Archives pour la catégorie rivière

Chemin des Longs Sillons : Randonnée à Thomery

D’année en année les randos en forêt de Fontainebleau  finissent par se ressembler . Et l’on a parfois l’impression d’avoir tout vu de cet imposant domaine. Pourtant Il suffit  de s’éloigner des sentiers sablonneux,  des fameux rochers et de faire simplement un détour par les bords de Seine pour découvrir en lisière d’autres trésors du département (77). En longeant les berges verdoyantes  depuis votre gare de départ à  Fontainebleau-Avon, vous arrivez à Thomery blottie dans une anse du fleuve et dominée par de hautes rives boisées. La véritable curiosité de ce village ne réside ni dans l’histoire de la batellerie, ni dans celle d’un peintre impressionniste mais dans son passé viticole ! Revenez un instant vers 1830, vous apercevrez alors plus de 250 km de murs plantés de vignes . Hautes de 2,50 à 3 m et espacés de 9 à 10m, ces constructions forment de long passages où pousse le Chasselas de Thomery. La réputation de ce raisin de table  dépassait  alors nos frontières. Les tables des grandes capitales européennes , jusqu’en Russie,   en raffolaient . Les randonneurs ne manqueront pas de suivre un  court itinéraire bien balisé : Le Chemin des Longs Sillons. Une signalétique soignée raconte ici l’histoire glorieuse de cette production qui se poursuivit jusqu’au milieu du XXe siècle. Dès la fin août,  on peut même goûter aux premières grappes de Chasselas qui ornent ces murs de pierre avant de revenir dans la forêt toute proche. Afin de donner bonne mesure à  votre balade , soit une vingtaine de kilomètre  jusqu’à la gare de Veneux-les-sablons, repiquez plein ouest afin de longer le bel aqueduc du Loing, un des trois ouvrages qui alimentent Paris. Cet itinéraire ne présente aucun dénivelé et peut au besoin de diviser en deux portions de 12 km en arrivant ou en partant de la gare SNCF de Thomery.

Téléchargez la trace GPS  de cette randonnée ICI

Pour en savoir davantage sur Thomery, cliquez sur ce lien

Un système complexe d’aqueducs pour alimenter Paris. Une large partie de voies est enterrée.

 

Explorez le Canal de l’Ourcq : Un Voyage au Fil de l’Eau

une douce et calme monotonie
Près de 97 km de balade à pied ou à vélo jusqu’à Paris

Bon d’accord , le sujet est un peu bateau. Quel parigot n’a-t-il pas randonné ou pédalé  un dimanche sur les rives du  canal de l’Ourcq  ?!  Cependant cette propriété de la ville de Paris n’ a pas toujours été un lieu de promenade, un site touristique voire une annexe de Paris-Plage sur Seine du côté de la Villette. Vous découvrirez un résumé de son histoire dans les lignes qui vont suivre.  Bref si un jour, vous êtes soit en panne sèche  d’idée de trek péri urbain, soit trop flemmard pour affronter plus de 80 m de dénivelé cumulé, prenez le train à la gare de l’Est et descendez à celle de gare de Crouy , non loin de Meaux, pour randonner sur un canal ..reposant !

un parcours de rando rectiligne à souhait
Une idée de randonnée très facile en famille.

Admirez au passage le fameux Donjon du Hussoy et en route pour par une balade radicale ..allez d’au moins  15 km sur le chemin de halage parfaitement entretenu. Avec un peu de chance vous y croiserez quelques ragondins tirant des bords ou des canards col vert en escadrille.  Attention, cependant ne vous fiez pas aux apparences de ce périple paisible . Vu le relief et le tracé,  personne n’est à l’abri d’un endormissement  soudain ou d’hallucinations  (style apparition de crocodiles)  suite à un pique-nique du midi un peu arrosé au rhum arrangé.  Si la chance perdure, tentez une visite improvisée à l’usine élévatoire de Villers-Les-Rigault . (Une charmante bourgade peuplée de Rigault et de .. pas Rigault comme dirait une amie charmante).

Le canal de l'Ourcq alimentait alors Paris en eau
Un canal destiné à l’époque pour alimenter Paris en eau.
une usine élévatoire digne de Jules Vernes
une machine élévatoire pompait, pompait…

Afin d’augmenter le débit, la machine propulsait à l’époque 500 litres d’eau par seconde de l’Ourcq vers le canal, douze mètres plus haut . Vous traverserez ensuite le village  de Isles-Les-Meldeuses, un nom qui permet un autre jeu de mots de haute volée. Au terme de ces kilomètres de méandres baignés d’une quiétude inégalée, quittez le canal pour vous enfoncer dans un univers nettement plus sauvage , la forêt Domaniale de Monceaux et ses grandes allées. Le GR11  vous mènera alors au bout de  cette aventure, à savoir à la gare de Trilport. Le train venant de Château-Thierry passe ici toutes les heures et nul bistrot à l’horizon. Bonne chance encore !

 

Lire la suite Explorez le Canal de l’Ourcq : Un Voyage au Fil de l’Eau

GR13 : lâche ta Souppes y’a du bouleaux à Nemours !

randonnée Souppes Nemours Seine-et-Marne

foret de Nemours- randonnee sur le GR13
La forêt de Nemours..on the rocks

Il y a des randos qui vous tirent de l’hibernation et vous redonnent la pêche pour  une semaine. Celle-ci fait partie des anti -dépresseurs qui devraient être remboursés par la Sécu car  son efficacité  dépasse les 250%  ! Ce dimanche -là j’avais volontairement écarté le parcours commando de 27 km à Rambouillet proposé par Cyril de Sport et Nature pour suivre  celui de Geneviève, sympathique guide, également active auprès des Amis de la Nature, une organisation orientée  davantage « sénior ++ « . (dixit GH). J’avais convaincu Christine d’y participer en lui jurant que la météo serait magnifique, les chemins asséchés et que les 22 km en forêt de ..Fontainebleau seraient une partie de plaisir. Nemours.. Lire la suite GR13 : lâche ta Souppes y’a du bouleaux à Nemours !

Randonneurs en Seine et Marne : Un Voyage Étonnant

Lagny-Thorigny.. tout le monde rebrousse chemin par les passerelles anti-crues

Janvier, mois de toutes les résolutions de purification morales et physiques où les images bibliques de jadis se télescopent aux selfies narcissiques d’un XXIe siècle décadent, comment ne  pas songer avec nostalgie aux  Rois Mages en rando   vers la Galilée (source Wikirsch : Sheila – ‎Mars 1971 de ‎J Schmitt / C Carrère) mais plus encore à cet homme d’exception, autre randonneur infatigable qui erra dans le désert pendant quarante ans pour faire sortir d’Egypte son peuple empêtré dans un sacré pétrin, je veux parler de Moïse. Parmi ses exploits, rappelez-vous de sa fameuse traversée  de la mer ..à pied. Parallèle historique assez audacieux, je vais vous relater l’histoire d’un groupe de 27 randonneurs immergés cette fois en Seine et Marne, le premier w.e après l’épiphanie, synonyme pour vous, misérables païens, de frangipane, fève et couronne en toc . Cette fois ci, le guide du groupe se nomme Geneviève, femme rigoureuse qui veilla des décennies à faire respecter les lois gravées dans les tables républicaines et qui après une révélation probablement divine, se consacre à maintenir sur le bon chemin les brebis de Sport et Nature et des Amis de la Nature.  Sa mission est  ce jour-là de purifier une poignée de randonneurs en surpoids, et en proie à une ankylose musculaire hivernale sévère. Lors d’un premier message par mail, elle les avait prévenus sans ménagement :  » Bande de petits ..sal.. (éloignez les gosses de l’écran), vous allez expier vos fautes, de Lagny-Thorigny à Meaux lors d’un parcours de 23 km mené au rythme infernal de 4,5 km/h que je qualifierai en un mot d’allure SOU-TE-NUE. ». Ce qualificatif avait eu pour effet de décourager les moins entraînés d’entre nous qui préfèrent tester chez eux leur nouvel écran plat 82 pouces ou faire je ne sais quoi sauf d’aller au rdv à la Gare de l’Est à 9 heures du mat’ .

 

La Seine et Marne, la Brie dans toute leur splendeur

La promesse de cette purification péripatétique et un soleil radieux remplirent de joie les 27 randonneurs volontaires et tous affichaient un large sourire à l’idée de revoir la citée, sa cathédrale, Coppé son maire et ses kébabs. La ville et certains se réveillaient lentement, quelques autres avaient oublié leur déception d’avoir rater une semaine auparavant un Meaux By Night  very pathétique, ou s’en réjouissaient, au choix . (Voir  notre dernier article  « Rando d’hiver ? ..pas de la tarte mais de la galette  «   https://wp.me/p6NqC2-TA). Néanmoins les fidèles et piliers de Sport et  Nature marchaient pour beaucoup le cœur serré, l’âme encore marquée du souvenir d’une randonnée estivale douloureuse dont les faits sont relatés dans un autre article intitulé « Errance et zizanie à Meaux » – https://wp.me/p6NqC2-Ny ).

Bon, ok, raté le pique-nique à table !

Une fois encore le sort s’abattit sur  ce parcours francilien dès le premier kilomètre. Dès Lagny un univers liquide leur barra le chemin . La Marne était sorti de son lit elle aussi et les berges du GR1 submergées n’étaient plus qu’un vague souvenir.  Qu’importe, les marcheurs et leur  guide s’élancèrent au- dessus des flots  ! Rien ne semblait pouvoir anéantir leur appétit de kilomètres ni les détourner de leur but, atteindre la ville. Lorsque les dernières passerelles métalliques anti-crues disparurent du décors, tous regardèrent vers le ciel et demandèrent à Dieu lui-même : « Pourquoi cette p…de rando à Meaux est-elle maudite ? » . Aucune réponse ne se fit entendre . Alors Geneviève trouva une issue de secours dans les cartes. Fluctua nec mergitur, alleluia, une route parallèle nous conduirait jusqu’à la forêt, loin du traitre fleuve. C’est ainsi que l’on  traversa une nature aux allures de rizière (dixit Sylvie,  trekkeuse au long cours très imaginative) en remontant le canal menant à Meaux. Après 14 km, notre guide stoppa net notre progression.  Nous étions arrivés sur l’aire du pique-nique mais consternation et rigolade générales,  les tables baignaient dans une marre immense. La troupe fut invitée fermement à rester groupée sur la berge lors du repas. Seuls, quelques Judas bravèrent l’autorité pour s’installer sur un pont. Dans sa miséricorde Geneviève les pardonna et rompit une fois encore le pain et la galette, l’ apôtre André partagea le vin, je me crucifiais sur le sol pour m’imprégner du soleil miraculeux . Nous avions quitter Mareuil et nous cheminions vers Nanteuil lorsque un autre obstacle de taille se dressa devant vous : la redoutable route nationale N36. Perfide, bruyante, symbole de la triste zizanie d’octobre 2017 , l ‘artère infranchissable défiait une nouvelle fois un guide de Sport et Nature. Michel BL, meneur de cette rando à l’époque,  se remémora soudain cet instant tragique ou le groupe de 53 marcheurs se scinda en deux sous ses yeux remplis d’impuissance et  de résignation, les uns suivant un chemin incertain en lisière de forêt, les autres coupant à travers champs.

Parcours long mais facile avec le passage délicat de la RN 36

Geneviève chassa de son esprit cette visions cauchemardesque, préférant s’en remettre au bon sens , à sa carte et ..à Google Map. Quelle pitié ..Je pestais une nouvelle fois contre tous les guides de la terre hermétiques aux App de rando dignes de ce nom. Malgré tout, notamment les rond-points, nous avons réussi à rejoindre le GR1 . Les deux kilomètres se firent dans la boue des champs et une ultime route inondée nous força à escalader un coteau glissant pour  enfin rejoindre Meaux. De 23 km annoncés, nous en étions à 27. Le petit plus habituel offert par l ‘association. Ne la remerciez pas c’est cadeau !!

Téléchargez la trace GPS   en cliquant ICI

 

Errance et zizanie à Meaux, la rando de tous les maux !

Un itinéraire de 26 km pifométrique à rallonge !

C’est l’histoire d’un beau dimanche d’automne, un de ces jours divins où l’été allait jouer les prolongations et pousserait les franciliens les plus flemmards à profiter de la nature et regarder le soleil embraser le décor. Bref un jour de rêve pour randonneur puisque le mercure allait même grimper ce jour-là jusqu’à  24 °C  !  C’était prévisible,  pas moins 54 membres  de notre association s’agglutinèrent  dans le hall  de la gare de L’Est avec le programme initial de parcourir 20 km idylliques  sur les coteaux de la Marne. Un beau dimanche certes,  où la SNCF décida sans prévenir de supprimer le train desservant la gare de Nanteuil Saacy, une gare de banlieue anodine, banale mais hélas gare du point de départ de la rando. Aucun train avant une heure, entrain brisé net, il fallut renoncer à rejoindre la station puis de concevoir un plan B. Michel, notre malheureux et guide maudit en charge de cette meute de marcheurs affamés de sentiers opta pour aller à Meau et longer peinard le canal vers Lagny. Un beau dimanche en perspective et une promenade tranquille quoi ! Une balade même plus courte que prévue , un itinéraire  facile, sans stress ni contrainte. Il suffirait juste de cheminer sur les berges  rectilignes où 54 marcheurs  dociles  et joyeux contempleraient les cygnes et les roseaux. Arrivé à Meaux, il fallut néanmoins expliquer, réexpliquer le nouvel itinéraire.  Et  convaincre cette troupe rêvant de vignes verdoyantes et de dénivelés qu’elle ne perdrait pas au change en troquant des coteaux contre un canal. Facile .. hum..

Echange coteaux contre canaux. Ça vous va ?!!

Meaux, morne plaine..

Meaux, sa gare , au loin sa cathédrale magnifique , son maire célèbre au nom de Coppé.. Cette jolie ville est traversée par la Marne d’où part le canal depuis Vitry-Le-François. A gauche des ponts, à droite des ponts, des GR  qui suivent les rives s’étirant dans plusieurs directions. L’endroit idéal pour se planter dès le départ d’une randonnée ! Le bons sens nécessitait peut être de sortir une boussole et partir au sud-ouest et non de  suivre un balisage incertain vers l’Est lointain le long d’une berge verte et attirante ?  Il n’en fut rien, résultat le groupe de 54 marcheurs remonta la Marne au lieu de la descendre et rata le canal ! Ce n’est qu’à Nanteuil-les-Meaux qu’on réalisa avec effroi que Lagny était à l’opposé. Une erreur de navigation peut toujours se produire.  il suffit soit de revenir sur ses pas , soit de remettre le cap dans la bonne direction pour reprendre le GR dans le bon sens. Mais en ce magnifique dimanche d’automne, on piqua plein ouest dans l’inconnu avec l’espoir de rejoindre ce foutu canal. Perplexe, je déchiffrais une nouvelle fois la carte du coin sur l’App Iphigénie et constatait qu’une départementale 4 voies allait se présenter devant nous, et ce sans aucun pont ni sous-terrain, genre ligne Maginot du randonneur. Après une errance en zig zag dans une vague ZAC, des signes de forte mauvaise humeur  s’élevèrent de la meute lorsqu’elle butta sur les rails de la départementale. Il fallait contourner l’obstacle, soit en revenant à droite chercher un rond-point vers Meaux, soit descendre au sud attraper une lointaine passerelle. On choisit cette option sans conviction en longeant la 4 voies sur plus d’un kilomètre.

Et Google Maps prit subitement le pouvoir

Petit moral mais grosse fatigue au pique-nique !!
54 , record battu !!

54 marcheurs en file indienne, ça donne envie de se mettre à la rando!  Après le coup de la ZAC, certains étaient presque au bord de la rupture et manifestaient leur ras le bol et le désir de rejoindre la gare la plus proche. Une fois la départementale enjambée, aie..je réalisais avec stupeur qu’aucun chemin ne permettait de rejoindre le canal de Meaux ! Un champ immense nous séparait d’une petite forêt qui menait vers Mareuil et sa gare providentielle pour certains. L’inquiétude monta d’un cran. Le randonneur du dimanche sans chemins balisés c’est un peu comme une loco hors des rails. A cet instant de doute, une quarantaine d’entre eux préférèrent suivre  le guide officiel pour contourner le désert, j ‘attirai les plus téméraires plein ouest sur la terre retournée. Un vent de zizanie soufflait alors sur la plaine! Il n’allait pas s’apaiser sur la suite du parcours lorsqu’il s’agit de suivre ou non le GR14A en forêt et de se rallonger de 1 à 2 km. Si le randonneur du dimanche hait l’absence de sentiers balisés, il connait désormais l’usage du GPS et plus encore celui de Google Maps. J’avais pu le constater en juin dernier sur le Camino del Norte vers Compostelle. Deux jeunes lettonnes marchaient tablette en main en ignorant même qu’il existât un chemin fléché de jaune et des coquilles ! Magique, la fonction « piéton » de Google Maps permet en effet de rentrer chez soi à pied , quitte à utiliser les pistes cyclables et des nationales ! La cartographie passe-partout n’est pas au 1:25.000e mais avec un peu de chance, le randonneur peut toutefois tomber sur un GR. Smarphone en main, un groupe de dissidents taillait ainsi la route vers Lagny alors que Michel et moi, pauvres nains,  étudions encore la carte IGN et l’App Iphigénie pour concevoir un parcours digne d’une vraie rando et non pas un banal itinéraire calculé par Google. A force d’errer entre les rives de la Marne, les ZAC les départementales, hors des sentiers battus, et de chercher un canal, le podomètre s’affola. D’un parcours initial de 20 km, je comptabilisais 26 km à l’ arrivée en gare de Thorigny-Lagny … et quelques déserteurs !

 

Téléchargez la trace de cette randonnée : https://www.visugpx.com/BdaehgOgss

Idée rando : mettez vous Auvers sur l’Oise (95) 27 km

un parcours de 27 km très boisé sans difficulté.
Le GR1 suit ici l’Oise sur quelques kilomètres

Paris s’est vidé de ses habitants, les touristes ont investi la Capitale soumise aux caprices d’un été alternant épisodes caniculaires et polaires. L’ile de France ouvre ses grandes espaces désertés aux randonneurs parigots. Notre copine Chantale nouvelle guide de Sport et Nature nous invite à découvrir la partie Est du Vexin au départ de la gare de L’Isle-Adam. La locale de St Leu a concocté une boucle de 24 km sur le papier. Nous en ferons 27, mais qu’importe, le parcours en valait la peine. La bonne idée fut de renoncer de commencer cette randonnée par  la forêt de l’Isle-Adam, tellement connue, mais de suivre l’Oise sur une longue boucle jusqu’à Champagne (sur Oise , of course ) et de traverser le Bois de la Tour du Lay en suivant notamment le GR1. Ce sentier qui encercle la région parisienne passe ici par Nesles-La-Vallée. Le charmant village nous accueille pour un pique-nique mérité sur la berge d’un canal verdoyant après 13 km menés à un bon rythme. Afin d’éviter un long passage dans la plaine, Chantal a choisi de descendre plein sud par un long goulet de verdure  ou s’enchaînent les Bois des Vignes, le Bois des Cocus (!), le Bois le Roi et qui se termine par la Côte de la Thibaude. Ce superbe chemin conduit à Auvers-sur-Oise, une destination beaucoup plus fréquentée ce dimanche. Si la présence de Van Gogh reste omniprésente bien sûr, le château, les terrasses des cafés et le calme des bords de l’Oise en font une idée de balade très accessible depuis Paris et passionnante. Une partie du groupe reprendra le train ici, le reste continuera en franchissant l’affluent de la Seine jusqu’à la gare de Mériel. C’est ici que Jean Gabin a grandi avant de devenir  l’immense acteur que l’on connaît. La ville lui a dédié un musée discret non loin du chemin de halage. Cet itinéraire ne présente pas de difficulté si ce n’est ses 27 km. Il permet de découvrir quelques perles du Vexin, un parc naturel classé vaste de 65.000 hectares regroupant 66 communes, une voie romaine sublime ainsi que des vestiges historiques remontant à 2500 ans avant J.C.  A parcourir sans modération.

panorama du Vexin
Le musée Jean Gabin à Mériel
Ici vécu Van Gogh à Auvers-sur-Oise
Demeure et restaurant de charme
La mûre toujours la mûre !
Nesle-La-Vallée
Un pollissoir de silex datant de 2500 ans avant JC découvert en 1969.

Télécharge la trace GPS de cette randonnée :  ICI

Suivez le GR2 : Une Aventure Près de Paris

Le port St Nicolas

Il y a des dimanches où une étrange flemme vous cloue au lit et vous fait renoncer à prendre le train et rejoindre votre club de rando. Ce jour-là le soleil a eu cependant le dernier mot et a poussé le randonneur à boucler son sac à la hâte et claquer la porte pour une journée de balade en solo. Depuis le temps que les péniches de Conflans St Honorine me faisaient de l’œil lorsque je passais en RER sur les hauteurs de la ville, il fallait que j’ aille voir ce fleuron de la batellerie de plus près. Je rejoignais la gare de Maisons-Laffitte et commençais mon périple en suivant le GR2 qui longe la Seine. La traversée de Sartrouville, Cormeille-en-Parisi n ‘a rien de folichon entre cimenteries désaffectées et décharges sauvages. Puis soudain le GR2 prend de l’altitude (quelques dizaines de mètres ! ), un sentier étroit et verdoyant me guide vers La Frette. Un circuit thématique entraîne ici le randonneur  sur la trace des peintres Impressionnistes dont Pissaro. Il fait dire que le paysage se prête à la rêverie, à un voyage au XIXe siècle , époque des bateaux-lavoirs, des barges en partance pour Rouen ou le Havre . Le fleuve serpente lentement dans son écrin.  Au loin les usines du Val d’Oise replongent le visiteur dans le présent. Il faut presque trois heures pour atteindre le Port Saint-Nicolas de Conflans- St Honorine. Avec les années, la petite ville a pris une dimension touristique que j’ignorais. Les quais boueux de jadis ont été réaménagés en promenade où l’on se pause ou se délasse sur des transat de bois. Les péniches d’habitation fleuries bord à bord donnent une merveilleuse impression de quiétude voire de vacance. Les chantiers de naguère ont presque tous disparus, les berges ont ouvert leurs espaces aux restaurants dont les terrasses ombragées font désormais le bonheur des familles en balade ou des amoureux en quête de romantisme. Les affamés d’histoire ne manqueront pas d’aller visiter le Musée de la Batellerie. Je franchis la Seine par la passerelle en contre-bas de l’autoroute de Cergy-Pontoise afin de reprendre mon chemin par la forêt de St Germain Laye lovée dans cette boucle du fleuve. Plat et monotone avec ses allées rectilignes interminables , bois n’est pas vraiment ma tasse de thé. Son seul mérite reste à mes yeux sa proximité de la Capitale. Gps en main je repique vers l’Est  pour rejoindre la gare de Maisons-Laffitte en zigzagant de chemin en chemin . Seul un itiniraire pédagogique attirera mon attention. Une signalétique bien faite apprend aux promeneurs curieux à reconnaître les différentes essences qui peuplent la forêt . Le GR2 traverse l’ Ile de France sur  260 km,  , la variété de ses sites  justifie que l’on y reviennent s’y attarde .

 

 

 

 

Téléchargez la trace Gps de cette randonnée en cliquant ICI

Documentation sur le GR2

Une traversée de Paris très black et flaques

Ph 12Il est six heures du mat’ ce dimanche. Monsieur-météo de France Inter dresse un portrait apocalyptique de la journée : » pluie généralisée et rafales balayant un grand quart nord-ouest du pays le matin suivie de bourrasques et d’orages l’après-midi ».  La vigilance Orange de 24 départements annoncée la veille se confirme. Je remonte la couette et mobilie quatre neurones pour évaluer la situation. Le sac à dos et le pique-nique sont prêts, l’idée de passer un dimanche enfermé me navre déjà.  Mais je dois admettre que la rando programmée en forêt de l’Isle Adam dans la tempête relève à la fois du masochisme et de l’insconscience. Je textote à mon ami Michel lui annonçant que je ne suis plus de la partie en lui énonçant mon plan B : une nouvelle traversée de Paris option mousson mais en plus frais. Le rendez-vous est fixé à Montmartre,  je quitte mon vaisseau du 6e étage de Bois-Co vers les 8 heures pour atteindre le sommet du 18e  arrondissement à 10. Levallois, le fief Balkani, ressemble à une steppe des Balkans. Seuls des cadavres des fêtes passées donnent un air civilisé à l’avenue déserte qui mène à la place Clicly. Soudain tel un mirage , un bistrot ouvert apparait, de quoi prendre ma dose de caféïne. ph 14Une famille de Chinois s’agite derrière le comptoir, l’éclairage frise le minimalisme, un client plus matinal que moi feuilllete sans conviction le Parisien dont une annonce la grand messe du candidat Fillon au Troca l’ après-midi. Vu la météo, je compatis d’avance avec ses sympathisants. Le Sacré Coeur pointe au loin dans un ciel plombé, les premières gouttes repeignent le trottoir en un mouchété gris et noir. Le vent se renforce, la douche s’annonce inévitable. Prévoyant, j’extirpe le sur-pantalon Vaude, fidèle, efficace compagnon de pluie de tous mes périples humides depuis des années. La veste  ultralight Arc ‘Térix en a vu d’autres sur les chemins de Compostelle. Je peaufine les réglages de la capuche et gravis la rue Lepic qui mène à la place du Tertre. Les peintres ont disparu du décor, quelques rares touristes s’agluttinent dans les boutiques de souvenirs. C’est pas leur semaine de chance ! Panorama plombé, Paris étale toute sa démesure urbaine aux pieds des marches. Michel, armé d’un fragile parapluie malmemené par les bourrasques, me rejoint au Cadet de Gascone. Consommation rapide d’un chocolat et d’un café ponctuée d’une addition salée de 8,30€ !

Lire la suite Une traversée de Paris très black et flaques

Grande traversée de Paris, au soleil ou sous la pluie..

trace-map-tp-paris-jpg
Diagonale de 20 km entre Bois-Colombes et le Bois de Vincennes

Dimanche 20 novembre, la tempête balaie un large quart nord-ouest, la pluie et le vent secouent les stores de mon vaisseau du 6e étage. Pas bon, un rendez-vous rando est prévu à la gare de l’Est pour se rendre dans le Grand Morin près de Crécy-La-Chapelle. L’idée de me retrouver dans la steppe champenoise sous les grains ne m’emballe pas, j’envoie quelques sms et me recouche . Ca sera sans moi les copains, place à une rando-parigot en solo. Mais quand on a pris l’habitude de marcher entre 20 et 30 km par semaine, la petite balade de quartier n’est pas non plus satisfaisante.

 

 

 

 

pont-javel-escalier
joggers au pont de l’Alma

Alors autant attaquer fort en traversant la ville de part en part et dans la grande diagonale. Le parcours sera donc de Bois-Colombes  (Nord-ouest ) au Bois de Vincennes (Sud-Est) en passant par… je n’en sais rien, place à l’improvisation. Notez qu’il existe un parcours balisé PR officiel , le TP1 dont vous trouverez le lien ICI . Il est 9h30, le ciel au dessus de la Défense fait peur à voir tant il est menaçant.

La Seine me barre le chemin et les dômes flambant neufs de l’église du  très controversé Centre culturel Orthodoxe Russe de Paris m’incite à franchir le pont de l’Alma pour une nouvelle photo de ce bloc massif et rutilant dans ce VII e arrondissement, là où jadis œuvrait Météo France.  Ma diagonale parisienne se poursuit sur le quai rive gauche. Joggers, rollers, cyclos, poussettes, promeneurs se partagent les espaces aménagés en contre-bas. On est loin de l’affluence des dimanches d’été, les petits troquets font aux aussi grise-mine que le décor. Les bateaux-mouches ont commencé leur ballet sur le fleuve .

Au loin , la grande roue de la place de Concorde tourne mollement en attendant les fêtes de Noël du mois prochain. Je retraverse la Seine devant les Guichets du Louvre. Le Pont des Arts désormais bordé de plexiglass et débarassé de ces tonnes de cadenas respire enfin. L’amour est parfois lourd à porter .

 

 

 

img_5773
Paris ..ah capitale de l’amour !

 

 

 

 

 

 

 

 

terrasse-tokyo
La terrasse du Palai de Tokyo

Un black solitaire tente de vendre encore des love-locks aux rares amoureux  qui laisseront une trace de leur sur les seuls barreaux de l’escalier . Fin du business. Je croise une roumaine qui me propose de signer la pétition bidon pour soutenir  une asso tout aussi bidon . Je discute avec la fille, elle assume l’escroquerie pour pigeons. Elle a deux gosses à nourrir , je lui refile ma monnaie. Deux cents mètres plus loin, elle rejoint une dizaine de jeunes femmes, elles aussi pétition à la main. Paris est très loin d’être une exception , j’ai croisé les mêmes sur le Chemin de Compostelle. Dieu vous le rendra nous disaient-elles ! Le Génie de La Bastille se profile au bout de la rue de Rivoli . Le monument en travaux émerge d’une ceinture de pubs géantes 4 par 3  Kelvin Klein. Comme à République, c’est le grand ménage du patrimoine un rien maltraité par des mois de manifs post-attentats. Je contourne la place par l’est et descends la rue de Lyon pour rejoindre le viaduc : en dessous une suite de galerie de créateurs branchouilles , au-dessus une couleur verte qui rejoint la place Daumesnil .  L’ancienne voie ferrée arborée traverse l’arrondissement à vingt mètres d’altitude et taille sa route entre les immeubles et cités . Familles, joggers, lovers, squatters, le piéton parisien peut rejoindre ainsi le bois de Vincennes distant de 3, 5 km. Longue et dernière ligne droite, l’avenue de St Mandé descend en pente doute vers la bouffée de verdure de la capitale. Au bout de la rando , le lac Daumesnil m’invite à poursuivre le parcours pour atteindre les 20 km, minimum syndical imposé .

La pluie s’invite, Cygnes, canards et mouettes se régalent du pain jeté par les gosses, je stoppe au kiosque pour m’offrir une crêpe sucre méritée. Deux consommateurs prennent le café en écoutant d’une oreille distraite le discours alcoolisé d’un paumé avec Caddie entre « Rien ne va plus bien ma bonne dame, c’est plus comme avant et qu’il faut faire gaffe pour les gosses ..etc.. » . De la bonne brève politico-sociétale pré-électorale de kiosque  un dimanche grisouille. Je retourne vers la Porte Dorée pour rejoindre le métro. La terrasse chauffée d’un beau bistrot me fait les doux yeux, je craque pour un thé vert le temps d’enregistrer ma trace GPS sur l’Iphone et me le mailer . Paris est une bien jolie patate, libre à vous de la découper selon votre propre recette, de vous y perdre pour découvrir des rues inconnues, des trésors insoupçonnés, des atmosphères inédites.

lac-vincennes
Le lac Daumesnil – Bois de Vincennes

Ça marche fort avec l’Yvette !

capture-decran-2016-11-02-a-11-40-16
L’Yvette et ses petits affluents offrent de beaux parcours de randonnée
capture-decran-2016-10-31-a-09-39-10
Un parcours de 23 km de gare à gare

Nul besoin d’aller très loin en Ile-de France pour se retrouver en pleine nature. Les vallées de l’Yvette sont accessibles en train depuis Paris Gare Montparnasse ou les stations du RER B. Il suffit de descendre à Bures ou Gif.  (91) . A bien regarder la carte hydrographique , on s’aperçoit que cette zone s’avère un joli terrain de jeu pour les passionnés de randonnée pédestre voire les Vttistes. Elle est en effet constituée d’un réseau de petites rivières affluents de cette fameuse Yvette surplombés par des  plateaux  boisés (Magny, Les Essarts, Mesnil, Saclay..) qui offriront aux randonneurs du dénivelé et de très nombreux itinéraires à la journée de toutes difficultés , soit de gare à gare , soit en boucle. Parmi les plus fréquentés par les marcheurs , nous retiendrons les Vaux de Cernay, Montabé,  la vallée de la Mérantaise ou celle du Rhodon. La randonnée proposée dans cet article est un beau parcours en sous-bois de 23 km avec des traversées de bourgs. L’urbanisation n’est jamais très loin le long de cet itinéraire. Des constructions modernes font désormais partie du paysage . Quoiqu’il en soit celui ci permet profiter pleinement de la nature. Le chemin suit avec bonheur ces cours d’eau et les berges sont très bien aménagées On trouvera de temps en temps d’anciens lavoirs. Parmi un des plus beaux ouvrage : le viaduc des Fauvettes. Il s’agit d’un pont ferroviaire de l’ancienne ligne d’Ouest-Ceinture à Chartres aussi connue sous le nom de ligne de Paris à Chartres par Gallardon, situé sur les Communes de Gometz-le-Châtel et de Bures-sur-Yvette, en Essonne. Il offre une vue magnifique sur toute la vallées de l’Yvette. Vous trouverez sur ce parcours les gares mentionnées soit pour diminuer la longueur de cette randonnée  et bien sûr rejoindre Paris en moins d’une demie-heure.

Téléchargez la trace GPS (fichier .gpx) ICI

sous-bois-etang la-belle-et-la-be%cc%82te pont-ombres-yvette

 

 

 

 

 

 

 

profil-rando-yvette
Malgré les apparences , le dénivelé cumulé dépasse les 800 m !
88691067
le viaduc des Fauvettes

2315ot 2215ot