Près de 97 km de balade à pied ou à vélo jusqu’à Paris
Bon d’accord , le sujet est un peu bateau. Quel parigot n’a-t-il pas randonné ou pédalé un dimanche sur les rives du canal de l’Ourcq ?! Cependant cette propriété de la ville de Paris n’ a pas toujours été un lieu de promenade, un site touristique voire une annexe de Paris-Plage sur Seine du côté de la Villette. Vous découvrirez un résumé de son histoire dans les lignes qui vont suivre. Bref si un jour, vous êtes soit en panne sèche d’idée de trek péri urbain, soit trop flemmard pour affronter plus de 80 m de dénivelé cumulé, prenez le train à la gare de l’Est et descendez à celle de gare de Crouy , non loin de Meaux, pour randonner sur un canal ..reposant !
Une idée de randonnée très facile en famille.
Admirez au passage le fameux Donjon du Hussoy et en route pour par une balade radicale ..allez d’au moins 15 km sur le chemin de halage parfaitement entretenu. Avec un peu de chance vous y croiserez quelques ragondins tirant des bords ou des canards col vert en escadrille. Attention, cependant ne vous fiez pas aux apparences de ce périple paisible . Vu le relief et le tracé, personne n’est à l’abri d’un endormissement soudain ou d’hallucinations (style apparition de crocodiles) suite à un pique-nique du midi un peu arrosé au rhum arrangé. Si la chance perdure, tentez une visite improvisée à l’usine élévatoire de Villers-Les-Rigault . (Une charmante bourgade peuplée de Rigault et de .. pas Rigault comme dirait une amie charmante).
Un canal destiné à l’époque pour alimenter Paris en eau.
une machine élévatoire pompait, pompait…
Afin d’augmenter le débit, la machine propulsait à l’époque 500 litres d’eau par seconde de l’Ourcq vers le canal, douze mètres plus haut . Vous traverserez ensuite le village de Isles-Les-Meldeuses, un nom qui permet un autre jeu de mots de haute volée. Au terme de ces kilomètres de méandres baignés d’une quiétude inégalée, quittez le canal pour vous enfoncer dans un univers nettement plus sauvage , la forêt Domaniale de Monceaux et ses grandes allées. Le GR11 vous mènera alors au bout de cette aventure, à savoir à la gare de Trilport. Le train venant de Château-Thierry passe ici toutes les heures et nul bistrot à l’horizon. Bonne chance encore !
Paris, à 8 h d’un matin glacial, XVIIIe arrondissement , je quitte la rue Doudeauville encore épargnée par les bouchons. Exotisme garanti à tous les numéros. Là, les échoppes maliennes, congolaises, sénégalaises ou ivoiriennes lèvent une à une leur rideau de fer sur des étals bariolés, ici, les ateliers de couture ne tarderont pas à les suivre. Puis voici les comptoirs minuscules d’import-export France-Afrique qui attendent une heure décente pour lancer le business. Dans ce quartier encore désert de jeunes chinoises frigorifiées au destin sans issue guettent le client peu exigeant, le premier ou le dernier d’une journée ordinaire . Les macs blacks du coin ne font pas dans la tendresse. « Nouvelle offensive du froid« , nous répètent les journaux depuis des semaines, le pays peine à sortir de l’hiver. Une couche de neige fraîche a en effet repeint le décor. Alors chacun balaie devant sa porte, gratte et casse la croûte . Car sur les trottoirs les passants emmitouflés hésitent, tâtonnent , testent l’asphalte incertain. Même scénario urbain, Paris lave plus blanc à chaque averse blanche nos âmes de citadins en jouant un moment les stations de sports d’hiver. Courte illusion d’une évasion inaccessible pour beaucoup et aussi début du cauchemar pour d’autres, tant ces flocons légers ralentissent un trafic déjà dense sur les périphériques, les autoroutes, ou retardent les trains. Lire la suite Randonnée hivernale à Paris : Explorations sous la neige→
Il y a des randos qui vous tirent de l’hibernation et vous redonnent la pêche pour une semaine. Celle-ci fait partie des anti -dépresseurs qui devraient être remboursés par la Sécu car son efficacité dépasse les 250% ! Ce dimanche -là j’avais volontairement écarté le parcours commando de 27 km à Rambouillet proposé par Cyril de Sport et Nature pour suivre celui de Geneviève, sympathique guide, également active auprès des Amis de la Nature, une organisation orientée davantage « sénior ++ « . (dixit GH). J’avais convaincu Christine d’y participer en lui jurant que la météo serait magnifique, les chemins asséchés et que les 22 km en forêt de ..Fontainebleau seraient une partie de plaisir. Nemours.. Lire la suite GR13 : lâche ta Souppes y’a du bouleaux à Nemours !→
Non, pas un ruisseau mais le sentier !Joli chemin.. vu de loin !
Je dois l’avouer mais ce dimanche-là, et pour la première fois depuis des années, j’ ai écourté le parcours d’une rando, cette 10e étape du GR1 et je ne suis pas arrivé à Mortcerf comme prévu . Je ne fus pas le seul à jeter l’éponge à la gare de Crécy-La-Chapelle (77) après 20 km depuis Meaux sur les 28 prévus. Flashback . Départ tardif, la météo s’annonce clémente avec un thermomètre calé sur 7°C et le niveau des rivières de Seine et Marne qui descend gentiment. Hélas ce redoux fit fondre la neige accumulée depuis plusieurs jours et Stéphane notre guide du jour , moi-même et le groupe de 16 marcheurs, nous avons tous sous-estimé l’état du terrain. Dès la sortie de Meaux, le GR1 était barré pour inondation. Qu’importe, on fit demi-tour pour rejoindre 500 m plus loin un sentier en hauteur. Quelques kilomètres après , un portail barre le chemin détrempé qui bifurque soudain vers la droite. Personne n’y prête attention mais on se retrouve sur l’ échangeur de l’autoroute A145 à proximité de Quincy-Voisins. Nous avons ainsi perdu et le GR1 et il fallut parcourir près de 2 km supplémentaires pour le rejoindre après Bouleurs sur un sentier à travers champs. Les goûts et les bouleurs.. Les pieds s’enfoncent jusqu’aux chevilles dans la terre gorgée d’eau qui pénétre inexorablement dans la plupart des chaussures. Guêtres, Gore-Tex, rien n’y fait , ça baigne ! Les ornières profondes piègent les moins attentifs. Chacun essaie de trouver les mottes herbues émergentes pour progresser, même les bâtons collent à la glaise. Un étrange ras-le-bol venu d’ailleurs s’empare de moi. Après un pique-nique express à Bouleurs, le groupe reprend sa progression difficile dans la boue, sachant que Mortcef se trouve à plus de 10 km ! les trois dernières randos de janvier sur les chemins presque impraticables et cette matinée ont eu raison de mon abnégation, le jeu ne m’amuse plus. Claire, Geneviève, Hubert , Etienne et votre serviteur stoppent à Crécy-La-Chapelle pour reprendre le train vers la gare de l’Est. Il y a des jours où la Loi de Murphy (loi de l’Emmerdement Universel Maximum) aime à se manifester : les trains au départ de Crécy sont annulés pour cause de
Un parcours de 28km réduit à 20 par KO technique.
grève ! Dans sa grande mansuétude, la SNCF affrète des bus de remplacement pour rejoindre Esbly au rythme d’un par heure et bien sûr on le loupe car il part plus tôt que prévu ! Crécy le dimanche ressemble au Ténéré, pas le moindre bistrot d’ouvert. Une pluie violente et glaciale nous force soudain à nous réfugier sous un abribus aux vitres explosées devant la gare fermée. Le car arrive pour nous conduire enfin vers Esbly. Sauvés ..enfin presque , puisque le train programmé est annulé suite à un problème technique ! Attente de 30 mn supplémentaire. Je reprends mon scooter à la gare parisienne sous une ligne de grains polaires pour arriver transi à Bois-colombes vers les 19h00 ! GR1 en hiver ? Éreintant. Avis aux amateurs.
no comment !Anita 1ere et ses demoiselles d’honneur de Sport et Nature présentent la nouvelle collection de bonnets.
N’essayez pas de comprendre pourquoi les parigots randonnent en été sous le cagnard ou en hiver sous la flotte, et ce dans un univers limité aux 5 zones du pass Navigo SNCF ! Moi, j’ai renoncé. Depuis déjà quelques semaines, les crues ont transformé le bassin parisien en une éponge mal essorée. Les randonneurs ne sont pas loin de troquer les bâtons contre des pagaies ! Toutes notions de vitesse, de moyenne sont à oublier . Les sentiers défoncés par les ornières des engins forestiers ou agricoles débordent par endroit et l’eau ruisselle dans la moindre côte entre les cailloux. L’adhérence relève plus du patinage artistique que de la marche. Ce dimanche là seule une poignée de stakhanovistes pouvaient se rendre dans l’Oise alors que les conditions météo ne s’annonçaient guère meilleures dans cette région. A la sortie de la gare de Fosses (95), à peine arrivé dans la première plaine, le vent du Nord glacial me cueillit à froid. Tympan gelé, douleur aiguë , oreille cassante comme du verre, j’enfonçais d’urgence le bonnet, je relevais capuches de la doudoune et veste Arc Térix et le tour du coup en polaire jusqu’aux yeux. Le menu local s’annonçait 100% hivernal et le plat du jour était servi dès 9h30. Chantal, notre guide du jour, piqua plein ouest vers Luzarches pour débuter une boucle de 25 km à cheval sur l’Oise et le Val d’Oise. (la boucle ..à cheval, pas nous ! ). Nelly la stagiaire-guide lui emboitait le pas.
Pique-nique express au lavoir.
Val d’Oise ou Oise, comme tu veux tu choises
Arrivée héroïque du groupe au calvaire , 200 m , sans oxygène.
Afin de positiver, Chantal évoqua la chance de pouvoir tester l’étanchéité du matériel et nous gratifia dans le RER D d’une touche culturelle relative au passé de Fosses : une ville de potiers, des artisans qui creusaient … des fosses pour en extraire l’argile. De ce côté là, tout le monde allaient être gâté. Le matériau gluant à souhait nous colla gravement les baskettes durant des lieues. Par chance, le ciel ne nous tomba pas sur la tête malgré la menace de quelques giboulées neigeuses . Après une douzaine de kilomètres, on arriva comme prévu (glaiseux mais heureux) au lavoir qui nous servirait d’abri pour le pique-nique. La fatigue et le froid tiraient sur les organismes, la reine Anita 1 ère victime d’un coup d’hypotension fut remise sur pied à coup de dattes et boissons chaudes. Béatrice arrosa le groupe au rhum arrangé, Vincent, militant engagé et rebelle réussit à nous épargner durant douze secondes son flux verbal politico-social passionné, sur Aubenas-centre-du-monde , le tout sur fond de concubinage à géométrie
variable avec une mystérieuse Anne-Marie. Bravo ! Le vent polaire tourbillonnant en fait sous le lavoir , je pris même mon dessert avec les gants, le déjeuner ne dura pas plus de 35 minutes, il fallut décampé avant la congélation. On n’y croyait pas mais un rayon de soleil miraculeux perça soudain les nuages en éclairant le paysage d’une lumière quasi divine. Un petit bonheur furtif mais sublime. Puis une moitié du groupe s’enfonça dans les bois pour aller découvrir la
un parcours de 25 km très exposé.
curiosité locale, un vrai menhir en vraie pierre même si Eric le qualifia avec un certain mépris de « mur d »escalade pour nain » , une réflexion qui irrita terriblement Chantal , qui jura que cette rando serait la dernière qu’elle organiserait etc..Personne ne l’a crue et les touristes rejoignirent l’autre moitié du groupe qui bronzait sur le sentier de retour vers Fosses. Cet itinéraire intéressant, où les champs de betteraves fourragères alternent avec les bosquets boisés et quelques châteaux , mérite d’être refait au printemps dans les conditions disons.. plus clémentes . Allez qu’importe, l’important était de sortir ce jour-là de la capitale plongée dans la grisaille. Alors comme le répète Anita, prof d’anglais en banlieue chic : « oublie l’hiver, va marcher toi aussi et kiffe ta life ! »
Terrain de jeux entre culture et cultures.Nelly et Chantal en pleine réflexion d’orientationWhat ? Du soleil ? !!Du haut de se menhir, 400.000 ans d’histoire me submergent.
un parcours de 16 km pour découvrir cette jolie forêt située au Nord de ParisUne des fontaines de la forêt de Montmorency
La forêt de Montmorency fait partie des terrains de jeu favoris des parisiens en balade. Marcheurs et vtt se partagent les nombreux chemins qui sillonnent cet espace très vallonné malgré les apparences. Ce relief intéressant fait aussi le bonheur de bien des adeptes du trail en quête de sensations et d’effort . On peut accèder par exemple à cette forêt par la gare de St Leu depuis la gare du Nord à Paris. Un GR serpente dans la ville avant de s’élever vers le plateau boisé. Le fameux GR1 traverse ici la forêt du Nord au sud et le PR la « Ceinture Verte d’Ile-de France » , d’Ouest en Est. Si vous quittez les grandes allées et ses nombreux promeneurs pour emprunter au hasard des petits chemins, les plus chanceux et les plus discrets pourront même y rencontrer des biches. Il y encore quelques années un de mes amis chassait ici à l’arc. Côté curiosités, vous trouverez des maisons forestières, d’anciennes fortifications , quelques fontaines et pièces d’eaux. Chênes, hêtres, bouleaux et divers pins forment un décor dense où il fait bon se perdre. La carte IGN 2313OT ou un GPS peuvent se révéler utiles dans cette profusion d’allées. Il faut compter près de 18 km de marche si vous décidez d’aller visiter le Musée de la Renaissance niché dans la petite forêt d’Ecouen-Ezanville. La Gare est juste en lisière, les trains vers Paris y passent toutes les demi-heures en moyenne. (Zone 3-4). Bonne balade !
La carte au 1:25.000e pour éviter de tourner en rond !Aménagé autour du château de la Chasse, ce circuit pédestre de 2,5 km propose 11 stations dédiées à l’histoire locale ainsi qu’à des thèmes de réflexion philosophique (l’homme et le cosmos, l’homme et la nature…).Une rando facile et amusante à faire aussi en vttDécor d’hiver
Lagny-Thorigny.. tout le monde rebrousse chemin par les passerelles anti-crues
Janvier, mois de toutes les résolutions de purification morales et physiques où les images bibliques de jadis se télescopent aux selfies narcissiques d’un XXIe siècle décadent, comment ne pas songer avec nostalgie aux Rois Mages en rando vers la Galilée (source Wikirsch : Sheila – Mars 1971 de J Schmitt / C Carrère) mais plus encore à cet homme d’exception, autre randonneur infatigable qui erra dans le désert pendant quarante ans pour faire sortir d’Egypte son peuple empêtré dans un sacré pétrin, je veux parler de Moïse. Parmi ses exploits, rappelez-vous de sa fameuse traversée de la mer ..à pied. Parallèle historique assez audacieux, je vais vous relater l’histoire d’un groupe de 27 randonneurs immergés cette fois en Seine et Marne, le premier w.e après l’épiphanie, synonyme pour vous, misérables païens, de frangipane, fève et couronne en toc . Cette fois ci, le guide du groupe se nomme Geneviève, femme rigoureuse qui veilla des décennies à faire respecter les lois gravées dans les tables républicaines et qui après une révélation probablement divine, se consacre à maintenir sur le bon chemin les brebis de Sport et Nature et des Amis de la Nature. Sa mission est ce jour-là de purifier une poignée de randonneurs en surpoids, et en proie à une ankylose musculaire hivernale sévère. Lors d’un premier message par mail, elle les avait prévenus sans ménagement : » Bande de petits ..sal.. (éloignez les gosses de l’écran), vous allez expier vos fautes, de Lagny-Thorigny à Meaux lors d’un parcours de 23 km mené au rythme infernal de 4,5 km/h que je qualifierai en un mot d’allure SOU-TE-NUE. ». Ce qualificatif avait eu pour effet de décourager les moins entraînés d’entre nous qui préfèrent tester chez eux leur nouvel écran plat 82 pouces ou faire je ne sais quoi sauf d’aller au rdv à la Gare de l’Est à 9 heures du mat’ .
La Seine et Marne, la Brie dans toute leur splendeur
La promesse de cette purification péripatétique et un soleil radieux remplirent de joie les 27 randonneurs volontaires et tous affichaient un large sourire à l’idée de revoir la citée, sa cathédrale, Coppé son maire et ses kébabs. La ville et certains se réveillaient lentement, quelques autres avaient oublié leur déception d’avoir rater une semaine auparavant un Meaux By Night very pathétique, ou s’en réjouissaient, au choix . (Voir notre dernier article « Rando d’hiver ? ..pas de la tarte mais de la galette « https://wp.me/p6NqC2-TA). Néanmoins les fidèles et piliers de Sport et Nature marchaient pour beaucoup le cœur serré, l’âme encore marquée du souvenir d’une randonnée estivale douloureuse dont les faits sont relatés dans un autre article intitulé « Errance et zizanie à Meaux » –https://wp.me/p6NqC2-Ny ).
Bon, ok, raté le pique-nique à table !
Une fois encore le sort s’abattit sur ce parcours francilien dès le premier kilomètre. Dès Lagny un univers liquide leur barra le chemin . La Marne était sorti de son lit elle aussi et les berges du GR1 submergées n’étaient plus qu’un vague souvenir. Qu’importe, les marcheurs et leur guide s’élancèrent au- dessus des flots ! Rien ne semblait pouvoir anéantir leur appétit de kilomètres ni les détourner de leur but, atteindre la ville. Lorsque les dernières passerelles métalliques anti-crues disparurent du décors, tous regardèrent vers le ciel et demandèrent à Dieu lui-même : « Pourquoi cette p…de rando à Meaux est-elle maudite ? » . Aucune réponse ne se fit entendre . Alors Geneviève trouva une issue de secours dans les cartes. Fluctua nec mergitur, alleluia, une route parallèle nous conduirait jusqu’à la forêt, loin du traitre fleuve. C’est ainsi que l’on traversa une nature aux allures de rizière (dixit Sylvie, trekkeuse au long cours très imaginative) en remontant le canal menant à Meaux. Après 14 km, notre guide stoppa net notre progression. Nous étions arrivés sur l’aire du pique-nique mais consternation et rigolade générales, les tables baignaient dans une marre immense. La troupe fut invitée fermement à rester groupée sur la berge lors du repas. Seuls, quelques Judas bravèrent l’autorité pour s’installer sur un pont. Dans sa miséricorde Geneviève les pardonna et rompit une fois encore le pain et la galette, l’ apôtre André partagea le vin, je me crucifiais sur le sol pour m’imprégner du soleil miraculeux . Nous avions quitter Mareuil et nous cheminions vers Nanteuil lorsque un autre obstacle de taille se dressa devant vous : la redoutable route nationale N36. Perfide, bruyante, symbole de la triste zizanie d’octobre 2017 , l ‘artère infranchissable défiait une nouvelle fois un guide de Sport et Nature. Michel BL, meneur de cette rando à l’époque, se remémora soudain cet instant tragique ou le groupe de 53 marcheurs se scinda en deux sous ses yeux remplis d’impuissance et de résignation, les uns suivant un chemin incertain en lisière de forêt, les autres coupant à travers champs.
Parcours long mais facile avec le passage délicat de la RN 36
Geneviève chassa de son esprit cette visions cauchemardesque, préférant s’en remettre au bon sens , à sa carte et ..à Google Map. Quelle pitié ..Je pestais une nouvelle fois contre tous les guides de la terre hermétiques aux App de rando dignes de ce nom. Malgré tout, notamment les rond-points, nous avons réussi à rejoindre le GR1 . Les deux kilomètres se firent dans la boue des champs et une ultime route inondée nous força à escalader un coteau glissant pour enfin rejoindre Meaux. De 23 km annoncés, nous en étions à 27. Le petit plus habituel offert par l ‘association. Ne la remerciez pas c’est cadeau !!
Une longue diagonale ventée de 24 km entre bosquets et plaines.Son altesse Anita 1ere de Bretagne et sir Vincent d’Ardèche.
Qui l’eut cru ? Pas moins de trente marcheurs un dimanche venté et pluvieux d’un moins de janvier marqué par les crues ! Il fallait bien la promesse de galettes à la frangipane pour motiver et tirer de sous la couette bien des amateurs de grasse mat’ . De mon côté, je tenais à suivre mon objectif, celui d’enchaîner les étapes pour boucler le GR1 courant 2019, un programme proposé par Stéphane. Et puis un mois sans rando m’ avait plongé dans une semi- léthargie néfaste et avait arrondi mon tour de taille d’un kilo post-fêtes inquiétant. La gare du Nord connaissait les premiers retours de vacances, on prit la direction de Dammartin en direction de Crépy-en-Valois . Stéphane avait annoncé dans son mail 20 km relax, avec Meaux en ligne de mire . Le doute planait sur le groupe . Seule les kilos-joules de la dite galette pouvaient justifier ce qualificatif rarement usité dans le vocabulaire du guide. L’état du sentier historique fut à la hauteur du niveau de pluie enregistré sur la Brie ces derniers jours, c ‘est à dire gras ++ . Autrement dit chacun s’adonna aux joies du patinage et dérapages plus ou moins contrôlés. L’usage des bâtons n’augmenta guère le rendement énergétique du randonneur. La recherche constante d’équilibre et un vent de nord-Est-glacial-trois-quart face pompèrent rapidement les réserves emmagasinées lors d’un petit dèj’ déjà lointain. Une douzaine de kilomètres suffirent pour déclarer que l’heure de la pause avait sonné..au milieu de nulle part. On planta le camp dans un maigre sous-bois banal dont le seul attrait fut de nous protéger de la brise. Comme prévues, les galettes jaillirent des sacs au moment du dessert. Stéphanie et Stéphan en lutte constante contre la déshydratation sournoise proposèrent Gewurztraminer et rhum arrangé. Les monarques du jour fut sacrés selon la tradition. Je récupérais une couronne accompagné dans mon règne éphémère par Laure
Chantal en plein rêve de baignade et de plages tropicales.
nt, le Roi Vincent-d’Ardèche et la reine Anita -1ere-de Bretagne-et -Autres -Lieux découverts à marée basse. Un rien arrangé par le rhum, Stéphan ordonna avec une vigueur très relative que le camp fut levé pour aller en découdre avec les 8 km restant. Gadouillage , grignotage et picolage finirent de faire chuter la moyenne jusqu’à la gare de Meaux. Le groupe se désagrégea au gré des envies de chacun, aussi nombreuses que divergeantes : aller visiter le quartier, ancien, boire une bière ou rentrer à Paris. Meaux by Night ne nous laissera pas un souvenir impérissable. L’idée de trouver ici un bistrot ouvert après 18h un dimanche soir relève de l’utopie. Seuls quelques kébabs peuvent sauver de la famine quelques habitants errant en fin de week-end. Les portes de la cathédrale étant déjà closes, j’abandonnais déçu la balade prometteuse et les quelques amis randonneurs attardés pour reprendre un train direct vers la Gare de l’Est. Cette étape no 9 du GR1 s’allongea au final sur 25 km et fut avant tout un moment tonique convivial et un bon entraînement pour une nouvelle année de rando que je souhaite à tous, chers lecteurs, pleine d’aventures, de soleil, de découvertes et de rencontres.
Une dernière rando de l’année, ça se fête ! Pour l’occasion Stéphanie, guide expérimentée de Sport et Nature, épaulée par Cécile, a pris les opérations en main : direction la Vallée de Chevreuse entre les gares de Coignière et St-Rémy (78). Une bonne dépression hivernale a balayé le décor de ses nuages pour un moment et le passage du front chaud offre une température à 9°c au soulagement des 17 randonneurs d’un groupe à composante très féminine. Les chemins portent encore le souvenir des averses de la veille, des ruisseaux slaloment entre les rochers émergeants. La forêt s’est presque dépouillée de ses oripeaux d’été et laisse découvrir un nouveau décors végétal composé de troncs enchevêtrés, de mousse et de mares. Prudence, un tapis de feuilles mortes cache désormais les pierres et les racines glissantes, autant de pièges sournois pour randonneurs distraits. Certes, la vallée de Chevreuse n’a plus trop de secrets pour les parisiens. Combien de fois avons-nous parcouru les méandres de l’Yvette ou des ses affluents ? Pourtant ce jour-là le parcours bien rodé va se heurter par endroits aux excès de la météo . Un ru a gonflé dans
la fameuse Maison de fer.
la nuit et complique la poursuite du GR11 . Malgré les efforts de construction d’un pont de fortune signé Vincent, personne n’ayant vraiment envie de se tremper les pieds, on contournera l’obstacle par les hauts pour rejoindre Dampierre. Il est plus de 13h30, nous marchons depuis 12 km et les premières fringales se manifestent. Une pause s’impose. Les bouteilles de breuvages régionaux et de destinations exotiques sortent des sacs, Stéphanie fait circuler le foie gras et le pain de campagne, le déjeuner royal s’installe sur les hauteurs du château où les monarques festoyaient jadis. Après la ronde des desserts des plus caloriques, les selfies, le cloc des verres en plastoc qui s’entrechoquent, le groupe émerge de son demi comas pour reprendre le sentier. Les secondes parties de rando connaissent généralement une baisse de régime.
Vincent, diplômé des Ponts et Sentiers dans ses œuvres.
C’est l’heure où l’on compte les kilomètres restant, ceux qui séparent le randonneur de sa prochaine bière au bistrot en face de la gare du retour. Les pauses « techniques » se multiplient, les côtes de la Vallée de Chevreuse martyrisent les jambes encore engourdies, des signes symptomatiques d’une randonnée endormie qui s’éternise et se disperse. Stéphanie sourit et capitule, réalisant qu’elle a un peu perdu le contrôle des marcheurs qui suivent seuls à l’aveugle les marques rouges et blanches du GR, un chemin qui conduit forcément à un train. Peut être , peut être pas ! Il est plus de 16h00, ciel plombé et menaçant, près de 6 km restent à parcourir pour rejoindre St Rémy-les-Chevreuses et son RER. Le podomètre annoncera vingt et un kilomètres au final, les 18 annoncés sont une vieille histoire. 2017 s’achève en beauté. Je regarde dans le rétro des 25 randos parigots de l’année, ma semaine sur le GR34, cet inoubliable, long, difficile chemin de Compostelle entre Irun et Santiago. Et puis avec tendresse mes chaussures fatiguées qui finissent par craquer sous les 1800 km infligés !
Plus de 30 itinéraires, près de 800 km de sentiers parcourus pour découvrir l’Ile de France, région parmi les plus boisées et agricoles de l’Hexagone !
MODE D’EMPLOI . cliquez sur la carte . Vous accédez alors au site VisuGPX . Un lien vous permet de télécharger le tracé et les profil et ce au format de votre choix (.gpx, klm .. ). Vous pourrez ensuite transférer ce fichier .gpx sur un GPS et suivre cette randonnée sur le terrain .(Garmin ou une App smartphone . J’utilise personnellement Iphigénie depuis des années). Enfin, Il est aussi possible de visualiser ces itinérairtes simplement ces traces sur l’application en ligne comme Openrunner par exemple. Ce logiciel permet également de modifier ces itinéraires à votre gré ou de les reporter sur des cartes IGN au 1:25.000e papier.
Ces randonnées d’Ile de France ont toutes été réalisées de gare à gare afin de se libérer de la voiture. Elles sont comprises dans le périmètre des 5 zones Navigo SNCF/RATP . Si vous ne l’utilisez pas, le pass Mobilis à la journée est parfois intéressant (17,80€) . Comparez avec le prix des billets aller et retour. Ces parcours sont compris entre 18 et 32 km avec un dénivelé plus ou moins marqué. Leur difficulté dépend donc de ces deux paramètres et des conditions météo. Notez qu’il est souvent possible de les écourter en rejoignant une gare plus proche. Attention à la fréquence des trains ! Ces randonnées se font en pleine nature, prévoyez donc nourriture et eau en conséquence . En cas d’urgence, un seul numéro : le 112 .
Randonnées dans Paris et ses alentours (75)
Randonnées en Seine et Marne (77)
Randonnées dans les Yvelines (78)
Randonnées dans l’Essonne (91) et Hauts de Seine (92)
jolie boucle autour de Dourdan
Randonnées dans le Val d’Oise (95) Parc Naturel du Vexin