-de France » , d’Ouest en Est. Si vous quittez les grandes allées et ses nombreux promeneurs pour emprunter au hasard des petits chemins, les plus chanceux et les plus discrets pourront même y rencontrer des biches. Il y encore quelques années un de mes amis chassait ici à l’arc. Côté curiosités, vous trouverez des maisons forestières, d’anciennes fortifications , quelques fontaines et pièces d’eaux. Chênes, hêtres, bouleaux et divers pins forment un décor dense où il fait bon se perdre. La carte IGN 2313OT ou un GPS peuvent se révéler utiles dans cette profusion d’allées. Il faut compter près de 18 km de marche si vous décidez d’aller visiter le Musée de la Renaissance niché dans la petite forêt d’Ecouen-Ezanville. La Gare est juste en lisière, les trains vers Paris y passent toutes les demi-heures en moyenne. (Zone 3-4). Bonne balade !
La carte au 1:25.000e pour éviter de tourner en rond !
Aménagé autour du château de la Chasse, ce circuit pédestre de 2,5 km propose 11 stations dédiées à l’histoire locale ainsi qu’à des thèmes de réflexion philosophique (l’homme et le cosmos, l’homme et la nature…).
« De l’Isle Adam à Luzarches, 32 km à allure soutenue guidée par Stéphane« . Je compris immédiatement que la randonnée proposée par Sport et Nature ce jour-là réunissait tous les ingrédients pour repousser nos limites habituelles, sachant qu’au-delà de 30 km et à 4,5 km/h en continu la fin de parcours se ferait dans la douleur. Et puis c’était Stéphane. La réputation de cet accompagnateur radical n’est plus à faire. Ce mec sympa a rayé depuis longtemps les termes compassion et diminution de parcours de son vocabulaire de meneur. Seul compte le respect du programme annoncé. Mou du genoux s’abstenir ! Quelques mois auparavant des randonneurs de l’association avaient pu vérifier cette réputation lors d’un retour vers Paris plutôt rock ‘n roll. Ça débuta par une course contre la montre durant les trois derniers kilomètres pour attraper un train, suivie d’une montée acrobatique dans une mauvaise rame. Épuisement collectif, la journée déjà éprouvante se solda par un retour vers les 22 heures ! Record battu .
Vu la distance non négociable, le rythme imposé et malgré une météo plus que clémente, seulement quatorze randonneurs répondirent présent au rendez-vous de la Gare du Nord. Treize filles, le guide et votre serviteur. Dès le départ de la gare de l’Isle Adam-Parmain, mes craintes se confirmaient, d’autant que le groupe de tueuses mené par Stéphane partit à fond le long de l’Oise. Comment allais-je pouvoir tenir la cadence infernale sur 32 km derrière cette meute gonflée à bloc ? Stéphanie dans mes pas, une baroudeuse de l’asso qui connaissait la musique pour avoir fait les 40 km du Mont Saint-Michel avec lui, je laissais filer et pris le temps du warm up habituel. (Il me faut bien 6 à 8 km pour atteindre ma vitesse de croisière.) Nous n’étions pas les seuls à trainasser en queue de peloton. Dès le briefing j’avais remarqué Émilie, une nouvelle venue plutôt fluette et chaussée de simples tennis. J’essayais d’écarter mes a priori relatifs à l’équipement douteux de certains randonneurs, mais par expérience je savais qu’elle allait connaître de vrais soucis sur une telle distance. Il fallut pas moins de 16 km et la pause déjeuner au bord d’un étang baigné de soleil pour que le groupe mette enfin un bémol à cette marche rapide. Heureusement ce beau parcours en forêt ne présentait pas de grosses difficultés si ce n’est quelques bosses, histoire de nous rappeler que ce tour de l’Ile-de-France
Un ultime massage au Baume du Tigre pour Emilie avant de reprendre le train à Viarmes
sur le GR1 est loin d’être plat ou monotone. Après une heure de repos, le rhum arrangé de Stéphane, la ronde copieuse des desserts , chacun réalisa qu’il fallait marcher encore la même distance, soit 16 km, donc abandonner ce rythme proche du Nordic walking ! A la reprise, Emilie , les muscles refroidis, comprit dès les premiers pas que la rando en tennis n’était pas le meilleur choix. Je fouillais dans ma pharmacie pour lui offrir de l’Advil et calmer ses contractures jusqu’ à la gare la plus proche et prévenais Stéphane. Le guide m’écouta, étudia la carte, nous étions au milieu de la forêt de Carnelle, la gare de Viarmes semblait la solution la moins pire pour Émilie. Miracle, il consentit à dérouter le groupe ! (On n’en revient toujours pas). Elle tint la distance grâce aux 400 mg d’ibuprofène jusqu’à destination puis une petite randonneuse thaïlandaise sortit de son sac toutes sortes de baumes exotiques , une copine un peu kiné lui administra un ultime massage avant que le groupe l’abandonne en ville avec une autre fille. Mais Stéphane n’ avait pas du tout renoncé à ses principes , 32 km c’est 32 km ! Alors il nous entraîna plein nord jusqu’ à l’ abbaye de Royaumont afin de remplir le contrat. En franchissant la voie ferrée, on regarda s’éloigner la gare de Seugy distante de quelques centaines de mètres. Luzarches était encore si loin, comme la plupart d’entre nous j’aurais bien repris le train ici ou une bière dans un de ces bistrots paumés de grande banlieue plombés par l’ennui. Ni pense même pas pauvre nain me suis-je dit, tu as signé et puis hors de question de perdre la face devant les douze amazones sous perfusion d’adrénaline ou dopées aux amandes ou autresbarres de céréales survitaminées. Après ce changement de parcours et une courte halte sans intérêt à Royaumont, un rien fatigué Stéphane perdit un peu de sa lucidité et son chemin, d’autant que sa portion de carte avait atteint les limites de lecture du tracé. Lors d’un contrôle GPS sur App Iphigénie de mon Iphone, je me mis à douter de son choix vers le sud. Après concertation, il accepta de prendre une route directe vers Luzarches en évitant une rallonge aussi pénible qu’inutile sur une variante du GR1. Il était près de 17h, on avait eu notre dose, plusieurs me demandaient quelle véritable distance affichait le compteur. Coup d’œil sur le podomètre-bracelet et le GPS, nous avions parcouru plus de 34 km ! L’ heure de train jusqu’à la gare du Nord me plongea dans un demi-sommeil, rincé mais content.
Cette belle rando marque la 6e étape du GR1. Il nous reste encore de nombreux dimanches pour boucler les 670 km de ce sentier historique qui encercle Paris. Sachant qu’avec Stéphane, on devra parfois pousser plus loin la machine ! Le prix à payer pour progresser.
Le Parc Naturel du Vexin français constitue un formidable terrain de jeu pour le randonneur parisien, hélas certaines entrées sont moins pratiques d’accès si l’on décide d’utiliser seulement les transports en commun. Ainsi lors de cette randonnée au départ de Magny-en-Vexin, il fallut rejoindre Cergy-Le-Haut par le RER A depuis Paris-La-Défense (Navigo, Mobilis, etc..) puis prendre le Baladobus. Le tarif unique est de 4€. Ce service de car ouvert de mai à septembre propose deux lignes qui desservent les points intéressants de cet immense espace. Le dépliant de Baladobus mentionne également de nombreuses idées de rando entre 2 et 18 km et bien sûr les horaires. L’excursion depuis Cergy ne manque cependant pas d’intérêt. Durant 30 à 40 minutes ce voyage agréable offre aux visiteurs un parfait condensé du Vexin.
Pique-nique ombragé providentiel en ce dimanche caniculaire
Le Vexin agricole dans toute son immensité. Chaud !
La sortie proposée nécessite une journée complète depuis la capitale. Le retour se faisant à Chars (Ligne SNCF de Gisors à Paris St Lazare), et la fréquence des trains n’étant pas fameuse, mieux vaut bien calculer son coup au risque de poireauter au bistrot du village. Pourquoi pas après tout .. ! Cet itinéraire de 22 km ne pose aucune difficulté même si le balisage disparait de temps dans la végétation ou devient incertain en plaine. On emprunte ici plusieurs portions des GR11 et GR 125 et différents PR. Vous traverserez de grandes étendues agricoles. Le décor sera plus agréable au printemps, le parcours très à découvert moins chaud qu’en été pour les marcheurs ..et moins polaire que l’hiver ! Cette randonnée sera une fois encore l’occasion de découvrir le potentiel culturel et historique du Vexin Français entre sites gallo-romains et médiévaux. Les corps de fermes majestueux et souvent remarquablement réhabilités témoignent de la richesse des terres du Val d’Oise, d’hier et d’aujourd’hui. Certains sont désormais exploités en lieux d’évènements grand public ou professionnels.
Ps. Vous ne trouverez pas de points de ravitaillement mais heureusement de l’eau fraîche dans les cimetières. Prévoyez donc un pique-nique en conséquence.
Paris s’est vidé de ses habitants, les touristes ont investi la Capitale soumise aux caprices d’un été alternant épisodes caniculaires et polaires. L’ile de France ouvre ses grandes espaces désertés aux randonneurs parigots. Notre copine Chantale nouvelle guide de Sport et Nature nous invite à découvrir la partie Est du Vexin au départ de la gare de L’Isle-Adam. La locale de St Leu a concocté une boucle de 24 km sur le papier. Nous en ferons 27, mais qu’importe, le parcours en valait la peine. La bonne idée fut de renoncer de commencer cette randonnée par la forêt de l’Isle-Adam, tellement connue, mais de suivre l’Oise sur une longue boucle jusqu’à Champagne (sur Oise , of course ) et de traverser le Bois de la Tour du Lay en suivant notamment le GR1. Ce sentier qui encercle la région parisienne passe ici par Nesles-La-Vallée. Le charmant village nous accueille pour un pique-nique mérité sur la berge d’un canal verdoyant après 13 km menés à un bon rythme. Afin d’éviter un long passage dans la plaine, Chantal a choisi de descendre plein sud par un long goulet de verdure ou s’enchaînent les Bois des Vignes, le Bois des Cocus (!), le Bois le Roi et qui se termine par la Côte de la Thibaude. Ce superbe chemin conduit à Auvers-sur-Oise, une destination beaucoup plus fréquentée ce dimanche. Si la présence de Van Gogh reste omniprésente bien sûr, le château, les terrasses des cafés et le calme des bords de l’Oise en font une idée de balade très accessible depuis Paris et passionnante. Une partie du groupe reprendra le train ici, le reste continuera en franchissant l’affluent de la Seine jusqu’à la gare de Mériel. C’est ici que Jean Gabin a grandi avant de devenir l’immense acteur que l’on connaît. La ville lui a dédié un musée discret non loin du chemin de halage. Cet itinéraire ne présente pas de difficulté si ce n’est ses 27 km. Il permet de découvrir quelques perles du Vexin, un parc naturel classé vaste de 65.000 hectares regroupant 66 communes, une voie romaine sublime ainsi que des vestiges historiques remontant à 2500 ans avant J.C. A parcourir sans modération.
panorama du Vexin
Le musée Jean Gabin à Mériel
Ici vécu Van Gogh à Auvers-sur-Oise
Demeure et restaurant de charme
La mûre toujours la mûre !
Nesle-La-Vallée
Un pollissoir de silex datant de 2500 ans avant JC découvert en 1969.
Il y a des dimanches où une étrange flemme vous cloue au lit et vous fait renoncer à prendre le train et rejoindre votre club de rando. Ce jour-là le soleil a eu cependant le dernier mot et a poussé le randonneur à boucler son sac à la hâte et claquer la porte pour une journée de balade en solo. Depuis le temps que les péniches de Conflans St Honorine me faisaient de l’œil lorsque je passais en RER sur les hauteurs de la ville, il fallait que j’ aille voir ce fleuron de la batellerie de plus près. Je rejoignais la gare de Maisons-Laffitte et commençais mon périple en suivant le GR2 qui longe la Seine. La traversée de Sartrouville, Cormeille-en-Parisi n ‘a rien de folichon entre cimenteries désaffectées et décharges sauvages. Puis soudain le GR2 prend de l’altitude (quelques dizaines de mètres ! ), un sentier étroit et verdoyant me guide vers La Frette. Un circuit thématique entraîne ici le randonneur sur la trace des peintres Impressionnistes dont Pissaro. Il fait dire que le paysage se prête à la rêverie, à un voyage au XIXe siècle , époque des bateaux-lavoirs, des barges en partance pour Rouen ou le Havre . Le fleuve serpente lentement dans son écrin. Au loin les usines du Val d’Oise replongent le visiteur dans le présent. Il faut presque trois heures pour atteindre le Port Saint-Nicolas de Conflans- St Honorine. Avec les années, la petite ville a pris une dimension touristique que j’ignorais. Les quais boueux de jadis ont été réaménagés en promenade où l’on se pause ou se délasse sur des transat de bois. Les péniches d’habitation fleuries bord à bord donnent une merveilleuse impression de quiétude voire de vacance. Les chantiers de naguère ont presque tous disparus, les berges ont ouvert leurs espaces aux restaurants dont les terrasses ombragées font désormais le bonheur des familles en balade ou des amoureux en quête de romantisme. Les affamés d’histoire ne manqueront pas d’aller visiter le Musée de la Batellerie. Je franchis la Seine par la passerelle en contre-bas de l’autoroute de Cergy-Pontoise afin de reprendre mon chemin par la forêt de St Germain Laye lovée dans cette boucle du fleuve. Plat et monotone avec ses allées rectilignes interminables , bois n’est pas vraiment ma tasse de thé. Son seul mérite reste à mes yeux sa proximité de la Capitale. Gps en main je repique vers l’Est pour rejoindre la gare de Maisons-Laffitte en zigzagant de chemin en chemin . Seul un itiniraire pédagogique attirera mon attention. Une signalétique bien faite apprend aux promeneurs curieux à reconnaître les différentes essences qui peuplent la forêt . Le GR2 traverse l’ Ile de France sur 260 km, , la variété de ses sites justifie que l’on y reviennent s’y attarde .
Téléchargez la trace Gps de cette randonnée en cliquant ICI