Archives pour la catégorie Randonnées France

Parc Naturel régional du Vexin : 65.000 ha de rando !

Il ne suffit qu’une heure de train depuis la gare St Lazare à Paris pour arriver au Parc Naturel régional du Vexin et s’ouvrir un terrain de randonnée de 65.000 ha ! Cet immense territoire protégé depuis 1995 s’étend sur les départements du Val d’Oise au Nord sur les Yvelines au sud . Il regroupe 99 communes où seulement 80.000 personnes y habitent !  C’est avant tout une terre agricole mais les amoureux de nature et passionnés d’histoire y trouveront un patrimoine culturel remontant au néolithique. Les randonnées dans le PNR vous feront découvrir un panorama assez typique composé de plaines fertiles à perte de vue, des villages blottis au fond des vallons, un patchwork de petits bois et puis un réseau de rivières, autant d’affluents et de sous affluents qui alimentent la Seine . Il existe près d’une vingtaine d’itinéraires de balade proposée par le site officiel www.pnr-vexin-francais.fr .Lors de cette sortie de 23 km, organisée par Thérèse du club Randif , nous sommes partis de la gare de Juziers l’un des 6 villes-portes du PNR, à l’extrême sud. La guide avait concocté son propre parcours avec l’idée de quitter parfois les chemins balisés ( GR ou PR) afin d’éviter la foule des randonneurs qui investit la région dès les beaux jours. Alors investissez 11€ dans la carte IGN 2212 O et tracez votre propre route de randonnée en boucle ou en visant une gare de retour. Celui proposé vous fera passer notamment par deux vestiges remarquables , des anciens meuniers : le Moulin Brûlé aux environs de Oinville-sur -Moncient (petite rivière) et  le Moulin Gaillard . Parmi les curiosités, ne manquez pas également une visite de la Cave aux fées qui fut  une allée couverte dans la préhistoire. Attention, des forces telluriques y règnent encore  paraît-il !  Le Parc Naturel régional du Vexin n’en finira pas de vous surprendre par la diversité de ses sites, la douceur et le charme de son décors mais aussi la sensation d’une immersion 100% nature, si lointaine de Paris.

 

Téléchargez la trace de cette randonnée  : http://www.visugpx.com/2uon0lF1jl

 

RATP, SNCF , les partenaires-aventure de mes rando-parigot

En choisissant l’abandon de la bagnole pour parcourir l’IDF, le randonneur va connaître d’autres frissons de l’aventure, ceux des transports en commun. Grèves, incidents techniques, maintenance, suicides, malaises, une sortie le dimanche n’est jamais gagnée d’avance. Bienvenue dans une épopée ordinaire du RER C lors d’une rando rigolade Sport et Nature très Lorel et.. Lardy !

un joli parcours de 22 km dans le Gatinais
Simple, il suffit de suivre le balisage IGN
Anne toucha du doigt ce jour là une certaine image du bonheur
Michel B. sous perfusion d’adrénaline

Pour l’organisation de SA sortie guidée pour  Sport et Nature , Michel B. n’a pas eu de chance. Son plan initial prévu en Seine et Marne au départ de la Gare de Lyon est en effet tombé à l’eau la veille. Pourquoi ? Manque d’info, suprise .. ? Il ignorait que la SNCF avait choisi le jour de SA sortie pour changer un poste complet d’aiguillages ! Résultat aucun train ne circulait durant ce week-end en cette gare et celle de Bercy ! Damned ! jura t-il dans son for intérieur avant d’échaffauder en un temps record un plan B. Puisant dans sa banque de randos constituée depuis dix ans , notre spécialiste expérimenté en extirpa un parcours partant de la gare d’Etrechy et devant se terminer à celle de Chamarande sur la ligne du RER C (entre Paris et Etampes ). Je le sais, en général ces noms de villes vous semblent carrément exotiques, voire elles n’évoquent même pas grand chose même chez les parisiens habitant à l’intérieur du Périph’ .  C’est vous dire . Pour faire bref , nous sommes au sud d’Arpajon et cette randonnée printanière concentre son intérêt autour de la Juine, un charmant affluent de l’Essonne. Ponts de pierres, lavoirs, barrages, anciens moulins le cours d’eau recèle quelques petits trésors. Se balader dans le Gâtinais, c ‘est aussi découvrir de magnifiques corps de fermes, des bâtiments témoins de cette période agricole faste mais aussi laborieuse avec l’exploitation des carrières de grès. Sitôt arrivé à la gare d’Etrechy, le guide annonça la couleur du parcours et les règles élémentaires de sécurité, notamment à l’ attention de nos deux petites anglaises récemment inscrites, des filles totalement bilingues en partance pour la Bolivie et le Pérou. Rien de tel qu’un training dans l’Essonne et ses sommets culminant à 180 m pour se frotter à la cordillère des Andes ! Le groupe ne dépassait pas vingt cinq marcheurs ce jour-là, une majorité d’habitués contente de se retrouver pour échanger les derniers potins du boulot sur les sentiers de cette belle région, ou encore évoquer les prochaines aventures des vacances d’été . Pourtant le blabla- climat de ce mois de mars ne ressemblait à aucun autre. Les rebondissements des élections présidentielles toutes proches planaient mollement sur un groupe qui tentait de ne pas en parler tout en parlant. Ainsi Anne qui rêve en secret de voir enfin Emmanuel Macron en meeting, se pâma devant son portrait placardé dans un bourg. Edward, qui avait gonflé la veille la foule des partisans de Mélanchon le tribun magnifique rassemblés à République, marchait cette matinée sans grande conviction et tenait des propos résignés tout à fait inhabituels. Quant à notre ami Patrick, virulent anarchico- gauchiste-anti-cléricale assumé il se remettait de sa semaine difficile de sorties culturo-divertissantes à répétition. Il évita lui aussi les polémiques stériles avec l’auditoire à l’engagement politique inexistant, préférant raconter les détails de sa prochaine croisière en Méditerranée programmée pour octobre. Parmi ses angoisses récurrentes, une question le tenaillait : les douze bars seraient-ils ouverts au départ du bateau !? Un autre Michel, très remonté contre les oligarques, le fameux système et inquiet de l’opacité de l’horizon social des prochains mois, distillait ça et là sa relative mauvaise humeur au gré des conversations du chemin. Mal réveillé, j’avais décidé de ne pas m’en mêler, préférant écouter geindre ma pauvre carcasse en proie à des maux inédits. Mon départ pour le Camino del Norte vers Compostelle étant prévu pour le 18 avril, ces «  bobolas » inquiétaient déjà le bon hypocondriaque que je suis. Après trois heures plutôt tranquilles, notre guide décida que l’heure du déjeuner dominical avait sonné et arrêta la meute affamée au bord du chemin dans un sous-bois, avouons le d’une grande banalité. Un pique-nique Sport et Nature n’ a rien d’un arrêt express ou chacun ingurgite un sandwich à la hâte. Ici on plante le camp en dépliant les nappes et les bâches puis c’est le grand déballage des victuailles. Je m’étonne encore depuis des mois que je fréquente cette association de la qualité voire de l’inventivité culinaire des randonneurs en matière de repas en itinérance. La palme revient sans doute aux amuse-gueule de Patrick alors qu’André surprend son monde par la richesse de ses pinards . Le summum est atteint lors de la phase, que dis-je la farandole des desserts ! Un festival. Lorsque le groupe est important , beaucoup d’entre nous calent littéralement tant l’offre est copieuse. J’avoue que ce pique-nique du dimanche dépasse largement en saveur mon quotidien d’une pauvreté gastronomique assez pathétique. Le mélange du Porto Blanc habituel et du vin chinois proposé ce jour-là provoqua l’ euphorie collective assez courante et un redémarrage poussif . De rythme moyen, on passa à une vitesse de marche erratique, chacun s’arrêtant à maintes reprises devant une jonquille , une ferme-brocante, ou comme notre guide pour ramasser des pissenlits destinés à la salade du soir. Après une erreur de navigation sur la carte (due au degré d’alcoolémie.;?) , et malgré ma vive protestation de randonneur geek armé d’un GPS et de l’App Iphigénie, Michel nous conduisit à Lardy par le chemin des écoliers au bout de 14 km. Peu motivés, 5 ou 6 d’entre nous désertèrent alors le groupe pour reprendre le train vers Paris. L’objectif étant de rejoindre la fameuse gare de Chamarande et de pousser le compteur jusqu’à 22 km , on fit un grand détour par une zone inconnue sur les hauteurs de Lardy ou quads et motos tout-terrain jouaient dans un bac à sable géant. Puis comme personne n’y croyait plus, et que Denis insistait pour nous servir son vin chaud préparé avec amour, le groupe replongea vers … Lardy ! Adieu Chamarande, il était près de 17h00 . Le RER C du retour stoppa à la station Bibliothèque François Mitterrand, ma connexion pour reprendre la ligne 14 et rejoindre la Gare St Lazare, puis Bois-colombes . (j’en vois qui ne suivent pas, ça va barder) . Et là,  place au gag STIF du soir (Société des Transports d’Ile de France), option gentil cauchemar de fin de rando. Surréaliste, les navettes hi tech sans chauffeur de la ligne 14 arrivaient dans la station les unes après les autres mais sans prendre de voyageurs suite à un incident technique . Toutefois, à chaque nouvelle rame les portes s’ouvraient, quelques entêtés sourdingues montaient alors que les haut parleurs du quai ainsi qu’une agent talky en main hurlaient pour les virer des wagons ! Je renonçais avec sagesse pour reprendre le RER C vers La Gare d’Austerlitz et ses lignes de métro. Et là… plus d’affichage des numéros  de quais, des destinations et ou des horaires, un seul message : «  un passager est victime d’un malaise, si vous êtes médecin faites vous connaître..etc.. ». Parmi les centaines d’usagers plantés , la RATP allait bien  trouver un toubib, mon brevet de secouriste ne ferait pas l’affaire.  Il était 19h30 lorsque j’arrivais enfin dans ma banlieue. Quand je vous répète que l’aventure c’est aussi en Ile-de-France !

 

Téléchargez la trace en .gpx  http://www.visugpx.com/KjmGI0SrIT.

Remerciements à la SNCF et la RATP pour leur service dans cette métropole de 12 millions d’habitants. Ps. Merci d’abaisser le prix du Mobilis 5 zones

Idée rando : 24 km en boucle à la Ferte-sous-Jouarre (77)

carte IGN Coulommiers

Ca sentait bon la sortie de l’hiver en ce dimanche 12 mars  ! Le soleil inondait les cultures parées d’un fin duvet vert pétant, les premiers bourgeons, les boutons d’or pointaient encore timidement et les chemins pierreux évacuaient les dernières pluies en long filets d’eau. C’était donc le moment d’explorer la Seine et Marne en quittant pour une fois la forêt de Fontainebleau et les boucles de la Seine pour se rendre à la Ferté-sous-Jouarre. Cette jolie ville au patrimoine historique passionnant est accessible par le train depuis la gare de l’Est en direction de Chateau-Thierry. Voici une randonnée de 24 km en boucle au départ de la gare. Le mieux est de télécharger la trace .Gpx ci-dessous et de tracer ce parcours sur Openrunner par exemple . Vous pouvez ensuite, le cas échéant le reporter sur une carte IGN 1:25.000e. Ce parcours alterne les longs passages en plaine et la traversée de forêts domaniales. sortie vitrauxC’est parfait à réaliser au printemps avant que le soleil ne plombe cette randonnée assez dégagée. Il n’y a pas de grosses difficultés hormis le passage de quelques rus potentiellement gonflés par les pluies. Côté culturel, vous ne manquerez pas de visiter les églises romanes de Jouarre. Les vitraux sont de pures merveilles. On trouve ici et la trace des fameuses voies romaines.

Téléchargez la trace .gpx  : http://www.visugpx.com/ZZHAIIkgdI

 

Impro rando dans l’Essonnes 91

trace-etrechy
incursion de 22 km d’Etrechy à Sernaise

Soyons objectif, la rando en février est un peu ingrate. La nature a du mal à se débarrasser de son manteau gris, les terres se refont une santé en jachères. Alors les randonneurs semblent errer dans la steppe balayée par un vent frisquet à la recherche d’un endroit abrité pour leur pique-nique. Quelques courageux cavaliers des nombreux clubs locaux bravent aussi un hiver tirant gentillement sa révérence. Borne IGN.JPGNous sommes dans l’Essonnes, quelque part vers Etrechy, Saint-Chéron. Le chemin de Compostelle passe ici par le GR1 et le GR55 pour filer vers Tours. Pas l’ombre d’un pèlerin, il faudra attendre mars ou avril pour apercevoir les premiers marcheurs en route vers la Galice. Histoire de garder la forme en guétant des jours meilleurs, voici une balade de 22 km , toujours de gare à gare sur la ligne du RER C. (Pass Navigo ou Mobilis 5 zones). Ce parcours très à découvert ne présente pas de difficulté majeure, et seule la belle abbaye de St Chéron et la jolie église romaine de St Sulpice méritent le détour. Pourtant il faudra revenir dans l’Essonnes, juste pour découvrir les champs de tournesols à l’heure ou le soleil printanier innonde ces plaines fertiles. S’enfoncer dans les bosquets, longer les lisières bordées de blé blond oscillant sous la brise. L’Ile de France n’ a pas fini de vous surprendre . A très vite .Téléchargez la trace au format .gpx ICI

fiche etrechy.jpg
2216et.jpgprofil etrechy.jpg

passage techn.JPG

Claude-François Denecourt , le pionnier de la randonnée pédestre (1788-1875)

Comment un vétéran des armées napoléoniennes va consacrer quarante ans de sa vie à  faire de la forêt de Fontainebleau un formidable univers de randonnée, les 150 km des fameux sentiers bleus.

carte-sentiers-denecourt-colinet
une cartographie exemplaire
claude_franc%cc%a7ois_denecourt
Denecourt un militaire rigoureux et imaginatif
panneau-sentier
les fameux sentiers Denecourt-Colinet de Fontainebleau

Amoureux de la Seine et Marne, je vous ai souvent entraîné en randonnée dans ce département notamment sur les sentiers de la forêt de Fontainebleau. Les parcours s’y déclinent à l’infini dans une nature riche, luxuriante et dont les blocs de grès font le bonheur des passionnés d’escalade. Cet engouement pour ce domaine forestier de 25.000 ha situé au sud de Paris, ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Bien avant moi et bien avant que les sportifs et les familles en fassent leur terrain de jeu et y prennent une bouffée d’oxygène dominicale, un homme avait déjà succombé à ses richesses : Claude-François Denecourt. Ce vétéran des Armées Napoléoniennes, alors sergent, est nommé concierge dans une caserne de Fontainebleau en 1832. Ses idées « républicaines » peu appréciées dans la hiérarchie militaire de l’époque lui valent d’être révoqué. Seulement âgé de 44 ans, l’ancien soldat ne cesse de s’émerveiller devant la forêt. Dès lors il va lui consacrer tout son temps , son énergie et une grande partie de ses économies pour assurer sa promotion auprès des « excursionnistes » . Denecourt n’a pas reçu une solide éducation. Il ne saura lire qu’à 20 ans grâce à l’aide providentielle d’un instituteur. Et pourtant il va publier rapidement son premier guide et ce à l’occasion d’une manœuvre militaire organisée en 1839. Il va en effet concevoir un petit

guide-denecourt
Des guides remis à jour durant des décennies

fascicule documenté de cartes afin de guider les troupes dans ce dédale alors peu accessible. De 1839 à 1848, Denecourt ne cesse de perfectionner ses ouvrages lors des publications successives. Dès 1842, Denecourt n’est plus qu’un simple guide accompagnant les marcheurs, il commence à tracer lui-même des sentiers de promenade avec l’ aide des carriers et autres tailleurs de pavés. A sa mort, on compte près de 150 km de sentiers fléchés en bleu afin que les promeneurs s’y repèrent facilement. Denecourt poussent encore plus loin son travail en aménageant des grottes et des fontaines ou encore en faisant construire une tour d’observation , la fameuse Tour Denecourt inaugurée en 1853 par l’Empereur Napoléon III. Dans sa quête de perfection, il baptise les lieux les plus remarquables. Près de 600 arbres et 700 rochers sont ainsi répertoriés avec des noms tirés de la mythologie ou de la littérature ou alors carrément inventés selon la typologie des sites. Sa notoriété s’accroit, bientôt les plus grands écrivains comme Victor Hugo, Lamartine, Alfred de Musset ou encore Georges Sand lui rendent hommage suite à un recueil de textes où Théophile Gautier le surnomme le « Sylvain de la forêt » , en référence à ces divinités romaines des Bois et des champs. Charles Colinet, l’autre « Sylvain » reprend le travail de Denecourt à sa mort et le poursuivra jusqu’en 1905. Les premiers chemins de randonnée balisés venaient de voir le jour. La description de ces itinéraires centenaires est parfaitement documenté sur le site de l’AFF (Amis De la Forêt de Fontainebleau) :http://www.tl2b.com/2000/01/connaissez-vous-les-sentiers-bleus.html

A consulter également la source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Fran%C3%A7ois_Denecourt

Une randonnée de 22 km à Fontainebleau passant par deux des sentiers Denecourt-Colinet. Prenez le temps de découvrir les fontaines cachées dans le feuillage, les grottes et toutes les traces commémorant le travail de cet infatigable Sylvain.

Cet itinéraire débute par l’arrêt SNCF en forêt juste avant la gare de Fontainebleau-Avon, notre point de retour vers Paris Gare de Lyon. Téléchargez la trace .gpx en cliquant ICI

trace-fontain-12217profil-rando fiche-vu-rando

rando-denecourt-gorge-1 table-du-roi pic-nic-grotte

Idée rando : Paris-Versailles (20km- facile)

capture-decran-2017-02-20-a-10-43-03
Une longue diagonale de nature sans difficulté.

Sortir de  Paris pour aller marcher sous le soleil, c’est déjà sortir de l’hiver . Nul besoin d’aller très loin, il suffit de prendre le métro , descendre à Porte Maillot et rejoindre le Bois de Boulogne à deux pas. Le GR1 est juste à côté du périph,  suivez les marques familières rouge et blanche pour pénétrer dans ce grand espace de verdure. Ce chemin de Grande Randonnée serpente en suivant un cours d’eau jusqu’au petit lac qui surplombe la Grande Cascade. Il vous conduira jusqu’au bord de Seine. Vous longerez le fleuve sur quelques centaines de mètres avant de le franchir par la Passerelle de L’Avre. Il y a un joli petit port sur l’autre rive ainsi que le chicos restaurant Quai Ouest . On traverse ainsi une partie de St Cloud par le coteau avant de pénétrer dans le Domaine National par l’entrée Nord. Vous aurez parcouru déjà une dizaine de kilomètres , pourquoi pas quitter le GR1 et improviser un pique-nique au calme sur les hauteurs. La vue est splendide et ce sera l’occasion de découvrir les nouveaux aménagements de l’Ile Seguin au loin (anciennes usines Renault Billancourt) . Après cette pause, vous devrez rejoindre à nouveau le GR1.

capture-decran-2017-02-20-a-11-27-09
la Carte IGN indispensable pour se balader autour de Paris

La carte IGN du coin au 1:25.000e est toujours utile dans le sac à dos, voire indispensable . Le GR vous conduira jusqu’à la Porte Blanche où vous ferez un bref passage dans Marne-La-Coquette. Cette petite ville reste un petit paradis qui semble à des années-lumière du bouillonnement parisien avec ses immenses demeures, ses jardins tirés à quatre épingles, ses boutiques d’antiquaire, et un joli restaurant. Vous quittez le GR1 après la mairie , juste à votre gauche pour attraper le GR2 afin de piquer plein sud vers la forêt de Fausses-Reposes. Le sentier descend vers la D985 que vous franchirez afin de prendre une ruelle à droite qui mène aux Etangs de Ville d’Avray. Si vous avez un petit coup de pompe ou si vous souhaitez écourter votre randonnée, la gare SNCF de Chaville Rive Droite se trouve à environ un kilomètre, un train conduit directement à la Gare Saint-Lazare. Une fois aux étangs, il faut alors suivre la Coulée Verte D’Ile de France qui traverse une grande partie de cette magnifique forêt en forme d’immense cuvette . Vous arriverez ainsi au carrefour du Caroussel bordée par les colossales colonnes de souvenir au Général Lafayette et Pershing. Vous êtes arrivés à Versailles. Les gares de Versailles Rive Droite, Versailles-Chantier ou encore la gare de Montreuil desservent très bien la Capitale et sa banlieue. Cette jolie randonnée de 20 km sans difficultés, toute proche de Paris,  vous fera découvrir toute la richesse naturelle de l’IDF et un bel échantillon de son patrimoine culturel.

Téléchargez la trace au format .GPX  : http://www.visugpx.com/FwjPat89iH.

 

Les ravages des boissons « antigel », l’hiver en randonnée !

chantal-rhum
Des dégâts sans doute irréversibles pour cette randonneuse .
bonnes-ondes
Sous l’emprise des mélanges, les randonneurs ont manifesté des réactions inquiétantes.

A l’heure des débauches des fêtes de Noël et du Nouvel an, je voulais aborder celles peu connues des randonnées hivernales. Et oui, malgré ses apparences trompeuses d’activité oxygénante, la marche  dans les bois déserts par  une température  de 5 degrés, en plein brouillard, n ‘est pas sans danger. Le dernier exemple en date remonte à ce dimanche. Tout avait pourtant bien commencé, le TER quitta la gare de Montparnasse dans un épais brouillard. Une vingtaine de randonneurs partaient rejoindre Robert , notre guide du  jour, à celle de Rambouillet. Le rythme  soutenu imposé par ce spécialiste, qui tout petit courait déjà avant de savoir marcher, semblait doper le groupe équipé « haute montagne ». Seulement au 12e kilomètre, Robert souhaita pique-niquer près d’un étang accueillant. Nous étions à peine arrivés et vautrés sur l’herbe humide que les canards d’une espace endémique arrivaient en escadrille, attirés par une promesse de victuaille. Cette immersion dans la nature hostile, ce climat polaire, cette brume persistante, autant d’éléments qui déclenchèrent probablement les évènements qui s’en suivirent. Notre ami Patrick probablement terrassé par une soirée tumultueuse la veille n’était pas venu. Pour une fois, nous allions pouvoir marcher en toute sobriété, sans son incontournable Porto Blanc !  Signe du destin,  jour providentiel, Robert avait  même oublié d’apporter une bouteille de vin issue de la récente fête du Club ! Hélas c’était sans compter sur les initiatives de deux garçons. Christian sortit une bouteille de son sac à dos ! Chez lui, cet accessoire ressemble d’avantage à un restaurant ambulant qu’à un simple sac de randonnée. Verres à pied, planche à découper, couteau sophistiqué, saucisson modèle familial, breuvages divers, gageons qu’il pourrait faire face sans soucis à une prise d’otages  de dix personnes à l’heure de l’apéro . Et puis Michel . Ce randonneur expérimenté revenait d’un séjour à la Réunion et à Maurice. Sur-entraîné, bronzé comme Julio Iglesias à ses plus belles heures, Michel marcha sans broncher dans cette forêt si plate en comparaison du relief tourmenté rencontré à  l’Ile Bourbon. Et bien à l’heure de la pause, à notre grande surprise, il extirpa de son sac une fiole inquiétante. Le flacon mesurait à peine 50 cl, des fruits d’origine inconnue flottaient dans un liquide jaunâtre de nature indéterminée. Le tout ressemblait à un échantillon géant d’analyse d’urine d’un individu en proie à une hépatite C doublée d’une jaunisse aigüe. L’étiquette douteuse gribouillée à la main mentionnait rhum coco .. arrangé ou quelque chose de ce genre.. ? TOUS goutèrent au breuvage diabolique aux allures inoffensives, la bouteille de Christian se vida rapidement.

Et soudain, une croix une le chemin, ultime rappel à l’ordre de Dieu ??!

Déjà les premières visions suspectes apparurent. Certains s’étonnèrent d’une baisse soudaine de luminosité, d’autres dont Edward manifesta une envie irrépressible de cloper, Geneviève vacilla sur son siège pliant, j’eus mille difficultés à me remettre debout. Rare, Michel jeta son restant de salade à l’escadrille de canards.  C’est à cet moment que Christian profita de ce flottement pour sortir l’arme fatale d’une poche secrète : une fiole d’aluminium remplie de rhum ! Malgré cet état collectif pitoyable, le groupe se remit en marche et rejoignit les bois. Alors que je nous croyais tirés du coma, Robert appela les randonneurs à encercler un arbre exceptionnel classé « remarquable de catégorie 3 * « .cross-roadLes randonneurs se donnèrent alors la main et se collèrent contre le tronc  afin de ressentir ensemble les vibrations magiques de l’arbre. Jusqu’où ces boissons diaboliques allaient-elles nous conduire alors que plus de 10 km nous séparaient encore de Rambouillet ? Par miracle, les effets s’estompèrent. Je découvrais cependant sur mon GPS que le parcours ressemblait à un rectangle parfait,  et surtout  sans la moindre erreur,  surprenant de la part de Robert , un garçon qui n’hésite pas habituellement à nous offrir quelques kilomètres de bonus. Enfin , dernier signe du destin salvateur, le bar de la gare de Rambouillet était fermé. Ouf ! Surdose de desserts, rhum, vin, froid, brouillard, une heure de train omnibus 24 km dans les pattes, un retour pénible en scooter, je rejoignais mon canapé  après une douche brûlante et me laissais bercer par le film Viking, avec Kirk Douglas dans le rôle d’un chef de guerre borgne et amoureux d’une princesse mais doublé sur le fil par un esclave affranchi  ! Afin de noyer son chagrin, Kirk s’enivrait de cervoise tiède lors d’un banquet. Sans pouvoir contrôler quoique ce soit, cette vision me poussa jusqu’au frigo pour y chercher une canette de 1664. De quoi m’achever définitivement !

chantal-canalcapture-decran-2016-12-19-a-09-17-04

20 km contre la montre, un dimanche, à la rencontre du père Noël

trace-rando-271116On le dit d’habitude au pôle nord, quelque part près du cercle arctique.. Geneviève, notre guide de rando du jour affirmait le trouver à Janvry  dans l’Essonne (91) , et même qu’il ne fallait pas tarder car il passerait vers 15h00 . Alors on l’a cru et nous sommes parti ce dimanche matin de la Gare d’Austerlitz vers Dourdan. Après tout ce n’est pas tous les jours qu’il passe  en banlieue le vieillard avec son attelage de rennes. D’habitude, il vient plutôt le 25 décembre déposer ses cadeaux dans les pompes toujours un peu boueuses des randonneurs. Sans doute avait-il pris de l’avance dans sa tournée? ??  Quoiqu’il en soit il fallait marcher au moins 12 km depuis la gare de Breuillet-Bruyère-le-Chatel, un bourg qui m’était à ce jour totalement inconnu . Alors on a tous mis le turbo à travers la plaine et les petits bois qui caractérisent ce coin de grande banlieue parisienne. Pour faire plus vrai, Geneviève avait même commandé un vent glacial et il ne manquait plus que la neige. Au loin, les chasseurs envoyaient gravement du plomb sur tout ce qui devait bouger .img_5823 Et on s’est dit que le Père Noël faisait bien de ne pas traîner en traîneau dans le secteur. Car après l’apéro de  10 heures et le pousse-café, le chasseur a généralement un peu de mal à faire la différence entre  un chevreuil et un renne. Après trois heures à bloc, le groupe est arrivé enfin à Janvry. Les alentours du village ressemblaient à un parking de Super U , vu que sa population avait quintuplé ce matin là . Toute la région avait eu la même idée que nous et s’était concentrée sur le marché de Noël local. A l’entrée, une collection de tracteurs anciens alignés au cordeau nous rappela le caractère rural de l’Essonnes, la terre  promise des betteraviers . Quelques centaines de mètres plus loin, une énorme bulle de plastique avait recouvert la fontaine et abritait un décor sans ambiguïté sur l’évènement. Bref le tout ressemblait à une énorme boule à neige et je mourrais d’envie de la retourner histoire de voir tomber les flocons. (Je ne me lasse pas des boules à neige, on agite et c’est la tempête assurée sur Rome, Marseille, Tokyo ..img_5827 Et quand la neige cesse de tomber en tapissant le fond en plastoc , on recommence sans fin. Que , du rêve, du kitch, du bonheur à deux balles) . Une longue queue s’était formée à l’entrée de l’église. D’abord je me suis dis que toute la région avait une sacrée crise de foi. Puis Geneviève nous a informé que le lieu accueillait en fait une exposition de crèches issues du monde entier. J’en conclus  avec lucidité que la chrétienté avait encore de beaux jours devant elle tant que perdurerait le caractère universel de cette fête millénaire . Sur le coup, on en discuta brièvement avec mon pote Patrick . Il me déclara ne pas être opposé aux crèches tant qu’il ne les voyait pas dans les halls de mairie ! Il est comme ça Patrick. L’horloge indiquait 12h30 et c’était quartier libre pour le groupe de randonneurs, avec un rendez-vous fixé à 13h30 pour le pique-nique dans le jardin de la mairie. Un peu crevé j’optais d’abord pour une pause au soleil sur un banc de pierre aux côtés d’une mamie avec chiens. img_5831L’incontournable petit train transportait les familles je ne sais où dans les alentours. Très affûté en mécanique et passionné de trains , notre copain Michel ne put réfréner l’envie de questionner le conducteur sur la drôle de bécane qui tirait les 5 lourds wagons. Celui-ci lui révéla que malgré les apparences, la loco n’était pas constituée d’un moteur de 4L,  mais fut dans une vie antérieure un tracteur d’avions sur les tarmacs, une bécane au couple incroyable. Comme quoi les visites champêtres peuvent avoir un intérêt insoupçonné pour le randonneur curieux et avide de connaissances. Cette intéressante révélation estompa un peu notre déception d’apprendre que le père Noël venait de passer à 11h00 et qu’il reviendrait vers 15h00 après la sieste des rennes, probablement. On l’avait raté de peu, pas de bol. A défaut de rencontrer le  vrai, je me rabattais sur son clone qui se balançait dans les parages accroché à une nacelle de ballon dirigeable en osier  tressé main. img_5836Si ! Suite à un incident technique il s’était surement échoué dans la  pergola  du village après un dérapage incontrôlé dans les airs avec des rennes encore peu entraînés. Je levais les yeux pour glaner des infos en altitude et là j’aperçus que le ballon avait disparu et laissé place à une composition de crèche aérienne , réduite à Jésus emmailloté , Marie et son père Joseph. Soit. Après tout il était le fils de Dieu  et ignorait alors qu’il ferait plus tard des allers-retours entre  la terre et les cieux. Je pénétrais dans le marché, me frayant un chemin entre les poussettes et une procession folklorique chantante et dansante. Arrivé à hauteur du stand « Tartiflette » , non loin de l’étale « fars bretons et Kouign-amann » , je tentais une entrée dans le bâtiment restauré et orné pour l’occasion d’anges en polystyrène doré à la bombe et d’étoiles géantes. A l’intérieur de la ruche, une foule massive se pressait attirée  par les monticules de foies gras et les amas de charcuteries. Cette vision m’ouvrit l’appétit et je décidais de rejoindre mes camarades au jardin de la mairie pour le pique-nique. Mon Tupperware contenait un pauvre sandwich, une tomate et des fruits. Le tout faisait pitié face à la débauche gastronomique du marché.img_5828 J’allais rapidement me venger au dessert en pénétrant à nouveau dans l’enceinte surpeuplée, à la recherche d’une gaufre ! Après 10 mn d’ errance, je trouvais enfin  mon eldorado des délices. La serveuse sortit un paquet neuf de 10 gaufres industrielles ,  en réchauffa une  et me demanda 2,20€ . Résignation. Une vision magique d’une autre époque ressurgit de ma mémoire. C’était une fête foraine, une jeune femme versait une louche de crème dans un moule en fonte. Je sentais déjà l’odeur sucrée de la pâte cuisant dans les alvéoles. Elle retournait le moule sur les deux faces, puis le chef d’œuvre achevé, elle le décollait et le saupoudrait copieusement de sucre . La gaufre me brûlait les doigts, le vent faisait voler le sucre  sur mon blouson. Divin ! Je sortais de mon songe, la serveuse me tendit la brique tiédasse et un café dans un verre en plastique. Plantés au milieu de l’allée,  quelques membres du groupe sirotaient l’incontournable vin chaud. Le soleil d’hiver chauffait divinement le village, les enfants  emmitouflés dans des doudounes circulaient avec des ballons colorés et ce marché de Janvry  prenait des allures de station de sports d’hiver. A 14h30 déçus de ne pas pu rencontrer le vieillard à la barbe blanche , nous avons quitté le village à vitesse moyenne, un peu anesthésiés par le vin chaud et le porto blanc de Patrick.  La remontée vers Bure-Sur Yvette se montra un peu chaotique,  Geneviève se perdit dans les allées résidences de pavillons, en bordure d’une autoroute traversée ici et là par des lignes à haute tension de 400.000 volts me précisa Michel. Respect. Un couple autochtones asiatiques nous orienta alors dans la mauvaise direction, je sortis le GPS pour remettre le groupe dans le droit chemin à travers un petit bois et rejoindre le centre commercial des Ulis 2 . On avait loupé la gare de Bure et il était presque 17h.  Sans le vouloir nous sommes donc repartis de  la gare de la Hacquinière en direction de Paris. Un vrai miracle de Noël !

Téléchargez la trace en .gpx ICI 

 

Grande traversée de Paris, au soleil ou sous la pluie..

trace-map-tp-paris-jpg
Diagonale de 20 km entre Bois-Colombes et le Bois de Vincennes

Dimanche 20 novembre, la tempête balaie un large quart nord-ouest, la pluie et le vent secouent les stores de mon vaisseau du 6e étage. Pas bon, un rendez-vous rando est prévu à la gare de l’Est pour se rendre dans le Grand Morin près de Crécy-La-Chapelle. L’idée de me retrouver dans la steppe champenoise sous les grains ne m’emballe pas, j’envoie quelques sms et me recouche . Ca sera sans moi les copains, place à une rando-parigot en solo. Mais quand on a pris l’habitude de marcher entre 20 et 30 km par semaine, la petite balade de quartier n’est pas non plus satisfaisante.

 

 

 

 

pont-javel-escalier
joggers au pont de l’Alma

Alors autant attaquer fort en traversant la ville de part en part et dans la grande diagonale. Le parcours sera donc de Bois-Colombes  (Nord-ouest ) au Bois de Vincennes (Sud-Est) en passant par… je n’en sais rien, place à l’improvisation. Notez qu’il existe un parcours balisé PR officiel , le TP1 dont vous trouverez le lien ICI . Il est 9h30, le ciel au dessus de la Défense fait peur à voir tant il est menaçant.

La Seine me barre le chemin et les dômes flambant neufs de l’église du  très controversé Centre culturel Orthodoxe Russe de Paris m’incite à franchir le pont de l’Alma pour une nouvelle photo de ce bloc massif et rutilant dans ce VII e arrondissement, là où jadis œuvrait Météo France.  Ma diagonale parisienne se poursuit sur le quai rive gauche. Joggers, rollers, cyclos, poussettes, promeneurs se partagent les espaces aménagés en contre-bas. On est loin de l’affluence des dimanches d’été, les petits troquets font aux aussi grise-mine que le décor. Les bateaux-mouches ont commencé leur ballet sur le fleuve .

Au loin , la grande roue de la place de Concorde tourne mollement en attendant les fêtes de Noël du mois prochain. Je retraverse la Seine devant les Guichets du Louvre. Le Pont des Arts désormais bordé de plexiglass et débarassé de ces tonnes de cadenas respire enfin. L’amour est parfois lourd à porter .

 

 

 

img_5773
Paris ..ah capitale de l’amour !

 

 

 

 

 

 

 

 

terrasse-tokyo
La terrasse du Palai de Tokyo

Un black solitaire tente de vendre encore des love-locks aux rares amoureux  qui laisseront une trace de leur sur les seuls barreaux de l’escalier . Fin du business. Je croise une roumaine qui me propose de signer la pétition bidon pour soutenir  une asso tout aussi bidon . Je discute avec la fille, elle assume l’escroquerie pour pigeons. Elle a deux gosses à nourrir , je lui refile ma monnaie. Deux cents mètres plus loin, elle rejoint une dizaine de jeunes femmes, elles aussi pétition à la main. Paris est très loin d’être une exception , j’ai croisé les mêmes sur le Chemin de Compostelle. Dieu vous le rendra nous disaient-elles ! Le Génie de La Bastille se profile au bout de la rue de Rivoli . Le monument en travaux émerge d’une ceinture de pubs géantes 4 par 3  Kelvin Klein. Comme à République, c’est le grand ménage du patrimoine un rien maltraité par des mois de manifs post-attentats. Je contourne la place par l’est et descends la rue de Lyon pour rejoindre le viaduc : en dessous une suite de galerie de créateurs branchouilles , au-dessus une couleur verte qui rejoint la place Daumesnil .  L’ancienne voie ferrée arborée traverse l’arrondissement à vingt mètres d’altitude et taille sa route entre les immeubles et cités . Familles, joggers, lovers, squatters, le piéton parisien peut rejoindre ainsi le bois de Vincennes distant de 3, 5 km. Longue et dernière ligne droite, l’avenue de St Mandé descend en pente doute vers la bouffée de verdure de la capitale. Au bout de la rando , le lac Daumesnil m’invite à poursuivre le parcours pour atteindre les 20 km, minimum syndical imposé .

La pluie s’invite, Cygnes, canards et mouettes se régalent du pain jeté par les gosses, je stoppe au kiosque pour m’offrir une crêpe sucre méritée. Deux consommateurs prennent le café en écoutant d’une oreille distraite le discours alcoolisé d’un paumé avec Caddie entre « Rien ne va plus bien ma bonne dame, c’est plus comme avant et qu’il faut faire gaffe pour les gosses ..etc.. » . De la bonne brève politico-sociétale pré-électorale de kiosque  un dimanche grisouille. Je retourne vers la Porte Dorée pour rejoindre le métro. La terrasse chauffée d’un beau bistrot me fait les doux yeux, je craque pour un thé vert le temps d’enregistrer ma trace GPS sur l’Iphone et me le mailer . Paris est une bien jolie patate, libre à vous de la découper selon votre propre recette, de vous y perdre pour découvrir des rues inconnues, des trésors insoupçonnés, des atmosphères inédites.

lac-vincennes
Le lac Daumesnil – Bois de Vincennes

Pose tes charentaises et viens randonner autour de la Mérantaise !

capture-decran-2016-11-02-a-11-40-16
le réseau hydrographique de la vallée de l’Yvette

Retour dans le Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse à frontière entre les départements des Yvelines (78) et de l’Essonnes (91). Après avoir randonné dans la vallée de l’Yvette, je vous propose de découvrir celle d’un de ses affluents : la Mérantaise. Cet itinéraire se fait en boucle au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuses. Comptez une journée complète pour cheminer sur près de 24 km, un très beau parcours qui passe à 75% en sous-bois . Cette longue balade vous fera découvrir dans un premier temps la Réserve Naturelle du Coteau de St Rémy. Après avoir longer la lisière du Bois de Vaugondran, vous rejoindrez l’Yvette en passant par la Gare de Courcelle. C’est là que cette randonnée va prendre du « relief » avec une belle grimpette du Bois de Chevincourt. Le sentier escalade le coteau avant de repartir vers l’est vers le Bois d’Aigrefin. Vous rentrez ici dans la Vallée de la Mérantaise pour une succession de montagnes russes ! En ce début d’automne très humide , le sous-bois sort à peine de la brume matinale. Le sol est tapissé de feuilles de chênes et de hêtres et offre aux randonneurs un tapis confortable. Ambiance de forêt tropicale, les arbres immenses à demi-dénudés étendent leurs bras vers le ciel plombé de grains ménaçant. Après avoir franchi la Mérantaise à proximité du fond Guérin et la fontaine Billehou, vous remontez sur l’autre face de la Vallée de la Mérantaise vers la Forêtdépartementale de la Tête Ronde.

topo rando
carte topo tracée sur le logiciel Openrunner
sous-bois-arbres
ce matin brumeux, la forêt prenait des airs tropicaux
trace-merantaise-jpg
un beau parcours de 24 km à travers bois

Là, le sentier monte très raide pour rejoindre le plateau. Simple visite sur les hauteurs avant de redescendre vers la Mérantaise et la suivre sur quelques kilomètres. La petite rivière  sillonne dans un joli décor où se succèdent les petits ponts de pierres ou de bois, quelques beaux lavoirs restaurés. Vous traversez plus loin la D95 vers le sud pour passer les Prés Bicheret . Le pique-nique est recommandé à Chateaufort. Vous avez alors déjà 12 km dans les jambes et près de 350m de dénivelé , les cuisses chauffent, la montée vers l’église du village finit de vous casser gentiment les pattes , il est temps de poser votre sac dans le pré surplombant la vallée de cette Mérantaise. Vous continuerez de longer la vallée pour atteindre presque Magny-Le-Village. Après un passage dans le bourg de Villeneuve, direction Milon-La-Chapelle. Vous affronterez l’ avant dernière grosse bosse de cette randonnée puis descendrez vers le Rhodon, un des autres petits affluents de la Mérantaise. Traversée de la Forêt domaniale de Claireau, puis les Hauts de Chevreuse, vous voilà de nouveau à St Rémy-Les-Chevreuses. sous-bois-fausseSi vous rentrez sur Paris, le RER B passe ici tous les 20 minutes environ. Cette balade dans la Mérantaise est superbe, elle se mérite aussi . Par temps de pluie, le passage des cavaliers nombreux dans cette zone proche de la Capitale, tend à rendre les sentiers  plus difficiles.  Le dénivelé positif  total n’est pas loin des 500 m . Ce chemin est en partie balisé. Alors n’hésitez pas à reprendre la trace gpx pour le reporter sur une carte IGN au 1:25.000e ou  vous servir d’un GPS . Au risque de me répéter, je vous engage à charger l’APP Iphigénie sur votre smarphone doté du GPS.  Coût 30 euros/an pour toute la France et l’Espagne ! Bonne balade et à très vite sur trekkingzone.worpress.com pour d’autres idées de rando.. en Ile-de-France et plus loin.

Téléchargez la trace au format .gpx ICI

 

 

 

profil-merantaise-jpg tableau-topo-metantaise mobilier-jardin la-merantaise pont-de-bois grange pont-cascadeplatanes