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Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle . Bonne lecture et bonne route . Contact : richard.kirsch92@gmail.com

Cohabitation entre randonneurs et chasseurs : un éternel débat

Ca canarde dans les sous-bois et la polémique entre chasseurs et randonneurs ne cesse d’enfler. Coup de zoom sur une cohabitation à tir tenu entre deux pratiques en pleine progression.

Après avoir évoquer la cohabitation.. difficile entre randonneurs et VTT , voici un second volet sociétal sur la survie du marcheur du dimanche en période de chasse ! D’abord la réalité des chiffres en France : 16 millions de marcheurs réguliers face à 5 millions de chasseurs encartés . Le seul véritable problème est qu’ils partagent le même terrain de jeu : bois et plaines agricoles (En l’Ile-de-France entre le 19 septembre et le 28 février environ) . Rappelons aussi que les zones de chasse les plus denses sont dans le sud-ouest, dans le Nord et l’IDF . En tant que randonneur dans cette région depuis une quinzaine d’années, je n’ai pas eu écho d’accident répertorié . Les chasseurs se flinguent généralement entre eux , avec une baisse avérée des accidents depuis vingt ans .

pauv’chasseurs pris pour cible

Cela dit les deux cas mortels récents enregistrés en octobre 2021 ont mis le feu au poudre. Le climat se gâte, la guerre est ouverte. Le député européen Yannick Jadot monte au front en réclamant l’interdiction de chasser les week-ends. Cette mesure provoque un lever de bouclier de la FNC, « fervent défenseur de la nature ». Le retour post-confinement à cette nature a suscité des vocations dans les deux camps . Les randonneurs n’ont jamais été aussi nombreux sur les sentiers . Quant au nombre de chasseurs, il ne cesse d’augmenter depuis trois ans. « On est passé de 16 352 candidats qui souhaitent passer l’examen du permis de chasser (1er semestre 2019) à 17 980 (1er semestre 2021). Au 1er juillet 2021, le nombre de demandes est déjà presque équivalente à celles de 2019 ! » s’enorgueillit Willy Schraen, président de la FNC , en ajoutant que la file d’attente ne cesse de s’allonger . L’arrivée d’une telle en masse de chasseurs inexpérimentés présente-t-elle un danger potentiel dans un espace parfois très fréquentés par de nouveaux randonneurs ?

C’est chouette les randonnées en liberté !

Oui . Et il va falloir passer obligatoirement par une phase d’information bilatérale . D’une part les chasseurs vont devoir se renseigner sur la topologie des lieux , notamment sur la présence de sentiers balisés et répertoriés (GR, PR, GPR..) . Même si les zones de chasse sont souvent bien repérées , les sentiers de randonnée les traversent ou les contournent à proximité immédiate. Personne n’est à l’abri d’une balle perdue . D’autre part, je n’ai jamais autant entendu canarder en randonnée et il faut reconnaître que l’on stresse tous désormais sur ces zones .

En viendra-t-on à contacter les communes lors de l’organisation de nos sorties ? C ‘est tout simplement impossible sur un itinéraire de 20 à 30 km traversant des dizaines de communes. Alors amis randonneurs prenez vos précautions en attendant qu’une souhaitable législation n’intervienne . Manifestez votre présence, portez des couleurs voyantes, privilégiez des itinéraires protégés, marchez près des habitations et …serrez les fesses ! Priez qu’un sanglier effrayé ne croise pas votre chemin 😉 .

Le document indispensable !!

Calendrier des jours de chasse

Cohabitation entre VTT et randonneurs : comment trouver l’équilibre ?

Surpopulation les week-ends, différences de vitesse, intolérance réciproque, dégradations des pistes et pour finir agressions. Certains sentiers de randonnée connaissent depuis un moment une ambiance dégradée. Pourquoi tant de haine et comment y remédier ?! Eléments de réponse.

Depuis quelques mois la cohabitation entre les pratiquants de VTT et les randonneurs s’est dégradée pour ne pas dire est devenue explosive entre les deux pratiques sur quelques massifs . Planches cloutées, câbles tendus à hauteur de guidon, on dénombre de véritables pièges dressés contre les cyclistes, des actions soldées par de graves blessures. Comment expliquer cette exaspération des randonneurs et cette dérive intolérable ? En tant que marcheur très régulier en île-de-France depuis près de quinze ans j’observe plusieurs phénomènes au vu de chiffres significatifs. Le nombre de vélos est passé de 20.000 en France en 1976 à plus d’1 million en 2021. L’attrait des sports nature ne cesse d’augmenter depuis une décennie et la pratique du vélo et par la même du VTT affiche une forte croissance un peu partout dans l’Hexagone. Le Covid et les confinements successifs ont accentué encore la demande d’évasion et d’exercice. Cette discipline s’est largement répandue l’été en montagne . On trouve désormais de nombreux loueurs dans la plupart des ski shops.

Par ailleurs, le VAE (Vélo à Assistance Electrique) à l’origine urbain se décline désormais en modèles VTT extrêmement puissants ouvrant ainsi ascensions et descentes à une nouvelle population au demeurant plus ou moins expérimentée. Les sentiers de randonnée sont désormais le terrain de jeu des vttistes qui croisent fatalement les randonneurs. Cette envie de sport nature se traduisant également par une explosion de la randonnée pédestre, ces territoires connaissent désormais une surpopulation relative sur des sites très fréquentés le week-end . Les clubs de rando ont fait le plein et il est courant de voir sur les sentiers des groupes de 10 à 40 marcheurs.

Une cohabitation parfaitement possible avec un peu d’intelligence et de tolérance.

Des différences de vitesse incompatibles.

Cette petite guerre entre entre randonneurs et VTT me ramène dans les années 80 à l’époque où l’arrivée du snowboard bouscula l’ordre des stations de ski, avec aussi de nombreux accidents à la clef. Les larges trajectoires du snowboard se révéla en effet en opposition avec celles du ski traditionnel beaucoup plus courtes et les collisions se multiplièrent. Les jeunes pratiquants de snowboard au look « de nains à bonnet » furent carrément haïs voire bannis. Les stations ont ainsi dû vite réagir en créant de véritables snowparks adaptés à la pratique. Plus tard les ski de carving au profil très incurvé, très évolutifs, réuniront les deux frères ennemis de la glisse. Le VTT dans sa version sportive grand public souffre sans doute à l’heure actuelle des mêmes travers. La technologie du  » tout suspendu » avec freins à disque permet des descentes à bâtons rompus. Lors de mon séjour aux Angles dans les Pyrénées, j ‘ai pu mesurer l’ampleur de cette pratique 100% adrénaline. La station a dû opérer un balisage rigoureux avec notamment des panneaux d’avertissement aux croisements des GR et surtout différencier les sentiers de rando et ceux de VTT.

Un circuit spécial VTT de 8 km en forêt de Fontainebleau (Ph. Le Parisien)

De grandes régions de randonnée comme l’île-de-France sont confrontées à des problèmes de cohabitations encore plus aigus. Ces GR , PR , GRP sont à la fois fréquentés par des familles en balade évoluant entre 1 et 3 km/h, des groupes de marcheurs se déplaçant entre 4 et 6 km/h et enfin des VTTistes casqués avec coques de protection, déboulant entre 20 et 30 km/h . Tout est ici réuni pour créer une cohabitation conflictuelle à l’image de celle des trottinettes, vélos, scooters et auto en ville. A défaut que chacun s’autodiscipline et décide de partager l’espace, il va encore falloir réglementer. On a créé ainsi en forêt de Fontainebleau un circuit spécial VTT de 8 km et il doit déjà en exister d’autres.

Des sentiers de Compostelle de plus en plus adaptés au vélo.

Côté randonneurs, essayons de limiter les bouchons créés par des groupes trop importants et veiller à ne plus occuper toute la largeur des chemins. Rapide, technique, assisté, le vélo tout terrain est devenu indéniablement l’engin de toutes les aventures voire un véritable business. Après avoir parcouru cinq chemins de Compostelle, je constate que des dizaines de kilomètres de sentiers « mal pavés » ont été élargis et lissés (je dirais même « aseptisés ») pour accueillir cette nouvelle vague roulante.

Randonnée de 27 km sur le GR11 en Seine-et-Marne

Bienvenue à nouveau dans le 77, la Seine-et-Marne le plus vaste des départements franciliens. Cette randonnée de 27 km suit sur sa plus grande partie le tracé du GR11. Pour la petite histoire, il est également appelé le « Grand Tour de Paris ». Depuis 2009 cette boucle de 674 km ne part plus du Parc de Sceaux mais du Pont d’Austerlitz . Il traverse toute la banlieue sud pour commencer son grand tour à Villiers St Frédéric. Ce parcours double en fait l’historique GR1 long de 541km créé en 1947 , par l’ancêtre de la FFRP , le Comité des Sentiers de Grande Randonnée. (voir la carte) .

Un beau tronçon de 27 km sur le GR11

GR1 et GR11, les deux sentiers qui font le tour de Paris sur 540 et 675 km

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

L’un et l’autre sont devenus des classiques des itinéraires des marcheurs qui le font généralement par tronçons de gare à gare. Notre parcours débute aux confins de la zone 5 du Pass Navigo, à gare de la Ferté-sous-Jouarre, une ligne qui se termine à Châteaux-Thierry ( départ gare de l’Est) . Nous sommes en pays de Brie traversé notamment par les Petit et Grand Morin . Ces deux cours d’eau font partie d’un bassin fluvial incroyablement « chevelu » . Guère étonnant d’y trouver des zones humides souvent très verdoyantes . Cette belle et longue balade plonge plein sud par le GR11 à travers une succession de plaines agricoles et de bois éparses. Elle traverse de jolis villages dont Doue dont la Butte culminant à 150 m (!) , surmontée d’une charmante église gothique reste un site de pique-nique privilégié offrant un large panorama sur la région.

Vu la topologie , il y fait parfois très chaud en été sur des kilomètres de plaines à découvert alors que les vents glaciaux la balaient sans obstacles les mois d’hiver. Si ce parcours est très bien balisé , il faudra parfois rechercher les marques blanches et rouges perdues dans la végétation des bosquets. il se termine donc à la gare de Coulommiers , terminus de la ligne P qui rejoint la gare de l’Est . Si vous avez quelques heures devant vous , ne manquez pas de découvrir cette ville dont le patrimoine historique est remarquable. Autres itinéraires à découvrir avec AmigoRando

Arrivée à Coulommiers par le parc des Capucins
Le bassin très « chevelu » de la Seine-et-Marne.

De Dunkerque à Menton, les 2800 Km d’aventure de Jeanne Fauquenot  

Berrichone, 30 ans, randonneuse au long court multirécidiviste, Jeanne Fauquenot s’est attaqué aux massifs montagneux français en traversant, à pied, les Vosges, le Jura et les Alpes. Elle nous livre ici avec humilité le récit d’une traversée un peu folle en autonomie, aux frontières de l’Hexagone.

D’où est née cette nouvelle aventure ? Après 2000 km sur les chemins de Compostelle et suite à sa randonnée en Bretagne sur 2300 km , Jeanne entend parler du GR 5. En se renseignant un peu, elle découvre que ce dernier part du nord des Pays-Bas pour rallier Menton. Elle a trouvé son nouveau tracé. Mais le Covid rend difficile ce premier projet, elle rebondit et décide tout de même de partir du nord pour aller dans le sud ; mais en restant en France.

2800 km en solo et en autonomie. Ok un peu boarder line !!

N’ayant jusqu’alors jamais randonnée en montagne, je me lance un sacré challenge au vue des kilomètres à parcourir et du dénivelé à gravir. Mais je ne laisserai, ni la peur des autres, ni mes doutes, ni la pluie omniprésente et encore moins les injonctions sociales, semer la zizanie dans mon projet. J’avancerai, pas après pas, vers mon but final : Menton .

 Lorsque l’idée de rallier la mer du nord à la mer Méditerranée, en passant par les montagnes, m’est apparue, je n’avais pas de chemin prédéfini ; c’est là toute la force de mon projet. C’est au travers de discussions, de rencontres et de découvertes que je fais évoluer le tracé de mon trajet. Partant de Dunkerque, je longe les frontières belge, luxembourgeoise et allemande pour descendre à travers les Vosges, le Jura et les Alpes jusqu’à Menton. J’arpenterai quelques chemins connus tel que le GR16, le GR5 (et ses variantes) et surtout de nombreux kilomètres non balisés, mais tout aussi chouettes.

Lac des Perches
Vallée du Doubs

Ma recette ?  Du culot..et un peu d’inconscience ! 

C’est, non sans peine, qu’à l’aube du 109e jour de randonnée, j’atteins mon objectif et clos le France Est Trail. C’est ainsi que se nomme cette idée folle ; par la même, elle devient l’un des plus longs chemins de randonnée en France ».

Aurait-elle attaqué cette aventure si elle avait su ce qui l’y attendait ? Elle avoue humblement, non. Mais par chance, les kilomètres parcourus recèlent de nombreuses petites merveilles architecturales et naturelles qui lui font prendre conscience de la chance qu’elle a. Son caractère et ses jambes la porteront entre magie et rudesse de la randonnée. Du culot, il en faut un peu, de l’inconscience peut être aussi, mais surtout beaucoup de motivation, de détermination et de courage : « c’est ma “recette miracle” explique-t-elle.

Pause dans le parc de la Vanoise
Un long périple sur les lignes de crête.

Pas moins de 2 800 km, 60 000 mètres de dénivelé positif et négatif, 3 massifs montagneux, 11 jours de récupération, 2 paires de chaussures et tant d’autres chiffres résumeraient à merveille cette aventure. Mais est-ce que cela rend compte des efforts fournis et de la dureté du projet ? Pour sûr, non. Je garde, gravé en mémoire, l’accueil et la gentillesse des gens, la “petite” et la “grande” histoire française, un soutien omniprésent et surtout des paysages hors du commun. Je n’oublie pas la magie de ma rencontre avec un renard, la joie de voir des marmottes se chamailler, la splendeur d’un bouquetin trônant sur son rocher ou la frayeur de mon face-à-face avec un patou ».

La grimace sur les pavés du Nord au départ ..
..et le sourire d’avoir réussi le défi à Menton
Le lac d’Anterne

Loin d’être qu’une sportive accomplie, je ne suis qu’une passionnée et souhaite partager cette aventure avec tous. C’est ainsi que je décide de contacter des associations de personnes en difficultés afin de partager quelques kilomètres en leur compagnie. C’est un moment simple, de partage désintéressé, où nous nous donnons du temps mutuellement pour sortir de notre routine et vivre quelque chose de nouveau.

« Mon but n’est pas de donner l’envie de marcher, mais de faire sauter les barrières mentales »

Après plus de 7 000 km, à pied, Jeanne rentre en Berry pour coucher sur papier ses péripéties pédestres et continuer de partager ces dernières avec le plus grand nombre. “Mon but n’est pas de donner à tout le monde l’envie de marcher, longtemps et loin. Mais de permettre à ceux et celles, qui en ont envie, de se sentir libres de le faire. Par mon expérience, je souhaite faire disparaître des freins qui n’ont pas toujours lieu d’être ; et de mettre en lumière la chance hors du commun que nous avons de vivre dans un pays merveilleux aux multiples paysages. Et puis c’est un moyen pour moi de faire découvrir à mes proches ce que je vis. Je suis incapable de parler justement de mes aventures, j’espère réussir à avoir les mots juste”, rajoute-t-elle.

A la découverte aussi d’un patrimoine exceptionnel
Le lac de Trécolpas

L’une des premières questions posée couramment : pourquoi ? 

“ Pour le simple plaisir de découvrir, à allure humaine, une France merveilleuse de gentillesse et de bonté. Mais aussi pour couper avec une société qui n’est pas à mon image, pour me découvrir au travers de mes besoins et non ceux des autres… J’ai tant de réponses pour justifier mon appétence à partir marcher, mais, demande-t-on à Mike Horn ou Sylvain Tesson, pourquoi ils marchent sur le cercle polaire ou à travers une France dépeuplée ? Non ! Car c’est la place d’un homme de partir à l’aventure, c’est dans son ADN. Et pourquoi pas une femme, après tout ?! Alors je marche pour toutes les personnes qui ne peuvent pas, celles qui n’osent pas et celles qui, un jour, se lanceront ! Et j’en suis fière.”.

Retrouvez ses aventures sur les réseaux sociaux et son blog : https://histoires2voyage.travel.blog/2020/06/29/bilan-de-la-seconde-semaine/

Photo d’ouverture : Victor Barreau

Matériel d’autonomie

Niveau matériel, à la différence de ma randonnée en Bretagne, je suis partie avec un sac de couchage allant jusqu’à -5 degrés confort (-15 extrême), mais toujours Valandré. Et je pars avec des chaussures de rando, tige basse, de chez Meindl ; paire que je changeais avant d’attaquer les Alpes. Tente Duplex Zpack. 109 jours de marche dont 18 off.

Rando périurbaine dans l’histoire architecturale du 94 entre Créteil et Alfortville

La construction du Grand Paris a incité depuis quelques années l’Association Le Voyage Métropolitain a tracé un parcours reliant les gares de ce projet et de proposer 39 journées de randonnée . Ce maillage trilobe articulé sur les villes de Saint-Denis, Créteil et Versailles mesure 615km de quoi en découvrir toutes les facettes architecturales et sociales ainsi que nous replonger dans l’histoire même de la région Ile-de-France.

Les 39 étapes du Sentier du Grand Paris
Briefing des participants par Philippe-Hervé sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Créteil

Après un coup d’arrêt dû aux mesures sanitaires, les organisateurs ont repris cartes et GPS pour emmener cette fois une trentaine de marcheurs dans le Val de Marne. Si le tracé du Sentier du Grand Paris est désormais validé mais peut encore des modifications. Cette rando périurbaine fut donc l’occasion de parcourir un itinéraire de liaison de 11 km entre Créteil et Alfortville. Le rendez-vous est fixé à l’hôtel de Ville ce samedi là et c’est un vrai labyrinthe pour le rejoindre depuis le métro Créteil Préfecture. Près de quarante ans se sont écoulées depuis sa construction. A cette époque beaucoup déplorait déjà la complexité de circulation sur ce site de 600ha divisé en plusieurs quartiers abritant habitions et bureaux.

Le Nouveau Créteil, 571 ha , 6 quartiers, des architectes prestigieux jouent la carte de l’innovation et de la modernité .
Créteil quarante ans plus tard. La préfecture du Val de Marne reste toujours un labyrinthe !!

Ce retour sur la genèse du Nouveau Créteil », nous ramène en 1964. Le département se lance dans une vaste opération immobilière avec un délai d’achèvement de dix ans seulement. Ce projet sur -médiatisé et remarquablement marketté à l’époque, financé par la Compagnie Bancaire, des capitaux privés, alors que l’Etat s’est lancé depuis 1955 dans la construction de 5 villes nouvelles (Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Evry, Sénart) et des barres pur béton et sans âme. En traversant Créteil depuis le lac, chacun se rend compte de l’innovation voire l’audace des nombreux architectes (souvent des Prix de Rome) qui ont œuvré sous la coordination de Pierre Dufau. Et pourtant la partie s’annonçait compliquée. Les réalisations devaient notamment s’élever sur un ancien marécage.

Tracé de notre rando périurbaine depuis le lac de Créteil.

Le défi fut relevé et la Préfecture du Val de Marne allait devenir l’image même de la modernité qui fit la fierté de Pierre Billotte, un général élu maire en 1965, félicité par un autre Général, De Gaulle lui-même ! Le Créteil « Soleil  » accueillit en ses murs le plus grand centre commercial d’Europe et le premier Mc Donald de France s’y installa . C’est vous dire ! Durant cette balade, on voit très bien la diversité des 6 ilots du Nouveau Créteil . Le plus emblématique reste sans doute les « Choux » , des immeubles-fleurs dessinés par l’architecte Gérard Grandval, ex-soixante huitard et Prix de Rome, en réaction aux cubes de l’époque .

Des balcons pétales pour plus d’intimité des locataires

Les 11 immeubles-fleurs du quartier du Palais nés de la réaction de Gérard Grandval face aux cubes de l’époque

Afin de finaliser l’ identité de ces quartiers , Dufau fit appelle au célèbre peintre Vasarely dont la mission fut de créer des effets colorés, un peu dans la même philosophie que Le Corbusier. Maurizio Vital , paysagiste de renom fut aussi appelé afin d’apporter la touche nature dans ce vaste univers sorti de terre en un temps record. La nappe phréatique affleurant à moins de deux mètres de la surface, le lac fut crée facilement .Toutefois la dynamique du projet fut stoppée dans les années 70 par les deux chocs pétroliers. Des 100.000 habitants espérés, ils ne furent que 58.000 à s’y installer. Après un passage devant l’immeuble très stalinien de la préfecture, le groupe rejoint Maisons-Alfort.

La pyramide inversée qui abrita jadis la société Pernod, fleuron de la production anisée tricolore dessinée en 1974 par Jean Willerval
Pique-nique sur les quais d’Alfortville au Port Anglais. Après la crue historique de 1910 la ville ne cesse d’investir pour contenir les crues.

Cette commune de 573 ha est blottie entre le Pont de Charenton, les fameux « Bords de Marne » , la voie ferrée PLM et les N5 et 19. Nous sommes dans les années 30 et la culture maraîchère nourrit la population de l’agglomération parisienne qui grossit au rythme de 5% par an ! Entre 1911 et 1931, elle gagne près de 1.300.000 habitants. La pénurie de logements atteindra son paroxysme fin des années 50. Mais déjà Maison-Alfort connait cette crise et de grands architectes dont André Dubreuil et Roger Hummel à qui l’on doit le square Dufourmontelle, classé aux Monuments Nationaux, ainsi que les Guyon, vont remodeler la ville en apportant des projets très novateurs entre immeubles collectifs à taille humaine et maisons-jardin.

Aujourd’hui le percement de la ligne 15 (Vers de Maison) a obligé de mettre ce square sous-haute surveillance et consolider les fondations. La commune voisine, Alfortville, va bien sûr aussi subir ces mutations démographiques au fil du temps. Son originalité repose toutefois sur sa forte immigration arménienne, l’un des plus importantes en France avec Lyon et Marseille. Après deux ou trois générations, la plupart des membres de la communauté sont nés en France. Mais la « Petite Arménie » a su garder toute sa cohésion en s’appuyant notamment sur ces églises et des écoles comme le collège franco-arménien Kévork- Arabian. Il suffit de pousser la porte de l’Eglise Apostolique et rencontrer le père Keledjian Dirayr.

L’église Apostolique de la « Petite Arménie »

Cet homme chaleureux et intarissable vous plonge dans l’histoire complexe de l’Arménie. Ces banlieues n’ont pas fini de surprendre le visiteur curieux. Ici et là les architectes ont laissé les marques de leur imagination. La MAPAD (Maison d’Accueil des Personnes Agées Dépendantes) et sa structure en hérisson, ses couleurs rouge et blanche tranchent dans ce paysage de pavillons et de petits immeubles sans surprise.

Avant de rejoindre les quais pour une mini-croisière jusqu’à Bercy, nous passons devant le Pont du Port Anglais. Cet ouvrage suspendu est la réplique réduite de celui de Brooklyn à New York !! Les randonnées périurbaines régulières organisées par le Voyage Métropolitain restent une incroyable source d’étonnement et un moyen de comprendre comment s’est développé la région, d’admirer ses délires et ses chef-d’œuvres architecturaux . Le futur est aujourd’hui à portée de ..pas du marcheur. Les soixante-trois nouvelles gares interconnectées créent de nouveaux pôles d’activités et bouleversent l’espace de la métropole, le Sentier du Grand Paris nous ouvrent désormais de nouveaux horizons.

Sources : Le Parisien, CAUE94, Journals.openedition.org

Chemins de Compostelle, Stevenson, où garer sa voiture au Puy-en-Velay ?

La question est récurrente sur tout les réseaux sociaux : où garer sa voiture au départ du Puy-en-Velay ? Car la ville s’avère le point de départ ultra fréquenté de France des pèlerins qui s’engagent sur la Via Podensis, le Chemin de Stevenson, sur le tour de l’Aubrac et sur les multiples chemins de randonnée de la région. Si beaucoup de randonneurs y viennent en train, cars ou s’y font déposer , d’autres n’ont pas d’autre choix et souhaitent y garer leur voiture pour plusieurs jours afin de la reprendre au retour de leur périple.

Certes il existe quelques possibilités de trouver quelques places où se garer gratuitement en ville et en cherchant bien, la solution repose toutefois sur les parkings publics qui offrent pour certains des prix préférentiels et tous une relative sécurité. Voici la liste de ces établissements (source Office de Tourisme :

CR – Parking Foch – 6, avenue Maréchal Foch Tél. 07 68 10 76 81 – http://www.parkinglepuyenvelay.frparkinglepuyenvelay@gmail.com Ouvert 7j/7 et 24h/24 WE et jours fériés compris – Parking situé en centre-ville, forfait spécial randonneurs (sur réservation – Pas de limitation de hauteur, pour véhicule VL exclusivement – surveillance vidéo – 7 jours 22 € – 14 jours 44 €

Parking souterrain du Breuil, place du Breuil (parking couvert et surveillé)
Ouvert tous les jours sauf dimanches et jours fériés de 7h00 à 20h00. Dès votre arrivée, présentez-vous au bureau d’accueil pour bénéficier du tarif spécial randonneur. Tarifs 2021 (sous réserve de modifications) : 7 jours : 22 € 14 jours : 44 € 1 mois : 48 Réservation obligatoire. Renseignements auprès du bureau d’accueil du parking (ouvert du lundi au samedi de 8h à 18h) : 04 71 02 03 54.

NEWS : ce parking déconseille dorénavant les randonneurs de laisser leur véhicules plusieurs jours .

Parking extérieur Bertrand de Doue, à côté gare SCNF (non surveillé, non couvert)

Informations sur http://www.tudip.fr ou parkingsdeproximite@lepuyenvelay.fr
Réservation au 04 71 02 60 11. Tarif : 6 € par jour. Gratuit samedis, dimanches et jours fériés.

Parking Estroulhas, boulevard Chantemesse (non surveillé, non couvert)

Informations sur http://www.tudip.fr ou parkingsdeproximite@lepuyenvelay.fr Réservation au 04 71 02 60 11. Tarif : 5.20 € par jour.
Gratuit samedis, dimanches et jours fériés.

Parking « box à la carte » – 13 bis, route de Roderie – Aiguilhe – 43000 Le Puy-en-Velay

Réservation : Tél. 04 44 43 97 43/www.boxalacarte.com. Parking vidéosurveillé 7j/7 et 24h/24h. Parking situé sur les rives de la borne, à proximité du centre ville. Forfait semaine : 20 € 15 jours : 40

comment tracer votre randonnée de gare à gare en IDF ?

Il existe désormais de nombreux Topoguides et sites internet qui répertorient une foule d’itinéraires dans cette région. Néanmoins, il peut être intéressant et instructif de tracer son propre parcours avec comme hypothèse de base : se déplacer de gare à gare dans l’espace Navigo.

Avant de commencer dotez-vous de quelques outils : la carte Topo100 IGN Paris-chantilly-Fontainebleau au 1:100.000e , la carte Navigo Ile-de-france Mobilite ». Si vous choisissez l’option carte papier, prenez celle au Topo 1:25.000 e de la zone géographique choisie. (

Apprenez à bien lire ce document , notamment le tracé des lignes SNCF et RATP (en noir) et celui des GR (en ligne rouge). Notre confrère EnlargeYourParis a édité une carte très pratique : le Randopolitain où sont mentionnés les principaux GR d’IDF et les moyens d’accès en train et métro. (les gares principales) . Le site Idf Mobilités vous permettra de connaître les horaires des transports publics de la région plusieurs jours à l’avance. Si vous optez pour la solution numérique, la maîtrise d’un logiciel de tracé et visualisation comme Openrunner (que j’utilise principalement) ou encore Visorando est aussi recommandée. Il vous servira à tracer précisément votre parcours sur écran, de sauver la trace au format .gpx afin soit de l’imprimer, soit de la télécharger sur votre smartphone pour un suivi sur une App de rando comme Iphigénie .

Notre exemple : conception d’ une rando dans le Parc Régional du Gâtinais entre les gares de Boutigny-sur-Essonne à Etrechy. J’ai choisi cet exemple en recherchant un parcours de préférence boisé pour plus de fraîcheur. Libre à vous de trouver une zone plus vallonnée en privilégiant les dénivelés.

Tracé manuel du parcours entre les gares de Boutigny/Essonnes et Etrechy dans le Parc Régional Naturel du Gâtinais

A- UTILISATION DES CARTES PAPIERS IGN Région 1:100.000e et locale au 1:25.000e

  1. CHOISISSEZ VOTRE POINT DE DEPART . Repérez sur la carte IGN topo100 au 1:100.000e (1 cm=1 km) le Parc Naturel Régional du Gâtinais . A la lecture de cette zone géographique , il est facile de repérer les fameux GR11 et GR1. La gare de Boutigny-sur-Essonne est présente à la fois sur le GR1 et sur la ligne (noire) du RER D . Ce sera votre point de départ .
Carte 1:25K Arrivée ETRECHY

<<Carte 1:25K Départ Boutigny

  1. TROUVER UN POINT d’ARRIVEE . Si vous êtes débutant, le plus facile sera de suivre les GR balisés en blanc et rouge . Dans mon exemple, j’ai choisi de remonter au nord ouest en suivant le GR 1 et le GR11 pour rejoindre la gare d’Etrechy . Si vous êtes plus expérimenté et si vous disposez d’une carte IGN de la zone au 1:25.000e (1 cm=250 m) vous pourrez composé votre itinéraire par des sentiers hors GR .

Comment mesurer la distance de votre randonnée ?

Servez vous de la réglette 1:25k de votre boussole ou tracez un gabarit 1 cm : 250m sur une sur une languette de papier. Autre méthode « à la louche » , trois phalanges jointes font à peu près 1 km . Déplacez votre boussole, vos trois doigts joints ou gabarit le sur la carte IGN au 1:25K et comptabilisez le nombre de kilomètres. La distance entre nos deux gares est ici de 21 km . Si la distance est trop courte, faites quelques détours . Trop long ? Choisissez un autre itinéraire car des raccourcis risquent de vous obliger à emprunter des routes bitumées peu agréables.

Utilisez la petite réglette graduée au 1:25k de votre boussole .
3 phalanges = 1 km .. à la louche !!

B- UTILISATION DES OUTILS NUMERIQUES

  1. Choisissez votre zone géographique à parcourir sur la carte Topo au 1:100.000e ou sur le fond de carte numérique de votre App Openrunner par exemple – D’abord créez un compte , puis cliquez sur le lien créer un parcours.
  2. Après avoir chercher la gare de Boutigny-sur-Essonne à l’aide de l’outil loupe de la barre verticale latérale gauche , choisissez le fond de carte IGN topo 25 dans l’outil pile . Puis cliquez sur l’outil + de la barre d’outils du haut. Commencez à tracer ainsi point par point votre parcours. Le kilométrage s’affiche au fur et à mesure dans le cartouche vert en haut à droite. Une fois arrivé à la gare d’Etrechy (soit environ 20km ) enregistrez votre par tracé en cliquant sur l’icone diskette. Remplissez tous les champs demandés. Lorsque le parcours est enregistré , le lien  » télécharger pour un GPS apparait au dessus de la carte. Cliquez sur GPS track, la trace de ce parcours est présente sur le bureau de votre ordinateur sous la forme d’un fichier au format .gpx .
Ecran de tracé d’Openrunner – Export ou impression papier possible

Vous pouvez alors imprimer cet itinéraire ou le télécharger sur votre smartphone. Il suffit de l’importer sur l’App de rando utilisée (Visorando, Iphigénie, Sity Trail) . Cette fonction nécessite de s’abonner à l’APP (environ 15€/an).

. DETERMINEZ LES HORAIRES ET TRAJETS EN TRANSPORTS PUBLICS

Une fois que vous avez déterminé les gares de Boutigny et d’Etrechy, recherchez sur Ile-de-France Mobilités ou sur la carte papier du réseau IDF , les lignes RER ou SNCF correspondantes. La gare de Boutigny se trouve sur la ligne RER D , celle d’Etrechy sur celle du RER C . A raison de 4 km/h de moyenne, une pause déjeuner d’une heure, cette rando de gare à gare pour prendra 5 heures de marche effective et environ 2 heures de transport aller-retour depuis Paris . Cherchez sur l’App IDF Mobilités les horaires et la fréquence des trains en vérifiant qu’il n’y a des travaux le jour de votre randonnée ou des grèves ou des incidents ponctuels.

Trace importée sur l’App Iphigénie de l’Iphone XR
Horaire pris sur IDF Mobilités

AUTRE TECHNIQUE : A PARTIR DU RESEAU RER -SNCF

Vous pouvez bien sûr faire l’inverse : rechercher sur les lignes de transport les gares qui vous intéressent, repérez -les sur les cartes papier IGN Topo100 ou Topo 25 ou sur Openrunner puis tracez votre randonnée . Si la distance est trop longue ou trop courte, changez votre gare d’arrivée ou de départ sur les lignes de transport .

Les réseaux SNCF et RATP offrent ainsi de très nombreux possibilités d’itinéraires de gare à gare dans l’espace des 5 zones Navigo en Ile-de-France. Le déploiement du Grand Paris Express devrait encore faciliter l’accès à notre terrain de jeux avec la création de 63 gares en Ile-de-France.

Carte Topo 1:25K

Exploration des plages et sentiers de Quiberon

Pour un randonneur amoureux comme moi de la Bretagne, obligé de reprendre le GR34 ! Après avoir parcouru le sentier côtier du Mont St Michel à la presqu’île de Crozon, réalisé une exploration complète du Golfe du Morbihan et plusieurs itinéraires autour de la rivière d’Auray, un séjour à St Colomban avec mon amie Murielle m’a permis de compléter le chemin des douaniers lors de 4 randonnées en alternance avec un programme intensif de bronzette et baignades disons ..toniques !

Saint-Colomban est un joli petit village historique situé dans les faubourgs de Carnac. Hormis la visite de sa charmante chapelle, il offre surtout trois belles plages de sable fin aux estivants de la station hupée voisine. Son club de windsurf ne désemplit pas dès que le vent est de secteur ouest et accueille notamment de nombreux adeptes du wing foil.

Le wing Foil dernière foilie de
St Colomban

Le tour du propriétaire par les trois plages prend un peu plus d’une heure-trente, de quoi de se mettre en jambe avant d’aborder quelque chose de plus copieux en solo vers la presqu’ile de Quiberon. Poussé par un enthousiasme débordant, j’envisage ce matin-là de rejoindre Quiberon d’un trait par le GR34 et de retrouver au retour mon chauffeur de charme à la gare de Plouharnel par le tire-bouchon, le train qui désengorge la presqu’ile les mois d’été. Après avoir longé la côte au départ de St Colomban (en repérant les spots de dégustation d’huîtres)

Après l’effort place à la gastronomie locale !

, j’aborde le nord de la presqu’ile en bordure de route pour entamer une longue descente quasi rectiligne via Penthièvre et son fort puis en longeant la plage des Sables blancs et son imposant camping . Le GR34 rejoint ici l’isme où se côtoient étroitement la voie ferrée et la route principale. Il faut pousser jusqu’au joli site de Portivy pour apercevoir au loin les premières falaises de la fameuse Cote Sauvage. A la lecture du podomètre, je constate avoir surestimé la distance avec une mesure trop pifométrique à « la louche » (trois phalanges = 1 km) sur un GR34 tortueux à souhait mais aussi la fréquence des passages du train.

Les parcs à huîtres de la pointe du Pô
Portivy sur la baie de Penthièvre
Une rando de 22km de St Colomban
à St Pierre-de-Quiberon

Il est plus de 15h , déjà 20 km au compteur, je décide de reprendre le tire-bouchon à Saint-Pierre de Quiberon sur cette portion, qui très objectivement, est peu captivante. Je retrouvais Murielle à la buvette de la gare de Plouharnel et convainquais ma randonneuse de m’accompagner sur la presqu’île pour reprendre le GR34 par la Côte Sauvage jusqu’à Quiberon. Après une journée de plage, une dégustation délicieuse à la Pointe du Pô , nous garons la voiture sur le petit parking de la gare de notre chère gare de Plouharnel pour reprendre le tire-bouchon une nouvelle fois et stopper à l’arrêt de Kerhostin.

Le GR34 serpente sur les hauteurs de la Cote Sauvage
Des kilomètres de balade sur la face ouest de la presqu’île de Quiberon

Vent frais, entrées maritimes frisquettes , soleil capricieux, la presqu’île affiche son caractère breton familier, des conditions néanmoins agréables pour progresser sur ce sentier sinueux. La Cote Sauvage reste le grand classique de la balade familiale car de nombreux parkings permettent de l’aborder en voiture . Cette zone protégée et plutôt dangereuse offre peu d’accès aux criques. Reste alors à contempler la rencontre magique de l’océan et des rocs rongés profondément par l’érosion engendrée par des siècles de tempêtes.

Le tire-bouchon pour oublier la bagnole sur la presqu’île.

Une rando 100%granit et sable blanc sur la Cote Sauvage.

Après plus de dix kilomètres sur ces montagnes russes désertiques, le château de Quiberon émerge dans la brume, le Restaurant du Vivier surplombant un dédale de rochers nous invite à une pause méritée sur sa terrasse. La ville connue pour son centre de balnéo (jadis Louison Bobet) n’a cessé de grossir depuis ma dernière visite dix ans auparavant. Ses immeubles neufs s’étendent désormais autour du cap donnant sur Port Maria et la Grand plage. Le tourisme a fini d’aseptiser le décor de ce bourg aujourd’hui tiré à quatre épingles . Restaurants de fruits de mer à l’ardoise salée, sempiternels bols gravés à votre nom des boutiques de souvenirs , inévitables Belle-Iloise et Trinitaine, magasins de fringues tendance marine, Quiberon incarne elle aussi la poussée du chic morbihannais. Nous quittons la presqu’île par la voie ferrée et rejoignons Saint-Colomban saoulés de vent d’air iodé (et du vin blanc accompagnant le menu !) . La fin de notre escapade bretonne approche et nous cédons au farniente sur les belles plages voisines, d’autant que le mercure affiche une remontée providentielle en cet été peu gâté par la météo. Je persuade Murielle d’effectuer une ultime sortie « modérée » sur le GR34 jusqu’à La Trinité-sur-Mer. Elle accepte et nous partons par Carnac Ville sur le sentier, par les terres ..et la piste cyclable. Sur ce tronçon plus que roulant, le randonneur n’a qu’à bien se tenir pour survivre au trafic des deux roues.

12 km de balade entre Carnac et La Trinité-sur-Mer
Le GR34 passe aussi par le port de la Trinité-sur-Mer

Cette balade nous fait découvrir un arrière-pays parsemé de marais ou paissent d’imprévisibles moutons avant que le GR34 ne rejoigne la côte, ses pinèdes accueillantes et nous offre une vue imprenable sur la forêt de mâts du port de la Trinité avec en arrière-plan le pont de Kerisper qui enjambe la rivière de Crac’h. Mine de rien nous avons marché plus de 12 km et une énorme vague de flemme nous submerge . Les jambes sont lourdes et l’idée de rentrer à pied jusqu’à St Colomban est vite écartée. Après une concertation éclair (et alourdis par les crêpes flambées au Calvados ! ) nous optons pour un retour par le petit train touristique. Vous voyez ? Celui avec les petits wagons blancs décorés des pubs locales, désormais cloisonnés de bâches transparentes anti-covid où s’entassent un peu les passagers !? Nous assumons et négocions sans succès un stop à Carnac-Plage, forcés de changer de train à la Maison des Mégalithes.

Sur le GR34 la randonneuse en forme ne fume pas que des feuilles d’artichauts !
l’humour breton, on ne s’en lasse pas !

Car notre voyage passe par les trois champs plantés des célèbres menhirs dont l’alignement reste encore un mystère. Ballotés et serrés comme des sardines de la fameuse conserverie bretonne, nous savourons cette mémorable excursion en prenant des photos assez médiocres lors des ..deux arrêts du train où personne n’eut évidemment pas le droit de descendre ! Si l’égo du randonneur-baroudeur en prit un peu pour son grade ce jour-là , ces vacances oxygénantes sur le GR34 (et ses plages) furent de vrais moments d’évasion et de détente . Le sentier exerce toujours la même émotion. J’y reviendrais un jour ou l’autre boucler cette longue aventure, quelque part entre Crozon et Lorient.

Balade en Yvelines : découverte des villages et paysages

Le département des Yvelines s’effiloche à l’ouest de la capitale jusqu’aux portes sud du Vexin en un patchwork de plaines agricoles et de bois disparates. Fidèle à son principe l’association AmigoRando ne randonne que de gare à gare et cette balade n’y fit pas exception. Le petit groupe de six marcheurs mené une fois encore par Geneviève se donne rendez-vous à la Gare Montparnasse en direction d’Epone-Mézières.

Une grande diagonale de 22 km en Yvelines de gare à gare.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx. ICI

Après une litanie de stations, tout monde descend à Beynes pour débuter ce parcours , soulagé de cet interminable trajet de banlieue , le prix souvent à payer par le parigot en quête de verdure. Une fois passée la cuvette de la Maladrerie, place aux grands espaces ! Nous traversons des kilomètres de champs rasés après les récoltes de céréales, un brise fraîche du Nord balaie cette steppe terreuse et déserte qui se perd à l’infini . Heureusement le soleil réchauffe les corps et les coeurs, le village de Crespières sonne cette première délivrance.

Un dimanche d’août sans surprise, de rares autochtones partent faire leur jogging et nous saluent, la boulangerie ouverte la plus proche semble située sur une autre planète. Il nous reste plus qu’à traverser le bourg en silence en admirant les belles rénovations de ces corps de ferme dont la seconde vie s’appelle résidence secondaire . Ca sent encore la chaux et la menuiserie neuve, les Yvelines balance désormais entre un urbanisme anarchique de lotissements bon marché et des bâtisses bourgeoises. La région s’est refaite une beauté comme chaque été et nous contournons émerveillés le parc de Wideville et son château privé. Le village de Davron n’ a rien à lui envier. Les artisans locaux ont fait un travail d’art sur chaque façade de quoi réveiller ou susciter chez les parisiens à l’univers étriqué que nous sommes des envies d’évasion.

Le lavoir, symbole du patrimoine culturel !
L’église, au coeur de chaque village.

La route est encore longue mais les appétits attisés par l’effort réclament une pause. En ile-de-France , il y a toujours un ancien lavoir qui se cache au creux d’un sentier. C ‘est à croire que le peuple rural des siècles précédents passait son temps à faire des lessives entre deux labours ! La pelouse est accueillante, le pique-nique va durer près d’une heure trente malgré la menace des averses. Rien ne presse vraiment et chacun savoure l’endroit et la chaleur d’un soleil encore capricieux. Cet ilot de verdure ne s’étend pas bien loin. Très vite le groupe retrouve les plaines où persistent çà et là des zones de céréales non fauchées , ultimes tapis végétaux des récoltes tardives . Il fait bon s’immerger dans la forêt de Villiers et ses sentiers en étoile qui partent vers les quatre horizons. Le soleil ne nous quitte plus et joue dans les cimes des chênes centenaires agitées par des bourrasques sporadiques. Des taches d’un vert presque fluo viennent enflammer les sous-bois, se reflètent dans les flaques comme autant de miroirs. C’est le grand show et je marche la tête en l’air au risque de chuter dans les racines de ces géants qui m’envoutent.

Puis la ville de Feucherolles se devine à l’orée du bois . Plus importantes que ces voisines, tirée aussi à quatre épingles, elle oscille entre un passé agricole et un modernisme affiché ..et financé par les fonds européens ou privés! Je consulte par curiosité les vitrines des agences immobilières locales. Les prix flambent aussi et surtout dans les Yvelines tant la vague des parisiens en télétravail fuyant la capitale fut énorme. Comment les blâmer de vivre dans un endroit aussi paisible ?! Le groupe suit plein Est le PR balisé en orange sur une ligne de crête. Soudain le silence fait place au ronronnement de l’Autoroute A13 . Une fois passé sous l’artère, nous repiquons l’historique GR1 qui encercle l’Ile-de-France . Un kilomètre plus loin la petite gare de St Nom-La-Bretèche se blottie dans un vallon calée entre ses deux lignes. Vue de loin, on dirait presque une maquette posée là par un passionné de modèles réduits ! Le train pour St Lazare est à quai et attend que le collectionneur appuie sur On et nous rapatrie vers la grande ville au terme d’une belle balade de 22km.

7 randos des Pyrénées catalanes pour arrondir les Angles(66)

Après avoir parcouru bien des chemins en itinérance je décidais cet été de poser mon sac dans un bel endroit loin de la foule des plages et découvrir le site en randonnant cette fois en étoile. Après discussion et concertation avec ma partenaire, nous optons pour partir dans les Pyrénées proches de Toulouse, à condition qu’il y ait aussi un lac pour patauger.

Les Angles et le Lac de Matemale

N’ayant que peu d’expérience des alpages, je consultais quelques amis sur les réseaux sociaux et dans notre entourage. La station des Angles située idéalement dans les Pyrénées Orientales correspondait à nos critères . Elle se trouve en effet au bord du grand lac de Matemale et à trois heures de route de la ville Rose. Son altitude de moyenne montagne (1600m ) offre un joli domaine de randonnées de tous niveaux. Afin d’en connaître davantage, le mieux fut de se rendre à l’Office de Tourisme et investir 5€ dans leur guide et carte de randonnées en Pyrénées Catalanes.

76 PR bien balisés et de toutes difficultés vous feront découvrir beautés et richesses des Pyrénées Catalanes

Tracés, infos pratiques , pas moins de 76 circuits y figurent . Côté hébergement AirBnb nous permit de trouver un petit 2 pièces en location à deux pas du centre et dominant le lac et le village. Durant deux semaines nous avons donc exploré le domaine en alternant la balade sur les sentiers, le farnienté à la playa et un peu de tourisme . Nous avons donc ainsi parcouru 7 itinéraires à proximité immédiate ou à moins d’une demi-heure en voiture des Angles. Distances de 10 à 14 km pour des dénivelés + de 200 à +800 m , ces programmes restent très abordables pour un marcheur un peu entraîné.

PR 9 . Très bel itinéraire avec une descente de départ assez raide

C’est un vrai bonheur de parcourir les forêts de pins, descendre près des petits torrents et pique-niquer à près de 2300 m. Les Angles ont vraiment développé des activités estivales intéressantes et variées avec notamment des circuits de descente en VTT , un circuit de luge sur rail assez vertigineux et en proposant la location de vélo électriques de toutes puissance . En été, une navette gratuite et quelques bus permettent aux visiteurs de rejoindre les principaux points d’intérêt de la station .

La base nautique de Matemale fait ainsi partie des lieux les plus fréquentés et on y croise de nombreux espagnols en balade. L’accent a été mis ici sur les animations pour les plus jeunes : bmx, quad, accrobranche, rivière enchantée, structures gonflables, centre équestre, voile, SUP .. Un bar-restaurant avec une belle terrasse complète l’ensemble .Le parking ne coûte que 2 € à la journée.

Une belle balade sans difficulté pour découvrir la digue du lac de retenue et la forêt avoisinante

PR22

Histoire d’assumer notre côté touriste jusqu’au bout , nous avons consacré une journée au Train Jaune entre Villefranche – Vernets Les Bains et Latour de Carol. Pour être honnête, ce voyage de trois à 5 heures (ticket à 27€ par personne -avec réduction ! ) n’en vaut pas la chandelle, le paysage n’est pas vraiment exceptionnel et la plate-forme à ciel ouvert pourtant prise d’assaut assure une cuisson progressive les jours de cagnard.

PR 28 et 29
Cette randonnée en deux boucles vous fera découvrir un autre ouvrage EDF et un véritable jardin tout au long de ce parcours !
Un circuit pédagogique passionnant, écolière attentive !

PR 30 et 32 l’un des plus beaux itinéraires du séjour .

Mieux vaut encore se rendre à Montlouis et visiter le magnifique four solaire ou les quelques grottes de la région. Enfin, l’Andorre n’étant qu’à deux trois heures de route, impossible de résister à une longue matinée de shopping, promesse de prix ultra light sur les alcools, tabacs et essence. On y rentre par la France ou l’Espagne, la route est magnifique.

Journée shopping en Andorre .
Expérience Train Jaune

L’ Andorre est devenue un immense centre commercial très moderne où toutes les boutiques se ressemblent et les petits restaus sympa se font très très rares. Alors, on fait chauffer la carte bancaire pour faire plaisir aux copains et la famille pour s’en retourner bien vite dans la nature après un rapide contrôle douanier et un contrôle du PCR , exigé mais inexistant ce jour-là !!

PR 69 ET 68 Randonnée et pique-nique à plus de 2300 m d’altitude

PR 76 Randonnée de découverte sur les hauteurs des Angles .

Sans aucun doute, les vacances en montagnes présentent un visage totalement différents que celles vécues en bord de mer, une ambiance très décontractée et une large palette d’activités entre lacs et sommets. Certes l’animation nocturne n’égale pas les celles de stations des côtes. A 1600m, la température chute un peu mais l’oxygénation maximale, la tranquillité sans égale, la pureté du décor sont idéales pour se ressourcer après des mois difficiles entre confinement sporadique et télétravail.

PRDistanceDénivelé +Accès -Départ – Trace GPX
913 km600mGare La Cabanasse
2213 km195m Matemale
2412 km440mFourmiguière
28+2912 km 380mEsposolla
30+3214 km307mRéal
69+6814 km820mTélécabine Les Angles
7610 km 140 m Centre village Les Angles