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Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir . C'est fait ! La randonnée occupe désormais mon temps entre des missions caritatives sur Paris. Et ce blog n'a pas d'autre but que de vous faire partager cette passion ou peut être découvrir d' autres sentiers, en France ou mes expériences vers Compostelle . Bonne lecture et bonne route . Contact : richard.kirsch92@gmail.com

Les ravages des boissons « antigel », l’hiver en randonnée !

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Des dégâts sans doute irréversibles pour cette randonneuse .
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Sous l’emprise des mélanges, les randonneurs ont manifesté des réactions inquiétantes.

A l’heure des débauches des fêtes de Noël et du Nouvel an, je voulais aborder celles peu connues des randonnées hivernales. Et oui, malgré ses apparences trompeuses d’activité oxygénante, la marche  dans les bois déserts par  une température  de 5 degrés, en plein brouillard, n ‘est pas sans danger. Le dernier exemple en date remonte à ce dimanche. Tout avait pourtant bien commencé, le TER quitta la gare de Montparnasse dans un épais brouillard. Une vingtaine de randonneurs partaient rejoindre Robert , notre guide du  jour, à celle de Rambouillet. Le rythme  soutenu imposé par ce spécialiste, qui tout petit courait déjà avant de savoir marcher, semblait doper le groupe équipé « haute montagne ». Seulement au 12e kilomètre, Robert souhaita pique-niquer près d’un étang accueillant. Nous étions à peine arrivés et vautrés sur l’herbe humide que les canards d’une espace endémique arrivaient en escadrille, attirés par une promesse de victuaille. Cette immersion dans la nature hostile, ce climat polaire, cette brume persistante, autant d’éléments qui déclenchèrent probablement les évènements qui s’en suivirent. Notre ami Patrick probablement terrassé par une soirée tumultueuse la veille n’était pas venu. Pour une fois, nous allions pouvoir marcher en toute sobriété, sans son incontournable Porto Blanc !  Signe du destin,  jour providentiel, Robert avait  même oublié d’apporter une bouteille de vin issue de la récente fête du Club ! Hélas c’était sans compter sur les initiatives de deux garçons. Christian sortit une bouteille de son sac à dos ! Chez lui, cet accessoire ressemble d’avantage à un restaurant ambulant qu’à un simple sac de randonnée. Verres à pied, planche à découper, couteau sophistiqué, saucisson modèle familial, breuvages divers, gageons qu’il pourrait faire face sans soucis à une prise d’otages  de dix personnes à l’heure de l’apéro . Et puis Michel . Ce randonneur expérimenté revenait d’un séjour à la Réunion et à Maurice. Sur-entraîné, bronzé comme Julio Iglesias à ses plus belles heures, Michel marcha sans broncher dans cette forêt si plate en comparaison du relief tourmenté rencontré à  l’Ile Bourbon. Et bien à l’heure de la pause, à notre grande surprise, il extirpa de son sac une fiole inquiétante. Le flacon mesurait à peine 50 cl, des fruits d’origine inconnue flottaient dans un liquide jaunâtre de nature indéterminée. Le tout ressemblait à un échantillon géant d’analyse d’urine d’un individu en proie à une hépatite C doublée d’une jaunisse aigüe. L’étiquette douteuse gribouillée à la main mentionnait rhum coco .. arrangé ou quelque chose de ce genre.. ? TOUS goutèrent au breuvage diabolique aux allures inoffensives, la bouteille de Christian se vida rapidement.

Et soudain, une croix une le chemin, ultime rappel à l’ordre de Dieu ??!

Déjà les premières visions suspectes apparurent. Certains s’étonnèrent d’une baisse soudaine de luminosité, d’autres dont Edward manifesta une envie irrépressible de cloper, Geneviève vacilla sur son siège pliant, j’eus mille difficultés à me remettre debout. Rare, Michel jeta son restant de salade à l’escadrille de canards.  C’est à cet moment que Christian profita de ce flottement pour sortir l’arme fatale d’une poche secrète : une fiole d’aluminium remplie de rhum ! Malgré cet état collectif pitoyable, le groupe se remit en marche et rejoignit les bois. Alors que je nous croyais tirés du coma, Robert appela les randonneurs à encercler un arbre exceptionnel classé « remarquable de catégorie 3 * « .cross-roadLes randonneurs se donnèrent alors la main et se collèrent contre le tronc  afin de ressentir ensemble les vibrations magiques de l’arbre. Jusqu’où ces boissons diaboliques allaient-elles nous conduire alors que plus de 10 km nous séparaient encore de Rambouillet ? Par miracle, les effets s’estompèrent. Je découvrais cependant sur mon GPS que le parcours ressemblait à un rectangle parfait,  et surtout  sans la moindre erreur,  surprenant de la part de Robert , un garçon qui n’hésite pas habituellement à nous offrir quelques kilomètres de bonus. Enfin , dernier signe du destin salvateur, le bar de la gare de Rambouillet était fermé. Ouf ! Surdose de desserts, rhum, vin, froid, brouillard, une heure de train omnibus 24 km dans les pattes, un retour pénible en scooter, je rejoignais mon canapé  après une douche brûlante et me laissais bercer par le film Viking, avec Kirk Douglas dans le rôle d’un chef de guerre borgne et amoureux d’une princesse mais doublé sur le fil par un esclave affranchi  ! Afin de noyer son chagrin, Kirk s’enivrait de cervoise tiède lors d’un banquet. Sans pouvoir contrôler quoique ce soit, cette vision me poussa jusqu’au frigo pour y chercher une canette de 1664. De quoi m’achever définitivement !

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20 km contre la montre, un dimanche, à la rencontre du père Noël

trace-rando-271116On le dit d’habitude au pôle nord, quelque part près du cercle arctique.. Geneviève, notre guide de rando du jour affirmait le trouver à Janvry  dans l’Essonne (91) , et même qu’il ne fallait pas tarder car il passerait vers 15h00 . Alors on l’a cru et nous sommes parti ce dimanche matin de la Gare d’Austerlitz vers Dourdan. Après tout ce n’est pas tous les jours qu’il passe  en banlieue le vieillard avec son attelage de rennes. D’habitude, il vient plutôt le 25 décembre déposer ses cadeaux dans les pompes toujours un peu boueuses des randonneurs. Sans doute avait-il pris de l’avance dans sa tournée? ??  Quoiqu’il en soit il fallait marcher au moins 12 km depuis la gare de Breuillet-Bruyère-le-Chatel, un bourg qui m’était à ce jour totalement inconnu . Alors on a tous mis le turbo à travers la plaine et les petits bois qui caractérisent ce coin de grande banlieue parisienne. Pour faire plus vrai, Geneviève avait même commandé un vent glacial et il ne manquait plus que la neige. Au loin, les chasseurs envoyaient gravement du plomb sur tout ce qui devait bouger .img_5823 Et on s’est dit que le Père Noël faisait bien de ne pas traîner en traîneau dans le secteur. Car après l’apéro de  10 heures et le pousse-café, le chasseur a généralement un peu de mal à faire la différence entre  un chevreuil et un renne. Après trois heures à bloc, le groupe est arrivé enfin à Janvry. Les alentours du village ressemblaient à un parking de Super U , vu que sa population avait quintuplé ce matin là . Toute la région avait eu la même idée que nous et s’était concentrée sur le marché de Noël local. A l’entrée, une collection de tracteurs anciens alignés au cordeau nous rappela le caractère rural de l’Essonnes, la terre  promise des betteraviers . Quelques centaines de mètres plus loin, une énorme bulle de plastique avait recouvert la fontaine et abritait un décor sans ambiguïté sur l’évènement. Bref le tout ressemblait à une énorme boule à neige et je mourrais d’envie de la retourner histoire de voir tomber les flocons. (Je ne me lasse pas des boules à neige, on agite et c’est la tempête assurée sur Rome, Marseille, Tokyo ..img_5827 Et quand la neige cesse de tomber en tapissant le fond en plastoc , on recommence sans fin. Que , du rêve, du kitch, du bonheur à deux balles) . Une longue queue s’était formée à l’entrée de l’église. D’abord je me suis dis que toute la région avait une sacrée crise de foi. Puis Geneviève nous a informé que le lieu accueillait en fait une exposition de crèches issues du monde entier. J’en conclus  avec lucidité que la chrétienté avait encore de beaux jours devant elle tant que perdurerait le caractère universel de cette fête millénaire . Sur le coup, on en discuta brièvement avec mon pote Patrick . Il me déclara ne pas être opposé aux crèches tant qu’il ne les voyait pas dans les halls de mairie ! Il est comme ça Patrick. L’horloge indiquait 12h30 et c’était quartier libre pour le groupe de randonneurs, avec un rendez-vous fixé à 13h30 pour le pique-nique dans le jardin de la mairie. Un peu crevé j’optais d’abord pour une pause au soleil sur un banc de pierre aux côtés d’une mamie avec chiens. img_5831L’incontournable petit train transportait les familles je ne sais où dans les alentours. Très affûté en mécanique et passionné de trains , notre copain Michel ne put réfréner l’envie de questionner le conducteur sur la drôle de bécane qui tirait les 5 lourds wagons. Celui-ci lui révéla que malgré les apparences, la loco n’était pas constituée d’un moteur de 4L,  mais fut dans une vie antérieure un tracteur d’avions sur les tarmacs, une bécane au couple incroyable. Comme quoi les visites champêtres peuvent avoir un intérêt insoupçonné pour le randonneur curieux et avide de connaissances. Cette intéressante révélation estompa un peu notre déception d’apprendre que le père Noël venait de passer à 11h00 et qu’il reviendrait vers 15h00 après la sieste des rennes, probablement. On l’avait raté de peu, pas de bol. A défaut de rencontrer le  vrai, je me rabattais sur son clone qui se balançait dans les parages accroché à une nacelle de ballon dirigeable en osier  tressé main. img_5836Si ! Suite à un incident technique il s’était surement échoué dans la  pergola  du village après un dérapage incontrôlé dans les airs avec des rennes encore peu entraînés. Je levais les yeux pour glaner des infos en altitude et là j’aperçus que le ballon avait disparu et laissé place à une composition de crèche aérienne , réduite à Jésus emmailloté , Marie et son père Joseph. Soit. Après tout il était le fils de Dieu  et ignorait alors qu’il ferait plus tard des allers-retours entre  la terre et les cieux. Je pénétrais dans le marché, me frayant un chemin entre les poussettes et une procession folklorique chantante et dansante. Arrivé à hauteur du stand « Tartiflette » , non loin de l’étale « fars bretons et Kouign-amann » , je tentais une entrée dans le bâtiment restauré et orné pour l’occasion d’anges en polystyrène doré à la bombe et d’étoiles géantes. A l’intérieur de la ruche, une foule massive se pressait attirée  par les monticules de foies gras et les amas de charcuteries. Cette vision m’ouvrit l’appétit et je décidais de rejoindre mes camarades au jardin de la mairie pour le pique-nique. Mon Tupperware contenait un pauvre sandwich, une tomate et des fruits. Le tout faisait pitié face à la débauche gastronomique du marché.img_5828 J’allais rapidement me venger au dessert en pénétrant à nouveau dans l’enceinte surpeuplée, à la recherche d’une gaufre ! Après 10 mn d’ errance, je trouvais enfin  mon eldorado des délices. La serveuse sortit un paquet neuf de 10 gaufres industrielles ,  en réchauffa une  et me demanda 2,20€ . Résignation. Une vision magique d’une autre époque ressurgit de ma mémoire. C’était une fête foraine, une jeune femme versait une louche de crème dans un moule en fonte. Je sentais déjà l’odeur sucrée de la pâte cuisant dans les alvéoles. Elle retournait le moule sur les deux faces, puis le chef d’œuvre achevé, elle le décollait et le saupoudrait copieusement de sucre . La gaufre me brûlait les doigts, le vent faisait voler le sucre  sur mon blouson. Divin ! Je sortais de mon songe, la serveuse me tendit la brique tiédasse et un café dans un verre en plastique. Plantés au milieu de l’allée,  quelques membres du groupe sirotaient l’incontournable vin chaud. Le soleil d’hiver chauffait divinement le village, les enfants  emmitouflés dans des doudounes circulaient avec des ballons colorés et ce marché de Janvry  prenait des allures de station de sports d’hiver. A 14h30 déçus de ne pas pu rencontrer le vieillard à la barbe blanche , nous avons quitté le village à vitesse moyenne, un peu anesthésiés par le vin chaud et le porto blanc de Patrick.  La remontée vers Bure-Sur Yvette se montra un peu chaotique,  Geneviève se perdit dans les allées résidences de pavillons, en bordure d’une autoroute traversée ici et là par des lignes à haute tension de 400.000 volts me précisa Michel. Respect. Un couple autochtones asiatiques nous orienta alors dans la mauvaise direction, je sortis le GPS pour remettre le groupe dans le droit chemin à travers un petit bois et rejoindre le centre commercial des Ulis 2 . On avait loupé la gare de Bure et il était presque 17h.  Sans le vouloir nous sommes donc repartis de  la gare de la Hacquinière en direction de Paris. Un vrai miracle de Noël !

Téléchargez la trace en .gpx ICI 

 

Grande traversée de Paris, au soleil ou sous la pluie..

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Diagonale de 20 km entre Bois-Colombes et le Bois de Vincennes

Dimanche 20 novembre, la tempête balaie un large quart nord-ouest, la pluie et le vent secouent les stores de mon vaisseau du 6e étage. Pas bon, un rendez-vous rando est prévu à la gare de l’Est pour se rendre dans le Grand Morin près de Crécy-La-Chapelle. L’idée de me retrouver dans la steppe champenoise sous les grains ne m’emballe pas, j’envoie quelques sms et me recouche . Ca sera sans moi les copains, place à une rando-parigot en solo. Mais quand on a pris l’habitude de marcher entre 20 et 30 km par semaine, la petite balade de quartier n’est pas non plus satisfaisante.

 

 

 

 

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joggers au pont de l’Alma

Alors autant attaquer fort en traversant la ville de part en part et dans la grande diagonale. Le parcours sera donc de Bois-Colombes  (Nord-ouest ) au Bois de Vincennes (Sud-Est) en passant par… je n’en sais rien, place à l’improvisation. Notez qu’il existe un parcours balisé PR officiel , le TP1 dont vous trouverez le lien ICI . Il est 9h30, le ciel au dessus de la Défense fait peur à voir tant il est menaçant.

La Seine me barre le chemin et les dômes flambant neufs de l’église du  très controversé Centre culturel Orthodoxe Russe de Paris m’incite à franchir le pont de l’Alma pour une nouvelle photo de ce bloc massif et rutilant dans ce VII e arrondissement, là où jadis œuvrait Météo France.  Ma diagonale parisienne se poursuit sur le quai rive gauche. Joggers, rollers, cyclos, poussettes, promeneurs se partagent les espaces aménagés en contre-bas. On est loin de l’affluence des dimanches d’été, les petits troquets font aux aussi grise-mine que le décor. Les bateaux-mouches ont commencé leur ballet sur le fleuve .

Au loin , la grande roue de la place de Concorde tourne mollement en attendant les fêtes de Noël du mois prochain. Je retraverse la Seine devant les Guichets du Louvre. Le Pont des Arts désormais bordé de plexiglass et débarassé de ces tonnes de cadenas respire enfin. L’amour est parfois lourd à porter .

 

 

 

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Paris ..ah capitale de l’amour !

 

 

 

 

 

 

 

 

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La terrasse du Palai de Tokyo

Un black solitaire tente de vendre encore des love-locks aux rares amoureux  qui laisseront une trace de leur sur les seuls barreaux de l’escalier . Fin du business. Je croise une roumaine qui me propose de signer la pétition bidon pour soutenir  une asso tout aussi bidon . Je discute avec la fille, elle assume l’escroquerie pour pigeons. Elle a deux gosses à nourrir , je lui refile ma monnaie. Deux cents mètres plus loin, elle rejoint une dizaine de jeunes femmes, elles aussi pétition à la main. Paris est très loin d’être une exception , j’ai croisé les mêmes sur le Chemin de Compostelle. Dieu vous le rendra nous disaient-elles ! Le Génie de La Bastille se profile au bout de la rue de Rivoli . Le monument en travaux émerge d’une ceinture de pubs géantes 4 par 3  Kelvin Klein. Comme à République, c’est le grand ménage du patrimoine un rien maltraité par des mois de manifs post-attentats. Je contourne la place par l’est et descends la rue de Lyon pour rejoindre le viaduc : en dessous une suite de galerie de créateurs branchouilles , au-dessus une couleur verte qui rejoint la place Daumesnil .  L’ancienne voie ferrée arborée traverse l’arrondissement à vingt mètres d’altitude et taille sa route entre les immeubles et cités . Familles, joggers, lovers, squatters, le piéton parisien peut rejoindre ainsi le bois de Vincennes distant de 3, 5 km. Longue et dernière ligne droite, l’avenue de St Mandé descend en pente doute vers la bouffée de verdure de la capitale. Au bout de la rando , le lac Daumesnil m’invite à poursuivre le parcours pour atteindre les 20 km, minimum syndical imposé .

La pluie s’invite, Cygnes, canards et mouettes se régalent du pain jeté par les gosses, je stoppe au kiosque pour m’offrir une crêpe sucre méritée. Deux consommateurs prennent le café en écoutant d’une oreille distraite le discours alcoolisé d’un paumé avec Caddie entre « Rien ne va plus bien ma bonne dame, c’est plus comme avant et qu’il faut faire gaffe pour les gosses ..etc.. » . De la bonne brève politico-sociétale pré-électorale de kiosque  un dimanche grisouille. Je retourne vers la Porte Dorée pour rejoindre le métro. La terrasse chauffée d’un beau bistrot me fait les doux yeux, je craque pour un thé vert le temps d’enregistrer ma trace GPS sur l’Iphone et me le mailer . Paris est une bien jolie patate, libre à vous de la découper selon votre propre recette, de vous y perdre pour découvrir des rues inconnues, des trésors insoupçonnés, des atmosphères inédites.

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Le lac Daumesnil – Bois de Vincennes

Pose tes charentaises et viens randonner autour de la Mérantaise !

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le réseau hydrographique de la vallée de l’Yvette

Retour dans le Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse à frontière entre les départements des Yvelines (78) et de l’Essonnes (91). Après avoir randonné dans la vallée de l’Yvette, je vous propose de découvrir celle d’un de ses affluents : la Mérantaise. Cet itinéraire se fait en boucle au départ de la gare de St Rémy-Les-Chevreuses. Comptez une journée complète pour cheminer sur près de 24 km, un très beau parcours qui passe à 75% en sous-bois . Cette longue balade vous fera découvrir dans un premier temps la Réserve Naturelle du Coteau de St Rémy. Après avoir longer la lisière du Bois de Vaugondran, vous rejoindrez l’Yvette en passant par la Gare de Courcelle. C’est là que cette randonnée va prendre du « relief » avec une belle grimpette du Bois de Chevincourt. Le sentier escalade le coteau avant de repartir vers l’est vers le Bois d’Aigrefin. Vous rentrez ici dans la Vallée de la Mérantaise pour une succession de montagnes russes ! En ce début d’automne très humide , le sous-bois sort à peine de la brume matinale. Le sol est tapissé de feuilles de chênes et de hêtres et offre aux randonneurs un tapis confortable. Ambiance de forêt tropicale, les arbres immenses à demi-dénudés étendent leurs bras vers le ciel plombé de grains ménaçant. Après avoir franchi la Mérantaise à proximité du fond Guérin et la fontaine Billehou, vous remontez sur l’autre face de la Vallée de la Mérantaise vers la Forêtdépartementale de la Tête Ronde.

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carte topo tracée sur le logiciel Openrunner
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ce matin brumeux, la forêt prenait des airs tropicaux
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un beau parcours de 24 km à travers bois

Là, le sentier monte très raide pour rejoindre le plateau. Simple visite sur les hauteurs avant de redescendre vers la Mérantaise et la suivre sur quelques kilomètres. La petite rivière  sillonne dans un joli décor où se succèdent les petits ponts de pierres ou de bois, quelques beaux lavoirs restaurés. Vous traversez plus loin la D95 vers le sud pour passer les Prés Bicheret . Le pique-nique est recommandé à Chateaufort. Vous avez alors déjà 12 km dans les jambes et près de 350m de dénivelé , les cuisses chauffent, la montée vers l’église du village finit de vous casser gentiment les pattes , il est temps de poser votre sac dans le pré surplombant la vallée de cette Mérantaise. Vous continuerez de longer la vallée pour atteindre presque Magny-Le-Village. Après un passage dans le bourg de Villeneuve, direction Milon-La-Chapelle. Vous affronterez l’ avant dernière grosse bosse de cette randonnée puis descendrez vers le Rhodon, un des autres petits affluents de la Mérantaise. Traversée de la Forêt domaniale de Claireau, puis les Hauts de Chevreuse, vous voilà de nouveau à St Rémy-Les-Chevreuses. sous-bois-fausseSi vous rentrez sur Paris, le RER B passe ici tous les 20 minutes environ. Cette balade dans la Mérantaise est superbe, elle se mérite aussi . Par temps de pluie, le passage des cavaliers nombreux dans cette zone proche de la Capitale, tend à rendre les sentiers  plus difficiles.  Le dénivelé positif  total n’est pas loin des 500 m . Ce chemin est en partie balisé. Alors n’hésitez pas à reprendre la trace gpx pour le reporter sur une carte IGN au 1:25.000e ou  vous servir d’un GPS . Au risque de me répéter, je vous engage à charger l’APP Iphigénie sur votre smarphone doté du GPS.  Coût 30 euros/an pour toute la France et l’Espagne ! Bonne balade et à très vite sur trekkingzone.worpress.com pour d’autres idées de rando.. en Ile-de-France et plus loin.

Téléchargez la trace au format .gpx ICI

 

 

 

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Ça marche fort avec l’Yvette !

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L’Yvette et ses petits affluents offrent de beaux parcours de randonnée
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Un parcours de 23 km de gare à gare

Nul besoin d’aller très loin en Ile-de France pour se retrouver en pleine nature. Les vallées de l’Yvette sont accessibles en train depuis Paris Gare Montparnasse ou les stations du RER B. Il suffit de descendre à Bures ou Gif.  (91) . A bien regarder la carte hydrographique , on s’aperçoit que cette zone s’avère un joli terrain de jeu pour les passionnés de randonnée pédestre voire les Vttistes. Elle est en effet constituée d’un réseau de petites rivières affluents de cette fameuse Yvette surplombés par des  plateaux  boisés (Magny, Les Essarts, Mesnil, Saclay..) qui offriront aux randonneurs du dénivelé et de très nombreux itinéraires à la journée de toutes difficultés , soit de gare à gare , soit en boucle. Parmi les plus fréquentés par les marcheurs , nous retiendrons les Vaux de Cernay, Montabé,  la vallée de la Mérantaise ou celle du Rhodon. La randonnée proposée dans cet article est un beau parcours en sous-bois de 23 km avec des traversées de bourgs. L’urbanisation n’est jamais très loin le long de cet itinéraire. Des constructions modernes font désormais partie du paysage . Quoiqu’il en soit celui ci permet profiter pleinement de la nature. Le chemin suit avec bonheur ces cours d’eau et les berges sont très bien aménagées On trouvera de temps en temps d’anciens lavoirs. Parmi un des plus beaux ouvrage : le viaduc des Fauvettes. Il s’agit d’un pont ferroviaire de l’ancienne ligne d’Ouest-Ceinture à Chartres aussi connue sous le nom de ligne de Paris à Chartres par Gallardon, situé sur les Communes de Gometz-le-Châtel et de Bures-sur-Yvette, en Essonne. Il offre une vue magnifique sur toute la vallées de l’Yvette. Vous trouverez sur ce parcours les gares mentionnées soit pour diminuer la longueur de cette randonnée  et bien sûr rejoindre Paris en moins d’une demie-heure.

Téléchargez la trace GPS (fichier .gpx) ICI

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Malgré les apparences , le dénivelé cumulé dépasse les 800 m !
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le viaduc des Fauvettes

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Rando royale à Versailles (18 km)

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l’aqueduc de Buc
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Une très belle balade de 20 km , un voyage dans l’histoire

Il suffit à peine d’un quart d’heure de train pour rejoindre la gare de Versailles Chantier et improviser une balade de 18 à  20 km près du célèbre château. Le domaine royal est en effet cerné par la forêt domaniale qui s’étend de Jouy en Josas à l’Est et  Viroflay au nord . Le parcours de randonnée proposé se passe donc principalement en sous-bois et vous amènera à suivre la Bièvre, charmante rivière qui se jette dans la Seine,  sur un ou deux kilomètres , à longer le spectaculaire aqueduc de Buc . Vous pourrez aussi improviser un pique-nique sur les rives du petit étang de la Genest ou au bord de la pièce d’eau des Suisses face au château, non loin du potager du roi . Cette jolie randonnée pédestre peut se terminer ou compléter par une longue balade sur les quatre axes du Grand Canal. Je vous conseillerais de la faire le matin car l’ après-midi le Versailles est pris d’assaut par les centaines de touristes. Le retour vers Paris se fait à partir des gares de Versailles Chantier ou Versailles Rive Droite. (c’est carrément long ..pfff)

Téléchargez la trace gps  (fichier.gpx) ICI

 

 

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un beau parcours sans réelle difficulté.

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Héricy ou ailleurs, vive la rando en Seine et Marne !

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Joli parcours proposé par Geneviève , 22 km de sentiers et paysages très variés.
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La Seine, sur les quais de Tomery

Il y a des matins d’automne où le soleil éclatant vous tire du lit un randonneur même terrassé par un rhume. Le temps de faire mon sac sans oublier la pile de Kleenex et une dose d’Aspirine, je rejoins mes camarades de Sport et Nature à la Gare de Lyon. Nous ne sommes pas les premiers ni les plus courageux . D’autres clubs encombrent déjà les quais des trains en partance pour Fontainebleau et tout le sud de la Seine et Marne. Rien d’étonnant, avec 12 millions d’habitants l’ Ile-de-France affiche la plus forte concentrations de randonneurs au kilomètre carré. Au menu de la journée , un recette concoctée par Geneviève, soit 22 km entre les gares d’Héricy et Veneux-Les-Sablons, de quoi éviter astucieusement la foule sur les sentiers. Notre guide fait partie des routardes que je classerais dans la catégorie des « cumulardes  de mandat » . Elle guide en effet des randonnées pour une autre asso : les Amis de la Nature. De cette structure vient aussi André, un « cumulard d’assos » un randonneur acharné, négociant en pinard, vintage qui marche depuis trente ans. Aujourd’hui le retraité s’offre trois sorties par semaine avec quatre associations différentes , dont l’inévitable RIF ! Sport et Nature fait donc partie d’une nébuleuse de clubs, asso privées , rattachés ou non à la FFRP. Les randonneurs-zappeurs vont ainsi de l’un à l’autre au gré des rencontres, de leur état d’âme … Notre camarade Michel fait ainsi régulièrement référence à ses anciennes amours du CIHM, une autre machine à loisirs populaires. Et comme celle de Geneviève, sa banque d’itinéraires est une vraie mine d’or dont profite désormais Sport et Nature. Quant à Robert dit « Bob » , notre président navigue allègrement avec OVS (On Va Sortir), le site géant à tout faire pour partager tout et n’importe quoi en tant que célibataire. Brefs, des hommes et des femmes d’expérience qui conjuguent passion et intérêts personnels , des responsabilités à géométrie variable ! Au fil des kilomètres, je découvre et suis le  parcours de Geneviève sur l’app Iphigénie. Je constate qu’il descend plein sud par le GR32 jusqu’à Champagne-sur Seine en suivant la courbe du fleuve. le chemin tortueux surplombe le coteau et s’enfonce dans des sous-bois superbes. On changera de rive à Tomery, une joli bourg d’une grande  tranquillité  et dont la vigne constitue le patrimoine historique. cabanonGeneviève nous installe pour la pause déjeuner au bord d’un « long sillon » , contruction typique de cette culture viticole locale. Trois tables avec bancs sous le soleil , que rêver de mieux ?! Comme d’habitude, c ‘est la ronde des desserts mais cette fois ci pas question de faire la sieste. Après un nouveau passage le long de la Seine, la guide nous entraîne sur les sentiers familiers de la Forêt de Fontainebleau. Des groupes de randonneurs squattent les aires de pique-niques, des connaisseurs . Après un court passage par le fameux TMF Tour du Massif de Fontainebleau) , direction Veneux par le GR1 . Les plus speed d’entre nous décident de prendre le train de 16h50 et forcent le pas . Alexandre, la tête dans les nuages décolle avec un autre groupe ! Pas grave c’est tout droit . Nous le rattrapons au bout d’un kilomètre, il est crevé le garçon mais serre les dents. Il faut dire que le rythme n’ a pas molli depuis le départ sans être pour autant épuisant . Les petits futés n’ont finalement pas eu leur train , nous les rejoignons à la gare. Exercice de strech collectif sur les rambardes SNCF , partage du restant de desserts histoire d’oublier les bonnes colories brûlées. Le train venant de Montereau ou Montargis (?) est plein comme un oeuf, la gare de Lyon a des airs de retour de vacances d’été tant la foule est dense. Mais nous sommes bien en automne, une saison splendide pour découvrir les itinéraires inédits de cette Seine et Marne décidément passionnante .

Un grand merci à Geneviève et Frère Eric, toujours efficace dans son rôle de collecteur d’impôt sur rando !

Richard Kirsch

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Un itinéraire facile de 21 km 

Le 2 octobre , je devais guider notre rando hebdomadaire, alors je m’étais dit, pourquoi pas reprendre un morceau de Brie ? La Seine et Marne est suffisamment vaste à explorer,  retournons-y et laissons de côté Fontainebleau ou la vallée de Chevreuse, cap vers le soleil levant !  Il suffit d’une demi-heure de train pour rejoindre Tournan-en Brie depuis la gare de l’Est. De quoi séduire une petite trentaine de lève-tard un dimanche matin, avec à la clef une balade de 21 km jusqu’à Verneuil-l’Etang. Le regroupement du départ est toujours l’occasion de retrouvailles émouvantes mais aussi de surprises . Rien n’échappe au randonneur et le randonneur n’échappe à rien, surtout pas à l’oeil des randonneuses . Pour la petite histoire, après voir été harcelé de mes mails relatifs à sa tenue vestimentaire pathétique durant une semaine, Edward a débarqué en neuf ! Sac à dos ultra light, veste technique, T-shirt en laine Mérinos.. Elles se sont toutes pâmées de longues minutes devant la cohésion des tons gris et l’allure magnifique de notre ami . Un carton !

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Une longue balde au fil de la Marsange

Après un rapide briefing sur la place de la gare, il a suffi de suivre le PR et de ne pas le perdre, ni perdre en route quelques bavards attardés. C’est encore une fois Frère Eric qui s’affranchira de cette mission avec sérieux. Ce pèlerin administratif  soulage de 5 € tout randonneur souhaitant se joindre au plus beau des clubs, Sport et Nature ! Ce jour-là il n’y eut qu’une seule nouvelle, donc peu de monnaie à rapporter. Toutefois certains WE la somme rondelette  récoltée peut susciter quelques convoitises dangereuses. Eric a d’ailleurs évoqué son souhait d’être accompagné dorénavant d’un garde du corps pour convoyer un tel fonds. Michel, plus pragmatique et moderne a plutôt suggéré l’achat d’un terminal Carte Bancaire portable. Le sujet sera traité lors de la prochaine réunion. Cette rando automnale  ne présenta pas de difficultés majeures, exceptés un ou deux passages délicats de la Marsange, ce cours d’eau  qui est à la Brie par temps de pluie ce qu’est le Rio Grande au Mexique.  Ce PR Nord-Sud slalome ainsi le long de  la rivière entre terres agricoles , petits bois , petits bourgs, petits chemins, petits quartiers pavillonnaires. De quoi soulever d’inévitables critiques, bonnes et plus douloureuses. Mais un guide aguerri serre les dents et encaisse. La communication et la cohésion avant tout !  En randonnée, trois grandes questions lui sont posées régulièrement. Si celui-ci passe ainsi  plus d’une minute à regarder sa carte , question inévitable :  « On est perdu ? « .  Je rassure généralement alors mon interlocuteur  lui montrant notre position sur  la carte IGN ou sur  mon App Iphigenie. C’est normalement suffisant pour  calmer cette angoisse légitime et récurrente vécue lors de ces incroyables aventures  en  Ile-de-France, une région si sauvage.  Une seconde question revient elle aussi :  » On a fait combien de kilomètres ?  » . J’avais bien essayé d’expliquer lors du briefing que nous marchions entre 4 et 4,5 km/heure. Il suffisait alors de regarder sa montre pour connaître la réponse . Hélas..Allez un effort , après 2 heures de marche , on a fait ?? OUI ! entre 8 et 9 km ! Bravo. Enfin la troisième question : « Quand est-ce qu’on mange ? » . Normal lorsque chacun a pris son déj vers les 7h00 .

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Ce jour-là les randonneuses passent à l’ attaque

Après une bonne dizaine de bornes, la pause dura près de 45 minutes, le groupe éparpillé dans un joli champ, à l’ abri de la brise, sous un soleil radieux. La nouvelle adhérente fut baptisée par Patrick au porto blanc selon la tradition séculaire, un rituel se complétant d’une débauche de pâtisseries maison. Au sujet nutritionnel, la randonnée Sport et Nature n’est pas ce qu’on fait de mieux. L’adhérent peut griller de 600 à 800 kcal sur les dix premiers kilomètre et en ingurgiter plus de 1000 lors de cette pause fatale. Le bilan n’est pas fameux d’autant qu’une rando Sport et Nature peut se conclure par une bonne bière au café. La moyenne post-déjeuner ne fut pas folichonne. En effet André, le seul randonneur assumant un look années 60 total vintage, aime à nous faire découvrir les vins de son pays, (dont il assure aussi l’expédition. Qu’on se le dise ! ) . La gare de Verneuil l’Etang n’était plus très loin, le train arriva rapidement. et chacun apprécia de rentrer tôt . Une fois encore merci à Eric pour sa collaboration. A la prochaine fois !

Richard Kirsch

Retrouvez tous les randos de l’association Sport et Nature ICI

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Ne vous y fiez pas , c ‘est plat !

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GR34 – I want to Breizh free ! (épisode 4 complet)

Retour sur le GR34, le sentier des douaniers du littoral breton . Morlaix, Roscoff, Brignogan, le Conquet, des abers, des abus , un peu de bus, des grands moments d’extase …et parfois de solitude.

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Aux beaux jours le GR34 a des airs de jardin sur des dizaines de kilomètres.

Pour un amoureux de la Bretagne et un adepte de la grande randonnée, le GR34 est une drogue dure voire une fascination. Pour mémoire, ce « sentier des douaniers » court sur près de 1300 km le long de la côte. Il fait partie des grands classiques de la rando en France. Si certains le font en une seule fois, pour ma part je le découvre depuis quatre ans d’une façon plus anarchique et improvisée, au rythme de mon budget et mes envies. Ma première expérience entre le Mont Saint-Michel fut une demie réussite. J’avais eu l’ambition totalement irréaliste de me lancer seul en camping fin avril. Il n’ y avait que très peu d’établissements ouverts, la météo et l’immense sentiment de solitude avaient fini par  casser un moral que je croyais inoxydable. Je m’étais arrêté du côté de St Malo, gelé, cassé et finalement réfugié dans l’auberge de Jeunesse locale !   La seconde marche sur le GR34 se passa vers St Brieuc et le Cap Fréhel. Pour l’occasion, j’avais convaincu mon fils Etienne, un ado de 15 ans, de m’accompagner.  Après trois ou quatre jours, il avait consenti à lâcher son portable et à regarder enfin le paysage. Hélas, cette embellie ne fut que de courte durée, il se foula la cheville et on reprit le traîn à St Brieuc. Pour ma troisième balade en 2015, je décidais donc de repartir seul. J’avais entretemps fait le chemin de Compostelle avec mon amie Sabrina de Berlin, j’étais physiquement en forme mais toujours peu convaincu d’aimer repartir sur ce GR en solitaire. L’appel de la Bretagne fut malgré tout le plus fort. Au programme la Côte de Granit Rose d’Est en Ouest. La rando fut superbe, parfois douloureuse aussi. Après une semaine, le crachin breton et un bon mal de dos dû au 12 kg du sac ruinaient mes ambitions, je jetais l’éponge pour rentrer à Paris depuis Morlaix.

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Morlaix , la belle et son viaduc 100% granit

20 Août 2016 – Nouveau départ depuis Morlaix, des kilomètres de côtes sauvages et un magnifique désert s’ouvre devant moi !

Pas question de lâcher le projet, faut bien le boucler un jour ce GR34 ! Fort de mes trois expériences précédentes, je reprenais mon sac à dos avec cette fois l’objectif majeur de l’alléger davantage. Car en grande randonnée, le poids est le pire ennemi du marcheur. Le principe veut qu’il ne dépasse pas 10% de son propre poids. Une vraie gageure lorsqu’on pèse 75 kg, que l’on prévoit de camper et que Compostelle vous a délesté de 5 ou 6 kg jamais repris !  Bref, je ne suis pas parvenu à descendre sous les 11 kg. Et pourtant j’ai mis le paquet et le budget. Tente Vaude (1kg), matelas gonflable Therm A Rest (450 gr), duvet Cumulus (400 gr), veste Arc’Térix (300 gr) .. une vraie fortune de MUL (Matériel Ultra Léger) !

Le GR34, en solo, en camping après le 15 août, il faut vraiment le vouloir. Seuls les scandinaves et nordiques jouent les prolongations dans leur luxueux camping-cars . Les plages à demi désertes me renvoient à mon statut de randonneur errant sur les dunes. Arrivé par TGV à Morlaix, je pensais trouver un semblant d’animation dans cette très jolie ville, histoire de démarrer avec la pêche. Que nenni ! Je m’installe pour la nuit à la Pension des Ecluses, je suis seul dans une super maison de 200 m2 et le proprio me laisse les clefs. Trois ou quatre personnes arriveront plus tard. La plupart des bistros sont déjà fermés le dimanche, je pose mon sac et pars visiter la ville.

Néanmoins les stations balnéaires comme Roscoff restent très vivantes et le camping Les Alouettes ****  que j’ avais visé afficha  complet. Je fus obligé de prendre une navette pour sortir de la place et rejoindre le camping municipal à quelques kilomètres. Certaines auberges de jeunesse et gîtes d’étapes n’accueillent que des groupes et sont en revanche prises d’assaut pour les derniers stages de voiles pré-rentrée ou encore des passages de BAFA tardifs.

Au pays des Abers de dune en dune , de plage en plage au bon vouloir des marées

Ce passage sur les premières plages du Finistère nord fut l’occasion de découvrir les Abers bretons ainsi que les plus beaux phares locaux. Le GR34 quitte ici parfois les dunes pour s’aventurer par les plages. Et là, ça passe ou pas, c’est une question de marée. Et lorsque ce ne passe pas, j’ai eu le droit à un petit détour par la route. Une fois le GR s’était effondré suite à des pluies très abondantes, une autre fois il était barré pour cause de pollution par les algues vertes. C’est un problème aigu et récurent. Déjà il y a deux j’avais été détourné dans la baie de St Brieuc. Des sangliers avaient été retrouvés morts, intoxiqués par les émanations de gaz. Ces fortunes de chemin sont en fait très rares et ce sentier très bien entretenu par les localités permet de découvrir toutes les richesses de ce littoral unique. Cette année j’avais donc choisi d’aller voir de près ces fameux fjords notamment l’ Aber Wrach et Aber St Benoît. Ces longs bras de mer s’enfoncent loin dans les terres et abritent de nombreuses espèces d’oiseaux. Ces abers protégés des tempêtes servent évidemment de mouillages aux bateaux. Encrés en files indiennes et sous l’emprise du courant, ils dessinent des lignes géométriques parfaites sur ces petites mers intérieures entourées de verdure. Le GR34 en fait le tour et rallonge votre parcours. Il m’a fallut en tenir compte pour élaborer la longueur de quelques étapes. Le GR peut aussi traverser la pointe de ces abers en passant généralement par des ponts ou alors des passages cimentés uniquement praticables à marée basse. Ils sont souvent rendus glissant par les algues résiduelles, donc prudence. Enfin, même à marée basse, il subsiste de petits cours d’eau en bout d’aber. J’étais tenté à maintes reprises de faire une traversée sauvage pour gagner du temps mais l’aspect vaseux, la profondeur inconnue m’ont vite fait changé d’avis.

maison 2 rochersDes trajets en car à 2€ dans tout le Finistère, sans limite de distance.

Durant près d’une semaine, j’ai eu la chance exceptionnelle d’avoir une météo de rêve. Une seule journée humide m’a gentiment rappelé que la Bretagne avait du caractère. Après avoir marché le long des deux abers, j ai pris le car pour me rendre au Conquet. A ce sujet, j’ai eu le plaisir de profiter du nouveau forfait à 2 € , quelque soit la distance , avec une correspondance autorisée. Ce programme sponsorisé à l’année par le Conseil Général du 29, permet aux bretons comme aux touristes de circuler à moindre frais sans voiture en favorisant le développement du Finistère.

Cela dit la Bretagne a paraît-il connu cette année une affluence record, même si je n’ai rencontré que trois ou quatre vrais GRistes durant mon périple. Hormis le nombre de campings et de gîtes assez réduit, cette partie du pays des Abers ne présente pas de difficultés majeures d’organisation. Il suffit de bien calculer le découpage du parcours et prévoir certaines étapes approchant les 30 km. En cas de coups durs, coups de pompes, on peut toujours progresser ou revenir en auto stop ou prendre le car . Pour cela, une seule adresse : www.viaoo29.com . Côté physique, les dénivelés sont peu important sur ce tronçon du GR34, rien à voir avec la torture de la côte de Granit Rose extrêmement découpée et cassante avec sa succession sans fin de passages de criques.

I wanted to Breizh free.. again,  c ‘est fait. Si tout va bien, je compte revenir l’été prochain pour découdre avec ce sentier, cette fois sur la presqu’île de Crozon, une pure merveille mais au climat un peu capricieux . Kenavo !

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le matos complet pour camper sur le GR34 . 11 kg (avec 2 litres d’eau compris)

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Duo et rando en traveller’s tchèques

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la porte majestueuse de Pravacicka Bana

Un mec de Paris, une fille de Berlin, histoire d’un trek sans frontière d’une semaine dans un parc national à couper le souffle, un pied en Suisse Saxonne , l’autre en Bohème tchèque !

Le magnifique parc national «  Sächsiche Schweiz » se situe à cheval sur l’Allemagne et la République Tchèque. Cet espace protégé classé depuis 1990, s étend de part et d’autre de l’Elbe et s’avère être un des plus spectaculaires par les 16 parcs nationaux allemands.

Lorsque mon amie Sabrina m’a proposé de découvrir ce parc en une randonnée de 8 jours, j’ai évidemment été emballé par l’idée de cheminer sur deux pays pour le prix d’un et dans une nature aussi intéressante. Nous marchons ensemble depuis deux ans, avec notamment 2 chemins de Compostelle à notre actif et de nombreuses randonnées en France et en Allemagne. Alors ok, tchèque baby tchèque ! En terme d’organisation, la Berlinoise rivalise avec les meilleures agences en faisant preuve d’une grande imagination et d’une rigueur toute germanique. Son rôle fut donc d’établir des journées de marche de 20 km en moyenne et de réserver des nuits en pensions au meilleur prix . Itinérance, un peu d’errance, des sacs à dos de 10 kg, mais des bières à tous les étages, 36.000 ha grandeur nature et 400 km de chemins de rando ..

Téléchargez tout le récit de cette randonnée en cliquant  ici :

http://pdf.lu/bJ8H

http://www.fichier-pdf.fr/2016/08/11/pdf-national-park-vers-3-d-czs/