Archives du mot-clé GR1

Rando on the rocks de Fontainebleau à Bois-Le-Roi

Un joli parcours de 22 km alternant sentiers de Denecourt et longues allées
Cécile et Christian dans la version walking in the rain

Lorsque le  temps est plutôt grisouille et que ça gadouille en Ile -de-France, rien de tel qu’un repli stratégique vers une valeur sûre de la rando : Fontainebleau et ses sentiers sablonneux répartis sur les 25.000 ha de forêt, dont 450 ha de réserves biologiques.  Y a de quoi faire et pour tous les goûts. Et comme en témoigne Christian notre guide à Sport et Nature en ce jour pluvieux  :  » Je parcours le domaine depuis plus de quinze ans et je découvre encore de nouveaux itinéraires  !  »  . Si cette forêt ne présente plus vraiment de dangers depuis des siècles, les brigands ayant désertés les lieux,  elle est cependant traversée par l’autoroute A6, les Nationales 6 et 7  ainsi que des routes secondaires, autrement dit autant de passages dangereux qui appellent le public à la prudence. Côté distractions de ce bac à sable xxl, les fameux rochers attirent  non seulement les grimpeurs  mais aussi une masse de randonneurs parisiens. Moins cassant que le fameux circuit des 25 bosses (19 km, 1100 m de dénivelé) , les sentiers Denecourt-Colinet offrent de formidables parcours tourmentés à souhait entre les blocs de calcaires, les pins, les fougères. Afin de tout connaître sur leur histoire et leur étendue, je vous invite à suivre le lien mentionné ci-dessous. Cette randonnée dominicale partait de l’ arrêt SNCF en pleine forêt proche d’Avon et se bouclait à la gare de Bois-Le-Roi, soit 21 à 22 km dont plus de deux heures à crapahuter par ces itinéraires historiques. Ce jeu de piste pourtant bien balisé en bleu se transforme parfois un véritable labyrinthe quand le marcheur distrait rate une marque. La randonnée en groupe important exige a fortiori  plus de cohésion car il est facile d’en égarer la moitié au cours d’une bifurcation mal indiquée voire effacée. Notre équipe ne comportait que 24 personnes ce jour-là, sauf erreur , personne ne fut perdu  ! Il existe de nombreuse grottes à Fontainebleau. Certains y squattent les nuits d’été malgré les interdictions dues aux forts risques d’incendies. Quant un bon crachin breton s’abattit sur le domaine lors du pique-nique, la grotte au point 8 du sentier Denecourt N°4  nous offrit un répit au sec  avant de repartir à l’assaut des rochers très très humides et ce pour encore 11 km. Faut bien l’admettre, avec  cette topologie les bâtons de marche deviennent encombrant et les parapluies de rando passent assez mal entres les blocs ! Et puis il est préférable de disposer de ses deux mains à certains endroits, sans parler pour autant d’escalade. Après ce long périple tortueux, rocheux, glissant et escarpé où la vitesse de progression fut plus que lente, cette boucle se termina par une séquence accélération sur de longues allées rectilignes du GR1 et du TMF (Tour du Massif de Fontainebleau), puis un court passage urbain jusqu’à la gare de Bois-le -Roi. Si vous êtes en avance, la  terrasse très agréable du bistrot permet de patienter  (et de se réhydrater  !) juste en face. Malgré un dénivelé cumulé de seulement 500 m, cette randonnée cache bien son jeu et peut s’avérer éprouvante par temps de pluie car le terrain truffé de racines, de pierres instables, mobilise davantage l’attention du randonneur. Enfin, dès l’automne, la plupart des buvettes sont fermées, prévoir donc le ravitaillement adéquat. La carte IGN locale  ou les App GPS sont évidemment fortement recommandées.

Téléchargez la trace de cette randonnée au format .GPX  ICI

Retrouvez toute l’histoire des sentiers Denecourt ICI

 

Rando d’Automne : Parcours de 22 km en Île-de-France

Hélène et Christine, deux profs en marche.

Marie-Françoise fait sa rando-diapo aux copines lors d’un arrêt pipitoresque !

En tournée  sur toutes les chemins d’Ile de France hiver comme été, elles ne manquent que rarement à l’ appel et mènent souvent la danse en tête. Sous le projo d’un sun light d’automne elles ont encore joué des gambettes nos randonneuses de Sport et Nature ! Dans le rôle de meneuse de revue, on trouvait une fois encore Geneviève, le pied sûr et l’autorité bien dosée elle entraina ce jour sa troupe sur un parcours de 22 km dans le Val de Marne au départ de la gare de l’Est,  puis de Crécy-La-Chapelle à Mouroux. Pour l’occasion, la Seine et Marne nous avait déroulé le tapis vert des grands jours en laissant ça et là des miroirs liquides où  se reflétaient de sages nuages poussés par la brise tiède. Les chevaux des nombreux élevages de la région étaient aussi de sortie volant parfois la vedette aux sportives lancées sur ce très beau parcours qu’aucune fatigue ne sembla arrêter durant cinq à six heures. Elle imposèrent une fois encore un rythme soutenu malgré une poussée de fièvre météo inattendue. Le groupe s’étira plus d’une fois au point de perdre de vue les plus attardés. Heureusement que Marie-Françoise, notre perle de la Réunion,  joua son rôle serre-file avec  humour et  sérieux. Et personne ne manquait à la pause-déjeuner pour investir une petite clairière au bord du Grand Morin, cette rivière qui court sur 120 km depuis Villeneuse-Les-Charleville avant de se jeter dans la Marne. Bronzette,

dinette, causette, le pique-nique s’éternisa à Guérard sous le soleil. On en oublia presque que 11 km nous séparaient encore de la gare de Mouroux. Rien ne pressait et les quelques nouvelles adhérentes prirent facilement le pas de nos habituelles meneuses requinquées par cette heure de repos au soleil. L’itinéraire suivait le GR14  de bosquet en bosquet comme pour nous offrir de longs moments de fraîcheur  et même de relative solitude.

La belle église gothique de Crécy-La-Chapelle
Faites passer le massage !

A mi-parcours, notre randonnée était pourtant tombée dans un  véritable bouchon : 67 marcheurs d’une association locale de Pommeuse avaient pris possession du  chemin. Ils disparurent soudain au croisement d’un autre sentier avant de réapparaître par enchantement plus loin attablés autour d’un barbecue champêtre. Une organisation de professionnels avec tables, tente et bancs ! Le soleil un rien traître, les kilomètres accumulés durant cette longue journée, la fatigue de la semaine, finirent par entamer la résistance de certains. Je partageais alcool de menthe et sucres avec Christine et distribuait de l’aspirine à une autre alors que des filles passèrent à la séance massage au bord du sentier. La petite gare de Mouroux accueillit rapidement le train de retour vers la gare de l’Est. Des premiers jours d’automne éclatant de lumière, des randonneuses bavardes, joyeuses et toniques  sur un parcours bien choisi, que demander de plus pour fêter la rentrée ?!

Téléchargez la trace au format .gpx ICI

 

Ca bouchonne parfois quand on croise un groupe de 67 marcheurs en route vers leur BBQ champêtre .
Un magnifique parcours de 22 km tracé par Geneviève.

Idée rando Essonne : GR1-GR111A de Boutigny à la Ferté-Alais 21 km

Une jolie balade de 21 km facile depuis la gare de Boutigny/Essonnes
Christian et Corinne, nos guides du jour sur ce parcours.. confortable !

Nous revoici dans l’Essonne (91) , toujours dans un programme de rando de gare à gare. Cette fois-ci au départ de la Gare de Lyon (RER D)  pour rejoindre celle de Boutigny-sur -Essonne  (Comptez une bonne de heure de trajet, pass Navigo ou ticket Mobilis 5 zones 17,60€ – Attention ! Fréquence d’un train par heure au retour par la Ferté-Alais).

Le décors de ce parcours calé une grande partie sur les GR1 et GR111A  est typique la région avec ses vastes plaines agricoles où se nichent de courts passages en sous-bois. Cette randonnée-balade est idéale pour une reprise après les vacances car cette distance de 21 km sans dénivelé ne présente aucune difficulté. Evitez de vous y rendre par mauvais temps, certains chemins peuvent devenir assez délicats en bordure de champs, à cause des profondes ornières creusées par les engins agricoles. Par endroits,  vous y retrouverez des sentiers sablonneux qui serpentent entre des rochers, le paysage familier rencontré en forêt de Fontainebleau  toute proche. Ce parcours est parfaitement balisé mais certaines variantes peuvent vous faire perdre le fil. La carte IGN 2316T est recommandée dans le sac. Enfin côté ravitaillement, prévoir le pique-nique et l’eau car peu de commerces sont ouverts dans cette région le dimanche.

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée  au format .gpx en cliquant ICI .

32 km de randonnée intense : De l’Isle Adam à Luzarches

L’oise à l’Isle Adam
Trois grâces en extase devant un abreuvoir !

« De l’Isle Adam à Luzarches, 32 km à allure soutenue guidée par Stéphane« . Je compris immédiatement  que la randonnée proposée par Sport et Nature ce jour-là réunissait tous les ingrédients pour repousser nos limites habituelles, sachant qu’au-delà de 30 km et à 4,5 km/h en continu la fin de parcours se ferait  dans la douleur. Et puis c’était Stéphane. La réputation de cet accompagnateur radical n’est plus à faire. Ce mec  sympa  a rayé depuis longtemps les termes compassion et diminution de parcours de son vocabulaire de meneur. Seul compte le respect du programme annoncé. Mou du genoux s’abstenir ! Quelques mois auparavant des randonneurs de l’association avaient pu vérifier cette réputation lors d’un retour vers Paris plutôt rock ‘n roll.  Ça débuta par  une course contre la montre durant les trois derniers kilomètres pour attraper un train, suivie d’une montée acrobatique dans une mauvaise rame. Épuisement collectif, la journée déjà éprouvante se solda par un retour vers les 22 heures ! Record battu .
Vu la distance non négociable, le rythme imposé et malgré une météo plus que clémente, seulement quatorze randonneurs répondirent présent au rendez-vous de la Gare du Nord. Treize filles, le guide et votre serviteur. Dès le départ de la gare de l’Isle Adam-Parmain, mes craintes se confirmaient, d’autant que le groupe de tueuses mené par Stéphane partit à fond le long de l’Oise. Comment allais-je pouvoir tenir la cadence infernale sur 32 km derrière cette meute gonflée à bloc ? Stéphanie dans mes pas, une baroudeuse de l’asso qui connaissait la musique pour avoir fait les 40 km du Mont Saint-Michel avec lui, je laissais filer et pris le temps du warm up habituel. (Il me faut bien 6 à 8 km pour atteindre ma vitesse de croisière.) Nous n’étions pas les seuls à trainasser en queue de peloton. Dès le briefing j’avais remarqué  Émilie, une nouvelle venue plutôt fluette et chaussée de simples tennis. J’essayais d’écarter mes a priori relatifs à l’équipement douteux de certains randonneurs, mais par expérience je savais qu’elle allait connaître de vrais soucis sur une telle distance. Il fallut pas moins de 16 km et la pause déjeuner au bord d’un étang baigné de soleil pour que le groupe mette enfin un bémol à cette marche rapide. Heureusement ce beau parcours en forêt ne présentait pas  de grosses difficultés si ce n’est quelques bosses, histoire de nous rappeler que ce tour de l’Ile-de-France

Un ultime massage au Baume du Tigre pour Emilie avant de reprendre le train à Viarmes

sur le GR1 est loin d’être plat ou monotone. Après une heure de repos, le rhum arrangé de Stéphane, la ronde copieuse des desserts , chacun réalisa qu’il fallait marcher encore la même distance, soit 16 km, donc abandonner ce rythme proche du Nordic walking !  A la reprise, Emilie , les muscles refroidis, comprit dès les premiers pas que la rando en tennis n’était pas le meilleur choix. Je fouillais dans ma pharmacie pour lui offrir de l’Advil et calmer ses contractures jusqu’ à la gare la plus proche et prévenais Stéphane. Le guide m’écouta, étudia la carte, nous étions au milieu de la forêt de Carnelle, la gare de Viarmes semblait la solution la moins pire pour Émilie. Miracle, il consentit à dérouter le groupe  ! (On n’en revient toujours pas).  Elle tint la distance grâce aux 400 mg d’ibuprofène jusqu’à destination puis une petite randonneuse thaïlandaise sortit de son sac toutes sortes de baumes exotiques , une copine un peu kiné lui administra un ultime massage avant que le groupe l’abandonne en ville avec une autre fille. Mais Stéphane n’ avait pas du tout renoncé à ses principes , 32 km c’est 32 km ! Alors il nous entraîna plein nord  jusqu’ à l’ abbaye de Royaumont afin de remplir le contrat. En franchissant la voie ferrée, on regarda  s’éloigner la gare de Seugy distante de quelques centaines de mètres. Luzarches était encore si loin, comme la plupart d’entre nous j’aurais bien repris le train ici ou une bière dans un de ces bistrots paumés de grande banlieue plombés par l’ennui. Ni pense même pas pauvre nain me suis-je dit, tu as signé et  puis hors de question de perdre la face devant les douze amazones sous perfusion d’adrénaline ou dopées aux amandes ou autres barres de céréales survitaminées. Après ce changement de parcours et une courte halte sans intérêt à Royaumont, un rien fatigué Stéphane perdit un peu de sa lucidité et son chemin, d’autant que sa portion de carte avait atteint les limites de lecture du tracé. Lors d’un contrôle GPS sur  App Iphigénie de mon Iphone, je me mis à douter de son choix  vers le sud. Après concertation, il accepta de prendre une route directe vers Luzarches  en  évitant une rallonge aussi pénible qu’inutile sur une variante du GR1. Il était près de 17h, on avait eu notre dose,  plusieurs me demandaient quelle véritable distance affichait le compteur. Coup d’œil sur le podomètre-bracelet et le GPS, nous avions parcouru plus de 34 km !  L’ heure de train jusqu’à la gare du Nord me plongea dans un demi-sommeil, rincé mais content.

Cette belle rando marque la 6e étape du GR1. Il nous reste encore de nombreux dimanches pour boucler les 670 km de ce sentier historique qui encercle Paris. Sachant qu’avec Stéphane, on devra parfois pousser plus loin la machine ! Le prix à payer pour progresser.

Téléchargez la trace GPS ICI

Idée rando : mettez vous Auvers sur l’Oise (95) 27 km

un parcours de 27 km très boisé sans difficulté.
Le GR1 suit ici l’Oise sur quelques kilomètres

Paris s’est vidé de ses habitants, les touristes ont investi la Capitale soumise aux caprices d’un été alternant épisodes caniculaires et polaires. L’ile de France ouvre ses grandes espaces désertés aux randonneurs parigots. Notre copine Chantale nouvelle guide de Sport et Nature nous invite à découvrir la partie Est du Vexin au départ de la gare de L’Isle-Adam. La locale de St Leu a concocté une boucle de 24 km sur le papier. Nous en ferons 27, mais qu’importe, le parcours en valait la peine. La bonne idée fut de renoncer de commencer cette randonnée par  la forêt de l’Isle-Adam, tellement connue, mais de suivre l’Oise sur une longue boucle jusqu’à Champagne (sur Oise , of course ) et de traverser le Bois de la Tour du Lay en suivant notamment le GR1. Ce sentier qui encercle la région parisienne passe ici par Nesles-La-Vallée. Le charmant village nous accueille pour un pique-nique mérité sur la berge d’un canal verdoyant après 13 km menés à un bon rythme. Afin d’éviter un long passage dans la plaine, Chantal a choisi de descendre plein sud par un long goulet de verdure  ou s’enchaînent les Bois des Vignes, le Bois des Cocus (!), le Bois le Roi et qui se termine par la Côte de la Thibaude. Ce superbe chemin conduit à Auvers-sur-Oise, une destination beaucoup plus fréquentée ce dimanche. Si la présence de Van Gogh reste omniprésente bien sûr, le château, les terrasses des cafés et le calme des bords de l’Oise en font une idée de balade très accessible depuis Paris et passionnante. Une partie du groupe reprendra le train ici, le reste continuera en franchissant l’affluent de la Seine jusqu’à la gare de Mériel. C’est ici que Jean Gabin a grandi avant de devenir  l’immense acteur que l’on connaît. La ville lui a dédié un musée discret non loin du chemin de halage. Cet itinéraire ne présente pas de difficulté si ce n’est ses 27 km. Il permet de découvrir quelques perles du Vexin, un parc naturel classé vaste de 65.000 hectares regroupant 66 communes, une voie romaine sublime ainsi que des vestiges historiques remontant à 2500 ans avant J.C.  A parcourir sans modération.

panorama du Vexin
Le musée Jean Gabin à Mériel
Ici vécu Van Gogh à Auvers-sur-Oise
Demeure et restaurant de charme
La mûre toujours la mûre !
Nesle-La-Vallée
Un pollissoir de silex datant de 2500 ans avant JC découvert en 1969.

Télécharge la trace GPS de cette randonnée :  ICI

Idée rando : de Saint-Chéron à Lardy (91) 21 km

un beau parcours vallonné de 21 km alternant bois et plaines agricoles
La très belle église de St Sulpice de Favières

Au delà des grands massifs forestiers comme Fontainebleau, Montmorency, Meudon ou Fausses Reposes, l’île-de-France offre une infinité d’itinéraires de randonnée. Tout comme la Seine-et-Marne, L’Essonne fait partie des grands domaines à explorer en créant ses propres itinéraires en suivant les sentiers balisés GR et PR  et en les quittant pour laisser cours à son imagination. Le randonneur parisien dispose de tous les moyens de transports pour quitter la capitale et débuter sa randonnée depuis une gare. L’itinéraire proposé par de la Gare de Saint-Chiron sur la ligne du RER C.  (Pass Navigo ou Mobilis 5 zones 17,60€). Long de 21 km, il s’achève ici à la gare de Lardy. Ce joli parcours assez facile alterne les passages en sous-bois et en plaine en traversant de paisibles villages , notamment dans la Vallée de la Renarde . Bonne balade !

un profil sans difficulté

 

 

 

 

Remerciements et félicitations à Jm Sattonnay pour son excellent blog sur les merveilles de la région du Hurepoix

Téléchargez la trace Gps  (fichier.gpx) en cliquant ICI

Eglise de St Sulpice

 

Les grandes plaines agricoles de l’Essonnes
Cabine-bibliothèque en libre service

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Impro rando dans l’Essonnes 91

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incursion de 22 km d’Etrechy à Sernaise

Soyons objectif, la rando en février est un peu ingrate. La nature a du mal à se débarrasser de son manteau gris, les terres se refont une santé en jachères. Alors les randonneurs semblent errer dans la steppe balayée par un vent frisquet à la recherche d’un endroit abrité pour leur pique-nique. Quelques courageux cavaliers des nombreux clubs locaux bravent aussi un hiver tirant gentillement sa révérence. Borne IGN.JPGNous sommes dans l’Essonnes, quelque part vers Etrechy, Saint-Chéron. Le chemin de Compostelle passe ici par le GR1 et le GR55 pour filer vers Tours. Pas l’ombre d’un pèlerin, il faudra attendre mars ou avril pour apercevoir les premiers marcheurs en route vers la Galice. Histoire de garder la forme en guétant des jours meilleurs, voici une balade de 22 km , toujours de gare à gare sur la ligne du RER C. (Pass Navigo ou Mobilis 5 zones). Ce parcours très à découvert ne présente pas de difficulté majeure, et seule la belle abbaye de St Chéron et la jolie église romaine de St Sulpice méritent le détour. Pourtant il faudra revenir dans l’Essonnes, juste pour découvrir les champs de tournesols à l’heure ou le soleil printanier innonde ces plaines fertiles. S’enfoncer dans les bosquets, longer les lisières bordées de blé blond oscillant sous la brise. L’Ile de France n’ a pas fini de vous surprendre . A très vite .Téléchargez la trace au format .gpx ICI

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Claude-François Denecourt , le pionnier de la randonnée pédestre (1788-1875)

Comment un vétéran des armées napoléoniennes va consacrer quarante ans de sa vie à  faire de la forêt de Fontainebleau un formidable univers de randonnée, les 150 km des fameux sentiers bleus.

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une cartographie exemplaire
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Denecourt un militaire rigoureux et imaginatif
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les fameux sentiers Denecourt-Colinet de Fontainebleau

Amoureux de la Seine et Marne, je vous ai souvent entraîné en randonnée dans ce département notamment sur les sentiers de la forêt de Fontainebleau. Les parcours s’y déclinent à l’infini dans une nature riche, luxuriante et dont les blocs de grès font le bonheur des passionnés d’escalade. Cet engouement pour ce domaine forestier de 25.000 ha situé au sud de Paris, ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Bien avant moi et bien avant que les sportifs et les familles en fassent leur terrain de jeu et y prennent une bouffée d’oxygène dominicale, un homme avait déjà succombé à ses richesses : Claude-François Denecourt. Ce vétéran des Armées Napoléoniennes, alors sergent, est nommé concierge dans une caserne de Fontainebleau en 1832. Ses idées « républicaines » peu appréciées dans la hiérarchie militaire de l’époque lui valent d’être révoqué. Seulement âgé de 44 ans, l’ancien soldat ne cesse de s’émerveiller devant la forêt. Dès lors il va lui consacrer tout son temps , son énergie et une grande partie de ses économies pour assurer sa promotion auprès des « excursionnistes » . Denecourt n’a pas reçu une solide éducation. Il ne saura lire qu’à 20 ans grâce à l’aide providentielle d’un instituteur. Et pourtant il va publier rapidement son premier guide et ce à l’occasion d’une manœuvre militaire organisée en 1839. Il va en effet concevoir un petit

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Des guides remis à jour durant des décennies

fascicule documenté de cartes afin de guider les troupes dans ce dédale alors peu accessible. De 1839 à 1848, Denecourt ne cesse de perfectionner ses ouvrages lors des publications successives. Dès 1842, Denecourt n’est plus qu’un simple guide accompagnant les marcheurs, il commence à tracer lui-même des sentiers de promenade avec l’ aide des carriers et autres tailleurs de pavés. A sa mort, on compte près de 150 km de sentiers fléchés en bleu afin que les promeneurs s’y repèrent facilement. Denecourt poussent encore plus loin son travail en aménageant des grottes et des fontaines ou encore en faisant construire une tour d’observation , la fameuse Tour Denecourt inaugurée en 1853 par l’Empereur Napoléon III. Dans sa quête de perfection, il baptise les lieux les plus remarquables. Près de 600 arbres et 700 rochers sont ainsi répertoriés avec des noms tirés de la mythologie ou de la littérature ou alors carrément inventés selon la typologie des sites. Sa notoriété s’accroit, bientôt les plus grands écrivains comme Victor Hugo, Lamartine, Alfred de Musset ou encore Georges Sand lui rendent hommage suite à un recueil de textes où Théophile Gautier le surnomme le « Sylvain de la forêt » , en référence à ces divinités romaines des Bois et des champs. Charles Colinet, l’autre « Sylvain » reprend le travail de Denecourt à sa mort et le poursuivra jusqu’en 1905. Les premiers chemins de randonnée balisés venaient de voir le jour. La description de ces itinéraires centenaires est parfaitement documenté sur le site de l’AFF (Amis De la Forêt de Fontainebleau) :http://www.tl2b.com/2000/01/connaissez-vous-les-sentiers-bleus.html

A consulter également la source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Fran%C3%A7ois_Denecourt

Une randonnée de 22 km à Fontainebleau passant par deux des sentiers Denecourt-Colinet. Prenez le temps de découvrir les fontaines cachées dans le feuillage, les grottes et toutes les traces commémorant le travail de cet infatigable Sylvain.

Cet itinéraire débute par l’arrêt SNCF en forêt juste avant la gare de Fontainebleau-Avon, notre point de retour vers Paris Gare de Lyon. Téléchargez la trace .gpx en cliquant ICI

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Idée rando : Paris-Versailles (20km- facile)

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Une longue diagonale de nature sans difficulté.

Sortir de  Paris pour aller marcher sous le soleil, c’est déjà sortir de l’hiver . Nul besoin d’aller très loin, il suffit de prendre le métro , descendre à Porte Maillot et rejoindre le Bois de Boulogne à deux pas. Le GR1 est juste à côté du périph,  suivez les marques familières rouge et blanche pour pénétrer dans ce grand espace de verdure. Ce chemin de Grande Randonnée serpente en suivant un cours d’eau jusqu’au petit lac qui surplombe la Grande Cascade. Il vous conduira jusqu’au bord de Seine. Vous longerez le fleuve sur quelques centaines de mètres avant de le franchir par la Passerelle de L’Avre. Il y a un joli petit port sur l’autre rive ainsi que le chicos restaurant Quai Ouest . On traverse ainsi une partie de St Cloud par le coteau avant de pénétrer dans le Domaine National par l’entrée Nord. Vous aurez parcouru déjà une dizaine de kilomètres , pourquoi pas quitter le GR1 et improviser un pique-nique au calme sur les hauteurs. La vue est splendide et ce sera l’occasion de découvrir les nouveaux aménagements de l’Ile Seguin au loin (anciennes usines Renault Billancourt) . Après cette pause, vous devrez rejoindre à nouveau le GR1.

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la Carte IGN indispensable pour se balader autour de Paris

La carte IGN du coin au 1:25.000e est toujours utile dans le sac à dos, voire indispensable . Le GR vous conduira jusqu’à la Porte Blanche où vous ferez un bref passage dans Marne-La-Coquette. Cette petite ville reste un petit paradis qui semble à des années-lumière du bouillonnement parisien avec ses immenses demeures, ses jardins tirés à quatre épingles, ses boutiques d’antiquaire, et un joli restaurant. Vous quittez le GR1 après la mairie , juste à votre gauche pour attraper le GR2 afin de piquer plein sud vers la forêt de Fausses-Reposes. Le sentier descend vers la D985 que vous franchirez afin de prendre une ruelle à droite qui mène aux Etangs de Ville d’Avray. Si vous avez un petit coup de pompe ou si vous souhaitez écourter votre randonnée, la gare SNCF de Chaville Rive Droite se trouve à environ un kilomètre, un train conduit directement à la Gare Saint-Lazare. Une fois aux étangs, il faut alors suivre la Coulée Verte D’Ile de France qui traverse une grande partie de cette magnifique forêt en forme d’immense cuvette . Vous arriverez ainsi au carrefour du Caroussel bordée par les colossales colonnes de souvenir au Général Lafayette et Pershing. Vous êtes arrivés à Versailles. Les gares de Versailles Rive Droite, Versailles-Chantier ou encore la gare de Montreuil desservent très bien la Capitale et sa banlieue. Cette jolie randonnée de 20 km sans difficultés, toute proche de Paris,  vous fera découvrir toute la richesse naturelle de l’IDF et un bel échantillon de son patrimoine culturel.

Téléchargez la trace au format .GPX  : http://www.visugpx.com/FwjPat89iH.

 

Les ravages des boissons « antigel », l’hiver en randonnée !

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Des dégâts sans doute irréversibles pour cette randonneuse .
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Sous l’emprise des mélanges, les randonneurs ont manifesté des réactions inquiétantes.

A l’heure des débauches des fêtes de Noël et du Nouvel an, je voulais aborder celles peu connues des randonnées hivernales. Et oui, malgré ses apparences trompeuses d’activité oxygénante, la marche  dans les bois déserts par  une température  de 5 degrés, en plein brouillard, n ‘est pas sans danger. Le dernier exemple en date remonte à ce dimanche. Tout avait pourtant bien commencé, le TER quitta la gare de Montparnasse dans un épais brouillard. Une vingtaine de randonneurs partaient rejoindre Robert , notre guide du  jour, à celle de Rambouillet. Le rythme  soutenu imposé par ce spécialiste, qui tout petit courait déjà avant de savoir marcher, semblait doper le groupe équipé « haute montagne ». Seulement au 12e kilomètre, Robert souhaita pique-niquer près d’un étang accueillant. Nous étions à peine arrivés et vautrés sur l’herbe humide que les canards d’une espace endémique arrivaient en escadrille, attirés par une promesse de victuaille. Cette immersion dans la nature hostile, ce climat polaire, cette brume persistante, autant d’éléments qui déclenchèrent probablement les évènements qui s’en suivirent. Notre ami Patrick probablement terrassé par une soirée tumultueuse la veille n’était pas venu. Pour une fois, nous allions pouvoir marcher en toute sobriété, sans son incontournable Porto Blanc !  Signe du destin,  jour providentiel, Robert avait  même oublié d’apporter une bouteille de vin issue de la récente fête du Club ! Hélas c’était sans compter sur les initiatives de deux garçons. Christian sortit une bouteille de son sac à dos ! Chez lui, cet accessoire ressemble d’avantage à un restaurant ambulant qu’à un simple sac de randonnée. Verres à pied, planche à découper, couteau sophistiqué, saucisson modèle familial, breuvages divers, gageons qu’il pourrait faire face sans soucis à une prise d’otages  de dix personnes à l’heure de l’apéro . Et puis Michel . Ce randonneur expérimenté revenait d’un séjour à la Réunion et à Maurice. Sur-entraîné, bronzé comme Julio Iglesias à ses plus belles heures, Michel marcha sans broncher dans cette forêt si plate en comparaison du relief tourmenté rencontré à  l’Ile Bourbon. Et bien à l’heure de la pause, à notre grande surprise, il extirpa de son sac une fiole inquiétante. Le flacon mesurait à peine 50 cl, des fruits d’origine inconnue flottaient dans un liquide jaunâtre de nature indéterminée. Le tout ressemblait à un échantillon géant d’analyse d’urine d’un individu en proie à une hépatite C doublée d’une jaunisse aigüe. L’étiquette douteuse gribouillée à la main mentionnait rhum coco .. arrangé ou quelque chose de ce genre.. ? TOUS goutèrent au breuvage diabolique aux allures inoffensives, la bouteille de Christian se vida rapidement.

Et soudain, une croix une le chemin, ultime rappel à l’ordre de Dieu ??!

Déjà les premières visions suspectes apparurent. Certains s’étonnèrent d’une baisse soudaine de luminosité, d’autres dont Edward manifesta une envie irrépressible de cloper, Geneviève vacilla sur son siège pliant, j’eus mille difficultés à me remettre debout. Rare, Michel jeta son restant de salade à l’escadrille de canards.  C’est à cet moment que Christian profita de ce flottement pour sortir l’arme fatale d’une poche secrète : une fiole d’aluminium remplie de rhum ! Malgré cet état collectif pitoyable, le groupe se remit en marche et rejoignit les bois. Alors que je nous croyais tirés du coma, Robert appela les randonneurs à encercler un arbre exceptionnel classé « remarquable de catégorie 3 * « .cross-roadLes randonneurs se donnèrent alors la main et se collèrent contre le tronc  afin de ressentir ensemble les vibrations magiques de l’arbre. Jusqu’où ces boissons diaboliques allaient-elles nous conduire alors que plus de 10 km nous séparaient encore de Rambouillet ? Par miracle, les effets s’estompèrent. Je découvrais cependant sur mon GPS que le parcours ressemblait à un rectangle parfait,  et surtout  sans la moindre erreur,  surprenant de la part de Robert , un garçon qui n’hésite pas habituellement à nous offrir quelques kilomètres de bonus. Enfin , dernier signe du destin salvateur, le bar de la gare de Rambouillet était fermé. Ouf ! Surdose de desserts, rhum, vin, froid, brouillard, une heure de train omnibus 24 km dans les pattes, un retour pénible en scooter, je rejoignais mon canapé  après une douche brûlante et me laissais bercer par le film Viking, avec Kirk Douglas dans le rôle d’un chef de guerre borgne et amoureux d’une princesse mais doublé sur le fil par un esclave affranchi  ! Afin de noyer son chagrin, Kirk s’enivrait de cervoise tiède lors d’un banquet. Sans pouvoir contrôler quoique ce soit, cette vision me poussa jusqu’au frigo pour y chercher une canette de 1664. De quoi m’achever définitivement !

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