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Fosses (95) l’hiver ? A l’aise glaise !

no comment !
Anita 1ere et ses demoiselles d’honneur de Sport et Nature présentent la nouvelle collection de bonnets.

N’essayez pas de comprendre pourquoi les parigots randonnent en été sous le cagnard ou en hiver sous la flotte, et ce dans un univers limité aux 5 zones du pass Navigo SNCF ! Moi, j’ai renoncé. Depuis déjà quelques semaines, les crues ont transformé le bassin parisien en une éponge mal essorée. Les randonneurs ne sont pas loin de troquer les bâtons contre des pagaies !  Toutes notions de vitesse, de moyenne sont à oublier . Les sentiers défoncés par les ornières des engins forestiers ou agricoles débordent par endroit et l’eau ruisselle dans la moindre côte entre les cailloux.  L’adhérence relève plus du patinage artistique que de la marche. Ce dimanche là seule une poignée de stakhanovistes pouvaient se rendre dans l’Oise alors que les conditions météo ne s’annonçaient guère meilleures dans cette région. A la sortie de la gare de Fosses (95), à peine arrivé dans la première plaine, le vent du Nord  glacial me cueillit à froid. Tympan gelé, douleur aiguë , oreille cassante comme du verre, j’enfonçais d’urgence le bonnet, je relevais capuches de la doudoune et veste Arc Térix et  le tour du coup en polaire jusqu’aux yeux. Le menu local s’annonçait 100% hivernal et le plat du jour était servi dès 9h30. Chantal, notre guide du jour, piqua plein ouest  vers Luzarches pour débuter une boucle de 25 km à cheval sur l’Oise et le Val d’Oise. (la boucle ..à cheval, pas nous ! ). Nelly la stagiaire-guide lui emboitait le pas.

Pique-nique express au lavoir.

Val d’Oise ou Oise, comme tu veux tu choises

Arrivée héroïque du groupe au calvaire , 200 m , sans oxygène.

Afin de positiver, Chantal évoqua la chance de pouvoir tester l’étanchéité du matériel et nous gratifia dans le RER D d’une touche culturelle relative au passé de Fosses : une ville de potiers, des artisans qui creusaient … des fosses pour en extraire l’argile. De ce côté là, tout le monde allaient être gâté. Le matériau  gluant à souhait nous colla gravement les baskettes durant des lieues. Par chance, le ciel ne nous  tomba pas sur la tête malgré la menace de quelques giboulées neigeuses . Après une douzaine de kilomètres, on arriva comme prévu (glaiseux mais heureux) au lavoir qui nous servirait d’abri pour le pique-nique. La fatigue et le froid tiraient sur les organismes, la reine Anita 1 ère victime d’un coup d’hypotension fut  remise sur pied à coup de dattes et boissons chaudes. Béatrice arrosa le groupe au rhum arrangé, Vincent, militant engagé et rebelle réussit à nous épargner durant douze secondes son flux verbal politico-social passionné, sur Aubenas-centre-du-monde , le tout sur fond de concubinage à géométrie

variable avec une mystérieuse  Anne-Marie.  Bravo ! Le vent polaire tourbillonnant en fait sous le lavoir , je pris même mon dessert avec les gants, le déjeuner ne dura pas plus de 35 minutes, il fallut décampé avant la congélation. On n’y croyait pas mais un rayon de soleil miraculeux perça soudain les nuages en éclairant le paysage d’une lumière quasi divine. Un petit bonheur furtif mais sublime. Puis une moitié du groupe s’enfonça dans les bois pour aller découvrir  la

un parcours de 25 km très exposé.

curiosité locale, un vrai menhir en vraie pierre même si Eric le qualifia avec un certain mépris de « mur d »escalade pour nain » , une réflexion qui irrita terriblement Chantal , qui jura que cette rando serait la dernière qu’elle organiserait  etc..Personne ne l’a crue et les touristes rejoignirent l’autre moitié du groupe qui bronzait sur le sentier de retour vers Fosses. Cet itinéraire intéressant, où les champs de betteraves fourragères alternent avec les bosquets boisés et quelques châteaux , mérite d’être refait au printemps dans les conditions disons.. plus clémentes . Allez qu’importe, l’important était de sortir ce jour-là de la capitale plongée dans la grisaille. Alors comme le répète Anita, prof d’anglais en banlieue chic : « oublie l’hiver, va marcher  toi aussi et  kiffe ta life ! »

 

 

 

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée ICI

Terrain de jeux entre culture et cultures.
Nelly et Chantal en pleine réflexion d’orientation
What ? Du soleil ? !!
Du haut de se menhir, 400.000 ans d’histoire me submergent.

Guide Pratique pour Explorer la Forêt de Montmorency

un parcours de 16 km pour découvrir cette jolie forêt située au Nord de Paris
Une des fontaines de la forêt de Montmorency

La forêt de Montmorency fait partie des terrains de jeu favoris des parisiens en balade. Marcheurs et vtt se partagent les nombreux chemins qui sillonnent cet espace très vallonné malgré les apparences. Ce relief intéressant fait aussi le bonheur de bien des adeptes du trail en quête de sensations et d’effort . On  peut accèder par exemple à cette forêt par la gare de St Leu depuis la gare du Nord à Paris. Un GR serpente dans la ville avant de s’élever vers le plateau boisé. Le fameux GR1 traverse ici la forêt du Nord au sud  et le PR  la « Ceinture Verte d’Ile-de France » , d’Ouest en Est. Si vous quittez les grandes allées et ses nombreux promeneurs pour emprunter au hasard des petits chemins, les plus chanceux et les plus discrets pourront même y rencontrer  des biches. Il y encore quelques années un de mes amis chassait ici à l’arc. Côté curiosités, vous trouverez des maisons forestières, d’anciennes fortifications , quelques fontaines et pièces d’eaux. Chênes, hêtres, bouleaux et divers pins forment un décor dense où il fait bon se perdre. La carte IGN 2313OT ou un GPS peuvent se révéler utiles dans cette profusion d’allées. Il faut compter près de 18 km de marche si vous décidez d’aller visiter le Musée de la Renaissance niché dans la petite forêt d’Ecouen-Ezanville. La Gare est juste en lisière, les trains vers Paris y passent toutes les demi-heures en moyenne. (Zone 3-4). Bonne balade !

Téléchargez la trace GPS  ICI

La carte au 1:25.000e pour éviter de tourner en rond !
Aménagé autour du château de la Chasse, ce circuit pédestre de 2,5 km propose 11 stations dédiées à l’histoire locale ainsi qu’à des thèmes de réflexion philosophique (l’homme et le cosmos, l’homme et la nature…).
Une rando facile et amusante à faire aussi en vtt
Décor d’hiver

Randonneurs en Seine et Marne : Un Voyage Étonnant

Lagny-Thorigny.. tout le monde rebrousse chemin par les passerelles anti-crues

Janvier, mois de toutes les résolutions de purification morales et physiques où les images bibliques de jadis se télescopent aux selfies narcissiques d’un XXIe siècle décadent, comment ne  pas songer avec nostalgie aux  Rois Mages en rando   vers la Galilée (source Wikirsch : Sheila – ‎Mars 1971 de ‎J Schmitt / C Carrère) mais plus encore à cet homme d’exception, autre randonneur infatigable qui erra dans le désert pendant quarante ans pour faire sortir d’Egypte son peuple empêtré dans un sacré pétrin, je veux parler de Moïse. Parmi ses exploits, rappelez-vous de sa fameuse traversée  de la mer ..à pied. Parallèle historique assez audacieux, je vais vous relater l’histoire d’un groupe de 27 randonneurs immergés cette fois en Seine et Marne, le premier w.e après l’épiphanie, synonyme pour vous, misérables païens, de frangipane, fève et couronne en toc . Cette fois ci, le guide du groupe se nomme Geneviève, femme rigoureuse qui veilla des décennies à faire respecter les lois gravées dans les tables républicaines et qui après une révélation probablement divine, se consacre à maintenir sur le bon chemin les brebis de Sport et Nature et des Amis de la Nature.  Sa mission est  ce jour-là de purifier une poignée de randonneurs en surpoids, et en proie à une ankylose musculaire hivernale sévère. Lors d’un premier message par mail, elle les avait prévenus sans ménagement :  » Bande de petits ..sal.. (éloignez les gosses de l’écran), vous allez expier vos fautes, de Lagny-Thorigny à Meaux lors d’un parcours de 23 km mené au rythme infernal de 4,5 km/h que je qualifierai en un mot d’allure SOU-TE-NUE. ». Ce qualificatif avait eu pour effet de décourager les moins entraînés d’entre nous qui préfèrent tester chez eux leur nouvel écran plat 82 pouces ou faire je ne sais quoi sauf d’aller au rdv à la Gare de l’Est à 9 heures du mat’ .

 

La Seine et Marne, la Brie dans toute leur splendeur

La promesse de cette purification péripatétique et un soleil radieux remplirent de joie les 27 randonneurs volontaires et tous affichaient un large sourire à l’idée de revoir la citée, sa cathédrale, Coppé son maire et ses kébabs. La ville et certains se réveillaient lentement, quelques autres avaient oublié leur déception d’avoir rater une semaine auparavant un Meaux By Night  very pathétique, ou s’en réjouissaient, au choix . (Voir  notre dernier article  « Rando d’hiver ? ..pas de la tarte mais de la galette  «   https://wp.me/p6NqC2-TA). Néanmoins les fidèles et piliers de Sport et  Nature marchaient pour beaucoup le cœur serré, l’âme encore marquée du souvenir d’une randonnée estivale douloureuse dont les faits sont relatés dans un autre article intitulé « Errance et zizanie à Meaux » – https://wp.me/p6NqC2-Ny ).

Bon, ok, raté le pique-nique à table !

Une fois encore le sort s’abattit sur  ce parcours francilien dès le premier kilomètre. Dès Lagny un univers liquide leur barra le chemin . La Marne était sorti de son lit elle aussi et les berges du GR1 submergées n’étaient plus qu’un vague souvenir.  Qu’importe, les marcheurs et leur  guide s’élancèrent au- dessus des flots  ! Rien ne semblait pouvoir anéantir leur appétit de kilomètres ni les détourner de leur but, atteindre la ville. Lorsque les dernières passerelles métalliques anti-crues disparurent du décors, tous regardèrent vers le ciel et demandèrent à Dieu lui-même : « Pourquoi cette p…de rando à Meaux est-elle maudite ? » . Aucune réponse ne se fit entendre . Alors Geneviève trouva une issue de secours dans les cartes. Fluctua nec mergitur, alleluia, une route parallèle nous conduirait jusqu’à la forêt, loin du traitre fleuve. C’est ainsi que l’on  traversa une nature aux allures de rizière (dixit Sylvie,  trekkeuse au long cours très imaginative) en remontant le canal menant à Meaux. Après 14 km, notre guide stoppa net notre progression.  Nous étions arrivés sur l’aire du pique-nique mais consternation et rigolade générales,  les tables baignaient dans une marre immense. La troupe fut invitée fermement à rester groupée sur la berge lors du repas. Seuls, quelques Judas bravèrent l’autorité pour s’installer sur un pont. Dans sa miséricorde Geneviève les pardonna et rompit une fois encore le pain et la galette, l’ apôtre André partagea le vin, je me crucifiais sur le sol pour m’imprégner du soleil miraculeux . Nous avions quitter Mareuil et nous cheminions vers Nanteuil lorsque un autre obstacle de taille se dressa devant vous : la redoutable route nationale N36. Perfide, bruyante, symbole de la triste zizanie d’octobre 2017 , l ‘artère infranchissable défiait une nouvelle fois un guide de Sport et Nature. Michel BL, meneur de cette rando à l’époque,  se remémora soudain cet instant tragique ou le groupe de 53 marcheurs se scinda en deux sous ses yeux remplis d’impuissance et  de résignation, les uns suivant un chemin incertain en lisière de forêt, les autres coupant à travers champs.

Parcours long mais facile avec le passage délicat de la RN 36

Geneviève chassa de son esprit cette visions cauchemardesque, préférant s’en remettre au bon sens , à sa carte et ..à Google Map. Quelle pitié ..Je pestais une nouvelle fois contre tous les guides de la terre hermétiques aux App de rando dignes de ce nom. Malgré tout, notamment les rond-points, nous avons réussi à rejoindre le GR1 . Les deux kilomètres se firent dans la boue des champs et une ultime route inondée nous força à escalader un coteau glissant pour  enfin rejoindre Meaux. De 23 km annoncés, nous en étions à 27. Le petit plus habituel offert par l ‘association. Ne la remerciez pas c’est cadeau !!

Téléchargez la trace GPS   en cliquant ICI

 

Rando d’hiver ? Pas de la tarte ..mais de la galette sur le GR1 !

Une longue diagonale ventée de 24 km entre bosquets et plaines.
Son altesse Anita 1ere de Bretagne et sir Vincent d’Ardèche.

Qui l’eut cru ? Pas moins de trente marcheurs un dimanche venté et pluvieux d’un moins de janvier marqué par les crues ! Il fallait bien la promesse de galettes à la frangipane pour  motiver et tirer de sous la couette bien des amateurs de grasse mat’ . De mon côté, je tenais à suivre mon objectif, celui d’enchaîner les étapes pour boucler le GR1 courant 2019, un programme proposé par Stéphane. Et puis un mois sans rando m’ avait plongé dans une semi- léthargie néfaste et avait arrondi mon tour de taille d’un kilo post-fêtes inquiétant. La gare du Nord connaissait les premiers retours de vacances, on prit la direction de Dammartin en direction de Crépy-en-Valois . Stéphane avait annoncé dans son mail 20 km relax, avec Meaux en ligne de mire . Le doute planait sur le groupe . Seule les kilos-joules de la dite galette  pouvaient justifier ce qualificatif rarement usité dans le vocabulaire du guide. L’état du sentier historique fut à la hauteur du niveau de pluie enregistré sur la Brie ces derniers jours, c ‘est à dire gras ++ . Autrement dit chacun s’adonna aux joies du patinage et dérapages plus ou moins contrôlés. L’usage des bâtons n’augmenta guère le rendement énergétique du randonneur. La recherche  constante d’équilibre et un vent de nord-Est-glacial-trois-quart face pompèrent rapidement les réserves emmagasinées lors d’un petit dèj’ déjà lointain. Une douzaine de kilomètres suffirent pour déclarer que l’heure de la pause avait sonné..au milieu de nulle part. On planta le camp dans un maigre sous-bois banal dont le seul attrait fut de nous protéger de la brise. Comme prévues, les galettes jaillirent des sacs au moment du dessert. Stéphanie et Stéphan en lutte constante contre la déshydratation sournoise proposèrent  Gewurztraminer et rhum arrangé. Les monarques du jour fut sacrés selon la tradition. Je récupérais une couronne accompagné dans mon règne éphémère par Laure

Chantal en plein rêve de baignade et de plages tropicales.

nt,  le Roi Vincent-d’Ardèche et la reine Anita -1ere-de Bretagne-et -Autres -Lieux découverts à marée basse. Un rien arrangé par le rhum, Stéphan ordonna avec une vigueur  très relative que le camp fut levé pour aller en découdre avec les 8 km restant. Gadouillage , grignotage et picolage finirent de faire chuter la moyenne jusqu’à la gare de Meaux. Le groupe se désagrégea au gré des envies  de chacun, aussi nombreuses que divergeantes : aller visiter le quartier, ancien, boire une bière ou rentrer à Paris. Meaux by Night ne nous laissera pas un souvenir impérissable. L’idée de trouver ici un bistrot ouvert après 18h un dimanche soir relève de l’utopie. Seuls quelques kébabs peuvent sauver de la famine quelques habitants errant en fin de week-end. Les portes de la cathédrale étant déjà closes, j’abandonnais déçu la balade prometteuse et les quelques amis randonneurs attardés pour reprendre un train direct vers la Gare de l’Est. Cette étape no 9 du GR1  s’allongea au final sur 25 km et fut avant tout un moment tonique convivial et un bon entraînement pour une nouvelle année de rando que je  souhaite à tous, chers lecteurs, pleine d’aventures, de soleil, de découvertes et de rencontres.

 

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée ICI

20 km à Travers la Vallée de l’Yvette

Et surtout bonne santé !!

Une dernière rando de l’année, ça se fête ! Pour l’occasion Stéphanie, guide expérimentée de Sport et Nature, épaulée par  Cécile, a pris les opérations en main : direction la Vallée de Chevreuse entre les gares de Coignière et St-Rémy (78). Une bonne dépression hivernale a balayé le décor de ses nuages pour un moment et le passage du front chaud offre une température à 9°c  au soulagement des 17 randonneurs  d’un groupe à composante très féminine. Les chemins portent encore le souvenir des averses de la veille, des ruisseaux slaloment entre les rochers émergeants. La forêt s’est presque dépouillée de ses oripeaux d’été et laisse découvrir un nouveau décors végétal composé de troncs enchevêtrés, de mousse et de mares. Prudence, un tapis de feuilles mortes cache désormais les pierres et les  racines glissantes, autant de pièges sournois pour randonneurs distraits. Certes, la vallée de Chevreuse n’a plus trop de secrets pour les parisiens. Combien de fois avons-nous parcouru les méandres de l’Yvette ou des ses affluents  ? Pourtant ce jour-là  le parcours bien rodé  va se heurter par endroits aux excès de la météo . Un ru a gonflé dans

 

 

la fameuse Maison de fer.

la nuit  et complique la poursuite du GR11 . Malgré les efforts de construction d’un pont de fortune signé Vincent, personne n’ayant vraiment envie de se tremper les pieds, on contournera l’obstacle par les hauts pour rejoindre Dampierre. Il est plus de 13h30, nous marchons depuis 12 km et les premières fringales se manifestent. Une pause s’impose. Les bouteilles de breuvages régionaux et de destinations exotiques sortent des sacs, Stéphanie fait circuler le foie gras et le pain de campagne, le déjeuner royal s’installe sur les hauteurs du château où les monarques festoyaient jadis. Après la ronde des desserts des plus caloriques, les selfies, le cloc des verres en plastoc qui s’entrechoquent, le groupe émerge de son demi comas pour reprendre le sentier. Les secondes parties de rando connaissent généralement une baisse de régime.

 

 

Vincent, diplômé des Ponts et Sentiers dans ses œuvres.

C’est l’heure où l’on compte les kilomètres restant, ceux qui séparent le randonneur de sa prochaine bière au bistrot en face de la gare du retour. Les pauses « techniques » se multiplient, les côtes de la Vallée de Chevreuse martyrisent les jambes encore engourdies, des signes symptomatiques d’une randonnée endormie qui s’éternise et se disperse. Stéphanie sourit et capitule, réalisant qu’elle a un peu perdu le contrôle des marcheurs qui suivent seuls à l’aveugle les marques rouges et blanches du GR, un chemin qui conduit forcément à un train. Peut être , peut être pas ! Il est plus de 16h00, ciel plombé et menaçant, près de 6 km restent à parcourir pour rejoindre St Rémy-les-Chevreuses et son RER. Le podomètre annoncera vingt et un kilomètres au final, les 18 annoncés sont une vieille histoire. 2017 s’achève en beauté. Je regarde dans le rétro des 25 randos parigots de l’année, ma semaine sur le GR34, cet inoubliable, long, difficile chemin de Compostelle entre Irun et Santiago. Et puis avec tendresse mes chaussures fatiguées qui finissent par craquer sous les 1800 km infligés !

Téléchargez la trace de cette randonnée ICI

 

 

 

sympa, facile et tonique
Une belle rando d’environ 20 km qui suit la vallée de l’Yvette.
Le château de Dampierre
place au rêve

Trekkingzone accueille son 4500 e visiteur et fête aujourd’hui ses 10.000 pages vues (2017)

Trekkingzone.wordpress.com fête aujourd’hui son 4.500 e visiteur et ses 10.000 pages vues pour 2017 !

Un grand merci à tous les passionnés de randos et de voyages.. à pied !

Et pour fêter ça, en prépa une compil des  35 plus belles randos en IDF.

A bientôt !

Richard

Découvrez la Forêt de l’Ouÿe : Circuit Pédagogique de 22 km

Une très belle randonnée de 22km en pleine forêt, avec du dénivelé intéressant
Traversée d’un bois à l’ autre à travers les champs .

Dernière débauche de couleurs avant l’hiver, RERC, gare de Dourdan, tout le monde descend ! Les feuilles se ramassent à la pelle en novembre et ce dimanche là une foule de randonneurs vient une nouvelle fois fouler les sentiers d’Ile de France, véritables tapis 100% bio dont le confort est sans égal en automne. Dourdan fait partie de ces points départ agréables,  il fait bon y flâner le long des douves du château avant de s’enfoncer au sud-ouest dans la forêt de l’Ouÿe que l’on l’appelait autrefois « forêt de Saint-Arnoult-l’Ouÿe ». Celle-ci est constituée de 2 massifs :au nord celui de Saint-Arnoult et au sud celui de l’Ouÿe. Ce domaine doit son nom à l’abbaye de l’Ouÿe fondée en 1163 par Louis VII dit le Jeune ou le Pieux, pour remercier le ciel de lui avoir permis d’entendre l’appel de ses compagnons un jour où il s’était égaré dans cette forêt. Ce splendide ensemble est aujourd’hui une propriété privée, hélas non accessible au public. Alors le marcheur ne s’y attarde pas et poursuit son périple par des sentes au nom de « Chemin de la Messe »  ou « chemin des soupirs » . Chaque route et chaque carrefour vous transporte ainsi dans un passé médiéval et religieux un voyage au temps des seigneurs et de leurs chasses, de la paysannerie et des brigands. L’immersion dans la nature est totale lors des 22 km de ce parcours à peine troublé par le passage de départementale. Des circuits pédagogiques bien documentés viennent agrémentés cette balade qui serpente du GR1 au GR111. De nombreuses essences d’arbres s’y sont développer au fil des siècles et le gibier ne manque pas

Christian prépare une fondue au chocolat en plein pique-nique ! Bientôt le cassoulet en direct.

. Il suffit de prendre le temps de découvrir les richesses de cette flore si généreuse et d’avoir l’ouïe fine pour écouter les derniers chants d’oiseaux avant un plongeon dans l’hiver silencieux !

 

Télécharger la trace de cette randonnée ICI 

Tour IDF sur le GR1 – Etape n° 7 – Rando sprint de Pontoise à l’Isle-Adam

2′ km – étape du GR1 , « ceinture verte d’Ile)de-France »
Arrivée sous le soleil à l’Isle-Adam

Lorsque Stéphane nous a proposé  à l’origine  de parcourir les 650 km du GR1, le sentier historique de Grande randonnée qui entoure l’Ile de France, il a précisé afin qu’il n’ y ait pas d’équivoque : rythme soutenu ! Afin de compléter la description de cette rando marathon  effectuée de gare à gare, j ajouterais :  étapes prévues ne descendant que rarement sous les 25 km !  Cette 7 e portion de ce GR1 appelé parfois sur certaines « Ceinture verte d’Ile de France », a débuté à  Pontoise dans des conditions idéales pour regarder la télé, c’est à dire de sous de fortes rafales accompagnées de pluie. Résultat , vu la météo et la distance annoncée de 24 km , nous n’ étions qu’une quinzaine au pour marcher jusqu’à l’Isle-Adam-Parmain.  Couleurs d’automne magnifiques, ciel plombé de 50 nuances de gris filtrant les rayons, tapis de feuilles multicolore, personne ne regrettait d’avoir quitter sa couette. Ce beau parcours en sous bois  présentait au moins l’ avantage de nous faire évoluer  à l’abri, certes  entre les quelques passages en plaine plutôt turbulents. Le plus gros du coup de vent était en fait passé dans la nuit et avait laissé des traces. De nombreux arbres brisés jonchaient le chemin çà et là et avaient emporté par endroit lignes téléphoniques ou des clôtures. Cependant ni la boue ni le vent n’avaient provoqué la moindre baisse de régime chez les meneuses du groupe. Au bout de 14 km menés au taquet, Stéphane consentit  après quelques rapides et rares pauses techniques  un pique-nique au milieu de nulle part. Faute de véritable toit mais sous un brin de soleil miraculeux, le groupe squatta une haie en lisière d’un champ accueillant. C’est beau le Vexin à l’ombre des betteraves en feuilles . L’affaire fut pliée en une demi-heure avant l’arrivée d’une nouvelle vague de grains, bref juste le temps de reprendre des forces, déguster le rhum arrangé de Stéphane et le gâteau au chocolat de Chantal, unique dessert de cette rando en terrain lourd . Ni le carburant à 40°, ni

Passage à Nesles-la-vallée

le déjeuner rapide n’affectèrent la cadence des meneuses. La remontée vers Nesles-La-Vallée se fit au même rythme  « soutenu + » reconnu enfin Stéphane. A peine deux heures plus tard, le vent avait nettoyé le ciel, nous arrivions à L’Isle-Adam, fourbus, crottés, humides mais ravis de cette fin d’après-midi radieuse. C’était l’heure des comptes, nous avions avalé les 24 km en 5 heures. Programme respecté !

 

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GR 34 – Presqu’Ile de Rhuys (Morbihan), une rando entre deux mers

Une très belle balade pour découvrir le double visage de la presqu’Ile de Rhuys
la tranquillité du petit port de la pointe de Kermer

Bienvenue sur la Presqu’ile de Rhuys et profitez de deux mers pour le prix d’une !  D’un côté le Golfe du Morbihan et de l’autre l’océan, que rêver de mieux pour marcher à nouveau une vingtaine de kilomètres sur le GR34, ce chemin que je grignote depuis quelques années avec le même appétit. Cette belle promenade assez facile débute au port du Crouesty. Le bus n° 24 (partant de Vannes) peut vous y conduire en quelques minutes si vous loger à Sarzeau ou ses environs (nous sommes partis du Rohaliguen). Le GR34 passe d’abord par le très/trop  clean Port Navalo, lieu d’embarquement vers les îles  d’Houat, Hoedic, le port de Locmariaquer et les mini-croisières dans le Golfe en saison. Puis en s’éloignant l’itinéraire redevient plus sauvage, de quoi oublier l’urbanisation forcenée. Il vous fera découvrir alors les divers aspects des réserves naturelles qui abritent de nombreuses espèces d’oiseaux, résidents ou migrateurs venant de Scandinavie. Dans un calme absolu, le marcheur chemine  souvent sur le tapis d’aiguilles des pins géants, au gré des petites criques sur un sentier sinueux parfaitement balisé et bien entretenu. Il fait bon y pique-niquer ou s’arrêter dans un petit port pour y déguster une douzaine d’huitres providentielle d’une fraicheur divine arrosée d’un verre de blanc. Le paysage change au rythme des marées et des coups de vent. Cette mer intérieure bouillonne par endroit sous la puissance du flux qui l’envahit. C’est un des rares endroits du littoral où les bateaux peuvent naviguer jusqu’à 10 nds pour vaincre la force des courants. La Presqu’Ile de Rhuys, terre des Ducs de Bretagne, abrite également quelques châteaux bien restaurés qui raviront toute la famille en balade et de bonnes biscuiteries pour les plus gourmands. Après l’effort, profitez en été des plages de l’océan. Le micro-climat du Morbihan est bien réel !  Cette portion du GR34 fait partie du Tour du Golfe, un parcours de 360 km qu’un bon randonneur peut effectuer en une semaine ou dix jours s’il souhaite visiter l’Ile Aux Moines de plus en plus chic et celle d’Arz.

Téléchargez le fichier . gpx ici :ICI

Errance et zizanie à Meaux, la rando de tous les maux !

Un itinéraire de 26 km pifométrique à rallonge !

C’est l’histoire d’un beau dimanche d’automne, un de ces jours divins où l’été allait jouer les prolongations et pousserait les franciliens les plus flemmards à profiter de la nature et regarder le soleil embraser le décor. Bref un jour de rêve pour randonneur puisque le mercure allait même grimper ce jour-là jusqu’à  24 °C  !  C’était prévisible,  pas moins 54 membres  de notre association s’agglutinèrent  dans le hall  de la gare de L’Est avec le programme initial de parcourir 20 km idylliques  sur les coteaux de la Marne. Un beau dimanche certes,  où la SNCF décida sans prévenir de supprimer le train desservant la gare de Nanteuil Saacy, une gare de banlieue anodine, banale mais hélas gare du point de départ de la rando. Aucun train avant une heure, entrain brisé net, il fallut renoncer à rejoindre la station puis de concevoir un plan B. Michel, notre malheureux et guide maudit en charge de cette meute de marcheurs affamés de sentiers opta pour aller à Meau et longer peinard le canal vers Lagny. Un beau dimanche en perspective et une promenade tranquille quoi ! Une balade même plus courte que prévue , un itinéraire  facile, sans stress ni contrainte. Il suffirait juste de cheminer sur les berges  rectilignes où 54 marcheurs  dociles  et joyeux contempleraient les cygnes et les roseaux. Arrivé à Meaux, il fallut néanmoins expliquer, réexpliquer le nouvel itinéraire.  Et  convaincre cette troupe rêvant de vignes verdoyantes et de dénivelés qu’elle ne perdrait pas au change en troquant des coteaux contre un canal. Facile .. hum..

Echange coteaux contre canaux. Ça vous va ?!!

Meaux, morne plaine..

Meaux, sa gare , au loin sa cathédrale magnifique , son maire célèbre au nom de Coppé.. Cette jolie ville est traversée par la Marne d’où part le canal depuis Vitry-Le-François. A gauche des ponts, à droite des ponts, des GR  qui suivent les rives s’étirant dans plusieurs directions. L’endroit idéal pour se planter dès le départ d’une randonnée ! Le bons sens nécessitait peut être de sortir une boussole et partir au sud-ouest et non de  suivre un balisage incertain vers l’Est lointain le long d’une berge verte et attirante ?  Il n’en fut rien, résultat le groupe de 54 marcheurs remonta la Marne au lieu de la descendre et rata le canal ! Ce n’est qu’à Nanteuil-les-Meaux qu’on réalisa avec effroi que Lagny était à l’opposé. Une erreur de navigation peut toujours se produire.  il suffit soit de revenir sur ses pas , soit de remettre le cap dans la bonne direction pour reprendre le GR dans le bon sens. Mais en ce magnifique dimanche d’automne, on piqua plein ouest dans l’inconnu avec l’espoir de rejoindre ce foutu canal. Perplexe, je déchiffrais une nouvelle fois la carte du coin sur l’App Iphigénie et constatait qu’une départementale 4 voies allait se présenter devant nous, et ce sans aucun pont ni sous-terrain, genre ligne Maginot du randonneur. Après une errance en zig zag dans une vague ZAC, des signes de forte mauvaise humeur  s’élevèrent de la meute lorsqu’elle butta sur les rails de la départementale. Il fallait contourner l’obstacle, soit en revenant à droite chercher un rond-point vers Meaux, soit descendre au sud attraper une lointaine passerelle. On choisit cette option sans conviction en longeant la 4 voies sur plus d’un kilomètre.

Et Google Maps prit subitement le pouvoir

Petit moral mais grosse fatigue au pique-nique !!
54 , record battu !!

54 marcheurs en file indienne, ça donne envie de se mettre à la rando!  Après le coup de la ZAC, certains étaient presque au bord de la rupture et manifestaient leur ras le bol et le désir de rejoindre la gare la plus proche. Une fois la départementale enjambée, aie..je réalisais avec stupeur qu’aucun chemin ne permettait de rejoindre le canal de Meaux ! Un champ immense nous séparait d’une petite forêt qui menait vers Mareuil et sa gare providentielle pour certains. L’inquiétude monta d’un cran. Le randonneur du dimanche sans chemins balisés c’est un peu comme une loco hors des rails. A cet instant de doute, une quarantaine d’entre eux préférèrent suivre  le guide officiel pour contourner le désert, j ‘attirai les plus téméraires plein ouest sur la terre retournée. Un vent de zizanie soufflait alors sur la plaine! Il n’allait pas s’apaiser sur la suite du parcours lorsqu’il s’agit de suivre ou non le GR14A en forêt et de se rallonger de 1 à 2 km. Si le randonneur du dimanche hait l’absence de sentiers balisés, il connait désormais l’usage du GPS et plus encore celui de Google Maps. J’avais pu le constater en juin dernier sur le Camino del Norte vers Compostelle. Deux jeunes lettonnes marchaient tablette en main en ignorant même qu’il existât un chemin fléché de jaune et des coquilles ! Magique, la fonction « piéton » de Google Maps permet en effet de rentrer chez soi à pied , quitte à utiliser les pistes cyclables et des nationales ! La cartographie passe-partout n’est pas au 1:25.000e mais avec un peu de chance, le randonneur peut toutefois tomber sur un GR. Smarphone en main, un groupe de dissidents taillait ainsi la route vers Lagny alors que Michel et moi, pauvres nains,  étudions encore la carte IGN et l’App Iphigénie pour concevoir un parcours digne d’une vraie rando et non pas un banal itinéraire calculé par Google. A force d’errer entre les rives de la Marne, les ZAC les départementales, hors des sentiers battus, et de chercher un canal, le podomètre s’affola. D’un parcours initial de 20 km, je comptabilisais 26 km à l’ arrivée en gare de Thorigny-Lagny … et quelques déserteurs !

 

Téléchargez la trace de cette randonnée : https://www.visugpx.com/BdaehgOgss