En ces périodes de grèves SNCF perlées comme des colliers de tahitiens, qui s’éternisent et nous compliquent la life , les plus zélés d’entre nous devront encore jongler avec les RER C, D,E pour continuer à faire de la randonnée en IDF. Qu’ils n’oublient pas également les imprévus genre déraillement, détournement, maintenance d’aiguillage, alerte terroriste ou météo, suicides en série, occupation des voies .. etc.. Alors , bien équipés des App pour smarphone SNCF, Vianavigo, Trancilien, RATP, ils auront la chance de s’adonner à leur loisir dominical favori et peut-être d’en revenir dans des délais décents.
Belle randonnée de 20 km dans l’Essonnes – Facile.
Après avoir compilé votre itinéraire lors d’une task force en famille ou entre amis, doublée d’une procédure « Check, double check », étudiez avec soin toutes les back up solutions, je vous propose d’essayer cette jolie balade dans l’Essonne depuis la gare RER de St Chéron et celle de Lardy. Cet itinéraire de 20 km vous fera traverser de vastes plaines céréalières et emprunter des passages épisodiques en forêt. Ne manquez pas lors votre rando de visiter l’église de St Sulpice de Favières et déposer un cierge pour que votre w.e prochain soit placé sous de meilleurs hospices côté transport !
L’église Saint-Sulpice de Favières.
Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI
Près de 97 km de balade à pied ou à vélo jusqu’à Paris
Bon d’accord , le sujet est un peu bateau. Quel parigot n’a-t-il pas randonné ou pédalé un dimanche sur les rives du canal de l’Ourcq ?! Cependant cette propriété de la ville de Paris n’ a pas toujours été un lieu de promenade, un site touristique voire une annexe de Paris-Plage sur Seine du côté de la Villette. Vous découvrirez un résumé de son histoire dans les lignes qui vont suivre. Bref si un jour, vous êtes soit en panne sèche d’idée de trek péri urbain, soit trop flemmard pour affronter plus de 80 m de dénivelé cumulé, prenez le train à la gare de l’Est et descendez à celle de gare de Crouy , non loin de Meaux, pour randonner sur un canal ..reposant !
Une idée de randonnée très facile en famille.
Admirez au passage le fameux Donjon du Hussoy et en route pour par une balade radicale ..allez d’au moins 15 km sur le chemin de halage parfaitement entretenu. Avec un peu de chance vous y croiserez quelques ragondins tirant des bords ou des canards col vert en escadrille. Attention, cependant ne vous fiez pas aux apparences de ce périple paisible . Vu le relief et le tracé, personne n’est à l’abri d’un endormissement soudain ou d’hallucinations (style apparition de crocodiles) suite à un pique-nique du midi un peu arrosé au rhum arrangé. Si la chance perdure, tentez une visite improvisée à l’usine élévatoire de Villers-Les-Rigault . (Une charmante bourgade peuplée de Rigault et de .. pas Rigault comme dirait une amie charmante).
Un canal destiné à l’époque pour alimenter Paris en eau.
une machine élévatoire pompait, pompait…
Afin d’augmenter le débit, la machine propulsait à l’époque 500 litres d’eau par seconde de l’Ourcq vers le canal, douze mètres plus haut . Vous traverserez ensuite le village de Isles-Les-Meldeuses, un nom qui permet un autre jeu de mots de haute volée. Au terme de ces kilomètres de méandres baignés d’une quiétude inégalée, quittez le canal pour vous enfoncer dans un univers nettement plus sauvage , la forêt Domaniale de Monceaux et ses grandes allées. Le GR11 vous mènera alors au bout de cette aventure, à savoir à la gare de Trilport. Le train venant de Château-Thierry passe ici toutes les heures et nul bistrot à l’horizon. Bonne chance encore !
Une dernière rando de l’année, ça se fête ! Pour l’occasion Stéphanie, guide expérimentée de Sport et Nature, épaulée par Cécile, a pris les opérations en main : direction la Vallée de Chevreuse entre les gares de Coignière et St-Rémy (78). Une bonne dépression hivernale a balayé le décor de ses nuages pour un moment et le passage du front chaud offre une température à 9°c au soulagement des 17 randonneurs d’un groupe à composante très féminine. Les chemins portent encore le souvenir des averses de la veille, des ruisseaux slaloment entre les rochers émergeants. La forêt s’est presque dépouillée de ses oripeaux d’été et laisse découvrir un nouveau décors végétal composé de troncs enchevêtrés, de mousse et de mares. Prudence, un tapis de feuilles mortes cache désormais les pierres et les racines glissantes, autant de pièges sournois pour randonneurs distraits. Certes, la vallée de Chevreuse n’a plus trop de secrets pour les parisiens. Combien de fois avons-nous parcouru les méandres de l’Yvette ou des ses affluents ? Pourtant ce jour-là le parcours bien rodé va se heurter par endroits aux excès de la météo . Un ru a gonflé dans
la fameuse Maison de fer.
la nuit et complique la poursuite du GR11 . Malgré les efforts de construction d’un pont de fortune signé Vincent, personne n’ayant vraiment envie de se tremper les pieds, on contournera l’obstacle par les hauts pour rejoindre Dampierre. Il est plus de 13h30, nous marchons depuis 12 km et les premières fringales se manifestent. Une pause s’impose. Les bouteilles de breuvages régionaux et de destinations exotiques sortent des sacs, Stéphanie fait circuler le foie gras et le pain de campagne, le déjeuner royal s’installe sur les hauteurs du château où les monarques festoyaient jadis. Après la ronde des desserts des plus caloriques, les selfies, le cloc des verres en plastoc qui s’entrechoquent, le groupe émerge de son demi comas pour reprendre le sentier. Les secondes parties de rando connaissent généralement une baisse de régime.
Vincent, diplômé des Ponts et Sentiers dans ses œuvres.
C’est l’heure où l’on compte les kilomètres restant, ceux qui séparent le randonneur de sa prochaine bière au bistrot en face de la gare du retour. Les pauses « techniques » se multiplient, les côtes de la Vallée de Chevreuse martyrisent les jambes encore engourdies, des signes symptomatiques d’une randonnée endormie qui s’éternise et se disperse. Stéphanie sourit et capitule, réalisant qu’elle a un peu perdu le contrôle des marcheurs qui suivent seuls à l’aveugle les marques rouges et blanches du GR, un chemin qui conduit forcément à un train. Peut être , peut être pas ! Il est plus de 16h00, ciel plombé et menaçant, près de 6 km restent à parcourir pour rejoindre St Rémy-les-Chevreuses et son RER. Le podomètre annoncera vingt et un kilomètres au final, les 18 annoncés sont une vieille histoire. 2017 s’achève en beauté. Je regarde dans le rétro des 25 randos parigots de l’année, ma semaine sur le GR34, cet inoubliable, long, difficile chemin de Compostelle entre Irun et Santiago. Et puis avec tendresse mes chaussures fatiguées qui finissent par craquer sous les 1800 km infligés !
Le Parc Naturel du Vexin français constitue un formidable terrain de jeu pour le randonneur parisien, hélas certaines entrées sont moins pratiques d’accès si l’on décide d’utiliser seulement les transports en commun. Ainsi lors de cette randonnée au départ de Magny-en-Vexin, il fallut rejoindre Cergy-Le-Haut par le RER A depuis Paris-La-Défense (Navigo, Mobilis, etc..) puis prendre le Baladobus. Le tarif unique est de 4€. Ce service de car ouvert de mai à septembre propose deux lignes qui desservent les points intéressants de cet immense espace. Le dépliant de Baladobus mentionne également de nombreuses idées de rando entre 2 et 18 km et bien sûr les horaires. L’excursion depuis Cergy ne manque cependant pas d’intérêt. Durant 30 à 40 minutes ce voyage agréable offre aux visiteurs un parfait condensé du Vexin.
Pique-nique ombragé providentiel en ce dimanche caniculaireLe Vexin agricole dans toute son immensité. Chaud !
La sortie proposée nécessite une journée complète depuis la capitale. Le retour se faisant à Chars (Ligne SNCF de Gisors à Paris St Lazare), et la fréquence des trains n’étant pas fameuse, mieux vaut bien calculer son coup au risque de poireauter au bistrot du village. Pourquoi pas après tout .. ! Cet itinéraire de 22 km ne pose aucune difficulté même si le balisage disparait de temps dans la végétation ou devient incertain en plaine. On emprunte ici plusieurs portions des GR11 et GR 125 et différents PR. Vous traverserez de grandes étendues agricoles. Le décor sera plus agréable au printemps, le parcours très à découvert moins chaud qu’en été pour les marcheurs ..et moins polaire que l’hiver ! Cette randonnée sera une fois encore l’occasion de découvrir le potentiel culturel et historique du Vexin Français entre sites gallo-romains et médiévaux. Les corps de fermes majestueux et souvent remarquablement réhabilités témoignent de la richesse des terres du Val d’Oise, d’hier et d’aujourd’hui. Certains sont désormais exploités en lieux d’évènements grand public ou professionnels.
Ps. Vous ne trouverez pas de points de ravitaillement mais heureusement de l’eau fraîche dans les cimetières. Prévoyez donc un pique-nique en conséquence.
Plaines, petites zones boisées, un parcours très à découvert mais sans difficulté.le Baladobus, deux lignes pour découvrir le Parc Naturel du Vexin Français de mai à septembre
l’aqueduc de BucUne très belle balade de 20 km , un voyage dans l’histoire
Il suffit à peine d’un quart d’heure de train pour rejoindre la gare de Versailles Chantier et improviser une balade de 18 à 20 km près du célèbre château. Le domaine royal est en effet cerné par la forêt domaniale qui s’étend de Jouy en Josas à l’Est et Viroflay au nord . Le parcours de randonnée proposé se passe donc principalement en sous-bois et vous amènera à suivre la Bièvre, charmante rivière qui se jette dans la Seine, sur un ou deux kilomètres , à longer le spectaculaire aqueduc de Buc . Vous pourrez aussi improviser un pique-nique sur les rives du petit étang de la Genest ou au bord de la pièce d’eau des Suisses face au château, non loin du potager du roi . Cette jolie randonnée pédestre peut se terminer ou compléter par une longue balade sur les quatre axes du Grand Canal. Je vous conseillerais de la faire le matin car l’ après-midi le Versailles est pris d’assaut par les centaines de touristes. Le retour vers Paris se fait à partir des gares de Versailles Chantier ou Versailles Rive Droite. (c’est carrément long ..pfff)
Dans la chaleur torride d’un dimanche d’août, rien de tel que de quitter un Paris déserté pour aller randonner dans la verdure . C’est ce que nous proposa Patrick dans un élan de générosité spontanée, nous sauvant ainsi d’un sédentarité dominicale aussi nuisible que déprimante. Nous sommes à peine une douzaine d’exclus de la transhumance des juillettistes et aoûtiens, pour nous retrouver Bibliothèque François Mitterrand sur le quai du RER C, direction Étampes. Je rejoignais le groupe après avoir payer ma dime à la RATP, soit 17,60€ pour un pass Mobilis garant d’accès illimité dans les 5 zones érogènes du randonneur d’Ile de France. Lardy, tout le monde descend ! L’heure est à la crème lubrifiante et protectrice des épidermes. Le soleil matinal pointe discrètement ses rayons et caresse nos corps engourdis par la nuit, partiellement dénudés des oripeaux d’hiver. Fallait être un peu maso pour accepter l’invitation sado du Patrick à 7h50 !
Des airs de Fontainebleau
Notre guide aussi spirituel que porté sur le spiritueux , nous a concocté un itinéraire à longueur variable de 20 à 30 km , c’est à dire bordé de gares en issues de secours. Armé d’une carte IGN ancienne classée au patrimoine national, le G.O du jour va nous mener lentement vers la vallée de l’Orge, un parcours alternant l’extase dans les sous-bois et la torture du soleil sur les plaines en terrain découvert. Très lentement même, puisque vers 11h, Patrick sonne déjà l’heure de l’apéro ! Rien ne presse, les sacs s’ouvrent, le porto blanc coule dans les gobelets et les divines brochettes jambon-melon de Patrick ravissent nos bouches avides de fines saveurs. Après une bonne demi-heure, ce dernier nous rappelle que l’on habite pas ici. Il le rappela d’ailleurs plusieurs fois face à la propension collective du groupe à s’enraciner. Saint-Chéron, Saint Yon, Saint-Sulpice de Favière, faudra-il passer par tous les saints du paradis pour atteindre la jouissance ultime, celle d’arriver à Dourdan ? La pause déjeuner s’éternise, un vrai bonheur pour Edward et moi-même, grands partisans de la sieste devant l’Eternel . Le redémarrage s’annonce douloureux, l’astre a grimpé dans le ciel et la température aussi. La fièvre du dimanche s’empare de Michel qui enlève soudain le haut, dévoilant une anatomie à l’érotisme insoupçonné, réveillant sans doute un désir inavoué chez nos amies Marie-Françoise, Maria, Florence ou Chantal ! La colonne s’étend, se distend, se regroupe, au gré des discussions. Étourdi par la chaleur, je marche dans les pas de la jeune Kimberley. Fièvre, fantasmes de pervers-pépère sur sa robe de tennis, encore dix kilomètres et je ne saurais plus à quels seins me vouer ! L’eau s’écoule dans les gorges assoiffées et vient vite à manquer.
arrosage et douche gratuite
Patrick nous décroche un cimetière providentiel pour remplir quelques bouteilles. Je m’aventure avec Edward à l’accueil du camp de naturiste local. Le personnel est trop occupé à servir les clients, nous irons au camping d’à côté. Trop feignant pour me rendre au sanitaire à 30 m, je mendie au mobil-home d’une famille hollandaise. Edward en profite pour mettre en pratique son anglais Méthode Assimil 1980 et tailler la bavette avec les touristes bataves. Nous arrivons à St Chéron, Laurence jette l’éponge pour reprendre le train . On reprend la progression dans les étroits couloirs de verdure bordant la vallée de l’Orge.
Magnifique église de St Sulpice la Favière
Au-détour d’un virage , un couple de retraités s’apitoient sur nos mines d’errants déshydratés et remplit à nouveau les bouteilles plastique. Il ne nous reste que quelques kilomètres pour accéder à la gare de Germaise. On abandonne l’idée d’aller jusqu’à Dourdan. La longue ligne droite le long de la route nationale sous le cagnard sera notre dernière punition avant la gare du RER C . Retour à la case départ à Paris, le temps est venu de rompre les rangs , de se ruer vers la douche, la bière, un canapé, de comater devant la TV et décrocher la Médaille d’or Olympique de la glande, récompense amplement méritée après 27 km !
Gare de Fontainebleau-Avon >>> Gare de Bourron-Marlotte (21 km)
Un parcours de 21km entièrement en sous-bois
Le Tour du Massif de Fontainebleau (TMF) nécessite plusieurs étapes en randonnée pédestre, environ 4 ou 5 selon le niveau des marcheurs . Pour cette seconde sortie sur le TMF, nous avons repris le départ à la gare de Fontainebleau-Avon vers 9h20 (Tarif Navigo ou Mobilis 5 zones 16,90€) . Ce matin-là les quais de la gare de Lyon grouillaient comme à leur habitude de très nombreux randonneurs matinaux , de cyclistes avec leur VTT sous le bras ou encore des grimpeurs encombrés de leur matelas. Ce sentier de Grande-Randonnée est parfaitement balisé. Il suit un bon moment le GR11.Vous le reconnaîtrez facilement par ses marques blanches et vertes. il peut arriver que l’on le perde de vue de temps en temps, mieux avoir la carte de la forêt de Fontainebleau dans le sac ou l’App Iphigénie sur son smartphone.
Un profil plutôt sage pour Fontainebleau
Pour être honnête, je dois admettre que cette portion du TMF n’est pas la plus intéressante , mais il faut bien boucler la boucle ! Le terrain est plutôt plat hormi quelques bosses , le sentier rectiligne se perd parfois à l’horizon. Et quelques bonnes averses de grèle et un thermomètre bloqué autour de 8°c n’ont pas arrangé le moral des 30 courageux randonneurs de Sport et Nature.Bref ça pelait et nous avions tous envie de rejoindre rapidement la gare de Bourron-Marlotte.Celle-ci est située à l’extérieur de la ville.
le joli café de Bourron-Marlotte
Seuls les deux derniers kilomètres sous un soleil timide et un chemin sillonnant entre les fameux rochers nous ont redonné la pèche ce jour frisquet et grisouille. La nature en pleine renaissance afficha tout à coup un vert pétant sublime. Enfin. Prochaine étape prévue en septembre. Difficulté en prévision : il n’y a pas de gare sur le parcours avant 40 km ! Il va falloir imaginer une solution de transport.
Très beau parcours de 19 km dans la Haute-Vallée de Chevreuse
Ne cherchez pas ce lieu-dit, il n’existe pas ! il s’agit en fait du nom de la randonnée organisée depuis plusieurs années par l’Association EOL dans le but d’acquérir et doter l’église de Lévis Saint Nom d’un magnifique orgue . Cette initiative menée par le musicien Francis Vidil est une belle aventure qui débuta en 1993. Au fil des ans, l’instrument n’ a cessé d’évoluer pour devenir une pièce unique. Afin de financer le projet et entretenir par la suite l’instrument Eol organise des concerts mais aussi une randonnée pédestre dans la Haute-Vallée de Chevreuse. (20€/personne). Cette sortie désormais classique a lieu deux à trois fois par an. Elle attire parfois plus de 200 participants lors de cette très belle balade en forêt marquée par 4 à 5 pauses musicales dans les églises de la région.Au cours de ces escales, les randonneurs découvrent toutes les richesses et les facettes de cet instrument difficile au cours de mini-concerts donnés par le patron des lieux, Francis Vidil , en compagnie d’amis musiciens.
Francis Vidil en explication des cloches-tubes
Avec beaucoup d’humour et une modestie travaillée, l’organiste nous fait voyager dans un univers technique, culturel et spirituel. Sa passion pour l’instrument semble sans limite, une machine exceptionnelle mis en péril par l’apparition des systèmes électroniques dans les années 70 comme Francis Vidil nous l’expliquera toute au long de cette randonnée. Pour cette 28e édition, le parcours débuta à l’Eglise de Lévis Saint-Nom pour un concert orgue et trompette.
Le groupe d’une soixante de marcheurs s’arrêta à la pause du déjeuner à Saint-Forget.En début d’après-midi, nous avions rendez-vous à l’église de Dampierre. Cette fois l’orgue se combina à la flûte de Pan . Puis la longue colonne de randonneurs prit la direction de Notre-Dame de La Roche pour un court concert en solo. De retour à Lévis Saint-Nom, Francis Vidil et deux jeunes virtuoses se succédèrent au clavier dans des oeuvres de Heindel, Brahms et en improvisation sur des thèmes contemporains voire très jazzy. La Route des Orgues sera aussi l’occasion pour certains de découvrir un très beau parcours de rando d’un niveau moyen avec quelques longues grimpettes typiques de la Vallée de Chevreuse, rappelons-le, un site protégé.
La Seine-et-Marne (77), le plus vaste des départements d’Ile-de-France, offre un terrain de jeu infini pour les randonneurs. Au-delà de la Forêt de Fontainebleau, la Seine, ses affluents, ses étangs et ses autres court-d’eau sont propices à tracer de nouveaux itinéraires en pleine nature à moins de 80 km de Paris. Par ailleurs, le réseau SNCF ou RER permet de rejoindre facilement les gares de départ. Stéphane, guide et animateur chez Sport et Nature nous proposa en novembre d’aller découvrir les multiples facette du Loing et de son canal aux alentours de Morêt. (voir le volet historique ci-dessous). Cette boucle de 27 km débute et se termine à la gare de Veneux-Les-Sablons. La topologie n’offre évidemment aucune difficulté, à part deux trois grimpettes. Rien d’étonnant d’y croiser beaucoup de promeneurs le long des berges du Loing et de son canal parfaitement aménagées et bien entretenues. Cette randonnée tranquille emprunte par endroit le GR11 et GR13B et sillonne entre de nombreux étangs et zones marécageuses. Il fait pique-niquer aux abords des multiples barrages qui régulent cet univers fluvial.
Au début du XVIIIe siècle, le duc d’Orléans demande la réalisation d’un canal le long du Loing. La circulation des bateaux qui, après avoir emprunté le canal de Briare achevé en 1642 ou le canal d’Orléans terminé en 1691, descendent cette rivière affluent de la Seine pour approvisionner Paris et sa région, est gênée par son cours comportant des pertuis dangereux. Louis XV donne son accord au duc d’Orléans en 1719. Un canal reliant le canal de Briare à celui d’Orléans à Buges est d’abord creusé et achevé en 1721. Les travaux sur le canal du Loing, proprement dit, débutent en 1720 : le canal suit le tracé du Loing en empruntant à huit reprises son lit. Les travaux sont réalisés sous la direction de l’ingénieur Jean-Baptiste de Regemortes entre 1719 et 1724.
Une boucle de 20 km depuis la gare de Villaines-sur -OiseUn profil plutôt facile avec quelques bossesDe nombreux plans parsèment cette forêt . Difficile de s’y perdre !
La jolie forêt de Carnelle fait partie des petites perles que compte l’Ile de France en matière de balades et randonnées. Pour vous y rendre, il suffit de prendre le train à la Gare du Nord à Paris, direction de Luzarches. Le parcours proposé débute et se termine à la gare de Villaines-sur-Oise. (Carte Navigo ou tickets Mobilis 5 zones – 16,60€). Cette randonnée assez facile vous fera passer par le village de Saint-Martin du Tertre et le magnifique Château de Franconville , style néo-Renaissance, copie exacte de celui de Maisons-Lafittes. Il abrite aujourd’hui un centre hospitalier de longue durée. Lors de votre passage dans la forêt de Carnelle, quittez le GR1 et faites un détour par l’Allée Couverte La Pierre Turquoise. Ce sanctuaire du néolithique , long dolmen composé de 5 dalles, mesure près de 11 mètres de long. Désormais, sa hauteur ne dépasse pas 1,50m de quoi amuser les enfants en balade. Profitez de la présence des lacs alimentés par le Ru de Presles pour pique-niquer sur les rives accueillantes. Sortis de ce joli bois parfois sillonné par des combes, vous reviendrez dans la plaine. Les cultures alternent ici avec de gros bosquets et se perdent au lointain dans une suite de vallons verdoyants. Cette randonnée de 20 km ne présente pas de dénivelés importants, certains passages peuvent devenir boueux mais rien de bien méchants. Prévoyez l’horaire de votre retour, la fréquence des trains jusqu’à Paris n’est pas très bonne (toutes les heures) .
Téléchargez la trace GPS au format .gpx en cliquant ICI
La signalisation typique des carrefours importants dans les forêts d’Ile-de-FranceLes chemins de randonnées passent ici par les terres agricoles . Attention aux chasseurs les week-ends !