Plus de 30 itinéraires, près de 800 km de sentiers parcourus pour découvrir l’Ile de France, région parmi les plus boisées et agricoles de l’Hexagone !
MODE D’EMPLOI . cliquez sur la carte . Vous accédez alors au site VisuGPX . Un lien vous permet de télécharger le tracé et les profil et ce au format de votre choix (.gpx, klm .. ). Vous pourrez ensuite transférer ce fichier .gpx sur un GPS et suivre cette randonnée sur le terrain .(Garmin ou une App smartphone . J’utilise personnellement Iphigénie depuis des années). Enfin, Il est aussi possible de visualiser ces itinérairtes simplement ces traces sur l’application en ligne comme Openrunner par exemple. Ce logiciel permet également de modifier ces itinéraires à votre gré ou de les reporter sur des cartes IGN au 1:25.000e papier.
Ces randonnées d’Ile de France ont toutes été réalisées de gare à gare afin de se libérer de la voiture. Elles sont comprises dans le périmètre des 5 zones Navigo SNCF/RATP . Si vous ne l’utilisez pas, le pass Mobilis à la journée est parfois intéressant (17,80€) . Comparez avec le prix des billets aller et retour. Ces parcours sont compris entre 18 et 32 km avec un dénivelé plus ou moins marqué. Leur difficulté dépend donc de ces deux paramètres et des conditions météo. Notez qu’il est souvent possible de les écourter en rejoignant une gare plus proche. Attention à la fréquence des trains ! Ces randonnées se font en pleine nature, prévoyez donc nourriture et eau en conséquence . En cas d’urgence, un seul numéro : le 112 .
Randonnées dans Paris et ses alentours (75)
Randonnées en Seine et Marne (77)
Randonnées dans les Yvelines (78)
Randonnées dans l’Essonne (91) et Hauts de Seine (92)
jolie boucle autour de Dourdan
Randonnées dans le Val d’Oise (95) Parc Naturel du Vexin
Une très belle randonnée de 22km en pleine forêt, avec du dénivelé intéressantTraversée d’un bois à l’ autre à travers les champs .
Dernière débauche de couleurs avant l’hiver, RERC, gare de Dourdan, tout le monde descend ! Les feuilles se ramassent à la pelle en novembre et ce dimanche là une foule de randonneurs vient une nouvelle fois fouler les sentiers d’Ile de France, véritables tapis 100% bio dont le confort est sans égal en automne. Dourdan fait partie de ces points départ agréables, il fait bon y flâner le long des douves du château avant de s’enfoncer au sud-ouest dans la forêt de l’Ouÿe que l’on l’appelait autrefois « forêt de Saint-Arnoult-l’Ouÿe ». Celle-ci est constituée de 2 massifs :au nord celui de Saint-Arnoult et au sud celui de l’Ouÿe. Ce domaine doit son nom à l’abbaye de l’Ouÿe fondée en 1163 par Louis VII dit le Jeune ou le Pieux, pour remercier le ciel de lui avoir permis d’entendre l’appel de ses compagnons un jour où il s’était égaré dans cette forêt. Ce splendide ensemble est aujourd’hui une propriété privée, hélas non accessible au public. Alors le marcheur ne s’y attarde pas et poursuit son périple par des sentes au nom de « Chemin de la Messe » ou « chemin des soupirs » . Chaque route et chaque carrefour vous transporte ainsi dans un passé médiéval et religieux un voyage au temps des seigneurs et de leurs chasses, de la paysannerie et des brigands. L’immersion dans la nature est totale lors des 22 km de ce parcours à peine troublé par le passage de départementale. Des circuits pédagogiques bien documentés viennent agrémentés cette balade qui serpente du GR1 au GR111. De nombreuses essences d’arbres s’y sont développer au fil des siècles et le gibier ne manque pas
Christian prépare une fondue au chocolat en plein pique-nique ! Bientôt le cassoulet en direct.
. Il suffit de prendre le temps de découvrir les richesses de cette flore si généreuse et d’avoir l’ouïe fine pour écouter les derniers chants d’oiseaux avant un plongeon dans l’hiver silencieux !
2′ km – étape du GR1 , « ceinture verte d’Ile)de-France »Arrivée sous le soleil à l’Isle-Adam
Lorsque Stéphane nous a proposé à l’origine de parcourir les 650 km du GR1, le sentier historique de Grande randonnée qui entoure l’Ile de France, il a précisé afin qu’il n’ y ait pas d’équivoque : rythme soutenu ! Afin de compléter la description de cette rando marathon effectuée de gare à gare, j ajouterais : étapes prévues ne descendant que rarement sous les 25 km ! Cette 7 e portion de ce GR1 appelé parfois sur certaines « Ceinture verte d’Ile de France », a débuté à Pontoise dans des conditions idéales pour regarder la télé, c’est à dire de sous de fortes rafales accompagnées de pluie. Résultat , vu la météo et la distance annoncée de 24 km , nous n’ étions qu’une quinzaine au pour marcher jusqu’à l’Isle-Adam-Parmain. Couleurs d’automne magnifiques, ciel plombé de 50 nuances de gris filtrant les rayons, tapis de feuilles multicolore, personne ne regrettait d’avoir quitter sa couette. Ce beau parcours en sous bois présentait au moins l’ avantage de nous faire évoluer à l’abri, certes entre les quelques passages en plaine plutôt turbulents. Le plus gros du coup de vent était en fait passé dans la nuit et avait laissé des traces. De nombreux arbres brisés jonchaient le chemin çà et là et avaient emporté par endroit lignes téléphoniques ou des clôtures. Cependant ni la boue ni le vent n’avaient provoqué la moindre baisse de régime chez les meneuses du groupe. Au bout de 14 km menés au taquet, Stéphane consentit après quelques rapides et rares pauses techniques un pique-nique au milieu de nulle part. Faute de véritable toit mais sous un brin de soleil miraculeux, le groupe squatta une haie en lisière d’un champ accueillant. C’est beau le Vexin à l’ombre des betteraves en feuilles . L’affaire fut pliée en une demi-heure avant l’arrivée d’une nouvelle vague de grains, bref juste le temps de reprendre des forces, déguster le rhum arrangé de Stéphane et le gâteau au chocolat de Chantal, unique dessert de cette rando en terrain lourd . Ni le carburant à 40°, ni
Passage à Nesles-la-vallée
le déjeuner rapide n’affectèrent la cadence des meneuses. La remontée vers Nesles-La-Vallée se fit au même rythme « soutenu + » reconnu enfin Stéphane. A peine deux heures plus tard, le vent avait nettoyé le ciel, nous arrivions à L’Isle-Adam, fourbus, crottés, humides mais ravis de cette fin d’après-midi radieuse. C’était l’heure des comptes, nous avions avalé les 24 km en 5 heures. Programme respecté !
Une très belle balade pour découvrir le double visage de la presqu’Ile de Rhuysla tranquillité du petit port de la pointe de Kermer
Bienvenue sur la Presqu’ile de Rhuys et profitez de deux mers pour le prix d’une ! D’un côté le Golfe du Morbihan et de l’autre l’océan, que rêver de mieux pour marcher à nouveau une vingtaine de kilomètres sur le GR34, ce chemin que je grignote depuis quelques années avec le même appétit. Cette belle promenade assez facile débute au port du Crouesty. Le bus n° 24 (partant de Vannes) peut vous y conduire en quelques minutes si vous loger à Sarzeau ou ses environs (nous sommes partis du Rohaliguen). Le GR34 passe d’abord par le très/trop clean Port Navalo, lieu d’embarquement vers les îles d’Houat, Hoedic, le port de Locmariaquer et les mini-croisières dans le Golfe en saison. Puis en s’éloignant l’itinéraire redevient plus sauvage, de quoi oublier l’urbanisation forcenée. Il vous fera découvrir alors les divers aspects des réserves naturelles qui abritent de nombreuses espèces d’oiseaux, résidents ou migrateurs venant de Scandinavie. Dans un calme absolu, le marcheur chemine souvent sur le tapis d’aiguilles des pins géants, au gré des petites criques sur un sentier sinueux parfaitement balisé et bien entretenu. Il fait bon y pique-niquer ou s’arrêter dans un petit port pour y déguster une douzaine d’huitres providentielle d’une fraicheur divine arrosée d’un verre de blanc. Le paysage change au rythme des marées et des coups de vent. Cette mer intérieure bouillonne par endroit sous la puissance du flux qui l’envahit. C’est un des rares endroits du littoral où les bateaux peuvent naviguer jusqu’à 10 nds pour vaincre la force des courants. La Presqu’Ile de Rhuys, terre des Ducs de Bretagne, abrite également quelques châteaux bien restaurés qui raviront toute la famille en balade et de bonnes biscuiteries pour les plus gourmands. Après l’effort, profitez en été des plages de l’océan. Le micro-climat du Morbihan est bien réel ! Cette portion du GR34 fait partie du Tour du Golfe, un parcours de 360 km qu’un bon randonneur peut effectuer en une semaine ou dix jours s’il souhaite visiter l’Ile Aux Moines de plus en plus chic et celle d’Arz.
C’est l’histoire d’un beau dimanche d’automne, un de ces jours divins où l’été allait jouer les prolongations et pousserait les franciliens les plus flemmards à profiter de la nature et regarder le soleil embraser le décor. Bref un jour de rêve pour randonneur puisque le mercure allait même grimper ce jour-là jusqu’à 24 °C ! C’était prévisible, pas moins 54 membres de notre association s’agglutinèrent dans le hall de la gare de L’Est avec le programme initial de parcourir 20 km idylliques sur les coteaux de la Marne. Un beau dimanche certes, où la SNCF décida sans prévenir de supprimer le train desservant la gare de Nanteuil Saacy, une gare de banlieue anodine, banale mais hélas gare du point de départ de la rando. Aucun train avant une heure, entrain brisé net, il fallut renoncer à rejoindre la station puis de concevoir un plan B. Michel, notre malheureux et guide maudit en charge de cette meute de marcheurs affamés de sentiers opta pour aller à Meau et longer peinard le canal vers Lagny. Un beau dimanche en perspective et une promenade tranquille quoi ! Une balade même plus courte que prévue , un itinéraire facile, sans stress ni contrainte. Il suffirait juste de cheminer sur les berges rectilignes où 54 marcheurs dociles et joyeux contempleraient les cygnes et les roseaux. Arrivé à Meaux, il fallut néanmoins expliquer, réexpliquer le nouvel itinéraire. Et convaincre cette troupe rêvant de vignes verdoyantes et de dénivelés qu’elle ne perdrait pas au change en troquant des coteaux contre un canal. Facile .. hum..
Echange coteaux contre canaux. Ça vous va ?!!
Meaux, morne plaine..
Meaux, sa gare , au loin sa cathédrale magnifique , son maire célèbre au nom de Coppé.. Cette jolie ville est traversée par la Marne d’où part le canal depuis Vitry-Le-François. A gauche des ponts, à droite des ponts, des GR qui suivent les rives s’étirant dans plusieurs directions. L’endroit idéal pour se planter dès le départ d’une randonnée ! Le bons sens nécessitait peut être de sortir une boussole et partir au sud-ouest et non de suivre un balisage incertain vers l’Est lointain le long d’une berge verte et attirante ? Il n’en fut rien, résultat le groupe de 54 marcheurs remonta la Marne au lieu de la descendre et rata le canal ! Ce n’est qu’à Nanteuil-les-Meaux qu’on réalisa avec effroi que Lagny était à l’opposé. Une erreur de navigation peut toujours se produire. il suffit soit de revenir sur ses pas , soit de remettre le cap dans la bonne direction pour reprendre le GR dans le bon sens. Mais en ce magnifique dimanche d’automne, on piqua plein ouest dans l’inconnu avec l’espoir de rejoindre ce foutu canal. Perplexe, je déchiffrais une nouvelle fois la carte du coin sur l’App Iphigénie et constatait qu’une départementale 4 voies allait se présenter devant nous, et ce sans aucun pont ni sous-terrain, genre ligne Maginot du randonneur. Après une errance en zig zag dans une vague ZAC, des signes de forte mauvaise humeur s’élevèrent de la meute lorsqu’elle butta sur les rails de la départementale. Il fallait contourner l’obstacle, soit en revenant à droite chercher un rond-point vers Meaux, soit descendre au sud attraper une lointaine passerelle. On choisit cette option sans conviction en longeant la 4 voies sur plus d’un kilomètre.
Et Google Maps prit subitement le pouvoir
Petit moral mais grosse fatigue au pique-nique !! 54 , record battu !!
54 marcheurs en file indienne, ça donne envie de se mettre à la rando! Après le coup de la ZAC, certains étaient presque au bord de la rupture et manifestaient leur ras le bol et le désir de rejoindre la gare la plus proche. Une fois la départementale enjambée, aie..je réalisais avec stupeur qu’aucun chemin ne permettait de rejoindre le canal de Meaux ! Un champ immense nous séparait d’une petite forêt qui menait vers Mareuil et sa gare providentielle pour certains. L’inquiétude monta d’un cran. Le randonneur du dimanche sans chemins balisés c’est un peu comme une loco hors des rails. A cet instant de doute, une quarantaine d’entre eux préférèrent suivre le guide officiel pour contourner le désert, j ‘attirai les plus téméraires plein ouest sur la terre retournée. Un vent de zizanie soufflait alors sur la plaine! Il n’allait pas s’apaiser sur la suite du parcours lorsqu’il s’agit de suivre ou non le GR14A en forêt et de se rallonger de 1 à 2 km. Si le randonneur du dimanche hait l’absence de sentiers balisés, il connait désormais l’usage du GPS et plus encore celui de Google Maps. J’avais pu le constater en juin dernier sur le Camino del Norte vers Compostelle. Deux jeunes lettonnes marchaient tablette en main en ignorant même qu’il existât un chemin fléché de jaune et des coquilles ! Magique, la fonction « piéton » de Google Maps permet en effet de rentrer chez soi à pied , quitte à utiliser les pistes cyclables et des nationales ! La cartographie passe-partout n’est pas au 1:25.000e mais avec un peu de chance, le randonneur peut toutefois tomber sur un GR. Smarphone en main, un groupe de dissidents taillait ainsi la route vers Lagny alors que Michel et moi, pauvres nains, étudions encore la carte IGN et l’App Iphigénie pour concevoir un parcours digne d’une vraie rando et non pas un banal itinéraire calculé par Google. A force d’errer entre les rives de la Marne, les ZAC les départementales, hors des sentiers battus, et de chercher un canal, le podomètre s’affola. D’un parcours initial de 20 km, je comptabilisais 26 km à l’ arrivée en gare de Thorigny-Lagny … et quelques déserteurs !
Une activité peu sexy ..A quelques exceptions près .. !
Suite à notre premier volet sur le thème Pourquoi veulent-ils randonner en groupe ? ce nouveau dossier rando-psycho vous propose de déchirer le voile pudique jeté sur les rencontres amoureuses en randonnée. Comme on l’ a vu les clubs de rando sont composés en moyenne à 80% de femmes seules, célibataires, veuves, des randonneuses qui viennent s’immerger dans la nature en toute sécurité dans une ambiance conviviale et pour certaines saisir l’opportunité de rencontrer un compagnon, homme ou femme. La dite recherche est aussi valable dans l’autre sens évidemment. Cette disproportion entre les deux sexes fait de l’homme-randonneur, et de préférence libre, une denrée rare ! Ainsi l’arrivée d’un nouveau membre masculin constitue un micro évènement régulièrement commenté en début de randonnée. Entre chasse à l’homme d’un côté et opération séduction dans le cheptel de l’autre, rien n’interdit alors l’aventure sentimentale entre randonneurs. Cette rencontre de grand chemin peut se distinguer par 4 phases distinctes : l’approche , le contact , la concrétisation et l’intégration.
Randonneurs, un niveau de séduction proche du zéro
On est très très loin du glamour de Singing in the rain !
L’approche . Durant de nombreux mois les marcheurs habitués au même groupe peuvent se côtoyer sans aucune pensée ou intention de drague. Jusqu’au jour.. Révélation ou audace? Après une phase d’observation réciproque, place aux initiatives, le fameux premier pas. La séduction en randonnée est avant tout en priorité de nature verbale. les érudits, les beaux parleurs, le pro de la tchach facile disposent de meilleurs atouts et sauront faire oublier un look à la limite du hors-jeu. Car rien n’y fait, les efforts des fabricants restent vains, le look des marcheurs demeure désespérément banal et anti-sexy. L’uniformité apporté par Décathlon, fournisseur à 70% de l’activé, renforce encore la transparence d’un individu immergé dans le groupe. Et cet individu, à part quelques rares exceptions, fait tout pour s’y fondre. Toute originalité ou tentative « hors normes » a pour effet, au mieux de générer un peu de « casse » sans conséquence, au pire une certaine marginalisation ou un étiquetage . Le changement de saison n ‘a que peu d’effet sur cette misérable séduction vestimentaire. Les randonneurs ne sont guère plus attirant l’été . Le débardeur ou le pantalon transformé en short auraient même pour effet de renforcer nos imperfections physiques. Malgré un retour « tendance » , les sandales et chaussettes ne réveillent guère de pulsions érotiques. Le summum du tue-l’amour est atteint les jours pluvieux. Les capes de pluie enveloppant le sac à dos achèvent de casser toute silhouette présentable. Les averses ont raison de toute tentative de brushing décent. Quant aux chapeaux de rando sans forme, n’en parlons pas ! Alors il faut outrepasser les apparences et seul le dialogue permet de percer la personnalité de l’individu convoité et de jouer sa partition. Pour les plus audacieux ou expérimentés, le premier contact peut déjà avoir lieu durant le voyage en train vers la gare de départ de la rando mais il requiert davantage de tact, de rapidité à choisir la bonne place. Humour, récits de voyage, expertises diverses, ces conversations de train offrent parfois à certains l’occasion de briller et de sortir de l’anonymat du groupe. A doser cependant avec modération, la séduction verbale en tête à tête devra être à la hauteur. Le blabla peut devenir aussi creux que le chemin.
Le contact. Ainsi les discussions spontanées ou savamment engagées permettent un rapprochement efficace et un premier défrichage ou déchiffrage. A l’exception d’être affligé d’une timidité maladive, le contact est plutôt facile en randonnée. Le bon choix du sujet de conversation, un zeste d’humour créent un climat propice pour faire connaissance ou au moins à passer quelques kilomètres agréables en bonne compagnie. Néanmoins, une discussion mal choisie ou qui s’éternise peut aussi s’avérer contre-productive voire fatale. Une couleur politique incompatible, l’étalage maladroit et soudain de sa dernière opération, son divorce, son licenciement ou ses problèmes financiers sapent d’emblée une position favorable alors que dix minutes auparavant vous aviez tous les atouts en main en distillant du rêve et de l’exotisme ! Si cela vous semble couler de source, n’oublions pas que la fatigue des kilomètres fait perdre souvent beaucoup de lucidité.. un dérapage est alors vite arrivé . Sur le chemin, ces discussions spontanées entre individus passent en général inaperçues par le reste du groupe. Toutefois cela n’exclut pas une réelle et discrète observation des autres marcheurs notamment si la discussion d’un couple se prolonge lors du pique-nique. A fortiori si celui-ci se met à l’écart. Le pique-nique révèle ainsi des affinités et les favorise. Même si ce repas pris dans des Tupperware par des randonneurs avachis sur des bâches en plastique n’est pas non plus un grand moment de séduction ni d’intimité. Enfin, lors de la rando ce contact ne dépasse que rarement le verbal. Il est extrêmement rare que deux randonneurs se prennent spontanément la main au sein d’un groupe en marche.
La concrétisation . Ces 45 ou 60 minutes de pause déjeuner sont néanmoins l’occasion d’échanger mail ou téléphone si l’ affinité existe. Rien de très original à notre époque pour ces randonneurs si ce n’est leur appartenance à un groupe à majorité de célibataires. Ainsi la concrétisation d’une rencontre amoureuse se fera presque toujours exclusivement à l’ extérieur de cette entité. Quel paradoxe ! Pourquoi tant de secret et de précautions de la part d’individus totalement libres de leur engagement amoureux ? J’ajouterais par prudence : apparemment car peu d’informations ne filtrent sur la vie sentimentale de chacun en randonnée. L’adultère en randonnée est toujours possible. Des randonneurs (euses) marié(e)s profitent de sorties en solo pour tenter leur chance. Le prétexte principal au secret reste la protection de sa vie privée. Soit . L’individu en phase de « liaison » peut aussi être victime d’un blocage , une forme de trahison, vis à vis de ses amitiés construites le long du chemin. La concrétisation par conséquent extérieure est l’occasion de manifester sa séduction cette fois « en civil » , de dévoiler sa personnalité en terrain neutre (restaurant, expo, ciné) et bien sûr de révéler sa face cachée, avec de bonnes et mauvaises surprises.
L’intégration (et la rupture) . La liaison avérée de deux célibataires dans le groupe n’est pas un phénomène si fréquent que cela. Soit elle se passe dans l’indifférence soit elle génère des commentaires habituels liés à ce type micro-évènement. Elle nourrit ensuite pour un temps les conversations du chemin. Rien de plus. Néanmoins , le randonneur (se) « lié(e) » va changer de statut. Il passe de « proie potentielle » au rang de randonneur lambda. Selon sa sensibilité, ce nouveau « couple » va profiter avec plus ou moins de retenue de son nouveau plaisir à randonner à deux au milieu de ce groupe.
L’absence ponctuelle de l’un des deux lors d’une sortie suscitera d’autres commentaires sans conséquences, disons une simple curiosité un rien intrusive, assez commune dans tous les groupes. Enfin, la rupture d’une liaison et un retour en randonnée devient un passage un peu plus délicat. Redevenu célibataire, le randonneur peut tenter une nouvelle aventure, voire plusieurs, avec toutefois davantage de difficultés à les intégrer au groupe. Une réputation de dragueur est plus collante que la boue du sentier ! Toutefois certains (es) l’ assume sans problème dans ce microcosme de loisir . Ils partent parfois s’oxygéner ou se refaire une virginité dans d’autres clubs ou associations de randonnée.
Conclusion .
Si la randonnée de groupe n’a rien de réellement glamour côté look et se caractérise par une disproportion marquée entres les deux sexes (et une moyenne d’âge élevée), cette activité de loisir à majorité de célibataires plongés en pleine nature favorise les rencontres amoureuses et ce grâce à la multiplication des sorties hebdomadaires de plusieurs heures ou jours sur de nombreux kilomètres , la proximité physique sur les sentiers, les pique-niques conviviaux etc..Néanmoins, le groupe génère ses propres barrières psychologiques à initier et assumer une relation sentimentale. Paradoxalement elle reste un phénomène marginal vu la masse de randonneurs, du moins en apparence. A l’inverse, les Chemins de Compostelle, haut lieu de la grande randonnée, sont réputés pour leur taux élevé des rencontres. Nous y reviendrons dans un prochain article.
Un joli parcours de 22 km alternant sentiers de Denecourt et longues alléesCécile et Christian dans la version walking in the rain
Lorsque le temps est plutôt grisouille et que ça gadouille en Ile -de-France, rien de tel qu’un repli stratégique vers une valeur sûre de la rando : Fontainebleau et ses sentiers sablonneux répartis sur les 25.000 ha de forêt, dont 450 ha de réserves biologiques. Y a de quoi faire et pour tous les goûts. Et comme en témoigne Christian notre guide à Sport et Nature en ce jour pluvieux : » Je parcours le domaine depuis plus de quinze ans et je découvre encore de nouveaux itinéraires ! » . Si cette forêt ne présente plus vraiment de dangers depuis des siècles, les brigands ayant désertés les lieux, elle est cependant traversée par l’autoroute A6, les Nationales 6 et 7 ainsi que des routes secondaires, autrement dit autant de passages dangereux qui appellent le public à la prudence. Côté distractions de ce bac à sable xxl, les fameux rochers attirent non seulement les grimpeurs mais aussi une masse de randonneurs parisiens. Moins cassant que le fameux circuit des 25 bosses (19 km, 1100 m de dénivelé) , les sentiers Denecourt-Colinet offrent de formidables parcours tourmentés à souhait entre les blocs de calcaires, les pins, les fougères. Afin de tout connaître sur leur histoire et leur étendue, je vous invite à suivre le lien mentionné ci-dessous. Cette randonnée dominicale partait de l’ arrêt SNCF en pleine forêt proche d’Avon et se bouclait à la gare de Bois-Le-Roi, soit 21 à 22 km dont plus de deux heures à crapahuter par ces itinéraires historiques. Ce jeu de piste pourtant bien balisé en bleu se transforme parfois un véritable labyrinthe quand le marcheur distrait rate une marque. La randonnée en groupe important exige a fortiori plus de cohésion car il est facile d’en égarer la moitié au cours d’une bifurcation mal indiquée voire effacée. Notre équipe ne comportait que 24 personnes ce jour-là, sauf erreur , personne ne fut perdu ! Il existe de nombreuse grottes à Fontainebleau. Certains y squattent les nuits d’été malgré les interdictions dues aux forts risques d’incendies. Quant un bon crachin breton s’abattit sur le domaine lors du pique-nique, la grotte au point 8 du sentier Denecourt N°4 nous offrit un répit au sec avant de repartir à l’assaut des rochers très très humides et ce pour encore 11 km. Faut bien l’admettre, avec cette topologie les bâtons de marche deviennent encombrant et les parapluies de rando passent assez mal entres les blocs ! Et puis il est préférable de disposer de ses deux mains à certains endroits, sans parler pour autant d’escalade. Après ce long périple tortueux, rocheux, glissant et escarpé où la vitesse de progression fut plus que lente, cette boucle se termina par une séquence accélération sur de longues allées rectilignes du GR1 et du TMF (Tour du Massif de Fontainebleau), puis un court passage urbain jusqu’à la gare de Bois-le -Roi. Si vous êtes en avance, la terrasse très agréable du bistrot permet de patienter (et de se réhydrater !) juste en face. Malgré un dénivelé cumulé de seulement 500 m, cette randonnée cache bien son jeu et peut s’avérer éprouvante par temps de pluie car le terrain truffé de racines, de pierres instables, mobilise davantage l’attention du randonneur. Enfin, dès l’automne, la plupart des buvettes sont fermées, prévoir donc le ravitaillement adéquat. La carte IGN locale ou les App GPS sont évidemment fortement recommandées.
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .GPX ICI
Retrouvez toute l’histoire des sentiers Denecourt ICI
Marie-Françoise fait sa rando-diapo aux copines lors d’un arrêt pipitoresque !
En tournée sur toutes les chemins d’Ile de France hiver comme été, elles ne manquent que rarement à l’ appel et mènent souvent la danse en tête. Sous le projo d’un sun light d’automne elles ont encore joué des gambettes nos randonneuses de Sport et Nature ! Dans le rôle de meneuse de revue, on trouvait une fois encore Geneviève, le pied sûr et l’autorité bien dosée elle entraina ce jour sa troupe sur un parcours de 22 km dans le Val de Marne au départ de la gare de l’Est, puis de Crécy-La-Chapelle à Mouroux. Pour l’occasion, la Seine et Marne nous avait déroulé le tapis vert des grands jours en laissant ça et là des miroirs liquides où se reflétaient de sages nuages poussés par la brise tiède. Les chevaux des nombreux élevages de la région étaient aussi de sortie volant parfois la vedette aux sportives lancées sur ce très beau parcours qu’aucune fatigue ne sembla arrêter durant cinq à six heures. Elle imposèrent une fois encore un rythme soutenu malgré une poussée de fièvre météo inattendue. Le groupe s’étira plus d’une fois au point de perdre de vue les plus attardés. Heureusement que Marie-Françoise, notre perle de la Réunion, joua son rôle serre-file avec humour et sérieux. Et personne ne manquait à la pause-déjeuner pour investir une petite clairière au bord du Grand Morin, cette rivière qui court sur 120 km depuis Villeneuse-Les-Charleville avant de se jeter dans la Marne. Bronzette,
dinette, causette, le pique-nique s’éternisa à Guérard sous le soleil. On en oublia presque que 11 km nous séparaient encore de la gare de Mouroux. Rien ne pressait et les quelques nouvelles adhérentes prirent facilement le pas de nos habituelles meneuses requinquées par cette heure de repos au soleil. L’itinéraire suivait le GR14 de bosquet en bosquet comme pour nous offrir de longs moments de fraîcheur et même de relative solitude.
La belle église gothique de Crécy-La-ChapelleFaites passer le massage !
A mi-parcours, notre randonnée était pourtant tombée dans un véritable bouchon : 67 marcheurs d’une association locale de Pommeuse avaient pris possession du chemin. Ils disparurent soudain au croisement d’un autre sentier avant de réapparaître par enchantement plus loin attablés autour d’un barbecue champêtre. Une organisation de professionnels avec tables, tente et bancs ! Le soleil un rien traître, les kilomètres accumulés durant cette longue journée, la fatigue de la semaine, finirent par entamer la résistance de certains. Je partageais alcool de menthe et sucres avec Christine et distribuait de l’aspirine à une autre alors que des filles passèrent à la séance massage au bord du sentier. La petite gare de Mouroux accueillit rapidement le train de retour vers la gare de l’Est. Des premiers jours d’automne éclatant de lumière, des randonneuses bavardes, joyeuses et toniques sur un parcours bien choisi, que demander de plus pour fêter la rentrée ?!
Une jolie balade de 21 km facile depuis la gare de Boutigny/EssonnesChristian et Corinne, nos guides du jour sur ce parcours.. confortable !
Nous revoici dans l’Essonne (91) , toujours dans un programme de rando de gare à gare. Cette fois-ci au départ de la Gare de Lyon (RER D) pour rejoindre celle de Boutigny-sur -Essonne (Comptez une bonne de heure de trajet, pass Navigo ou ticket Mobilis 5 zones 17,60€ – Attention ! Fréquence d’un train par heure au retour par la Ferté-Alais).
Le décors de ce parcours calé une grande partie sur les GR1 et GR111A est typique la région avec ses vastes plaines agricoles où se nichent de courts passages en sous-bois. Cette randonnée-balade est idéale pour une reprise après les vacances car cette distance de 21 km sans dénivelé ne présente aucune difficulté. Evitez de vous y rendre par mauvais temps, certains chemins peuvent devenir assez délicats en bordure de champs, à cause des profondes ornières creusées par les engins agricoles. Par endroits, vous y retrouverez des sentiers sablonneux qui serpentent entre des rochers, le paysage familier rencontré en forêt de Fontainebleau toute proche. Ce parcours est parfaitement balisé mais certaines variantes peuvent vous faire perdre le fil. La carte IGN 2316T est recommandée dans le sac. Enfin côté ravitaillement, prévoir le pique-nique et l’eau car peu de commerces sont ouverts dans cette région le dimanche.
Téléchargez la trace GPS de cette randonnée au format .gpx en cliquant ICI .