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Errance et zizanie à Meaux, la rando de tous les maux !

Un itinéraire de 26 km pifométrique à rallonge !

C’est l’histoire d’un beau dimanche d’automne, un de ces jours divins où l’été allait jouer les prolongations et pousserait les franciliens les plus flemmards à profiter de la nature et regarder le soleil embraser le décor. Bref un jour de rêve pour randonneur puisque le mercure allait même grimper ce jour-là jusqu’à  24 °C  !  C’était prévisible,  pas moins 54 membres  de notre association s’agglutinèrent  dans le hall  de la gare de L’Est avec le programme initial de parcourir 20 km idylliques  sur les coteaux de la Marne. Un beau dimanche certes,  où la SNCF décida sans prévenir de supprimer le train desservant la gare de Nanteuil Saacy, une gare de banlieue anodine, banale mais hélas gare du point de départ de la rando. Aucun train avant une heure, entrain brisé net, il fallut renoncer à rejoindre la station puis de concevoir un plan B. Michel, notre malheureux et guide maudit en charge de cette meute de marcheurs affamés de sentiers opta pour aller à Meau et longer peinard le canal vers Lagny. Un beau dimanche en perspective et une promenade tranquille quoi ! Une balade même plus courte que prévue , un itinéraire  facile, sans stress ni contrainte. Il suffirait juste de cheminer sur les berges  rectilignes où 54 marcheurs  dociles  et joyeux contempleraient les cygnes et les roseaux. Arrivé à Meaux, il fallut néanmoins expliquer, réexpliquer le nouvel itinéraire.  Et  convaincre cette troupe rêvant de vignes verdoyantes et de dénivelés qu’elle ne perdrait pas au change en troquant des coteaux contre un canal. Facile .. hum..

Echange coteaux contre canaux. Ça vous va ?!!

Meaux, morne plaine..

Meaux, sa gare , au loin sa cathédrale magnifique , son maire célèbre au nom de Coppé.. Cette jolie ville est traversée par la Marne d’où part le canal depuis Vitry-Le-François. A gauche des ponts, à droite des ponts, des GR  qui suivent les rives s’étirant dans plusieurs directions. L’endroit idéal pour se planter dès le départ d’une randonnée ! Le bons sens nécessitait peut être de sortir une boussole et partir au sud-ouest et non de  suivre un balisage incertain vers l’Est lointain le long d’une berge verte et attirante ?  Il n’en fut rien, résultat le groupe de 54 marcheurs remonta la Marne au lieu de la descendre et rata le canal ! Ce n’est qu’à Nanteuil-les-Meaux qu’on réalisa avec effroi que Lagny était à l’opposé. Une erreur de navigation peut toujours se produire.  il suffit soit de revenir sur ses pas , soit de remettre le cap dans la bonne direction pour reprendre le GR dans le bon sens. Mais en ce magnifique dimanche d’automne, on piqua plein ouest dans l’inconnu avec l’espoir de rejoindre ce foutu canal. Perplexe, je déchiffrais une nouvelle fois la carte du coin sur l’App Iphigénie et constatait qu’une départementale 4 voies allait se présenter devant nous, et ce sans aucun pont ni sous-terrain, genre ligne Maginot du randonneur. Après une errance en zig zag dans une vague ZAC, des signes de forte mauvaise humeur  s’élevèrent de la meute lorsqu’elle butta sur les rails de la départementale. Il fallait contourner l’obstacle, soit en revenant à droite chercher un rond-point vers Meaux, soit descendre au sud attraper une lointaine passerelle. On choisit cette option sans conviction en longeant la 4 voies sur plus d’un kilomètre.

Et Google Maps prit subitement le pouvoir

Petit moral mais grosse fatigue au pique-nique !!
54 , record battu !!

54 marcheurs en file indienne, ça donne envie de se mettre à la rando!  Après le coup de la ZAC, certains étaient presque au bord de la rupture et manifestaient leur ras le bol et le désir de rejoindre la gare la plus proche. Une fois la départementale enjambée, aie..je réalisais avec stupeur qu’aucun chemin ne permettait de rejoindre le canal de Meaux ! Un champ immense nous séparait d’une petite forêt qui menait vers Mareuil et sa gare providentielle pour certains. L’inquiétude monta d’un cran. Le randonneur du dimanche sans chemins balisés c’est un peu comme une loco hors des rails. A cet instant de doute, une quarantaine d’entre eux préférèrent suivre  le guide officiel pour contourner le désert, j ‘attirai les plus téméraires plein ouest sur la terre retournée. Un vent de zizanie soufflait alors sur la plaine! Il n’allait pas s’apaiser sur la suite du parcours lorsqu’il s’agit de suivre ou non le GR14A en forêt et de se rallonger de 1 à 2 km. Si le randonneur du dimanche hait l’absence de sentiers balisés, il connait désormais l’usage du GPS et plus encore celui de Google Maps. J’avais pu le constater en juin dernier sur le Camino del Norte vers Compostelle. Deux jeunes lettonnes marchaient tablette en main en ignorant même qu’il existât un chemin fléché de jaune et des coquilles ! Magique, la fonction « piéton » de Google Maps permet en effet de rentrer chez soi à pied , quitte à utiliser les pistes cyclables et des nationales ! La cartographie passe-partout n’est pas au 1:25.000e mais avec un peu de chance, le randonneur peut toutefois tomber sur un GR. Smarphone en main, un groupe de dissidents taillait ainsi la route vers Lagny alors que Michel et moi, pauvres nains,  étudions encore la carte IGN et l’App Iphigénie pour concevoir un parcours digne d’une vraie rando et non pas un banal itinéraire calculé par Google. A force d’errer entre les rives de la Marne, les ZAC les départementales, hors des sentiers battus, et de chercher un canal, le podomètre s’affola. D’un parcours initial de 20 km, je comptabilisais 26 km à l’ arrivée en gare de Thorigny-Lagny … et quelques déserteurs !

 

Téléchargez la trace de cette randonnée : https://www.visugpx.com/BdaehgOgss

Rando on the rocks de Fontainebleau à Bois-Le-Roi

Un joli parcours de 22 km alternant sentiers de Denecourt et longues allées
Cécile et Christian dans la version walking in the rain

Lorsque le  temps est plutôt grisouille et que ça gadouille en Ile -de-France, rien de tel qu’un repli stratégique vers une valeur sûre de la rando : Fontainebleau et ses sentiers sablonneux répartis sur les 25.000 ha de forêt, dont 450 ha de réserves biologiques.  Y a de quoi faire et pour tous les goûts. Et comme en témoigne Christian notre guide à Sport et Nature en ce jour pluvieux  :  » Je parcours le domaine depuis plus de quinze ans et je découvre encore de nouveaux itinéraires  !  »  . Si cette forêt ne présente plus vraiment de dangers depuis des siècles, les brigands ayant désertés les lieux,  elle est cependant traversée par l’autoroute A6, les Nationales 6 et 7  ainsi que des routes secondaires, autrement dit autant de passages dangereux qui appellent le public à la prudence. Côté distractions de ce bac à sable xxl, les fameux rochers attirent  non seulement les grimpeurs  mais aussi une masse de randonneurs parisiens. Moins cassant que le fameux circuit des 25 bosses (19 km, 1100 m de dénivelé) , les sentiers Denecourt-Colinet offrent de formidables parcours tourmentés à souhait entre les blocs de calcaires, les pins, les fougères. Afin de tout connaître sur leur histoire et leur étendue, je vous invite à suivre le lien mentionné ci-dessous. Cette randonnée dominicale partait de l’ arrêt SNCF en pleine forêt proche d’Avon et se bouclait à la gare de Bois-Le-Roi, soit 21 à 22 km dont plus de deux heures à crapahuter par ces itinéraires historiques. Ce jeu de piste pourtant bien balisé en bleu se transforme parfois un véritable labyrinthe quand le marcheur distrait rate une marque. La randonnée en groupe important exige a fortiori  plus de cohésion car il est facile d’en égarer la moitié au cours d’une bifurcation mal indiquée voire effacée. Notre équipe ne comportait que 24 personnes ce jour-là, sauf erreur , personne ne fut perdu  ! Il existe de nombreuse grottes à Fontainebleau. Certains y squattent les nuits d’été malgré les interdictions dues aux forts risques d’incendies. Quant un bon crachin breton s’abattit sur le domaine lors du pique-nique, la grotte au point 8 du sentier Denecourt N°4  nous offrit un répit au sec  avant de repartir à l’assaut des rochers très très humides et ce pour encore 11 km. Faut bien l’admettre, avec  cette topologie les bâtons de marche deviennent encombrant et les parapluies de rando passent assez mal entres les blocs ! Et puis il est préférable de disposer de ses deux mains à certains endroits, sans parler pour autant d’escalade. Après ce long périple tortueux, rocheux, glissant et escarpé où la vitesse de progression fut plus que lente, cette boucle se termina par une séquence accélération sur de longues allées rectilignes du GR1 et du TMF (Tour du Massif de Fontainebleau), puis un court passage urbain jusqu’à la gare de Bois-le -Roi. Si vous êtes en avance, la  terrasse très agréable du bistrot permet de patienter  (et de se réhydrater  !) juste en face. Malgré un dénivelé cumulé de seulement 500 m, cette randonnée cache bien son jeu et peut s’avérer éprouvante par temps de pluie car le terrain truffé de racines, de pierres instables, mobilise davantage l’attention du randonneur. Enfin, dès l’automne, la plupart des buvettes sont fermées, prévoir donc le ravitaillement adéquat. La carte IGN locale  ou les App GPS sont évidemment fortement recommandées.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .GPX  ICI

Retrouvez toute l’histoire des sentiers Denecourt ICI

 

RANDO-PSYCHO : Pourquoi veulent-ils randonner en groupe ?

Jamais il n’y a eu autant de clubs et associations proposant des sorties en randonnée pédestre. On croise désormais en forêt des équipées de toutes tailles, rapides ou lentes, mixtes, rassemblant des marcheurs de même confession religieuse voire d’orientation sexuelle. Ils présentent néanmoins un point commun, celui d’avoir choisi délibérément de marcher ensemble. Quelles sont leurs motivations ? Quelles contraintes et avantages procure le groupe en marche ? Éléments de réponse. En apparence, il semble facile de randonner seul, en couple ou avec quelques amis. Le regroupement autour d’une activité comme la randonnée s’appuie sur plusieurs piliers spécifiques. Hormis l’aspect purement social où prédomine l’instinct grégaire et la recherche de convivialité autour d’une passion commune, le regroupement de randonneurs est dû à une quête de sécurité ou de détente. L’immersion en pleine nature sur des itinéraires peu ou pas connus suscite bien souvent le stress de se perdre. Ce qui en IDF se solde uniquement par quelques heures d’errance jusqu’à une prochaine ville ! Cette crainte légitime est due pour beaucoup au manque de connaissances ou au manque d’intérêt des marcheurs à lire une carte ou à utiliser un GPS. Par ailleurs ces associations accueillent une large majorité de femmes, de l’ordre de 60 à 80%, notamment en IDF le plus souvent célibataires. (2,4 millions de personnes vivent seules ou en famille monoparentales, dont 80% de femmes). L’association de randonnée leur offre une activité « accompagnée » dans un environnement potentiellement anxiogène pour une femme seule. Comme dans d’autres activités sportives plus ou moins engagées, le groupe rassure même si la randonnée pédestre présente peu de dangers d’ordre physique. Les chutes sont rares, la marche sollicite peu le système cardiaque, excepté lors de parcours incluant de forts dénivelés. Le vrai risque concerne la déshydratation ou l’insolation par négligence, ou bien le froid pour les randonneurs insuffisamment équipés en montagne. L’orage et plus spécialement la foudre constituent de véritables dangers, ainsi que les avalanches. Toutefois l’idée d‘être victime d’un accident isolé, même minime, au milieu de nulle part constitue un réel blocage à la randonnée en solo. Le téléphone portable retrouve ici une place prépondérante à titre de moyen d’alerte mais toujours avec l’angoisse plus ou moins fondée de l’absence de réseau. Entre quête de sécurité, laisser-aller et instinct grégaire Ainsi la randonnée en groupe libère le marcheur de ses craintes primaires en lui apportant la sécurité physique (sans la peur d’accident isolé, de mauvaise rencontre) et estompe le stress de l’égarement. Le groupe étant mené par un guide, le marcheur « encadré », affranchi de la carte et bien souvent de la logistique du transport profite pleinement des plaisirs de la rando. J’ai pu vérifier à maintes reprises le désintéressement du randonneur en groupe vis à vis de sa position géographique et sa direction. Les questions récurrentes sont d’ordre fonctionnel et paradoxalement individuel par rapport à la forme physique, voire à des contraintes horaires : combien de kilomètres a-t-on fait ? A quelle heure le déjeuner est-il prévu? Combien de kilomètres encore à parcourir et quand pensez-vous arriver à la gare du retour ? Dans ce contexte, le guide peut se retrouver sous la pression du groupe à la moindre erreur de parcours susceptible de modifier l‘horaire prévu pour le départ. Le programme annoncé de la randonnée s’avère ici important. Chaque individu qui intègre un groupe en connaissance de cause engage sa responsabilité à suivre le rythme sur une distance déterminée. Sa défaillance peut engendrer diverses réactions : soit de la compassion voire de la solidarité de la part du groupe, soit une critique négative, jusqu’au rejet. Le randonneur en difficulté ou en souffrance interfère avec les performances collectives et l’objectif du jour. Lors d’une récente randonnée, un guide s’est plaint de la lenteur d’un randonneur, l’accusant de ne pas « rentrer dans le moule » du programme défini. Cette remarque très dure illustre à la fois la problématique de l’homogénéité du groupe et celle de la manifestation de l’autorité dans une activité de loisir ou, paradoxalement, personne n’est soumis ni à un résultat ou à une performance. Dans un groupe de petite taille (4-5 personnes, copains ou famille) le leader calera souvent son avancée sur la personne la plus lente ou victime d’une défaillance physique. La dimension amicale ou affective génère ici davantage de tolérance. En revanche dans un groupe de taille importante (de 20 à 40 personnes), l’individu peu performant est moins bien toléré puisqu’il s’est moralement engagé à suivre. Toute surestimation physique met en péril l’homogénéité du groupe. Au pire, le guide peut alors décider de l’exclure de la randonnée en lui trouvant une solution de retour anticipé, laissant de côté toute compassion pour remplir son propre « contrat » avec la communauté. Cette décision extrême recueille en général l’approbation du groupe. Un ou deux membres peuvent alors faire preuve de solidarité (ou d’opportunisme !) en raccompagnant l’exclu jusqu’à une gare. Quant à l’auto-exclusion, donc abandon volontaire de la randonnée, elle reste une décision délicate. D’abord pour une question d’amour propre, d’échec, même si elle relève du bon sens si l’intégrité physique est en jeu. Puis intervient souvent un certain sentiment de culpabilité comme « élément perturbateur » . Si désagréable soit il, cet « incident de parcours » a le mérite de recaler le marcheur dans un programme moins ambitieux, plus réaliste. Avant de réintégrer un groupe sur un parcours de 25 km avec du dénivelé, le marcheur sera plus objectif et aura gagné en expérience. Prisonnier volontaire d’un groupe L’autre besoin de randonner en groupe s’appuie sur une composante psychologique moins évidente. La longueur des parcours, la fatigue, une météo défavorable… autant de paramètres qui jouent sur le mental du marcheur. Le groupe joue son rôle de moteur notamment en favorisant un « dialogue de proximité de diversion ». Le marcheur l’utilise pour « oublier »  sa fatigue voire la monotonie du chemin, au même titre que les joggers en solo utilisent de plus en plus le lecteur de musique. Le groupe l’entraîne, lui impose son rythme, il en est le prisonnier volontaire mais il y puise l’énergie nécessaire pour avancer. Le marcheur redoute l’isolement ou la solitude dans le groupe car, souvent, elle rime avec l’ennui qu’il fuit. En regardant de près un groupe de 40 personnes en rando, on constate qu’il se scinde en plusieurs sous-groupes. Les marcheurs les plus rapides sont évidemment en tête. Le sous-groupe « peloton » central reste très compact et les individus marchent quasiment dans les pas de ceux qui les précèdent. Les marcheurs avec bâtons sont généralement critiqués pour le danger qu’ils peuvent créer. Alors qu’il est facile de conserver un mètre de distance ! En file indienne le marcheur n’a ainsi qu’un champ de vision relativement réduit en face de lui. Il reste concentré sur le sentier, les conversations accaparent une grande part de son attention et brident son potentiel d’observation de l’environnement. Le marcheur solitaire suit sa carte, décrypte le paysage sur 360° et l’intègre. Pour être objectif, cette attention extrême lui le prive parfois du relâchement et de la rêverie, bref du plaisir de se laisser guider sans réfléchir. Sans vouloir être désobligeant, on rentre ici dans « l’effet troupeau ». Car étonnamment les randonneurs se doublent peu mais subissent souvent le rythme. Toutefois, il n’est pas rare que des marcheurs s’isolent momentanément par deux ou trois soit parce qu’ils ont décroché, pris dans leur discussion, soit volontairement. Ils forment alors le sous-groupe de queue. L’étalement excessif d’un groupe de randonneurs peut poser quelques problèmes de cohésion et de sécurité. Certains attardés perdent de vue le groupe lors d’une bifurcation. Fait anecdotique sans conséquence, si ce n’est un peu de retard pour regrouper tout le monde. Or les retardataires forcent le groupe à les attendre, ils créent ainsi parfois un peu de mauvaise humeur. Plus fâcheux, ceux-ci disposent de moins de temps de récupération et accumulent plus de fatigue en fin de randonnée. La douleur, la frustration, le regard négatif de certains provoquent le doute et des remises en cause de l’activité. Heureusement la randonnée en groupe montre le plus souvent un visage très convivial, celui du partage de pique-niques copieux et arrosés, d’une communication débridée entre marcheurs contents de se revoir après de longues absences. C’est pour beaucoup de gens isolés l’occasion de se socialiser et de dépasser leurs limites, entraînés par le groupe, et de pouvoir ainsi progresser. Certains franchiront la frontière ; ils pourront diriger les autres en leur faisant découvrir de nouveaux itinéraires dans leur région. Randonneur et zappeur Enfin, la multiplication des randonnées au sein d’un même groupe se solde peut créer chez le marcheur un sentiment de monotonie et de routine. Les randonneurs quittent alors l’association ou le club habituel pour rejoindre un autre groupe, un autre club afin de rencontrer d’autres personnes ou découvrir d’autres itinéraires. Toutefois, la plupart recherche une structure de même nature : même taille du groupe, même longueur de parcours, même zone géographique ! Cette rencontre avec des personnalités nouvelles crée souvent un regain d’intérêt éphémère. L’effet zapping existe aussi en randonnée. Ainsi des marcheurs peuvent s’orienter vers des « groupes de randonnée ponctuels ». Je citerai le cas de l’association OVS (On Va Sortir). Cette grosse structure, notamment en région parisienne, propose de nombreuses sorties en journée ou en séjour de rando sur son site internet. Il y en a pour tous les profils. Son fonctionnement facile basé sur une simple inscription en ligne attire un nombre important d’adhérents. Les groupes de randonnée (et autres activités) se forment et se défont au rythme d’un turn over permanent. Si cette randonnée « en libre service » s’avère pratique et souple , et favorise les rencontres amicales ou « sentimentales », en revanche bon nombre de randonneurs regrettent rapidement le lien tissé dans une structure régulière sur le long terme. Les randonneurs se croisent, certains sans jamais se revoir. Conclusion La randonnée en groupe n’a rien d’un sport collectif. C’est avant tout un rassemblement d’individualités plus ou moins solidaire union par l’intérêt de la marche ou chacun vient chercher convivialité, de la facilité logistique et sécurité. Des liens s’y tissent et s’y détissent tant au fil du temps, des amitiés y naissent et dépassent les frontières du groupe. Les défauts homogénéité dues aux différences de niveau y créent parfois des tensions, des rejets, de l’auto-exclusion, voire des renoncements à l’ activité. L’instinct grégaire, la recherche de dialogue accentue la compacité du groupe en marche, Prochain sujet : De quoi parle-t-on en randonnant en groupe ? 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Rando aux marais des basses vallées de l’Essonne (91) – 22 km

Les marais de Fontenay-Le-Vicomte
Un parcours de 22 km au cœur des marais

Rien de tel qu’une rando en pleine nature après un week end électoral copieux pour se rincer la tête. Pour en finir avec son exploration aux confins de l’Essonnes, Michel nous proposait le 8 mai une remontée vers Mennecy à partir de la gare de Lardy (RER D au départ de la gare Bibliothèque François Mitterrand à Paris). C’était l’occasion de découvrir la Juine, une jolie rivière, affluent de l’Essonne mais plus encore un monde aquatique d’une grande richesse. Après une dizaine de kilomètres  nous sommes arrivés aux marais de Fontenay-le-Vicomte. Ils couvrent environ 86 hectares et font partie des marais des basses vallées de l’Essonne et de la Juine et recouvrent quelque 800 hectares repartis sur 9 communes. C’est le royaume de l’eau, de la faune et de la flore aquatique. Il existe un parcours en boucle de plus de 25 km le long du GR11C  propice à l’observation . Petits et grands auront l’occasion de découvrir les animaux de la ferme dans les différentes prairies et surtout d’observer des oiseaux aquatiques à partir de l’observatoire de l’Étang aux Pointes ou de celui de l’Étang aux Moines. Les marais ont été reconnus « Espaces naturels sensibles ».  Ils accueillent en effet la migration de nombreuses espèces. Après avoir pique-niquer sur les berges de ces marais très protégés, les moins courageux ont repris le train à la gare de Ballancourt, les autres ont continué vers Mennecy en traversant le magnifique parc de Villeroy. Cette randonnée de 22 km ne présente aucune difficulté et s’adresse à des marcheurs de niveau moyen souhaitant se familiariser avec la découverte ornithologique en Ile-de-France. Des visites guidées thématiques sont également proposées toute l’année.

Téléchargez la trace gps  : http://www.visugpx.com/gNTZjlFaRU

parc de Villeroy

 

Enregistrement de la trace du parcours avec L’App Iphigénie sur Iphone 6.

 

 

La grande boucle de St Rémy-Les-Chevreuse (24 km)

trace St Rémy ::4:2017
une belle rando de 24 km, un peu sportive

Je vous ai déjà parlé à maintes reprises des charmes de la vallée de Chevreuse et de tout l’intérêt à randonner de part et d’autre de la rivière Yvette et ses affluents comme la Mérantaise. Voici seulement un autre parcours . Il s’agît d’une grande boucle de 24 km au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuse . (RER B au départ de Paris – Fréquence 15 mn – 11€ AR – trajet 35 mn ). Cet itinéraire nécessite une bonne forme physique car il cumule près de 1000 m de dénivelée.En cas de coup de pompe, vous pourrez toujours raccourcir l’itinéraire et reprendre un train dans l’une des gares autour de St Rémy. Cette randonnée se fera de préférence par temps sec. Certains chemins sont très abîmés par le passage des chevaux  venus des nombreux clubs locaux . Ils deviennent de véritables bourbiers avec la pluie . Les nombreux passages en sous-bois en font une balade très agréable les mois les plus chauds.

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée ici  : http://www.visugpx.com/H6diJiiyZO

Rando culture et nature au château de Fontainebleau

un parcours facile avec le Rocher d’Avon au final

Corinne et Christian,des randonneurs très organisés !

Quelle balade faire avec les gosses ou quelques amis randonneurs de niveau moyen,  en conciliant nature et culture  ? A Fontainebleau bien sûr, toujours et encore , mais cette fois aux environs du château. Histoire de se dégourdir les gambettes, cette randonnée peut débuter à la gare de Thomery si vous décidez une fois pour toutes d’abandonner la bagnole. Étudiez un peu la carte et tracez un parcours facile suivant les grandes allées. Rien de bien sorcier sur une carte au 1:25.000e , 4 cm = 1 km . Afin de vous orientez sans angoisse, jetez un œil  sur le numéro des parcelles  (chiffres blancs sur fond noir inscrits sur les arbres ). ces numéros sont en effet mentionnés sur la carte.  Du côté pique-nique, pourquoi pas rejoindre  l’Aqueduc du Loing , un ouvrage long de 2,4 km . Vous pourrez soit vous y abriter du soleil sous les arches, soit d’une averse perfide . Si les gosses trouvent le parcours un peu plat et rectiligne, incluez dans votre sortie une zone de rochers,  leur terrain de jeu favoris . En fin de randonnée , l’idéal sera alors de passer par le Rocher d’Avon au sud de la ville et à deux pas du château. Un bel itinéraire fléché en bleu amusera tout le monde et vous fera découvrir un magnifique panorama ..à 127 m d’altitude ! Vous pouvez terminer cette randonnée dominicale par la visite du château, un ouvrage dans la pure architecture Renaissance et Classique, la demeure favorite de François 1er. Le monarque rêvait d’en faire la « Nouvelle Rome » et y invita de nombreux artistes italiens, les acteurs de la fameuse Ecole de Fontainebleau. L’édifice abrite sans doute l’une des plus grandes collections de meubles anciens. D’autres personnages célèbres de notre histoire s’installèrent dans ce château immergé dans cette magnifique forêt et ce jusqu’à Napoléon III . L’itinéraire proposé long de 20 km sans grande dénivelée se termine à la gare de Fontainebleau-Avon. Des trains vous permettront de rejoindre Paris Gare de Lyon toutes les 30 mn . (Passe Navigo ou Pass Mobilis 5 zones 17,30€ – Covoiturage plus économique en groupe).

 

Pose tes charentaises et viens randonner autour de la Mérantaise !

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le réseau hydrographique de la vallée de l’Yvette

Retour dans le Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse à frontière entre les départements des Yvelines (78) et de l’Essonnes (91). Après avoir randonné dans la vallée de l’Yvette, je vous propose de découvrir celle d’un de ses affluents : la Mérantaise. Cet itinéraire se fait en boucle au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuses. Comptez une journée complète pour cheminer sur près de 24 km, un très beau parcours qui passe à 75% en sous-bois . Cette longue balade vous fera découvrir dans un premier temps la Réserve Naturelle du Coteau de St Rémy. Après avoir longer la lisière du Bois de Vaugondran, vous rejoindrez l’Yvette en passant par la Gare de Courcelle. C’est là que cette randonnée va prendre du « relief » avec une belle grimpette du Bois de Chevincourt. Le sentier escalade le coteau avant de repartir vers l’est vers le Bois d’Aigrefin. Vous rentrez ici dans la Vallée de la Mérantaise pour une succession de montagnes russes ! En ce début d’automne très humide , le sous-bois sort à peine de la brume matinale. Le sol est tapissé de feuilles de chênes et de hêtres et offre aux randonneurs un tapis confortable. Ambiance de forêt tropicale, les arbres immenses à demi-dénudés étendent leurs bras vers le ciel plombé de grains ménaçant. Après avoir franchi la Mérantaise à proximité du fond Guérin et la fontaine Billehou, vous remontez sur l’autre face de la Vallée de la Mérantaise vers la Forêtdépartementale de la Tête Ronde.

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carte topo tracée sur le logiciel Openrunner

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ce matin brumeux, la forêt prenait des airs tropicaux

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un beau parcours de 24 km à travers bois

Là, le sentier monte très raide pour rejoindre le plateau. Simple visite sur les hauteurs avant de redescendre vers la Mérantaise et la suivre sur quelques kilomètres. La petite rivière  sillonne dans un joli décor où se succèdent les petits ponts de pierres ou de bois, quelques beaux lavoirs restaurés. Vous traversez plus loin la D95 vers le sud pour passer les Prés Bicheret . Le pique-nique est recommandé à Chateaufort. Vous avez alors déjà 12 km dans les jambes et près de 350m de dénivelé , les cuisses chauffent, la montée vers l’église du village finit de vous casser gentiment les pattes , il est temps de poser votre sac dans le pré surplombant la vallée de cette Mérantaise. Vous continuerez de longer la vallée pour atteindre presque Magny-Le-Village. Après un passage dans le bourg de Villeneuve, direction Milon-La-Chapelle. Vous affronterez l’ avant dernière grosse bosse de cette randonnée puis descendrez vers le Rhodon, un des autres petits affluents de la Mérantaise. Traversée de la Forêt domaniale de Claireau, puis les Hauts de Chevreuse, vous voilà de nouveau à St Rémy-Les-Chevreuses. sous-bois-fausseSi vous rentrez sur Paris, le RER B passe ici tous les 20 minutes environ. Cette balade dans la Mérantaise est superbe, elle se mérite aussi . Par temps de pluie, le passage des cavaliers nombreux dans cette zone proche de la Capitale, tend à rendre les sentiers  plus difficiles.  Le dénivelé positif  total n’est pas loin des 500 m . Ce chemin est en partie balisé. Alors n’hésitez pas à reprendre la trace gpx pour le reporter sur une carte IGN au 1:25.000e ou  vous servir d’un GPS . Au risque de me répéter, je vous engage à charger l’APP Iphigénie sur votre smarphone doté du GPS.  Coût 30 euros/an pour toute la France et l’Espagne ! Bonne balade et à très vite sur trekkingzone.worpress.com pour d’autres idées de rando.. en Ile-de-France et plus loin.

Téléchargez la trace au format .gpx ICI

 

 

 

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