Tous les articles par parigot92270

Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle . Bonne lecture et bonne route . Contact : richard.kirsch92@gmail.com

La grande boucle de St Rémy-Les-Chevreuse (24 km)

trace St Rémy ::4:2017
une belle rando de 24 km, un peu sportive

Je vous ai déjà parlé à maintes reprises des charmes de la vallée de Chevreuse et de tout l’intérêt à randonner de part et d’autre de la rivière Yvette et ses affluents comme la Mérantaise. Voici seulement un autre parcours . Il s’agît d’une grande boucle de 24 km au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuse . (RER B au départ de Paris – Fréquence 15 mn – 11€ AR – trajet 35 mn ). Cet itinéraire nécessite une bonne forme physique car il cumule près de 1000 m de dénivelée.En cas de coup de pompe, vous pourrez toujours raccourcir l’itinéraire et reprendre un train dans l’une des gares autour de St Rémy. Cette randonnée se fera de préférence par temps sec. Certains chemins sont très abîmés par le passage des chevaux  venus des nombreux clubs locaux . Ils deviennent de véritables bourbiers avec la pluie . Les nombreux passages en sous-bois en font une balade très agréable les mois les plus chauds.

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée ici  : http://www.visugpx.com/H6diJiiyZO

Rando culture et nature au château de Fontainebleau

un parcours facile avec le Rocher d’Avon au final
Corinne et Christian,des randonneurs très organisés !

Quelle balade faire avec les gosses ou quelques amis randonneurs de niveau moyen,  en conciliant nature et culture  ? A Fontainebleau bien sûr, toujours et encore , mais cette fois aux environs du château. Histoire de se dégourdir les gambettes, cette randonnée peut débuter à la gare de Thomery si vous décidez une fois pour toutes d’abandonner la bagnole. Étudiez un peu la carte et tracez un parcours facile suivant les grandes allées. Rien de bien sorcier sur une carte au 1:25.000e , 4 cm = 1 km . Afin de vous orientez sans angoisse, jetez un œil  sur le numéro des parcelles  (chiffres blancs sur fond noir inscrits sur les arbres ). ces numéros sont en effet mentionnés sur la carte.  Du côté pique-nique, pourquoi pas rejoindre  l’Aqueduc du Loing , un ouvrage long de 2,4 km . Vous pourrez soit vous y abriter du soleil sous les arches, soit d’une averse perfide . Si les gosses trouvent le parcours un peu plat et rectiligne, incluez dans votre sortie une zone de rochers,  leur terrain de jeu favoris . En fin de randonnée , l’idéal sera alors de passer par le Rocher d’Avon au sud de la ville et à deux pas du château. Un bel itinéraire fléché en bleu amusera tout le monde et vous fera découvrir un magnifique panorama ..à 127 m d’altitude ! Vous pouvez terminer cette randonnée dominicale par la visite du château, un ouvrage dans la pure architecture Renaissance et Classique, la demeure favorite de François 1er. Le monarque rêvait d’en faire la « Nouvelle Rome » et y invita de nombreux artistes italiens, les acteurs de la fameuse Ecole de Fontainebleau. L’édifice abrite sans doute l’une des plus grandes collections de meubles anciens. D’autres personnages célèbres de notre histoire s’installèrent dans ce château immergé dans cette magnifique forêt et ce jusqu’à Napoléon III . L’itinéraire proposé long de 20 km sans grande dénivelée se termine à la gare de Fontainebleau-Avon. Des trains vous permettront de rejoindre Paris Gare de Lyon toutes les 30 mn . (Passe Navigo ou Pass Mobilis 5 zones 17,30€ – Covoiturage plus économique en groupe).

 

Parc Naturel régional du Vexin : 65.000 ha de rando !

Il ne suffit qu’une heure de train depuis la gare St Lazare à Paris pour arriver au Parc Naturel régional du Vexin et s’ouvrir un terrain de randonnée de 65.000 ha ! Cet immense territoire protégé depuis 1995 s’étend sur les départements du Val d’Oise au Nord sur les Yvelines au sud . Il regroupe 99 communes où seulement 80.000 personnes y habitent !  C’est avant tout une terre agricole mais les amoureux de nature et passionnés d’histoire y trouveront un patrimoine culturel remontant au néolithique. Les randonnées dans le PNR vous feront découvrir un panorama assez typique composé de plaines fertiles à perte de vue, des villages blottis au fond des vallons, un patchwork de petits bois et puis un réseau de rivières, autant d’affluents et de sous affluents qui alimentent la Seine . Il existe près d’une vingtaine d’itinéraires de balade proposée par le site officiel www.pnr-vexin-francais.fr .Lors de cette sortie de 23 km, organisée par Thérèse du club Randif , nous sommes partis de la gare de Juziers l’un des 6 villes-portes du PNR, à l’extrême sud. La guide avait concocté son propre parcours avec l’idée de quitter parfois les chemins balisés ( GR ou PR) afin d’éviter la foule des randonneurs qui investit la région dès les beaux jours. Alors investissez 11€ dans la carte IGN 2212 O et tracez votre propre route de randonnée en boucle ou en visant une gare de retour. Celui proposé vous fera passer notamment par deux vestiges remarquables , des anciens meuniers : le Moulin Brûlé aux environs de Oinville-sur -Moncient (petite rivière) et  le Moulin Gaillard . Parmi les curiosités, ne manquez pas également une visite de la Cave aux fées qui fut  une allée couverte dans la préhistoire. Attention, des forces telluriques y règnent encore  paraît-il !  Le Parc Naturel régional du Vexin n’en finira pas de vous surprendre par la diversité de ses sites, la douceur et le charme de son décors mais aussi la sensation d’une immersion 100% nature, si lointaine de Paris.

 

Téléchargez la trace de cette randonnée  : http://www.visugpx.com/2uon0lF1jl

 

Compostelle : guide Rother 2017 Camino Del Norte, la Bible.

Depuis quelques années et notamment suite au succès du livre de Jean-Christophe Rufin  « Immortelle randonnée », le Camino Del Norte connaît une fréquentation en hausse. Ce chemin attire en effet de nombreux pèlerin par son caractère sauvage et son relief . Je compte bien m’y attaquer  mi avril 2017 après mes expériences sur le Caminos de Francès et le Camino portugais. Malgré cette fréquentation en hausse, la documentation en terme de guides, restait plutôt pauvre. Il y a bien le Guide Lepère, mais sa conception et la qualité de sa cartographie m’ont déçu. C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ ai appris que l’éditeur allemand Rother lancerait fin mars un guide sur le Camino del Norte  en plusieurs langues dont une version en français. J’ai eu la chance de m’en procurer déja un exemplaire pour préparer mon voyage et j ‘avoue que cet ouvrage m’ a plus que séduit . Et ce pour les raisons suivantes.

couverture guide CNCe guide de  215 pages est proposé au format 16,5 X 11, 5 cm , une taille idéale pour se loger dans un poche de pantalon de rando ou une sacoche d’appoint.Les couvertures sont plastifiées, un point important vu les conditions météos parfois humides. Prix : de 15 à 17 €. Disponible en librairies spécialisées, en ligne, sur le site de Rother

 

 

Une cartographie astucieuse et un concentré d’information

Carte villes guide CNRother a particulièrement travailler sur la cartographie des 34 étapes proposées pour relier Irun à Fisterra puis Muxia sur la côte (80 km après St Jacques. Chacune d’entre elles comporte un tracé au 1.100.000e , suffisant pour visualiser le parcours. Ces cartes mentionnent les points de vue remarquables, les sites historiques mais aussi toutes les facilités pour le pèlerin sous formes de pictogrammes avec légendes et abréviations : auberges, campings, pharmacies,  cafés, transports..etc..

 

 

Profil et trace étape guide CN
Entrer une légende

la partie vraiment novatrice concerne le profil des étapes. D’un seul coup d’oeil le marcheur visualise sur une échelle graduée en heures de marche et en kilomètres sa progression et les dénivelées du parcours, mais aussi la présence des facilités évoquées . Chaque villes ou villages comporte un numéro que l’on retrouve dans le texte courant. L’auteur  guide le pélerin presque pas en pas en fonction des changements et repères de direction. Ce guidage est particulièrement utile dans la traversée des grandes villes, des passages où l’on se perd  souvent quand le fléchage jaune ou les coquilles disparaissent soudainement !

Cette version a été réalisée  à partir d’ infos très récentes récoltées lar l’auteur Cordula Rabes. C’est donc la garantie d’y trouver les adresses des derniers gîtes et auberges ouvertes sur le chemin. Chaque établissement comporte le prix de la nuité, le nombre de places ainsi que des infos générales (four à micro ondes, dates ..)

Des données historiques et géographiques passionnantes

infos histoireTout au long de sa progression, le marcheur trouve un condensé d’informations culturelles sur les lieux traversés maid aussi des références historiques . L’auteur y mentionne également les dates des principaux évènements notamment les fêtes et festivals . Ces textes sur fond jaunes donnet une meilleure lisibilité à l’ensemble.

 

 

Et pour les geeks, Rother offre les traces GPS  (.gpx) de toutes les étapes !

Malgré le fléchage plutôt efficace sur les chemins vers Compotelle, beaucoup de randonneurs garde l’apppréhension de se perdent . C’est légitime même si ces petites errance permettent de favoriser les contacts avec la population. Toutefois j’ ai pu aussi constater que les explications de mes sympathiques interlocuteurs m’ont mené parfois sur des routes assez éloignées du chemin voire  des  routes vers Compostelle mais en voiture !

traces gpx CN.jpgLe GPS fait désormais partie de la panoplie du randonneur pourquoi s’en priver . C ‘est pourquoi  Rother propose à ses lecteurs de son guide papier de télécharger la trace du parcours au format classique .GPX  sur son site . www.rother.de . Le login et le password sont mentionnés à la page 6 . L’utilisation de ces traces .gpx est simple . D’abord il faut charger  sur son appareil  le fond de carte au 1:25.000e (cartes SD  ou couches avec l’application l’Iphigénie. Cette application IGN  (France) comprend toutes les cartes de topographie IGN Espagne et ce gratuitement. Puis on charge les traces proposées par Rother. (par mail sur le smartphone avec Iphigénie) que l’on visualise simplement ou que l’on suit en temps réel en marchant .

Conclusion.

Voici un compagnon de voyage très bien pensé qui  sera accessible facilement dans votre panoplie de parfait pèlerin. La cartographie très condensée et bien illustrée vous aidera à planifier vos étapes selon votre forme en trouvant les hébergements sur le parcours. Le texte et les picto de directions vous guidera efficacement tout au long des 836 km ce Camino del Norte qui emprunte le Primitivo. Pour les inquiets et les geeks , téléchargez et suivez la trace des 34 étapes  sur votre GPS (type Garmin ou Smartphone)

 

 

 

RATP, SNCF , les partenaires-aventure de mes rando-parigot

En choisissant l’abandon de la bagnole pour parcourir l’IDF, le randonneur va connaître d’autres frissons de l’aventure, ceux des transports en commun. Grèves, incidents techniques, maintenance, suicides, malaises, une sortie le dimanche n’est jamais gagnée d’avance. Bienvenue dans une épopée ordinaire du RER C lors d’une rando rigolade Sport et Nature très Lorel et.. Lardy !

un joli parcours de 22 km dans le Gatinais
Simple, il suffit de suivre le balisage IGN
Anne toucha du doigt ce jour là une certaine image du bonheur
Michel B. sous perfusion d’adrénaline

Pour l’organisation de SA sortie guidée pour  Sport et Nature , Michel B. n’a pas eu de chance. Son plan initial prévu en Seine et Marne au départ de la Gare de Lyon est en effet tombé à l’eau la veille. Pourquoi ? Manque d’info, suprise .. ? Il ignorait que la SNCF avait choisi le jour de SA sortie pour changer un poste complet d’aiguillages ! Résultat aucun train ne circulait durant ce week-end en cette gare et celle de Bercy ! Damned ! jura t-il dans son for intérieur avant d’échaffauder en un temps record un plan B. Puisant dans sa banque de randos constituée depuis dix ans , notre spécialiste expérimenté en extirpa un parcours partant de la gare d’Etrechy et devant se terminer à celle de Chamarande sur la ligne du RER C (entre Paris et Etampes ). Je le sais, en général ces noms de villes vous semblent carrément exotiques, voire elles n’évoquent même pas grand chose même chez les parisiens habitant à l’intérieur du Périph’ .  C’est vous dire . Pour faire bref , nous sommes au sud d’Arpajon et cette randonnée printanière concentre son intérêt autour de la Juine, un charmant affluent de l’Essonne. Ponts de pierres, lavoirs, barrages, anciens moulins le cours d’eau recèle quelques petits trésors. Se balader dans le Gâtinais, c ‘est aussi découvrir de magnifiques corps de fermes, des bâtiments témoins de cette période agricole faste mais aussi laborieuse avec l’exploitation des carrières de grès. Sitôt arrivé à la gare d’Etrechy, le guide annonça la couleur du parcours et les règles élémentaires de sécurité, notamment à l’ attention de nos deux petites anglaises récemment inscrites, des filles totalement bilingues en partance pour la Bolivie et le Pérou. Rien de tel qu’un training dans l’Essonne et ses sommets culminant à 180 m pour se frotter à la cordillère des Andes ! Le groupe ne dépassait pas vingt cinq marcheurs ce jour-là, une majorité d’habitués contente de se retrouver pour échanger les derniers potins du boulot sur les sentiers de cette belle région, ou encore évoquer les prochaines aventures des vacances d’été . Pourtant le blabla- climat de ce mois de mars ne ressemblait à aucun autre. Les rebondissements des élections présidentielles toutes proches planaient mollement sur un groupe qui tentait de ne pas en parler tout en parlant. Ainsi Anne qui rêve en secret de voir enfin Emmanuel Macron en meeting, se pâma devant son portrait placardé dans un bourg. Edward, qui avait gonflé la veille la foule des partisans de Mélanchon le tribun magnifique rassemblés à République, marchait cette matinée sans grande conviction et tenait des propos résignés tout à fait inhabituels. Quant à notre ami Patrick, virulent anarchico- gauchiste-anti-cléricale assumé il se remettait de sa semaine difficile de sorties culturo-divertissantes à répétition. Il évita lui aussi les polémiques stériles avec l’auditoire à l’engagement politique inexistant, préférant raconter les détails de sa prochaine croisière en Méditerranée programmée pour octobre. Parmi ses angoisses récurrentes, une question le tenaillait : les douze bars seraient-ils ouverts au départ du bateau !? Un autre Michel, très remonté contre les oligarques, le fameux système et inquiet de l’opacité de l’horizon social des prochains mois, distillait ça et là sa relative mauvaise humeur au gré des conversations du chemin. Mal réveillé, j’avais décidé de ne pas m’en mêler, préférant écouter geindre ma pauvre carcasse en proie à des maux inédits. Mon départ pour le Camino del Norte vers Compostelle étant prévu pour le 18 avril, ces «  bobolas » inquiétaient déjà le bon hypocondriaque que je suis. Après trois heures plutôt tranquilles, notre guide décida que l’heure du déjeuner dominical avait sonné et arrêta la meute affamée au bord du chemin dans un sous-bois, avouons le d’une grande banalité. Un pique-nique Sport et Nature n’ a rien d’un arrêt express ou chacun ingurgite un sandwich à la hâte. Ici on plante le camp en dépliant les nappes et les bâches puis c’est le grand déballage des victuailles. Je m’étonne encore depuis des mois que je fréquente cette association de la qualité voire de l’inventivité culinaire des randonneurs en matière de repas en itinérance. La palme revient sans doute aux amuse-gueule de Patrick alors qu’André surprend son monde par la richesse de ses pinards . Le summum est atteint lors de la phase, que dis-je la farandole des desserts ! Un festival. Lorsque le groupe est important , beaucoup d’entre nous calent littéralement tant l’offre est copieuse. J’avoue que ce pique-nique du dimanche dépasse largement en saveur mon quotidien d’une pauvreté gastronomique assez pathétique. Le mélange du Porto Blanc habituel et du vin chinois proposé ce jour-là provoqua l’ euphorie collective assez courante et un redémarrage poussif . De rythme moyen, on passa à une vitesse de marche erratique, chacun s’arrêtant à maintes reprises devant une jonquille , une ferme-brocante, ou comme notre guide pour ramasser des pissenlits destinés à la salade du soir. Après une erreur de navigation sur la carte (due au degré d’alcoolémie.;?) , et malgré ma vive protestation de randonneur geek armé d’un GPS et de l’App Iphigénie, Michel nous conduisit à Lardy par le chemin des écoliers au bout de 14 km. Peu motivés, 5 ou 6 d’entre nous désertèrent alors le groupe pour reprendre le train vers Paris. L’objectif étant de rejoindre la fameuse gare de Chamarande et de pousser le compteur jusqu’à 22 km , on fit un grand détour par une zone inconnue sur les hauteurs de Lardy ou quads et motos tout-terrain jouaient dans un bac à sable géant. Puis comme personne n’y croyait plus, et que Denis insistait pour nous servir son vin chaud préparé avec amour, le groupe replongea vers … Lardy ! Adieu Chamarande, il était près de 17h00 . Le RER C du retour stoppa à la station Bibliothèque François Mitterrand, ma connexion pour reprendre la ligne 14 et rejoindre la Gare St Lazare, puis Bois-colombes . (j’en vois qui ne suivent pas, ça va barder) . Et là,  place au gag STIF du soir (Société des Transports d’Ile de France), option gentil cauchemar de fin de rando. Surréaliste, les navettes hi tech sans chauffeur de la ligne 14 arrivaient dans la station les unes après les autres mais sans prendre de voyageurs suite à un incident technique . Toutefois, à chaque nouvelle rame les portes s’ouvraient, quelques entêtés sourdingues montaient alors que les haut parleurs du quai ainsi qu’une agent talky en main hurlaient pour les virer des wagons ! Je renonçais avec sagesse pour reprendre le RER C vers La Gare d’Austerlitz et ses lignes de métro. Et là… plus d’affichage des numéros  de quais, des destinations et ou des horaires, un seul message : «  un passager est victime d’un malaise, si vous êtes médecin faites vous connaître..etc.. ». Parmi les centaines d’usagers plantés , la RATP allait bien  trouver un toubib, mon brevet de secouriste ne ferait pas l’affaire.  Il était 19h30 lorsque j’arrivais enfin dans ma banlieue. Quand je vous répète que l’aventure c’est aussi en Ile-de-France !

 

Téléchargez la trace en .gpx  http://www.visugpx.com/KjmGI0SrIT.

Remerciements à la SNCF et la RATP pour leur service dans cette métropole de 12 millions d’habitants. Ps. Merci d’abaisser le prix du Mobilis 5 zones

Idée rando : 24 km en boucle à la Ferte-sous-Jouarre (77)

carte IGN Coulommiers

Ca sentait bon la sortie de l’hiver en ce dimanche 12 mars  ! Le soleil inondait les cultures parées d’un fin duvet vert pétant, les premiers bourgeons, les boutons d’or pointaient encore timidement et les chemins pierreux évacuaient les dernières pluies en long filets d’eau. C’était donc le moment d’explorer la Seine et Marne en quittant pour une fois la forêt de Fontainebleau et les boucles de la Seine pour se rendre à la Ferté-sous-Jouarre. Cette jolie ville au patrimoine historique passionnant est accessible par le train depuis la gare de l’Est en direction de Chateau-Thierry. Voici une randonnée de 24 km en boucle au départ de la gare. Le mieux est de télécharger la trace .Gpx ci-dessous et de tracer ce parcours sur Openrunner par exemple . Vous pouvez ensuite, le cas échéant le reporter sur une carte IGN 1:25.000e. Ce parcours alterne les longs passages en plaine et la traversée de forêts domaniales. sortie vitrauxC’est parfait à réaliser au printemps avant que le soleil ne plombe cette randonnée assez dégagée. Il n’y a pas de grosses difficultés hormis le passage de quelques rus potentiellement gonflés par les pluies. Côté culturel, vous ne manquerez pas de visiter les églises romanes de Jouarre. Les vitraux sont de pures merveilles. On trouve ici et la trace des fameuses voies romaines.

Téléchargez la trace .gpx  : http://www.visugpx.com/ZZHAIIkgdI

 

Une traversée de Paris très black et flaques

Ph 12Il est six heures du mat’ ce dimanche. Monsieur-météo de France Inter dresse un portrait apocalyptique de la journée : » pluie généralisée et rafales balayant un grand quart nord-ouest du pays le matin suivie de bourrasques et d’orages l’après-midi ».  La vigilance Orange de 24 départements annoncée la veille se confirme. Je remonte la couette et mobilie quatre neurones pour évaluer la situation. Le sac à dos et le pique-nique sont prêts, l’idée de passer un dimanche enfermé me navre déjà.  Mais je dois admettre que la rando programmée en forêt de l’Isle Adam dans la tempête relève à la fois du masochisme et de l’insconscience. Je textote à mon ami Michel lui annonçant que je ne suis plus de la partie en lui énonçant mon plan B : une nouvelle traversée de Paris option mousson mais en plus frais. Le rendez-vous est fixé à Montmartre,  je quitte mon vaisseau du 6e étage de Bois-Co vers les 8 heures pour atteindre le sommet du 18e  arrondissement à 10. Levallois, le fief Balkani, ressemble à une steppe des Balkans. Seuls des cadavres des fêtes passées donnent un air civilisé à l’avenue déserte qui mène à la place Clicly. Soudain tel un mirage , un bistrot ouvert apparait, de quoi prendre ma dose de caféïne. ph 14Une famille de Chinois s’agite derrière le comptoir, l’éclairage frise le minimalisme, un client plus matinal que moi feuilllete sans conviction le Parisien dont une annonce la grand messe du candidat Fillon au Troca l’ après-midi. Vu la météo, je compatis d’avance avec ses sympathisants. Le Sacré Coeur pointe au loin dans un ciel plombé, les premières gouttes repeignent le trottoir en un mouchété gris et noir. Le vent se renforce, la douche s’annonce inévitable. Prévoyant, j’extirpe le sur-pantalon Vaude, fidèle, efficace compagnon de pluie de tous mes périples humides depuis des années. La veste  ultralight Arc ‘Térix en a vu d’autres sur les chemins de Compostelle. Je peaufine les réglages de la capuche et gravis la rue Lepic qui mène à la place du Tertre. Les peintres ont disparu du décor, quelques rares touristes s’agluttinent dans les boutiques de souvenirs. C’est pas leur semaine de chance ! Panorama plombé, Paris étale toute sa démesure urbaine aux pieds des marches. Michel, armé d’un fragile parapluie malmemené par les bourrasques, me rejoint au Cadet de Gascone. Consommation rapide d’un chocolat et d’un café ponctuée d’une addition salée de 8,30€ !

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Impro rando dans l’Essonnes 91

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incursion de 22 km d’Etrechy à Sernaise

Soyons objectif, la rando en février est un peu ingrate. La nature a du mal à se débarrasser de son manteau gris, les terres se refont une santé en jachères. Alors les randonneurs semblent errer dans la steppe balayée par un vent frisquet à la recherche d’un endroit abrité pour leur pique-nique. Quelques courageux cavaliers des nombreux clubs locaux bravent aussi un hiver tirant gentillement sa révérence. Borne IGN.JPGNous sommes dans l’Essonnes, quelque part vers Etrechy, Saint-Chéron. Le chemin de Compostelle passe ici par le GR1 et le GR55 pour filer vers Tours. Pas l’ombre d’un pèlerin, il faudra attendre mars ou avril pour apercevoir les premiers marcheurs en route vers la Galice. Histoire de garder la forme en guétant des jours meilleurs, voici une balade de 22 km , toujours de gare à gare sur la ligne du RER C. (Pass Navigo ou Mobilis 5 zones). Ce parcours très à découvert ne présente pas de difficulté majeure, et seule la belle abbaye de St Chéron et la jolie église romaine de St Sulpice méritent le détour. Pourtant il faudra revenir dans l’Essonnes, juste pour découvrir les champs de tournesols à l’heure ou le soleil printanier innonde ces plaines fertiles. S’enfoncer dans les bosquets, longer les lisières bordées de blé blond oscillant sous la brise. L’Ile de France n’ a pas fini de vous surprendre . A très vite .Téléchargez la trace au format .gpx ICI

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Claude-François Denecourt , le pionnier de la randonnée pédestre (1788-1875)

Comment un vétéran des armées napoléoniennes va consacrer quarante ans de sa vie à  faire de la forêt de Fontainebleau un formidable univers de randonnée, les 150 km des fameux sentiers bleus.

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une cartographie exemplaire
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Denecourt un militaire rigoureux et imaginatif
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les fameux sentiers Denecourt-Colinet de Fontainebleau

Amoureux de la Seine et Marne, je vous ai souvent entraîné en randonnée dans ce département notamment sur les sentiers de la forêt de Fontainebleau. Les parcours s’y déclinent à l’infini dans une nature riche, luxuriante et dont les blocs de grès font le bonheur des passionnés d’escalade. Cet engouement pour ce domaine forestier de 25.000 ha situé au sud de Paris, ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Bien avant moi et bien avant que les sportifs et les familles en fassent leur terrain de jeu et y prennent une bouffée d’oxygène dominicale, un homme avait déjà succombé à ses richesses : Claude-François Denecourt. Ce vétéran des Armées Napoléoniennes, alors sergent, est nommé concierge dans une caserne de Fontainebleau en 1832. Ses idées « républicaines » peu appréciées dans la hiérarchie militaire de l’époque lui valent d’être révoqué. Seulement âgé de 44 ans, l’ancien soldat ne cesse de s’émerveiller devant la forêt. Dès lors il va lui consacrer tout son temps , son énergie et une grande partie de ses économies pour assurer sa promotion auprès des « excursionnistes » . Denecourt n’a pas reçu une solide éducation. Il ne saura lire qu’à 20 ans grâce à l’aide providentielle d’un instituteur. Et pourtant il va publier rapidement son premier guide et ce à l’occasion d’une manœuvre militaire organisée en 1839. Il va en effet concevoir un petit

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Des guides remis à jour durant des décennies

fascicule documenté de cartes afin de guider les troupes dans ce dédale alors peu accessible. De 1839 à 1848, Denecourt ne cesse de perfectionner ses ouvrages lors des publications successives. Dès 1842, Denecourt n’est plus qu’un simple guide accompagnant les marcheurs, il commence à tracer lui-même des sentiers de promenade avec l’ aide des carriers et autres tailleurs de pavés. A sa mort, on compte près de 150 km de sentiers fléchés en bleu afin que les promeneurs s’y repèrent facilement. Denecourt poussent encore plus loin son travail en aménageant des grottes et des fontaines ou encore en faisant construire une tour d’observation , la fameuse Tour Denecourt inaugurée en 1853 par l’Empereur Napoléon III. Dans sa quête de perfection, il baptise les lieux les plus remarquables. Près de 600 arbres et 700 rochers sont ainsi répertoriés avec des noms tirés de la mythologie ou de la littérature ou alors carrément inventés selon la typologie des sites. Sa notoriété s’accroit, bientôt les plus grands écrivains comme Victor Hugo, Lamartine, Alfred de Musset ou encore Georges Sand lui rendent hommage suite à un recueil de textes où Théophile Gautier le surnomme le « Sylvain de la forêt » , en référence à ces divinités romaines des Bois et des champs. Charles Colinet, l’autre « Sylvain » reprend le travail de Denecourt à sa mort et le poursuivra jusqu’en 1905. Les premiers chemins de randonnée balisés venaient de voir le jour. La description de ces itinéraires centenaires est parfaitement documenté sur le site de l’AFF (Amis De la Forêt de Fontainebleau) :http://www.tl2b.com/2000/01/connaissez-vous-les-sentiers-bleus.html

A consulter également la source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Fran%C3%A7ois_Denecourt

Une randonnée de 22 km à Fontainebleau passant par deux des sentiers Denecourt-Colinet. Prenez le temps de découvrir les fontaines cachées dans le feuillage, les grottes et toutes les traces commémorant le travail de cet infatigable Sylvain.

Cet itinéraire débute par l’arrêt SNCF en forêt juste avant la gare de Fontainebleau-Avon, notre point de retour vers Paris Gare de Lyon. Téléchargez la trace .gpx en cliquant ICI

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Idée rando : Paris-Versailles (20km- facile)

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Une longue diagonale de nature sans difficulté.

Sortir de  Paris pour aller marcher sous le soleil, c’est déjà sortir de l’hiver . Nul besoin d’aller très loin, il suffit de prendre le métro , descendre à Porte Maillot et rejoindre le Bois de Boulogne à deux pas. Le GR1 est juste à côté du périph,  suivez les marques familières rouge et blanche pour pénétrer dans ce grand espace de verdure. Ce chemin de Grande Randonnée serpente en suivant un cours d’eau jusqu’au petit lac qui surplombe la Grande Cascade. Il vous conduira jusqu’au bord de Seine. Vous longerez le fleuve sur quelques centaines de mètres avant de le franchir par la Passerelle de L’Avre. Il y a un joli petit port sur l’autre rive ainsi que le chicos restaurant Quai Ouest . On traverse ainsi une partie de St Cloud par le coteau avant de pénétrer dans le Domaine National par l’entrée Nord. Vous aurez parcouru déjà une dizaine de kilomètres , pourquoi pas quitter le GR1 et improviser un pique-nique au calme sur les hauteurs. La vue est splendide et ce sera l’occasion de découvrir les nouveaux aménagements de l’Ile Seguin au loin (anciennes usines Renault Billancourt) . Après cette pause, vous devrez rejoindre à nouveau le GR1.

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la Carte IGN indispensable pour se balader autour de Paris

La carte IGN du coin au 1:25.000e est toujours utile dans le sac à dos, voire indispensable . Le GR vous conduira jusqu’à la Porte Blanche où vous ferez un bref passage dans Marne-La-Coquette. Cette petite ville reste un petit paradis qui semble à des années-lumière du bouillonnement parisien avec ses immenses demeures, ses jardins tirés à quatre épingles, ses boutiques d’antiquaire, et un joli restaurant. Vous quittez le GR1 après la mairie , juste à votre gauche pour attraper le GR2 afin de piquer plein sud vers la forêt de Fausses-Reposes. Le sentier descend vers la D985 que vous franchirez afin de prendre une ruelle à droite qui mène aux Etangs de Ville d’Avray. Si vous avez un petit coup de pompe ou si vous souhaitez écourter votre randonnée, la gare SNCF de Chaville Rive Droite se trouve à environ un kilomètre, un train conduit directement à la Gare Saint-Lazare. Une fois aux étangs, il faut alors suivre la Coulée Verte D’Ile de France qui traverse une grande partie de cette magnifique forêt en forme d’immense cuvette . Vous arriverez ainsi au carrefour du Caroussel bordée par les colossales colonnes de souvenir au Général Lafayette et Pershing. Vous êtes arrivés à Versailles. Les gares de Versailles Rive Droite, Versailles-Chantier ou encore la gare de Montreuil desservent très bien la Capitale et sa banlieue. Cette jolie randonnée de 20 km sans difficultés, toute proche de Paris,  vous fera découvrir toute la richesse naturelle de l’IDF et un bel échantillon de son patrimoine culturel.

Téléchargez la trace au format .GPX  : http://www.visugpx.com/FwjPat89iH.