Tous les articles par parigot92270

Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle . Bonne lecture et bonne route . Contact : richard.kirsch92@gmail.com

Découvrez la Vallée de la Bièvre : Guide de Randonnée

Les randonneurs peu enclin à s’enfoncer  profondément en  l’Ile de France un dimanche matin de grande femme apprécieront cet itinéraire  de 22 km dans les Yvelines. Il leur suffira de se rendre à la gare de Versailles Chantier depuis la gare Montparnasse et d’attraper le GR11 . Cet itinéraire vous propose de faire le tour des étangs puis de rejoindre Bièvres et reprendre les RER B et C  via Massy (changement à Juvisy) . (Il y a toujours moyen de rejoindre une gare intermédiaire en cas de coup de pompe) . Cette  jolie randonnée ne présente pas de dénivelé majeur et offre de nombreuses aires de pique-nique sur les bords des étangs. Évidemment, aux premiers rayons du soleil, il y a davantage d’affluence sur cette zone très prisée par les Versaillais et sa banlieue, qu’ils soient joggers, en balade familiale ou à VTT.  La vallée de la Bièvre  présente certains jours des airs de Normandie, des panoramas très verdoyants qui font aussi le bonheur des passionnés d’équitation. (Donc inutile de voyager avec le vôtre !!)

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/Q7ifqhAIyU

Lire la suite Découvrez la Vallée de la Bièvre : Guide de Randonnée

Rando périurbaine d’Aubervilliers à Saint-Denis, mon 9-3 !

Un parcours de 9 km à la découverte du 93 en pleine mutation urbaine

Il a fallu que je fasse de la randonnée pour retourner, par le plus grand des hasards, dans la banlieue de mon adolescence. Lors d’une première sortie périurbaine à Sevran, organisée par l’association Voyage Métropolitain, j’avais déjà pu mesurer toute l’ampleur de la mutation du 9-3 : désindustrialisation généralisée, émergence du secteur tertiaire, réhabilitation de l’habitat, parfois bâclée, ou de sites d’usines, comme Kodak, et des projets les plus extravagants comme la construction d’une piscine à vagues !

Quelles pages de cette histoire ai-je donc ratées  ?  Un flash-back s’impose. Fin des sixties : ma famille quitte Asnières pour s’installer à La Courneuve en Seine-Saint-Denis. Sans nous prévenir, mon père avait acheté un appartement sur plan, rue de l’Abreuvoir. La surprise est totale, violente même ; nous allions bel et bien  habiter à côté d’une ferme avec sa basse-cour, et des chevaux ! Le 93,  c’était la cambrousse à moins de 10 km de Notre-Dame de Paris.

Le dragon était déjà à la Villette de la Cité des Sciences était déjà là dans les années 80

L’urbanisation débridée des Trente Glorieuses façonna très vite notre quartier en un univers de tours et de barres HLM. La cité des 4000 fut le point d’orgue de ce délire de l’époque, avec à la clef son lot de délinquance en tous genres. Le vaste Parc Paysager constitua alors la seule enclave de verdure où venait se détendre une population cosmopolite issue des  générations d’immigrés successives. Les villes « rouges » de la seconde couronne francilienne faisaient encore de la résistance avant l’effondrement de l’URSS et du communisme. La Fête de l’Huma s’installa logiquement dans ce parc chaque automne et ne le quitta plus. Situé à deux pas de chez moi, j ‘y allais avec ma 125 participer au rassemblement moto de l’Elan où les vrais bikers campaient souvent dans la boue.

Lire la suite Rando périurbaine d’Aubervilliers à Saint-Denis, mon 9-3 !

Découverte des Sentiers Denecourt à Fontainebleau

Vaste et verte Seine-et-Marne ! Le département francilien encercle la capitale par l’est et le sud,  ses deux fleuves s’y rejoignent en banlieue, y serpentent comme ils peuvent entre plaines agricoles, bois et cités. On en oublierait presque que la Seine s’enfle très en amont d’une autre jolie rivière. En effet le Loing n’est pas loin pour le randonneur parisien en quête de balades !  Et les gares au sud du 77 ne manquent pas pour planter le point de départ d’un long périple hivernal au cœur de la forêt de Fontainebleau. C’est de Thomery que je m’y engage avec quelques marcheurs de l’association Sport et Nature. Ce parcours tracé par Christian nous conduit d’abord sur les rochers des sentiers Denecourt-Colinet, Une douzaine d’itinéraires historiques balisés de bleu. Les flaques de pluie des jours précédents se sont éclipsées comme par magie car les chemins sablonneux restent  à Fontainebleau toujours praticables. La nature endormie affiche ses allures hivernales.

Un beau parcours de 22 km qui passent par deux sentiers Denecourt.

Des plaques de neige résistent ici et là. Le dernier coup de vent a eu raison des arbres les plus vulnérables.  Les forestiers ayant commencé le grand toilettage, de nombreuses piles de bois bordent les allées  dont les abords portent encore la trace du labourage nocturne  des sangliers. Randonner à Fontainebleau n’est pas compliqué mais demande de la vigilance  tant le réseau de sentiers est dense. Sur les centaines de carrefour en étoile, ils partent vers tous les horizons plongeant parfois le randonneur dans le doute et la perplexité. Chacun a sa technique ; carte en main, les vieux routards se repèrent même avec les numéros de parcelles et à la boussole. Les geeks connectés se fient aux outils numériques.  Les  routes, les mares, les vallons, les buttes, les sommets portent ici des noms chargés d’histoire.

Du haut de ces rochers humides 20 000 lieues sous les mers vous contemplent !

Ils nous entraînent parfois dans le faste des chasses royales, un peu plus loin dans l’angoisse d’un coupe-gorge ou encore vers des lieux pleins de poésie. Les GR11, GR1 et les PR s’y croisent, se recroisent dans cette forêt à la fois domaniale et privée de 25 000 ha, terre recouverte par la mer il y a 35 millions d’années ! Notre parcours décrit une large boucle afin d’assurer les 22 km annoncés au programme, la bonne mesure du randonneur qui lui permet ensuite de dormir saoulé de grand air. Par chance, aujourd’hui, la fenêtre météo permet au groupe de pique-niquer en plein soleil sur le belvédère situé au bout de la Route de l’Inspecteur Général. La forêt s’étend devant nous à perte de vue, un large panorama où les pins toujours verts se mêlent aux chênes, hêtres, saules, bouleaux et tilleuls dépouillés. La seconde partie de la randonnée nous ramène vers un autre chemin Denecourt, une longue route de crêtes qui contourne des combes profondes et des pierriers. Le sentier tortueux sollicite les muscles refroidis par le déjeuner ; le dénivelé cumulé positif atteindra sans doute 600 m ce jour-là. Le retour vers Paris est prévu de la gare de Moret-Veneux-les-Sablons. Sur cette ligne R, les trains se font rares les dimanches d’hiver. Une pause de trop, un pique-nique qui s’attarde et on regarde son train partir en arrivant à la gare… et on reste planté sur un quai ou dans une salle d’attente faute de trouver un bistrot ouvert ! Cette randonnée « bosselée » très agréable demandera un peu de persévérance aux moins entraînés, et à tous de bien calculer son horaire de retour pour Paris. Profitez pleinement de cette période « creuse » hivernale à Fontainebleau. Dès les beaux jours, les célèbres rochers  retrouveront leur affluence. Près de 2 millions de personnes fréquentent les lieux chaque année !

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/MhSa1Wumj7

Les 10 App smartphone indispensables en randonnée

La boite à outils numérique du randonneur connecté

Il est évident que l’on a pas besoin de smartphone pour randonner ! Mais puisque la technologie est arrivée dans notre quotidien, autant en tirer tous les bénéfices sans  pourtant en devenir esclave. Parmi toutes applications proposées dans l’Apple Store et Google Play , j ‘ai sélectionné  10 utilitaires destinés à faciliter vos randonnées d’un jour ou en itinérance  à améliorer aussi votre sécurité. A condition bien sur d’avoir du réseau GSM (4G, 3G, E.. ). Il existe désormais des accès Wifi un peu partout. Enfin depuis deux ans, votre forfait téléphonique est valable  dans  tous les pays de l’Union Européenne.

S’orienter et se repérer

IPHIGENIE . Dois-je encore présenter l’App de l’IGN ? ! Voici mon outil préféré pour suivre mes itinéraires en France et en Espagne. Iphigénie utilise les fonds de cartes proposés par Géoportail. Une fois les cartes téléchargées en wifi, le connexion au réseau 4G n ‘est plus nécessaire puisque l’App se sert alors du GPS (les satellites). Très puissante  et un rien sophistiquée , elle nécessite cependant un peu d’entrainement avant d’en maîtriser toutes les fonctions. (Abonnement annuel 14, 99€). Sinon, testez aussi IGNrando, Sitytrail, Visorando. etc. des App qui utilisent également les données payantes de Géoportail. Mona rticle complet à lire sur le sujet https://wp.me/p6NqC2-S9

Envoyer sa position GPS

MyGPS COORDINATES . Personne n’est à l’ abri d’un pépin en randonnée . Cette App vous permet d’envoyer votre position GPS à vos proches voire aux services de secours, et ce par mail ou sms. Une fois le message reçu, vos coordonnées Longitude/Latitude s’affichent ainsi que votre position géographique via Google Map. Rappelons que le 112 reste le numéro d’appel universel des secours en Europe. (gratuite )

Lire la suite Les 10 App smartphone indispensables en randonnée

Voyage aux boues de l’ enfer – Saison 2

Je m’ étais pourtant juré de ne plus randonner  en Ile-de-France durant les mois les plus ingrats. Comment ais-je pu m’embarquer ce dimanche-là aux confins de la Seine-et-Marne balayée par un fort coup de vent  et des averses ?!  Je me retrouve ainsi avec une vingtaine de randonneurs tous aussi givrés pour parcourir 25 km entre la gare de Morêt /Loing  et celle de Montereau-Fault Yvonne. Sacrée Yvonne, elle nous en fait voir dans cet univers agricole aux sentiers défoncés par les p… de tracteurs. Il fallut marcher affamés jusqu’à 13h30 pour trouver enfin un endroit abrité des bourrasques . Et par miracle, il a juste cessé de pleuvoir une demi-heure lors du un pique-nique improvisé dans un bosquet à peu près accueillant.

La Seine et Marne version hivernale  s’avère pénible tant la glaise ne vous lâche pas les baskettes alors que les chasseurs canardent du sanglier à tous les coins de chemin.  A part la traversée plutôt jolie du centre historique de Morêt, il a bien fallu endurer l’adversité humide pour rejoindre Montereau , des kilomètres en plein vent de Nord-ouest à décorner les vaches…heureusement bien au chaud  ! Lors de notre arrivée interminable sous un crachin breton dans cette grosse bourgade plongée dans la grisaille et l’ennui , on a même perdu la moitié du groupe entre les cités HLM  et raté  évidemment le train vers Paris de quelques minutes. Normal,  vu nous avions fait 3 kilomètres de bonus. Le seul troquet du coin affichait closed of course. Alors  tassés dans une salle d’attente nauséabonde et bondés de banlieusards , certains courageux se sont décrottés avec les moyens du bord pour retrouver à peu près une allure civilisée.  Seule Charlotte osa rentrer avec ses chaussures 5 fingers de primate dans un état pitoyable. Les autres préférèrent goûter les dernières  bouffées air frais sur le quai alors que la nuit tombait déjà. Le TER de 17h16 finit par arriver et le trajet nous permit de comater plus d’heure jusqu’à la gare de Lyon . Je n’en avais pas fini pour autant avec mon programme dominical idyllique de randonneur parigot .  Je jouais en effet les prolongations sur la ligne 14 direction Saint-Lazare pour attraper de justesse le tortillard vers la gare de Vallées . Debout depuis 6h30 , il était plus de 20h lorsque je posais mon sac à dos crado dans la cuisine.  Rinçage total des accessoires , en quelques minutes la salle de bain se transforma en une buanderie  d’un esthétisme douteux. La douche brûlante et la soupe effacèrent les douleurs de ce voyage aux boues de l’enfer . Sans doute pas le dernier de la saison.  On ne se refait pas .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Téléchargez la trace de cette rando :

https://www.visugpx.com/T6tGx2kNUw

Randonnez en forêt de Montmorency de gare à gare

Un parcours de 20 km pour découvrir toutes les facettes de cette forêt du nord de Paris

Savez-vous qu’ il suffit de trente minutes pour se retrouver en pleine forêt au nord de Paris. ?  Nul besoin de voiture, un train partant de la Gare du Nord vous dépose à celle de Saint-Leu.  (Tarif pass Navigo ou tickets AR 8,90€). Dès le départ le GR serpente dans d’étroites passes au travers la ville, prend de la hauteur pour atteindre rapidement les sentiers. Ne pas se fier aux apparences,  ce « grand bois » est très vallonné  ce qui en fait aussi un terrain de jeu pour les Vtt . Alors il faut bien partager l’espace ! Empruntez des chemins plus étroits pour être tranquille et faite une large boucle et quelques zigzags pour atteindre les 20 km de votre programme de marcheur. Par temps de pluie, les sentiers deviennent boueux par endroits.  Mieux vaut ne pas trop insister notamment dans l’étroite vallée qui partage la forêt suivant un axe Ouest-Est, et prendre un peu d’altitude sur de larges allées plus sablonneuses . Il existe plusieurs aires de pique-niques et des étangs agréables pour la pause du déjeuner.  Au terme de votre périple, rejoignez la gare de Taverny pour revenir à la capitale. Vous pouvez varier cet itinéraire en poussant vers l’Est jusqu’à Ecouen et visiter le Musée de la Renaissance . La gare gare permet également de rentrer rapidement sur Paris . Le Val d’Oise est très verdoyant et les plus courageux peuvent même poursuivre vers la forêt de l’Isle Adam ou celle de Carmelle.

une randonnée joliment vallonnée
Le cimetière de Taverny avant de rejoindre la gare
Difficile de rater la fontaine de Saint-Leu la forêt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/JoGNDbS0rc

Test sac à dos : Osprey Kestrel 38 litres

Le fabricant américain Osprey a conçu son premiers sac à dos en 1974 pour un client de Santa Cruz en Californie. Depuis la marque est devenue une référence sur un marché haut de gamme en restant fidèle à ses objectifs  de qualité et performances . Pour ma part, j’en suis à mon second modèle  de la marque. Je les ais utilisés en sorties de w.e ou en Grande Randonnée notamment sur quatre chemins de Compostelle ou sur le GR34. (Tour de Bretagne en autonomie) . J’ai toutefois alterné une année avec un modèle de chez Deuter, l’autre marque référence en rando, avant de revenir chez Osprey, séduit avant tout  par le poids, un critère déterminant.

En novembre dernier Osprey m’a confié un tout nouveau modèle, le Kestrel 38 litres, qui vient juste d’être commercialisé, afin de le tester . Voici mes impressions .

Conditions du test : sortie de 25 km en Ile-de-France, temps hivernal pluvieux, charge 7 kg , bâtons de marche.

Prise en main, pesée et réglages

Avant d’effectuer les réglages de base et de le charger, j’ ai pesé le Kestrel 38 . Et je fus agréablement surpris, le peson affichait 900 gr. Après examen, on voit que Osprey a d’abord réduit le système de sangles au strict nécessaire, en utilisant une épaisseur de tissu plus faible. Côté réglage de hauteur du sac (de 48 à 58 cm), il s’obtient  grâce à un panneau ajustable par  fixation de type Velcro . Le système de ventilation du dos est de type AirSpace, très confortable, il épouse bien la cambrure naturelle lombaire si le réglage est correctement fait. Le réglage du harnais (ceinture, bretelles et sangle de poitrine, sangles de charge) est tout à fait classique. Un sifflet de sécurité est intégré dans la boucle de poitrine.  Remarque : les sangles de compression inférieures transmettent directement l’effort sur la ceinture. Osprey reste fidèle à son accrochage latéral des bâtons « Stow-on-the-go » , sous le bras gauche. Je n’en raffole pas car les bâtons deviennent encombrant lorsque le sac est posé à terre.

 

Détail des compartiments.

Le Kestrel 38 l possède une poche centrale principale de fort volume fermée par un lien et un blocage rapide. Sur la partie basse du sac,  on trouve un compartiment zippé destiné par exemple à un sac de couchage . Les deux compartiments sont séparés  à l’intérieur par une « cloison » de toile amovible fixée  par deux boucles. Nb : La poche supérieure n’est pas amovible sur ce modèle. D’un bon volume, celle-ci est dotée d’une petit poche intérieure zippée en filet avec crochet porte-clefs. Le soufflet extérieur  (non zippé) permet un rangement facilement accessible . Enfin,  deux compartiments latéraux bas externes en tissu extensible permettent de glisser une gourde ou autres accessoires. Nouveau  : la poche à eau ne se glisse plus dans le sac mais à l’extérieur entre le compartiment principal et le panneau Airspace. Une petite boucle externe permet de le maintenir accroché en hauteur dans cet espace. Si le choix est assez original, il s’avère toutefois un peu laborieux de glisser la poche à eau dans cet espace.  Ajoutons qu’un sur-sac de pluie réglable par cordon est intégré  dans un compartiment inférieur zippé. Bien pratique, car cela permet de le mettre en place rapidement sans avoir à le chercher dans les méandres du sac. La fixation d’un piolet  et l’utilisation de sangles supplémentaires sont prévus.

Le confort . Le Kestrel 38 litres est donné pour une charge optimale autour de 11 kg . Au-delà , de part sa conception légère , notamment son rembourrage au niveau des bretelles et de la ceinture, je crains que le confort soit moins performant. Avec ma charge de 7kg, ce sac fut un vrai régal. On le sent à peine à condition que les volumes soient bien répartis et que les sangles de compression soient serrées pour obtenir une stabilité parfaite de l’ensemble en marchant.

Conclusions : légèreté et  simplicité avant tout

Les  – On regrettera peut être l’absence d’un zip sur le soufflet dorsal extérieur et encore.. Le système de rangement de la poche à eau par l’extérieur est certes astucieux mais finalement peu pratique. La fixation latérale des bâtons ne m’a toujours pas convaincu !

Les + Le Kestrel 38 litres Osprey vous séduira par son faible poids, sa simplicité, sa qualité de fabrication et son confort . J’attends les jours de chaleurs pour me prononcer sur la ventilation AirSpace ! Je recommanderais ce volume pour des sorties à la journée et des randonnées en semi-autonomie car le volume de 38 litres peut s’avérer un peu juste sur un programme long,  type Compostelle. Le choix du modèle 48 litres serait préférable. L’utilisation de matériaux haut de gamme pour ce poids-plume justifie les 170 € d’investissement sur le long terme, sachant que la robustesse Osprey n’est plus à démontrer.

Les divers modèles de la gamme Kestrel .

la gamme Kestrel (H) et Kyte (F) Osprey 2019

 

Randonnée : vous êtes plutôt asso ou réseau ?

Les Français adorent randonner.  Selon les dernières statistiques , on estime que 5,5 millions de personnes pratiquent cette activité régulièrement, soit une croissance de 3% par an. En 2016 leur nombre a augmenté de 240.000.  Si la majeur partie des adaptes le fait seuls, en famille ou entre amis, d’autres préfèrent rejoindre le secteur associatif, des clubs placés ou non sous le giron de la Fédération Française de Randonnée Pédestre.  Il faut rappeler que chaque membres d’une association labellisée FFRP paient sa licence fédérale. Aujourd’hui la FFRP totalise 250.000 licenciés répartis dans 3500 clubs. Ses principales missions sont la certification des sentiers (110.000 km ), le balisage, (8000 bénévoles) la formation des animateurs. Elle a déjà édité 240 TopoGuides et développe son activité numérique avec notamment la création de nouveaux outils comme MonGR.fr.

Tous les randonneurs de l’Hexagone profitent plus ou moins gratuitement d’un balisage exceptionnel de GR, PR, GPR.. Le travail cartographique complémentaire de l’IGN est ici remarquable. Le site Geoportail déjà très complet est doublé désormais de l’IGNRando.

Pourtant la randonnée de groupe subit une réelle mutation. Avant de développer le phénomène, rappelons les principales motivations de ces milliers d’adhérents aux diverses associations. D’abord la plupart y cherchent la convivialité . Puis, grosso modo , ces clubs affiliés ou non comptent près de 60 % de femmes qui y trouvent la sécurité de randonner en groupe.  Enfin la randonnée associative est devenue un « produit de consommation » . Chacun y vient avec la certitude randonner toutes les semaines, (une à deux fois) , de varier les formes de rando (forme, marche nordique, longe-côte , Audax..) de disposer d’un guide sans avoir à se soucier de l’itinéraire et  encore  moins de l’orientation. La moyenne des effectifs des clubs FFRP tourne autour de 60 personnes et hormis le fait de payer leur cotisation annuelle, peu d’entre eux ne s’investit dans le fonctionnement de l’association. Notamment Il est parfois difficile pour certains clubs de renouveler leurs  guides.

Les + des Assos

– Fidélisation des adhérents – Groupes d’habitués favorisant la convivialité – certitude de trouver une à deux randos par semaines – planification de WE et séjours- Investissement indirect dans l’action de la FFRP

Réseaux et forums , la rando flexible et alternative

Face à ses structures associatives, une nouvelle génération de randonneurs se tournent vers les réseaux sociaux et forums de sites spécialisés pour  trouver des partenaires  et organiser leurs sorties. En quelques clics, ils publient une proposition d’itinéraire, organisent un co-voiturage ou proposent un partage d’hébergement en France ou à l’étranger . Ces forums sont aussi l’occasion de confronter ses expériences et d’y apporter des commentaires à la demande. Et plus encore de rencontrer de nouveaux partenaires. Contrairement à l’ association,  le réseau n’implique pas la présence de l’accompagnateur-guide. L’affaire se boucle rapidement sur le net. Cette formule permet de randonner en petit groupe en conjuguant idées et compétences. Seul et véritable risque, celui de tomber sur des inconnus peu sérieux  et les suivre un peu à l’aveuglette . On peut alors conseiller d’organiser une première sortie  courte et assez simple . Si le courant passe, on envisage de renouveler l’expérience.

Il existe désormais des réseaux spécialisés sur des destinations ou des régions précises. C’est souvent la garantie de tomber sur des spécialistes et de sortir des sentiers battus . Comme ne pas aborder le cas de Compostelle. Le forum du aucoeurduchemin.org est un des plus fréquentés. Les discussions et les commentaires y fusent , anciens et futurs pèlerins s’y rencontrent. C’est bien sûr l’endroit où les plus inquiets peuvent trouver un compagnon de route .

Les + des réseaux

Nouvelles rencontres, échanges d’informations et d’itinéraires, mutualisation des moyens (hébergement, covoiturage..) , flexibilité de l’outil

Conclusion

Depuis des décennies, les associations ouvrent les chemins de la randonnée au plus grande nombre. Beaucoup y restent des années, s’y forment souvent et partent un jour suivre leur trace entre amis ou en famille. Les randonneurs plus indépendants et aussi plus aventureux cherchent à élargir leur terrain de jeu et rencontrer des partenaires disponibles et parfois spécialisés sur une destination. Ne voulant pas s’engager, ils jouent la carte de la flexibilité. Le réseau est donc une alternative intéressante aux assos très ou trop rigides

Quelques sites spécialisés  :

Visorando.com, rando-trekking.com, I-trekkings.net,

 sportpartner.com

Sur Facebook : Compagnons de randonnée

Pourquoi Choisir les Chemins de Compostelle ?

Devient-on addict aux  chemins de Compostelle ? Sans doute pas , mais multi récidiviste certainement .  « Pèlerin un jour pèlerin toujours »  selon le dicton, un phénomène que l’on a du mal à cerner . En cherchant bien, je pourrais évoquer  une aventure hors du commun. Les trekkeurs pourront alors me citer dix exemples de voyages inoubliables. Alors serait-ce l’aboutissement d’une quête spirituelle, mystique  ou religieuse ? Le pèlerinage vers les reliques de St Jacques n’est pas l’unique voie pour soulager son âme et trouver la lumière . En vérité ces chemins vers Compostelle sont d’abord de longs périples  durant lequels l’essentiel n’est pas d’atteindre le but mais comment on y parvient. Et puis c’est une formidable rupture avec le quotidien marquée par un dépouillement matériel et mental. Le pèlerin s’allège de son fardeau au fil des kilomètres pour ce concentrer sur lui-même. Marcher, se soigner, s’alimenter et profiter à 100% du paysage et des rencontres que lui offre le hasard du chemin. Depuis ma première expérience en 2014 sur le Camino de Francès, une force inexpliquée me pousse à repartir pour retrouver cette sensation la liberté, le plaisir de de l’itinérance, ce décor sans cesse renouvelé, ces petits matins solitaires et la joie spontanée de repartager une bière avec des amis perdus de vue , de cuisiner ensemble une tonne de pâtes, pester contre les ronfleurs des dortoirs puis se payer une nuit de pension réparatrice .

Résultat, je suis allé à et vers Compostelle par quatre chemins !

Chacun d’entre eux fut totalement différents . Vous trouverez en cliquant sur les liens ci dessous, le récit de ces pèlerinages réalisés à chaque fois en intégralité soit entre 680 et 950 km , soit de 30 à 36 jours de marche , des étapes de 20 à 30 km quotidiennes … sans le moindre jour de repos ! Ne croyez pas que c’est un exploit ou que ce fut sans douleur ou dénué de doutes . Début de tendinite, ampoules monstrueuses, périostite récurrente, mal de dos quasi chronique, piqures de punaises ou de moustique infectées, inflammation d’orteil due à d’anciennes gelures, chaussures bousillées et.. Et puis n’oubliez pas : No pain no Glory !!  Périodes choisies : J’ai parcouru ces chemins toujours entre mi-avril et mi-juin

Pages suivantes : récits des quatre chemins

Lire la suite Pourquoi Choisir les Chemins de Compostelle ?

Explorez la Seine-et-Marne : Itinéraire de Randonnée de 19 km

Un joli parcours de 19 km de gare à gare.

L’ exploration de la Seine-et-Marne est infinie . On croit en avoir fait le tour mais il suffit de d’un arrêt de train jusqu’alors inconnu pour découvrir d’autres paysages voire un trésor caché. Ce jour-là une météo maussade n’encourageait guère le randonneur à s’élancer toute une journée sur les sentiers d’Ile-de-France, au départ de Faremoutiers . Le nom de Coulommiers évoquait  le fromage AOC et la promesse d’un marché de Noël à la fameuse Commanderie des Templiers de la ville, de quoi  me convaincre de m’arracher à la douillette torpeur dominicale. un joli sous-bois près de CoulommiersEt puis il n’y avait que 19 km de gare à gare, autant dire une promenade de santé . J’en profitais pour m’équiper du dernier sac à dos Osprey afin de le tester en situation à la demande de l’importateur .  Vanitas , Vanitas, Trekkingzone reçoit désormais quelques lauriers ! (Bien mérités, avec tout le mal que je me donne ! ) Toutefois,  vous ne connaitrez les résultats de ce test qu’en janvier 2019, embargo oblige. Vu le climat humide, j’ ai eu toute latitude à évaluer notamment son étanchéité !

Nous stoppions donc notre progression  au bout de 13 km, la faim tiraillant notre petit groupe de 10 randonneurs  mené  d’une allure soutenue par Geneviève. A ma connaissance elle demeure la seule guide traitée 100% inox et capable de transporter un parapluie, une chaise pliante, des bâtons etc.. A vrai dire personne ne connaît l’exact contenu de son sac. Le pique-nique fut également expédié tambour-battant, une nouvelle averse menaçant.  Carte plastifiée en main d’un bout à l’autre d’un parcours  à la fois boisé et agricole, la baroudeuse nous conduisit sans encombre jusqu’à la place forte de Coulommiers, la dite-commanderie. Là quelques chevaliers en tenue de croisés médiévaux s’affrontaient à coup de lourdes épées au milieu d’un campement. Des buches enflammées  au pied des tentes blanches réchauffaient les âmes et les corps alors que les cracheurs de feu illuminaient  le gris du décor de leurs jets  d’alcool flamboyant . Ici et là des gueuses en guenille d’époque et des gentes dames au cœur croisé discret accueillaient le visiteur du dimanche avant qu’il ne file dans l’immense grange pour acquérir les victuailles des fêtes  imminentes garanties bio  de chez bio. Le groupe profita du lieu pour parfaire ses connaissances des huit croisades qui s’échelonnèrent du XI au XIIIe siècle, de vraies expéditions dont personne n’ avait la certitude de revenir vivant ou en un seul morceau. Le  fait de reprendre soudain un  train pour rejoindre la gare de l’Est à Paris en une heure me parut bien désuet en face de l’aventure de ces hommes flanqués de la croix . Je me repris rapidement , songeant qu’après tout moi aussi j’avais enchainé quatre chemins de Compostelle en parcourant  à chaque fois plus de 800 km ! Bon d’accord, sans l’armure de 25à 30 kg mais avec cette même foi ou  détermination. Après quelques modernes selfies Monique, notre blonde camarade de route abandonna à regret les beaux  chevaliers, hélas voués paraît-il à la chasteté et à la gloire de Dieu. Vu le faible nombre de carrioles électriques en ce XXIe siècle en effervescence,  il fallut traverser  Coulommiers encore au pas de charge afin d’atteindre la gare dans les délais. Nous reviendrons en  Seine-et-Marne nous plonger dans son histoire et vite profiter de sa nature avant que ces vilains, les perfides promoteurs immobiliers de la région, ne la dévisagent  au fil des ans. La nouvelle croisade du randonneur contre le béton a déjà  commencé !

Téléchargez la trace de cette randonnée : https://www.visugpx.com/HYsVLZmgyF.