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Camino del Norte 2017-2024 – Doublé sur un chemin de Compostelle d’exception

J’ai commencé à fréquenter les chemins de St Jacques de Compostelle en 2014 à raison d’un itinéraire complet chaque année à l’exception de la période COVID . C’est donc avec une solide expérience que je suis reparti le 10 mai dernier sur le Camino del Norte après les rivages de la Rota Vicentina (Algarve) et du Camino Portugais . Pourquoi refaire le Norte déjà réalisé en 2017 ? En fait je voulais revenir sur un chemin côtier de la péninsule, un parcours splendide qui réunit tous les aspects d’une randonnée itinérante passionnante, à savoir des paysages de toute beauté, des dénivelés intéressants et compatibles avec mon niveau (et mon âge!)

Débriefing à chaud !

Sept années se sont écoulées entre ces deux voyages sur le Norte, un chemin en mutation dont la fréquentation est en pleine progression. Il occupe désormais la 4e place après le Francès, le Primitivo et le Portugais. Voici ce que j’ai retenu de ce retour en terme de sensations, ce que les futurs candidats peuvent en apprendre pour se lancer à leur tour sur ce chemin d’exception.

Environ 830 km très vallonnés, près de 13.000 m de dénivelé positive

Un parcours toujours toujours très exigeant physiquement et désormais plus complexe

Avec ses 830 km et ses 13.000 m de dénivelé positive, (hors partie finale par le Primitivo), le Camino del Norte par la côte n’est pas un chemin initiatique. La traversée du Pays Basque espagnol durant la première semaine peut se révéler difficile alors que l’organisme n’est pas encore rodé à l’effort. Cette difficulté vient du caractère particulièrement vallonné de la région et de la nature des sentiers, sachant qu’une météo pluvieuse assez courante, peut encore corser l’affaire. D’ailleurs les moins entraînés et plus sages préfèrent débuter le Norte depuis Bilbao.

Plus loin, l’arrivée en Cantabrie est marquée par la multiplication des secteurs d’asphalte, alors que le relief s’assagit. Ces 150 à 200 km s’avèrent ou s’avéreront traumatisant pour les jambes, notamment genoux et tibias déjà soumis à une semaine d’effort. Et pourtant il n’a pas fait chaud cette année, ce qui a minimisé ces traumatismes dus aux chocs répétés sur un sol dur. Cependant, j’ai ainsi assister à de multiples abandons à la sortie de la Cantabrie suite à des périostites, des tendinites diverses ou tout simplement à une véritable lassitude de marcher sur route. La mauvaise météo a encore joué un rôle important et l’expérience a probablement fait la différence .

Un chemin parfois ingrat !

Après des pluies abondantes, comme nous en avons eu à Santander, une variante proposait ainsi un passage sur les hauteurs proches de la côte. Vu la visibilité médiocre et un sentier probablement gorgé d’eau, cette option ne présentait aucun intérêt, pire elle s’est avérée dangereuse à flanc de falaise et épuisante. Il fallait dont sagement rester sur une portion goudronnée certes pénible mais plus sûre. Question de bon sens. Hélas nombre de pèlerins « novices » se sont contentés de suivre cet itinéraire bis aveuglement sur l’App Buen Camino sans trop réfléchir.

Ce camino del Norte 2024 a donc été souvent marqué par ce type de choix, sachant que de nombreuses variantes sont désormais proposées tout au long du parcours. Elles sont généralement bien mentionnées sur les Applications ou sur les guides papier. Certaines sont recommandées aux cyclistes . Il est toutefois essentiel de discuter avec les hospitaleros pour obtenir de précieux conseils. Cela dit, j’ai hélas moi aussi fait de mauvais choix sur certaines variantes tracées soit pour raccourcir les étapes ou pour raison de sécurité, ou désengorger des localités comme à Arzua ou se rejoignent plusieurs caminos.

J’ai ainsi emprunté à Boimorto une diagonale rectiligne, déserte, de 8 km pur bitume entre les forêts d’eucalyptus, sans le moindre café. Dépité, j’ai même tenté de faire du stop, en vain. Enfin, cette météo pluvieuse rend parfois les chemins presque impraticables lorsque les engins forestiers les défoncent. Le marcheur évolue quasiment dans un bourbier de glaise. Un enfer. Comme tous les caminos, le Norte est tracé de part et d’autre de grands axes routiers. Afin d’éviter tant que ce peut le bitume et le danger des voitures, les baliseurs coupent les grandes boucles routières par des descentes en fond de vallons et les remontées. La répétition de ces montagnes russes est particulièrement épuisante.

Le même casse-tête de la composition des étapes en fonction des hébergements

Depuis sept ans, j’ai constaté que d’avantage d’hébergements sont proposés sur le Camino del Norte, la rançon du succès ! Toutefois, j’ai aussi vu plusieurs albergues désormais closes suite à des faillites dues au Covid. Par ailleurs, des établissements municipaux sont fermés durant le week end. Il vaut donc mieux se renseigner au jour le jour . Faut-il réserver ses hébergements ? Pas d’obligation mais un peu d’anticipation s’impose concernant des établissements de petite capacité (une dizaine de lits) . J’ai assisté à de beaux plantages !

Pour ma part j’ai réservé une à deux étapes d’avance en utilisant l’App Booking.com à maintes reprises (je reviendrais sur ces outils) et en passant des appels directs. Oubliez totalement (ou presque) les mails, le taux d’échecs est important faute de réponses. Côté budget, évidence, vaut mieux voyager à deux et partager parfois une pension ou un hôtel. (voir le tableau)

Malgré le nombre croissant d’hébergements, la composition des étapes reste un exercice mathématique quotidien . Un marcheur en forme se base sur 20 à 25 km par jour pour rejoindre un toit. Les fonceurs s’en envoient 30 à 35 ! Après deux semaines, je visais plutôt 25 km par jour en évitant les étapes à plus de 30 qui laissent « des traces » le lendemain sur mon organisme de sénior ! L’important est d’écouter son corps, de ne pas pousser la machine trop loin, avec en tête une obsession : finir le chemin.

Marcher seul, en couple, en groupe sur un Norte peu fréquenté ??

On trouve de tout sur les chemins de Compostelle et cet aspect sociologique m’a toujours interpelé. Je suis un marcheur solitaire et cet isolement volontaire ne ne pèse jamais, cela relève même de la quête. Cela ne m’empêche nullement de savourer des soirées entre pèlerins, à partager un verre ou faire la popote ensemble. J’ai rencontré des couples formidables sur le Norte notamment deux époux roumains affichant une solidarité touchante et complicité dans les moments les plus durs. Je garde aussi l’image de ce jeune allemand qui imposa à sa compagne sud américaine toujours hyper joviale des étapes de plus de 35 km pour tenir leur délai de retour !!

En fin de camino, elle laissa près de 2 kg de fringues superflus sur le comptoir de l’albergue ! Les plus jeunes taillent la route d’une façon relâchée. Leur spontanéité et leur niveau d’anglais leur ouvrent plus de contacts. Les marcheurs asiatiques me passionnent aussi par leur recherche de la perfection, de la protection contre le soleil, leur curiosité et leur émerveillement constant. Tout leur semble beau ! Enfin, abordons le sujet du groupe spontané. Instinct grégaire oblige, l’homme ou la femme ont tendance à s’agglutiner à deux , trois ou six . Crainte de la solitude, de se perdre, de s’ennuyer, vraies affinités, les fameuses « fabuleuses rencontres du Camino » ! La durée de vie du groupe est plutôt variable. Cet exemple est symptomatique du phénomène. Jean-Pierre, rochelais, Louise, québécoise, Fabio, brésilien, et Annette hollandaise se sont rencontrés et pris plaisir à partager le chemin de nombreux jours. Une vraie famille. Jusqu’au jour où la hollandaise s’est lassée du rythme imposé et des contraintes du groupe, jusqu’au jour ou Fabio s’est offert une pause visite, jusqu’au jour ou Louise, épuisée a voulu tout plaquer, a tenu une semaine et est rentrée chez elle. Jusqu’au jour ou Jean-Pierre s’est retrouvé seul, victime d’une sale bobo au genou et est reparti à la Rochelle à mi-parcours.

De grands moments de solitude aussi dans les forêts d’eucalyptus ou les plaines immenses.

J’ai adoré cet autre groupe «  à géométrie variable » mené et recomposé dix fois par Mirchka, ce roumain exilé à San Francisco dont la gaîté et l’humour ont entraîné dans ses pas une suédoise, une jeune américaine de l’Oklahoma, un allemand increvable, moi-même, etc. Un vrai catalyseur de marcheurs dont la bonne humeur a irradié mon parcours. Quel bonheur j ai eu de les retrouver à Santiago chez un marchand de glaces ! Ses rencontres parfois magiques m’étonnent et me ravissent. J’ai passé du temps avec des duos improbables. Mike, 58 ans et Gerhard, 72, deux allemands d’une complicité géniale, le second victime par le passé de trois crises cardiaques et porteur de deux stents.

Des rencontres spontanées et des passages surprenants.

Ou encore Tony, britannique de 68 ans, six chemins au compteur qui partageait ses soirées depuis deux semaines avec Nat, vieil australien fatigué, d’une lenteur assumée, parti d’Irun le 17 avril !! L’amitié spontanée retrouve ici toute sa mesure. En revanche, je finis par fuir les meneurs bavards, bruyants, qui connaissent tout et rien ou encore ces groupes de français hermétiques qui parlent à peine deux mots d’anglais. Très très rarement, j’ai évoqué ou mis en avant les 8 ou 9 chemins réalisés depuis dix ans. C’est inutile car le camino reste une expérience unique pour chacun.

La technologie toujours plus au service ou au secours du pèlerin

Depuis mes débuts sur les chemins, je ne peux que constater omniprésence de la technologie. D’abord, il y a du réseau GSM (3 ou 4 G) partout sur ce parcours. Le « roaming » mis en place en Europe permet à tous les européens de profiter de leur forfait national. Les autres pèlerins étrangers sont toujours en quête de WI FI au moindre arrêt. Certains opérateurs hors Europe offrent ce service à leurs clients. La plupart des communications passent désormais par WhatsApp. Les groupes évoqués précédemment en font un usage généralisé pour communiquer entre eux. De plus en plus d’hospitaleros l’utilisent aussi. Enfin, quelques groupes ou couples se sont logés parfois en AirBnb.

Le camino en ville : pas toujours très glamour
Visite de Bilbao, traversée dans l’histoire industrielle des grandes villes nu nord.

Les Applications et sites « spécial Compostelle » ne manquent pas. Pour ma part, en bon geek, j’ai utilisé les outils suivant. La plupart ont un lien direct booking.com pour réserver et proposent en option payante des calculateurs d’étapes. (Je n’ai pas testé) :

Wise Pilgrim Camino del Norte (5,49€) . Très simple, ergonomique, mise à jour, bien documentée. Cartes téléchargeables Apple Maps. Tous les hébergements répertoriés. Conseils mentionnés en rouge

Buen Camino . L’app qui s’est généralisée chez les pèlerins. Gratuite, bien documentée, dotée d’une boussole pour se rendre à l’albergue choisie. Cartographie Google Earth agréable, profil du parcours.

Mapy.cz . L’app en open source offre des courbes de niveau et une précision topologique, des détails cartographiques plus précis pour s’orienter et trouver le bon chemin en plan B

Google Maps . L’application à 250 % commerciale est bien pratique pour trouver un supermarché, un restau ouvert, ou une pharmacie le plus proche

Google Traduction : l’arme absolue pour lire les menus espagnols !

Booking.com . Ce site ou cette app est devenu désormais incontournable en voyage. Choix, réservations instantanées et sures . Paiement immédiat ou non . Le programme fidélité offre de bonnes réductions. Inconvénient : annulation quasi impossible. Mieux vaut bétonner ses étapes .

WhatsApp . Evidemment ! Pour rester connectés entre amis, hospitaleros et limiter les frais téléphoniques.

Facebook – pour partager les bons moments avec ceux restés à la casa !

Camino del Norte 2024 . Editions Rother 16 Euros (Au Vieux Campeur)

Ce petit guide d’un format poche très pratique est un concentré d’informations notamment le profil du parcours, un bornage kilométrique précis, des infos culturelles. La cartographie est très soignée. La partie hébergements mériterait plus de clarté. Téléchargement offert des traces de chaque étape au format .gpx

Un guide papier, des applications numériques, un passeport dans les bagages.

Montres connectées et smartphones : nombreux sont ceux qui enregistrent désormais nombre de pas ou km effectués chaque ainsi que les calories dépensées. (important, vu le nombre de bananes ingurgitées ! )

Mon choix : Montre Casio Pro Trek connectée via l’app Casio Watches . Ce modèle est doté d’un podomètre, d’un altimètre, d’un baromètre et surtout d’une boussole, très utile malgré tout pour vérifier sa bonne orientation notamment en sortie de ville.

Débriefing équipement :

Les chaussures de trail Hoka Speed Goat 5 (semelle Vibram) ont tenu la distance malgré une usure très marquée après le Pays Basque et la Cantabrie. L’étanchéité Gore Tex n’a pas tenu très longtemps. J’ai manqué d’une polaire légère intermédiaire en alternance avec la doudoune Cimalp. J’ai marché à 98 % en short, avec un pantalon de pluie trail Evadict (Décathlon) les matin frisquets.

Pour la première fois, j’ai brisé un bâton de rando lors d’une glissade dans la boue. J’en ai racheté un en route après avoir tenter une réparation. Il y a des pharmacies partout en Espagne, inutile de se charger de médicaments et matériel de soin. Hydratation : faites le plein au robinet des hébergements, l’eau est excellente, vous trouverez régulièrement des fontaines en ville. Evitez les sources isolées en campagne, la qualité de l’eau n’est pas certaine.

Budget : Variable de 30 à 70€/jour selon les bourses mais globalement le coût de la vie à augmenter de 20 à 30% pour tous en Espagne, ressenti sur l’alimentation et les consommations. Cartes bancaires acceptées partout.

Conclusions

Cette nouvelle expérience sur le Norte m’a apporté toute la rupture avec le quotidien que j’escomptais, ce petit parfum d’aventure, ce dépouillement de tout pour garder que le nécessaire. Le septuagénaire s’en est sorti physiquement intact sur ce chemin éprouvant. J’en ai tout de même .. bavé ! Car la récupération est devenue plus douloureuse avec les années . Alors, comme me déclarait un formidable marcheur anglais de ma génération rencontré sur la Via de la Plata en 2022, en arrivant à Santiago: «  Je ressens une immense gratitude pour la vie et ce qu’elle vient de m’offrir » . Tout est dit . Partez sur le Camino del Norte en bonne forme et avec prudence. Ce chemin est un vrai bonheur tant les paysages sont magnifiques. Vous traverserez des villages d’une rare quiétude, sentirez la brise marine, l’odeur de la terre et de l’eucalyptus, apercevrez l’océan à l’horizon ou les Picos d’Europe au loin. Bon voyage dans un décor renouvelé chaque matin !

Messe des pèlerins et botafumero dans la cathédrale de Compostelle

Détails des étapes et des hébergements (10 mai -11 juin 2024)

NoVille départVille arrivéenb kmNom hébergementPrix (€)
1Irun (Albergue)San Sebastian24Surf Extea Hotel35
2San SebastianZarautz22Blai Blai Hotel25
3ZarautzDeba26Albergue municipale8
4DebaMarkina26Albergue Carmen10
5MarkinaGernika26Akeluar Ostat56
6GernikaLesama -Bilbao23Post Hotel23
7Bilbaovisite
Elkoos Hotel32
8BilbaoPabenas30Albergue municipale10
9PabenasCastro15Pension49
10CastroLaredo31Casa de la Trinitad10
11LaredoGuemes27Albergue Pueblo15
12GuemesSantender + train20Boo – hotel playas53
13BooSantillas del mar23El Conventio19
14Santillas del marComillas27Magia del Camino16
15ComillasPésuès23Hotel Baviera35
16PésuèsLlanès31Albergue Estacion16
17LlanèsRibadella30Hotel Marina42
18RibadellaGijon (+bus)18Boogalow hotel23
19GijonAvilès25Albergue municipale10
20AvilèsMuros22Casa Carmin18
21MurosSanta Marina29Pension Prada40
22Santa MarinaLuerca25Albergue privée16
23LuercaNavia22Albergue San Roque15
24NaviaTapia de Casariego22Hotel Puente los santos35
25Tapia de C.Lourenza29Pension Penograle25
26LourenzaAbadin27Albergue Xabadin19
27AbadinVilaba22Albergue A Carbaleira19
28VilabaBaamond20Albergue municipale10
29BaamondA Cabana24Albergue municipale10
30A CabanaBoimorto26Albergue Casa Gandara16
31BoimortoSan Irène24Albergue San Irène26
32San IrèneSantiago222 nuits Seminar menor56






La Via de la Plata .. un poquito más …

Parmi les Chemins de Compostelle que j’ai eu la chance de parcourir depuis 2014 , la Via de la Plata suivie du Camino Sanabrès reste une expérience exceptionnelle. Un camino qui exige un peu plus de résistance, d’improvisation, de temps, d’équilibre face à la solitude, bref.. un poquito más .. comme disent nos voisins espagnols. Récit de cette belle balade de 44 jours sur près de 1000 km, une remontée du sud au nord de cette ancienne voie romaine, en traversant l’Andalousie, l’Extremadura, Castille y Léon puis la Galice.

Via de la Plata .. départ de nuit

Mon équipement pour ce 6e camino de Compostelle .

Nouveautés : Chaussures Hoka Speedgoat 4 GTX

pantalon pluie running

poids total : 8 kg

GR13 : lâche ta Souppes y’a du bouleaux à Nemours !

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foret de Nemours- randonnee sur le GR13
La forêt de Nemours..on the rocks

Il y a des randos qui vous tirent de l’hibernation et vous redonnent la pêche pour  une semaine. Celle-ci fait partie des anti -dépresseurs qui devraient être remboursés par la Sécu car  son efficacité  dépasse les 250%  ! Ce dimanche -là j’avais volontairement écarté le parcours commando de 27 km à Rambouillet proposé par Cyril de Sport et Nature pour suivre  celui de Geneviève, sympathique guide, également active auprès des Amis de la Nature, une organisation orientée  davantage « sénior ++ « . (dixit GH). J’avais convaincu Christine d’y participer en lui jurant que la météo serait magnifique, les chemins asséchés et que les 22 km en forêt de ..Fontainebleau seraient une partie de plaisir. Nemours.. Lire la suite GR13 : lâche ta Souppes y’a du bouleaux à Nemours !

GR34 Le Crouesty-Le Rohaliguen.. option polaire !

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Alaska ? Non , Bretagne sud !

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Le sentier des douaniers entre Le Crouesty et Le Rohaliguen

Les pins majestueux, princes du littoral breton

Aucun doute, les Bretons reparleront encore longtemps de cette fin février 2018 dans les buvettes du Morbihan et d’ailleurs. Nous sommes au Rohalinguen et les campings voisins sont aussi déserts que la toundra malgré les vacances scolaires. Blottis derrière la vitre de la petite maison d’été, nous regardons dubitatifs ce matin-là le thermomètre afficher – 7°c sous l’effet du vent de Nord-Est venu direct de Sibérie ! Damned, le mercure a encore chuté depuis notre arrivée. Balayage à tous les étages, le ciel bleu est éblouissant de pureté et selon Le Télégramme,

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un parcours côtier de 18 km sur le GR34

la région explose son record historique d’ensoleillement à cette date. Après trois jours d’exploration à vélo et quelques héroïques allers-retours pédestres à Sarzeau pour le ravitaillement, on profite de la fenêtre météo « supportable » pour organiser notre rando sur le GR34 avant la journée du lendemain annoncée à -10°c au lever du jour ! Nous sommes loin de la douceur du séjour de novembre dernier, de notre périple par la face nord  de la presqu’île de Rhuys par le sentier longeant les marais et parcs à huîtres du Golfe et plus encore de notre dinette improvisée sur la plage. Action ! Le car de la ligne 24 en provenance de Vannes stoppe à Sarzeau station et nous dépose au port du Crouesty vers 13h00. La brise glaciale joue dans les drisses des bateaux et sur les pontons où personne de lucide n’ose déambuler par ce climat. Le GR34 passe ici devant les terrasses des cafés clos, on le suit jusqu’au Petit Mont et son tumulus. Le vestige de pierres préhistorique nous abrite à peine et le pique-nique est  expédié. La végétation tente une timide sortie de l’hiver, pourvu que les premiers bourgeons résistent aux attaques tardives de ce froid inhabituel dans le Morbihan. La nature porte encore les traces des tempêtes récentes. Des pins jonchent ici et là encore le sol, des troncs fraichement

un profil un peu sportif par endroit

débités s’empilent déjà en stères. Le nettoyage de printemps a commencé. L’océan ridé par les fortes risées venues de terre a oublié sa houle d’ouest, peut-être tempère-t-il ses ardeurs avant les grandes marées d’équinoxe imminentes qui feront le bonheur des pêcheurs à pied. Difficile d’ imaginer le trafic monstrueux des plaisanciers aux mois d’été alors qu’au large un unique voilier sous deux ris et trinquette revient péniblement au port en tirant des bords. Sérénité éphémère presque magique, des volées de bécasseaux picorent sur la grève, quelques rares marcheurs investissent ce décor somptueux inondé de soleil. sentier gele dans le Morbihan, rando GR 34Le GR34 court par endroit sur la crête des dunes, le sable et le vent de face ralentissent souvent notre progression déjà laborieuse. balade velo golfe du MorbihanA deux pas des golfeurs sûrement venus d’une autre planète tapent la balle dans des rafales à 30 nds et par -4°c.  On enchaîne ainsi les longues plages du Fogeo, de Kerver, des Govelins avant d’atteindre la Pointe du Grand Mont et la côte rocheuse de Saint-Gildas. Des familles profitent de la belle fin d’après-midi pour mettre le nez dehors en bouclant quelques kilomètres sur ce fameux chemin des douaniers. Jambes engourdies par le froid, fatigués par seulement 17 km, nous quittons le GR à Saint-Jacques et la plage devenue soudain inhospitalière pour prendre la route abritée vers  Trévenaste et rejoindre enfin Le Rohalinguen. Cette côte sud de la Presqu’ile de Rhuys manquait au programme de Christine, la régionale estivale de l’étape. Dépeuplé de ses touristes, le GR breton 100% pur beurre et granit  nous a encore révélé quelques trésors de sa beauté magnifiée ce jour-là par tant de lumière. Game over, la tisane, le far breton-maison et le petit radiateur à huile du salon réchauffent lentement les corps.  Il est à peine 20h, le thermomètre extérieur s’affole de nouveau, une nouvelle nuit polaire s’annonce. Demain la médiathèque de Sarzeau et le Ty Poul, le café associatif local, feront encore le plein de visiteurs frileux. Le 10 juillet prochain la bourgade accueille la 4e étape du Tour de France, l’ambiance pourrait devenir cette fois torride !

 

 

 

Découvrez Vannes en une journée

un tour de quelques heures au cœur de la cité médiévale

le jardin des remparts

Lors de votre passage dans le Golfe hors- saison, alors que les liaisons maritimes vers les îles ne sont pas encore opérationnelles, pourquoi ne  pas de visiter la ville de Vannes  ?  Votre parcours  passe bien sûr par le tour des remparts de la ville. (1h30 environ) où vous admirerez les portes anciennes et le magnifique jardin. Après une collation obligatoire dans l’une des nombreuses crêperies, visitez le Musée de la Cohue, ex-marché aux poissons (ouvert uniquement l ‘après-midi). Avant de repartir,  faites un dernier détour par le quartier médiéval et ses maisons séculaires à colombages. Pour faciliter votre balade, L’Office du Tourisme vous propose désormais une visite guidée avec  « Vannes Tour » , sa nouvelle App pour smartphone. (munissez-vous d’écouteurs pour l’occasion)

 

Téléchargez la trace GPS  : https://www.visugpx.com/ZMtEgtfFau

Randonneurs en Seine et Marne : Un Voyage Étonnant

Lagny-Thorigny.. tout le monde rebrousse chemin par les passerelles anti-crues

Janvier, mois de toutes les résolutions de purification morales et physiques où les images bibliques de jadis se télescopent aux selfies narcissiques d’un XXIe siècle décadent, comment ne  pas songer avec nostalgie aux  Rois Mages en rando   vers la Galilée (source Wikirsch : Sheila – ‎Mars 1971 de ‎J Schmitt / C Carrère) mais plus encore à cet homme d’exception, autre randonneur infatigable qui erra dans le désert pendant quarante ans pour faire sortir d’Egypte son peuple empêtré dans un sacré pétrin, je veux parler de Moïse. Parmi ses exploits, rappelez-vous de sa fameuse traversée  de la mer ..à pied. Parallèle historique assez audacieux, je vais vous relater l’histoire d’un groupe de 27 randonneurs immergés cette fois en Seine et Marne, le premier w.e après l’épiphanie, synonyme pour vous, misérables païens, de frangipane, fève et couronne en toc . Cette fois ci, le guide du groupe se nomme Geneviève, femme rigoureuse qui veilla des décennies à faire respecter les lois gravées dans les tables républicaines et qui après une révélation probablement divine, se consacre à maintenir sur le bon chemin les brebis de Sport et Nature et des Amis de la Nature.  Sa mission est  ce jour-là de purifier une poignée de randonneurs en surpoids, et en proie à une ankylose musculaire hivernale sévère. Lors d’un premier message par mail, elle les avait prévenus sans ménagement :  » Bande de petits ..sal.. (éloignez les gosses de l’écran), vous allez expier vos fautes, de Lagny-Thorigny à Meaux lors d’un parcours de 23 km mené au rythme infernal de 4,5 km/h que je qualifierai en un mot d’allure SOU-TE-NUE. ». Ce qualificatif avait eu pour effet de décourager les moins entraînés d’entre nous qui préfèrent tester chez eux leur nouvel écran plat 82 pouces ou faire je ne sais quoi sauf d’aller au rdv à la Gare de l’Est à 9 heures du mat’ .

 

La Seine et Marne, la Brie dans toute leur splendeur

La promesse de cette purification péripatétique et un soleil radieux remplirent de joie les 27 randonneurs volontaires et tous affichaient un large sourire à l’idée de revoir la citée, sa cathédrale, Coppé son maire et ses kébabs. La ville et certains se réveillaient lentement, quelques autres avaient oublié leur déception d’avoir rater une semaine auparavant un Meaux By Night  very pathétique, ou s’en réjouissaient, au choix . (Voir  notre dernier article  « Rando d’hiver ? ..pas de la tarte mais de la galette  «   https://wp.me/p6NqC2-TA). Néanmoins les fidèles et piliers de Sport et  Nature marchaient pour beaucoup le cœur serré, l’âme encore marquée du souvenir d’une randonnée estivale douloureuse dont les faits sont relatés dans un autre article intitulé « Errance et zizanie à Meaux » – https://wp.me/p6NqC2-Ny ).

Bon, ok, raté le pique-nique à table !

Une fois encore le sort s’abattit sur  ce parcours francilien dès le premier kilomètre. Dès Lagny un univers liquide leur barra le chemin . La Marne était sorti de son lit elle aussi et les berges du GR1 submergées n’étaient plus qu’un vague souvenir.  Qu’importe, les marcheurs et leur  guide s’élancèrent au- dessus des flots  ! Rien ne semblait pouvoir anéantir leur appétit de kilomètres ni les détourner de leur but, atteindre la ville. Lorsque les dernières passerelles métalliques anti-crues disparurent du décors, tous regardèrent vers le ciel et demandèrent à Dieu lui-même : « Pourquoi cette p…de rando à Meaux est-elle maudite ? » . Aucune réponse ne se fit entendre . Alors Geneviève trouva une issue de secours dans les cartes. Fluctua nec mergitur, alleluia, une route parallèle nous conduirait jusqu’à la forêt, loin du traitre fleuve. C’est ainsi que l’on  traversa une nature aux allures de rizière (dixit Sylvie,  trekkeuse au long cours très imaginative) en remontant le canal menant à Meaux. Après 14 km, notre guide stoppa net notre progression.  Nous étions arrivés sur l’aire du pique-nique mais consternation et rigolade générales,  les tables baignaient dans une marre immense. La troupe fut invitée fermement à rester groupée sur la berge lors du repas. Seuls, quelques Judas bravèrent l’autorité pour s’installer sur un pont. Dans sa miséricorde Geneviève les pardonna et rompit une fois encore le pain et la galette, l’ apôtre André partagea le vin, je me crucifiais sur le sol pour m’imprégner du soleil miraculeux . Nous avions quitter Mareuil et nous cheminions vers Nanteuil lorsque un autre obstacle de taille se dressa devant vous : la redoutable route nationale N36. Perfide, bruyante, symbole de la triste zizanie d’octobre 2017 , l ‘artère infranchissable défiait une nouvelle fois un guide de Sport et Nature. Michel BL, meneur de cette rando à l’époque,  se remémora soudain cet instant tragique ou le groupe de 53 marcheurs se scinda en deux sous ses yeux remplis d’impuissance et  de résignation, les uns suivant un chemin incertain en lisière de forêt, les autres coupant à travers champs.

Parcours long mais facile avec le passage délicat de la RN 36

Geneviève chassa de son esprit cette visions cauchemardesque, préférant s’en remettre au bon sens , à sa carte et ..à Google Map. Quelle pitié ..Je pestais une nouvelle fois contre tous les guides de la terre hermétiques aux App de rando dignes de ce nom. Malgré tout, notamment les rond-points, nous avons réussi à rejoindre le GR1 . Les deux kilomètres se firent dans la boue des champs et une ultime route inondée nous força à escalader un coteau glissant pour  enfin rejoindre Meaux. De 23 km annoncés, nous en étions à 27. Le petit plus habituel offert par l ‘association. Ne la remerciez pas c’est cadeau !!

Téléchargez la trace GPS   en cliquant ICI

 

Rando d’hiver ? Pas de la tarte ..mais de la galette sur le GR1 !

Une longue diagonale ventée de 24 km entre bosquets et plaines.

Son altesse Anita 1ere de Bretagne et sir Vincent d’Ardèche.

Qui l’eut cru ? Pas moins de trente marcheurs un dimanche venté et pluvieux d’un moins de janvier marqué par les crues ! Il fallait bien la promesse de galettes à la frangipane pour  motiver et tirer de sous la couette bien des amateurs de grasse mat’ . De mon côté, je tenais à suivre mon objectif, celui d’enchaîner les étapes pour boucler le GR1 courant 2019, un programme proposé par Stéphane. Et puis un mois sans rando m’ avait plongé dans une semi- léthargie néfaste et avait arrondi mon tour de taille d’un kilo post-fêtes inquiétant. La gare du Nord connaissait les premiers retours de vacances, on prit la direction de Dammartin en direction de Crépy-en-Valois . Stéphane avait annoncé dans son mail 20 km relax, avec Meaux en ligne de mire . Le doute planait sur le groupe . Seule les kilos-joules de la dite galette  pouvaient justifier ce qualificatif rarement usité dans le vocabulaire du guide. L’état du sentier historique fut à la hauteur du niveau de pluie enregistré sur la Brie ces derniers jours, c ‘est à dire gras ++ . Autrement dit chacun s’adonna aux joies du patinage et dérapages plus ou moins contrôlés. L’usage des bâtons n’augmenta guère le rendement énergétique du randonneur. La recherche  constante d’équilibre et un vent de nord-Est-glacial-trois-quart face pompèrent rapidement les réserves emmagasinées lors d’un petit dèj’ déjà lointain. Une douzaine de kilomètres suffirent pour déclarer que l’heure de la pause avait sonné..au milieu de nulle part. On planta le camp dans un maigre sous-bois banal dont le seul attrait fut de nous protéger de la brise. Comme prévues, les galettes jaillirent des sacs au moment du dessert. Stéphanie et Stéphan en lutte constante contre la déshydratation sournoise proposèrent  Gewurztraminer et rhum arrangé. Les monarques du jour fut sacrés selon la tradition. Je récupérais une couronne accompagné dans mon règne éphémère par Laure

Chantal en plein rêve de baignade et de plages tropicales.

nt,  le Roi Vincent-d’Ardèche et la reine Anita -1ere-de Bretagne-et -Autres -Lieux découverts à marée basse. Un rien arrangé par le rhum, Stéphan ordonna avec une vigueur  très relative que le camp fut levé pour aller en découdre avec les 8 km restant. Gadouillage , grignotage et picolage finirent de faire chuter la moyenne jusqu’à la gare de Meaux. Le groupe se désagrégea au gré des envies  de chacun, aussi nombreuses que divergeantes : aller visiter le quartier, ancien, boire une bière ou rentrer à Paris. Meaux by Night ne nous laissera pas un souvenir impérissable. L’idée de trouver ici un bistrot ouvert après 18h un dimanche soir relève de l’utopie. Seuls quelques kébabs peuvent sauver de la famine quelques habitants errant en fin de week-end. Les portes de la cathédrale étant déjà closes, j’abandonnais déçu la balade prometteuse et les quelques amis randonneurs attardés pour reprendre un train direct vers la Gare de l’Est. Cette étape no 9 du GR1  s’allongea au final sur 25 km et fut avant tout un moment tonique convivial et un bon entraînement pour une nouvelle année de rando que je  souhaite à tous, chers lecteurs, pleine d’aventures, de soleil, de découvertes et de rencontres.

 

Téléchargez la trace GPS de cette randonnée ICI

20 km à Travers la Vallée de l’Yvette

Et surtout bonne santé !!

Une dernière rando de l’année, ça se fête ! Pour l’occasion Stéphanie, guide expérimentée de Sport et Nature, épaulée par  Cécile, a pris les opérations en main : direction la Vallée de Chevreuse entre les gares de Coignière et St-Rémy (78). Une bonne dépression hivernale a balayé le décor de ses nuages pour un moment et le passage du front chaud offre une température à 9°c  au soulagement des 17 randonneurs  d’un groupe à composante très féminine. Les chemins portent encore le souvenir des averses de la veille, des ruisseaux slaloment entre les rochers émergeants. La forêt s’est presque dépouillée de ses oripeaux d’été et laisse découvrir un nouveau décors végétal composé de troncs enchevêtrés, de mousse et de mares. Prudence, un tapis de feuilles mortes cache désormais les pierres et les  racines glissantes, autant de pièges sournois pour randonneurs distraits. Certes, la vallée de Chevreuse n’a plus trop de secrets pour les parisiens. Combien de fois avons-nous parcouru les méandres de l’Yvette ou des ses affluents  ? Pourtant ce jour-là  le parcours bien rodé  va se heurter par endroits aux excès de la météo . Un ru a gonflé dans

 

 

la fameuse Maison de fer.

la nuit  et complique la poursuite du GR11 . Malgré les efforts de construction d’un pont de fortune signé Vincent, personne n’ayant vraiment envie de se tremper les pieds, on contournera l’obstacle par les hauts pour rejoindre Dampierre. Il est plus de 13h30, nous marchons depuis 12 km et les premières fringales se manifestent. Une pause s’impose. Les bouteilles de breuvages régionaux et de destinations exotiques sortent des sacs, Stéphanie fait circuler le foie gras et le pain de campagne, le déjeuner royal s’installe sur les hauteurs du château où les monarques festoyaient jadis. Après la ronde des desserts des plus caloriques, les selfies, le cloc des verres en plastoc qui s’entrechoquent, le groupe émerge de son demi comas pour reprendre le sentier. Les secondes parties de rando connaissent généralement une baisse de régime.

 

 

Vincent, diplômé des Ponts et Sentiers dans ses œuvres.

C’est l’heure où l’on compte les kilomètres restant, ceux qui séparent le randonneur de sa prochaine bière au bistrot en face de la gare du retour. Les pauses « techniques » se multiplient, les côtes de la Vallée de Chevreuse martyrisent les jambes encore engourdies, des signes symptomatiques d’une randonnée endormie qui s’éternise et se disperse. Stéphanie sourit et capitule, réalisant qu’elle a un peu perdu le contrôle des marcheurs qui suivent seuls à l’aveugle les marques rouges et blanches du GR, un chemin qui conduit forcément à un train. Peut être , peut être pas ! Il est plus de 16h00, ciel plombé et menaçant, près de 6 km restent à parcourir pour rejoindre St Rémy-les-Chevreuses et son RER. Le podomètre annoncera vingt et un kilomètres au final, les 18 annoncés sont une vieille histoire. 2017 s’achève en beauté. Je regarde dans le rétro des 25 randos parigots de l’année, ma semaine sur le GR34, cet inoubliable, long, difficile chemin de Compostelle entre Irun et Santiago. Et puis avec tendresse mes chaussures fatiguées qui finissent par craquer sous les 1800 km infligés !

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sympa, facile et tonique

Une belle rando d’environ 20 km qui suit la vallée de l’Yvette.

Le château de Dampierre

place au rêve

Découvrez la Forêt de l’Ouÿe : Circuit Pédagogique de 22 km

Une très belle randonnée de 22km en pleine forêt, avec du dénivelé intéressant

Traversée d’un bois à l’ autre à travers les champs .

Dernière débauche de couleurs avant l’hiver, RERC, gare de Dourdan, tout le monde descend ! Les feuilles se ramassent à la pelle en novembre et ce dimanche là une foule de randonneurs vient une nouvelle fois fouler les sentiers d’Ile de France, véritables tapis 100% bio dont le confort est sans égal en automne. Dourdan fait partie de ces points départ agréables,  il fait bon y flâner le long des douves du château avant de s’enfoncer au sud-ouest dans la forêt de l’Ouÿe que l’on l’appelait autrefois « forêt de Saint-Arnoult-l’Ouÿe ». Celle-ci est constituée de 2 massifs :au nord celui de Saint-Arnoult et au sud celui de l’Ouÿe. Ce domaine doit son nom à l’abbaye de l’Ouÿe fondée en 1163 par Louis VII dit le Jeune ou le Pieux, pour remercier le ciel de lui avoir permis d’entendre l’appel de ses compagnons un jour où il s’était égaré dans cette forêt. Ce splendide ensemble est aujourd’hui une propriété privée, hélas non accessible au public. Alors le marcheur ne s’y attarde pas et poursuit son périple par des sentes au nom de « Chemin de la Messe »  ou « chemin des soupirs » . Chaque route et chaque carrefour vous transporte ainsi dans un passé médiéval et religieux un voyage au temps des seigneurs et de leurs chasses, de la paysannerie et des brigands. L’immersion dans la nature est totale lors des 22 km de ce parcours à peine troublé par le passage de départementale. Des circuits pédagogiques bien documentés viennent agrémentés cette balade qui serpente du GR1 au GR111. De nombreuses essences d’arbres s’y sont développer au fil des siècles et le gibier ne manque pas

Christian prépare une fondue au chocolat en plein pique-nique ! Bientôt le cassoulet en direct.

. Il suffit de prendre le temps de découvrir les richesses de cette flore si généreuse et d’avoir l’ouïe fine pour écouter les derniers chants d’oiseaux avant un plongeon dans l’hiver silencieux !

 

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Tour IDF sur le GR1 – Etape n° 7 – Rando sprint de Pontoise à l’Isle-Adam

2′ km – étape du GR1 , « ceinture verte d’Ile)de-France »

Arrivée sous le soleil à l’Isle-Adam

Lorsque Stéphane nous a proposé  à l’origine  de parcourir les 650 km du GR1, le sentier historique de Grande randonnée qui entoure l’Ile de France, il a précisé afin qu’il n’ y ait pas d’équivoque : rythme soutenu ! Afin de compléter la description de cette rando marathon  effectuée de gare à gare, j ajouterais :  étapes prévues ne descendant que rarement sous les 25 km !  Cette 7 e portion de ce GR1 appelé parfois sur certaines « Ceinture verte d’Ile de France », a débuté à  Pontoise dans des conditions idéales pour regarder la télé, c’est à dire de sous de fortes rafales accompagnées de pluie. Résultat , vu la météo et la distance annoncée de 24 km , nous n’ étions qu’une quinzaine au pour marcher jusqu’à l’Isle-Adam-Parmain.  Couleurs d’automne magnifiques, ciel plombé de 50 nuances de gris filtrant les rayons, tapis de feuilles multicolore, personne ne regrettait d’avoir quitter sa couette. Ce beau parcours en sous bois  présentait au moins l’ avantage de nous faire évoluer  à l’abri, certes  entre les quelques passages en plaine plutôt turbulents. Le plus gros du coup de vent était en fait passé dans la nuit et avait laissé des traces. De nombreux arbres brisés jonchaient le chemin çà et là et avaient emporté par endroit lignes téléphoniques ou des clôtures. Cependant ni la boue ni le vent n’avaient provoqué la moindre baisse de régime chez les meneuses du groupe. Au bout de 14 km menés au taquet, Stéphane consentit  après quelques rapides et rares pauses techniques  un pique-nique au milieu de nulle part. Faute de véritable toit mais sous un brin de soleil miraculeux, le groupe squatta une haie en lisière d’un champ accueillant. C’est beau le Vexin à l’ombre des betteraves en feuilles . L’affaire fut pliée en une demi-heure avant l’arrivée d’une nouvelle vague de grains, bref juste le temps de reprendre des forces, déguster le rhum arrangé de Stéphane et le gâteau au chocolat de Chantal, unique dessert de cette rando en terrain lourd . Ni le carburant à 40°, ni

Passage à Nesles-la-vallée

le déjeuner rapide n’affectèrent la cadence des meneuses. La remontée vers Nesles-La-Vallée se fit au même rythme  « soutenu + » reconnu enfin Stéphane. A peine deux heures plus tard, le vent avait nettoyé le ciel, nous arrivions à L’Isle-Adam, fourbus, crottés, humides mais ravis de cette fin d’après-midi radieuse. C’était l’heure des comptes, nous avions avalé les 24 km en 5 heures. Programme respecté !

 

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GR 34 – Presqu’Ile de Rhuys (Morbihan), une rando entre deux mers

Une très belle balade pour découvrir le double visage de la presqu’Ile de Rhuys

la tranquillité du petit port de la pointe de Kermer

Bienvenue sur la Presqu’ile de Rhuys et profitez de deux mers pour le prix d’une !  D’un côté le Golfe du Morbihan et de l’autre l’océan, que rêver de mieux pour marcher à nouveau une vingtaine de kilomètres sur le GR34, ce chemin que je grignote depuis quelques années avec le même appétit. Cette belle promenade assez facile débute au port du Crouesty. Le bus n° 24 (partant de Vannes) peut vous y conduire en quelques minutes si vous loger à Sarzeau ou ses environs (nous sommes partis du Rohaliguen). Le GR34 passe d’abord par le très/trop  clean Port Navalo, lieu d’embarquement vers les îles  d’Houat, Hoedic, le port de Locmariaquer et les mini-croisières dans le Golfe en saison. Puis en s’éloignant l’itinéraire redevient plus sauvage, de quoi oublier l’urbanisation forcenée. Il vous fera découvrir alors les divers aspects des réserves naturelles qui abritent de nombreuses espèces d’oiseaux, résidents ou migrateurs venant de Scandinavie. Dans un calme absolu, le marcheur chemine  souvent sur le tapis d’aiguilles des pins géants, au gré des petites criques sur un sentier sinueux parfaitement balisé et bien entretenu. Il fait bon y pique-niquer ou s’arrêter dans un petit port pour y déguster une douzaine d’huitres providentielle d’une fraicheur divine arrosée d’un verre de blanc. Le paysage change au rythme des marées et des coups de vent. Cette mer intérieure bouillonne par endroit sous la puissance du flux qui l’envahit. C’est un des rares endroits du littoral où les bateaux peuvent naviguer jusqu’à 10 nds pour vaincre la force des courants. La Presqu’Ile de Rhuys, terre des Ducs de Bretagne, abrite également quelques châteaux bien restaurés qui raviront toute la famille en balade et de bonnes biscuiteries pour les plus gourmands. Après l’effort, profitez en été des plages de l’océan. Le micro-climat du Morbihan est bien réel !  Cette portion du GR34 fait partie du Tour du Golfe, un parcours de 360 km qu’un bon randonneur peut effectuer en une semaine ou dix jours s’il souhaite visiter l’Ile Aux Moines de plus en plus chic et celle d’Arz.

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