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Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle . Bonne lecture et bonne route . Contact : richard.kirsch92@gmail.com

Idée rando d’été : de Verneuil/S. à Herblay, 22 km, de gare à gare

Une belle balade estivale de 22 km en bord de Seine

Téléchargez la trace de cette randonnée ICI

Les beaux jours et la chaleur arrivent, c’est le moment d’aller chercher un peu de fraîcheur aux bords des rivières . Voici une belle balade par les boucles de la Seine entre les gares de Verneuil/Seine et Herblay. Cet itinéraire qui passe par le fameux GR2 vous fera découvrir les bourgs accueillant de Triel , Chanteloup-les-vignes avant de rejoindre Conflans-St Honorine.

Vue surprenante au loin sur le quartier de la Défense et la Tour Eiffel.
Le joli village de Triel

La capitale de la batellerie francilienne sera l’occasion d’une visite à part . Durant cette randonnée vous pouvez également aller pique-niquer sur l’île Nancy ou vous restaurer à la guinguette de l’île . Le bac est gratuit pour cette mini traversée proposée uniquement l’été. De nombreuses expositions y sont régulièrement organisées.

L’église de Chanteloup-aux-Vignes
Tracé du GR2
Le petit bac sur la Seine pour rejoindre l’ïle Nancy

Le parcours de termine par une longue remontée de la berge vers Herblay, un espace verdoyant désormais totalement réhabilité pour les promeneurs à pied ou à vélo. Il existe de nombreux bistrots et glaciers pour vous rafraîchir . Ce parcours de 23 km ne présente pas de difficultés, juste une belle grimpette sur le coteau dominant la Seine au départ.

Verneuil/Seine et Herblay sont accessibles depuis la Gare St Lazare. (ligneJ – Pass Navigo ou Mobilis 4€ pour la journée)

Enquête Compostelle 2021 : un portrait-robot du pèlerin surprenant

L’ Agence Française des Chemins de Compostelle vient de publier sa dernière enquête. Elle s’appuie sur un échantillon de 4000 marcheurs ayant emprunté les voies jacquaires en France en 2019, 2020 et 2021 . Voici les principales tendances, de quoi tracer un portrait-robot du pèlerin type et gommer au passage quelques idées reçues.

Le pèlerin est une pèlerine !

Ne vous en déplaise messieurs mais les femmes sont plus présentes sur les Chemins de Compostelle avec un taux de représentation de 54% . On peut expliquer cette tendance par la recherche de sécurité sur des sentiers bien balisés et très fréquentés. C’est un peu moins que la fréquentation des clubs de rando ou les femmes représentent jusqu’à 80% des membres.

Pèlerin, gros marcheur, sénior solitaire, cadre ou journaliste !!
54% des pratiquants des chemins sont des femmes

Le pèlerin est un cadre , gros marcheur, sénior et solitaire.

Hommes et femmes confondus, la moyenne d’âge sur les sentiers reflète en gros la tendance de la randonnée en France. Plus de 62% a plus de 56 ans. On peut penser qu’il s’agit une large part de retraités. Et bien non ! l’enquête montre qu’il s’agit de 44% d’actifs et 44% de retraités. Dans tous les cas, le pèlerin est un solitaire : 50% . Mais es résultats varient suivant les voies. Enfin 37% sont des cadres contre 2% chez les ouvriers.

Le pèlerin marche régulièrement et longtemps.

Les Chemins de Compostelle sont physiquement exigeant. Rien de surprenant d’y croiser des marcheurs bien entraînés (1 sur 2) mais pas que .. . En effet la majorité d’entre eux chemine en moyenne 26 km au quotidien durant 28 jours en moyenne.

Des disparités importantes entre la péninsule ibérique et la France, avec notamment une clientèle plus internationale
La Voie du Puy loin devant en terme de fréquentation devant Arles et Vézelay

Le pèlerin, un français en France … mais pas sur les chemins ibériques

Sur les chemins de l’Hexagone 88% de ces marcheurs habitent en France, les étrangers venant principalement d’Europe . Pour ces derniers la France n’est qu’un point de départ. Car l’Espagne et le Portugal accueille une très large majorité de marcheurs internationaux.

le pèlerin omniprésent au départ Puy-en-Velay

En France, 4 cheminants sur 10 partent du Puy-en-Velay et 6 sur 10 ont déjà emprunté cette voie (par étapes ou sur sa totalité) . La Voie d’Arles arrive en seconde devant celle de Vézelay. Et il n’est pas rare de compter plus de 150 départs par jour à la cathédrale en haute saison . Sachant que le Chemin de Stevenson et autres GR de pays viennent encore gonfler la fréquentation de la ville.

Le pèlerin n’est pas le roi de l’improvisation !

Et oui , 54% de ces marcheurs ont effectué une réservation partielle ou totale de leur hébergement avant leur départ. Et 4 répondants sur 10 déclarent avoir « tout organisé » avant le départ. Cela dit , sur la voie du Puy c’est une sage précaution. On peut expliquer aussi cette attitude par le stress du premier chemin, un grand saut dans l’inconnu pour beaucoup. On y part surchargé physiquement et mentalement, en blindant la logistique, et sur-informé par les forums et réseaux sociaux.

En bon pèlerin français, difficile pour lui de ne pas râler !

Malgré qu’il ne débourse que 1154€ pour sa longue balade, contre 1700 € pour son homologue européen, notre pèlerin trouve que les prix sont parfois trop élevés, qu’il n’y a pas assez d’hébergements, de commerces, de points d’eau, de restauration rapide, de connexion internet .

Le pèlerin en sort satisfait , le primo-pratiquant encore plus !

En conclusion, 68% de nos marcheurs est plutôt très satisfait de son expérience sur les chemins de Compostelle. Ils attribuent une note de 3,7/4 au ressenti global . Quant au primo-pratiquant, il frôle le Nirvana ! 90% d’entre eux ne rêve que de repartir !

Les falaises de la Seine sur le GR2, de Vernon à Mantes-la-Jolie.

Il y a des millénaires la Seine a creusé son lit dans l’empilement sédimentaire du bassin parisien. Aujourd’hui une vallée verdoyante borde son cours le long de ses méandres, ses bras et sa multitudes d’îles. Elle y a gravé des falaises de craie étincelantes d’où émerge une forêt généreuse. C’est ci, à la limite du Parc Naturel Régional du Vexin français que passe le GR2. Long de 260 km, ce chemin débute à Montereau Fault-Yonne,(Seine-et-Marne) traverse la capitale et se termine à Vernon (Eure) .

Un beau parcours de 37 km très sinueux, aux nombreuses bosses. A réaliser en un ou deux jours avec une nuit à La Roche-Guyon.

Afin d’en découvrir la beauté, je vous propose de parcourir ce GR depuis cette gare jusqu’à celle de Mantes-la-Jolie. Cet itinéraire d’environ 38 km peut se faire en un ou deux jours suivant vos envies et votre forme. Pour ma part, je l’ai réalisé en deux étapes avec mes camarades Amigo Rando en passant une nuit dans le gîte de groupes à La Roche-Guyon (capacité 12 personnes – 22€/personnes). Cette première étape de 15 km passe par la très célèbre (voire trop) ville de Giverny fréquentée par des centaines de touristes venant visiter l’univers du peintre impressionniste Claude Monnet qui vécu là jusqu’en 1926 .

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Des pentes parfois très raides sur ce parcours bosselé à souhait.
Une première étape de 15 km au départ de Vernon.

Une fois passé cette sympathique foule, vous retrouvez le calme du GR2 pour marcher à flanc de coteau vers St Geneviève-les-Gasny avant de descendre à Gommecourt. Après une longue montée sur la route, le village de La Roche-Guyon émerge en contre-bas dans son écrin boisé. Le donjon médiéval domine domine le fameux château propriété des La Rochefoucauld, un édifice magnifique, classé, adossé à la falaise crayeuse creusée ici et là de cavités troglodytes . La Roche-Guyon mérite bien son classement aux « Plus beaux villages de France » et il fait bon y prendre un verre le soir en terrasse après cette première partie très agréable. Dès le lendemain belle grimpette matinale ! Le GR2 comporte en effet une rampe assez raide, un escalier qui vous fera prendre 100 m de dénivelé d’un coup !

La Roche-Guyon, une perle de ces boucles de la Seine à la limite du Vexin français.
Des cafés troglodytes creusés dans la falaise crayeuse.

Puis la pente devient plus douce et de bosse en bosse le chemin mène ensuite à Vétheuil presque sur la ligne de crête. De ce panorama, vous avez une jolie vue sur la base de loisirs de Moisson-Lavacourt (j’y ai tiré mes premiers bords en planche à voile il y a .. ouh la ! ). Nouvelle descente, après une halte au café du club hippique de St Martin-La Garenne, vous poursuivrez ainsi le GR2 surplombant l’anse de la Seine avant de plonger vers Follainville-Dennemont .

La très belle église de Vétheuil .
le château de la Roche-Guyon, demeure des La Rochefoucauld .

Arrivé presque à la berge et au petit port de plaisance de Mantes, le chemin suit une succession d’escaliers sur le sentier du Renard. Mais vous n’êtes pas encore rendu à la gare ! Il vous faut d’abord traverser le pont ou emprunter la nouvelle passerelle piétonne qui vous conduira devant la splendide Collégiale Notre-Dame dont l’architecture reprend de nombreux aspects de celle de Paris, puis marcher encore dans le centre ville jusqu’à la gare de Mantes-La-Jolie, plus éloignée mais mieux desservie que celle de Mantes-Station . Vous savez tout , il ne vous reste plus qu’à organiser ce périple sur un w.e en prenant soin de réserver votre hébergement dans cette région très touristique entre Ile-de France et Normandie.

La cartographie très abondante de la région

la coupe géologique du bassin parisien
Une rando longue au bon dénivelé .

Orientation, hébergement, réseau : ma Via de la Plata en mode geek !

Evolution, révolution pour les progressistes ou décadence pour les conservateurs, le numérique bouleverse ou améliore, au choix depuis quelques années la vie du pèlerin sur les chemin de Compostelle , avec des outils essentiellement utilisés sur smartphone. Etant moi-même un geek assumé, j’ai pu observé que le phénomène s’était encore accentué lors de mon camino de la Via de la Plata réalisé de mars à mai 2022 .

Constat : beaucoup de marcheurs ont même renoncé à emporter un guide papier pour soit disant s’alléger..mais en transportant une batterie supplémentaire voire des panneaux solaires car les GPS sont gourmands en énergie . On n’en est pas à un paradoxe près ! Toutefois, force est de constater que l’usage des solutions numériques n’est pas totalement clair pour tous . Il subsiste encore quelques confusions et des choix totalement inadaptés comme nous allons le voir .

Résumons, sur la Via de la Plata les pèlerins ont quatre préoccupations majeures : s’orienter lorsque le balisage devient approximatif, se positionner dans ce no man ‘s land un rien stressant , trouver un hébergement ouvert, au tarif abordable (pour la plupart d’entre nous ), en parcourant des distances acceptables, puis communiquer entre eux . Tous disposent désormais d’applications et de sites internet « spécial camino » utilisables en ou hors connexion 4G . Bonne nouvelle : formidable tout est gratuit ! Normal puisqu’il s’agit d’une offre commerciale financée principalement par les hébergeurs du chemin. D’autre part certaines App de navigation sont dites collaboratives, en Open source (Mapy, OsMap..). Nous regarderons cela de plus près .

RESTER CONNECTé

Geek marcheur, ton destin est lié à la qualité du réseau ….et aux contraintes de ton abonnement.

Durant ce long voyage sur la Via de la Plata, j’ai apprécié la bonne couverture du réseau 4G espagnol , même sur les zones les plus désertiques. Côté budget, depuis la mise en place du « roaming » au niveau européen, nous pouvons utiliser notre forfait national sans surtaxe sur les réseaux des opérateurs locaux (Movistar, Vodafone, Orange, Yoigo). Cela permet donc aux européens de s’affranchir des connexions WiFi, enfin en principe . Les voyageurs étrangers hors UE , ont accès à des cartes prépayées (1 à 4 GB pour 9 à 15€/mois). La recharge de ces cartes se fait facilement dans les nombreux bureaux Tabaccos. Quant au Wi-Fi des albergues, pensions et hôtels, il n’est pas meilleur ni pire qu’en France. Ce sont souvent des réseaux non sécurisés, le débit est médiocre. Vous n’accéderez donc pas à certains sites protégés. J’ai du à quelques reprises re-booter des box exotiques et capricieuses…sans trop de succès ! Globalement et avec un peu de patience, le geek s’en sortira.

RESTER GROUPé

FaceBook , Instagram, WhatsApp, l’ère Compostelle des mini-réseaux

Via de la Plata Pilgrims Group : la référence sur FaceBook . Cette page est gérée et modérée par Gerald Kelly depuis des années. Ce spécialiste de la Plata est aussi l’auteur de guides papier depuis près de dix ans et de versions numériques au format PDF ou adaptées aux smartphone et enfin d’une App : VIA . Une page FB + un site (https://www.viadelaplataguide.net) + Une App + des fichiers téléchargeables contre petite contribution, il s’git donc d’une offre complète très ciblée, diversifiée. C’est surtout un concept sérieux basé sur l’expérience de l’administrateur et sa réactivité. Il offre ici notamment des mises à jour régulières des hébergements . Cette page accueille bien sûr les publications de pèlerins sur le chemin ou l’ayant parcouru. Ces derniers sont donc en mesure de fournir des infos en temps réel ou presque, toujours sous la validation et la modération de l’administrateur. Je suis donc resté attentif à ces publications, lors de ma préparation logistique et sur mon chemin. Il existe bien sûr d’autres pages sur Compostelle, généralistes ou spécialisées par chemin.

WhatsApp : vous n’y échapperez pas !

Lorsque les relations se constituent sur le chemin, le pèlerin connecté rejoint ou forme désormais un groupe WhatsApp , on n’y échappe pas ! Il est vrai que l’App permet de constituer un réseau privé et international très performant pour communiquer les dernières infos, partager les selfies et autres photos. C’est aussi le moyen de rester en contact une fois le groupe éparpillé. PS. Je rappelle que WhatsApp compresse sauvagement vos photos pour accélérer le débit ..et la mise en ligne sur FaceBook ! il existe cependant des solutions pour transmettre ou sauvegarder vos photos sans les dégrader. Enfin, ne soyez pas étonné si certains hospitaleros vous intègre à leur groupe. ils sont souvent eux-mêmes interconnectés !

LES APPLICATIONS pour smartphone. Navigation, hébergements : profusion et confusion des genres.

Google Maps : qu’on se le dise une fois pour toutes , NON ce n’est une App adaptée à la randonnée. Il s’agit d’un outil commercial, un algorithme, basé sur les recherches des internautes en matière d’hôtels restaurants, spectacles, supermarchés etc.. J’ai donc utilisé Google Maps pour trouver ce type d’établissements dans les villes et villages. (voir ci-après les solutions)

Google Traduction : j’avoue être assez bluffé par l’outil. Il est capable de vous traduire le menu d’un simple scan ! Hyper pratique. Je suis même tomber sur une hospitalera ultra branchée qui conversa en traduction instantanée. Dérive délirante, mieux vaut apprendre les rudiments d’espagnol et favoriser un vrai dialogue dans ce beau pays où l’on ne parle que très peu l’anglais ou le français.

Buen Camino : Non, cette application n’est pas destinée à vous orienter sur le chemin ! Elle est dédiée aux hébergements en priorité. Cela dit la petite cartographie proposée et la boussole m’ont été utiles pour trouver quelques fois les albergues ou hôtels . Hélas, Buen Camino gère peu pour le moment la Via de la Plata . Il faut arriver sur le camino Sanabrès pour avoir plus d’offres qui hélas ne sont pas toujours mises à jour. Mais l’outil est plutôt bien fait et agréable.

Wise et Ninja . Voici deux autres applications que j’ai utilisées occasionnellement sur la Via de la Plata . Elles reprennent sensiblement les mêmes sites . WISE est judicieusement partitionné en régions, d’une belle ergonomie et d’une cartographie OpenStreet Map pratique . Elle accepte également les commentaires. Dommage que les numéros de téléphone ne soient pas au format international pour un appel direct. NINJA une App bien pratique pour calculer ses étapes et visualiser le camino sur le terrain (OSM aussi )

Booking.com La plate-forme hôtelière est aujourd’hui largement relayée par la plupart des App spécialisées Compostelle qui proposent un lien direct. Je l’ai utilisé plusieurs fois pour éviter des appels de réservation sachant que je bénéficie d’un programme de fidélité avantageux . Cependant je vous engage à contacter directement les hébergements. Les tarifs sont souvent plus attractifs et négociables.

RESTER SUR LE CHEMIN

L’usage du GPS occupe une place de choix sur la Via de la Plata. Une fois que l’on a banni Google Maps, il convient d’adopter de vraies App de randonnée, avec des fonds de cartes bien détaillés (1:25.000e ) et surtout qui proposent le tracé du camino. Gerald Kelly propose le téléchargement des traces au format KML (un format Garmin à l’origine) . Le format .Gpx est désormais très utilisé. Il est toutefois facile de convertir les KML en .Gpx à l’aide de petits utilitaires . Ces traces sont à utiliser sur des App de rando ((Sitytrail, ViewRanger, Iphigénie..) . J’ai testé aussi mon App préférée en France : Iphigénie. Hélas, l’obligation de télécharger les traces en wifi au format .Gpx rend l’usage plus fastidieux. Et puis la cartographie IGN Espagne est beaucoup moins lisible que son homologue française. Les pèlerins étrangers disposent d’autres Applications. J’ai donc privilégié une App formidable : Mapy.Cz . La cartographie OSM est ici largement suffisante, elle fonctionne hors connexion grâce au téléchargement des fonds de cartes espagnoles par région et gros avantage, le tracé de de la Via de la Plata est déjà présent.

Pour en savoir plus sur la cartographie numérique, voici le lien vers une petite étude que j’ai réalisée : https://trekkingzone.fr/2021/06/05/geoportail-openstreetmap-google-quel-bon-fond-de-carte-numerique-en-randonnee/

Gronze.com . le site espagnol de référence sur Compostelle

J’ai rencontré plusieurs pèlerins qui n’utilisaient que ce site pour planifier leurs étapes et réserver les hébergements . Ses atouts : la parfaite mise à jour de ces derniers, une version française, une géolocalisation suffisante (via Google Earth) , un défilement des étapes horizontal très pratique , une illustration très claire . Il comporte de réelles informations culturelles et propose une vision globale sur tous les chemins de Compostelle en Espagne. L’ouverture d’un compte permet de télécharger les itinéraires et les utiliser hors connexion . Je l’ai maintes fois utilisé pour retracer des étapes, m’informer de la fermeture d’albergues .

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La Via de la Plata .. un poquito más …

Parmi les Chemins de Compostelle que j’ai eu la chance de parcourir depuis 2014 , la Via de la Plata suivie du Camino Sanabrès reste une expérience exceptionnelle. Un camino qui exige un peu plus de résistance, d’improvisation, de temps, d’équilibre face à la solitude, bref.. un poquito más .. comme disent nos voisins espagnols. Récit de cette belle balade de 44 jours sur près de 1000 km, une remontée du sud au nord de cette ancienne voie romaine, en traversant l’Andalousie, l’Extremadura, Castille y Léon puis la Galice.

Via de la Plata .. départ de nuit

Mon équipement pour ce 6e camino de Compostelle .

Nouveautés : Chaussures Hoka Speedgoat 4 GTX

pantalon pluie running

poids total : 8 kg

Bivouaquer sur les chemins de Compostelle, entre choix et improvisation.

Alors que ces célèbres chemins sont le plus souvent parsemés de nombreux hébergements pour tous les budgets, allant de la simple auberge à l’hôtel confortable en passant par les campings , certains pèlerins choisissent de passer la nuit à la belle étoile ou planter leur tente en pleine nature. Afin de répondre à la multitude de questions que se posent les néophytes, j’aurais pu écrire un article technique. Mais entre temps, je suis tombé par hasard sur le post FaceBook de Nicolas de Rauglaudre sur ce thème. Flash back . J’ai rencontré ce garçon sur le Voie d’Arles en 2017 , quelque part en Espagne, de l’autre côté du col du Somport.

Il poussait sur des béquilles et comme moi rejoignait un gite improbable perdu dans un champs de ruines . Je l’y croisais à nouveau le soir et par la porte entre- ouverte, je vis une prothèse posée sur le sol, celle d’un unijambiste marcheur au long court tenace et patient, au mental inébranlable. Depuis cette rencontre Nicolas n’a cessé de parcourir d’autres chemins, contraint parfois de recourir au bivouac . Il nous livre ici de précieux conseils basés sur ces expériences, puis de savoureuses anecdotes histoire de convaincre les plus sceptiques que ces nuits au grand air restent des moments de vie intense !

Lors des marches sur les différents Caminos de Compostelle (soit 4200 km sur plus de 300 jours), j’ai dû dormir une vingtaine de fois dehors (étapes trop longues pour un handicapé et plaisir de dormir à la belle étoile). J’ai bivouaqué dans des forêts, dans des vignes, sous des oliviers, contre une meule de foin, sur une colline dans une prairie, dans un bosquet de bambous (extra), près d’une église (catastrophique), dans des parcs et même dans une caravane abandonnée. Cela vaut bien quelques idées (ou conseils) pour l’une ou l’un d’entre vous.

1. De préférence, NE PAS BIVOUAQUER PRÈS D’UNE HABITATION OU D’UN VILLAGE.
– Personne n’est à l’abri d’une mauvaise surprise. Pour les dames, veiller à ne pas être suivie.
– Il y a des chiens qui aboient et parfois rôdent.
– Le bruit et les lumières des voitures, voire des tracteurs qui rentrent, sont agaçants.
– Être prudent avec sa torche et s’installer quand la nuit tombe (pas trop tôt pour ne pas être repéré).
Bien sûr, on peut toujours demander à quelqu’un un lieu où dormir : il est préférable que ce soit quelqu’un de sûr. Je n’ai jamais eu de problèmes.


2. Corollaire : dormir à la belle étoile permet :
– de goûter la solitude et les merveilles de la nature.
– de s’émerveiller des levers du Soleil et dans la nuit, de contempler les étoiles et de sentir la Terre tourner sur elle-même (Oui, parce que ce n’est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre).
– de profiter des premiers instants de marche après le lever du Soleil qui sont souvent les plus extraordinaires.
—–
3. Si dans la nuit, vous voyez une nymphe ou une ondine (pour les messieurs) ou un faune (pour les dames), pas de souci : vous êtes en train de dormir.
—–
4. ÉVITER DE DORMIR PRÈS D’UN POINT D’EAU
– Moustiques et autres petites bébètes inévitables, sans compter le concert des grenouilles.


5. MON PLUS GROS PROBLÈME et peut-être le vôtre : le FROID.
– Je ne suis jamais parvenu à vaincre ce problème. De plus, le moignon, mal vascularisé, est souvent glacial au lever.
– Démonter sa tente ou ranger ses affaires quand les mains sont gelées, ce n’est pas évident… même si la marche qui suivra réchauffe l’organisme.
– Remarque : ce n’est pas spécifique au bivouac. À Salamanca, j’étais gelé et j’ai dû acheter une doudoune. —–
6. Autre souci, l’HUMIDITÉ ou LA PLUIE (notamment en France et en Galice).
– Regarder la météo si possible avant de bivouaquer. Et s’il n’y a pas d’autres solutions :
→ monter sa tente avant la pluie.
→ S’il n’y a pas de tente, laisser tomber s’il va pleuvoir. Mieux vaut alors aller jusqu’au prochain village, s’abriter (porche d’une église ou d’une mairie) et souffrir jusqu’au lendemain…
Plusieurs fois, je me suis fait avoir par l’humidité, notamment en Galice et en Gascogne. Jamais en Andalousie. Pour sécher, c’est compliqué. En Espagne, heureusement, le coleil revient assez vite. Toutefois, la dernière fois que je suis arrivé à Santiago, mes vêtements étaient moites et n’ont séché qu’au bout de 3 jours, L’hébergement n’avait pas de chauffage…


6. MATÉRIEL
– En France, une tente. En Espagne, un sursac. J’ai rencontré une jeune femme qui dormait dans un hamac. Je n’ai jamais essayé.
– Prévoir un bon matelas gonflable et un sac de toile dans lequel on peut mettre ses vêtements pour l’oreiller.
Moi, comme oreiller, je me sers de ma prothèse que je place sous le sac.
– Bien sûr, un sac de couchage qui garde la chaleur : malheureusement, je n’en ai pas et ça coûte cher !
– NE PAS OUBLIER DE QUOI BOIRE et éventuellement de quoi manger.

7. LES ANIMAUX.
– Les gros : à titre personnel, cavalcades de chevreuils (c‘est chouette), renards, écureuils, lapins, et même une loutre une fois. Pas de sangliers. Des oiseaux (vautours, coucous, pies, outardes, hérons, cigognes…). Petits bruits très sympas la nuit : la nature est habitée. Un vrai plaisir.

– Les animaux domestiques : mieux vaut les éviter. Ai dormi une fois près d’un troupeau de moutons (Quercy). Clochettes toutes la nuit, et possibilité d’un patou (qui n’est heureusement pas venu) ! Pas près d’un âne non plus : alors là, c’est le réveil en fanfare assuré. Quant aux vaches, le danger est celui des mouches.

– Les petits : faire gaffe aux insectes. Je n’ai jamais eu de souci. Il faut toutefois veiller aux fourmis et surtout aux tiques dans les grandes herbes. Quant aux serpents et aux scorpions, ils ont plus peur que nous.
– Le CAUCHEMAR : les chiens sauvages, abandonnés et ceux qui aboient toute la nuit.


DE BONS SOUVENIRS ..DU NIRVANA AU CAUCHEMAR !
– Des chevreuils et peut-être même des cerfs ont tourné une bonne demi heure autour de moi, dans une forêt du Quercy. Les cris des chevreuils sont comme des aboiements tristes. Cela m’a impressionné longuement.
– Une fois, je m’étais installé dans un bois (en Castille). Un tracteur est passé plus bas. L’agriculteur est descendu et un autre l’a rejoint. Ils ont regardé un long moment dans ma direction. Ils m’avaient vu. J’ai pris mes affaires et ai été dormir 5 km plus loin.
– Une autre fois, alors que je dormais dans une prairie, le propriétaire du terrain m’a vu, il est venu m’apporter des sandwichs, des boissons et des gâteaux. Sympa, non ?
– Sur le Chemin Piémontais, en me réveillant un matin, tout était gelé. Mains glacées, le démontage de la tente a été très long et compliqué, En marchant quelques centaines de mètres, je me suis arrêté près d’un âne, je l’ai caressé et j’ai réchauffé les mains contre sa toison… tout en lui faisant écouter la Septième Symphonie de Beethoven.
– Après Salamanque, j’ai dormi dans un champ. Malheureusement, il y avait un chemin pas loin que je n’avais pas vu. Dans la nuit, une voiture est passée, a fixé ses feux dans ma direction et est resté un long moment ainsi. Je me suis dressé : la voiture est alors partie.
– J’ai dormi sous des oliviers en Andalousie. Nuit extraordinaire sous les étoiles, température agréable. Pas d’insectes. Le lendemain matin, j’avais des petits boutons sur le visage : j’ai songé à une plante allergène. Mais plus tard, je me suis demandé avec quels produits chimiques on arrosait les oliviers !


– Après Pampelune (Pamplona), j’ai dormi sur une pelouse près d’une église. Pas de bol : grosse lumière dans la patate, puis cloches tous les quarts d’heure et pour arroser le tout : pluie dans la nuit. J’ai dû repartir avant l’aube.
– En Gascogne ; J’ai monté une fois ma tente sous un orage ! Il est arrivé plus vite que prévu. Pas marrant pour ensuite entrer tout trempé dans la tente. Quant au lendemain, j’ai dû transporter la tente toute humide sous une météo maussade.
– Dans le Languedoc, j’ai une fois installé ma tente sous des éoliennes. Mauvaise idée : ça fait un de ces bruits !
– J’ai dormi une fois sur une plage (Hendaye) : tranquille jusque vers minuit où une bande de jeunes est arrivé. L’un d’entre eux a fait pipi à une vingtaine de mètres de moi… Mais on ne m’a pas vu.
– Dans un village, en Castille, nous étions deux. On nous a indiqué un joli parc. Malheureusement, un chien a aboyé toute la nuit…
– Sous le Pont du Diable, avant Saint-Guilhem-le-Désert, il était interdit de camper. Site extraordinaire, mais perturbé par l’idée que la Maréchaussée débarque en pleine nuit pour me virer.
BREF MIEUX VAUT DORMIR LOIN DES HABITATIONS : des bois, des coins sauvages, dans le silence et la solitude. C.Q.F.D.



BON, il ne faut pas s’arrêter sur ces mauvaises anecdotes. En réalité, dormir dehors est une expérience inoubliable, même avec une jambe amputée. À titre personnel, je m’endors très facilement, mais souvent je m’éveille dans la nuit : c’est le moment de méditer, de contempler la nuit et ses significations, de profiter de sa réserve de psaumes et de prières. Quant au matin, c’est souvent juste avant l’aurore que je me réveille.

Texte et photos Nicolas de Rauglautre

www.nicolasderauglaudre.net

Idée rando Gâtinais – 17 km entre Lardy et Etrechy, de gare à gare.

Les PNR d’Ile-de-France
En pleine campagne à une heure de Paris !

Voici une randonnée facile qui vous fera découvrir un visage verdoyant de l’Essonne, notamment le PNR du Gâtinais français (Parc Naturel Régional) . Situées sur la ligne RER C de Saint -Martin d’Etampes, les gares de Lardy et d’Etrechy constituent deux étapes idéales pour tracer cette randonnée de 17 km environ autour d’Auvers-Saint-Georges . Le parcours proposé ne présente pas de difficultés en terme de dénivelé et offre aux marcheurs de tous niveaux l’occasion de découvrir les différentes facettes de ce département, entre petits bois et grandes plaines agricoles. Ce parcours passe par de charmants villages, comme Jonville-sur-Juine, souvent bien restaurés, avec leur belle église et souvent un lavoir. Ces bourgs relativement préservés dans le PNR sont devenus les lieux de villégiature privilégiés ou de résidences secondaires, d’une population francilienne en quête d’espace et ce à une heure de la capitale par le train !

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .gpx ICI

Un département au patrimoine naturel et culturel très riche.

Découverte des villages de la Brie en randonnée

Parmi les nombreux itinéraires de la Seine-et-Marne, je vous propose cette semaine une boucle de 20 km au départ de la gare de Longueville ( Ligne de Provins depuis la gare de l’Est) . Malgré les apparences cet itinéraires comporte quelques bons dénivelés mais reste très facile sur son ensemble . Il alterne les passages en sous-bois et en plaine . Tout son charme réside dans la traversée des villages de la Brie, de petits bourgs où siège des églises de styles roman . Je vous conseillerais cependant d’effectuer cette randonnée de préférence par temps sec et au printemps car le chemin est parfois boueux et à découvert. Le balisage n’est pas toujours évident à suivre car les tronçons s’alternent aussi en PR (jaune) PR local (bleu ou vert et jaune) et le GR11 habituel en blanc et jaune. Bonne balade !

Téléchargez la trace de cette randonnée au format. GPX ICI

Création d’artistes locaux mode récup !
le viaduc SNCF de Longueville
Prudence encore dans les zones de chasse. Un accident mortel a eu lieu à Aurillac sur un chemin balisé ce we là
Le bistrot-épicerie du village , un vrai patrimoine à conserver .

Idée rando : Les Vaux de Cernay, 24 km sur un concentré de nature

Il existe en Ile-de-France des coulées boisées qui échappent encore à l’urbanisation galopante et rassemblent sur quelques hectares une richesse naturelle préservée . Les Vaux de Cernay en sont le symbole même.

Pour y accéder, il suffit de vous rendre à la gare du Perray-en-Yvelines, sur la ligne L qui mène à Rambouillet. L’itinéraire proposé, une large boucle de 24 km, vous fera randonner de chaque côté du Ru de Cernay, ou alternent les petits sentiers tortueux et les grandes allées qu’empruntaient jadis les carrosses de la noblesse. La fameuse abbaye n’est qu’à deux pas mais son parc est hélas en accès privé.

L’hiver révèle toute la majesté des chênes dépouillés.

Ces hauteurs mêmes modestes sont un formidable terrain de jeux pour ceux qui souhaitent en découdre avec les dénivelés qu’ils auront tracés sur le papier . Si vous êtes plus contemplatif, laissez-vous guider et admirez la beauté des chênes parfois centenaires qui étendent leur ramure dépouillée et majestueuse vers les quatre horizons en hiver. Près de 10.000 nouveaux arbres seront d’ailleurs replantés ici .

Quelques jolies buttes pour vous mettre en jambes !

Des bosquets de bouleaux se mêlent parfois au décor alors que des troncs , vestiges des tempêtes passées, tapissent le sol de leur mousse verte éclatante. En contre-bas, la mince rivière se fraie un destin vers l’étang de Cernay et laisse ici et là des marécages aux rives couvertes de jongs. A mi-parcours, ne manquez pas de rejoindre les rochers pour un pique-nique panoramique . La forêt de Rambouillet s’étend devant vous , plein sud , à l’infini .

Pique-nique raclette avec Amigo Rando

« J’ai choisi de parcourir le Chemin de Stevenson en plein hiver, comme un défi « 

François Le Rouzic, étudiant en physique, pur breton de 25 ans, taillé dans le granit assurément traité 100% inox, s’est lancé celui de parcourir le Chemin de Stevenson en plein hiver et sous la neige, en autonomie totale avec un sac de 24 kg ! Il revient sur cette rando de givré hors normes aux parfums d’aventure

 FLR . J’aime bien me lancer des défis et me dépasser, je suis sportif, je cours beaucoup donc je n’ai pas eu besoin d’une préparation physique particulière. Je me suis renseigné sur la météo en hiver en Lozère et dans les Cévennes et j’ai préparé mes affaires avec l’équipement adéquat pour ne prendre aucun risque. Je n’avais pas fait de chemin de grande randonnée avant celui de Stevenson, seulement des marches d’une semaine quand j’étais gamin.

Camping sauvage sur une aire de pique-nique au parc d’éoliennes de Chasseradès

Je cherchais un chemin sur lequel marcher entre une et deux semaines. Je me suis renseigné sur la grande traversée du Jura, le GR 509, mais il s’avéra un peu trop long pour le parcourir en une dizaine de jours. J’ai regardé alors vers le Tour du Mont Blanc mais le chemin est trop dangereux en hiver. J’ai donc choisi le chemin de Stevenson, l’itinéraire mythique de moyenne montagne et pas trop escarpé. Je limitais donc les risques en cette saison. J’étais parti avec l’idée de m’arrêter là où je trouverais un endroit où planter ma tente le soir, pas loin d’une ville ou d’un village dans l’idéal, ne sachant pas vraiment quelle distance je pouvais parcourir en une journée en fonction du terrain, de la météo, de la quantité de neige et surtout du poids de mon sac ».  Celui-ci était de 24kg au départ dont environ 10kg de nourriture (Lyophilisé, barre de céréales, saucisson, fruit sec..).  Il ne pesait plus que  15/16kg à l’arrivée !  

la route du Mont Lozère lors de la descente vers Finiels
Saint-four du Mercoire dans son écrin immaculé .. un grand moment de solitude aussi .
La montée du Pont de Monvert..parfois de la neige jusqu’aux genoux

En liberté totale , avec une bonne dose d’impro, je voulais tester l’autonomie complète et savoir si c’était réalisable. (je n’ai pas dit raisonnable ! ). Aujourd’hui je pense que le plus efficace serait sans doute de partir avec 5/6 jours d’autonomie et de me ravitailler en cours de route. J’avais emporté probablement un peu plus que le strict nécessaire pour être sûr de ne manquer de rien. Si je repars dans une aventure similaire, je sais mieux désormais à quoi m’attendre et comment réduire cette charge excessive. Côté mental, à aucun moment je ne me suis senti en danger ou découragé. J’ai quand même passé deux nuits à l’hôtel pour que le chemin reste un plaisir et pas uniquement un défi physique. Je n’ai pas vraiment eu de moment de doute, même dans les phases difficiles.

La montée du Mont Lozère depuis le Bleymard sous le regard (bovin !) d’un admirateur de poids !

Notamment à partir du 5ème jour, l’humidité ambiante commençait à être un peu gênante mais je m’y attendais. Sinon, la montée vers le col du Bougès a été un peu longue à cause de la quantité de neige sur le chemin. Par endroit je m’y enfonçais jusqu’aux genoux !  Au sommet, il y avait beaucoup de vent, la progression devint difficile . J’ai même dû m’abriter derrière un local électrique au sommet pour me restaurer à l’abri des rafales de vent. Je voulais arriver à Florac le soir, c’était une longue étape de 34km et  je suis arrivé de nuit !

«  A aucun moment je ne me suis senti en danger ou découragé « 


Le mental fut bon tout du long, j’avançais à mon rythme et je n’ai manqué de rien. Chaque jour je me rapprochais de mon but avec un sac de moins en moins lourd et moins de neige sur les dernières étapes. La solitude ne m’a pas dérangé, au contraire, ce moment hors de la « civilisation » m’a fait du bien. Je n’en étais pas complètement déconnecté pour autant, j’avais mon portable afin de  pouvoir donner de mes nouvelles de temps en temps. J’ai quand même apprécié les échanges que j’ai pu avoir avec les gens que j’ai croisés.

Le Pont Monvert m’attendait pour enfin une nuit au sec

Bilan : En hiver tout est calme, c’est un euphémisme ! J’ai marché des jours sans jamais croiser quelqu’un sur les chemins. J’observais simplement  ici et là quelques traces d’animaux dans la neige. Pour une telle balade hivernale, il ne faut pas avoir peur de se retrouver seul avec soi-même.  Pour ceux qui voudraient tenter cette expérience , il faut vraiment un équipement adapté. Veillez notamment à choisir plutôt une tente double-paroies qui supportera mieux le poids de la neige, un bon duvet et un bon tapis de sol sur un terrain humide et glacé. Il faut également prendre le soin de manger chaud au moins une fois par jour. N’hésitez pas à faire un détour si nécessaire pour éviter de vous retrouver dans des situations cocasses voire galère . La météo est parfois capricieuse mais la beauté de ces paysages enneigés, presque insolites récompensera tous vos efforts . Courage !

Texte et photos de François Le Rouzic

Le matériel de François :
Sac (Forclaz MT900 Symbium 70+10L ) : 24 kg au départ !
2 tapis de sol. Un en mousse (Rvalue ~2) et un matelas gonflable (Forclaz MT500 Air) (Rvalue ~1,5)
Duvet (Valandré Bloody Mary T°Confort ~5,4°C)et une polaire fine en habits de rechange
Drap en soie – Un sursac (Millet Bivy bag)
Tente (Forclaz MT 900 ultralight)
Petit rechaud, une bombonne de gaz, popote (Forclaz MT500)
Doudoune chaude au cas ou (Simond makalu)
Une paire de gants – couverture de survie
Petite pelle et paire de crampons
Petit kit de survie (Un briquet, des mèches allume feux, une boussole, des piles de rechange, un filtre à eau, du scotch américain, un morceau de corde)
Trousse de toilette avec pansements, compresses, bandages, de l’antiseptique.
Veste imperméable (Quechua MH900)
Une paire de lunette – Des bâtons (Forclaz MT500)
Un parapluie – une lampe frontale (Petzl Actik Core)
Un couteau – Une batterie externe
Une poche à eau dans le sachant (3L)
2 petites gourdes dans les poches extérieures. (2x500ml)
Une carte du chemin de Stevenson

Nourriture
Barres de céréales protéïnées, gateaux sec, fruits sec, saucisson, lait concentré, café en poudre, plats lyophilisés pour le matin et le soir dans un sac étanche, eau.


Vêtements
Des guêtres
Pantalon chaud déperlant (Quechua SH500 X-WARM)
Doudoune légère (Forclaz MT100)
Veste Softshell (Forclaz MT500 Windwarm)
T-shirt manche longues en laine mérinos
une paire de chaussette en laine mérinos
Chaussure de marche mi-haute (Salomon X Ultra 3 MID gtx)
Un bonnet – une paire de gants – une paire de sous gants en laine mérinos