Archives pour la catégorie Randonnées IDF

Explorez la Vallée de la Mauldre : conseils de randonnée

Le département des  Yvelines(78) fait partie des terrains de jeux préférés des randonneurs franciliens . Pour  cette sortie en boucle de 32 km nous avons rejoint la gare de Beynes sur la ligne N de Mantes-La-Jolie, c’est à dire à ouest du département.

La Vallée de la Mauldre est la  portion la plus intéressante de cette longue randonnée.  Histoire de faire bonne mesure, nous l’ avons complétée en commençant par un large écart vers l’est pour rejoindre Les Alluets-le-Roi . Côté panorama, la Vallée de la Mauldre encaissée dans les plaines et plateaux , dessine un paysage  attractif par contraste avec son environnement dominant de grandes cultures étirées à l’horizontale. Occupée depuis très longtemps, elle offre aujourd’hui une image à la fois agricole, boisée et urbanisée. Les bourgs historiques, contraints par la rivière et la topographie, ont vu leurs extensions gagner à la fois en longueur dans la vallée et en hauteur sur les coteaux.

 

Malgré les apparences, cette randonnée cache bien son jeu, avec  plus de 1000 de dénivelés cumulés ! Une fois qu’on y s’est engagé,  cet itinéraire laisse peu de solutions pour l’écourter. il faudra donc persévérer jusqu’à la vallée pour reprendre éventuellement un train.  Pensez également à prendre suffisamment d’eau les  jours de fortes chaleurs même si vous trouverez en chemin deux cimetières pour refaire le plein.

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Randonnées : Choisir entre Distance et Vitesse

Pourquoi faire long et moche quand on peut faire court,  splendide et tonique ? Le débat de randonneurs entre ces deux écoles a encore de beaux jours devant lui. Les clubs et associations ne cessent de réfléchir sur de nouvelles formules pour satisfaire des adhérents aux aspirations et aux profils très disparates . En gros, on peut estimer que la distance de 20 km reçoit le consensus d’une large majorité  Avec l’expérience et l’entraînement, les randonneurs ont tendance à pousser le curseur toujours plus loin. Selon les dénivelés et le météo , ils visent alors des distances de 25 à 30 km. Cela dit je randonne parfois avec des marcheurs qui semblent s’ennuyer et qui arrivent au terme des sorties à peine fatigués et parfois frustrés par la distance. Ainsi Nelly, la trentaine marche sans aucun effort avec une certaine non nonchalance et semble toujours en avoir sous la semelle.  Marnia, la soixantaine, ne tient pas en place, vous ne la trouverez jamais en queue de rando mais toujours très loin devant . Son besoin d’effort et est tel qu’elle court parfois sur des portions ou fait des aller-retour sous le regard perplexe de ses congénères ! L’une et l’autre n’atteignent que rarement leurs limites et visent les randos au-delà des 30. Toutes deux pensent déjà s’orienter vers l’Audax la discipline 100% endurance de la FFRP  réunie des marcheurs sur distances de 25, 50, 75 et même 100 km . Ces exceptions mentionnées, beaucoup de randonneurs sélectionnent réellement leurs sorties d’abord en fonction de la distance. Les sorties en groupe peuvent alors un nombre important de participants .. trop ! Prenons une distance de 20 km évoquée , un beau soleil et un départ pas trop tôt en gare, la rando fait alors le plein avec parfois plus de 40 participants . Ce qui n’est pas vraiment l’idéal en terme de convivialité et image de la randonnée.  Au-delà de 30 km, un seuil psychologique déterminant, un rythme soutenu annoncé, les groupes ne dépassent une douzaine de candidats. La sélection naturelle opère.

La solution intermédiaire : distance moyenne et rythme soutenu

Un parcours tonique de 18km , allure soutenue. Un bon compromis ?

Christian, guide expérimenté depuis quelques années dans l’association  Sport et Nature a testé une formule intermédiaire en proposant seulement 18 km mais à une allure supérieure à 4,5 km/h. Nous étions seulement dix-huit randonneurs ce dimanche là au départ de la gare de Bois-le-Roi en forêt de Fontainebleau. Le soleil était de la partie et le vent violent faisait parfois craquer quelques branches  autour de nous .  Entre rochers, buttes et plaines le profil avait de quoi maintenir un rythme soutenu sur l’ensemble de ce parcours de 18 km . Résultat : le compromis endurance et

Le profil varié : un élément clef pour lutter contre la monotonie.

vitesse a satisfait  le groupe  dans sa majorité , ravi au demeurant d’avoir le temps de partager un verre à Fontainebleau et de revenir sur Paris vers 16h30 .  Lorsqu’il est compliqué pour les associations de doubler les randonnées hebdomadaires pour des contraintes d’encadrement (une courte, une longue, deux guides) , la solution passe peut être par une formule intermédiaire : partir sur une rando soutenue et longue de 30 km ou plus mais prévoir sur le parcours un point de retour (gare ou co voiturage ) à 18 ou 20 km . Cette formule  ne peut être que ponctuelle car elle implique forcément des contraintes logistiques et de tracés préalables de parcours. Le choix de la distance repose sur des objectifs personnels . Certains ont besoin de cumuler des kilomètres afin de monter en endurance pour participer à des treks. D’autres  trouveront dans des sorties hebdomadaires faciles, et guidées un programme oxygénant suffisant. Pour ma part, j’ai désormais tendance à choisir des randos de groupe basées sur la qualité sur  des distances de 24 à 30 km, avec un dénivelé intéressant moins monotone, avec si possible la beauté de l’environnement. La météo arrive au second plan . J’évite cependant les températures extrêmes et les niveaux de pluie rendant les chemins impraticables.

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Arrêt de Bussy et art Ozoir .. Quand une rando naze vous rend dingo.

A votre avis fidèles lecteurs de ce blog passionnant, que justifie un titre d’article aussi affligeant ? Réponse : des kilomètres de lignes droites interminables dans une forêt d’une monotonie mortelle plongée dans une grisaille  déprimante ! Vous l’avez compris, il s’agit bien d’un article d’humeur, surtout de mauvaise humeur où il est traité d’une randonnée où je n’aurais pas du être . Nous sommes ce matin-là de février en Seine et Marne . Le RER A  pris à Nation dépose le groupe dans la gare déserte de Bussy-Saint-Georges. Pour vous,  visiteurs de province, qui ne connaissez pas bien la banlieue Est de Paris, sachez que Bussy est disons un dommage collatéral de la création du parc Disneyland de Marne-La-Vallée . La ville totalement neuve semble sortie de nulle part,  de ce qui fut jadis la campagne. Il a donc fallut traverser une litanie de petits immeubles tous identiques pour rejoindre la forêt de Ferrière-en Brie, non s’en enjamber l’autoroute A4 , un échangeur et enchaîner quelques rond-points d’une zone commerciale classique, en taule ondulée. A cet instant précis de la randonnée, on peut envisager deux solutions. Soit reprendre le RER illico et se faire l’intégrale des trois saisons de Picky Blinders sur Netflix en survêt sans lâcher son paquet de chips grasses de chez Auchan . Soit faire preuve d’un sang-froid rare doublé d’un optimisme à toute épreuve et croire que tout va s’arranger une fois dans le bois. J’ai opté pour la seconde , sans doute moralement requinqué par la vision romantique mais hélas trompeuse du Château de Ferrière.  Ce fut l’ultime décor supportable de notre itinéraire programmé  sur 25 km , l’heure de la punition allait bientôt sonner . Menés par mister X. notre guide-stagiaire en formation sous les ordres de miss  Y.  nous avons passé la matinée à zigzaguer sur des chemins dont  le dénivelé ne dépassa guère les douze centimètres , des lignes droites qui se perdaient à l’infini . A force de tirer des bords pour tenir ce programme dément dans cette forêt aussi étriquée , nous sommes évidemment passer parfois aux mêmes carrefours  ! Je gardais mon calme et prenais mon mal en patience jusqu’au moment ou un coup de sifflet strident, le troisième ou le quatrième , me sortit de ma torpeur.  C’était pour signaler au groupe la fin du pique-nique. Visiblement le guide-stagiaire , probablement ex-militaire ou chef scout, confondait terrain de basket et randonnée. Je lui  fis part  de mon profond agacement sachant que sifflet , marche et nature sont pour ma part incompatibles. L’incident en resta là , nous sommes repartis en fixant l’horizon aussi étroit que lointain, en gardant l’espoir d’un virage miraculeux. Au milieu d’après-midi, après 20km d’une rectitude parfaite que mêmes les corbeaux semblaient bouder, je suggérais à miss X. d’abréger nos souffrances. Nous avions atteint une  dose d’ennui suffisante. Ma persuasion nous fit gagner 3 km de lignes droites ! C’est donc avec une sorte de délivrance, après un angle droit improbable  que j’ai aperçu la gare RER d’Ozoir-la-Ferrière au milieu d’un lotissement et de commerces d’une tristesse  susceptible de  pousser un pitbull du coin au suicide. C’est vous dire . Allez, l’Ile-de-France reste un magnifique terrain de jeux pour les randonneurs parigots, ce qui n’exclut pas un raté même chez les talentueux et dévoués mister X et miss Y !

A vous de jouer pour résoudre cette équation de rando en Asso à deux inconnues  😉

Itinéraire de randonnée de 25 km en Ile-de-France

Parmi les valeurs sures de la balade, pas de doute la Vallée de Chevreuse occupe une place de choix dans le cœur des randonneurs d’Ile-de-France. Il faut dire que la région présente tous les ingrédients pour  assouvir ses besoins de nature. Elle est d’abord d’un accès facile puisque 50 mn suffisent pour rejoindre notamment la gare St Rémy-Les-Chevreuses par le RER B depuis la capitale. Le réseau hydrographique de l’ Yvette et ses affluents forme avec les hauts plateaux adjacents des itinéraires vallonnés à souhait. Les paysages alternent entre bosquets, plaines verdoyantes, combes et grandes allées boisées. Enfin, le patrimoine historique apporte une touche culturelle complémentaire en suggérant de nombreuses idées de visites . La boucle de 25 km que je vous propose vous fera découvrir toutes les facettes de la Vallées de Chevreuse avec des passages remarquables au Château de la Madeleine ou à l’abbaye de Port-Royal. Une grande partie de ce parcours emprunte le Chemin de Jean Racine  parfaitement balisé et au bornage caractéristique (voir l’encadré). Côté niveau technique, mieux vaut avoir un peu d’entraînement pour tenir les 25 km et ses quelques longues montées. Prudence, le parcours coupe des routes assez fréquentées le week-end, donc restez attentifs aux intersections. Cette randonnée très agréable au printemps passe sur certains tronçons par le GR11 et le PNR balisé en blanc et bleu. Pour plus de précision et histoire de concevoir votre propre rando, munissez-vous dans la carte IGN 2215 OT.

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Le Chemin de Jean Racine

Long d’environ 5 km, ce chemin historique relie le site de Port Royal au Château de la Madeleine à Chevreuse où résidait l’oncle de Jean Racine, l’intendant Vitar.
Le poète y séjourna lui-même plusieurs mois en 1661 d’où il supervisa les travaux du château. C’est en 1939 que le Touring Club de France, à l’occasion du tricentenaire de la naissance de l’écrivain, traça de ce chemin qui fut officiellement inauguré par Albert Lebrun. Pour marquer cet anniversaire, le Touring club de France offrit les 7 bornes réalisées par Michelin qui jalonnent encore aujourd’hui le sentier. L’inscription sur ces bornes des vers de Jean Racine en 1956, fut inspirée en majeure partie par la beauté de la Vallée de Chevreuse. D’autres poèmes y rendent également hommage dans son œeuvre.

 

 

 

Découvrez la Vallée de la Bièvre : Guide de Randonnée

Les randonneurs peu enclin à s’enfoncer  profondément en  l’Ile de France un dimanche matin de grande femme apprécieront cet itinéraire  de 22 km dans les Yvelines. Il leur suffira de se rendre à la gare de Versailles Chantier depuis la gare Montparnasse et d’attraper le GR11 . Cet itinéraire vous propose de faire le tour des étangs puis de rejoindre Bièvres et reprendre les RER B et C  via Massy (changement à Juvisy) . (Il y a toujours moyen de rejoindre une gare intermédiaire en cas de coup de pompe) . Cette  jolie randonnée ne présente pas de dénivelé majeur et offre de nombreuses aires de pique-nique sur les bords des étangs. Évidemment, aux premiers rayons du soleil, il y a davantage d’affluence sur cette zone très prisée par les Versaillais et sa banlieue, qu’ils soient joggers, en balade familiale ou à VTT.  La vallée de la Bièvre  présente certains jours des airs de Normandie, des panoramas très verdoyants qui font aussi le bonheur des passionnés d’équitation. (Donc inutile de voyager avec le vôtre !!)

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Rando périurbaine d’Aubervilliers à Saint-Denis, mon 9-3 !

Un parcours de 9 km à la découverte du 93 en pleine mutation urbaine

Il a fallu que je fasse de la randonnée pour retourner, par le plus grand des hasards, dans la banlieue de mon adolescence. Lors d’une première sortie périurbaine à Sevran, organisée par l’association Voyage Métropolitain, j’avais déjà pu mesurer toute l’ampleur de la mutation du 9-3 : désindustrialisation généralisée, émergence du secteur tertiaire, réhabilitation de l’habitat, parfois bâclée, ou de sites d’usines, comme Kodak, et des projets les plus extravagants comme la construction d’une piscine à vagues !

Quelles pages de cette histoire ai-je donc ratées  ?  Un flash-back s’impose. Fin des sixties : ma famille quitte Asnières pour s’installer à La Courneuve en Seine-Saint-Denis. Sans nous prévenir, mon père avait acheté un appartement sur plan, rue de l’Abreuvoir. La surprise est totale, violente même ; nous allions bel et bien  habiter à côté d’une ferme avec sa basse-cour, et des chevaux ! Le 93,  c’était la cambrousse à moins de 10 km de Notre-Dame de Paris.

Le dragon était déjà à la Villette de la Cité des Sciences était déjà là dans les années 80

L’urbanisation débridée des Trente Glorieuses façonna très vite notre quartier en un univers de tours et de barres HLM. La cité des 4000 fut le point d’orgue de ce délire de l’époque, avec à la clef son lot de délinquance en tous genres. Le vaste Parc Paysager constitua alors la seule enclave de verdure où venait se détendre une population cosmopolite issue des  générations d’immigrés successives. Les villes « rouges » de la seconde couronne francilienne faisaient encore de la résistance avant l’effondrement de l’URSS et du communisme. La Fête de l’Huma s’installa logiquement dans ce parc chaque automne et ne le quitta plus. Situé à deux pas de chez moi, j ‘y allais avec ma 125 participer au rassemblement moto de l’Elan où les vrais bikers campaient souvent dans la boue.

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Découverte des Sentiers Denecourt à Fontainebleau

Vaste et verte Seine-et-Marne ! Le département francilien encercle la capitale par l’est et le sud,  ses deux fleuves s’y rejoignent en banlieue, y serpentent comme ils peuvent entre plaines agricoles, bois et cités. On en oublierait presque que la Seine s’enfle très en amont d’une autre jolie rivière. En effet le Loing n’est pas loin pour le randonneur parisien en quête de balades !  Et les gares au sud du 77 ne manquent pas pour planter le point de départ d’un long périple hivernal au cœur de la forêt de Fontainebleau. C’est de Thomery que je m’y engage avec quelques marcheurs de l’association Sport et Nature. Ce parcours tracé par Christian nous conduit d’abord sur les rochers des sentiers Denecourt-Colinet, Une douzaine d’itinéraires historiques balisés de bleu. Les flaques de pluie des jours précédents se sont éclipsées comme par magie car les chemins sablonneux restent  à Fontainebleau toujours praticables. La nature endormie affiche ses allures hivernales.

Un beau parcours de 22 km qui passent par deux sentiers Denecourt.

Des plaques de neige résistent ici et là. Le dernier coup de vent a eu raison des arbres les plus vulnérables.  Les forestiers ayant commencé le grand toilettage, de nombreuses piles de bois bordent les allées  dont les abords portent encore la trace du labourage nocturne  des sangliers. Randonner à Fontainebleau n’est pas compliqué mais demande de la vigilance  tant le réseau de sentiers est dense. Sur les centaines de carrefour en étoile, ils partent vers tous les horizons plongeant parfois le randonneur dans le doute et la perplexité. Chacun a sa technique ; carte en main, les vieux routards se repèrent même avec les numéros de parcelles et à la boussole. Les geeks connectés se fient aux outils numériques.  Les  routes, les mares, les vallons, les buttes, les sommets portent ici des noms chargés d’histoire.

Du haut de ces rochers humides 20 000 lieues sous les mers vous contemplent !

Ils nous entraînent parfois dans le faste des chasses royales, un peu plus loin dans l’angoisse d’un coupe-gorge ou encore vers des lieux pleins de poésie. Les GR11, GR1 et les PR s’y croisent, se recroisent dans cette forêt à la fois domaniale et privée de 25 000 ha, terre recouverte par la mer il y a 35 millions d’années ! Notre parcours décrit une large boucle afin d’assurer les 22 km annoncés au programme, la bonne mesure du randonneur qui lui permet ensuite de dormir saoulé de grand air. Par chance, aujourd’hui, la fenêtre météo permet au groupe de pique-niquer en plein soleil sur le belvédère situé au bout de la Route de l’Inspecteur Général. La forêt s’étend devant nous à perte de vue, un large panorama où les pins toujours verts se mêlent aux chênes, hêtres, saules, bouleaux et tilleuls dépouillés. La seconde partie de la randonnée nous ramène vers un autre chemin Denecourt, une longue route de crêtes qui contourne des combes profondes et des pierriers. Le sentier tortueux sollicite les muscles refroidis par le déjeuner ; le dénivelé cumulé positif atteindra sans doute 600 m ce jour-là. Le retour vers Paris est prévu de la gare de Moret-Veneux-les-Sablons. Sur cette ligne R, les trains se font rares les dimanches d’hiver. Une pause de trop, un pique-nique qui s’attarde et on regarde son train partir en arrivant à la gare… et on reste planté sur un quai ou dans une salle d’attente faute de trouver un bistrot ouvert ! Cette randonnée « bosselée » très agréable demandera un peu de persévérance aux moins entraînés, et à tous de bien calculer son horaire de retour pour Paris. Profitez pleinement de cette période « creuse » hivernale à Fontainebleau. Dès les beaux jours, les célèbres rochers  retrouveront leur affluence. Près de 2 millions de personnes fréquentent les lieux chaque année !

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Voyage aux boues de l’ enfer – Saison 2

Je m’ étais pourtant juré de ne plus randonner  en Ile-de-France durant les mois les plus ingrats. Comment ais-je pu m’embarquer ce dimanche-là aux confins de la Seine-et-Marne balayée par un fort coup de vent  et des averses ?!  Je me retrouve ainsi avec une vingtaine de randonneurs tous aussi givrés pour parcourir 25 km entre la gare de Morêt /Loing  et celle de Montereau-Fault Yvonne. Sacrée Yvonne, elle nous en fait voir dans cet univers agricole aux sentiers défoncés par les p… de tracteurs. Il fallut marcher affamés jusqu’à 13h30 pour trouver enfin un endroit abrité des bourrasques . Et par miracle, il a juste cessé de pleuvoir une demi-heure lors du un pique-nique improvisé dans un bosquet à peu près accueillant.

La Seine et Marne version hivernale  s’avère pénible tant la glaise ne vous lâche pas les baskettes alors que les chasseurs canardent du sanglier à tous les coins de chemin.  A part la traversée plutôt jolie du centre historique de Morêt, il a bien fallu endurer l’adversité humide pour rejoindre Montereau , des kilomètres en plein vent de Nord-ouest à décorner les vaches…heureusement bien au chaud  ! Lors de notre arrivée interminable sous un crachin breton dans cette grosse bourgade plongée dans la grisaille et l’ennui , on a même perdu la moitié du groupe entre les cités HLM  et raté  évidemment le train vers Paris de quelques minutes. Normal,  vu nous avions fait 3 kilomètres de bonus. Le seul troquet du coin affichait closed of course. Alors  tassés dans une salle d’attente nauséabonde et bondés de banlieusards , certains courageux se sont décrottés avec les moyens du bord pour retrouver à peu près une allure civilisée.  Seule Charlotte osa rentrer avec ses chaussures 5 fingers de primate dans un état pitoyable. Les autres préférèrent goûter les dernières  bouffées air frais sur le quai alors que la nuit tombait déjà. Le TER de 17h16 finit par arriver et le trajet nous permit de comater plus d’heure jusqu’à la gare de Lyon . Je n’en avais pas fini pour autant avec mon programme dominical idyllique de randonneur parigot .  Je jouais en effet les prolongations sur la ligne 14 direction Saint-Lazare pour attraper de justesse le tortillard vers la gare de Vallées . Debout depuis 6h30 , il était plus de 20h lorsque je posais mon sac à dos crado dans la cuisine.  Rinçage total des accessoires , en quelques minutes la salle de bain se transforma en une buanderie  d’un esthétisme douteux. La douche brûlante et la soupe effacèrent les douleurs de ce voyage aux boues de l’enfer . Sans doute pas le dernier de la saison.  On ne se refait pas .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Randonnez en forêt de Montmorency de gare à gare

Un parcours de 20 km pour découvrir toutes les facettes de cette forêt du nord de Paris

Savez-vous qu’ il suffit de trente minutes pour se retrouver en pleine forêt au nord de Paris. ?  Nul besoin de voiture, un train partant de la Gare du Nord vous dépose à celle de Saint-Leu.  (Tarif pass Navigo ou tickets AR 8,90€). Dès le départ le GR serpente dans d’étroites passes au travers la ville, prend de la hauteur pour atteindre rapidement les sentiers. Ne pas se fier aux apparences,  ce « grand bois » est très vallonné  ce qui en fait aussi un terrain de jeu pour les Vtt . Alors il faut bien partager l’espace ! Empruntez des chemins plus étroits pour être tranquille et faite une large boucle et quelques zigzags pour atteindre les 20 km de votre programme de marcheur. Par temps de pluie, les sentiers deviennent boueux par endroits.  Mieux vaut ne pas trop insister notamment dans l’étroite vallée qui partage la forêt suivant un axe Ouest-Est, et prendre un peu d’altitude sur de larges allées plus sablonneuses . Il existe plusieurs aires de pique-niques et des étangs agréables pour la pause du déjeuner.  Au terme de votre périple, rejoignez la gare de Taverny pour revenir à la capitale. Vous pouvez varier cet itinéraire en poussant vers l’Est jusqu’à Ecouen et visiter le Musée de la Renaissance . La gare gare permet également de rentrer rapidement sur Paris . Le Val d’Oise est très verdoyant et les plus courageux peuvent même poursuivre vers la forêt de l’Isle Adam ou celle de Carmelle.

une randonnée joliment vallonnée
Le cimetière de Taverny avant de rejoindre la gare
Difficile de rater la fontaine de Saint-Leu la forêt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Explorez la Seine-et-Marne : Itinéraire de Randonnée de 19 km

Un joli parcours de 19 km de gare à gare.

L’ exploration de la Seine-et-Marne est infinie . On croit en avoir fait le tour mais il suffit de d’un arrêt de train jusqu’alors inconnu pour découvrir d’autres paysages voire un trésor caché. Ce jour-là une météo maussade n’encourageait guère le randonneur à s’élancer toute une journée sur les sentiers d’Ile-de-France, au départ de Faremoutiers . Le nom de Coulommiers évoquait  le fromage AOC et la promesse d’un marché de Noël à la fameuse Commanderie des Templiers de la ville, de quoi  me convaincre de m’arracher à la douillette torpeur dominicale. un joli sous-bois près de CoulommiersEt puis il n’y avait que 19 km de gare à gare, autant dire une promenade de santé . J’en profitais pour m’équiper du dernier sac à dos Osprey afin de le tester en situation à la demande de l’importateur .  Vanitas , Vanitas, Trekkingzone reçoit désormais quelques lauriers ! (Bien mérités, avec tout le mal que je me donne ! ) Toutefois,  vous ne connaitrez les résultats de ce test qu’en janvier 2019, embargo oblige. Vu le climat humide, j’ ai eu toute latitude à évaluer notamment son étanchéité !

Nous stoppions donc notre progression  au bout de 13 km, la faim tiraillant notre petit groupe de 10 randonneurs  mené  d’une allure soutenue par Geneviève. A ma connaissance elle demeure la seule guide traitée 100% inox et capable de transporter un parapluie, une chaise pliante, des bâtons etc.. A vrai dire personne ne connaît l’exact contenu de son sac. Le pique-nique fut également expédié tambour-battant, une nouvelle averse menaçant.  Carte plastifiée en main d’un bout à l’autre d’un parcours  à la fois boisé et agricole, la baroudeuse nous conduisit sans encombre jusqu’à la place forte de Coulommiers, la dite-commanderie. Là quelques chevaliers en tenue de croisés médiévaux s’affrontaient à coup de lourdes épées au milieu d’un campement. Des buches enflammées  au pied des tentes blanches réchauffaient les âmes et les corps alors que les cracheurs de feu illuminaient  le gris du décor de leurs jets  d’alcool flamboyant . Ici et là des gueuses en guenille d’époque et des gentes dames au cœur croisé discret accueillaient le visiteur du dimanche avant qu’il ne file dans l’immense grange pour acquérir les victuailles des fêtes  imminentes garanties bio  de chez bio. Le groupe profita du lieu pour parfaire ses connaissances des huit croisades qui s’échelonnèrent du XI au XIIIe siècle, de vraies expéditions dont personne n’ avait la certitude de revenir vivant ou en un seul morceau. Le  fait de reprendre soudain un  train pour rejoindre la gare de l’Est à Paris en une heure me parut bien désuet en face de l’aventure de ces hommes flanqués de la croix . Je me repris rapidement , songeant qu’après tout moi aussi j’avais enchainé quatre chemins de Compostelle en parcourant  à chaque fois plus de 800 km ! Bon d’accord, sans l’armure de 25à 30 kg mais avec cette même foi ou  détermination. Après quelques modernes selfies Monique, notre blonde camarade de route abandonna à regret les beaux  chevaliers, hélas voués paraît-il à la chasteté et à la gloire de Dieu. Vu le faible nombre de carrioles électriques en ce XXIe siècle en effervescence,  il fallut traverser  Coulommiers encore au pas de charge afin d’atteindre la gare dans les délais. Nous reviendrons en  Seine-et-Marne nous plonger dans son histoire et vite profiter de sa nature avant que ces vilains, les perfides promoteurs immobiliers de la région, ne la dévisagent  au fil des ans. La nouvelle croisade du randonneur contre le béton a déjà  commencé !

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