Alors que le camarade Stéphane partait à la conquête du Mont Saint-Michel à la tête d’un cortège de courageux marcheurs peu effrayés par les 44 km annoncés, Jérôme tentait un autre pari . Pour ce guide expérimenté, il s’agissait en effet d’appliquer le plan B, la stratégie anti-grève et anti crue voire anti déprime. Délaissant le Gatinais vers Etampes, véritable casse-pipe point de vue transport, Jérôme décida de traverser la forêt de Saint-Germain en solo, c’est à dire sans assistance administrative !
St Germain? C’est tout droit.
Une poignée d’adhérents, une vingtaine exactement, avait répondu à son invitation et se retrouvèrent à Charles de Gaulle Etoile RER A en direction d’Achères Grand Cormier. Banlieusard futé et habitant Bois-Colombes (vous connaissez ? la favela de l’autre côté du périph) , j’avais décidé de ne pas passer par la case Etoile mais de me rendre directement au point de chute à une heure très très avancée , à savoir 10h33 . Fallait oser, Jérôme l’a fait. Il y a dans la vie de grands moments de solitude. Attendre seul au mauvais endroit fait partie de ces épreuves, de ces erreurs douloureuses : J’étais planté à Achères Ville !
C’est alors que mon portable sonna. Michel m’informa qu’il me faudrait près de 50 mn pour rejoindre la bonne gare entrain et rejoindre le groupe. Mission impossible. Jêrome (toujours lui) consulta alors sa carte et me fixa un nouveau point de rendez-vous à l’Etoile. Pas à la station RER , mais l’Etoile de la Garenne, en pleine forêt. Pour ceux qui connaissent ce bois, il y a presque autant d’étoiles à Saint-Germain que dans la galaxie. Tous les carrefours s’appellent en effet Etoile machin ! Je n’insisterais jamais assez, amis randonneurs apprenez à lire une carte quelle soit papier ou numérique sur votre Smartphone. Avant de partir, j’avais chargé le fond de carte au 1 :25.000e de cette forêt (application Iphigénie IGN) et je n’eus aucune difficulté à rejoindre les copains.
Côté rando, le plan B de Jérôme offrit au moins les avantages de marcher au sec, de rejoindre facilement une gare de retour et d’offrir à tous un peu d’entraînement. Car la forêt de Saint-Germain affiche un dénivelé aussi plat qu’un électrocardiogramme de trépassé. Vue la proximité d’une immense gare de triage, ironique, Michel imaginait déjà un parcours thématique intitulé « D’une Gare RER à l’autre » . Pas une rivière, pas un lac, si ce n’est une gigantesque usine de traitement des eaux. Ces allées rectilignes sont interminables et se ressemblent toutes. Imaginez ce décor dans une grisaille tenace, un coup à vous mettre au bowling ou à l’aérobic option ambiance disco. Après une vingtaine de kilomètres au compteur, cette randonnée emprunta enfin la Grande Terrasse du Château, une jolie ligne droite de 2450 m ! pffuu . Au moment de la dispersion, les plus endurants finirent eux aussi en terrasse, mais celle du bistrot chicos de la place, devant une bière écossaise.
Texte et photos Richard Kirsch
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Première sortie avec l’Asso . Mademoiselle est servie.
Dimanche 5 juin, la Seine joue les stars à Paris en affichant un niveau historique de 6,80m et attire sur ses berges touristes et parisiens curieux . Alors que le Zouave fait le malin de l’eau jusqu’à la taille, une poignée de randonneurs de Sport et Nature font les zouaves vers Tournan-en-Brie dans la gadoue jusqu’aux chevilles.
Le pot de 1 kg de Twix , record battu.Un peu de G14 , des PR , de longues allées , un parcours de 22 km sans difficulté .
Cela faisait deux week-ends que tous les groupes se faisaient essorer, la fréquentation des randonnées Sport et Nature atteignait son niveau le plus bas. Ce jour-là Cyril se retrouva avec 3 participants pour une rando de 34 km à Mantes et préféra annuler vu la météo et les grèves de trains. En compagnie de Marie-Françoise, j’accueillais à peine 8 randonneurs Gare du Nord au RER E pour rejoindre Emerainville en direction de Tournan-en-Brie. Dès l’entrée en forêt, une question agita mon esprit encore embrumé : était-ce vraiment une bonne idée d’aller randonner en Seine-et-Marne ? Fossés débordant, chemins parsemés de trous remplis à raz bord , arbres morts en travers, troncs couverts de mousse et attaque de moustiques géants , C’est dans un décors semi-tropical que le groupe commença une lente progression, un rythme de limace tant le sol gorgé de flotte nous collait aux baskets. Chacun sortit les bâtons de marche histoire de s ‘équilibrer . André en tailla deux ou trois et les offrit aux plus démunis. Je regardais discrètement la carte pour étudier un plan B et une fuite vers Roissy-en Brie ou Ozoir-La-Ferrière. Mais personne ne broncha. Ca pataugeait allègrement, en assurant un maximum . A la pause de 11 h, une copine sortit de son sac un pot d’un kilo de mini Twix , probablement l’effet bouffe-Tv Euro 2016 . Ce fut le quart d’heure « spécial diététique » ou chacun allait de son couplet sur le brûlage de Kcalories en randonnée . Corinne, ma petite cousine, plus geek que moi ( ce doit être dans les gènes) sortit son Smartphone pour nous informer que l’on avait déjà grillé 578,677 calories. Seulement s’exclama Marie-Françoise puis de se servir alors d’une autre barre en lançant son private joke : « Twix again ! » . Lorsque le sentier prenait des allures de piscine olympique, il fallait tailler la route par les bords entre les ronces et les branches mortes , les flaques traîtres et les limaces monstrueuses. Le passage de fossés s’avéra carrément acrobatique. Kho Lanta accès RER ! Je guettais le scoop, le moment où l’un d’entre nous allait s’étaler telle une serpillière dans une cuvette noirâtre. Il n’en fut rien. L’heure du déj approchait à grands pas et fallut trouver un endroit sec pour poser le camp de base dans cette forêt primaire de la Brie. Autant croire aux miracles. L’une de nos adhérentes me demanda alors en toute innocence de nous dégotter une table de pique-nique. Easy ! Je questionnais du regard ma carte Iphigénie sur l’Iphone . Une petit logo bleu apparu plus au sud. Qu’importe, je changeais l’allure du parcours et on fila vers notre but. La table était bien là, certes un peu vermoulue. Patrick et Marie-Françoise bâchèrent une nouvelle fois l’accessoire providentiel et tous trinquèrent au fameux porto blanc dont le niveau de réserve ne semble jamais baisser. La décrue n’est pas pour demain.
La température monta gentiment vers les 22 °C , pas une goûte de pluie ne s’annonçait à l’horizon malgré une humidité ambiante dépassant les 90 %. On quitta la forêt pour rejoindre en pleine lumière le petit bourg de Favières, le chemin se montra plus civilisé jusqu’à Tournan. Le panneau de la gare RER affichait des horaires farfelus , visiblement chamboulés par « les mouvements sociaux » comme l ‘expliquait les messages diffusés par Miss SNCF elle-même .
Nous avions près de 40 mn d’attente, de quoi décrotter nos pompes et pourrir dix mètres de quai . Marie-Françoise extirpa sa fameuse brosse magique à 1 € made in China et on se composa une tenue à peu près présentable pour reprendre le train. La machine roulait vers Paris, personne n’était vraiment certain de sa destination et où il fallait descendre. L’essentiel était de se retrouver à bord dans la bonne direction . Edward sortit de son sac un rayon complet de fruits et légumes. Les plus endurants expliquèrent six fois fois à Corinne ma cousine qu’il ne s’arrêterait pas gare de Lyon ! Le groupe explosa en cours de route dans les diverses gares, en rêvant de décrassage, de lessives, de douche ou bain chaud. Putain de nature !
Texte et photos Richard Kirsch
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11 mercenaires au mental 100% inoxMichel fier de son équipe de choc.
Traditionnellement le mois de mai saucissonné de jours fériés et farci de jours de vacances, annonce la transhumance de printemps. Avec la grande classique de la Bièvre et une longue distance Sport et Nature, nous ne sommes qu’une petite douzaine à répondre à l’invitation de Michel pour une randonnée dominicale dans les Yvelines. Mais ce jour-là 11 mercenaires , dont deux nouvelles adhérentes, affichent un moral 100% inox pour se frotter à une météo bretonne et un parcours de 20 km théorique entre Le Perray –en-Yvelines et Rambouillet via les étangs de Hollande. (Et non, pas ceux du Président) . Quant à moi, j’étrenne pour l’occasion ma casquette neuve d’administratif avec pour missions la relève les compteurs dans le train au départ de Montparnasse et ramener toute l’équipe avant la nuit avec le boss.
Faudrait pas confondre petite averse et précipitation.
un parcours de 24 km de gare à gare . A faire de préférence les jours secs !
Dès la descente du train, un sympathique crachin arrose la région et incite les randonneurs à opter pour un mode étanche renforcé. C’est le grand déballage de la collection de capes de pluie infâmes, de pseudo Kway bariolés, et autres vestes plus ou moins techniques, bref le genre d’accessoires qui vous transforme le fier randonneur en pro de pêche aux moules , voire en schtroumf. Sport et Nature nétait pourtant pas la seule asso à faire le déplacement dans les Yvelines, un autre groupe super bâché affronte le GR11 . On ne le reverra pas. D’ailleurs, on ne verra plus personne tant la météo s’aggrave d’heure en heure. Au bout de 10 km marqué par une progression pénible dans la gadoue, Valentina connaît la première galère d’une série qui marquera sa journée : une jolie glissade transforme son bel imper beige en une infâme serpillière marron . La jeune femme d’origine bulgare ne se plaint pas , on la rince à l’eau minérale pour lui prouver notre compassion. Et c’est reparti mais pas pour très longtemps. En effet la loi de Murphy s’acharne sur la malheureuse ,son pied heurte une racine
le camarade Patrick se met à table et affiche ses convictions.Patrick , le MacGiver des sentiers en plein sauvetage de Valentina
perfide cachée dans la boue et une partie de la semelle se décolle de sa chaussure droite.
Ca baille un max du côté des orteils. (Cela dit une aération providentielle pour évacuer la flotte). Que faire ? C’est à cet instant que l’on reconnaît les VRAIS randonneurs, pas le style promeneur du dimanche. Patrick intervient alors sur le terrain des opérations, Son organisation forçait déjà l’admiration de tous. Pas une rando sans une rasade de porto blanc , ni un plat apéro mitonné la veille. Patrick le seul adhérent à sortir son camping-gaz dès le 1er décembre tapant ! Alors, tel le Mac Giver des sentiers, il extirpe soudain un rouleau providentiel de scotch noir de quoi sauver provisoirement notre nouvelle amie. Car la réparation ne tient pas longtemps. C’est ici qu’une autre randonneuse aguerrie interviendra : Marie-Françoise ! Je ne reviendrais sur le contenu de son sac à dos digne des plus grandes expéditions. La Réunionnaise sortira une bande Velpo dont elle ne se sépare JAMAIS. Il est vrai qu’une quadruple entorse de la cheville avec complication est vite arrivée dans ce sport à haut risque !
une horde de cavaliers en rando d’endurance avait bien labouré les chemins gluants avant notre passage.
Mais il faut bien poursuivre notre route, nous déjouant de tous les pièges tendus pas une nature aussi hostile que détrempée. Et pour ne rien arranger, une horde de cavaliers en trail d’endurance vient définitivement pourrir les chemins déjà labourés et gluants. Déjà les premiers mouvements d’humeur fusent au sein du groupe. Les uns criant famine, les autres s’inquiétant pour la suite de leur soirée, vu le rythme d’escargot. Stoïque et inébranlable tel le bloc de granit martelé par les flots , Michel , guide endurci par l’expérience de décennies de randonnée en groupe, écoute avec flegme les plaintes, les gémissements , rassurant l’une encouragement paternel , motivant l’autre d’une citation philosophico-psychologique dont il a le secret . Après le passage des dix huit étangs, quatorze ponts prévus au programme , analysant sa portion carte au 1 :25.000e avec l’œil de l’expert, il décide qu’une pause déjeuner s’impose sur une ère de pique-nique de préférence civilisée. (Patrick me fit alors remarquer discrètement , que Michel lui donnait toujours l’impression de s’orienter avec une carte postale comme tout support ! )
Edward et Valentina, rencontre chic et choc de deux styles de randonneurs . (notez le sac poubelle à la ceinture , symbole de l’engagement écolo)
La base de loisir étant fermée, le groupe opte pour une immense table en bois d’arbre massif proche d’un parking désert puis déballe son repas., Patrick et Marie-Françoise (dont l’énigmatique complicité et l’affection réciproques suscitent bien des ragots) disposèrent un paréo et une toile plastique originale sur la table en guise de nappe. En effet, ce morceau de plastic blanc décoré de tous les autocollants de contestataires des manifs résumait en un clin d’œil, le caractère anarchico- bolchévique du camarade Patrick.
Immense coup de bol, il ne plut pas durant les quarante-cinq minutes suivantes. Mais immédiatement après, un déluge de flotte nous force à lever vite le camp dans un mouvement de panique. Je consulte de temps en temps mon App Weather Pro . La météo n’allait pas du tout s’arranger. Je ne manque pas non plus de regarder discrètement le tracé de mon Gps sur Iphigénie. Que vois-je ? Toujours généreux et plein de surprise, Michel nous a offert ainsi une boucle et un détour . Son fameux « bonus-rando gratuit » estimé à environ 2 à 3 km supplémentaires. La pendule tournait et la gare de Rambouillet était encore loin. Devant l’insistance du groupe, il renonça avec sagesse à nous faire découvrir un ultime étang . Il faut avouer que question flotte, tous avaient leur dose. Afin de ménager nos dernière forces, vu l’état des chemins, on emprunta la piste cyclable pour rejoindre la ville . C’est vous dire. L’idée était de boire un verre à la gare avant de reprendre le train. Marie-Françoise affirmant que le bistrot était souvent ouvert le dimanche. Raté ! le projet est lui aussi tombé …à l’eau !!
Texte et photos Richard Kirsch
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La bande de gagneurs, guerriers de grands chemins..en route vers l’apéroBalade estivale par l’Abbaye de Royaumont et incursion dans la forêt de ChantillyAprès de nombreux obstacles, une longue errance , le groupe arriva enfin devant les grilles de Royaumont ..fermées . Shit !!
A l’occasion du 8 mai, une quinzaine de champions d’une célèbre association parisienne de randonnée, avaient répondu à la sympathique invitation de Christian et de sa compagne Cécile. Hasard du calendrier, ce couple symbolisait ce jour , anniversaire de la victoire 1945, le rapprochement Franco-Allemand. Car Christian a franchi le Rhin vers les années 90 (??) pour venir travailler dans l’Hexagone. Accent de Bavière irrésistible , sens et rigueur de l’organisation incontestables, extrême gentillesse, autant d’atouts qui ont dû séduire Cécile, cette parisienne intrépide en quête à l’époque de rencontres exotiques. Lors du court briefing à la gare de Luzarches, Christian annonça le programme : la rando sera de 20,5 km. A ce jour, aucun guide n’avait fait preuve d’une telle précision . Le groupe eut du mal à dissimuler son admiration. Toutefois, cette admiration laissa rapidement place à un certain doute, lorsque qu’une demie heure plus tard nous étions ..un peu perdu à la sortie de la gare ! Cela n’avait en fait que peu d’importance, nous avions décidé de passer une journée relax. La météo annonçait 26°c , j’ avais donc opté pour une tenue légère aux couleurs blanche et grise coordonnées. Cette belle unité n’échappa pas aux femmes de goût. Elles m’en firent la remarque, de quoi flatter mon égo et me croire durant deux secondes irrésistible. Avec cette bouffée de chaleur soudaine , les randonneuses s’allégeaient ostensiblement. Ainsi Marie-françoise nous gratifia d’un ensemble vaporeux 100% bleu, du paréo, au t-shirt jusqu’au sac à dos. Bref de quoi s’intégrer discrètement dans le décors. Monique dévoila une fois de plus ses jambes de rêves. Claire était de retour parmi nous, avec une coupe de cheveux estivale et son sublissimal sourire ravageur. La température grimpait, et Béatrice trouva la parade absolue en remontant son T-shirt suffisamment haut pour créer une atmosphère érotique inhabituelle dans un groupe de randonneurs , à majorité des sex..agénaires. Dès le départ, tous se couvrirent de crème solaire.
Véritable Indiana Jones de la rando , Christian le Viking nous mena dans un train d’enfer (Au départ de la gare du Nord) .
Seule Charlotte y renonça, m’expliquant pourquoi, en détail et pendant 2 kilomètres ! Les hommes se dépouillèrent également laissant respirer leur magnifique anatomie de sportif . Il fallut cependant attendre le milieu de la matinée pour que Patrick quitte enfin son Kaway-sudisette. Il chemina alors dans un ancien t-shirt Marathon bleu pétant, moulant son corps sculpté par d’épuisantes séances de gym quotidiennes combinées au plaisirs de la table ! Une vraie prouesse . Après forte insistance, j’avais convaincu Edward d’ôter les bas de son pantalon convertible. Celui-ci, récalcitrant, m’avoua souffrir d’un véritable complexe au niveau des mollets. A la vue de ces derniers, je compris effectivement pourquoi la nature pouvait se montrer parfois si cruelle. Les yeux rivés en permanence sur sa carte IGN, Christian nous guida dans un premier temps vers l’Abbaye de Royaumont. Lorsque les pièges du parcours se dressaient devant lui,il sortait alors crayon et boussole d’une énorme pochette pendue à son cou, remplie d’une foule d’accessoires digne d’une expédition himalayenne. Hélas, l’Abbaye était en travaux. Ayant pris déjà un « léger » retard, nous avons préféré renoncer à la visite du parc . (et garder nos 5€ ) . A la suite d’une courte errance autour de la propriété, Christian retrouva le bon chemin . Attentif à nos besoins physiologiques et nutritifs, il n’hésita pas à stopper le groupe tous les deux cents mètres, un rythme qui contraria rapidement Michel. Celui-ci avait en effet du mal à contenir son incroyable énergie , sa fougue d’efforts, et paradoxalement malgré deux ans de Tai-Chi, une discipline pourtant relaxante censée lui apporter la sérénité. On le vit ainsi disparaître du paysage à plusieurs reprises, de quoi affoler Christian : « ach, nous zavons perdu Michel, il faut courir rraller lé chercher ». Vu la chaleur, personne ne bougea évidemment. Fort heureusement, le randonneur rebelle réapparaissait quelques centaines de mètres plus loin, apaisé et souriant. Ouf !
Marie-Françoise et Michel, deux piliers de la rando, compagnons inséparables taillés pour l’effort , ici au carrefour de l’aventure.
La pause déjeuner fut incontestablement un des moments forts de cette randonnée dominicale entre amis. Les marcheurs manifestant une grande faim, devant leur insistance, après avoir passer quatorze rond-points, au bout de 6 allées interminables, Christian accepta l’idée de stopper malgré que nous n’ayions pas effectué la moitié du parcours, à savoir 10,250 km mais environ 9,785 km !! . Ach ze n’est pas prévu déclara Christian, avant de se résigner. Des troncs providentiels coupés nous offraient une aire de pique-nique idéale. Pour l’occasion j’ avais convié ma cousine Corinne à se joindre cette rando . Apéro, pinard à volonté, ronde des desserts , etc.. elle reste encore sous le charme, elle reviendra, impressionnée par la logistique de Patrick, la créativité culinaire des convives .Rien ne peut remplacer des années d’expériences, voilà le secret ! Toutefois, une légère alcoolémie, le feu des discussions passionnantes, quelques monologues parasites, autant d’éléments qui nous privèrent d’une vraie sieste. A la fin du repas , les filles nous offrirent un atelier « maquillage ». Marie-Françoise leur montra son dernier rouge à lèvres spécial rando et un nouveau rafraîchissant « anti-odeur ». On ne va pas s’en plaindre, notamment en fin de journée ! Conquises, Maria, Cécile, Monique se refirent un rapide make -up, mettant ainsi en valeur leur mine radieuse, déjà hââlées par le soleil printanier. Au fil des kilomètres, de mon côté j’affichais rapidement un teint crevette malgré la crème solaire. Béatrice, toujours le nombril à l’air, servit enfin le digestif au pastis , l’heure du départ sonna.
La forêt de Chantilly n’est pas vraiment réputée pour ses dénivelés !
Il valait mieux car la pendule affichait pas loin de 14h30 et la forêt de Chantilly s’ouvrait à peine devant nous. Christian avait presque convaincu ses troupes d’allonger la foulée lorsqu’un nouvel élément allait anéantir ses espoirs : le muguet et la cueillette ! Les randonneuses découvrirent en effet un eldorado de brins à clochettes. La vitesse passa dès lors de 2,8 km à … 0,002 km/h.Bref nous étions carrément à l’arrêt. Michel en profita pour choisir une pousse de chêne à planter sur son balcon alors que Patrick faisait sa cueillette habituelle de déchets. Il marchera ainsi plusieurs heures avec une cuvette en zinc écrasée et un sac poubelle géant. La psychologie du randonneur n’a pas encore livré tous ses secrets. Quelques bosses de fin de parcours vinrent agrémenter un itinéraire plutôt plat. Les réserves en eau étaient presque épuisées, c’était l’heure de fantasmer sur la bière , le panaché , le Perrier-rondelle, la douche fraîche.. bref d’en finir et surtout avant le dernier train à Fosses -Survillers vers la gare du Nord. Bon, ce ne fut pas la plus belle ni la plus sportive des randos, mais un réel moment de rigolade entre copains , une vraie journée de vacances ! Merci Christian et Cécile pour cette initiative et rendez-vous pour une prochaine sortie avec Sport et Nature, le meilleur club de rando à l’Est du Missisipi.
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Une belle boucle de 17 km en combinant la forêt de Meudon et le bois de ClamartLa nature prête à exploser.
Il y a des matins où une étrange crise de flemme aigüe venue d’ailleurs terrasse l’homme, le genre de pathologie bénigne qui vous scotche un randonneur . Alors que mes petits camarades s’engouffrent dans le RER vers Saint-Rémy les Chevreuses, je finis un petit déjeuner copieux ayant décider de me la rejouer rando-parigot en solo. Mais où marcher ce dimanche ? Comme tout flemmard, l’essentiel est de ménager tout effort mental inutile pour trouver un itinéraire sympa, à portée de scooter. Chaque brin d’herbe et chaque sentier de Ville D’Avray et ses étangs n’ ayant plus aucun secret pour moi, j’opte pour un retour vers Meudon en poussant la balade vers Clamart tout proche . Meudon est un joli et vaste espace boisé au sud de la Capitale, un de mes spots préférés dits de « proximité » . Si vous n’ avez ni scooter, ni voiture, pas de soucis, allez-y en train ou par le tram T2 . Pour rejoindre Meudon sur mon fidèle destrier noir au départ de Bois-Colombes, je rejoins les quais de Seine par la Défense. Ce trajet est déjà très agréable. Aucune trace de bouchon, je rabats le pare-soleil du casque , l’air frais s’engouffre dans mes nouveaux gants d’été ajourés , je roule serein, rythme cruising, rien ne presse, personne ne m’attend. A ma droite le Parc de Saint-Cloud semble aussi sortir du sommeil . Les joggers et VTT se partagent l’espace sous un soleil de printemps éclatant. J’apprécie toutefois mes quatre couches d’isolant (T-shirt Décathlon, petite polaire, doudoune Patagonia, veste Gore-Tex Arc’Terix), le thermomètre affiche en effet 4°c. Je choisis d’attaquer le massif forestier par la face ouest. Je gare ainsi le scooter sur le parking Nicolas de la Grande Rue, à deux pas de la gare Chaville Rive Droite, histoire de prendre le GR qui grimpe jusqu’au pont et franchit la voie ferrée. Je n’ai pas de carte papier, ni de boussole . Séquence pub. J’utilise depuis plusieurs années l’application Iphigénie (IGN) sur mon Iphone 6 . Je dispose ainsi de la cartographie toute la France au 1.2
Meudon difficile ? Meuh non .. parfois seulement !
5.000e et celle d’Espagne . Une App à 31€/an avec les mises à jour ! Arrivée en lisière, je choisis pour un tour anti-horaire. J’envoie le logiciel , le GPS se cale , le smartphone peut maintenant enregistrer ma trace. Etant un geek de la rando, je porte aussi un podomètre-montre de poignet Géonaute Décathlon. Avantage : on ne le perd pas celui-là ! La forêt de Meudon est traversée du nord au sud par la N 118, autrement dit impossible de la franchir n’importe où. Alors il s’agit de viser un des deux ponts et un tunnel. Facile avec la carte. J’aime cette forêt de proximité, elle illustre parfaitement tout la richesse nature de l’Ile-de-France. Malgré les apparences, la région comporte 80% de bois et de terres agricoles ! Et puis Meudon a du caractère et offre aux randonneurs comme aux cyclistes des dénivelés importants pour s’amuser. Rappelons que la fameuse Bossapas (rando sportive de 33 km qui a lieu chaque année en coctobre ) passe ici et la forêt de Clamart. Je monte lentement vers le sommet de Meudon. Les sentiers sont bien entretenus et doublés parfois d’allées cavalières . En cette saison, l’ONF fait un grand ménage afin de préparer l’avenir . De nombreux arbres coupés récemment gisent encore ici et là sur les chemins. Ma montée plein Est m’offre un éventail de rayons solaire jouant avec les arbres. La nature prête à exploser hésite encore à sortir de l’hiver mais déjà toutes sortes de fleurs colorées percent au milieu des jeunes pousses de chênes, châtaigniers ou de hêtres. C’est un WE de vacances et Meudon vit ce matin là au ralenti. C’est parfait. Vers midi, j’improvise un déjeuner près d’un des nombreux étangs. Le ciel s’est couvert, les joggeurs disparaissent progressivement du décor . Je suis à la bordure Est de la Forêt et dispose de suffisamment de temps et d’énergie pour revisiter la forêt de Clamart toute proche. Depuis que je l’ai découverte lors de la dite Bossapas, j’y reviens avec le même plaisir . Ce petit univers aux abords de Paris vous séduira par sa diversité d’arbres et son relief gentiment tourmenté. J’entreprends un tour anti-horaire histoire de varier les plaisirs. La boucle mesure 8 km environ et me conduit de nouveau bers la forêt de Meudon. Un parcours sportif bien équipé offrira aux randonneurs l’occasion de tester leur forme sur divers obstacles et matériels de torture. Comme je le mentionnais le retour vers Chaville implique le franchissement de la N118 . Je décide de le faire en empruntant le pont situé au nord de la ville puis de redescendre vers le sud-ouest par le PR. Fin de la balade vers 16h, le podomètre et Iphigénie consentent à se mettre d’accord pour afficher 17,5 km. Si la distance n’est pas très longue, je ressens malgré tout une sympathique fatigue due au 700 m de dénivelés cumulés (+/-). Un soleil rasant revient en cet fin d’après-midi il joue avec un ciel plombé splendide. Je reprends les voies sur Berges par Suresnes et Puteaux. Les péniches immuables bordent les rives du Bois de Boulogne, l’air est incroyablement pur. C’est l’heure rêvée pour un thé.
Très beau parcours de 19 km dans la Haute-Vallée de Chevreuse
Ne cherchez pas ce lieu-dit, il n’existe pas ! il s’agit en fait du nom de la randonnée organisée depuis plusieurs années par l’Association EOL dans le but d’acquérir et doter l’église de Lévis Saint Nom d’un magnifique orgue . Cette initiative menée par le musicien Francis Vidil est une belle aventure qui débuta en 1993. Au fil des ans, l’instrument n’ a cessé d’évoluer pour devenir une pièce unique. Afin de financer le projet et entretenir par la suite l’instrument Eol organise des concerts mais aussi une randonnée pédestre dans la Haute-Vallée de Chevreuse. (20€/personne). Cette sortie désormais classique a lieu deux à trois fois par an. Elle attire parfois plus de 200 participants lors de cette très belle balade en forêt marquée par 4 à 5 pauses musicales dans les églises de la région.Au cours de ces escales, les randonneurs découvrent toutes les richesses et les facettes de cet instrument difficile au cours de mini-concerts donnés par le patron des lieux, Francis Vidil , en compagnie d’amis musiciens.
Francis Vidil en explication des cloches-tubes
Avec beaucoup d’humour et une modestie travaillée, l’organiste nous fait voyager dans un univers technique, culturel et spirituel. Sa passion pour l’instrument semble sans limite, une machine exceptionnelle mis en péril par l’apparition des systèmes électroniques dans les années 70 comme Francis Vidil nous l’expliquera toute au long de cette randonnée. Pour cette 28e édition, le parcours débuta à l’Eglise de Lévis Saint-Nom pour un concert orgue et trompette.
Le groupe d’une soixante de marcheurs s’arrêta à la pause du déjeuner à Saint-Forget.En début d’après-midi, nous avions rendez-vous à l’église de Dampierre. Cette fois l’orgue se combina à la flûte de Pan . Puis la longue colonne de randonneurs prit la direction de Notre-Dame de La Roche pour un court concert en solo. De retour à Lévis Saint-Nom, Francis Vidil et deux jeunes virtuoses se succédèrent au clavier dans des oeuvres de Heindel, Brahms et en improvisation sur des thèmes contemporains voire très jazzy. La Route des Orgues sera aussi l’occasion pour certains de découvrir un très beau parcours de rando d’un niveau moyen avec quelques longues grimpettes typiques de la Vallée de Chevreuse, rappelons-le, un site protégé.
La Seine-et-Marne (77), le plus vaste des départements d’Ile-de-France, offre un terrain de jeu infini pour les randonneurs. Au-delà de la Forêt de Fontainebleau, la Seine, ses affluents, ses étangs et ses autres court-d’eau sont propices à tracer de nouveaux itinéraires en pleine nature à moins de 80 km de Paris. Par ailleurs, le réseau SNCF ou RER permet de rejoindre facilement les gares de départ. Stéphane, guide et animateur chez Sport et Nature nous proposa en novembre d’aller découvrir les multiples facette du Loing et de son canal aux alentours de Morêt. (voir le volet historique ci-dessous). Cette boucle de 27 km débute et se termine à la gare de Veneux-Les-Sablons. La topologie n’offre évidemment aucune difficulté, à part deux trois grimpettes. Rien d’étonnant d’y croiser beaucoup de promeneurs le long des berges du Loing et de son canal parfaitement aménagées et bien entretenues. Cette randonnée tranquille emprunte par endroit le GR11 et GR13B et sillonne entre de nombreux étangs et zones marécageuses. Il fait pique-niquer aux abords des multiples barrages qui régulent cet univers fluvial.
Au début du XVIIIe siècle, le duc d’Orléans demande la réalisation d’un canal le long du Loing. La circulation des bateaux qui, après avoir emprunté le canal de Briare achevé en 1642 ou le canal d’Orléans terminé en 1691, descendent cette rivière affluent de la Seine pour approvisionner Paris et sa région, est gênée par son cours comportant des pertuis dangereux. Louis XV donne son accord au duc d’Orléans en 1719. Un canal reliant le canal de Briare à celui d’Orléans à Buges est d’abord creusé et achevé en 1721. Les travaux sur le canal du Loing, proprement dit, débutent en 1720 : le canal suit le tracé du Loing en empruntant à huit reprises son lit. Les travaux sont réalisés sous la direction de l’ingénieur Jean-Baptiste de Regemortes entre 1719 et 1724.
Une boucle de 20 km depuis la gare de Villaines-sur -OiseUn profil plutôt facile avec quelques bossesDe nombreux plans parsèment cette forêt . Difficile de s’y perdre !
La jolie forêt de Carnelle fait partie des petites perles que compte l’Ile de France en matière de balades et randonnées. Pour vous y rendre, il suffit de prendre le train à la Gare du Nord à Paris, direction de Luzarches. Le parcours proposé débute et se termine à la gare de Villaines-sur-Oise. (Carte Navigo ou tickets Mobilis 5 zones – 16,60€). Cette randonnée assez facile vous fera passer par le village de Saint-Martin du Tertre et le magnifique Château de Franconville , style néo-Renaissance, copie exacte de celui de Maisons-Lafittes. Il abrite aujourd’hui un centre hospitalier de longue durée. Lors de votre passage dans la forêt de Carnelle, quittez le GR1 et faites un détour par l’Allée Couverte La Pierre Turquoise. Ce sanctuaire du néolithique , long dolmen composé de 5 dalles, mesure près de 11 mètres de long. Désormais, sa hauteur ne dépasse pas 1,50m de quoi amuser les enfants en balade. Profitez de la présence des lacs alimentés par le Ru de Presles pour pique-niquer sur les rives accueillantes. Sortis de ce joli bois parfois sillonné par des combes, vous reviendrez dans la plaine. Les cultures alternent ici avec de gros bosquets et se perdent au lointain dans une suite de vallons verdoyants. Cette randonnée de 20 km ne présente pas de dénivelés importants, certains passages peuvent devenir boueux mais rien de bien méchants. Prévoyez l’horaire de votre retour, la fréquence des trains jusqu’à Paris n’est pas très bonne (toutes les heures) .
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La signalisation typique des carrefours importants dans les forêts d’Ile-de-FranceLes chemins de randonnées passent ici par les terres agricoles . Attention aux chasseurs les week-ends !
le tour des 3 étangs , un grand classique de Vallée de la Bièvre
La Bièvre, cette minuscule rivière des Yvelines fait toujours son numéro de charme et n’en finit pas d’attirer randonneurs, joggers, VTT et autres promeneurs. C’est ici que Michel, un de mes potes du club avait décidé de me faire passer un petit examen de guide pour l’association Sport et Nature. Pour l’occasion, il nous avait concocté un tour des étangs au départ de la gare de Versailles-Chantier. Ce dimanche matin de novembre, le thermomètre avait un peu perdu la raison et affichait près de 15° ! Résultat, pas moins de 38 randonneurs avaient renoncé à la grasse-mat’ et s’agglutinaient devant la gare pour écouter les instructions habituelles de base d’une rando en groupe. Vu le nombre, la première responsabilité du guide reste avant tout la sécurité . Notamment tous les franchissements de routes demandent une réelle vigilance. La seconde est bien sûr de ne perdre personne en chemin . Vu que le groupe peut s’étirer sur plus de 500 m , un randonneur décroché peut très bien perdre de vue le peloton et paniqué. Soit dit en passant la plupart des randonneurs d’association ne sait pas ou refuse de lire une carte ! Côté parcours, nous avions prévu une longue boucle autour des étangs du Val et de la Geneste. Sport et Nature avait annoncé sur son blog : niveau Facile, peu de dénivelé, d’où l’affluence en ce WE particulièrement chaud. Ma première expérience de guide fut marquée par une erreur classique. En effet, le matin j’avais mené le groupe d’un bon train, voire un train trop rapide. Résultat, une bonne dizaine de randonneurs se sont plaint à la pause de 11h: » on avait dit facile..etc etc.. ». Bref ça râlait un peu dans les rangs et il a fallu lever le pied l’après-midi. Le déjeuner ayant été copieux et bien arrosé, comme d’habitude, le rythme général chuta rapidement.
Quelles leçons retenir ?
Le tracé . il est impératif que le guide parte avec le tracé papier de sa randonnée à base d’un fond de carte au 1:25.000e . Le programme Openrunner permet de le faire assez précisément. Pour ma part j’utilise en appoint le GPS de mon Iphone avec l’App IPHIGENIE. Prévoir un plan B plus court en cas de blessure sérieuse, problème médical divers et mauvaises conditions météo
Au départ : Les randonnées se déroulent de gare à gare. il est important de prévoir un RDV suffisamment en avance ce jour là (20 à 30 mn). Arrivé à destination, tenir un briefing en exposant les règles à suivre. Le guide doit également assoir son autorité avec douceur, humour mais fermeté.
Le rythme, la distance : En général, les randonneurs de ce style de groupe ne s’intéressent pas ou peu à l’itinéraire. ils veulent que le guide respecte le programme annoncé en matière de rythme mais aussi de distance. Trop lent, trop rapide, il est parfois difficile de satisfaire tout le monde . Et pourtant, il arrive souvent que les guides soient face à des erreurs de lecture ou des changements de balisage , de quoi rallonger la rando de quelques kilomètres et susciter le mécontentement. Rien de bien méchant.
Les pauses Avec un groupe de 38 personnes peu homogène, il convient de faire des pauses « techniques » toutes les heures , de compter les participants , de les regrouper assez souvent. Au départ de ces pauses, il vaut mieux regarder autour de soi . Un sac laissé seul sur le sol signifie que son propriétaire est quelque part au petit coin. Et puis il y en aura toujours un qui oubliera ses bâtons. Le mieux est de former des binômes . Chacun surveille chacun. Un guide adjoint peut aussi fermer la marche. Le déjeuner dure de 45 minutes à 60 minutes
La sécurité . Lorsqu’on emprunte une portion de route, faire marcher tout le groupe du même côté assure une meilleure sécurité. Un gilet jaune est souvent conseillé. Certains passages deviennent très boueux les jours de pluie, et les descentes un peu périlleuse ou acrobatique. Le guide se calera sur les randonneurs les plus lents. En période de chasse, le guide tiendra les randonneurs bien regroupés
Le retour : Certaines gares ne sont pas très bien desservies , la fréquence des trains peut dépasser une heure. Le guide veillera donc à prévoir l’arrivée du groupe au bon horaire de train. Il n’est pas agréable d’attendre sur un quai glacial. Certains randonneurs seront ravis de prendre un pot au bistrot , d’autres n’ont qu’une idée : rentrer vite.
Ne vous fiez pas aux apparences, les Yvelines cachent bien leur jeu en matière de randonnée. Je fus en effet totalement surpris par le charme de ce parcours de 25 km au départ de la gare de Coignières. (Prendre le train à la gare Montparnasse pour la rejoindre). L’arrivée dans cette banlieue des Yvelines n’a rien de vraiment engageant mais il suffit de franchir la N10 pour découvrir un tout autre décors en empruntant le GR11. Cet itinéraire remonte vers le nord au travers d’une forêt magnifiée par les couleurs de l’automne. Après le joli village de St Rémy-L’Honoré, cette randonnée traverse Tremblay-Sur-Mauldre et une partie de son golf.
Cette région des Yvelines alterne forêts, plaines et passent par de nombreux étangs.
La boucle se poursuit alors jusqu’à Les Mesnuls par une succession de chemins bordant des petits bois. En cette saison, les randonneurs cohabitent le dimanche avec les chasseurs. Les zones à éviter son clairement balisées, il suffit de bien rester sur son sentier. Le reste du parcours traverse en majorité de la plaine jusqu’à la gare Les Essarts-Le Roi. Cette randonnée ne présente pas de difficultés majeures si ce n’est ses 25 km et quelques dénivelés en sous-bois plutôt gentils. Dans son ensemble, les sentiers restent très praticables même par temps de pluie . Cette randonnée peu connue constitue une alternative intéressante à la Vallée de Chevreuse souvent très fréquentée le week-end.