Archives pour la catégorie Randonnées France

La rando fait-elle maigrir ? Quelle dépense énergétique réelle ?

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Tableau A- Variations de la dépense énergétique en fonction du poids et de la vitesse.
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Tableau B – Comparaison de diverses disciplines sportives

Éternel débat, la randonnée fait-elle perdre du poids, oui ou non ? Voici tout d’abord ce qu’il convient de savoir : le nombre de kcal (kilo-calories) brûlés pendant les randos dépend du poids du corps, de l’intensité de l’activité pratiquée et du métabolisme (1)  du randonneur ou de la randonneuse. Cette dépense énergétique (DE)  dépend également du sexe. A poids égal les hommes dépensent plus d’énergie pour se déplacer que les femmes. Il faut également compter avec l’âge.  Jusqu’à 20 ans notre dépense d’énergie augmente, se stabilise entre 20 et 40 ans et diminue progressivement pour le même effort. Il convient aussi de prendre en compte le dénivelé cumulé, sachant que la descente consomme aussi de l’énergie. Le tableau A illustre l’influence de la vitesse de marche sur la DE en fonction de son poids. Au mieux, les petits déjeuners copieux + les pique-niques saucisson bien arrosés compensent la dépense énergétique réelle sur des randos de niveau moyen à la journée. Et au pire un tel régime à plus de 3 000 kcal/jour risquera de vous faire prendre du poids lors de sorties escargot ! Lire la suite La rando fait-elle maigrir ? Quelle dépense énergétique réelle ?

GR34 Le Crouesty-Le Rohaliguen.. option polaire !

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Alaska ? Non , Bretagne sud !
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Le sentier des douaniers entre Le Crouesty et Le Rohaliguen
Les pins majestueux, princes du littoral breton

Aucun doute, les Bretons reparleront encore longtemps de cette fin février 2018 dans les buvettes du Morbihan et d’ailleurs. Nous sommes au Rohalinguen et les campings voisins sont aussi déserts que la toundra malgré les vacances scolaires. Blottis derrière la vitre de la petite maison d’été, nous regardons dubitatifs ce matin-là le thermomètre afficher – 7°c sous l’effet du vent de Nord-Est venu direct de Sibérie ! Damned, le mercure a encore chuté depuis notre arrivée. Balayage à tous les étages, le ciel bleu est éblouissant de pureté et selon Le Télégramme,

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un parcours côtier de 18 km sur le GR34

la région explose son record historique d’ensoleillement à cette date. Après trois jours d’exploration à vélo et quelques héroïques allers-retours pédestres à Sarzeau pour le ravitaillement, on profite de la fenêtre météo « supportable » pour organiser notre rando sur le GR34 avant la journée du lendemain annoncée à -10°c au lever du jour ! Nous sommes loin de la douceur du séjour de novembre dernier, de notre périple par la face nord  de la presqu’île de Rhuys par le sentier longeant les marais et parcs à huîtres du Golfe et plus encore de notre dinette improvisée sur la plage. Action ! Le car de la ligne 24 en provenance de Vannes stoppe à Sarzeau station et nous dépose au port du Crouesty vers 13h00. La brise glaciale joue dans les drisses des bateaux et sur les pontons où personne de lucide n’ose déambuler par ce climat. Le GR34 passe ici devant les terrasses des cafés clos, on le suit jusqu’au Petit Mont et son tumulus. Le vestige de pierres préhistorique nous abrite à peine et le pique-nique est  expédié. La végétation tente une timide sortie de l’hiver, pourvu que les premiers bourgeons résistent aux attaques tardives de ce froid inhabituel dans le Morbihan. La nature porte encore les traces des tempêtes récentes. Des pins jonchent ici et là encore le sol, des troncs fraichement

un profil un peu sportif par endroit

débités s’empilent déjà en stères. Le nettoyage de printemps a commencé. L’océan ridé par les fortes risées venues de terre a oublié sa houle d’ouest, peut-être tempère-t-il ses ardeurs avant les grandes marées d’équinoxe imminentes qui feront le bonheur des pêcheurs à pied. Difficile d’ imaginer le trafic monstrueux des plaisanciers aux mois d’été alors qu’au large un unique voilier sous deux ris et trinquette revient péniblement au port en tirant des bords. Sérénité éphémère presque magique, des volées de bécasseaux picorent sur la grève, quelques rares marcheurs investissent ce décor somptueux inondé de soleil. sentier gele dans le Morbihan, rando GR 34Le GR34 court par endroit sur la crête des dunes, le sable et le vent de face ralentissent souvent notre progression déjà laborieuse. balade velo golfe du MorbihanA deux pas des golfeurs sûrement venus d’une autre planète tapent la balle dans des rafales à 30 nds et par -4°c.  On enchaîne ainsi les longues plages du Fogeo, de Kerver, des Govelins avant d’atteindre la Pointe du Grand Mont et la côte rocheuse de Saint-Gildas. Des familles profitent de la belle fin d’après-midi pour mettre le nez dehors en bouclant quelques kilomètres sur ce fameux chemin des douaniers. Jambes engourdies par le froid, fatigués par seulement 17 km, nous quittons le GR à Saint-Jacques et la plage devenue soudain inhospitalière pour prendre la route abritée vers  Trévenaste et rejoindre enfin Le Rohalinguen. Cette côte sud de la Presqu’ile de Rhuys manquait au programme de Christine, la régionale estivale de l’étape. Dépeuplé de ses touristes, le GR breton 100% pur beurre et granit  nous a encore révélé quelques trésors de sa beauté magnifiée ce jour-là par tant de lumière. Game over, la tisane, le far breton-maison et le petit radiateur à huile du salon réchauffent lentement les corps.  Il est à peine 20h, le thermomètre extérieur s’affole de nouveau, une nouvelle nuit polaire s’annonce. Demain la médiathèque de Sarzeau et le Ty Poul, le café associatif local, feront encore le plein de visiteurs frileux. Le 10 juillet prochain la bourgade accueille la 4e étape du Tour de France, l’ambiance pourrait devenir cette fois torride !

 

 

 

Découvrez Vannes en une journée

un tour de quelques heures au cœur de la cité médiévale
le jardin des remparts

Lors de votre passage dans le Golfe hors- saison, alors que les liaisons maritimes vers les îles ne sont pas encore opérationnelles, pourquoi ne  pas de visiter la ville de Vannes  ?  Votre parcours  passe bien sûr par le tour des remparts de la ville. (1h30 environ) où vous admirerez les portes anciennes et le magnifique jardin. Après une collation obligatoire dans l’une des nombreuses crêperies, visitez le Musée de la Cohue, ex-marché aux poissons (ouvert uniquement l ‘après-midi). Avant de repartir,  faites un dernier détour par le quartier médiéval et ses maisons séculaires à colombages. Pour faciliter votre balade, L’Office du Tourisme vous propose désormais une visite guidée avec  « Vannes Tour » , sa nouvelle App pour smartphone. (munissez-vous d’écouteurs pour l’occasion)

 

Téléchargez la trace GPS  : https://www.visugpx.com/ZMtEgtfFau

20 agences françaises de trekking, laquelle choisir ?

Niche perdue parmi les offres du tourisme de masse, le marché du trek se porte bien. On estime à 300.000 le nombre de packs vendus l’an dernier, un chiffre en constante progression. Il doit ce dynamisme à l’engagement de quelques pionniers qui depuis trente ans n’ont de cesse de sillonner le globe à la recherche de nouvelles destinations et ce au gré des turbulences géopolitiques du moment. De simples associations au départ, ils sont devenus les pros d’aujourd’hui, entre passion et business.

Les voyagistes répertoriés en sont les principaux acteurs. Certains s’acharnent à conserver leur indépendance face à la puissance des groupes qui sont nés de la fusion d’agences historiques. A titre d’exemple Allibert Trekking et Voyageurs du Monde ont décidé d’associer leurs activités de tourisme de nature et d’aventure au sein d’une seule entité, Erta Ale Développement (E.A.D) qui détient les sociétés et les marques Terres d’Aventure, Grand Nord-Grand Large, Nomade Aventure, Chamina Voyages, Allibert Trekking ainsi que Visages Terres du Sud, Destination Merveille. Cette structure en plein essor est aujourd’hui cotée en bourse !! Et selon nos dernières informations, l’UCPA aurait racheté La Balaguère. Il n’est pas exclu qu’un jour Décathlon rentre dans le jeu. Ces montages risquent-ils de propulser le trek dans une autre dimension ? Vers un trek de masse aux tarifs  low cost et forcer par là-même  les prestataires locaux à s’adapter aux exigences de clients toujours plus puissants ? Pour le moment ces voyagistes semblent conserver leur identité et une certaine autonomie. La plupart se sont bien sûr axés sur l’incontournable tourisme durable. Mais on est en droit de s’interroger sur la différence qui existe entre un trek Allibert ou Terdav, avec probablement des prestataires communs . A la carte, en solo, accompagné, séjours et circuits, l’offre des voyagistes ne cesse de grossir pour cibler une clientèle la plus large possible. Les plus petits comme Randonades ou Aventures et Volcans jouent sur l’ultra spécialisation et leur connaissance poussée du terrain. Le succès des chemins de Compostelle donne des idées aux agences  les plus opportunistes. Alors ? A prestations égales sur le papier, la réussite de votre prochain trek relèvera sans doute de l’imprévu. Météo, homogénéité du groupe, richesse des rencontres,  relation avec le guide , forme du moment.. bref toute l’essence même du voyage ..même très, voire trop bien organisé ! Lire la suite 20 agences françaises de trekking, laquelle choisir ?

Etape 10 GR1 – Voyage aux boues de l’enfer – Le retour

Non, pas un ruisseau mais le sentier !
Joli chemin.. vu de loin !

Je dois l’avouer mais ce dimanche-là,  et pour la première fois depuis des années, j’ ai  écourté le parcours d’une rando, cette 10e étape du GR1 et je ne suis pas arrivé à Mortcerf comme prévu .  Je ne fus pas le seul à jeter l’éponge  à la gare de Crécy-La-Chapelle (77) après 20 km depuis Meaux sur les 28 prévus. Flashback . Départ tardif, la météo  s’annonce clémente avec un thermomètre calé sur 7°C et le niveau des rivières de Seine et Marne  qui descend gentiment. Hélas ce redoux fit fondre la neige accumulée depuis plusieurs jours et Stéphane notre guide du jour , moi-même et le groupe de 16 marcheurs, nous avons tous sous-estimé l’état du terrain. Dès la sortie de Meaux, le GR1 était barré pour inondation. Qu’importe, on fit demi-tour pour rejoindre 500 m plus loin un sentier en hauteur. Quelques kilomètres après , un portail barre le chemin détrempé qui  bifurque  soudain vers la droite. Personne n’y prête attention mais on se retrouve sur l’ échangeur de l’autoroute A145 à proximité de Quincy-Voisins. Nous avons ainsi perdu et le GR1 et il fallut parcourir près de 2 km supplémentaires pour le rejoindre après Bouleurs sur un sentier à travers champs. Les goûts et les bouleurs.. Les pieds s’enfoncent jusqu’aux chevilles dans la terre gorgée d’eau qui pénétre inexorablement dans la plupart des chaussures. Guêtres, Gore-Tex, rien n’y fait , ça baigne ! Les ornières profondes piègent les moins attentifs. Chacun essaie de trouver les mottes herbues émergentes pour progresser, même les bâtons collent à la glaise. Un étrange ras-le-bol venu d’ailleurs s’empare de moi. Après un pique-nique express à Bouleurs, le groupe reprend sa progression difficile dans la boue, sachant que Mortcef se trouve à plus de 10 km ! les trois dernières randos de janvier sur les chemins presque impraticables et cette matinée ont eu raison de mon abnégation, le jeu  ne m’amuse plus. Claire, Geneviève, Hubert , Etienne et votre serviteur stoppent à Crécy-La-Chapelle pour reprendre le train vers la gare de l’Est. Il y a des jours où la Loi de Murphy (loi de l’Emmerdement Universel Maximum) aime à se manifester : les trains au départ de Crécy sont annulés pour cause de

Un parcours de 28km réduit à 20 par KO technique.

grève ! Dans sa grande mansuétude, la SNCF affrète des bus de remplacement pour rejoindre Esbly au rythme d’un par heure et bien sûr on le loupe car il part plus tôt que prévu ! Crécy le dimanche ressemble au Ténéré, pas le moindre bistrot d’ouvert. Une pluie violente et glaciale nous force soudain à nous réfugier sous un abribus aux vitres explosées devant la gare fermée. Le car arrive pour nous conduire enfin vers Esbly. Sauvés ..enfin  presque , puisque le train programmé est annulé suite à un problème technique ! Attente de 30 mn supplémentaire. Je reprends mon scooter à la gare parisienne sous une ligne de grains polaires pour arriver transi à Bois-colombes vers les 19h00 ! GR1 en hiver ? Éreintant. Avis aux amateurs.

Téléchargez la trace de cette randonnée ICI

Le Grand Morin en effervescence.

Comment se positionner sur une carte IGN papier  » compatible GPS  » ?

Gps et trekking, carte compatible GPS, orientation carte et GPSTout le monde n’est pas encore prêt à remiser ses bonnes vieilles cartes au placard pour se fier uniquement à un smartphone dépourvu de fonds de carte précis voire doté d’un pauvre Google Map ou d’un GPS classique gourmand en piles . Il existe une solution intermédiaire : reporter vos coordonnées UTM du GPS sur votre carte IGN papier « Compatible GPS » !

UTM, Compatible GPS … Pas ne panique, voici quelques définitions .

Les coordonnées d’un point se mesurent d’ordinaire  en longitude par rapport au méridien de Greenwish et en latitude par rapport à l’équateur .On les qualifie de sexagésimales et elles s’expriment en unités d’angle (degrés, minutes, secondes).

Cependant le report de ce point sur votre carte de rando au 1:25.000e n ‘était guère vraiment facile. Mais depuis 2008 , l’IGN édite des cartes à cette échelle dites « Compatible GPS » . Elle comporte dorénavant une échelle  aux chiffres de couleur bleue  appelée UTM ( abréviation de l’anglais Universal Transverse Mercator, ou transverse universelle de Mercator).

Coordonnées sexagésimales (degrés, minutes, sec.)
Coordonnées décimales (km)
zone UTM pour orientation GPS avec carte topographique compatible
Découpage UTM en 60 fuseaux de 6° de longitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l’UTM est un système de projection cartographique qui divise le globe en 60 fuseaux de 6° de longitude chacun (soit environ 500 km. La France métropolitaine chevauche les 3 fuseaux : 30, 31 et 32.

Sur chacun fuseaux un point est défini par une abscisse et une ordonnée, exprimées  en mètres. L’abscisse est un nombre entier positif, calculé de sorte qu’un point sur le méridien central du fuseau (le méridien se trouvant à 3° à l’est ou à l’ouest des bords du fuseau) ait une abscisse de 500 000 mètres. Les valeurs des abscisses vont de 167 000 à 833 000. L’ordonnée est  simplement le nombre de mètres depuis l’équateur.

A vous de jouer !  Exemple : où se trouve le col du Louron  ? (remerciements à centcols.org)

Vous ferez de même avec votre propre position lue  sur votre GPS , (bien sûr paramétré en coordonnées UTM)

 

 

Les chiffres encadrés en bleu définissent le quadrant UTM de 1 km x 1 km sur la carte (ici, la carte Top25 1848 OT). A noter que le numéro du fuseau n’apparaitra pas en marge de la carte. Il est simplement mentionné dans la légende de la carte. Les chiffres encadrés en rouge indiquent la position du col en mètres depuis le bord gauche et le bord inférieur, respectivement, du quadrant.

Trouver le quadrant et reporter la distance en mm de l’abscisse et l’ordonnée

1 ) On repère en premier lieu le quadrant dont le coin inférieur gauche est (292 et 4747) en repérant ces chiffres sur les marges horizontale et verticale de la carte.
méthode positionnement UTM, avec carte topographique et GPS
2) Une fois le quadrant trouvé, il suffit de faire un peu de calcul mental pour trouver le col : Chaque coordonnée (valeur de 000 à 999) peut être exprimée comme une fraction d’un kilomètre; et chaque kilomètre sur la carte mesure 40 mm (échelle 1:25 000). On prend donc l’abscisse, on la divise par 10 en arrondissant , on multiplie par 4 et on divise par 10 en arrondissant; ceci donne l’abscisse en mm sur le quadrant. Même chose pour l’ordonnée. Dans notre exemple :

  • Abscisse : 629 <diviser par 10 en arrondissant> 63 <multiplier par 4> 252 <diviser par 10 en arrondissant> 25 mm. (du bord gauche)
  • Ordonnée : 172 <diviser par 10 en arrondissant> 17 <multiplier par 4> 68 <diviser par 10 en arrondissant> 7 mm. (du bas)

3/ tracez les deux lignes et vous avez la position du Col  à leur intersection (ou  celle de votre position avec votre relevé GPS ! )

Fosses (95) l’hiver ? A l’aise glaise !

no comment !
Anita 1ere et ses demoiselles d’honneur de Sport et Nature présentent la nouvelle collection de bonnets.

N’essayez pas de comprendre pourquoi les parigots randonnent en été sous le cagnard ou en hiver sous la flotte, et ce dans un univers limité aux 5 zones du pass Navigo SNCF ! Moi, j’ai renoncé. Depuis déjà quelques semaines, les crues ont transformé le bassin parisien en une éponge mal essorée. Les randonneurs ne sont pas loin de troquer les bâtons contre des pagaies !  Toutes notions de vitesse, de moyenne sont à oublier . Les sentiers défoncés par les ornières des engins forestiers ou agricoles débordent par endroit et l’eau ruisselle dans la moindre côte entre les cailloux.  L’adhérence relève plus du patinage artistique que de la marche. Ce dimanche là seule une poignée de stakhanovistes pouvaient se rendre dans l’Oise alors que les conditions météo ne s’annonçaient guère meilleures dans cette région. A la sortie de la gare de Fosses (95), à peine arrivé dans la première plaine, le vent du Nord  glacial me cueillit à froid. Tympan gelé, douleur aiguë , oreille cassante comme du verre, j’enfonçais d’urgence le bonnet, je relevais capuches de la doudoune et veste Arc Térix et  le tour du coup en polaire jusqu’aux yeux. Le menu local s’annonçait 100% hivernal et le plat du jour était servi dès 9h30. Chantal, notre guide du jour, piqua plein ouest  vers Luzarches pour débuter une boucle de 25 km à cheval sur l’Oise et le Val d’Oise. (la boucle ..à cheval, pas nous ! ). Nelly la stagiaire-guide lui emboitait le pas.

Pique-nique express au lavoir.

Val d’Oise ou Oise, comme tu veux tu choises

Arrivée héroïque du groupe au calvaire , 200 m , sans oxygène.

Afin de positiver, Chantal évoqua la chance de pouvoir tester l’étanchéité du matériel et nous gratifia dans le RER D d’une touche culturelle relative au passé de Fosses : une ville de potiers, des artisans qui creusaient … des fosses pour en extraire l’argile. De ce côté là, tout le monde allaient être gâté. Le matériau  gluant à souhait nous colla gravement les baskettes durant des lieues. Par chance, le ciel ne nous  tomba pas sur la tête malgré la menace de quelques giboulées neigeuses . Après une douzaine de kilomètres, on arriva comme prévu (glaiseux mais heureux) au lavoir qui nous servirait d’abri pour le pique-nique. La fatigue et le froid tiraient sur les organismes, la reine Anita 1 ère victime d’un coup d’hypotension fut  remise sur pied à coup de dattes et boissons chaudes. Béatrice arrosa le groupe au rhum arrangé, Vincent, militant engagé et rebelle réussit à nous épargner durant douze secondes son flux verbal politico-social passionné, sur Aubenas-centre-du-monde , le tout sur fond de concubinage à géométrie

variable avec une mystérieuse  Anne-Marie.  Bravo ! Le vent polaire tourbillonnant en fait sous le lavoir , je pris même mon dessert avec les gants, le déjeuner ne dura pas plus de 35 minutes, il fallut décampé avant la congélation. On n’y croyait pas mais un rayon de soleil miraculeux perça soudain les nuages en éclairant le paysage d’une lumière quasi divine. Un petit bonheur furtif mais sublime. Puis une moitié du groupe s’enfonça dans les bois pour aller découvrir  la

un parcours de 25 km très exposé.

curiosité locale, un vrai menhir en vraie pierre même si Eric le qualifia avec un certain mépris de « mur d »escalade pour nain » , une réflexion qui irrita terriblement Chantal , qui jura que cette rando serait la dernière qu’elle organiserait  etc..Personne ne l’a crue et les touristes rejoignirent l’autre moitié du groupe qui bronzait sur le sentier de retour vers Fosses. Cet itinéraire intéressant, où les champs de betteraves fourragères alternent avec les bosquets boisés et quelques châteaux , mérite d’être refait au printemps dans les conditions disons.. plus clémentes . Allez qu’importe, l’important était de sortir ce jour-là de la capitale plongée dans la grisaille. Alors comme le répète Anita, prof d’anglais en banlieue chic : « oublie l’hiver, va marcher  toi aussi et  kiffe ta life ! »

 

 

 

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée ICI

Terrain de jeux entre culture et cultures.
Nelly et Chantal en pleine réflexion d’orientation
What ? Du soleil ? !!
Du haut de se menhir, 400.000 ans d’histoire me submergent.

Guide Pratique pour Explorer la Forêt de Montmorency

un parcours de 16 km pour découvrir cette jolie forêt située au Nord de Paris
Une des fontaines de la forêt de Montmorency

La forêt de Montmorency fait partie des terrains de jeu favoris des parisiens en balade. Marcheurs et vtt se partagent les nombreux chemins qui sillonnent cet espace très vallonné malgré les apparences. Ce relief intéressant fait aussi le bonheur de bien des adeptes du trail en quête de sensations et d’effort . On  peut accèder par exemple à cette forêt par la gare de St Leu depuis la gare du Nord à Paris. Un GR serpente dans la ville avant de s’élever vers le plateau boisé. Le fameux GR1 traverse ici la forêt du Nord au sud  et le PR  la « Ceinture Verte d’Ile-de France » , d’Ouest en Est. Si vous quittez les grandes allées et ses nombreux promeneurs pour emprunter au hasard des petits chemins, les plus chanceux et les plus discrets pourront même y rencontrer  des biches. Il y encore quelques années un de mes amis chassait ici à l’arc. Côté curiosités, vous trouverez des maisons forestières, d’anciennes fortifications , quelques fontaines et pièces d’eaux. Chênes, hêtres, bouleaux et divers pins forment un décor dense où il fait bon se perdre. La carte IGN 2313OT ou un GPS peuvent se révéler utiles dans cette profusion d’allées. Il faut compter près de 18 km de marche si vous décidez d’aller visiter le Musée de la Renaissance niché dans la petite forêt d’Ecouen-Ezanville. La Gare est juste en lisière, les trains vers Paris y passent toutes les demi-heures en moyenne. (Zone 3-4). Bonne balade !

Téléchargez la trace GPS  ICI

La carte au 1:25.000e pour éviter de tourner en rond !
Aménagé autour du château de la Chasse, ce circuit pédestre de 2,5 km propose 11 stations dédiées à l’histoire locale ainsi qu’à des thèmes de réflexion philosophique (l’homme et le cosmos, l’homme et la nature…).
Une rando facile et amusante à faire aussi en vtt
Décor d’hiver

Randonneurs en Seine et Marne : Un Voyage Étonnant

Lagny-Thorigny.. tout le monde rebrousse chemin par les passerelles anti-crues

Janvier, mois de toutes les résolutions de purification morales et physiques où les images bibliques de jadis se télescopent aux selfies narcissiques d’un XXIe siècle décadent, comment ne  pas songer avec nostalgie aux  Rois Mages en rando   vers la Galilée (source Wikirsch : Sheila – ‎Mars 1971 de ‎J Schmitt / C Carrère) mais plus encore à cet homme d’exception, autre randonneur infatigable qui erra dans le désert pendant quarante ans pour faire sortir d’Egypte son peuple empêtré dans un sacré pétrin, je veux parler de Moïse. Parmi ses exploits, rappelez-vous de sa fameuse traversée  de la mer ..à pied. Parallèle historique assez audacieux, je vais vous relater l’histoire d’un groupe de 27 randonneurs immergés cette fois en Seine et Marne, le premier w.e après l’épiphanie, synonyme pour vous, misérables païens, de frangipane, fève et couronne en toc . Cette fois ci, le guide du groupe se nomme Geneviève, femme rigoureuse qui veilla des décennies à faire respecter les lois gravées dans les tables républicaines et qui après une révélation probablement divine, se consacre à maintenir sur le bon chemin les brebis de Sport et Nature et des Amis de la Nature.  Sa mission est  ce jour-là de purifier une poignée de randonneurs en surpoids, et en proie à une ankylose musculaire hivernale sévère. Lors d’un premier message par mail, elle les avait prévenus sans ménagement :  » Bande de petits ..sal.. (éloignez les gosses de l’écran), vous allez expier vos fautes, de Lagny-Thorigny à Meaux lors d’un parcours de 23 km mené au rythme infernal de 4,5 km/h que je qualifierai en un mot d’allure SOU-TE-NUE. ». Ce qualificatif avait eu pour effet de décourager les moins entraînés d’entre nous qui préfèrent tester chez eux leur nouvel écran plat 82 pouces ou faire je ne sais quoi sauf d’aller au rdv à la Gare de l’Est à 9 heures du mat’ .

 

La Seine et Marne, la Brie dans toute leur splendeur

La promesse de cette purification péripatétique et un soleil radieux remplirent de joie les 27 randonneurs volontaires et tous affichaient un large sourire à l’idée de revoir la citée, sa cathédrale, Coppé son maire et ses kébabs. La ville et certains se réveillaient lentement, quelques autres avaient oublié leur déception d’avoir rater une semaine auparavant un Meaux By Night  very pathétique, ou s’en réjouissaient, au choix . (Voir  notre dernier article  « Rando d’hiver ? ..pas de la tarte mais de la galette  «   https://wp.me/p6NqC2-TA). Néanmoins les fidèles et piliers de Sport et  Nature marchaient pour beaucoup le cœur serré, l’âme encore marquée du souvenir d’une randonnée estivale douloureuse dont les faits sont relatés dans un autre article intitulé « Errance et zizanie à Meaux » – https://wp.me/p6NqC2-Ny ).

Bon, ok, raté le pique-nique à table !

Une fois encore le sort s’abattit sur  ce parcours francilien dès le premier kilomètre. Dès Lagny un univers liquide leur barra le chemin . La Marne était sorti de son lit elle aussi et les berges du GR1 submergées n’étaient plus qu’un vague souvenir.  Qu’importe, les marcheurs et leur  guide s’élancèrent au- dessus des flots  ! Rien ne semblait pouvoir anéantir leur appétit de kilomètres ni les détourner de leur but, atteindre la ville. Lorsque les dernières passerelles métalliques anti-crues disparurent du décors, tous regardèrent vers le ciel et demandèrent à Dieu lui-même : « Pourquoi cette p…de rando à Meaux est-elle maudite ? » . Aucune réponse ne se fit entendre . Alors Geneviève trouva une issue de secours dans les cartes. Fluctua nec mergitur, alleluia, une route parallèle nous conduirait jusqu’à la forêt, loin du traitre fleuve. C’est ainsi que l’on  traversa une nature aux allures de rizière (dixit Sylvie,  trekkeuse au long cours très imaginative) en remontant le canal menant à Meaux. Après 14 km, notre guide stoppa net notre progression.  Nous étions arrivés sur l’aire du pique-nique mais consternation et rigolade générales,  les tables baignaient dans une marre immense. La troupe fut invitée fermement à rester groupée sur la berge lors du repas. Seuls, quelques Judas bravèrent l’autorité pour s’installer sur un pont. Dans sa miséricorde Geneviève les pardonna et rompit une fois encore le pain et la galette, l’ apôtre André partagea le vin, je me crucifiais sur le sol pour m’imprégner du soleil miraculeux . Nous avions quitter Mareuil et nous cheminions vers Nanteuil lorsque un autre obstacle de taille se dressa devant vous : la redoutable route nationale N36. Perfide, bruyante, symbole de la triste zizanie d’octobre 2017 , l ‘artère infranchissable défiait une nouvelle fois un guide de Sport et Nature. Michel BL, meneur de cette rando à l’époque,  se remémora soudain cet instant tragique ou le groupe de 53 marcheurs se scinda en deux sous ses yeux remplis d’impuissance et  de résignation, les uns suivant un chemin incertain en lisière de forêt, les autres coupant à travers champs.

Parcours long mais facile avec le passage délicat de la RN 36

Geneviève chassa de son esprit cette visions cauchemardesque, préférant s’en remettre au bon sens , à sa carte et ..à Google Map. Quelle pitié ..Je pestais une nouvelle fois contre tous les guides de la terre hermétiques aux App de rando dignes de ce nom. Malgré tout, notamment les rond-points, nous avons réussi à rejoindre le GR1 . Les deux kilomètres se firent dans la boue des champs et une ultime route inondée nous força à escalader un coteau glissant pour  enfin rejoindre Meaux. De 23 km annoncés, nous en étions à 27. Le petit plus habituel offert par l ‘association. Ne la remerciez pas c’est cadeau !!

Téléchargez la trace GPS   en cliquant ICI

 

Rando d’hiver ? Pas de la tarte ..mais de la galette sur le GR1 !

Une longue diagonale ventée de 24 km entre bosquets et plaines.
Son altesse Anita 1ere de Bretagne et sir Vincent d’Ardèche.

Qui l’eut cru ? Pas moins de trente marcheurs un dimanche venté et pluvieux d’un moins de janvier marqué par les crues ! Il fallait bien la promesse de galettes à la frangipane pour  motiver et tirer de sous la couette bien des amateurs de grasse mat’ . De mon côté, je tenais à suivre mon objectif, celui d’enchaîner les étapes pour boucler le GR1 courant 2019, un programme proposé par Stéphane. Et puis un mois sans rando m’ avait plongé dans une semi- léthargie néfaste et avait arrondi mon tour de taille d’un kilo post-fêtes inquiétant. La gare du Nord connaissait les premiers retours de vacances, on prit la direction de Dammartin en direction de Crépy-en-Valois . Stéphane avait annoncé dans son mail 20 km relax, avec Meaux en ligne de mire . Le doute planait sur le groupe . Seule les kilos-joules de la dite galette  pouvaient justifier ce qualificatif rarement usité dans le vocabulaire du guide. L’état du sentier historique fut à la hauteur du niveau de pluie enregistré sur la Brie ces derniers jours, c ‘est à dire gras ++ . Autrement dit chacun s’adonna aux joies du patinage et dérapages plus ou moins contrôlés. L’usage des bâtons n’augmenta guère le rendement énergétique du randonneur. La recherche  constante d’équilibre et un vent de nord-Est-glacial-trois-quart face pompèrent rapidement les réserves emmagasinées lors d’un petit dèj’ déjà lointain. Une douzaine de kilomètres suffirent pour déclarer que l’heure de la pause avait sonné..au milieu de nulle part. On planta le camp dans un maigre sous-bois banal dont le seul attrait fut de nous protéger de la brise. Comme prévues, les galettes jaillirent des sacs au moment du dessert. Stéphanie et Stéphan en lutte constante contre la déshydratation sournoise proposèrent  Gewurztraminer et rhum arrangé. Les monarques du jour fut sacrés selon la tradition. Je récupérais une couronne accompagné dans mon règne éphémère par Laure

Chantal en plein rêve de baignade et de plages tropicales.

nt,  le Roi Vincent-d’Ardèche et la reine Anita -1ere-de Bretagne-et -Autres -Lieux découverts à marée basse. Un rien arrangé par le rhum, Stéphan ordonna avec une vigueur  très relative que le camp fut levé pour aller en découdre avec les 8 km restant. Gadouillage , grignotage et picolage finirent de faire chuter la moyenne jusqu’à la gare de Meaux. Le groupe se désagrégea au gré des envies  de chacun, aussi nombreuses que divergeantes : aller visiter le quartier, ancien, boire une bière ou rentrer à Paris. Meaux by Night ne nous laissera pas un souvenir impérissable. L’idée de trouver ici un bistrot ouvert après 18h un dimanche soir relève de l’utopie. Seuls quelques kébabs peuvent sauver de la famine quelques habitants errant en fin de week-end. Les portes de la cathédrale étant déjà closes, j’abandonnais déçu la balade prometteuse et les quelques amis randonneurs attardés pour reprendre un train direct vers la Gare de l’Est. Cette étape no 9 du GR1  s’allongea au final sur 25 km et fut avant tout un moment tonique convivial et un bon entraînement pour une nouvelle année de rando que je  souhaite à tous, chers lecteurs, pleine d’aventures, de soleil, de découvertes et de rencontres.

 

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée ICI

20 km à Travers la Vallée de l’Yvette

Et surtout bonne santé !!

Une dernière rando de l’année, ça se fête ! Pour l’occasion Stéphanie, guide expérimentée de Sport et Nature, épaulée par  Cécile, a pris les opérations en main : direction la Vallée de Chevreuse entre les gares de Coignière et St-Rémy (78). Une bonne dépression hivernale a balayé le décor de ses nuages pour un moment et le passage du front chaud offre une température à 9°c  au soulagement des 17 randonneurs  d’un groupe à composante très féminine. Les chemins portent encore le souvenir des averses de la veille, des ruisseaux slaloment entre les rochers émergeants. La forêt s’est presque dépouillée de ses oripeaux d’été et laisse découvrir un nouveau décors végétal composé de troncs enchevêtrés, de mousse et de mares. Prudence, un tapis de feuilles mortes cache désormais les pierres et les  racines glissantes, autant de pièges sournois pour randonneurs distraits. Certes, la vallée de Chevreuse n’a plus trop de secrets pour les parisiens. Combien de fois avons-nous parcouru les méandres de l’Yvette ou des ses affluents  ? Pourtant ce jour-là  le parcours bien rodé  va se heurter par endroits aux excès de la météo . Un ru a gonflé dans

 

 

la fameuse Maison de fer.

la nuit  et complique la poursuite du GR11 . Malgré les efforts de construction d’un pont de fortune signé Vincent, personne n’ayant vraiment envie de se tremper les pieds, on contournera l’obstacle par les hauts pour rejoindre Dampierre. Il est plus de 13h30, nous marchons depuis 12 km et les premières fringales se manifestent. Une pause s’impose. Les bouteilles de breuvages régionaux et de destinations exotiques sortent des sacs, Stéphanie fait circuler le foie gras et le pain de campagne, le déjeuner royal s’installe sur les hauteurs du château où les monarques festoyaient jadis. Après la ronde des desserts des plus caloriques, les selfies, le cloc des verres en plastoc qui s’entrechoquent, le groupe émerge de son demi comas pour reprendre le sentier. Les secondes parties de rando connaissent généralement une baisse de régime.

 

 

Vincent, diplômé des Ponts et Sentiers dans ses œuvres.

C’est l’heure où l’on compte les kilomètres restant, ceux qui séparent le randonneur de sa prochaine bière au bistrot en face de la gare du retour. Les pauses « techniques » se multiplient, les côtes de la Vallée de Chevreuse martyrisent les jambes encore engourdies, des signes symptomatiques d’une randonnée endormie qui s’éternise et se disperse. Stéphanie sourit et capitule, réalisant qu’elle a un peu perdu le contrôle des marcheurs qui suivent seuls à l’aveugle les marques rouges et blanches du GR, un chemin qui conduit forcément à un train. Peut être , peut être pas ! Il est plus de 16h00, ciel plombé et menaçant, près de 6 km restent à parcourir pour rejoindre St Rémy-les-Chevreuses et son RER. Le podomètre annoncera vingt et un kilomètres au final, les 18 annoncés sont une vieille histoire. 2017 s’achève en beauté. Je regarde dans le rétro des 25 randos parigots de l’année, ma semaine sur le GR34, cet inoubliable, long, difficile chemin de Compostelle entre Irun et Santiago. Et puis avec tendresse mes chaussures fatiguées qui finissent par craquer sous les 1800 km infligés !

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sympa, facile et tonique
Une belle rando d’environ 20 km qui suit la vallée de l’Yvette.
Le château de Dampierre
place au rêve